Parti de Gauche - Front de gauche (2013)

Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 18 Sep 2013, 11:43

Les menaces de mort et de viol contre Julie del Papa doivent être sanctionnées ! Alexis Corbière 17/09

Depuis samedi, notre camarade Julie del Papa - militante du PG à Avignon - en raison de sa participation à la manifestation anti-FN de Marseille, a été victime d’un ignoble déversement de haine sur twitter. Des militants d’extrême droite, défendant le Front national, lui ont envoyé plus d’une centaine de messages mêlant menaces de morts et de viols avec des insultes racistes et sexistes. Pour ceux qui en douteraient, ils montrent là leurs vrais visages.

Notre camarade s’est immédiatement rendue au commissariat pour porter plainte, mais les services de police ont cherché à l’en dissuader, considérant qu’il s’agissait là d’une conséquence presque normale de son engagement politique au PG et n’ont fait finalement qu’accepter qu’elle dépose une main courante.

Nous demandons solennellement au Ministre de l’intérieur de se saisir de cette affaire afin que les différents responsables de ces menaces soient identifiés et sanctionnés. Le cas de Julie del Papa est révélateur de l’utilisation croissante de réseaux sociaux, pour faire prospérer les discours racistes et violents.

Il n’est pas tolérable que des fonctionnaires de police banalisent la situation et refusent de recevoir un dépôt de plainte, lorsqu’une jeune femme se fait menacer de mort et de viol et se sent en danger. L’impunité dont bénéficient ces militants d’extrême droite fait augmenter encore plus leur violence verbale, qui ouvre généralement la voie à la violence physique.


Les barbares campent sur Twitter Michel Soudais 17/09

Insultes sexistes et racistes, menaces physiques, appel au viol… Des cyber-activistes d’extrême droite se déchaînent sur la toile contre une jeune militante du Parti de gauche, coupable d’avoir raconté sur Twitter sa participation à la manifestation organisée à Marseille contre l’université du Front national, samedi.

La violence et la haine envahissent dangereusement les réseaux sociaux. C’est devenu banal de le dire.
Pourtant, je n’ai pas l’impression qu’on prenne pleinement la mesure du fumet sorti des égouts qu’exhale de plus en plus la toile à mesure qu’enflent les intentions de vote en faveur du Front national de Marine Le Pen.
Si l’on n’y remédie pas, notamment en appliquant aux infractions et aux délits les plus flagrants les lois qui encadrent la liberté de la presse, il est plus que probable que des esprits simples (le web en attire beaucoup), chauffés par des excités, passent à l’acte.
Présent sur le plateau de LCI au moment de l’annonce de la mort de Clément Méric, j’avais dit à chaud ne pas être surpris par l’agression violente de ce jeune militant, ayant constaté depuis plusieurs mois, sur le net, une montée de la violence verbale des militants et sympathisants d’extrême droite à l’encontre de tous leurs contradicteurs.

Le fascisme le plus bestial

La haine déversée sur une jeune militante du Parti de gauche, et quelques uns de ses soutiens, depuis ce week-end par quelques cyber-activistes qui se revendiquent de cette mouvance en est une nouvelle illustration. Et elle est édifiante. Le fascisme le plus bestial, avec son lot de menaces, de propos orduriers, racistes, mais en l’espèce aussi particulièrement sexistes, s’exprime désormais sans retenue.

Le prétexte à cette attaque aura été la manifestation organisée à Marseille contre la tenue dans cette ville de l’université d’été du FN. Quelques 8.000 personnes ont défilé du Vieux-Port à la place Castellane, à l’appel du collectif Marseille contre l’extrême droite, qui regroupe une quarantaine d’organisations. Dans le cortège, Julie Del Papa rend compte de l’ambiance sur Twitter, s’attirant de premières répliques de twittos nationalistes auxquelles elle répond parfois.
Assez vite à court d’arguments un certain @olbag, qui reconnaît avoir « l’intelligence de Nabilla », propose à la jeune femme de « l’enculer », suggestion reprise par @DTsumeo à la suite duquel @Fortesque18 suggère de la « flooder » (traduction française = envoyer une grande quantité de données aussi inutiles que malveillantes).

Image

Pour ceux qui l’ignorent, le GHB ou acide gamma hydro butyrique est le nom scientifique de la drogue du viol. L’incitation au viol est explicite. Et l’appel au « flood » entendu.
Voici une sélection de captures d’écran (impossible de toutes les produire) des écrits (si l’on peut dire) de ce club de poètes :

Image

Je vous avais prévenu, ces messieurs ont quelques obsessions lourdingues... Et des difficultés à manier l’orthographe de la langue française.

Image

Insensibles aux menaces de plainte

Quand Julie Del Papa a protesté, alerté ses camarades, suscitant de très nombreux tweets de soutien, et annoncé qu’elle déposait plainte [1], les trolls ont continué de plus belle, non sans prétexter que tout cela n’était que de l’humour. Extraits :

Image

Intimidations tous azimuts

A ces menaces de viol, sont venus s’ajouter des tweets plus précis, laissant entendre que leurs auteurs savaient très bien où cette jeune militante habitait. Un certain @19constitution lui conseille ainsi de bien regarder où elle met les pieds, avignon étant « une petite ville ». Un autre n’a pas hésité à balancer l’adresse et le téléphone d’un bloggeur, Nathanaël Uhl, qui, dans un billet titré Encore un week-end ordinaire à facholand, avait pris la défense de Julie Del Papa.

Dans leurs délires, ces fanatiques imaginent déjà déporter leurs opposants...

Image

jusqu’au bout de l’enfer. A Auschwitz même !!

Image

Notez que la deuxième « salope » visée dans ce tweet, Sophia Hocini, a eu le tort de s’opposer à la meute lâchée sur Julie Del Papa, sur twitter et sur son blog. Ce qui lui vaut d’être également harcelée.

Qui sont ces trolls ?

D’abord de courageux anonymes qui se planquent derrière leur clavier. Et quand on essaie d’en savoir plus, on note que
@Merkava_83, dont le compte est protégé (cela renforce l’anonymat), se présente sur son profil comme un Anti-UMPS-Radical et se flatte d’être suivi par Marine Le Pen.
@olbag, qui crie à la diffamation quand il est qualifié de « facho », a fêté en juillet l’anniversaire de... Mussolini.
@Corlugdunum, qui sur son profil appelle à la Reconquista sur la reproduction d’un tableau représentant Charles Martel, est un fan de Marine Le Pen.

