Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (2013-2014)

Nucléaire, OGM, projets inutiles, ZADs ...

Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 17 Juil 2013, 02:03

Enterrons définitivement le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes !

Nous constatons qu’un coup d’arrêt à l’avancée de projet d’Aéroport du Grand Ouest (AGO) de Vinci et de l’Etat est bien réel sur le terrain depuis quelques semaines déjà.

Fortes des avancées acquises ces derniers mois (voir le tract d’appel), l’ACIPA [1] et la Coordination des opposants entendent augmenter la pression sur les décideurs en organisant le grand rassemblement estival devenu traditionnel mais qui, cette année, va prendre une ampleur inégalée. Elles invitent l’ensemble des comités de soutien à organiser largement l’information et la mobilisation pour le rassemblement de Notre-Dame-des-Landes 2013, comme ils ont su le faire au lendemain de l’invasion policière du 16 octobre sur la ZAD (Zone à Défendre). La formidable et inventive force collective qu’ils représentent construira avec nous la réussite.

Pour autant, le projet d’aéroport est loin d’être définitivement stoppé !

La victoire, c’est maintenant... qu’il faut l’arracher ! C’est possible, les porteurs du projet s’étant obstinément fourvoyés dans une impasse politique majeure, tant par leurs exactions sur la ZAD (expulsions, destructions de maisons, agressions policières...) que par leurs mensonges répétés et leur mépris affiché des conclusions des trois commissions, en particulier celles du Comité scientifique !

Le week-end des 3 et 4 août sera festif et militant

Militant : Dans la continuité de nos rassemblements des précédents étés, nous poursuivrons la réflexion sur des thèmes qui nous sont chers car liés à ce projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. De nombreux forums de discussion nous rassembleront :

autour des Grands Projets Inutiles Imposés partout en France et hors de France,
autour des terres nourricières,
autour de la transition écologique et énergétique,
autour de l’urbanisation, de l’aménagement du territoire, des transports,
autour de l’eau et de la biodiversité.

Réflexions actives, pour inventer, construire des alternatives

Festif : après les collectifs d’élu-e-s, de pilotes, de géographes, de juristes et de naturalistes, ce sont les artistes musiciens qui ont souhaité prendre leur part dans la lutte de Notre Dame des Landes. Près de 30 groupes de tous genres musicaux participeront ainsi à l’évènement de l’été 2013. Les enfants ne seront pas oubliés : des lieux de jeux et de détente seront aménagés pour eux et des spectacles leur seront aussi proposés.

Une semaine après le 3ème Forum européen contre les Grands Projets Inutiles et Imposés qui se tiendra à Stuttgart, le rassemblement 2013 de Notre-Dame-des-Landes sera LE rassemblement incontournable de l’été :
pour la défense des terres et des emplois agricoles menacés,
pour une meilleure utilisation de l’argent public,
et pour l’arrêt des projets aussi inutiles que destructeurs, ici comme ailleurs !

Mais incontournable aussi pour inventer et mettre en œuvre de manière solidaire
les alternatives indispensables : pour la transition énergétique, la lutte contre le réchauffement climatique et le retour à une solide représentation citoyenne, confisquée par les classes politiques dirigeantes.

L’heure de la victoire peut sonner bientôt ! On ne lâche rien ! Ni ici, ni ailleurs !

L’ACIPA et la Coordination des opposants notredamedeslandes2013.org
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 17 Juil 2013, 12:30

Les anti-aéroport vont « colorer » le ciel de Notre-Dame-des-Landes 17/07

Les samedi 3 et dimanche 4 août, le week-end festif de mobilisation anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes sera marqué par la présence de cerfs-volants. Les opposants veulent « colorier » le ciel du bocage nantais. Tout le week-end, alors que se déroulera le festival musical (gratuit), des animations cerfs-volants se dérouleront, dont un « envol des lanternes célestes » le samedi soir. L’action la plus forte est prévue le dimanche matin, à 9 h 30, avec l’envol de 1 000 cerfs-volants. Le message : « Le ciel, comme la terre, à Notre-Dame-des-Landes, restera libre ». Ce week-end-là, 25 artistes et groupes musicaux se produiront sur la scène centrale à partir de 14 h le samedi, et de 11 h le dimanche. Parmi eux, Sanseverino, Tryo, Bernard Lubat, les Ramoneurs de menhirs, etc. Les groupes joueront chacun 45 minutes. De nombreux débats sont aussi au menu sous les cinq chapiteaux. Selon le site internet des opposants, des actions avec des cerfs-volants pourraient voir le jour dans des villes.
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 18 Juil 2013, 16:06

Tous à Notre-Dame-des-Landes ? Céline Mouzon TC n° 3546 12/07

À Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, la zone prévue pour le futur aéroport Grand-Ouest est toujours occupée par une dizaine de paysans et quelque deux cents squatteurs qui s’opposent au projet. Avec des sensibilités politiques et des envies diverses, ils s’efforcent de trouver des terrains d’entente, pour inscrire leur résistance dans la durée.
C’est le plus grand squat d’Europe. Un squat à ciel ouvert, au milieu des haies, des champs et des forêts ; un paysage de bocage, humide et verdoyant, souvent battu par la pluie et le vent, où, rapidement, la terre se transforme en boue. Des maisons en pierre subsistent, éparses, dans les lieux-dits. Çà et là, des cabanes ont été construites, au sol ou dans les arbres. C’est un espace de lutte qui, de loin, peut sembler exemplaire au peuple de gauche. Notre-Dame-des-Landes.

Habitants de toujours et squatteurs s’y côtoient. Agriculteurs exploitants et anarchistes y cohabitent. Une communauté de fait, et non d’intention, où chacun sait qu’il a besoin de l’autre pour résister, aussi différent soit-il.

