Les Alternatifs (2013-2014)

Re: Les Alternatifs

Messagede altersocial » 22 Oct 2013, 10:57

Le Front éclate déjà face aux appétits électoraux du PCF. Alternatifs, alternaïfs. :roll:

Une analyse vue de l'autre côté (l'Humanité) et l'appréciation du futur pôle alternatif autour de C Autain :

Controverse au Front de gauche après le vote des communistes parisiens

Après le vote du PCF parisien et alors que Jean-Luc Mélenchon évoque « un cas » qui ne va pas « tout ruiner », des voix du mouvement s’élèvent pour renouer avec sa dynamique.

Le Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon avait décidé dès la rentrée d’en faire un symbole, puis d’en faire un enjeu pour l’avenir du Front de gauche. Le vote des communistes parisiens, ce week-end, y a, comme au sein des autres formations du Front de gauche, logiquement suscité des réactions. « J’ai le cœur en cendres de voir ça, je vais mesurer les dégâts, laissez-moi reprendre mon souffle », a déclaré, hier soir sur France Inter, Jean-Luc Mélenchon, évoquant un sentiment de trahison au moment où « l’élargissement » du rassemblement notamment aux écologistes, qu’il revendique, commence à fonctionner ailleurs. « L’intimité des points de vue est très grande, a-t-il cependant poursuivi, ce n’est pas un cas qui va tout ruiner mais c’est un cas déplorable parce qu’on le voit comme le nez au milieu de la figure. » « Nous allons avoir besoin du Front de gauche à Paris et ailleurs dans les mois et les années qui viennent », a assuré, pour sa part, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, sur RTL hier matin, alors qu’on lui demandait si la coalition n’était pas morte avec ce vote. Dès la fin du scrutin communiste, Anne Hidalgo, tête de la future liste d’union PS-PCF, disait son « immense joie » et sa « très grande fierté » de voir « prolonger et amplifier la dynamique de rassemblement et d’action de l’union de la gauche à Paris ». « Aujourd’hui, les communistes ont fait le choix de préparer ensemble de nouvelles conquêtes sociales pour une ville bienveillante et dynamique, a estimé la candidate. Ensemble, nous nous engageons avec ambition à continuer à développer le logement pour tous, à lutter contre la vie chère et pour le pouvoir d’achat, à défendre l’accès à la santé, à faire grandir les services publics notamment pour la petite enfance ou la propreté. » La candidate investie par le PG pour briguer le mandat parisien, Danielle Simonnet, annonçait, elle, une conférence de presse pour ce matin et réagissait par communiqué. « Cette décision est une erreur politique, contraire à la cohérence du Front de gauche », a-t-elle déclaré. La conseillère de Paris, qui siège aujourd’hui dans la majorité municipale PS-Verts-PCF-PG aux côtés d’Alexis Corbière (PG) et de huit élus du PCF, a aussitôt rappelé que « quoi qu’il arrive, malgré cette décision, il y aura une liste Front de gauche à Paris ». Et l’édile du 20e arrondissement de mettre en cause « le poids mis dans ce choix du secrétaire national du PCF » qui, « sans doute », aura « été trop lourd pour permettre aux partisans communistes d’une liste Front de gauche de l’emporter ».

Un changement de ton s’est fait cependant sentir au soir du vote parmi les responsables PG : « Ne globalisons pas sur nos camarades PCF à cause d’un vote 75 : dans la grande majorité des villes c’est la ligne #FDG qui l’emporte au PCF », twittait Éric Coquerel alors qu’il affirmait, la semaine précédente, que « l’avenir du Front de gauche (était) en cause ».

Clémentine Autain, l’une des chefs de file de Tous ensemble, qui devrait rassembler dès novembre quatre formations du mouvement, partage en partie l’analyse : « Je redoute les traces que laissera ce choix qui est une faute politique mais nous avons le devoir, pour faire face à la politique du gouvernement, de surmonter les difficultés. » « Il n’y a pas de plan B », ajoute-t-elle, mettant en avant la ligne commune dans la majorité des villes et aux européennes, « le développement du Front de gauche est d’une indispensable nécessité et ne pourra se faire si l’une de ses composantes n’est plus autour de la table ». Plus encore pour Christian Picquet, porte-parole de la Gauche unitaire (GU), c’est une question tout autre qui se pose au Front de gauche. Sur son blog, il propose à ses partenaires de s’atteler « au défi », « non pas simplement de dépasser électoralement le Parti socialiste, mais de refonder la gauche dans son ensemble », en faisant « mouvement » ensemble, « plutôt que de décréter que des conflits localisés ont une portée générale ». Et d’en conclure que le sentiment d’impuissance qui grandit à gauche « impose de chercher à faire bouger les lignes sur le champ politique, de montrer que des succès sont possibles, de nouer des liens avec les secteurs socialistes ou écologistes qui refusent l’austérité, de faire ce faisant la démonstration pratique qu’il existe une autre majorité envisageable ».

Mise à jour : tels quels de la conférence de presse à Paris
Danièle Simonnet du PG: "Ce qui est évident, c'est que le Front de gauche ne se réduit pas à un cartel d'organisations, ni à un logo. Le FG, c'est d'abord et avant tout une orientation, un programme et une stratégie. Et nous, nous poursuivons l'orientation, le programme et la stratégie".
Laurent Lévy de la Fase: "Il y a une crise du FG à Paris (...) mais elle est limitée. Rien de tout cela ne signifie qu'il y ait une rupture acquise du FG".
Roland Mérieux (les Alternatifs): "Comme ce cas de figure (similaire à Paris) va se poser dans plusieurs villes de France, il y aura une décision, une discussion au niveau national entre les différentes forces du FG pour trouver un modus vivendi sur ce type de situation".
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Re: Les Alternatifs

Messagede Nico37 » 23 Oct 2013, 01:36

NON au retour du corrompu à Grenoble ! COMMUNIQUÉ COMMUN DU 9 OCTOBRE 2013

M. Carignon, le patron de la corruption à Grenoble et en Isère, veut revenir sur le lieu de ses délits, dans notre ville, où il a organisé les illégalités pour favoriser les grands groupes privés et ses proches.

La commission nationale d’investiture de l’UMP, dont il est membre, a tranché dans le sens voulu par M. Carignon. Mais comme une bonne partie de la droite grenobloise est opposée à ce retour, elle a proposé que la tête de liste soit M. Chamussy. Si ce dernier l’accepte il sera l’otage de l’ancien maire corrompu, qu’il le veuille ou non.