Coeur De Lyon @CorLugdunum

Grand discours de #MLP, une prise de hauteur indéniable, un constat pragmatique, une vision explicite, l'émergence d'une future Présidente ?
4:27 PM - 15 Sept 2013


- @WalterKruger88 avec qui il était en relation sur le réseau avait pour avatar la photo d’un officier SS ; j’écris « avait » car ce compte semble avoir été fermé.
@ElConnardo, autre relation de @CorLugdunum, déclare que ses « tweets n’engagent qu’Adolf Hitler »...
Etc.
Si cela vous dit de plonger dans ce bestiaire, vous pouvez continuer les recherches... Vous y trouverez confirmation que la France bleu marine dont on nous vante un peu trop la dédiabolisation-normalisation tire fortement vers le brun.
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 20 Sep 2013, 00:58

De clément Meric à Pavlis Fyssas : fascistes assassins ! Magali Escot , membre du bureau national du PG 18/09

Le chanteur grec de hip hop Pavlos Fyssas engagé dans la lutte anti fasciste a été assassiné cette nuit à coups de poignard au Pirée par un groupe organisé ayant prémédité son crime. Ses agresseurs ont été identifiées comme étant membres de l’Aube Dorée.

Au delà de l’émotion forte qui nous étreint, le Parti de Gauche proclame son entière solidarité avec les rassemblements qui se tiennent et se tiendront dans les rues de Grèce pour dénoncer ce crime et montrer le visage de l’humanisme anti fasciste.

Nous soutenons le peuple grec qui le premier sur le sol européen vit les conséquences dramatiques des politiques totalitaires de l’Union européenne.

Nous ne céderons jamais face à la terreur que tente d’imposer l’extrême droite. Les Z réapparaitront sur les murs des rues grecques. La soif de vie et d’égalité des anti fascistes ne s’étanchera jamais, même sous les coups meurtriers.
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 20 Sep 2013, 21:29

Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent font la paix à la Fête de l'Humanité 14/09

Le secrétaire national du PCF et le coprésident du Parti de gauche, alliés au sein du Front de gauche, s'étaient vivement affrontés sur la question de la stratégie à adopter pour les municipales. 

"Les divergences n'empêchent ni l'amitié ni la fraternité." La crise ouverte entre le Parti de gauche et le PCF, déclarée cet été, toucherait-elle à sa fin ? Après les désaccords sur la stratégie à adopter en vue des municipales, Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent ont enterré la hache de guerre à la Fête de l'Humanité, à La Courneuve (Seine-Saint-Denis).

Vendredi 13 septembre, le coprésident du Parti de gauche, a rappelé sa confiance dans les militants communistes pour qu'ils tranchent "du bon côté" dans le débat sur la position à adopter face aux socialistes lors des élections municipales.

Les militants trancheront en octobre

Cet été, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, et Jean-Luc Mélenchon, alliés au sein du Front de gauche, s'étaient vivement affrontés sur la question des municipales : le Parti de gauche prône une autonomie dès le premier tour, alors que les communistes qui dirigent des villes avec les socialistes sont pour le "cas par cas". Chez les communistes, les militants doivent s'exprimer sur la question en octobre. "C'est eux maintenant qui ont la question dans leurs mains. Moi, j'ai confiance, qu'est-ce que vous voulez que je fasse d'autre ? A chaque fois, ils tranchent du bon côté donc je me dis que cette fois-ci aussi", a déclaré l'ancien candidat du Front de gauche à l'élection présdidentielle.

Les deux hommes ont mis de côté leurs divergence lors de l'inauguration du stand du Front de gauche à la fête de l'Humanité. "Cela veut montrer qu'il y a de la sympathie, c'est mieux que la partie de paire de giffles qui avait commencé cet été", a reconnu Jean-Luc Mélenchon.
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 22 Sep 2013, 00:02

Conférence environnementale : Le climat attendra ! Corinne Morel Darleux Secrétaire Nationale à l'écosocialisme du Parti de Gauche

La 2e conférence environnementale s’est donc ouverte ce matin. Et ce alors que la première, qui devait aboutir à une grande loi sur la transition énergétique en cette rentrée, n’a toujours rien donné de concret.

Le troisième Ministre de l’écologie du gouvernement Ayrault a en effet beau se satisfaire que 75% des objectifs de la conférence de 2012 aient été réalisés, il peine à masquer ses déboires. Car M. Martin, si réussir un débat, c’est réussir à l’organiser alors oui, c’est une réussite. Mais si c’est qu’il aboutisse à des décisions nécessaires au bien commun dans un réel travail démocratique, alors c’est plus qu’un échec, c’est un fiasco. Le Président Hollande l’a confirmé lui-même ce matin en confirmant le report de cette loi sur la transition énergétique à fin 2014.

A quelques jours d’un nouveau rapport du Giec qui doit confirmer l’origine humaine et une hausse alarmante des températures, le message est clair : le climat attendra.

Sur fond de gloubi-boulga gouvernemental en matière de fiscalité écologique, le Président a confirmé la taxe carbone tout en restant toujours aussi flou, et s’est exprimé en faveur d’une baisse de la TVA, réduite de 10% à 5%, pour les travaux d’isolation thermique. Cette annonce destinée à calmer ses partenaires d’EELV ne suffira cependant pas à masquer le fait que la fiscalité écologique va financer le crédit impôt compétitivité des entreprises, qui n’a strictement rien d’écologique et ne correspond qu’à une nouvelle opportunité pour ce gouvernement de faire de la redistribution à l’envers, c’est-à-dire des ménages vers les entreprises.

Les renoncements du gouvernement en matière d’environnement n’en finissent pas d’exploser au grand jour, de même que l’indigence de ses propositions fiscales qui persistent à ne toucher ni au capital, ni à la répartition des richesses… A ce sujet d’ailleurs, que faut-il en déduire lorsque M. Hollande s’empresse, dès son discours fini, de filer dans une usine de batteries électriques appartenant à M. Bolloré, 11e fortune de France ?

M. Hollande, il ne suffit pas de promettre la main sur le cœur la réduction de moitié de nos consommations d’énergie d’ici 2050. Encore faut-il dire comment vous comptez vous y prendre.

Et ce n’est certes pas en accélérant la privatisation d’EDF et de GDF ni en compressant les investissements publics que la France se donnera les moyens de devenir la première nation écologique !