Sur la carte, une délimitation géométrique incongrue s’étire d’ouest en est – le territoire de la « Zad ». « Zone d’aménagement différé » pour le gouvernement français et son concessionnaire, Vinci : c’est l’emplacement du futur aéroport Grand-Ouest. « Zone à défendre » pour ses occupants : c’est un espace à préserver.

À vingt kilomètres au nord-ouest de Nantes, ces 1 650 hectares restent traversés de routes départementales et communales qu’on peut emprunter, encore aujourd’hui, en voiture, pourvu qu’on soit prêt à slalomer entre les chicanes de fortune, construites par les occupants.

GENS DU CRU ET SQUATTEURS CONTRE GARDES MOBILES ?

L’hiver a été rude. Au froid sont venus s’ajouter les gardes mobiles. Dépêchés par l’État pour « nettoyer » la Zad en octobre, au cours d’une opération mala­droitement baptisée « César », ils ont fait chou blanc, mais sont restés après l’annonce en novembre d’une commission de dialogue. Ils ont mené la vie dure aux habitants : contrôles d’identité et fouilles des véhicules ont été le lot commun quotidien pendant six mois.

Ce n’est qu’en avril qu’ils ont levé le camp, et que la pression a diminué. Avec la disparition des forces de l’ordre, c’est une autre question qui a ressurgi : comment vivre ensemble au jour le jour ? Quel avenir imaginer pour la Zad ?

À la Châtaigne – un ensemble de cabanes dans la forêt, construites au moment des expulsions, cet hiver, un squatteur fraîchement débarqué, Camille (1), assène : « Il y a un conflit entre agriculteurs et zadistes (2) : les agriculteurs sont juste contre le projet ; les zadistes, eux, ont compris que le système est mauvais. »

« Contre l’aéroport et son monde », dit le slogan. « Mais tout le monde n’entend pas la même chose par ″“et son monde” », sourit Pépète, 21 ans, squatteur taquin et boulanger sur la Zone. Tiphaine, 28 ans, cheveux courts et regard franc, est arrivée il y a trois mois. Assise dans un fauteuil en osier devant sa cabane, elle précise : « Qu’est-ce que la victoire ?″ Pour les uns, c’est l’abandon du projet d’aéroport. Pour d’autres, c’est que toutes les terres soient ici cultivées en bio. Moi, je serai contente le jour où les terres auront été redistribuées aux agriculteurs de façon équitable. »

SYNDICATS, ASSOCIATIONS ET PARTIS POLITIQUES

Depuis 2000 et la réouverture par Lionel Jospin d’un projet lancé en 1967, les citoyens se sont beaucoup fait entendre : réunis dans l’Acipa, une association de 35 000 adhérents, ils ont multiplié les événements médiatiques. Le dernier en date : une chaîne humaine qui a rassemblé 40 000 personnes disant « non » au projet d’aéroport, en mai.

Les paysans directement concernés par le projet ont, eux, ravivé une autre association, l’Adeca, créée dès 1972, et qui compte aujourd’hui une cinquantaine d’adhérents. Adeca et Acipa font partie, avec une quaran­taine de syndicats, associations et partis politiques, d’une coordination qui regroupe les opposants au projet.

À l’opposé de ces modes d’organisation hiérarchiques, les zadistes ont privilégié l’horizontalité, l’autogestion et la prise de décision par consensus, au risque de multiplier les réunions interminables, et de donner l’impression d’une responsabilité tellement diluée qu’elle est inexistante.

Différence dans les sensibilités politiques et les cultures de lutte, qui s’incarne aussi dans les problèmes de voisinage : certains zadistes refusent telle culture à côté de leur lieu de vie, d’autres veulent maintenir les chicanes qui les protègent d’une intervention policière, mais ralentissent la circulation pour les habitants des villages alentour et empêchent le passage des tracteurs des agriculteurs.

« L’opposition n’est pas tant entre les gens du cru et les zadistes, qu’entre les zadistes eux-mêmes », avance Sylvain Fresneau, le président de l’Adeca, aux airs de José Bové. « Il y a ceux qui sont arrivés depuis trois ans, et ont fait leur vie. On les a aidés à s’implanter et il y a un respect mutuel.

Et il y a ceux arrivés après l’opération César, venus pour en découdre avec les forces de l’ordre. Ils veulent nous apprendre le combat et n’ont pas de respect pour la lutte menée jusqu’à présent. » Toutefois, s’empresse-t-il de nuancer, « c’est une petite minorité, il ne faut pas généraliser ».

« LES FAÇONS DE LUTTER SONT NOMBREUSES »

Y aurait-il donc les bons et les mauvais zadistes ? Les gentils, venus avec un projet d’agriculture alternative, et les méchants, venus caillasser du garde mobile ?

Cette opposition binaire ne parle pas beaucoup à Tiphaine : « Les façons de lutter sont nombreuses : certains montrent qu’ils peuvent être le plus autonome possible, en construisant leur cabane, avec panneaux solaires, puits et potager. D’autres s’investissent dans des activités culturelles, comme la chorale ou le clown. D’autres encore s’attaquent systématiquement aux gardes mobiles pour montrer que leur présence n’est pas légitime. »

Pépète complète : « Les façons même de s’attaquer aux gardes mobiles sont multiples : leur lancer des œufs de peinture, leur jeter des cocktails Molotov ou… jouer à 1-2-3 GM », l’équivalent d’1-2-3 Soleil, où les boucliers des gardes mobiles font office de « soleils ». Des approches très différentes « qui sont toutes utiles », estime Tiphaine en sirotant son thé.

