Cuba Libertaria

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Messagede Nico37 » 21 Mar 2011, 21:55

LE NUMÉRO 17 DE CUBA LIBERTARIA VIENT DE PARAÎTRE

Le dernier numéro de Cuba libertaria vient d’être publié. Un numéro dédié aux changements à Cuba.
Sommaire :
- Nouvelle trahison de la CCT par rapport aux travailleurs de Cuba. Déclaration commune MLC - GALSIC
- Le rêve de changement à partir du pouvoir
- Les syndicats, le Pouvoir populaire… l’étatisme
- Exclusion dans un espace de débat à La Havane
- L’UNEAC destitue son Président à Holguín
- Des entreprises étrangères négocient la location de terres
- Le décès du compagnon italien Nerio Casoni

CUBA LIBERTARIA 17 (.pdf)
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Re: Cuba Libertaria

Messagede Nico37 » 26 Juin 2011, 14:28

Cuba : Cuba libertaria N°19

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Une nouvelle fois la même chose comme toujours ?

Nous débutons ce "Cuba libertaria" avec une interrogation, parce que beaucoup d’entre nous craignent que le VIe congrès du Parti Communiste de Cuba (PCC) consolide la "reconfiguration de l’éventail des scénarios possibles en relation avec le modèle économique cubain", ignorant ainsi "les défis que cela pose pour un renouveau socialiste démocratique". Il est vrai que les débats ont suscité des attentes, mais aussi nombreux sont ceux qui craignent un retour à l’expérimentation de ce qu’ont vécu les générations passées et que ce soit à nouveau les "éternels vieillards" qui, en fin de compte, décident des parts de liberté que "mérite" le peuple cubain. Quoi qu’il en soit, nombreux sont également ceux qui ne cèderont pas à l’"inévitable" et luttent pour échapper au "faux dilemme de choisir entre la restauration du capitalisme et le monopole bureaucratique".

Ainsi, conformément à notre position de soutien à ceux qui dénoncent ce faux dilemme et font des propositions pour évoluer vers un socialisme dans la liberté, nous reproduisons des textes de membres de l’Observatoire critique, en exposant leurs aspirations et leurs inquiétudes dans ces moments décisifs pour le peuple cubain. Dans les articles qui suivent ce débat, nous publions l’appel à la participation aux Ve rencontres de l’Observatoire critique de La Havane sur le thème : "Créer, solidariser, révolutionner". L’actualité internationale préoccupe nos amis cubains, les processus de libération dans de nombreux pays arabes interrogent.

Enfin, notre bulletin s’étoffant comme vous avez pu le remarquer, nous donnons la parole à deux acteurs importants de la mouvance underground havanaise. Dans leurs textes il est question de protection de l’environnement et de hip hop révolutionnaire, il s’agit de Isbel Diaz Torres militant libertaire et écologiste de l’Observatoire critique et de Raul Callazo Pedroso, le chanteur du groupe rap contestataire Eskuadron patriota. Bonne lecture !

Pour lire et télécharger ce numéro :

http://www.calameo.com/read/0006054708870dd07699c
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Re: Cuba Libertaria

Messagede Nico37 » 16 Aoû 2011, 13:32

CUBA LIBERTARIA N°20 VIENT DE PARAÎTRE

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“Plus de la même chose”

Le sixième congrès du Parti communiste de Cuba (PCC) s’est achevé de manière traditionnelle, avec les deux frères Castro chantant l’Internationale ; mais en confirmant une “réforme économique” qui introduit dans l’économie “socialiste” cubaine plus d’“initiative privée mais moins de protection sociale de l’État”. En d’autres termes : la décentralisation pour faciliter la gestion des entreprises et le travail à compte propre pour réduire les coûts sociaux – la carte de rationnement disparaîtra progressivement –, et en ajustant les emplois de l’État (près de 90% de l’emploi total) en fonction de critères de rentabilité économique. Il est donc question d’une mise à jour capitaliste du modèle “socialiste” cubain avec de nombreuses ambiguïtés et des questions sur l’avenir qui restent ouvertes.
Bien sûr, Raúl a réaffirmé qu’il n’est pas question d’abandonner le socialisme mais de le perfectionner sous le nouveau paradigme “socialiste” – de type capitaliste – de “à chacun selon son travail”. Et, comme on pouvait s’y attendre, avec la continuité du pouvoir des Castro, avec Raúl remplaçant son frère Fidel à la tête de la direction du Parti. Direction formée majoritairement par des généraux historiques, avec la promesse formulée qu’ils ne pourront désormais n’exercer le pouvoir que durant deux périodes de cinq ans.
Aucun pas en avant vers une ouverture politique, vers une participation réelle des Cubains à la gestion de la sphère publique et aux décisions qui les concernent quotidiennement, sans même accéder à la possibilité d’avoir une information plus transparente et un minimum de liberté d’association et d’expression. En bref : plus de la même chose, alors que continue à être plus que jamais nécessaire de se battre pour le socialisme dans la liberté.
Vous pouvez lire le numéro 20 de Cuba libertaria à cette adresse :
http://fr.calameo.com/read/00060547064d04e3a2995
CL20(.pdf)
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Pour tout savoir sur les libertaires à Cuba