Report de la loi sur la transition énergétique, recul sur la taxe diesel que M. Hollande avait imprudemment promise pour flatter ses alliés, faiblesse du budget 2014 et absence de fiscalité écologique viennent s’ajouter au report de la fermeture de Fessenheim, à l’entêtement sur le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, à l’éviction de deux Ministres de l’Écologie en un an, aux forages off-shore en Guyane, ou encore au fait, tiens donc, que le gouvernement n’a pas déposé de mémoire en défense sur la question prioritaire de constitutionnalité déposée par le pétrolier Schuepbach pour annuler la loi sur les gaz de schiste interdisant la fracturation hydraulique…

M. Hollande, même bio, l’écologie n’est pas une cantine, et la tambouille électorale n’a jamais fait un programme.

Le Parti de Gauche appelle tous les parlementaires qui se réclament de l’écologie à faire preuve de cohérence et de courage politique : le vote du budget 2014 sera l’occasion de compter les dessillés.
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 22 Sep 2013, 23:03

Jean-Luc Mélenchon, les municipales et l’avenir du Front de gauche Entretien, par Catherine Tricot 21/09

La question des alliances PC – PS au premier tour des élections municipales enflamme le Front de Gauche. Alors que le feu couvait depuis plusieurs mois et à quelques jours du vote des militants communistes Jean-Luc Mélenchon fait monter la pression et en fait une question décisive pour l’avenir du Front de Gauche. Sur son blog, il écrit : « Il y aura une liste autonome de l’autre gauche à Paris comme partout ailleurs, au premier tour. A Paris, Danielle Simonnet en a lancé la campagne la semaine passée ! Que devient alors le « Front de Gauche » si une partie de l’une de ses composantes préfère l’alliance avec les socialistes ? C’est la question que nous sommes en train d’étudier. Dans les faits, un Front d’un type nouveau sera présent : certains communistes l’auront quitté, pas tous, loin de là, d’autres composantes l’auront rejoint peut-être. Mais plus rien ne sera comme avant. » Nous l’avons rencontré pour une explication de texte.

Regards.fr. Vous semblez anticiper une décision des communistes parisiens en faveur de l’alliance avec les socialistes au premier tour. Pourquoi le pensez-vous ?

Jean-Luc Mélenchon. Parce que les négociations entre communistes et socialistes sont très avancées ! Nos partenaires du Front de gauche ne nous informent de rien mais on apprend incidemment, au détour d’un article dans l’Humanité, à propos de Dieppe que des négociations sont en cours entre les deux partis à Paris. Fin août, quand le journaliste de Libération interroge Pierre Laurent sur les prétentions du Front de gauche à obtenir 15 élus parisiens il confirme que la nouvelle représentativité du Front de gauche doit être prise en compte par les socialistes. Pourtant il n’a pas de mandat du Front de gauche pour cette négociation. Serions-nous le deuxième choix du PCF en cas d’échec des négociations avec les socialistes ? Ce n’est pas acceptable.

Mais le vote des militants communistes n’interviendra qu’en octobre…

Je leur lance une alerte solennelle : ce vote n’a pas seulement une dimension locale. La question est de savoir si le Front de Gauche s’assume comme une alternative. Pour nous les discussions à Paris avec la fédé du PCF sont suspendues tant que les militants ne se seront pas prononcés. Nous avons commencé la campagne.

Ne dramatisez-vous pas ?

Je refuse de masquer le danger ! Nous tirerons les conséquences d’un accord avec les socialistes à Paris, à Évry – la ville de Manuel Valls, à Nantes - celle de Jean-Marc Ayrault, à Lyon, à Toulouse… Car alors il y aurait un sérieux problème de cohérence et de visibilité pour le Front de Gauche. On ne peut pas manifester le samedi contre la politique du gouvernement et voter le dimanche pour un de ses ministres. Cette confusion rend le Front de Gauche inaudible, alors même que le débat se polarise dans les médias autour du Front National.

Vous savez bien que Toulouse, Nantes, Lyon sont des fédérations autrefois « huistes » (en accord avec Robert Hue) hors de contrôle de l’actuelle direction du Parti communiste…

Ce débat n’est pas le mien. Je dis seulement que c’est la clarté politique qui unifie et non les compromis entre fractions. La cohérence est une responsabilité politique qu’il faut assumer. Il serait étrange d’avoir un parti avec deux systèmes d’alliance alors même que la majorité des communistes sera sans nul doute favorable à des listes autonomes. Tous les communistes de France, toutes les listes du front de gauche seront décrédibilisés par le retour de quelques uns au bercail de la gauche plurielle ! Et cela alors que sept des neuf organisations qui composent le Front de Gauche sont déjà en faveur de l’autonomie. Quelle est la position du PCF ? Bref : je considère que ce serait une faute politique de s’allier avec le PS. Pierre Laurent milite pour … et moi contre. Les militants vont trancher. Puis les électeurs.

Le Front de Gauche est un Front et non un parti unique. N’est-il pas normal qu’il y ait des différences entre ses composantes ?

L’autonomie par rapport au Parti Socialiste est dans notre accord initial. La question des Fronts à géométrie variable a été tranchée. Le PCF était d’abord pour. Nous, nous voulions un parti unique. Cela n’a été ni l’un ni l’autre, mais une alliance durable dont la colonne vertébrale est l’autonomie. Surtout dans une élection à deux tours. Disparaitre du premier tour c’est diminuer la gauche. Peut-on imaginer que nous fermions la boutique Front de Gauche jusqu’en avril pour la rouvrir au moment des européennes en mai. Faudra-t-il la refermer de nouveau en 2015 lors des élections pour les conseillers territoriaux ?

Faut-il alors prendre le risque de faire exploser le Front de gauche ?

Je ne crois pas que le Front de Gauche va se fracasser. Mais de fait il y a un risque d’explosion de son message et de sa crédibilité. Il y a deux écueils mortels pour le Front de Gauche : l’absence de base sociale ou l’absence de stratégie. Je ne veux ni de l’un ni de l’autre. Je veux élargir la base du Front en tranchant le débat stratégique.

La question essentielle est celle de dépasser le leadership socialiste. Nous sommes tous d’accord pour travailler à un élargissement politique du Front de Gauche. Mais il y a deux voies. Pour nous, les élections municipales sont l’occasion d’élargir les alliances politiques vers tous les opposants à l’austérité. Faire alliance avec le Parti Socialiste conduit à se détourner des militants du mouvement social, des socialistes qui n’acceptent pas la politique du gouvernement, des écologistes critiques. Nous, nous voulons construire les conditions d’une nouvelle majorité et cela passe par leur tendre la main sans leur demander de dire la même chose que nous. Juste de rompre avec l’austérité. Si nous ne faisons pas ces listes autonomes, nous leur coupons la route de la sortie du dispositif socialiste. C’est parce que nous serons autonomes que nous pourrons faire coaguler les forces d’alternatives.