La jeune femme se sent bien ici. « Il y a des rencontres formidables, et des échanges de pratiques. L’autre jour, on discutait des invasions de limaces. Et, ce matin, un ami est passé avec un produit bio pour les faire partir. Il a fait le tour des lieux concernés ! »

UN EFFORT DE COHABITATION

La cohabitation entre toutes ces composantes nécessite un effort de chacun. Au fil des années, les positions ont évolué. Très impliqués dans l’opposition au projet d’aéroport, Sylvie et Marcel Thébault ont toujours pratiqué une agriculture conventionnelle. Ils envisagent aujourd’hui de passer à l’agriculture biologique. « Mais personne ne peut passer au bio sans subvention », explique Sylvie. « Et, aujourd’hui, vu la situation, où nous sommes expropriés, bien que non expulsés, c’est tout simplement impossible ! » Le sourire fatigué, elle ajoute : « Il faut nous laisser le temps. » Et de conclure : « En fait, le problème, c’est que le mixage ne s’est pas fait avec tous les nouveaux arrivants. »

Après quarante ans d’une lutte occultée, Notre-Dame-des-Landes serait-elle victime de son succès ? La vague des expulsions et la répression policière ont attiré les projecteurs médiatiques, et donné une dimension nationale à la lutte. « Dans la gauche déçue par Hollande – et ça fait du monde ! –, chacun peut citer Notre-Dame-des-Landes comme exemple où le monde de la finance, en collusion avec les politiques, n’arrive pas à imposer sa loi », se réjouit l’agriculteur Marcel Thébault.

Une valeur de symbole qui, avec l’alliance entre squatteurs et paysans, explique que beaucoup l’aient comparée à la lutte contre l’extension du camp militaire sur le plateau du Larzac.

Le rapprochement en gêne plus d’un : « Notre-Dame-des-Landes a acquis l’image d’une lutte idéale, alors qu’il y a plein de choses à revoir », estime Clément, 28 ans, maraîcher aux Fosses noires, arrivé il y a un an et demi. « Et la mythification d’une lutte occulte les autres. » La lutte contre la ligne THT (3) dans la Manche ou contre l’autoroute LEO (4) près d’Avignon sont autant de combats qui ne bénéficient pas, aujourd’hui, de la même audience que Notre-Dame-des-Landes, mais sont tout aussi légitimes, jugent les occupants.

BESOIN D’INTIMITÉ

À la Maison rose, Dominique, un squatteur trentenaire, cheveux longs et tresse dans sa barbe noire, se réjouit néanmoins du succès rencontré : « Confrontés à des situations similaires ailleurs, les gens trouvent ici une résonance. Alors qu’ils se sentent dépossédés, ils voient dans cette lutte une occasion de reprendre la main. Où ils peuvent décider de ce qui les concerne plutôt que de le subir. Que les gens viennent en nombre, c’est une réussite ! »

Assis dans le vieux canapé de la grande bâtisse saumon rachetée par le Conseil général, le jeune homme, arrivé il y a quatre ans, note cependant : « Ça a tout désorganisé. Il faut trouver du temps pour faire connaissance, du temps pour débattre poli­tiquement. »

Aux Fosses noires, Clément, le maraîcher, envisage de partir à la fin de la saison : « C’est usant ! Beaucoup d’énergie passe dans la gestion de la Zad : les réunions, les nouveaux arrivants... Or les gens qui habitent ici – même les squatteurs ! – ont besoin d’intimité. Et c’est dur de lier le travail de la terre et la participation aux manifs. Quand la manif a lieu le seul jour où il fait beau, on est tiraillé ! » Attablé dans la cuisine collective, il s’empresse d’ajouter : « Mais si je pars, je participerai toujours. On peut être très utile sans être sur place. »

Aux nouveaux arrivants s’ajoutent les visiteurs de passage : « Des gens débarquent le dimanche, et font un tour pour discuter avec tout le monde », raconte Tiphaine. « C’est très chouette… et épuisant ! Et on a parfois l’impression d’être au zoo : ″“Oh ! Vous faites pousser des tomates !” »

L’autre question est celle de l’empreinte écologique de la vie sur la Zad, aussi bien de la part des habitants réguliers, que lors des événements ponctuels, comme la chaîne humaine en mai. « Tu sors de la Zad ? Prends une poubelle ! », peut-on lire sur une chi­cane. Quant à la chaîne humaine : « Il y a une ambiguïté », relève Tiphaine. « C’est important que les gens restent mobilisés. Mais quel est le sens de parcourir 800 kilomètres pour se tenir par la main et assister à un concert ? »

La Zad est un espace ouvert. « Per­sonne n’a la légitimité d’interdire à quelqu’un de venir », explique Pépète, lui-même arrivé après la vague des expulsions. La question de l’accueil est récurrente. Fin avril, des zadistes ont cosigné un texte intitulé « Venir sur la Zad… ou pas ? » (5), qui suggère que venir sur place n’est pas toujours la meilleure façon de soutenir la lutte. Car, pour l’heure, alors que la Zone retrouve tout juste un semblant de stabilité après des mois de répression, d’intempéries, et le passage d’innombrables militants et journalistes, il faut construire l’avenir ensemble.

À LA CROISÉE DES LUTTES

Depuis les expulsions, un collectif jusque-là moins visible a pris toute sa place : le Collectif d’organisations professionnelles agricoles indignées par le projet d’aéroport (Copain) (6). À la différence de l’Adeca, qui regroupe les agriculteurs directement concernés par le projet, le Copain rassemble des paysans qui n’habitent pas sur la Zad.

« Sans eux, on serait mal ! », jugent Sylvie et Marcel Thébault. « Ce sont des paysans très militants, favorab­les à une agriculture qui donne la priorité à l’emploi sur l’agrobusiness. Ils ont mouillé leur chemise et fait ce que les agriculteurs sur place n’avaient pas les moyens de faire. » Lors des expulsions, cet hiver, ils ont enchaîné cinquante tracteurs autour des cabanes en construction de la Châtaigne, pour les protéger des forces de police.