Ce retour du passé sera sanctionné sans aucun doute par les Grenoblois qui se souviennent de l’état de dégradation que les services publics et les budgets de la ville ont connu durant la période 1983-1995. Notamment, M. Carignon a livré aux intérêts privés les services publics de l’eau, de l’assainissement, du gaz, de l’électricité, du chauffage urbain, du stationnement et des parkings, du traitement des déchets, de la restauration municipale... Il a aussi livré la ville aux spéculateurs immobiliers et désorganisé les organismes de logement social.

Des citoyens grenoblois-e-s, engagé-e-s pour leur ville [1] ont révélé et agi contre la bande qui a organisé la corruption à Grenoble et en Isère.

Les Grenoblois refusent de voir s’installer à nouveau un système de corruption généralisé.

Une autre majorité municipale est non seulement possible mais primordiale et nous militons pour créer « un large rassemblement, ouvert à toutes les femmes et tous les hommes qui se reconnaissent dans les valeurs citoyennes, républicaines, de renouveau démocratique, d’une gauche solidaire et d’une écologie populaire créatrice de solutions », comme proposé par l’appel aux Grenoblois (http://grenoble2014.org).

Pour les signataires de l’appel « Grenoble, une ville pour tous ! », Claus Habfast et Martine Jullian
Pour le Réseau Citoyen, Alain Denoyelle - Porte-parole
Pour l’ADES, Jean-Marc Cantèle - Président
Pour les Alternatifs, Bernard Macret - Président Isère
Pour EELV Grenoble, Enzo Lesourt - porte-parole
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Re: Les Alternatifs

Messagede Nico37 » 23 Oct 2013, 23:28

Retraites, emploi, réduction du temps de travail : Tout se tient, résistons et passons à la contre-offensive 18/10

Le système de retraites est un enjeu essentiel de l’affrontement entre des visions opposées de la société. La gauche de transformation sociale et écologique défend, dans la continuité des combats historiques du mouvement ouvrier, la réduction du temps de travail dans toutes ses dimensions (durée hebdomadaire, congés payés, âge de dé­part à la retraite). Elle défend aussi le système de retraite par répartition, au nom de la solidarité in­tergénérationnelle et d’un revenu socialisé, et du refus de la marchandisation de nos vies. La droite, de contre-réforme en contre-réforme, de Balladur à Fillon et Sarkozy, vise à la fois à reculer l’âge du départ à la retraite, à allonger la durée de cotisa­tions et à marginaliser par le chômage des millions de salarié-e-s.

La paupérisation d’un nombre croissant de retrai­té-e-s en particulier parmi les femmes, la mise à bas progressive du système solidaire accentuent toujours plus le recours à la capitalisation, au cha­cun pour soi.

Sous la houlette de la Commission européenne, le gouvernement Ayrault a choisi de s’inscrire dans la logique de la droite et du MEDEF. Sa démarche reste encore prudente : afin, de limiter autant que faire se pourra la mobilisation, le mode de calcul des pensions de agents de la fonction publique et les « régimes spéciaux » ne sont pas à ce stade mis en cause, et le gouvernement a dû se résoudre à abandonner la tentative de paupériser encore da­vantage les petites retraites.

Mais la logique reste inchangée : le travail reste considéré comme un coût, l’enjeu central du recul du chômage pour le financement des retraites est ignoré, la principale variable d’ajustement reste l’allongement de la durée du travail, et pas ques­tion d’élargir l’assiette des cotisations au système de retraites.

Une alternative est indispensable :

Prévenir et combattre les effets de l’intensification du travail et les dégâts du productivisme, imposer une affectation des gains de productivité en faveur de la réduction du temps de travail plutôt qu’au bénéfices des actionnaires; élargir l’assiette des co­tisations retraite aux dividendes, stock options…

La logique que nous avons combattue en 2010, nous nous y opposons toujours aujourd’hui.

Retraites à 60 ans, droits des chômeurs et précai­res, sécurité sociale : contre le chacun pour soi et la marchandisation de nos vies, nous choisissons les solidarités, une autre répartition des richesses, la réduction massive du temps de travail (30 h heb­do sans baisse de salaire et avec embauches correspondantes)?

Mardi 15 octobre, tandis que le Parlement débat­tra de ce nouveau recul social, CGT, FO, FSU et Soli­daires appellent à une nouvelle journée de mobili­sation et de manifestations. Les initiatives du col­lectif Ensemble défendons nos retraites ! vont dans le même sens. Les Alternatifs y participent et y ap­pellent.

La clé du succès réside dans notre capacité à cons­truire une riposte d’ensemble contre le projet Ayrault. C’est une responsabilité communes des syndicats, associations, mais aussi des partis et courants de gauche qui refusent le sacrifier les ac­quis sociaux au rouleau compresseur du capita­lisme.

Chaque citoyen, chaque citoyenne est concerné-e et peut contribuer au succès de notre mobilisation !
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Messagede Nico37 » 31 Oct 2013, 06:17

Municipales : un test à haut risque Jean-Jacques Boislaroussie 29/10

Après le paroxysme d’une crise multiforme dont les effets sociaux, démocratiques et écologiques perdurent, après les années de fin du sarkozysme, marquées par le choix de la stratégie d’exacerbation des discours racistes et d’exclusion, qui ont contribué à ouvrir les vannes à une nouvelle radicalisation droitière d’un large secteur de l’UMP et à de nouvelles avancées idéologiques du FN, les illusions sur l’alternance, pour qui en entretenait, sont vite tombées.