Messagede Camilo » 30 Aoû 2012, 18:01

Pour tout savoir sur les libertaires, les écologistes et la gauche révolutionnaire aujourd'hui à Cuba, visitez 2 sites incontournables

Observatoire critique de la Havane :

http://observatoriocriticodesdecuba.wordpress.com

Polémica cubana :

http://www.polemicacubana.fr



Extrait du Monde du 16 juillet 2012 :

"La chute du mur de Berlin et l’implosion de l’Union soviétique ont précipité la crise du socialisme cubain. La faillite du modèle économique s’est doublée d’un marasme idéologique, qui favorise l’émergence d’attitudes hétérodoxes, voire de nouvelles utopies.
La jeunesse cubaine ne partage plus les idées des générations précédentes. La pensée unique du castrisme a débouché sur un dédoublement langagier. A côté de la double monnaie en circulation et de la double morale destinée à tromper le régime, il y a désormais deux langues différentes dans l’île. Bien sûr, tous parlent l’espagnol aux accents caribéens, mais jeunes et vieux n’emploient pas les mêmes mots ni les mêmes concepts. La nouvelle génération n’a que faire des précautions oratoires et de la langue de bois. Et quand il lui arrive de reprendre la notion de révolution, c’est pour procéder à une resignification.
Contester à Cuba, la passionnante thèse de doctorat de Marie-Laure Geoffray, s’attache à analyser la trajectoire de trois collectifs indépendants de jeunes artistes et intellectuels : les rappeurs, Omni Zona Franca et la Chaire Haydée Santamaria. Par leurs paroles, spectacles, performances, expositions, happenings, colloques, écrits, manifestations et insertion dans des quartiers populaires, ils sont parvenus à élargir les espaces de liberté, négociant ou biaisant avec les institutions et la répression.
Dans un premier moment, ils se situaient aux marges des activités culturelles ou universitaires, tout en cherchant un impact social. Ensuite, l’apparition des nouvelles technologies de communication et le surgissement d’une blogosphère critique, distincte de la dissidence traditionnelle, ont modifié la donne. Malgré le blocage d’Internet par La Havane, cela a provoqué une politisation des collectifs.
Ainsi, la Chaire Haydée Santamaria (sans lien avec l’université) a suscité la constitution du réseau Observatoire critique, qui fédère des activistes libertaires, écologistes, autogestionnaires, féministes, gays, dont les positions radicales n’empêchent pas le dialogue avec les catholiques, qui sont au coeur du débat sur l’avenir de la société cubaine.

Contestation minoritaire
Cuba. Révolution dans la révolution est justement une anthologie de textes de la mouvance Observatoire critique. Le large spectre idéologique de ces jeunes intellectuels s’oppose à la permanence des dogmes et tabous officiels. Leur ancrage dans la culture contribue à une réinvention de l’action et de la politique, face au champ de ruines laissé par le castrisme.
La redécouverte de traditions oubliées, telles que l’anarchisme, coexiste avec la soif de renouer avec la réflexion contemporaine, sans négliger les croyances lointaines. Au-delà du nationalisme insulaire, les influences du mouvement noir américain font bon ménage avec la spiritualité hindoue et l’attrait du mouvement des “indignés”. Plutôt qu’un observatoire, il s’agit d’un laboratoire de la pensée et de l’action critiques.
Cette contestation est sans doute très minoritaire, à l’instar de la dissidence et de la blogosphère. La société civile reste embryonnaire, malgré les difficultés de l’Etat cubain. La jonction avec un public plus large dépend des initiatives et du mode d’expression. Les rappeurs ont prouvé qu’ils étaient en phase avec la jeunesse et ont participé à la visibilité de la problématique raciale, dans un contexte d’inégalités croissantes.