De l’aveu général, les membres du Copain créent du lien entre toutes les composantes de la lutte. Ils sont proches aussi bien des agriculteurs que des zadistes : « Ils prêtent du matériel pour travailler la terre et donnent des conseils », explique Clément qui a bénéficié de leur aide.

Depuis janvier, le Collectif occupe la ferme de Bellevue. Même si aucun des paysans n’y habite, le lieu leur sert de point de rendez-vous.
« On passe aussi beaucoup de temps à faire de la médiation », soupire Cyril, la trentaine et membre actif du Collectif. « Des chicanes ont été installées sur la route de la Rolandière. J’ai dû y aller à midi pour demander à ce qu’on les enlève . C’est lent, mais ça avance. »

Outre son implication sur la Zad, le Copain a fait un gros travail de sensibilisation auprès des paysans de l’arrière-pays, à qui Vinci avait donné 350 hectares de terres rachetées, à exploiter pendant un an. Pour de nombreux agriculteurs, proches de la FNSEA, le gros syndicat agricole, le projet d’aéro­port allait leur permettre de s’agrandir. « On est allés les voir un par un, en leur demandant de déchirer leur contrat », se souvient Cyril. Avec ses actions de sensibilisation et ses projets d’expérimentation agricole, le Collectif prépare ainsi l’après-victoire, pour que Notre-Dame-des-Landes ne soit pas seulement un espace de résistance, mais aussi un espace d’invention inscrit dans la durée.

« Aux irréductibles zadistes, paysans et utopistes rebelles de Notre-Dame-des-Landes » : cette dédicace ouvre le livre d’Isabelle Fremeaux et John Jordan, consacré aux utopies concrètes, Les Sentiers de l’utopie. « Que la Zad soit une forme d’expérimentation de vie collective, tout le monde en rêve ! », s’exclame Sylvie Thébault, à qui des amis ont offert l’ouvrage. « La totalité de la Zad ne pourrait pourtant pas figurer dans le livre. Mais trouver 50 hectares pour cette expérimentation, ça pourrait se faire », sourit l’agricultrice, un brin énigmatique. n

(1) Pseudonyme souvent choisi par les occupants de la Zad face aux médias.

(2) Squatteurs venus occuper la Zad.

(3) Ligne très haute tension, pour alimenter le réseau électrique national à partir de la centrale nucléaire de Flamanville.

(4) Ligne est-ouest : projet de rocade autour d’Avignon.

(5) Le texte est disponible sur le site http://zad.nadir.org

(6) Le Copain regroupe six associations professionnelles agricoles, le Centre d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural (Civam), le Groupement des agricultures biologiques (Gab), la Confédération paysanne, Terroir 44, Manger bio 44 et Accueil paysan



La Communauté de l’Arche s’installe sur la zone à défendre
Spiritualité et non-violence restent les valeurs premières de la Commu­nauté de l’Arche, créée par Lanza del Vasto en 1948. « L’Arche a une expérience du dialogue non violent. C’est ce que nous voulons apporter sur la Zad, sans pour autant arriver comme des sachants », explique Dominique Delort, engagée auprès de l’Arche. Une réflexion sur la non-violence comme stratégie à la fois dans la lutte – faut-il ou non jeter des cocktails Molotov sur les gardes mobiles ? – et dans les échanges, parfois vifs, entre ses différents acteurs. En mai, l’Arche a installé une petite cabane sur la zone, la Paz, pour « Présence de l’Arche sur la Zad ». « Notre ambition est une présence de huit jours par mois, pour que les gens s’habituent à se tourner vers nous en cas de conflit. »

Quelques dates
1967 Le site de Notre-Dame-des-Landes est choisi pour la construction d’un grand aéroport afin de décentra­liser le trafic de la région parisienne.
1972 Création de l’Association de défense des exploitants concernés par l’aéroport (Adeca).
1974 Délimitation d’une Zone d’aménagement différé (Zad), emplacement du futur aéroport. Le Conseil général a un droit de préemption sur les terres agricoles. Début des rachats.
1981 Mise en sommeil du projet après l’élection de François Mitterrand.
2000 Le projet est ressorti des cartons par Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes. Création de l’Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Acipa).
2008 La Zad est rebaptisée « Zone à défendre » par les opposants. Les premiers squatteurs s’organisent (cabanes).
2010 Le groupe Vinci obtient la concession. L’aéroport Grand-Ouest doit voir le jour en 2017.
2012 Deux agriculteurs entament une grève de la faim, cessée après un accord avec le Parti socialiste : les expulsions sont suspendues tant que tous les recours juridiques ne sont pas épuisés.
2012 (automne) Opération César d’évacuation de la Zad. Manifestations de réoccupation et mise en place d’une commission de dialogue.
2013 La commission de dialogue valide le projet, mais demande des aména­gements. La Commission européenne évoque de « possibles infractions au droit communautaire ».
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 19 Juil 2013, 22:44

Légumes et tensions se disputent le terrain 06/07

A Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) près de Nantes, sept mois après les violents affrontements de l'automne 2012, l'ambiance oscille entre la vision bucolique d'une large remise en culture vivrière des terres par les opposants à l'aéroport et des tensions parfois vives avec la population locale.

"Des tensions ont existé mais elles sont en voie d'apaisement, nous avons beaucoup œuvré ces dernières semaines", assure Julien Durand, porte-parole de l'Acipa, principale association institutionnelle d'opposants à l'aéroport.

Même écho chez un "Camille" (prénom générique que se donnent les opposants qui veulent rester anonymes) interrogé par l'AFP près de la RD281, route centrale de la zone d'aménagement différé (ZAD) dédiée à l'aéroport, début juillet: "On s'est concertés puis nous sommes allés mettre les choses au point (avec les fauteurs de trouble sur la route, ndlr) et il n'y a plus eu de nouveaux soucis".

