Du SNASUB-FSU :
Nouvelle attaque contre les bibliothèques !
Après le projet d'intégrer une partie des personnels des bibliothèques dans les corps ITRF, le ministère prévoit de faire dispaître la Sous-direction des bibliothèques.
Dans la foulée, il vient d'engager une nouvelle offensive contre les bibliothèques : il s'attaque cette fois aux fonctions des directeurs de SCD et de SICD, qui vont être mis de plus en plus sous la coupe des présidents d'université : et, par là, c'est l'ensemble des personnels des bibliothèques qui est concerné.
De quoi s'agit-il ?
Du décret n° 2009-207 du 19 février 2009 modifiant des décrets relatifs à des services communs des établissements publics à caractères scientifique, culturel et professionnel : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTex ... 0020287555
L'article 3 de ce décret modifie le décret n° 85-694 du 4 juillet 1985 sur les services de la documentation des établissements d'enseignement supérieur : il supprime 3 fonctions des directeurs de SCD (article 10) ou SICD (article 16) :
- le directeur n'exécute plus le budget propre du SCD ou SICD
- il n'est plus membre consultatif de droit des 3 conseils de l'université (mais il peut demander à "être entendu"...)
- et il ne dirige plus le personnel : la phrase initiale de 1985 "dirige le personnel affecté au service commun de la documentation qu'il répartit entre
les services documentaires" est désormais supprimée.
Le décret ne dit pas qui va désormais diriger le personnel de la bibliothèque : va-t-on vers l'autogestion des personnels ?? ...
Sans trop se tromper, on peut plutôt y voir la continuation directe de la loi LRU qui renforçait déjà le rôle du président d'université : cette loi donne
en effet très officiellement un droit de veto aux présidents d'université contre toute affectation dans leur université (aticle 6 de la loi n° 2007-1199
du 10 août 2007) ; et nous avions alerté le SNESUP-FSU (syndicat des enseignants du Sup), en novembre dernier, contre le projet de modification du décret sur le statut des enseignants-chercheurs (ce projet de décret contre lequel les enseignants-chercheurs se battent depuis plus d'un mois) qui permettrait aux présidents d'université de nommer des enseignants-chercheurs à la direction des bibliothèques (cf. messages à <snasub-bib> du 12 et du 14 novembre 2008).
Les SCD et SICD vont-ils devenir ainsi des services techniques parmi les autres, dont les personnels seront gérés par le Secrétaire général de
l'université ? (et alors, dans quelque temps, le successeur de l'actuelle ministre pourra toujours remettre sur le tapis le projet d'intégration des personnels des bibliothèques dans les corps ITRF...).
On voit combien ce projet est dangereux : il en va de l'avenir de la documentation à l'université, et de l'avenir de tous les personnels des bibliothèques. Une raison de plus pour se mobiliser aux côtés des enseignants-chercheurs et des étudiants dans le mouvement en cours, pour participer aux assemblées générales et aux débats et y faire connaître toutes ces attaques : tous ensemble pour l'abrogation de la LRU !
Les deux intersyndicales, celle des bibliothèques et celle du ministère, ont demandé à être reçues très rapidement par la ministre Valérie Pécresse au sujet de la Sous-direction des bibliothèques : nous allons proposer aux autres syndicats d'aborder en même temps la question de ces nouvelles attaques, car on voit bien le lien entre toutes ces mesures de "réorganisation".
Que l’on fait de soi-même, de premier mouvement, de façon impulsive.
Mouvement spontané.
Faire des aveux spontanés.
Caractère spontané, nature spontanée, Caractère franc, ouvert, disposition à agir avec élan, à suivre le premier mouvement.
# (Biologie) Mouvements qui s’exécutent d’eux-mêmes ou sans cause extérieure apparente.
Les mouvements du cœur, du cerveau, des artères sont des mouvements spontanés.
Génération spontanée, production d’êtres vivants que des physiologistes supposaient pouvoir s’opérer sans germes ni ovules.
(Médecine) Évacuation spontanée, celle qui n’est pas provoquée par un remède.
Botanique) Se dit d’une plante poussant naturellement dans la région où on la rencontre, sans être semées par l’homme, ni cultivées.
........................Nous, étudiants de Tolbiac, mais aussi d’autres universités,
accompagnés par des troubadours, des malotrus, des terroristes, bref
des délinquants en tout genre, avons décidé spontanément d’occuper
notre université.Cette décision prise et votée durant l’AG
des groupes de musiques avec des personnes anarchistes jouant pour la cgt afin de nous calmer , on voit bien ou etaient les interets des buros et autres orgas ...j
je faisais la bouffe et le menage pdt l occup pour les revolutionnaires qui avaient pas le temp de la faire...
À tous, un rappel à diffuser largement autour de vous :
lundi 2 mars : AG Sciences à 8h
AG Tanneurs (Amphi 3 de l'extension) à 10h
AG IUT à 10h
AG Droit à déterminer
mardi 3 mars, le comité de liaison inter-sites se réunira pour préparer l'AG inter-sites prévue mercredi 4 mars à 14h.