Je ne propose pas l’épopée folle des derniers résistants. Je refuse la bunkerisation dans la vieille alliance de gauche plurielle. Je propose une stratégie de conquête et d’élargissement. On m’objecte parfois le risque de perdre. C’est inhérent aux élections. Je veux aussi prendre le risque de gagner.
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 23 Sep 2013, 11:45

Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 24 Sep 2013, 10:59

Contre la confusion aux municipales JL Mélenchon

Cette fête de l'Humanité a été la meilleure que j'ai vécue depuis ma première participation à cet événement, il y a maintenant quelques années de cela. Ici, je parle de l'accueil que m'ont réservé les passants des allées que je croisais, les animateurs de stands que j'allais saluer et, d'une façon générale, tous ceux qui sont venus au-devant de moi, notamment dans le grand stand du Parti de Gauche. J'ai vu dans cet Avec les ouvriers d'ArcelorMittal de Fos-sur-Meraccueil un signal politique : le Front de Gauche, et les personnalités qui le composent, constituent dorénavant une identité politique profondément ancrée parmi les nôtres, qu'ils soient militants d'un parti, sympathisants ou simples électeurs fidèles. Certes, pour ce qui est des dirigeants, la consigne avait été clairement donnée dans chacune de nos organisations d'afficher les mines réjouies, des sourires complices et des accolades enthousiastes. Tout le monde s'y est tenu. Mais la vérité est qu’il n’y a pas eu besoin de se forcer. L'ambiance était bonne, fraternelle et davantage tournée sur l'actualité du monde et du pays que sur les problèmes internes. Pouvait-il en être autrement ? Ce n’est pas une affaire de personne qui est en cause. Tout le monde s’entend plutôt bien. C’est une affaire de ligne d’action. De toute façon, pour ma part, je pensais que cela ne servait strictement à rien de surjouer l'ambiance scoutiste dans la mesure où les médias concernés avaient déjà défini leur position et leur analyse avant même que l'événement commence. Et pour cause : voilà deux mois que leur est servie sur un plateau une belle histoire de division du Front de gauche commencée par des remarques pour soutenir Manuel Valls, très agressive contre mon style d’expression. Un moment analysé par tous les commentateurs comme les prémices des municipales et en effet aussitôt suivie d’une scène de théâtre de boulevard à propos de Paris avec mes amis dans le rôle du conjoint trahi.

En arrivant à la fête je ne savais pas quel serait l'état d'esprit moyen des participants. Pour finir, dans les allées, il n'y avait besoin d'aucune consigne pour que s'exprime avec force et de toutes les façons possibles, notamment sur mon passage, l'adhésion massive à la thèse de l'autonomie politique au premier tour de l’élection municipale. D'ailleurs, le jour même, le journal "Politis" publiait une liste de plus de trente grandes communes où le choix d'une stratégie autonome de liste Front de Gauche avait été fait. Faisons le point. Si sept sur neuf des organisations du Front de Gauche se sont dorénavant exprimées clairement en faveur de l'orientation d'autonomie au premier tour des élections municipales, tel n'est pas le cas au Parti Communiste où la discussion continue, ville par ville ! Celle-ci est assez ouverte pour que nous connaissions quelques-uns des nombreux cas où il y aura une liste autonome au premier tour regroupant l'ensemble des forces du Front de Gauche. C'est encourageant. Mais la situation globale du Front de Gauche n'est pas bonne parce que sa lisibilité est totalement brouillée par la situation à Paris et dans quelques villes emblématiques de la Fralibdomination solférienne comme Nantes, Evry ou Toulouse, villes du Premier Ministre, du Ministre de l’Intérieur et du président de l’association des élus socialistes, avec qui nos camarades communistes préfèrent former une liste commune plutôt qu’avec les partenaires du Front de Gauche.

Au moment où toute la presse avance le marchepied à Marine Le Pen dont la stratégie est clairement dessinée comme une alternative globale au « système », nous patinons dans une valse-hésitation incompréhensible pour l'opinion. Je ne veux pas avoir de comportement politicien à ce sujet. Il ne s’agit pas de faire des sourires devant les caméras et de se donner des accolades hypocrites. Je n’accepte pas la situation. Le Front de gauche est délibérément mis en danger dans tout le pays. Et cela principalement du fait de Paris ! Paris est symbolique et c’est bien normal. La négociation secrète avec les socialistes et la mise à l’écart de tous les partenaires du Front de Gauche est une rupture blessante. « Le rassemblement » qui consiste à passer par-dessus bord ses camarades de combat pour aller faire cause commune avec ceux dont nous combattons tous les jours la politique ne créera aucune dynamique électorale pour ceux qui croient qu’ils vont en être les bénéficiaires. Mais peu nous chaud. Ce qui est plus grave c’est que cela peut nous faire reculer, nous aussi, qui restons fidèles à l’orientation d’indépendance du Front de Gauche, si nous sommes confondus avec cette lamentable opération. Ceux qui ont ajouté à tout cela des attaques ad hominem contre moi n’ont réussi qu’à donner une apparence très personnelle aux problèmes qui nous sont posés. Je sais très bien que cela ne me dessert pas, dans la profondeur du pays, d’être perçu comme celui qui résiste et qui est sincère et fidèle dans sa volonté politique et l’engagement pris avec la campagne présidentielle. Mais cela ne peut me contenter. Je ne cours aucun objectif personnel dans cette affaire. Ma vie est faite. Aujourd’hui, je ne vois qu’une chose : la confusion affaiblit le Front de Gauche. Les arguments avancés contre l’autonomie piègent toutes les listes du Front de Gauche. Et donnent du poids aux agresseurs qui nous attaquent à Saint-Denis ou Dieppe. C’est cela mon problème et celui de toute l’équipe du Parti de Gauche, et je ne cite qu’eux pour ne pas parler à la place des autres, communistes inclus, dont je connais cependant l’opinion !

Le brouillage actuel est appelé à durer des mois durant si nous n’y trouvons pas une parade. Je n’appelle pas une parade le fait de combiner dans un même discours des bordées d’attaques au canon contre le gouvernement avec de pieux couplets pour l’unité avec ses ministres aux municipales. Ce genre d’omelette norvégienne ne produira rien d’autre que le sentiment d’une embrouille. Aujourd’hui la confusion qu'introduit à la fois l'engagement personnel du secrétaire national du PCF en faveur de l'alliance avec les socialistes à Paris et le système d'annonces perlées tantôt d'un côté tantôt de l'autre selon les localités va se Rencontre avec les salariés en lutte de Sanofi. prolonger par une campagne électorale à géométrie variable ruineuse pour notre image collective.