Aujourd’hui, l’action du gouvernement, libérale, atlantiste-belliciste, sécuritaire, soumise à la pression des lobbies productivistes, tient plus d’un néo-blairisme que d’un compromis social et libéral.
Les riposte sociales sont loin d’être à la hauteur et, après l’échec des mobilisations contre l’ANI et face à la contre réforme des retraites, le découragement le dispute à la colère au sein des classes populaires. Des espaces de résistance et d’alternative perdurent, de Notre Dame des Landes aux combats contre l’extractivisme, peut être demain dans la jeunesse scolarisée contre la politique Valls. Mais de nombreux éléments concourent à polariser le champ électoral autour du FN, du PS et de l’UMP.
Le risque est réel de voir se combiner un retrait massif des classes populaires du débat et de l’action politique et une installation du FN comme force antisystème combinant des éléments antilibéraux de façade et un projet identitaire mortifère. Ceux qui, au PS, au gouvernement, capitulent face au patronat et aux pressions racistes portent une responsabilité écrasante.
Une lourde responsabilité pèse aussi sur les épaules des courants et organisations à gauche du PS, notamment sur les organisations du Front de Gauche dont toutes ne donnent pas l’image de la cohérence.
Dans ce paysage, il est nécessaire que dans les communes soit présente une gauche d’alternative sociale et écologique, une gauche au service des mobilisations, construisant des programmes municipaux en lien et échange avec les celles et ceux qui, membres d’associations, de syndicats, portent dans les villages, villes et quartiers des alternatives au quotidien.
C’est l’orientation des Alternatifs
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Re: Les Alternatifs

Messagede Nico37 » 01 Nov 2013, 17:55

Communiqué commun de la Gauche anticapitaliste, du Parti de gauche et des Alternatifs de Haute-Vienne

La Gauche anticapitaliste, Le Parti de gauche et les Alternatifs, membres du Front de Gauche, se félicitent du choix des militants du PCF de Limoges de prolonger et d’approfondir notre union, se plaçant dans la continuite? du projet politique lancé en 2010 par Limousin Terre de Gauche. Ce choix est avant tout celui de porter très haut l’espoir d’une alternative politique en rupture avec les logiques austéritaires et libérales menées par le Parti socialiste, que ce soit au niveau national ou à Limoges. Ce choix c’est celui de se poser en adversaires résolus de la droite et de l’extrême droite, en ayant à cœur de proposer, ensemble, un projet économique, social et écologique ambitieux et réalisable, pour la ville et pour améliorer le quotidien de ses habitants. Ce choix c’est celui de rompre avec la métropolisation, les délégations de services publics et les projets pharaoniques et nuisibles telle l’aberrante idée de LGV Poitiers-Limoges ; notre choix c’est celui de « l’humain d’abord », des services publics, de la justice sociale, de l’écologie politique, et d’une vraie démocratie locale.Dès maintenant nous appelons toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans cette démarche à nous rejoindre pour une gauche vraiment à gauche, sociale et écologique, pour une gauche qui ne renonce pas, pour une gauche debout !
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Re: Les Alternatifs

Messagede Nico37 » 02 Nov 2013, 11:35

Pour en finir avec les plans de licenciements pour une alternative au capitalisme et au productivisme Déclaration commune d’ATTAC, les Alternatifs et le NPA Texte diffusé lors de la manifestation de Quimper du 2 novembre 2013

Le vrai visage du capitalisme

Doux, Gad, Marine Harvest, Boutet-Nicolas… Des milliers d’emplois supprimés dans le secteur agro-alimentaire qui représente le tiers des emplois industriels de la Bretagne. Au nom de la « concurrence libre et non faussée » de l’Europe libérale, le patronat se livre au dépeçage de notre industrie sans se soucier des dégâts sociaux et humains que cela entraine: chômage, bas salaires, précarité sociale toujours plus grande. Mais cette crise est aussi la faillite d’un modèle économique productiviste marqué par la fuite en avant et le refus de prendre en compte les impératifs écologiques.
L’agriculture et les productions agro alimentaires bretonnes subissent la concurrence de pays européens qui, comme l’Allemagne ou le Danemark, pratiquent un dumping social éhonté en employant massivement des salariés d’Europe de l’Est aux conditions de salaires et de travail dignes de l’esclavage. Le recours à des intérimaires roumains recrutés par des marchands d’hommes est aussi pratiqué par les patrons de l’agro-alimentaire breton. Vent debout contre la mise en oeuvre de l’écotaxe, votée par la majorité de droite sous Sarkozy, ils n’hésitent pas non plus à envoyer leurs cochons se faire abattre en Allemagne au mépris de l’emploi local et pour accroitre encore leurs profits.

Il faut sortir de la confusion

La mobilisation contre l’écotaxe apparaît pour ce qu’elle est : un prétexte entre les mains du MEDEF, des promoteurs de l’agro-business et des patrons de la grande distribution, champions de l’étranglement économique de leurs fournisseurs et des petits agriculteurs, pour détourner l’attention des véritables responsabilités de la crise.
Refusons « l’union sacrée » que certains voudraient promouvoir entre exploités et exploiteurs. Les intérêts des salariés bretons, des chômeurs et précaires, des agriculteurs, des marins pêcheurs, des petits commerçants et artisans ne sont pas ceux des capitalistes, fussent ils bretons, qui veulent s’imposer sur la scène de la mondialisation libérale.
Le Gouvernement socialiste s’est coulé dans le moule des règles ultra libérales en Europe. Il a ratifié le pacte budgétaire européen concocté par Sarkozy et Merkel et met en oeuvre les politiques d’austérité qui en découlent. Les réponses gouvernementales ne sont pas à la hauteur des exigences des travailleurs. Il doit entendre la détresse des salariés et des chômeurs, refuser que la loi du profit l’emporte sur l’intérêt général, agir pour préserver l’outil de travail, le savoir faire des travailleurs, des emplois durables

Ensemble exigeons une véritable politique de gauche :

- suspension de tous les plans de licenciements
- droit de veto des salariés sur les licenciements et contrôle des fonds publics versés aux entreprises
- réorientation, sous le contrôle des travailleurs, de l’appareil productif vers des productions de qualité, la relocalisation de la transformation pour répondre aux besoins d’une alimentation saine et de qualité. Amélioration des conditions de travail et des salaires des travailleurs
- réorientation des financements de la Politique Agricole Commune dans le sens d’une rupture avec le modèle productiviste et libéral : * Maitrise des productions, partage des droits à produire, prix garantis et rémunérateurs permettant aux agriculteurs de vivre décemment de leur travail, soutien clair aux pratiques agricoles respectueuses de l’environnement
* l’arrêt du saupoudrage fiscal et la mise en chantier d’une véritable réforme de la fiscalité attaquant enfin les hauts revenus et les profits des actionnaires
- lutte contre le dumping social en Europe
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Re: Les Alternatifs

Messagede Nico37 » 03 Nov 2013, 19:23

Rien ne va plus ! Pierre Zarka (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologiste)

