L'université en lutte

Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Roro » 05 Fév 2009, 17:52

kuhing a écrit:Vu aux actualités ce midi.
la mobilisation semble prendre de l'ampleur , Strasbourg - Rennes (où on a vu d'ailleurs quelques drapeaux CNT )


Plusieurs milliers de personnes à Bordeaux.

Mais alors quelle molesse... On eut dit un défilé de bisounours... Le "leader" du mouvement sur Bordeaux est par ailleurs très copain avec les flics. Toutes les manifs sont déclarées, et il va régulièrement causer aux RG en manif'... Un pur soc-dem' collabo... Manif' à gerber.
La Nature n'a fait ni serviteurs ni maitres, c'est pourquoi je ne veux ni commander ni recevoir d'ordres.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede joe dalton » 05 Fév 2009, 19:03

Vilaine bureaucrate a écrit:Les étudiants sont pour une bonne partie , salariés-es. Je crois qu'avant de dépasser leur statut d'étudiants, ils feraient bien de le prendre en compte. Joe tu parles des étudiants mobilisés- politisés, pas des étudiants en général. et c'est assez faux, a chaque fois on vote tout un tas de solidarité et de soutien... durant le mouvement des cheminots, ya eu des déplacement en Ag cheminote et des cheminots en Ag étudiante..
ya plutot un coté sacralisation des travailleurs-ses..
..un coté le grand soir , c'est ce soir, dès les premieres AG de cette année, a Tolbiac, on parle: greve générale... bref, la convergence tout ça, et ça parle a peu de monde. on mobilise pas la dessus.. Faut bien partir du sujet.

on vote des soutiens et l'on parle de grand soir, mais les ag etudiantes tentent-elles de s'ouvrir au non étudiants, jeunes précaires(qui pour la plupart ne sont pas salarié) ?
je pense que chacun parmi vous en connait au moins un ou deux, vous pourriez les convier ? mais en fait vous ne le pouvez pas vraiment, hormis dans un rôle de spectateur, ou bien des professionnels de l'agitation politique !
enfin, je peux me tromper, et peut être cela a changer depuis le temps !
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede fu hsang » 06 Fév 2009, 00:54

moi si je me souviens des AG du CPE a grenoble ,etait demande la carte d etudiant pour voter ... mais bon pour ce a quoi elle servait ,je crois que des particpants aux ag pas un n a fait la cantine coll ou la recup ... ils avaient pas que ça a foutre bon dieu ,ils preparaient le grand soir ...
apres heureusement tout se decide pas en ag parce que sinon ...
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Vilaine bureaucrate » 06 Fév 2009, 02:19

joe dalton a écrit:
Vilaine bureaucrate a écrit:Les étudiants sont pour une bonne partie , salariés-es. Je crois qu'avant de dépasser leur statut d'étudiants, ils feraient bien de le prendre en compte. Joe tu parles des étudiants mobilisés- politisés, pas des étudiants en général. et c'est assez faux, a chaque fois on vote tout un tas de solidarité et de soutien... durant le mouvement des cheminots, ya eu des déplacement en Ag cheminote et des cheminots en Ag étudiante..
ya plutot un coté sacralisation des travailleurs-ses..
..un coté le grand soir , c'est ce soir, dès les premieres AG de cette année, a Tolbiac, on parle: greve générale... bref, la convergence tout ça, et ça parle a peu de monde. on mobilise pas la dessus.. Faut bien partir du sujet.

on vote des soutiens et l'on parle de grand soir, mais les ag etudiantes tentent-elles de s'ouvrir au non étudiants, jeunes précaires(qui pour la plupart ne sont pas salarié) ?
je pense que chacun parmi vous en connait au moins un ou deux, vous pourriez les convier ? mais en fait vous ne le pouvez pas vraiment, hormis dans un rôle de spectateur, ou bien des professionnels de l'agitation politique !
enfin, je peux me tromper, et peut être cela a changer depuis le temps !



ya eu un jeune qui se disait chomeur, il avait du etre convié, et si je me souviens bien, il avait fait partie de la tribune, c'était durant le CPE.

Ouais je suis d'accord, peut etre sur l'agitation politique, mais bon ya de bons elements chez les étudiants.. mais c'est aussi un retour a la réalité, le gas en question avait aussi pris la parole pour raconter ce qu'il vivait.. tout ça...