Et aussi pour notre image particulière. Le PG ne peut accepter d’être entrainé dans cette impasse ni d’être confondu avec cet opportunisme. D’autant qu’il n’existe aucun indice d’amélioration de la gestion de cette situation ni de volonté de la maîtriser. Cette gestion au jour le jour est consternante. Il n’y a aucune discussion nationale sur l’ensemble de la carte de France. Les partisans de l’alliance à géométrie variable se lancent dans d’obscures allées et venues de marchands de tapis entre les socialistes et les militants fidèles au Front de Gauche. Nous sommes réduits au rôle ridicule de potentiel deuxième choix et contraints de nous soumettre à un calendrier de décisions et de tractations qui ne sont pas les nôtres. A l’heure actuelle, aucune répartition des rôles et des têtes de listes n’a donc lieu dans le Front de Gauche pour garantir la diversité de sa représentation, donc sa crédibilité. De son côté, la discussion sur les européennes est elle aussi totalement mise en panne depuis juin. Pas d’interlocuteur ! On le comprend : comment préparer un dispositif global qui articule les deux campagnes avec un système d’alliance à géométrie variable ? Dévorés par le débat interne, je crois que les responsables communistes ne se rendent plus compte de l’offre réelle qu’ils font à leurs partenaires : toutes les têtes de listes, partout en France, de l’arrondissement à la commune. Je ne dis rien des européennes pour ne pas laisser croire que je donne une dimension personnelle à mon propos.

A quoi bon se cacher ce que va nous coûter cette gestion calamiteuse si on la laisse prendre le dessus. Le Front de Gauche devient invisible, perdu dans une obscure bataille vécue comme purement politicienne. La réalité est encore plus cruelle que les apparences. La stratégie d’alliance avec le PS au premier tour des municipales dans les grandes villes nous briserait les jambes. En fait c’est une bunkerisation dans un système d’alliances pauvre et étroit avec une équipe solférinienne à la ramasse. Elle nous couperait de toutes les jonctions possibles avec les forces qui s’en détachent et avec les mouvements sociaux qui l’affrontent déjà et l’affronteront demain davantage sous toutes les formes, il faut l’espérer. C’est le clivage qui permet le rassemblement et l’éducation de masse dans cette séquence de l’histoire.

L’objectif de la période pour nous c’est la construction d’une majorité alternative à gauche, combinant les luttes et les urnes. Il s’agit de sortir le pays du garrot néolibéral et de l’état de vassalisation où il se trouve. Evidemment, le Front de Gauche est l’instrument que nous avons construit pour atteindre cet objectif. Avec le résultat de l’élection présidentielle, nous avons gagné notre crédibilité aux yeux du pays. Dans l’année qui a suivi, nous avons fait la démonstration, grâce à nos deux grandes manifestations contre le traité européen le 29 septembre puis pour « le coup de balai » et la sixième République le 5 mai. Dans cette dernière circonstance, la participation d’Eva Joly a ouvert un cycle de contacts et de discussion avec de nombreux groupes de Verts dans tout le pays. Parmi eux, la rupture avec le projet Jeunes militants gouvernemental solférinien avance à grand pas. Comment peut-elle déboucher positivement sans faire émerger une construction politique nouvelle ? Cela n’est pas possible. Sinon quoi ? Ce sera l’émiettement dans le découragement, groupe après groupe. C’est ce problème qu’il faut prendre à bras le corps.

Notre parti s’en empare par tous les côtés à la fois : sur le plan des contacts personnels, celui de l’action commune comme celle de Notre-Dame-des-Landes et les autres luttes emblématiques du combat « écolosocialiste », le travail théorique avec les Assises permanentes de l’écosocialisme, et ainsi de suite. C’est un travail de fond, sérieux, appliqué, sans effets d’annonces ni cabrioles médiatiques. Mais on ne peut se contenter de bien travailler chaque dimension de la tâche à accomplir. Arrive le moment où il faut faire l’effort nécessaire pour que tout converge par l’action dans les consciences et dans les faits. En démocratie ce sont les élections qui permettent cette fusion de toutes les dimensions politiques.

Pour nous, les élections municipales doivent donc être une étape politique et non pas un temps mort localo-localiste. Elles doivent être un point d’appui pour le travail que nous avons à accomplir. Lequel ? Ancrer et élargir le rassemblement de ceux qui ne veulent plus de la domination des solfériniens sur la gauche française. Les élections municipales sont une opportunité formidable pour élargir le front des forces qui veulent faire du neuf à gauche. Une occasion de faire vivre, en les déclinant au niveau local, les propositions de la radicalité concrète. Les solfériniens en ont une peur bleue. C’est tout leur dispositif en vue de domestiquer le reste de la gauche qui peut être battu en brèche. Voilà pourquoi ils sont prêts à tout pour faire exploser le Front de Gauche, et davantage encore son projet de majorité alternative ! Tous leurs relais s’y emploient de tous côtés, de « Libération » aux barons locaux distributeurs de faveurs. Je fais le pari qu’ils ne parviendront à rien. Le front de blang-s-28l’autonomie à leur égard et de l’alternative radicale face à la droite va s’élargir vaille que vaille. Pour cela il faut ancrer notre lisibilité programmatique et stratégique. Il faut donc être autonome. Sans cela nous n’aurons aucune capacité d’entrainement, aucune crédibilité.

J’ai bien analysé les arguments qui sont opposés à la ligne de l’autonomie au nom du « rassemblement » que serait le retour au bercail de l’alliance immédiate avec le PS. Ce sont souvent des collections de phrases ambiguës qui veulent dire une chose et son contraire. Mais quels arguments clairs et ouverts ? Je n’en entends pas. Ou bien des sottises. Par exemple que nous ne voudrions jamais aucun socialistes sur nos listes ! Le contraire ! Un socialiste qui rompt avec la politique d’austérité et qui le dit est le bienvenu ! Ou qu’il s’agirait de faire des listes dans chaque village, ce qui est hors de portée. Absurde ! On ne parle d’autonomie obligatoire que dans les villes de plus de vingt mille habitants. Cela ne veut pas dire que l’autonomie ne serait pas une bonne chose ailleurs également. Cependant je sais dans quel état de délabrement et de résignation est la gauche. Je recommande de faire pour le mieux et je m’en remets aux camarades sur le terrain pour savoir s’ils peuvent ou non parvenir à former des listes dans des conditions politiquement claires et significatives. J’ai assez milité en milieu rural ou péri-urbain pour savoir combien la situation peut y être difficile, ne serait-ce que pour faire exister la gauche, parfois. Personne ne peut me reprocher de l’ignorer. Mais j’ai aussi été candidat gagnant, puis perdant, puis gagnant de nouveau aux élections cantonales. J’ai dirigé de nombreuses campagnes municipales, gagnantes et perdantes. Je n’ai hérité de rien, jamais. Et quand j’ai quitté le parti socialiste je suis allé solliciter le mandat du peuple sur le terrain, au suffrage direct, dans les élections européennes, dans une circonscription sans siège sortant ! Je n’ai pas cherché à utiliser ma position pour obtenir un arrangement avec les socialistes pour faire renouveler le siège de sénateur que j’avais auparavant brillamment conquis dans mon département d’alors et dont j’étais toujours l’élu pour trois ans encore ! Je suis heureux que notre travail collectif – le Front de Gauche était naissant et inconnu en 2009 – nous ait permis de faire la démonstration d’autonomie politique dont nous avions besoin. Je veux mentionner tout cela, que je résume, pour signaler que je ne suis pas sans expérience électorale, ni comme candidat ni comme dirigeant. Tout le contraire. Ceux qui m’ont vu a l’œuvre dans les blang-v-5européennes ou dans la présidentielle peuvent en attester, je crois.