La lecture de la presse nous renvoie à une pointe aigüe de la crise politique.
Commençons par les annonces inquiétantes d’une progression du FN tant dans les sondages que déjà lors d’élections partielles. Cela nous dit:
1) que l’électorat du FN grandit,
2) que les abstentionnistes ne craignent plus de le laisser passer. Est-ce un signe de la fascisation des esprits ? Ce serait une explication un peu simple, permettant de dédouaner les forces politiques de toute responsabilité et ne renvoyant celle-ci qu’aux gens.
Dans toute l’Europe, l’obstination des partis socialistes de faire la politique du capital ne laisse que du ressentiment comme réaction ; et comme réclamer et faire part de son ressentiment ne fait pas force de changement, l’expression de la désillusion ne trouve d’issue que dans le silence fâché ou le seul vote qui apparait rompre avec la normalité politique. Ajoutons que le côté "faites ce que je dis mais pas ce que je fais" des gouvernants et des nantis donne une connotation morale à ce ressentiment, ce qui conduit davantage aux pulsions qu’à la citoyenneté.
Le second fait est l’annonce que le PC ira avec le PS aux municipales à Paris. Comment faire une politique qui soit la promotion de la démocratie sociale et politique à Paris avec un PS qui fait le contraire nationalement ? De plus, la tentative de faire pression sur lui, qui a commencé en 1965, à une époque où le PC était nettement plus influent que le PS, n'a, en 50 ans, jamais réussi.
Plus fondamentalement, il est sans doute temps de se demander si la social- démocratie ne change pas de nature. Elle a fondé sa vocation sur les marges d’adaptation qu’un capitalisme fondé sur le développement industriel laissait ouvertes. Sans rien retirer du rôle des irruptions populaires, l’École gratuite et laïque dont l’idée est rattachée au nom de Jules Ferry qui n’avait rien d’un démocrate, puis les congés payés ou l’existence de la Sécu pouvaient être supportables à un capitalisme qui avait besoin d’exploiter des savoirs, besoin d’extensions urbaines, de santé, de pouvoir vendre pour faire son profit.
Ceux qui luttent aujourd’hui ne sont pas plus nuls que ceux d’hier mais se heurtent à une autre réalité : plus les capitaux accumulés sont vastes et plus en proportion il est difficile d’atteindre le taux des profits souhaité. Or, devant la montée des exigences de justice sociale et de démocratie, le capitalisme préfère la financiarisation, le pillage des richesses des pays, les chantiers inutiles pour pomper des finances publiques. Dans ce système, les marges sociales du XXe siècle se ferment. Que reste-t-il alors d’espace propre à la social-démocratie ? Elle ne peut que devenir un Parti démocrate à l’américaine. Cela ne l’identifie pas à la droite, - tout comme les Démocrates américains ne sont pas les Républicains -. La politique en cours ne résulte donc pas du fait qu’Hollande est méchant mais de ce qu’entre révolution et politique du capital, il n’y a plus d’espace. Et à force de développer des idées de droite au nom de la gauche, il ne faut pas s’étonner que certains, déboussolés, cherchent la sortie du côté du FN.
Toute stratégie qui ressort de la répétition est donc vouée à l’échec, tout comme l’illusion de voir l’électorat déçu par le PS « tomber dans l’escarcelle » du FdG.Tant que les citoyens seront pensés comme des supporters à mobiliser le jour d’une élection ou réservés à la protestation, tant qu’aux yeux de millions de personnes, la politique n'ouvrira pas de portes à leur propre pouvoir d'imposer, qu’ils puissent faire force politique, il ne restera que de la nourriture pour des comportements régressifs ..
Personne n’est dispensé de repenser l’accès de tous à la production de politique : ni le FdG, ni les syndicats ou les associations.
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Re: Les Alternatifs

Messagede Nico37 » 08 Nov 2013, 12:11

Quels bilans tirer du 2 novembre en Bretagne ? 05/11

Tout d’abord, on doit se féliciter de voir une population mobilisée et pas attentiste. Elle est inquiète, en colère, mais recherche une issue collective aux problèmes qu’elle rencontre. C’est positif.
Quimper et Carhaix ont toutes les deux mobilisé:

On aurait pu penser que Carhaix préparé en quelques jours sans battage médiatique aurait été symbolique, cela n’a pas été le cas. Le Télégramme dit 3000 manifestants, c’est de cet ordre.

Initié par la CGT, Solidaires et FSU (avec aussi des divergences qu’il ne sert à rien de nier au sein de ces organisations); l’appel s’est élargi à la Confédération Paysanne, au Front de Gauche (appels notamment du PG 29 et du PCF 29), à EELV, Lutte Ouvrière était présente. Des salariés des boites touchées par les licenciements étaient là notamment Marine Harvest, Tilly Sabco, … Opportuniste? on notera la présence à Carhaix d’une seule personnalité PS, le député Richard Ferrand qui a voté le pour le TSCG, pour la réforme des retraites et s’est abstenu sur l’ANI.

Quimper est un très gros succès en terme de participation, 12 000, 15 000, peut être plus, en tout cas une des plus grosses manifestations de ces dernières années, mais chiffre à mettre en rapport avec sa dimension régionale (gros déplacements de la Loire Atlantique). Les médias ont aidé, le soutien matériel des organisateurs (mise à disposition de bus, de bonnets, de drapeaux, …) a joué un rôle. Le phénomène grandissant des réseaux sociaux a aussi contribué à mobiliser des gens qui sans doute faisaient là leur première manif, ce qui n’était pas le cas à Carhaix où la moyenne d’âge était plus élevée. Si l’on excepte un syndicat ouvrier FO, et Christian Troadec (étiqueté « divers gauche » qui peut passer d’une alliance avec José Bové à une autre avec la FDSEA) les principaux organisateurs (Medef 29, FDSEA, CCI…), ne se situent pas dans notre camp politique et social. C’est cette alliance inter-classiste qui a posé un problème, c’est cela qui a permis les appels de Marc Le Fur député UMP présent à Quimper avec un bonnet rouge, le soutien bienveillant du FN, des identitaires …

A l’opposé, il y avait à Quimper des manifestantEs qui non seulement étaient conscients de ce problème, mais sont allés à Quimper avec l’intention de le dénoncer dans la manif elle même. Il ne faut donc pas faire d’amalgame entre ces manifestantEs et les dirigeants de cette manif. C’est sur cette tactique que les avis ont pu diverger, pas sur le fond: que ce soit dans les syndicats CGT, Solidaires, FSU … ou dans Le Front de Gauche, tout le monde regrette et dénonce la volonté de main-basse du Medef et de la FDSEA sur la colère légitime de la population.