Message Posté le : Sam Fév 28, 2009 7:09 pm Sujet du message: Répondre en citant
Appel des insoumis (université montpellier 3)
Le Jeudi 27 février, l'AG de 12H en Amphi A a été le lieu d'une crise qui a fait tomber le masque de la solidarité de la lutte enseignants étudiants. Nous sommes coupables de l'avoir dénoncé et nous sommes des récidivistes convaincu-e-s!
Au début de l'Ag pourtant, les débats et la parole, malgré le moral dans les chaussettes, allait bon train sans qu'il y ait (et parce qu'il n'y avait pas) de président au bureau pour diriger quoi que ce soit. Il y avait un tour de parole et la parole allait à celui qui la demandait sans distinction de statut. Petit à petit l'Ag grossissait et à plusieurs reprises le mot de blocage était lâché. A la lassitude semblait peu à peu se substituer la colère, l'ambiance devenait plus électrique et l'angoisse des premiers « anti-bloqueurs » les amenaient même à sortir de leur mutisme.
C'est à ce moment là que les enseignants sont arrivés, groupés comme une corporation, et lorgnaient déjà le bureau, place qu'ils ne connaissent que trop bien!
Ils avaient dors et déjà décidé que si l'AG ne se déroulaient pas selon leurs conditions, ils refuseraient de participer aux Ags « étudiantes », qui ont toujours été d'ailleurs ouvertes à tous! Ainsi son complot sous le bras, leur représentante descend les escaliers, prend la parole et annonce qu'une réunion a eut lieu le 13 février entre le comité de mobilisation des profs et celui des étudiants et qu'il a été décidé une AG interpro, laquelle devait avoir un bureau avec: un enseignant, un membre des personnels et un étudiant. Aussi tôt dit aussitôt fait, elle s'installe au bureau avec une collègue sur des chaises que leur apporte avec zèle un étudiant!
C'est à ce moment là que, la domination nous paraissant comme à chaque fois insupportable, nous avons décidés de ne pas la supporter!
Nous avons pris la parole, crié, hurlé, insulté cette corporation qui, à l'aide de magouille bureaucratico-administrative, venait rétablir les schémas d'oppression qu'ils n'ont visiblement pas critiqué, et pour cause: ce sont « nos » maîtres comme le rappelaient par ses cris hystériques les trois quarts des étudiants présents...
MAIS NOUS NE NOUS SOMMES PAS SOUMIS!
Alors usant encore une fois de leur autorité professorale, tel des monarques déchus dans une Ag de sans culotte,ils tentèrent, aidée en cela par la proposition d'une étudiante, de prendre le visage souriant et mielleux de la démocratie; du bureau, ils appelait ceux qui désirait se soumettre à lever la main afin de montrer aux brebis galeuses que nous sommes à quel point l'échine de « leurs étudiants » est souple!
Ainsi les métodes fascites étaient reprises: populisme, utilisation de l'autorité, démagogie démocratique, rationalisation mystique, jeu sur l'angoisse (chantage du genre: « attention on va partir »), disqualification de la critique et refus de se placer au même niveau que les autres...
Et pour compléter le tableau: l'intimidation physique! En bon faisceau, l'ACID nous entourait le regard dégoulinant de mépris comme à chaque fois qu'ils sont témoins d'une critique réelle, un enseignant restait juste devant nous par pure provocation, et un vigile est descendu vers nous pour « faire son travail »...
Mais malgré leur vote et malgré l'intimidation physique NOUS NE NOUS SOMMES PAS SOUMIS!
Alors bien sûr, nous fûmes traités par les professeurs de réactionnaires et de terroristes! Terme lourd de sens, utilisé comme arme pour mettre en prison les révoltés de ce monde en éludant tout débat, pour semer la confusion et la séparation parmi les opprimés et surtout pour faire régner la terreur!
Ne supportant pas que leur statut ne soit pas pris en compte, et que leur estrade ne soit pas reconnue à sa juste hauteur, comme une corporation bien unie, ils ont décidé de saborder l'AG de l'amphi A en appelant à une contre Ag dans un autre amphi et en invitant les étudiants les plus serviles à les suivre pour écouter leur bonne parole dans un cadre qui ne contesterait pas leur autorité, ni aucune autre d'ailleurs.
MAIS LA ENCORE NOUS NE NOUS SOMMES PAS SOUMIS!
Nous sommes restés, un peu dépités de se retrouver à une petite cinquantaine, mais fiers d'avoir résisté à cette attaque que l'on dénonce et de toutes les dominations que l'on combat. Nous ne nous sommes pas prostitués aux comités de mobilisation, ni aux enseignants-chercheurs et pour cause nous sommes en lutte!
Nous combattons et critiquons y compris le statut d'étudiants, d'enseignants-chercheurs, de travailleurs, de RMIstes, de chômeurs, etc... que l'on nous impose pour nous séparer. Nous n'en reconnaissons que deux: les oppresseurs et les opprimés tout en sachant que la ligne qui les sépare ne peut se tracer à la règle.