Dès lors quand je parle d’autonomie dans les villes à partir de 20 000 habitants, je pense savoir de quoi je parle. Ce sont des villes où le vote est aussi très politique. Il y a deux tours dans cette élection et il est exceptionnel qu’une liste l’emporte dès le premier. Examiné du strict point de vue électoral, le « rassemblement avec les socialistes » est le prototype de la fausse bonne idée. Dans le contexte actuel du gouvernement solférinien, alors que l’abstention va être massive, disparaître au premier tour c’est diminuer la gauche et non pas l’augmenter ! Croire que les électeurs du Front de Gauche sont prêts à aller se ranger derrière un socialiste sans y être obligés, c’est mal connaître la force qui s’est construite dans l’élection présidentielle sur notre candidature commune. Après ce qui vient d’être vécu cette année, des retraites en passant par la Syrie et l’amnistie sociale, nos électeurs iront à la pêche s’ils n’ont pas l’occasion d’avoir un choix à gauche au premier tour. Disparaître au premier tour c’est aussi très mal préparer le second tour, sans réserve. Je n’admets donc pas l’argument d’après lequel il faudrait disparaître et faire des listes avec les solfériniens dès qu’un accord serait bien négocié « pour faire barrage à l’extrême droite et à la droite ». Sans avoir rassemblé d’abord les nôtres, il n’y a aucune majorité possible. Je ne suis pas davantage d’accord avec l’idée que ce serait au risque de perdre, parce que ce risque est celui de n’importe quelle élection. Pourquoi le « risque de gagner » est-il écarté par principe ?

Le seul type d’accord qui vaille c’est celui dont la calculette fixe le contour. C’est-à-dire celui dont le suffrage populaire fixe le contenu et les sièges par le nombre de vote qu’il accorde. C’est d’ailleurs ce que préparent les solfériniens qui nous agressent à Saint-Denis, à Dieppe et partout où il y a des mairies Front de Gauche. Dans ce cas ils n’ont aucun argument politique pour le faire, à part le fameux « pousse-toi de là que je m’y mette ». Et pourtant ils le font. Pourquoi ? Parce que leur but est de nous détruire. L’absorption ou l’affrontement sont les deux faces d’une même tactique de destruction pour eux. Ils sont prêts à payer le prix en sièges distribués pour cela. Dans ces conditions, le fait de faire liste commune avec les solfériniens dans la capitale, si visible et emblématique dans tout le pays, serait une faute majeure. De tous côtés, cela sera vécu comme une perte de visibilité politique, un marchandage sans principe, quelle que soit la pureté des intentions des auteurs de l’accord. Dès lors, l’impact national serait destructeur dans des centaines de communes où nos listes, nos sortants comme nos candidats en conquête, paieraient un prix démesuré. Je n’ai pas besoin de dire moi-même ici ce que vont blang-s-33être les arguments des socialistes dans tout le pays. Donc nous ne laisserons pas faire.

Il y aura une liste autonome de l’autre gauche dans Paris comme partout ailleurs, au premier tour. A Paris, Danielle Simonnet en a lancé la campagne la semaine passée ! Que devient alors le « Front de Gauche » si une partie de l’une de ses composantes préfère l’alliance avec les socialistes ? C’est la question que nous sommes en train d’étudier. Dans les faits un Front d’un type nouveau sera présent : certains communistes l’auront quitté, pas tous, loin de là, d’autres composantes l’auront rejoint peut-être. Mais plus rien ne sera comme avant.
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 25 Sep 2013, 11:29

A qui appartient la marque « Front de gauche » ? Lilian Alemagna et Geoffrey Livolsi 24/09

Que deviennent le nom et le logo si le Parti de gauche et le PCF font liste à part aux municipales ?
La question n’a pas encore été mise sur la table mais pourrait se poser dans les prochaines réunions de coordination du Front de gauche: que deviennent le nom et le logo «Front de gauche» aux élections municipales dans les villes où le Parti communiste choisirait de partir dès le 1er tour avec le Parti socialiste? En principe, les formations alliées sous la bannière depuis les européennes de 2009 ont un accord: aucun parti ne peut utiliser le nom ou le logo si les neuf forces qui composent le Front de gauche ne partent pas ensemble. «On souhaite avoir une charte où chacun s’engage à respecter cet accord», dit Eric Coquerel au Parti de gauche (PG). Au PCF, on partage la règle même si on s'attend à quelques difficultés locales, à Toulouse notamment...

Déposé par un proche de Mélenchon

Dans le parti de Jean-Luc Mélenchon, pas question d’ouvrir un front supplémentaire avec le PCF. Pourtant, ses dirigeants auraient tout à fait le droit d’utiliser l’appellation «Front de gauche» sur leurs affiches et tracts de campagne. Le nom et le logo appartiennent à l’un des leurs: Gabriel Amard. Très proche de Mélenchon — il est un de ses plus fidèles depuis ses premières années au Parti socialiste et partage la vie de sa fille — , ce membre de la direction du PG, reconnu pour ses engagements en faveur des régies publiques de l’eau, les a déposés en juillet 2009 auprès de l’Institut national de la propriété intellectuelle (Inpi), quelques semaines après les élections européennes. Dans la foulée, le PCF s’est assuré en mars 2010 de la paternité du nom «Front populaire de gauche».

Mais Amard n’en est pas resté là. Il a pris soin le 4 avril dernier de protéger de nouveau la marque «Front de gauche» et le logo choisi pour la présidentielle - un liseré jaune sous le nom à la place d’une étoile. De l’art d’être prévoyant avant d’entrer dans les secousses pré-municipales que le Front de gauche connaît aujourd’hui ? «C’était une simple régularisation, répond-t-il. Tout le monde au sein du Front de gauche avait le loisir de le faire.» Comme Coquerel, il jure que le nom et le logo ne seront pas utilisés si les forces de Front de gauche ne partent pas ensemble en mars prochain.