Par Paulo A. Paranagua (Le Livre du jour)

Contester à Cuba. Marie-Laure Geoffray. Dalloz, 394 p., 50 euros
Cuba. Révolution dans la révolution. Miguel Chueca, Karel Negrete et Daniel Pinos. Ed. CNT, 328 p., 18 euros
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Re: Pour tout savoir sur les libertaires à Cuba

Messagede Pïérô » 30 Aoû 2012, 18:19

Salut,

Nico37 avait relayé ici autour du site "Cuba Libertaria" : viewtopic.php?f=16&t=4779

Au passage pourquoi relayer le seul communiqué de l'IFA sur Saint-Imier et pas celui aussi d'Anarkismo ?
http://rebellion-osl.ch/index.php?optio ... ia&lang=fr

bienvenue Camilo. :)
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Re: Cuba Libertaria

Messagede bipbip » 27 Sep 2013, 10:09

La presse libertaire renait à Cuba après 52 ans de silence
Le journal ¡Tierra nueva ! vient de publier clandestinement ses deux premiers numéros.

Il a toujours existé une tradition libertaire dans les Caraïbes, les idée acrates ont toujours imprégné le peuple cubain, c’est une expression révolutionnaire née très tôt, lors des premières luttes contre l’esclavage et pour l’indépendance au XIXe siècle. Le mouvement libertaire a plus de cent ans à Cuba, pourtant il a été banni de l’historiographie officielle par les historiens et par les éditeurs à la solde du Parti communiste cubain. En 1960, les différentes organisations anarchistes qui luttèrent, dans la clandestinité ou dans la guérilla pour la Révolution aux côtés des castristes furent interdites. Dans ces années-là, les libertaires furent assassinés, emprisonnés ou contraints à l’exil.

Nous avons évoqué à plusieurs reprises, sur notre journal et à travers le blog Polémica cubana, la renaissance ces dernières années, à Cuba, du mouvement libertaire. Depuis la création, il y a quelques années du réseau social Observatoire critique et plus récemment de l’Atelier libertaire Alfredo López de La Havane, nos compas libertaires luttent pour redonner vie à l’anarchisme. Ce groupe de jeunes activistes questionnent la réalité cubaine, l’histoire du mouvement libertaire et ses idées. Malgré la répression et l’impossibilité d’exprimer dans les médias, aux mains du régime, tout point de vue libertaire jugé contre-révolutionnaire par les autorités, les libertaires sortent peu à peu de la clandestinité.

La Révolution a créé beaucoup de frustration et de déception, particulièrement chez les nouvelles générations. Un profond désir de liberté, de dignité, de parler et d’agir existe à Cuba. Les liens sociaux restent à réinventer en vue de contribuer à une « révolution dans la révolution » et pour combattre le pouvoir autoritaire, la bureaucratie et la corruption généralisée.

Nous saluons aujourd’hui, malgré la censure et la répression, la renaissance d’une presse libertaire clandestine à Cuba, nos jeunes compas de La Havane viennent de publier les deux premiers numéros de ¡Tierra nueva ! – Terre nouvelle ! en français – après plus de 52 ans de silence. Il faut rappeler qu’à la fin de l’année 1960, toutes les publications libertaires furent interdites. Donnons la parole aux courageux rédacteurs du journal, nous publions ici l’éditorial du numéro 1 :

« ¡Tierra nueva !, parce que nous nous sentons les héritiers du groupe libertaire qui a publié pendant 22 ans l’hebdomadaire ¡Tierra !, au début du XXe siècle.

Cette publication est née pour contribuer au regroupement des individus et des collectifs qui vivent des relations libres, égalitaires et solidaires au quotidien, avec un esprit anarchiste, rebelle et spontané.

Nous pensons qu’une société sans médiation, sans spectacle, sans misère, sans autorité, sans lois, sauf celles que nous choisirons, sans discrimination, sans simulation, sans oppression et sans servitude est possible.

Nous n’avons rien contre l’utopie, rien n’est plus loin de la réalité actuelle, mais nous savons qu’il est beaucoup plus utopique de rêver à un futur “État du bien-être” qu’à une société qui ne fonctionnerait que grâce aux efforts de tous dans les temps à venir.

Pour ceux qui croient que nous voulons vivre dans le désordre, nous voulons dire que nous serions enchantés par l’unique ordre qui ne naît pas des chaînes de la servitude, un ordre qui naîtrait de notre liberté accomplie : le seul ordre que nous entendons comme naturel et antagonique avec le désordre actuel, c’est-à-dire l’ordre qui est imposé par les autorités.

Comme nous aspirons à une société d’individus libres et pleinement épanouis, comme nous savons que les États assurent l’actuel régime d’exploitation en ces temps modernes (l’esclavage salarié), nous ne pouvons pas faire moins que nous déclarer comme les ennemis de ce régime. Ainsi, sont invitées à collaborer toutes les personnes intéressées, sauf celles qui d’une manière ou l’autre vivent du travail d’autrui.