Le petit jeu des formules peut être dangereux, celle de Jean Luc Mélenchon"A Quimper les esclaves manifesteront pour les droits de leurs maîtres" , n’est pas seulement maladroite, elle est fausse en voulant généraliser et montre une méconnaissance du terrain. Les camarades du PG29 eux-mêmes en conviennent.

On se rappellera aussi que la direction de la CFDT a appelé à ne participer à aucun des deux rassemblements.

Où sont les vrais clivages ?

Celles et ceux qui ont manifesté à Quimper, ne peuvent pas voir dans Carhaix une « diversion » ou une « division », Carhaix a eu l’indispensable avantage de poser en grand la question de la nécessaire indépendance de classe, Carhaix a contribué à dénoncer les tentatives de récupération politicienne de l’UMP et de l’extrême droite (voir les immenses banderoles à Quimper : « Hollande démission » ou le tracteur avec un grand portrait de Marine Le Pen).

Celles et ceux qui ont manifesté à Carhaix, ne peuvent pas résumer Quimper à une manif de patrons et de gros paysans , car il n’y avait pas 15 000 patrons et gros paysans, il y avait aussi beaucoup de salariés, précaires, chômeurs, jeunes en colère et on les comprends.

Le problème s’est posé, quand de la lutte contre les licenciements, on est passé au combat centré contre l’écotaxe, puis contre tous les impôts.

Il y a eu aussi reconnaissons-le quand même tous, instrumentalisation, et en tout cas volonté d’instrumentalisation, de salariés par des patrons de grandes chaînes de distribution et les patrons licencieurs. L’exemple que tout le monde a pu voir sur France 3, c’est le PDG de Tilly-Sabco, qui fait son annonce de 1000 suppressions d’emplois, le 31 octobre et est le 2 novembre dans la rue au milieu des salariés qu’il vient de virer.

Il y a deux vrais clivages :

Le premier est social: entre les salariés et ceux qui vivent de leur travail sans exploiter personne (petits paysans et petits artisans), les précaires et les chômeurs qui tous souffrent de l’austérité d’un côté; les patrons (de l’agroalimentaire, des transports routiers…) , les dirigeants de la FDSEA et de l’agro-business, les gros actionnaires de l’autre qui demandent encore plus de libéralisme au gouvernement.
Le second est politique: il y a celles et ceux qui sont pour une réforme fiscale radicale qui permette une répartition plus juste des richesses (suppression des impôts indirects sur les produits de première nécessité, impôts sur les revenus du capital …), qui ne sont pas contre l’impôt car il finance les services publics et ceux qui ont utilisé l’écotaxe comme prétexte pour exiger la baisse des cotisations patronales et sociales (le salaire socialisé), la suppression des normes sociales (le code du travail), environnementales (pouvoir polluer sans limite).
Tout le monde l’a dit, la situation est compliquée. N’a-t-on pas vu à Josselin, des ouvriers de GAD Josselin être envoyés contre d’autres ouvriers GAD Lampaul? Cette division est mortelle.

Alors sur ces deux clivages fondamentaux, au Front de gauche nous nous retrouvons tous dans le même camp, que nous soyons allés à Carhaix ou à Quimper, ne nous divisons pas.

Discutons plutôt de comment on continue, pour que le mouvement ne ne soit pas à la remorque des patrons, pour aider à lever les confusions et unir notre camp sur ses propres intérêts.

Quelles perspectives ?

Le 23 novembre, une mobilisation est prévue à Rennes pour défendre l’emploi dans l’automobile et l’électronique durement touchés. Le mouvement syndical a une grande responsabilité pour être à l’initiative et construire son unité pour construire le rapport de force.

Comment pouvons-nous contribuer pour que cette mobilisation concerne toute la Bretagne, tous les emplois, en y associant ceux de l’agroalimentaire ?

Cette proposition de mobilisation n’est pas encore celle de toutes les organisations syndicales ouvrières, comment pouvons-nous aider à ce que cette unité se construise.

Et dans ces mobilisations, discutons de comment nous allons faire pour populariser nos propositions « L’humain d’abord », car si nous ne parvenons pas à redonner de l’espoir sur des propositions, c’est, chacunE le sait, le FN qui risque d’en profiter.
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Re: Les Alternatifs

Messagede Nico37 » 24 Nov 2013, 03:02

Hommage à Georges Prampart

Georges Prampart, ancien secrétaire de l'UD CGT de Loire Atlantique, vient de nous quitter. Il avait 85 ans. Jusqu'à la fin de sa vie, Jojo Prampart aura été fidèle à ses engagements de jeunesse et à la classe ouvrière.

Les Alternatifs 44 saluent l'homme de conviction et le combattant que Georges Prampart n'a cessé d'être. Ils adressent à son épouse, à sa famille et aux militante-s de la CGT 44 toutes leurs condoléances.
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Re: Les Alternatifs

Messagede Nico37 » 26 Nov 2013, 01:36

ENSEMBLE : assises des 23 et 24 novembre - Éléments de compte-rendu par Pierre NOËL (courant "Les Alternatifs")

Après un jour et demi d'assises, ce jour, dimanche 24 novembre 2014 à 12:30, un nouveau regroupement politique est né, "ENSEMBLE", Mouvement pour une Alternative à Gauche, Écologiste et Solidaire, auquel Les Alternatifs ont pris part et au sein duquel ils vont pouvoir occuper tous les espaces, aussi bien privatifs que communs, mis à leur disposition comme à celle des autres membres.

Ce nouveau mouvement a décidé de faire son nid au sein du FdG, considérant qu'il était très important, compte tenu du contexte politique actuel, d'agir dans une certaine unité contre un ennemi qui nous est commun, partant du constat qu'aucune formation n'est en mesure à elle seule d'obtenir l'hégémonie à gauche, et que l'émiettement des forces politiques de transformation nuit gravement à la santé du corps politique et social, et qu'il participe en retour à l'exaspération et au découragement général de la population.