« Notre logo, c'est Mélenchon »

«De toute façon, conclut Amard, notre meilleur logo, c’est celui qui a fait 4 millions de voix à la présidentielle, c’est Jean-Luc Mélenchon». A Paris, la candidate du PG, Danielle Simonnet, est déjà passée à la pratique: sur son site Internet, la photo et le nom du député européen sont déjà bien présents. «On est contre l’utilisation du logo Front de gauche si les communistes vont avec le PS et nous nous interdisons de l’utiliser si toutes les composantes ne sont pas réunies, assure-t-elle. Le Front de gauche continuera sous une autre forme.»

« Un Front d'un type nouveau » ?

De là à abandonner complètement la formule actuelle ? Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon en a remis un coup dans la tension entre alliés de la gauche radicale: «Que devient alors le "Front de Gauche" si une partie de l’une de ses composantes préfère l’alliance avec les socialistes? interroge-t-il en évoquant le cas parisien C’est la question que nous sommes en train d’étudier.» Pour lui, «un Front d’un type nouveau sera présent : certains communistes l’auront quitté, pas tous, loin de là, d’autres composantes l’auront rejoint peut-être. Mais plus rien ne sera comme avant.»
Le PG penserait-il à une nouvelle organisation avec un nouveau nom et un nouveau logo? «Non, répond Coquerel. Mais il faut rappeler une chose: le Front de gauche n’est pas juste une étiquette, c’est une stratégie d’autonomie au premier tour des élections». Et pour Simonnet, les communistes qui partirait avec le PS «choisiraient d’en sortir». On frôle l'ultimatum...
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 26 Sep 2013, 22:23

Pour Mélenchon, les parlementaires communistes " n'en font qu'à leur tête " 26/09

Nouvelle tension entre le PCF de Pierre Laurent et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon. En août dernier, le coprésident du Parti de Gauche déplorait que Pierre Laurent "réponde de manière quasi instantanée aux injonctions d'Harlem Désir", avant de le qualifier de "tireur dans le dos". Cette fois, les deux groupes réunis sous l'étiquette du Front de gauche s'écharpent au sujet du budget de l'Etat 2014.

Ce mercredi, Jean-Luc Mélenchon a fustigé le projet de budget 2014 qui "ajoute 15 milliards d'euros de coupes budgétaires à la saignée de 20 milliards d'euros déjà engagée depuis le début du mandat de François Hollande".

La veille, il avait appelé le Front de gauche à ne pas voter le budget pour 2014, "pour résister à l'austérité. Et pour rendre à notre pays le goût du futur". Il en avait alors profité pour attaquer les parlementaires communistes: "Nous avons un groupe qui ne prend aucune consigne auprès du Front qui l'a élu, qui n'en fait qu'à sa tête."

" Nous n'avons pas à être caporalisés par une organisation politique "

Alors, certes, les parlementaires communistes estiment eux aussi que le budget 2014 est "à priori mauvais". Eliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat, a d'ailleurs expliqué qu'elle allait "décrypter" le budget pour "voir comment nous pouvons proposer des solutions". Mais c'est bien l'attaque de Jean-Luc Mélenchon qui agace les parlementaires communistes.

" Nous considérons que nous n'avons pas à être caporalisés par une organisation politique " , a alors rétorqué André Chassaigne, président du groupe communiste à l'Assemblée. Ce qui n'empêche pas d'"échanger, de dialoguer" avec le Front de gauche, a-t-il ajouté. " Nous ne sommes pas enfermés dans des postures politiciennes, nous avons comme devoir et responsabilité de regarder les choses " , a renchéri Eliane Assassi.

Chez les communistes, " l'autonomie des groupes politiques au Parlement et dans les collectivités territoriales est très ancienne " , poursuit André Chassaigne. " La liberté de vote date de 1993, à la demande de certains députés, alors que le président du groupe communiste était Alain Bocquet, ça n'est pas moi qui ai inventé ça " . Cette nouvelle attaque risque de troubler les journées parlementaires communistes, qui se sont ouvertes ce mercredi.
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 28 Sep 2013, 02:42

Le Front de gauche et « le contrat de majorité » 21/09

Nicolas Mayer-Rossignol, pressenti pour prendre la succession d’Alain Le Vern au conseil régional, va sans doute devoir recoller les morceaux de la majorité régionale, en l’occurrence avec les élus du Front de gauche, qui, selon l’actuel président de Haute-Normandie, se seraient eux-mêmes mis hors de la majorité en n’assistant pas aux réunions et en se désolidarisant de certaines délibérations. Les élus du Front de gauche et le PS devraient se rencontrer très prochainement pour évoquer l’avenir, à commencer par l’élection du nouveau président, fixée au 14 octobre.

« Nous avons eu des différends politiques avec Alain Le Vern, souligne Céline Brulin, mais nous avons un contrat de majorité issu des élections de 2010 et qui lie les différentes composantes de cette majorité. Nous sommes toujours en phase avec ce contrat. » Selon l’élue, qui se prépare à se présenter aux municipales à Bolbec, l’arrivée d’un nouveau président à la Région doit être l’occasion d’instaurer une « nouvelle manière de diriger la Région et d’apporter un autre souffle démocratique ».
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 29 Sep 2013, 21:49

Image
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 30 Sep 2013, 12:59

Cognac : les communistes ont choisi... de ne pas choisir 24/09

La section locale du PCF relance un appel au maire et au Parti de gauche pour tenter de faire l'union dès le premier tour des municipales.

Le bureau de la section locale de Cognac du parti communiste s'est réuni lundi soir, avec au menu une délicate équation autour des élections municipales. Le choix était cornélien: partir avec ses collègues du Parti de gauche, ce qui signifie une rupture totale avec Michel Gourinchas; ou poursuivre avec le maire socialiste, avec une grosse couleuvre à avaler, son ouverture vers le centre...

Entre ces deux options, le PCF a choisi... de ne pas choisir. Plutôt que de figer les positions, il lance un appel à ses partenaires des deux bords pour tenter de renouer le dialogue. "On appelle la gauche à se rassembler au premier tour, toute la gauche", conjure la secrétaire départementale Simone Fayaud.

La main tendue risque toutefois de se heurter au mur dressé entre les deux camps.
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 01 Oct 2013, 13:48

Histoire des FDG & autonomie

Ariane (WALTER) propose d'ecrire un livre sur les Municipales 2014. Il existe de sa part une veritable intuition a proposer cette entreprise, tant a ete remis en cause, du jour au lendemain, le cours des choses jusque la "normal", routinise, vecu comme allant de soi, banal : avec son cortege oblige de negociations PC/PS, qui existe dans le paysage politique depuis 1972, date de signature du Programme Commun. En effet, a compter de cette date, la vie des cellules communistes, jusque la florissante, a ete remplacee par des negociations d'appareils au niveau departemental, a l'occasion des Municipales. Jean-Pierre COMBES, vieux militant communiste ( ce mot n'a rien de pejoratif, au contraire ! La memoire des vieux militants PC, PSU, est extraordinaire, vous apprenant des bijoux, qu'on ne trouve jamais dans les livres d'Histoire !) m'a raconte cet episode decisf de la vie du Parti Communiste. Or, 40 ans plus tard, sans vergogne, voilà les anti alliances avec le PS, en particulier une bande d'enerve(e)s'sur Facebook, remet en cause brutalement ce vieux systeme d'alliances, renverse la table des negociations, criant a l'imposture...