Alors que les classes dirigeantes nous maintiennent dans l’inaction, dans la confusion, dans le manque de solidarité, dans l’isolement, dans l’attente de choisir de nous donner un avenir meilleur, nous croyons que le principal coupable, celui qui ne nous permet pas de bien vivre, ici et maintenant, est le policier que nous portons presque tous en nous-mêmes. Et ce policier sera victime un jour des attaques que nous lui portons.

Nous rejetons toute forme de participation politique au jeu du pouvoir, parce que nous pensons que le pouvoir politique n’est pas un outil de transformation de la société, mais une façon expéditive avec laquelle les classes dominantes imposent leur volonté, en utilisant le cadre de l’État, son armée, sa police, ses juges et ses bourreaux. Nous ne voulons pas légiférer à propos du fonctionnement de telles institutions, mais les éliminer ! Nous voulons vivre d’une manière différente à celle que proposent les partis de gauche, du centre, de droite ou leurs intermédiaires dans ou à l’extérieur de notre pays.

Nous n’avons pas l’intention de nous ériger en portes paroles de quiconque, excepté de nous-mêmes et de ceux qui nous rejoignent tout au long du chemin. Nous n’avons rien à attendre de l’État, mais nous n’hésiterons pas à utiliser ce qu’il nous a volé. Compte tenu des difficultés, cette publication sortira quand elle le pourra. »

En publiant ce journal nos compagnons cubains prennent des risques énormes, ils risquent des années de prison selon la loi cubaine qui interdit toute publication libre. La solidarité politique internationale est importante en cas de répression et d’obstruction venant des services de contre-intelligence et de la Sécurité d’État, quand nos compagnons seront inquiétés pour leurs activités.

La renaissance d’un mouvement libertaire à Cuba, l’existence d’un Forum social autogéré sont des éléments clés afin d’entreprendre un large travail de conscientisation. Mais pour développer les courants libertaires et les courants critiques de type autogestionnaire, fédéraliste et écologiste, il faut des moyens matériels qu’il est difficile de trouver sur l’île. De là, l’importance du soutien extérieur, même s’il s’agit d’une action délicate, car l’aide internationale aux mouvements d’opposition est considérée par le gouvernement comme un financement de l’“Empire” en faveur de la contre-révolution.

Nous rappelons que l’Internationale des fédérations anarchistes (IFA) et le Groupe d’appui aux libertaires et aux syndicalistes indépendants de Cuba (GALSIC) ont lancé une campagne internationale de solidarité avec les libertaires cubains. Pour l’envoi de matériel (livres, revues, CD, DVD, etc.), prenez contact avec le GALSIC (Groupe d’appui aux libertaires et aux syndicalistes indépendants de Cuba) : cubalibertaria@gmail.com

Pour soutenir les compas de l’Atelier libertaire de La Havane, vous pouvez faire parvenir votre aide financière sur un fond de soutien permanent qui sera à la charge de l’Internationale des fédérations anarchistes.

Envoyez vos dons à l’IFA : Société d’Entraide libertaire (SEL) c/o CESL, BP 121, 25014 Besançon cedex (chèques à l’ordre du SEL, mention Cuba au verso).

Daniel Pinós Barrieras

Groupe d’appui aux libertaires et aux syndicalistes indépendants de Cuba (GALSIC)


P.-S.
Source : http://www.polemicacubana.fr/

http://www.autrefutur.net/La-presse-lib ... ait-a-Cuba
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Re: Cuba Libertaria

Messagede bipbip » 12 Oct 2013, 02:13

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Re: Cuba Libertaria

Messagede bipbip » 03 Mar 2014, 11:07

CUBA LIBERTARIA N° 28
55 ans de Révolution : “Vive le socialisme capitaliste !”

PDF : http://www.polemicacubana.fr/wp-content ... s/CL28.pdf
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Re: Cuba Libertaria

Messagede bipbip » 24 Mai 2014, 10:40

CUBA LIBERTARIA N° 29
1er mai 2014 “Vive la bourgeoisie !”

PDF : http://www.polemicacubana.fr/wp-content ... s/CL29.pdf

EDITORIAL :
Comme annoncé, le général d’armée Raúl Castro Ruz, président des conseils d’État et des ministres a présidé sur la Place de la Révolution, l’acte central d’un 1er mai appelé pour “faire trembler la terre…”

Dans le seul discours de l’acte, Ulises Guilarte de Nacimiento, membre du Comité central du Parti communiste de Cuba (PCC ) et secrétaire général de la Centrale des travailleurs de Cuba (CTC), a lancé un appel urgent aux travailleurs cubains à augmenter les “réserves” d’”‘efficacité, de productivité, d’économie et de contrôle”, pour développer l’unique et la plus durable garantie pour préserver les acquis sociaux à Cuba”.