Un jour et demi, c'est à la fois long et court pour mettre en place les premiers éléments qui vont permettre à cette structure de s'élancer dans la vie politique. Il faut simultanément bâtir les premières fondations tout en veillant à ce qu'elles ne compromettent pas le futur et ne soient par source de détournement ou d'impasse fonctionnelle; mais il faut aussi placer cette nouvelle construction dans une bonne orientation vis-à-vis de ses choix idéologiques, de sorte qu'elle soit en mesure d'apporter une lecture de l'actualité compréhensive pour toutes et tous, qu'elle soit aussi en capacité d'apporter les premières pistes d'action pour l'avenir proche et plus lointain, et par là donner envie au plus grand nombre possible de venir la rejoindre pour s'associer à ses réflexions, à ses orientations et à ses actions.

À chaque pallier, toute cette élaboration doit bien sûr se faire avec l'accord de toutes et tous, ce qui nécessite une grande maîtrise des débats car il ne s'agit ni d'exclure ni de marginaliser, ni non plus d'éviter la mise en débat, ce qui parfois nécessite de ne pas se prononcer sur certains points pour les repousser à plus tard sans chercher pour autant à les évacuer, simplement parce qu'il faut bien avancer et que tout ne peut pas être traité dans l'instant présent; le principe de ces assises est bien de valider une situation donnée, dans les conditions les plus démocratiques qui soient compte-tenu de l'état du mouvement à ce point d'étape.

Enfin, il faut aussi faire connaître à nos voisines et voisins, et au-delà, ce qui se passe, quelles sont nos intentions, nos espoirs, nos craintes; enfin il ne faut pas non plus oublier d'inviter nos proches, ceux du FdG notamment, à partager le verre de l'amitié et puis aussi à faire savoir aux autres que nous existons et que nous avons la ferme intention d'intervenir et d'agir dans l'espace public commun. Ainsi, différentes étapes ont jalonné ces assises.

La première matinée, consacrée à l'orientation du mouvement dans l'actualité politique, fut consacrée à la présentation et au débat autour du texte en référence mis à disposition des participants. À cette occasion fut évoquée la nécessaire réflexion collective se donnant pour objectif de mettre sur pied une politique qui fasse ressortir les éléments de synthèse entre crise économique, crise écologique et mouvement social, insistant en particulier sur le fait que la crise globale était habilement exploitée par les pouvoirs successifs de manière à faire reculer les avancées sociales, repoussant aussi toujours plus loin les réponses de fond portant sur la contradiction entre notre mode de développement et la réalité de notre condition humaine. De ces éléments de synthèse sortiront les éléments de base sur lesquels une hégémonie culturelle, sociale, politique, intellectuelle émergera, prélude à un changement politique en profondeur.

S'agissant d'un travail de refondation, celui-ci se construira avec le peuple, d'où l'obligation de se tourner vers la population pour construire avec elle le changement et conquérir avec sa participation active cette hégémonie culturelle large qui doit devenir notre objectif fondamental.

La matinée s'est poursuivie par diverses interventions alternant représentants du mouvement social et représentants des différentes composantes politiques partie prenante du regroupement: situation en Bretagne, ACU, GA, situation de la jeunesse en France, 30 ans de la marche pour l'égalité et contre le racisme dite "marche des beurs", FASE, point fiscalité, GU, APEIS, violences faîtes aux femmes, Les Alternatifs, C&A, point sur la situation des Fralib.

Enfin, cette première matinée s'est achevée par la présentation faite par Christophe AGUITON du nom "ENSEMBLE" du futur regroupement.

L'après-midi fut consacrée aux débats en commissions thématiques, reprenant chacun des points abordés dans les amendements déposés. Il s'agissait de faire le tri entre les amendements qui pouvaient faire consensus, ceux qui ne pouvaient être retenus, et ceux qui ne pouvaient être retenus pour l'instant mais devaient faire l'objet d'une réflexion plus en profondeur dans le mouvement. Ce tri effectué, les commissions de résolution ad-hoc avaient alors en charge d'aménager les textes de manière à les mettre en conformité avec ce qui ressortait des commissions thématiques.

L'ensemble de ces confrontations s'est déroulé dans un esprit d'écoute et d'ouverture, recherchant systématiquement le plus large consensus possible, l'exercice s'avérant par moment délicat à mettre en oeuvre, tout particulièrement lors de la commission portant sur le nom du regroupement, thème sur lequel 1/2 de nombreux délégués avaient reçu des mandats bien précis, votés en Coordination Locale et qui voyaient leurs interventions rejetées, l'une ou l'autre composante politique opposant son veto à telle ou telle appellation qu'elle estimait ne pouvoir retenir.

La matinée du dimanche 24 novembre fut l'objet de 3 commissions qui se sont déroulées simultanément et qui ont porté sur l'intervention de notre regroupement dans les municipales, dans les européennes, et sur les actions militantes à envisager. Elle s'est poursuivie par une plénière portant sur la présentation et l'adoption des conclusions et des textes modifiés. Ainsi tous les amendements portant sur le texte Conjoncture ont été intégrés. Les amendements portant sur le texte Fonctionnement qui ont été rejetés seront reconduits lors des prochaines assises, de manière à ne pas éliminer les points qu'ils relevaient et laisser plus de temps pour en débattre en profondeur. L'orientation du texte sur les Européennes a été adoptée.

Deux intervenants ont alors souhaité s'exprimer à titre personnel. Jeannette HABEL tout d'abord, a fait part de son amendement, rejeté en commission des résolutions donc non retenu, portant sur une modification du texte Fonctionnement pour lequel elle demandait que ne soit pas indiqué le nombre de porte-parole mais qu'il soit plutôt fait référence à la désignation de porte-parole sans en préciser le nombre. Pierre ZARKA a ensuite fait part devant l'assemblée plénière de son souhait de prendre grand soin à ce que l'équipe d'animation nationale soit élue "sur la base d'un contrat national très dirigiste", de manière à écarter les risques de se retrouver dans une situation dans laquelle cette équipe se mette à agir dans l'ombre et sans avoir à rendre compte au mouvement; son intervention s'est conclue par une demande de mise à l'ordre du jour de ce point à l'occasion de la prochaine Coordination Nationale de janvier.

La plénière s'est ensuite portée sur le nom du regroupement dont Christophe AGUITON était chargé de faire la présentation. Sans cacher les tensions évoquées précédemment dans ce texte, il a fait part des incompréhensions ressenties par les délégués. À cette occasion, il a révélé que l'appellation "Rouge & Vert" avait été défendue par plusieurs délégués, mais rejetée par deux composantes. Par contre, la demande d'inverser l'ordre du sous-titre entre Solidaire et Écologiste a été retenue.