Les "zadistes", qui étaient près de 300 au plus fort de la mobilisation cet hiver, sont désormais une centaine dans le bocage, selon des estimations convergentes, vivant dans des fermes occupées ou des cabanes qu'ils ont construites.

Et dans les champs, destinés à accueillir d'ici 2017 deux pistes et une aérogare pour remplacer l'actuel aéroport de Nantes, les premiers légumes commencent à être récoltés. Un "non marché" -vente à prix libre de légumes, fruits, beurre, lait, fromage produits sur place- est même organisé chaque vendredi après-midi.

Les terres de la ferme de Bellevue, gérées par les opposants issus de la Confédération paysanne, produisent foin, betteraves, mais aussi cultures expérimentales (lupin, fèves, associations de plantes, etc.). Sa fromagerie transforme sur place le lait des vaches en beurre ou fromage, explique Cyril Bouligand, un des agriculteurs qui participe.

Ras-le-bol

Aux "Fosses Noires", Clément, Lucas et Michaël, âgés de 25 à 30 ans, tous trois passés par des formations agricoles ou horticoles, ont mis en culture maraîchère deux champs, de part et d'autre de cette ferme occupée.

"Je lutte autant contre l'aéroport en étant dans mon champ à désherber que sur une barricade cagoulé", souligne Lucas, fier du travail accompli.

Au groupe de cabanes des "Cent noms", des "Camille" très impliqués transforment un champ jusque-là dédié à l'herbage. Il s'est couvert d'expérimentations diverses, en butte, en spirale, en sillons, avec des résultats inégaux, mais qui ont nécessité une indéniable quantité de travail.

A quelques dizaines de mètres de cette vision champêtre et pacifique, les tensions et les rancœurs demeurent pourtant vives.

"Les +zadistes+? (occupants anti-aéroports, ndlr) Ils n'ont pas intérêt à venir ici!". Tout près de la ZAD, un habitant qui préfère s'appeler "Jacques" pour masquer son identité, dépeint une ambiance de tension qu'on jurerait droit sortie d'un western.

Au cours des derniers mois, des tags anti-occupants ont commencé à fleurir à l'intérieur de la zone, au moins deux voitures d'opposants y ont brûlé... Et dans le même temps, une automobiliste a porté plainte fin mai pour avoir été menacée et caillassée par des opposants à l'aéroport en empruntant la RD281, barrée de chicanes artisanales depuis novembre 2012.

Le 13 juin, un opposant à l'aéroport de 47 ans a été battu par trois hommes qui lui ont dit qu'il allait "payer pour les autres", selon le témoignage écrit de cet homme qui a eu deux jours d'ITT et qui a porté plainte. Une agression qui a eu lieu alors que la route menant au terrain de moto-cross, un équipement important de la commune, était bloquée par une barricade des opposants déterminés à empêcher des prélèvements scientifiques destinés à l'aéroport.

Un point culminant que "Jacques" explique par un ras-le-bol qui va croissant, à mesure que les habitudes de vie locale sont contrariées. En février déjà, des chasseurs s'étaient fait "confisquer" plusieurs heures leurs chiens par des zadistes.

Et ce alors que les habitants étaient déjà exaspérés par les contrôles de gendarmerie et les détours rendus nécessaires pendant des semaines par la première tentative d'expulsion des opposants, à l'automne 2012.
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 20 Juil 2013, 15:11

Delphine Batho. La ministre soutenait l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, mais maintenant ? 04/07

Ministre, Delphine Batho soutenait le projet d'aéroport et la future centrale au gaz de Landivisiau. Cet après-midi, l'ancienne ministre de l'Ecologie évincée aura l'occasion de s'expliquer sur ces deux projets particulièrement contestés dans l'Ouest.

Hostile à l'exploitation du gaz de schiste en France, Delphine Batho a en revanche donné son feu vert à la centrale au gaz de Landivisiau, dans le cadre du pacte électrique breton. Avec pour objectif de développer l'autonomie énergétique de la région qui, actuellement, ne produit que 8% de son électricité. Il y a un mois, 700 personnes manifestaient contre cette centrale, à l'appel notamment du collectif Gaspare, qui remet en cause son utilité (et voici leur scénario électrique alternatif breton).

Deuxième prise de position importante sur la Bretagne : le soutien de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. "Je pense que c'est une infrastructure dont nous aurons besoin", avait affirmé Delphine Batho, ce qui avait fait "tomber de l'armoire" le député vert Noël Mamère. De son côté, Dominique Voynet regrette que la ministre se soit "rebellée" aussi tardivement et qu'elle n'ait "rien dit sur Notre-Dame-des-Landes".
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 23 Juil 2013, 20:46

Vers un no man’s land politique ? Baptiste Duclos 02/07

Jeudi 20 juin, les opposants au projet d’aéroport du Grand Ouest tenaient une conférence de presse au café Flesselles à Nantes. Au programme : lettre ouverte à François Hollande, procédures européennes contre la France, analyse des rapports émis par les différentes commissions… Autant d’exemples du manque de dialogue qui caractérise la concertation entre l’Etat français et ses administrés.

Ambiance détendue au café Flesselles, jeudi dernier. La conférence de presse organisée par le Cédpa (Collectif des élus doutant de la pertinence de l’aéroport) et l’Acipa (Association citoyenne intercommunale des Populations concernées par le projet d’aéroport) se déroulait à l’étage, dans la salle au billard. Petit café pour les uns, chocolat chaud pour les autres, on se tutoie, on rigole bien. En face des six ou sept journalistes présents pour l’occasion, quatre opposants : Bertrand Vrain (conseiller municipal à la ville de Nantes, Cédpa), Christophe Dougé (conseiller régional EELV, Cédpa), Françoise Verchère (conseillère général de Loire Atlantique, Cédpa) et Agnès Belaud (conseillère municipale de Vigneux-de-Bretagne, Acipa). Oui, ce sont tous des élus. « Je ne sais pas s’il faut encore se présenter », plaisante Françoise Verchère avant d’enchainer sur l’ordre du jour.