Des “conquêtes” qui avec l’”actualisation du socialisme” (du capitalisme féodal-totalitaire) seront de moins en moins préservées pour de nombreux cubains qui passeront du secteur public au secteur privé. En raison aussi d’une série de lois (le Code du travail et sur l’investissement étranger) qui introduit des mécanismes capitalistes de marché dans une économie cubaine chaque fois plus ouverte au capital transnational. Par conséquent, les slogans clés, pour appuyer les réformes économiques qui feront possible cette “rénovation du socialisme” cubain, sont identiques à celles du capitalisme : “Produire avec discipline et efficience” et “unité et efficacité”.

Il n’est donc pas surprenant que cette “actualisation du socialisme”, y compris parmi les propres sympathisants du castrisme, commence à inquiéter en raison d’une telle dérive. Surtout après l’adoption de la loi sur l’investissement étranger qui complète le cadre juridique du projet “d’actualisation “, une loi qui favorise le secteur privé cubain naissant, ce qui génère une discrimination qui favorise les entreprises des cubains de l’étranger, les Fanjul, les Saladrigas, etc., qui se sont rendus dernièrement sur l’île.

La preuve de cette inquiétude, qui n’ose pas encore se manifester en tant qu’indignation, est l’article “Une bourgeoisie nationale ?”, de l’écrivain Guillermo Rodríguez Rivera, membre du conseil de l’UNEAC et du conseil de direction de la Fondation Nicolas Guillén. Article qui a suscité de nombreux et polémiques commentaires.

http://www.polemicacubana.fr/?p=10278
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Re: Cuba Libertaria

Messagede bipbip » 19 Jan 2015, 10:43

CUBA LIBERTARIA N°30
QU’IL Y A-T-IL DERRIÈRE LA RÉCONCILIATION CUBA-ÉTATS-UNIS ?

PDF : http://www.polemicacubana.fr/wp-content ... s/CL30.pdf

EDITORIAL :
Une des nouvelles les plus importantes de la fin de l’année 2014 a été l’apparition simultanée de Barak Obama et Raul Castro sur les écrans de télévision des Etats-Unis et de Cuba, afin d’annoncer « urbi et orbi » le dégel des relations entre les deux gouvernements.

Alors que personne ne pouvait imaginer qu’un tel geste puisse se produire, les deux présidents ont organisé cet évènement le mercredi 17 décembre à partir des capitales de leurs pays respectifs, lançant ainsi la première étape vers la normalisation de leurs relations publiques après 53 années de « guerre froide » et de « blocus économique ».

Comme on le sait, ce « geste » est le résultat de longues négociations qui ont été entamées en 2012 par deux fonctionnaires (Ricardo Zuniga, pour les États-Unis, et Josefina Vidal, pour Cuba), négociations maintenues dans le plus grand secret afin de « rapprocher les position » sur des questions que chaque gouvernement considère « essentielles ».

Même si a également contribué le fait que Raul Castro, après le remplacement de son frère Fidel, a commencé à mettre en œuvre une série de changements dans une économie qui jusque-là faisait partie du dogme « socialiste » en vigueur sur l’île, un dogme qui était intouchable. Des changements pour avancer vers la transformation du « socialisme » (capitalisme d’Etat) en un capitalisme de marché.

Il est donc normal que tous les partisans de ce système – dans l’île et hors d’elle – soient enthousiasmés par cette perspective et que des préoccupations se soient seulement exprimées dans les secteurs qui au sein et à l’extérieur de Cuba ont dénoncé la restauration de l’exploitation capitaliste par un gouvernement qui continue à se prétendre révolutionnaire et socialiste. Ces secteurs sont inquiets de voir l’impuissance dans laquelle sont actuellement les travailleurs cubains, une impuissance qui va s’aggraver avec l’alliance qui est en cours entre les syndicats du Parti-État et le capital privé.

Comme cette réalité n’est pas vraiment commentée dans les prétendus organes d’information, nous avons jugé nécessaire de reproduire l’article d’un compagnon libertaire cubain Manuel Diaz Rogelio Moreno et le texte de l’Atelier libertaire Alfredo López de la Havane sur ce qu’il y a derrière cette « réconciliation »…

http://www.polemicacubana.fr/?p=10684#more-10684
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