Les premiers éléments de présentation du futur site internet du regroupement ont ensuite été présentés. L'idée générale est de faire de cet outil un élément d'expression qui puisse aider le mouvement à faire de la politique et lui facilite la tache à cette fin. Son contenu sera ainsi organisé autour de trois éléments. Tout d'abord l'élément "Gestion des adhésions et des adhérents" qui traitera cette question de manière centralisée et automatisée. Puis l’élément "Informations", qui regroupera les documents de référence et militants, les listes de diffusion, et l'inscription aux différents abonnements thématiques, selon les préférences des uns et des autres. Enfin l'élément "Débats", dont l'objectif sera de faciliter la parole et les échanges au sein du mouvement, en permettant en particulier aux courants et aux adhérents d'ouvrir leur propre blog, sans avoir à attendre une autorisation de quiconque, l'ouverture étant automatique après remplissage du formulaire adéquat.

La plénière s'est poursuivie par la présentation de l'équipe d'animation nationale (EAN) dont la liste figure ci-dessous (1). Elle s'est poursuivie par un balayage rapide de la situation des collectifs locaux déjà existants. Ainsi, 220 délégués ont participé à ces assises, venant de 70 départements, ce qui représente une centaine de collectifs déjà existants ou en cours de création, et manifeste dès à présent une certaine homogénéité de la présence du groupement sur l'ensemble du territoire.

Un point toutefois s'avère préoccupant, celui de la faible représentation féminine. À ce sujet, Clémentine AUTAIN insiste sur une règle qui s'imposera à tous et qui porte sur la participation à l'EAN, où la règle relative aux délégué-e-s élu-e-s sur la base de 2 femmes et 2 hommes par organisation plus un couple mixte de suppléants (excepté pour l'ACU qui se dissociant de la FASE, a obtenu un couple mixte de représentants plus une ou un unique suppléant-e), impose à tout titulaire dans l'impossibilité de siéger, de ne pouvoir être remplacé-e que par son suppléant de même sexe.

Pour finir, ces assises se sont achevées par l'acclamation après lecture du projet de conclusion, de la création du tout nouveau mouvement "ENSEMBLE". Les applaudissements ont été fournis, remplissant l'amphithéâtre du claquement des mains et du sifflet des encouragements. Une page se tourne et un nouvel avenir se déploie, plein d'espoir pour cet objet politique. Reste à présent à le faire vivre à tous les niveaux, et tout particulièrement localement, dans une démarche ouverte et dynamique, débordant largement ses propres frontières tant politiques que géographiques, de manière à tracer le chemin exigeant de la transformation de soi, de tous, du monde, transformation écologique, sociale, féministe, solidaire.

1 Christophe AGUITON (personnalité), Gilles ALFONSI, Dominique ANGELINI, Clémentine AUTAIN (FASE) Pascal BERTHEAU, Jean Jacques BOISLAROUSSIE (Les Alternatifs), Alima BOUMEDIENNE-THIERY (FASE), Florence CIARAVOLA (Les Alternatifs), François CALARET, Pierre COURS-SALIES (FASE), Veronika DAAE (Les Alternatifs), Christiane DEDRYVER, Julien DIOUDONNAT, Michelle ERNIS, Guillaume FLORIS, Pierre GAYRAL (Les Alternatifs), Pierre-François GROND (GA), Jeannette HABEL (personnalité), Ingrid HAYES, Pierre KHALFA (personnalité), Pierre LAPORTE, Stéphane LAVIGNOTTE (FASE), Jacques LERICHOMME, Jean Claude MAMET (C&A), Myriam MARTIN (GA), Roland MÉRIEUX (Les Alternatifs), Olivier MOLLAZ, Sophie PÉNINQUE, Cécile SILHOUETTE, Éveline SIRE-MARIN (personnalité), Francis SITEL (GU), Stéphanie TREILLET (personnalité), Aurélie TROUVÉ (personnalité), Marie- Pierre TOUBHANS.
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Messagede Nico37 » 27 Nov 2013, 00:41

Nucléaire militaire : après l'accord avec l'Iran, qu'attend-on pour s'occuper d'Israël ?

Opposés au nucléaire civil comme militaire, Les Alternatifs considèrent l'accord entre l'Iran et le groupe des 6 (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Grande Bretagne et Russie) comme positif. Il est un frein à la prolifération nucléaire mais il demande confirmation. Un autre point positif est la levée –à terme– de l'embargo dont est victime la population iranienne.

Mais la principale menace nucléaire au Proche et au Moyen-Orient n'est pas la future et hypothétique bombe iranienne c'est la bombe israélienne qui, elle, est bien réelles et depuis longtemps : Israël possède entre 150 et 200 têtes nucléaires et les vecteurs nécessaires pour frapper tout adversaire potentiel, ce qui en fait la 5ème ou 6ème puissance nucléaire mondiale, à égalité avec la Grande Bretagne. Israël n'a jamais reconnu posséder cette bombe (obtenue grâce à l'aide française puis étasunienne) et a refusé de signer le traité de non prolifération nucléaire (T.N.P.N), ce qui le met à l'abri des contrôles de l'A.I.E.A. (agence internationale de l'énergie atomique) ! Israël doit signer le T.N.P.N., permettre le contrôle de ses installations nucléaires par l'A.I.E.A et démanteler son arsenal, principale menace pour la paix au Proche-Orient.