Du courrier…

Ce dernier a d’ailleurs des allures de déjà-vu. La désormais traditionnelle lettre ouverte à François Hollande a été envoyée le 13 juin dernier pour la 31ème fois consécutive, et il n’y a eu aucune réponse. Il faut le pardonner, car ce jeudi 13 juin l’agenda de M. Hollande était chargé. Réunion ministérielle le matin, suivie de nombreux entretiens avec l’élite de la nation : Jean-Jacques Urvoas (président de la commission des lois à l’Assemblée nationale), Frédéric Valletoux (président de la fédération hospitalière de France), Christiane Taubira (garde des sceaux), des responsables d’ONG et, cerise sur le gâteau, à 15 h, le cheikh Mohamed Bin Rached Al Maktoum, à la fois émir de Dubai, vice-président, premier ministre et ministre de la défense des Emirats Arabes Unis. Le vendredi, c’était déjeuner avec le premier ministre du Canada, Stephen Harper. Les lundis et mardis 17 et 18 juin, il avait G8 pour sauver les apparences dans un remake du village Potemkine made in Northern Ireland, avant de s’envoler pour le Qatar en fin de semaine. « Nous ne nous attendions pas à ce qu’il nous réponde », conclut Mme Verchère. Peu de chances, en effet.

.. Des piézomètres…

Cela dit, on aurait pu penser que la pose de piézomètres sur trois sites de la ZAD (pour Zone d’aménagement différée) était une forme de réponse aux sollicitations et exigences récurrentes mais polies des opposants du Cédpa et de l’Acipa. « En fait, les piézomètres arrangent très bien le gouvernement puisqu’il faut pouvoir assurer un suivi des nappes phréatiques lorsqu’on installe un aéroport. C’est donc une manière de poursuivre le dossier en faisant croire qu’il y a des discussions et des concessions de la part des autorités », dénoncent les associations. Décidément… Cette conférence de presse nous avait pourtant presque convaincus que les choses avançaient. Mais hélas, pas dans le sens du dialogue ou de la réconciliation, preuve en est une nouvelle fois avec cette méfiance de l’Etat à l’égard d’un rapport scientifique riche en mots-valises qu’il a lui-même demandé : « Ce texte est trop souvent passé sous la table par les politiques, alors qu’il a été établi par des experts indépendants et fait l’objet de nombreuses références dans le rapport rédigé par la commission du dialogue », indique Françoise Verchère. Ce rapport a conclu que l’état initial du terrain de la ZAD n’a pas été fait correctement. « Il aurait fallu faire un état des lieux d’au moins deux ans, c’est écrit noir sur blanc ».

.. Et des hommes

Dernière lueur d’espoir pour sortir du marasme informationnel : l’Europe ! Les opposants au projet d’aéroport du Grand Ouest avaient en effet adressé en décembre 2012 une pétition au Parlement européen, action qui avait aboutie à la mise en place d’une procédure précontentieuse contre la France. Mercredi 19 juin, la Commission européenne les a recontacté… pour les informer que le rendez-vous qu’ils sont censés avoir avec des parlementaires européens n’aura pas lieu avant septembre 2013. La faute à la France qui a répondu fin avril au Parlement européen sans faire mention des trois rapports établis sur le sujet (rapport agricole, scientifique et de la commission du dialogue), ce qui n’est pas satisfaisant selon Bruxelles. L’Etat français se retrouve donc avec une nouvelle série de 10 questions auxquelles il répondrait vraisemblablement début juillet. Il parait même que des élus européens viendront aux alentours d’octobre pour voir de leurs propres yeux la légendaire Notre-Dame-des-Landes et se faire ainsi leur propre idée. Sous réserve, bien entendu, que le béton de l’aéroport ne recouvre pas la moitié de la ZAD d’ici là.
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 24 Juil 2013, 16:07

Image

Concert de soutien aux opposants à NDDL le 20 juillet à Hudimesnil (50), ferme du Bois Landelle Entrée 5€


Soirée et concert :
18H00: ‘Le Grand Retournement’ (spectacle comique et poétique)
19H00: restauration bio
21H00: concert de soutien au opposants au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes

ONCLE RUFF (chanson française)
TARAF TUKUR (musique des Balkans)
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 26 Juil 2013, 01:03

Du rififi à propos du documentaire sur Notre-Dame-des-Landes Stéphane Pajot 20/07

L’information que Presse Océan révélait (lundi 15 juillet) sur la non attribution d’une subvention par la région des Pays de Loire à un documentariste continue à faire des vagues. Une commission technique avait en effet émis un avis favorable pour le projet de film « Le Dernier continent » de Vincent Lapize à hauteur de 4000 euros. Problème, la seconde commission, des experts cette fois-ci et qui habituellement, valide ce que dit la première a dit niet. Motif : il s’agit d’un documentaire sur les zadistes de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et le producteur prend leur parti.

Après le premier coup de colère d’Olivier Deschanel (Union des démocrates indépendants) puis de Jean-Philippe Magnen (Europe Ecologie Les Verts), on vient d’apprendre que le président du comité d’experts cinéma, Daniel Ramponi, vient de démissionner de son poste. Daniel Ramponi, étant lui-même élu à Europe-Ecologie les Verts, avait tenté de trouver un terrain d’entente avec le président de région. Pas de remerciements au générique du futur documentaire mais un mot indiquant que le conseil régional ne cautionnait pas les propos du réalisateur. Refus catégorique. Du côté de la région, on indique que « chacun comprendra que le Conseil régional ne peut pas donner suite à cette demande de financement, quelle que soit la possible qualité artistique du film. Prétendre le contraire en se drapant derrière les principes de « liberté de création et d’expression » relève de la plus totale démagogie. Il serait totalement incompris, et probablement critiqué et moqué à juste titre, de voir figurer au générique d’un tel film la traditionnelle mention « avec le soutien du Conseil régional des Pays de la Loire. Et il n’échappera pas aux observateurs avisés du dossier que les élus qui dénoncent l’absence de validation de l’avis du comité technique, sont notoirement défavorables au projet d’aéroport ».