C'est cette histoire que je souhaite raconter. ATTENTION : les mots qui suivent n'ont pas statut d'histoire officielle : je raconte juste mon histoire, telle que je l' ai vecue. Ce texte n'est qu'une contribution a la grande Histoire que racontera un jour Ariane. A charge, pour les autres de raconter leur propre recit, leurs propres combats, afin d'ecrire l'histoire plurielle de notre combat antiliberal. Je suis moi, sans retour ni consignes, c'est ce que je sais faire de mieux. Ma parole n'engage que moi.

Reprenons le fil des evenements, essayons de comprendre comment une critique du PS, parti de droite, idee jusque la partagee par une poignee de militants FDG ( une idee MINORITAIRE), reprise par JLM, accede au statut d'idee MAJORITAIRE, s'imposant aussi aux dirigeants solferiniens et communistes.

1)- Pendant la campagne presidentielle de 2012, mon vieux pote en politique de toujours, Michel RENARD, militant communiste d'Albi monte au creneau, defendant inlassablement l'idee de ne jamais faire des alliances avec le PS.

Sans jamais ecouter les critiques, inlassablement, il conteste le choix de JLM d'appeler, des le debut de la campagne, a voter PS au second tour. Son argument est simple : Le PS est un parti liberal de droite. Appeler a voter pour lui est contraire au projet de rupture au liberralisme, qui a preside a la redaction du programme FDG. La premiere année du gouvernement HOLLANDE confirme le virage liberral du PS, passe plus a droite que la droite. Le point de vue de Michel est d'abord tres minoritaire : mais l'accueil que lui font les militants FDG est fait d'intérêt, de curiosite, pour ses analyses. Comme il me l'a explique, en discutant (pacifiquement) avec les uns et les autres, son point de vue est de plus en plus partage, tout en restant minoritaire.

2)-L'article de Frederic LORDON "Le balai comme la moindre des choses" ( 12 avril 2013).

F. LORDON est un fou de politique, comme le rappelle son dernier entretien sur MEDIAPART. Cela peut surprendre, de la part d'un economiste, qui milite a ATTAC, organisation officiellement apolitique. Ses analyses poitiques s'appuient sur la methode preconisee par Pierre BOURDIEU, la celebre deconstruction socio historique. Jamais l'analyse bourdieusane n'aura ete utilisee aussi judicieusement, pour comprendre le champ politique francais de 2013. Dans son article "le balai comme la moindre des choses", l'auteur pointe "l'impressionnante continuite qui va de SARKOSY a HOLLANDE" (sic), dans la defense du liberalusme comme seul horizon indepassable. Il note aussi "le changement d'alliances de classes"(sic) opere par les solferiniens "entres dans la collaboration avec le capital"(sic). Il y va au lane_flammes contre de gouvernement "decompose de panique, au moindre haussement de voix des "entrepreneurs", pas des patrons, nuance !!! Qui "s'imagine n'avoir plus, comme planche de salut, que de se jeter dans les bras des employeurs"(sic). Et contre AYRAULT, "se rendant, tel un bourgeois de Calais, a l'universite d'ete du MEDEF"(sic). Un texte majeur, que je vous recommande chaudement de relire...Cet article est tres commente, en particulier, par les militants du FDG/facebookiens. La (belle) mobilisation du 5 mai 2013 au metro Bastille, en particulier, contre l'austerite, et qui rassemble 150 000 personnes, est un enorme succes.

3)- L'article de Nath UHL,militant reconnudu PG, " Le FDG a la croisee des chemins " :

Nath UHL (si, si !)Publie un article dans Politis, intitule "Le FDG a la croisee des chemins". Il y explique ceci : si le FDG ne monte pas dans les sondages, c'est qu'il est peu lisible pour les gens, se voulant un parti vraiment a gauche, appelant a voter PS au second tour. Il preconise une strategie du FDG, fondee sur la seule autonomie, le retour au programme du FDG, tel que nous l'avons "vendu" au cours de la Presidentielle 2012. Tres modestement, j'approuve totalement son analyse, preconisant le Programme, le Programme, le Programme, a condition d'y ajouter de solides propositions de lutte contre le chomage et l'austerite. Je sais, par Jacques Genereux, que JLM est d'accord avec cette idee. On voit comment une idee au depart, profondement MINORITAIRE, parvient, des le mois de juillet 2013, a un certain statut MAJORITAIRE, a l'interieur du PG. Fin de la premiere partie : demain, nous analyserons la guerre sur Facebook entre les pro et les anti alliances.
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 02 Oct 2013, 11:38

Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 03 Oct 2013, 14:17

« Libération » répond à Jean-Luc Mélenchon 02/10

Nous démentons les propos mensongers tenus par le leader du Front de gauche dans la revue «Charles» parue ce mercredi.
Libération dément les propos mensongers tenus par Jean-Luc Mélenchon dans la revue Charles parue aujourd’hui. Nous en contestons la teneur comme nous en déplorons le caractère outrancier. M. Mélenchon n’a jamais «écrit deux pages de Libération, tout seul. En face de personne», comme il le prétend dans une insultante - et donc inacceptable - remise en cause de notre travail.
Contrairement à ce qu’affirme le leader du Front de gauche, le titre de cette interview parue dans l’édition du 30 novembre 2012 de Libération n’a jamais été «inventé». Tout l’entretien enregistré le 28 novembre 2012 dans l’arrière salle d’un café parisien était potentiellement publiable, par nature. Et le coprésident du Parti de gauche a bien, ce jour-là, fait une comparaison entre l’aveuglement de Louis XVI durant la Révolution française et celui supposé de François Hollande dans les premiers mois de son quinquennat.

Si, à la veille de la parution de l’interview, après avoir tenté de s’opposer à sa publication, il a voulu revenir sur cette formule, Jean-Luc Mélenchon l’assumait parfaitement, le lendemain, dans la cour de l’Elysée (voir la vidéo ci-dessous). Nous regrettons qu’un ancien candidat à la présidentielle tienne, par stratégie, des propos diffamatoires à l’égard d’un journal et de ses journalistes.
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 10:49

PrécédenteSuivante

Retourner vers Organisations, partis, mouvements politiques

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun-e utilisateur-trice enregistré-e et 0 invités