Non à la bombe atomique en Israël comme ailleurs.
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Re: Les Alternatifs

Messagede Nico37 » 01 Déc 2013, 23:29

En Bretagne, la faillite d’un modèle économique productiviste Marie-Odile Crabbé Diawara, Alain Galliot et Jacques Ménigoz 25/11

Doux, Gad, Marine Harvest, Boutet-Nicolas... Des milliers d'emplois supprimés dans le secteur agro-alimentaire qui représente le tiers des emplois industriels de la Bretagne. Au nom de la « concurrence libre et non faussée » de l'Europe libérale, le patronat se livre au dépeçage de notre industrie sans se soucier des dégâts sociaux et humains que cela entraîne : chômage, bas salaires, précarité sociale toujours plus grande. Mais cette crise est aussi la faillite d’un modèle économique productiviste marqué par la fuite en avant et le refus de prendre en compte les impératifs écologiques.
L’agriculture et les productions agroalimentaires bretonnes subissent la concurrence de pays européens qui pratiquent un dumping social en employant massivement des salariés d’Europe de l'Est à des conditions de salaires très faibles. Le recours à des intérimaires roumains est aussi pratiqué par les patrons de l'agro- alimentaire breton. Vent debout contre la mise en œuvre de l'écotaxe, votée par la majorité de droite sous Sarkozy, ils n'hésitent pas non plus, par exemple, à envoyer leurs cochons se faire abattre en Allemagne au mépris de l'emploi local pour accroître encore leurs profits.
Il faut sortir de la confusion
La mobilisation contre l'écotaxe apparaît pour ce qu'elle est : un prétexte entre les mains du MEDEF, des promoteurs de l'agro-business et des patrons de la grande distribution, champions de l'étranglement économique de leurs fournisseurs et des petits agriculteurs, pour détourner l'attention des véritables responsabilités de la crise.
Refusons « l'union sacrée » que certains voudraient promouvoir entre exploités et exploiteurs. Les intérêts des salariés bretons, des chômeurs et précaires, des agriculteurs, des marins pêcheurs, des petits commerçants et artisans ne sont pas ceux des capitalistes, fussent-ils bretons, qui veulent s'imposer sur la scène de la mondialisation libérale.
Que fait le gouvernement ?
Le Gouvernement socialiste s'est coulé dans le moule des règles ultra libérales en Europe. Il a ratifié le pacte budgétaire européen concocté par Sarkozy et Merkel et met en œuvre les politiques d'austérité qui en découlent. Les réponses gouvernementales ne sont pas à la hauteur des exigences des travailleurs. Il doit entendre la détresse des salariés et des chômeurs, refuser que la loi du profit l'emporte sur l'intérêt général, agir pour préserver l'outil de travail, le savoir faire des travailleurs, des emplois durables.
Ensemble exigeons une vraie politique alternative de gauche
Suspension de tous les plans de licenciements.
Droit de veto des salariés sur les licenciements et contrôle des fonds publics versés aux entreprises.
Réorientation, sous le contrôle des travailleurs, de l'appareil productif vers des productions de qualité, la relocalisation de la transformation pour répondre aux besoins d'une alimentation saine et de qualité.
Amélioration des conditions de travail et des salaires des travailleurs.
Réorientation des financements de la Politique Agricole Commune dans le sens d'une rupture avec le modèle productiviste et libéral : maîtrise des productions, partage des droits à produire, prix garantis et rémunérateurs permettant aux agriculteurs de vivre décemment de leur travail, soutien clair aux pratiques agricoles respectueuses de l'environnement.
Arrêt du saupoudrage fiscal et mise en chantier d'une véritable réforme de la fiscalité attaquant enfin les hauts revenus et les profits des actionnaires.
Lutte contre le dumping social en Europe.
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Re: Les Alternatifs

Messagede Nico37 » 03 Déc 2013, 00:26

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Re: Les Alternatifs

Messagede Nico37 » 03 Déc 2013, 23:57

TOUT CE QUI BOUGE N’EST PAS ROUGE Alternatifs 29

Les « bonnets rouges » appellent donc à un nouveau rassemblement ce samedi 30 Novembre à Carhaix. Les Alternatifs n’en seront pas. Après le retrait de Force Ouvrière du collectif organisateur, le mouvement des « bonnets rouges » apparaît clairement pour ce qu’il est: une opération de manipulation de la population savamment orchestrée par le patronat breton et les libéraux de la FNSEA, champions de la concentration des outils de production, avec le soutien en sous main des grandes fortunes de la Région et de représentants de la grande distribution et avec la complicité de politiciens près à faire feu de tout bois.

Il s’agit bien du dévoiement d’une lutte légitime pour l’emploi par des lobbies qui veulent poursuivre l’offensive contre ce qui reste d’Etat social au travers d’une croisade antifiscale. Leur objectif est de se libérer de toute entrave, en s’appuyant sur la récupération de notre identité culturelle et en travestissant l’une des plus grandes révoltes sociales de la Bretagne dans le but de se placer dans la compétition économique mondiale. Au contraire des revendications patronales, qui sont sans issues pour le monde du travail, c’est pour l’interdiction des licenciements, contre les emplois précaires , pour une véritable révolution fiscale et une conversion de l’agriculture tournant le dos au modèle productiviste, que nous appelons les salariés, les agriculteurs, les petits artisans,leschômeurs et les précaires à se mobiliser. C’est dans la satisfaction de ces revendications que se trouvent les solutions durables à la crise bretonne.
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Re: Les Alternatifs

Messagede Nico37 » 06 Déc 2013, 01:12

Hollande en Palestine et Israël : paroles, paroles,paroles... A quand les actes ? 26/11

Lors de son récent voyage, F. Hollande a beaucoup parlé. Certes, il a réaffirmé le droit des Palestiniens à avoir leur propre État avec Jérusalem-Est comme capitale et il s’est dit opposé à la colonisation. C’était bien le minimum : c’est la ligne constante de la diplomatie française depuis des décennies. Mais au-delà de ces affirmations de principe qu’a t’il et que n’a t’il pas dit ?


Il a rendu un hommage fort à la démocratie israélienne en oubliant de rappeler les discriminations dont sont victimes les citoyens israéliens d’origine palestinienne qui représentent -ce n’est pas négligeable- un cinquième des habitants d’Israël et sans évoquer non plus l’expulsion en cours de 40 000 Bédouins du Néguev de leurs villages. On peut remarquer aussi la composition f fortement déséquilibrée de la délégation : de nombreux soutiens à Israël –dont les chefs d’entreprise complices de la colonisation– et de trop rares personnes privilégiant le règlement du conflit par le droit.

Ce n’est pas ce que nous attendions de ce voyage. La France doit reconnaître l’État de Palestine comme l’on déjà fait 130 pays dans le monde. Elle doit s’opposer fermement à la colonisation et non par des petites phrases sans effet sur le pouvoir israélien ; elle doit cesser de soutenir le gouvernement israélien et renforcer son soutien et sa coopération avec l’État de Palestine. Enfin, au plan intérieur, le gouvernement français doit abroger immédiatement la circulaire scélérate Alliot-Marie sur le boycott des produits des colonies israéliennes.
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