Garantir une équité

Aujourd’hui, Olivier Deschanel, conseiller régional UDI et membre de la commission culture, estime que « la démission de Daniel Ramponi comme Président du comité technique cinéma-audiovisuel démontre la justesse de notre réaction et renforce notre position qui recherche simplement la protection de l’oeuvre artistique. La question n’est pas contrairement à ce que l’on voudrait faire croire d’être pour ou contre l’aéroport de Notre Dame des Landes. Mais il s’agit de garantir à chaque projet cinématographique une équité de traitement par la Région fondée sur la qualité artistique, pas sur l’opinion d’élus vis à vis du sujet du film. C’est un principe élémentaire du respect de la liberté des auteurs précisé pourtant dans le règlement des aides régionales". Ironie de l’histoire, conclut Olivier Deschanel," le film “ le Dernier continent” de Vincent Lapize va bénéficier ainsi d’une publicité qu’ il n’ aurait pas eue sans cette discrimination dont il a fait l’ objet ".
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 27 Juil 2013, 00:44

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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Béatrice » 27 Juil 2013, 08:24

Les 3 et 4 août à Notre Dame des Landes RASSEMBLEMENT 2013 : weekend militant et festif

samedi 3 août 2013
NOTRE DAME DES LANDES
09 h

Notre Dame des Landes, 44130 (voir sur le site infos pratiques)

Enterrons définitivement le projet !
Les 3 et 4 août à Notre Dame des Landes RASSEMBLEMENT 2013
weekend militant et festif


Nous constatons qu’un coup d’arrêt à l’avancée d’AGO/Vinci et de l’Etat est bien réel sur le terrain depuis quelques semaines déjà.
Fortes des avancées acquises ces derniers mois (voir ci-dessous), l’ACIPA et la Coordination des opposants entendent augmenter la pression sur les décideurs en organisant le grand rassemblement estival devenu traditionnel mais qui, cette année, va prendre une ampleur inégalée. Elles invitent l’ensemble des comités de soutien à organiser largement l’information et la mobilisation pour le rassemblement NDL 2013 comme ils ont su le faire au lendemain de l’invasion policière du 16 octobre sur la ZAD. La formidable et inventive force collective qu’ils représentent construira avec nous la réussite.

Pour autant, le projet d’aéroport est loin d’être définitivement stoppé !


La victoire, c’est maintenant... qu’il faut l’arracher ! C’est possible, les porteurs du projet s’étant obstinément fourvoyés dans une impasse politique majeure, tant par leurs exactions sur la ZAD (expulsions, destructions de maisons, agressions policières...) que par leurs mensonges répétés et leur mépris affiché des conclusions des trois commissions, en particulier celles du Comité scientifique !

Le week-end des 3 et 4 août sera festif et militant.

Militant : Dans la continuité de nos rassemblements des précédents étés, nous poursuivrons la réflexion sur des thèmes qui nous sont chers car liés à ce projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. De nombreux forums de discussion nous rassembleront :

- autour des Grands Projets Inutiles Imposés partout en France et hors de France,
- autour des terres nourricières,
- autour de la Transition écologique et énergétique,
- autour de l’Urbanisation, de l’Aménagement du territoire, des Transports,
- autour de l’Eau et de la biodiversité, ..

Réflexions actives, pour inventer, construire des alternatives...

Festif : après les collectifs d’élu-e-s, de pilotes, de géographes, de juristes et de naturalistes, ce sont les artistes musiciens qui ont souhaité prendre leur part dans la lutte de Notre Dame des Landes. Près de 30 groupes de tous genres musicaux participeront ainsi à l’évènement de l’été 2013. Les enfants ne seront pas oubliés : des lieux de jeux et de détente seront aménagés pour eux et des spectacles leur seront aussi proposés.

Une semaine après le 3ème Forum européen contre les Grands Projets Inutiles et Imposés qui se tiendra à Stuttgart,

Le Rassemblement 2013 de Notre Dame des Landes sera LE rassemblement incontournable de l’été pour la défense des terres et des emplois agricoles menacés,
pour une meilleure utilisation de l’argent public et pour l’arrêt des projets aussi inutiles que destructeurs, ici comme ailleurs !

Mais incontournable aussi pour inventer et mettre en œuvre de manière solidaire
les alternatives indispensables :
Pour la transition énergétique, la lutte contre le réchauffement climatique et le retour à une solide représentation citoyenne, confisquée par les classes politiques dirigeantes.
P.-S.

toutes les infos ici : http://www.notredamedeslandes2013.org/
« Simple, forte, aimant l'art et l'idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominée. »
Louise Michel
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 27 Juil 2013, 16:03

Appel à manifester des opposants à Notre-Dame- des-Landes 09/07

Un deuxième opposant (deux-sévrien) au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes (au nord-ouest de Nantes, Loire-Atlantique) vient d'être convoqué par la gendarmerie depuis un dépôt de plainte de la société des autoroutes ASF.
En janvier dernier les membres du comité de soutien 79 aux opposants à l'aéroport conduisaient une action intitulée « Péage gratuit, pas de sous pour Vinci ». Au péage de Granzay-Gript sur l'A 10, au sud de Niort, durant une demi-heure, les opposants avaient fait passer gratuitement les automobilistes. ASF a donc porté plainte « pour entrave à la bonne circulation routière ». Les opposants estiment que « le puissant groupe Vinci sera le premier responsable de l'implantation de l'aéroport s'il se réalise ». « A l'heure du réchauffement climatique de la planète », le projet d'aéroport nantais appartient à ce qu'ils estiment appartenir aux « grands projets inutiles ».
Afin de soutenir l'une de ses membres convoquée chez les gendarmes, le comité de soutien aux opposants appelle à un rassemblement le jeudi 11 juillet à partir de 14 h 30 devant la gendarmerie de Coulonges-sur-l'Autize.
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 28 Juil 2013, 20:54

