Salut, je crois que tout en soulevant des problèmes biens réels, tu mélanges plusieurs choses :
_ L'existence de plusieurs organisations, leurs rapports, qui témoignent de divergences politiques (tant sur le plan des idées que sur celui de l'action) ou tout simplement une différence d'objet ou de nature (une organisation syndicale n'a ni le même objet ni la même nature qu'une organisation politique, et il en est de même pour une organisation affinitaire du type de celle des "autonomes").
_ L'ouverture ou non à la discussion, aux personnes qui ne sont pas nécessairement entièrement du même avis, ou qui ne sont pas du même milieu...
Cela dépend de la taille du milieu, mais aussi de son fonctionnement : affinitaire, clanique, ou social, encore de l'attitude individuelle des personnes, mais aussi de la culture qui y est développée...
Attention aussi, le milieu étudiant est souvent un milieu très clot sur lui-même, où il est aisé de développer une "radicalité" coupée du reste de la société, mais aussi des "normes" sociales, relationnelles, vestimentaires, qui tout en se voulant "contre-normes, n'en sont pas moins des normes...
_ L'intégration des "nouveaux venus" dans les relations sociales et évènements des regroupements libertaires...
Les orgas sont des regroupement d'êtres humains, qui toutes et tous ont leur limite, parfois leurs mauvais jours, etc... Rien de surprenant.
Ce que tu dis existe (et c'est particulièrement fort à Paris, de par l'effet capitale qui permet à n'importe quel groupuscule de se sentir "nombreux", et du coup claironner qu'il a tout compris en restant dans l'entre soi alors qu'il n'a aucune influence sociale réelle), mais il ne tiens qu'à toi de contribuer à le faire évoluer

!