Nous identifions la position sociale que l'on nous impose mais nous nous définissons par notre projet de lutte, d'émancipation. C'est sur cette base et sur cette base seule que l'on peut combattre ensemble!
C'est pourquoi nous, les insoumis de Paul Valéry et d'ailleurs, appelons à une AG de LUTTE le mardi 3 mars à 10H en Amphi A, pour lutter contre la vie marchande et toute ses formes de domination (Universitaire, Salariale, Sociale,...). Retrouvons nous, organisons nous pour résister ensemble, le nombre est notre seul force, notre organisation révolutionnaire notre seule puissance! Jouissons dans la lutte et luttons par la jouissance!
Pour commencer ORGANISONS ENSEMBLE LE BLOCAGE ET L'OCCUPATION!
http://nantes.indymedia.org/article/16418
fu hsang a écrit:ous, étudiants de Tolbiac, mais aussi d’autres universités,
accompagnés par des troubadours, des malotrus, des terroristes, bref
des délinquants en tout genre, avons décidé spontanément d’occuper
notre université.
Cette décision prise et votée durant l’AG n’est que le résultat d’une
envie de se réapproprier nos lieux de vie, de passage, de rencontre,
comment une une occup peut etre spontané si elle a ete decide en ag ...a moins que le procede ait ete enterinne a l ag sans que le moment soit decide et dans ce cas la ...
mais c est bien deja ,je vais pas raler tout le temp quand meme
De l'autre on a des trucs style "vive le feu" qui seraient pondu suite a des AG d'universités dont tout le monde reconnaite qu'elles ne fonctionnent pas .
En fait ces AG sont manipulées par des pseudos "comités" ou "commissions" qui prennent les décisions en lieu et place des grévistes en profitant de leur inexpérience et de leur nombre .
Dans ces comités de lutte on y retrouve aussi bien la tendance "vive le feu" dont le délire est l'occupation de la fac que celle "votez pour moi" dont le délire est l'éléction ; Ces deux tendances opposées sur ces points , qui sont autant d'impasses , sont tout a fait d'accord pour bafouer la démocratie directe et considérer les étudiants grévistes comme une masse de manoeuvre .
Cette conduite n'a rien a envier a celle des canailles politiciennes , le paragraphe qui suit est une effectivement une illustration de ces petites combines .
Sud étudiants a écrit:Le gouvernement recule: il est temps de passer au niveau supérieur!
La semaine dernière a été un tournant pour la mobilisation universitaire qui se poursuit sur plus de soixante universités. La première
coordination étudiante qui s'est tenue à Rennes a affirmé la forte participation des étudiant-e-s à la lutte contre les réformes amorcées
par le gouvernement et réaffirmée son engagement pour l'abrogation de la LRU, point central de la politique de casse organisée de
l'enseignement supérieur public. La coordination nationale des universités, réunie quelques jours plus tard, s'est positionnée fermement contre la même loi, plaçant ainsi le mouvement des personnels dans une stratégie de contre-attaque globale contre l'ensemble du projet du ministère.
Jeudi 26 février, des dizaines de milliers d'enseignants-chercheurs, de chercheurs, de personnels techniques et administratifs, d'étudiant-e-s ont manifesté dans toute la France, et ce malgré l'intervention du premier ministre. De même, ce n'est pas en annonçant la ré-écriture
d'un simple décret que la mobilisation pliera. Les effets d'annonce n'apaiseront pas la colère de la rue. Fillon aura beau jeu de tenter de
diviser les forces actuellement mobilisées, en accordant quelques miettes aux enseignant-e-s, les revendications portées par la
mobilisation universitaire entendent dénoncer l'ensemble de la logique actuelle du gouvernement en matière de politique éducative.
Bien au contraire, ces annonces au lendemain de l'opposition à la LRU et à son cortège de décrets, tous plus dangereux les uns que les autres pour l'enseignement et la recherche publique, ne peut que renforcer notre détermination. Le gouvernement recule, de peur de perdre pied devant la contestation étudiante, qui doit rejoindre dans les semaines à venir les salarié-e-s du privé et du public. Refus de la précarité (des étudiant-e-s comme des travailleur-ses) qui est est imposée par le gouvernement et le patronat comme un mode de vie, opposition à ladéqualification des diplômes, et défense des services publics sont aujourd'hui les points centraux du débat.
L'amplification de la mobilisation est aujourd'hui une nécessité, et les journées d'action prévues dans les jours qui viennent sont l'occasion de prouver aux ministres en charge de l'éducation que la jeunesse ne cèdera plus rien au patronat et ses alliés au gouvernement.
Au-delà de la journée nationale d'action du 5 mars, l'ensemble de l'Education nationale sera dans la rue le 10 mars, quelques jours avant
la journée de grève générale du 19 mars à l'appel de huit organisations syndicales.
Aujourd'hui plus que jamais, seule la lutte paye!
Les comités et les commissions manipulent personnes, puisqu'elles ne sont pas des personnes fixent, et qu'elles servent plus a faire des exposés, organisés des journées que d'influer sur la lutte.. mise a part la commission tract..
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