Un élu breton défend l'aéroport de Notre-Dame des Landes 18/07

Face au récent rapport Duron qui est loin de faire l'unanimité des élus locaux et renvoie nombre de projets d'infrastructures au delà de 2030, le président du conseil régional de Bretagne Pierrick Massiot n'a pas l'intention de baisser les bras.

"C’est un rapport, ce n’est pas la décision de l’Etat", a déclaré jeudi à l'AFP Pierrick Massiot lors d'un entretien à Tokyo où il dirige une délégation économique de Bretagne pour quatre jours au Japon.

Pour le représentant de la Bretagne, le plus important est que "premièrement nous poursuivons les études, deuxièmement nous lançons la concertation, le débat public après les municipales de 2014, parce que le Premier ministre a indiqué que tous les projets analysés par le rapport Duron auront la possibilité chaque 5 ans d’être réétudiés".

"Les études, poursuit-il, ne se sont d'ailleurs jamais interrompues à tel point que RFF (Réseau Ferré de France), qui avait poursuivi les études socio-économiques sur l'intérêt de la prolongation vers Brest et Quimper avait considéré qu’ils avaient minoré le TRI (taux de retour sur investissement) et ont envoyé un appendice, mais seulement 15 jours avant la publication du rapport. Brest et Quimper de ce point de vue représentent, par rapport à l'ensemble des candidats à des LGV, un TRI parmi les meilleurs". Et d'avertir: "Les Bretons ont de la mémoire: en 2003 un comité interministériel de l'aménagement du territoire sous le gouvernement Raffarin avait écarté la ligne Le Mans-Rennes au profit de Tours-Bordeaux. Nous n'avons jamais admis cette mise à l’écart et nous nous sommes bagarrés et avons obtenu le consensus de tous les Bretons sur l'intérêt de cette ligne et sur le financement. Nous avons été les premiers à présenter le financement qui permettait à l’Etat et RFF de valider les travaux. Cette ligne est actuellement en travaux et sera mise en service avant Tours-Bordeaux, alors qu’en 2003 elle ne devait même pas exister". Le président du conseil régional affirme qu'aujourd'hui les élus bretons vont "tenir exactement le même raisonnement pour Rennes-Brest et Rennes-Quimper avec la volonté que ce quart d’heure à gagner, pour mettre Brest et Quimper à 3 heures de Paris le soit de la façon la plus intelligente et économique possible". La région peut-elle encore compter sur le soutien de Jean-Yves Le Drian, prédécesseur de M. Massiot et actuel ministre de la défense? "Oui, affirme son successeur, il l’a fait savoir et nous utiliserons son réseau au niveau ministériel tant qu’il sera ministre".

Pierrick Massiot a par ailleurs soutenu fermement le projet de l'aéroport de Notre Dame des Landes dont, dit-il, "même nos partenaires japonais nous ont parlé". Cet aéroport "représente pour l’ouest et les pays de Loire une capacité de développement de l’accessibilité. Nous devons voir un peu plus loin que le bout de notre nez. Donc, malgré les oppositions légitimes, nous considérons que ce projet, qui a suivi depuis plus de dix ans la totalité des procédures obligatoires, doit maintenant exister. Nous continuons à appeler le gouvernement à décider le démarrage de cette opération que nous jugeons essentielle pour le développement économique de tout l’Ouest", a-t-il plaidé.

Durant quatre jours la délégation bretonne a rencontré des partenaires japonais, notamment dans le domaine des énergies marines renouvelables (institut de recherches Mitsubishi).

"La façade maritime bretonne est unique en France et nous avons développé au moins 4 énergies marines différentes: la marémotrice, la houlo-motrice, les hydroliennes et enfin l'éolien posé et flottant", explique M. Massiot. «Nous sommes en parallèle avec Fukushima (nord-est du Japon, où s'est rendue la délégation mercredi) où on va installer la première éolienne flottante fin juillet, et nous nous allons début 2014 implanter une éolienne flottante expérimentale au large de Groix », a-t-il poursuivi.

Lundi dernier, EDF Energies nouvelles a conclu un accord avec Mitsubishi pour construire quatre parcs éoliens d’une capacité totale de 72 mgw dans le nord de la France.
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 29 Juil 2013, 15:49

Tarbes. « On continue le combat » 25/07

Vu d’ici, le problème du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes semble un peu lointain. Mais pas pour tout le monde puisque le collectif local reste très actif. «Nous avons participé aux grands rassemblements qui ont eu lieu là-bas, en novembre et en mai , rappelle Henri Lourdou (Europe Écologie-Les Verts), et nous y serons encore les 3 et 4 août, pour le grand rassemblement qui sera à la fois festif et militant.» En compagnie de Christian Zueras (NPA) et Marcel Cassagne (Attac, Parti de gauche), qui estiment que la contestation dépasse le simple cadre de cet aéroport. «La vraie question, c’est celle des grands projets inutiles, des terres nourricières, de la transition écologique et de l’aménagement du territoire et pour tout dire, d’une certaine façon de penser. C’est pour ça qu’il ne faut rien lâcher.» Un système de covoiturage est mis en place, on peut s’inscrire sur le site http://www.notredamedeslandes2013.org/n ... -voiturage
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 30 Juil 2013, 17:58

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