Enfin, ça a eu lieu, faut que ça continue, ça a pas eu lieu durant le LRU, ou l'administration avait instauré un controle des cartes et des vigiles tout autour de Tolbiac.

je suis d'accord sur le principe mais cependant, ce qu'il faut c'est s'organiser et aussi dans la durée. Moi je vois ça comme une bonne chose, si c'est dans cet objectif, ça permets de noyer l'unef, de radicaliser, d'emmerder ceux qui ont le micro greffer a la main..

après je suis un peu ignard, dans quelle perspective? je vois comment ça peut servir le mouvement étudiant et les étudiants présents, lui individuellement , mais sinan?!

faudrait qu'il en ait pas qu'un et qu'a la limite il y ait des ag séparées puis des ag communes. Séparées pour qu'ils s'organisent par eux meme, avec leur sépacificités, et ensuite convergence. Mais pas une convergence ou l'un utilise l'autre, ou l'un se fait bouffer par l'autre.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede guillaume37 » 06 Fév 2009, 12:28

Bon je suis assé abasourdi parceque à Tours c'est le bordel ( nico pourra vous le confirmer) en AG il y a plein de bisousnours des hippies qui veulent pas être un peut radicaux :gun: rien ne s'est décidé on a juste voté la reconduction de la grève.

Heu pour l'ouverture des mouvements étudiants moi j'en ai marre qu'on disent que les étudiants doivent soutenir tout le monde ( en plus sa se fait déjà ) parceque personne ne soutient jamais les étudiants aprés. En bref ca va jamais dans les deux sens.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 06 Fév 2009, 12:46

Le problème principal est l'absence de structuration (lire La tyrannie de l’absence de structure) du mouvement étudiant si bien que c'est un bazar sans non en effet ! Et puis le nombre d'étudiants mobilisés dans la durée est assez faible... Et le poids des OS étudiantes lourd (même si localement le NPA est très peu présent à Sud étudiant (tant par le nombre de syndiqués que par rapport au nombre d'adhérents du secteur jeunes)).
Si le problème est résolu, il pourra y avoir des liens plus forts avec le restant de la société : c'est un problème bien courant des militant-e-s de s'intéresser aux problèmes des autres avant même d'avoir commencer à régler ses propres problèmes... En plus que cette une attitude judéo-c(hr)éti(en)ne, cela empêche de voir toutes les convergences d'intérêt...

"La réforme du décret de 1984 va permettre de reconnaître des nouvelles formes d'investissement"
LEMONDE.FR | 04.02.09 | 20h18 ? Mis à jour le 04.02.09 | 20h30

La modification du décret de 1984 sur le statut des enseignants-chercheurs suscite un mécontentement croissant chez nombre d'entre eux qui craignent l'arbitraire des présidents d'université, une hausse des heures d'enseignement et l'atteinte à leur indépendance.
Simone Bonnefous, vice-présidente de la Conférence des présidents d'université, explique pourquoi elle juge cette réforme positive.

Vous avez proposé la semaine dernière la mise en place d'une "charte des bonnes pratiques". En quoi cette charte est-elle de nature à rassurer les enseignants-chercheurs ?

Simone Bonnefous : Les enseignants-chercheurs s'inquiètent que leurs situations ne soient pas traitées de façon équitable selon les disciplines et les universités. Avec ce projet de charte associant la présidence de la conférence des présidents d'université, les différentes conférences disciplinaires et le Conseil national des universités (CNU), nous voulons montrer que les contextes spécifiques à chaque discipline sont bien pris en compte.

Pensez-vous que cela peut suffire à rassurer les enseignants-chercheurs ?

Simone Bonnefous : Ce n'est pas cette charte à elle seule qui peut rassurer les enseignants-chercheurs mais un ensemble d'évolutions. La proposition de la ministre, telle qu'elle était formulée avant Noël, pouvait inquiéter car elle pouvait sembler lier un alourdissement possible du temps d'enseignement, à une défaillance dans la qualité de la recherche. Cela a choqué parce que ça semblait dire que l'enseignement, c'était ce qu'on faisait quand on ne savait pas faire
autre chose. C'était maladroit parce que tout l'effort de notre ministre a été de revaloriser la fonction d'enseignant.

Les opposants à cette réforme parlent d'un risque d'"arbitraire" des décisions prises au niveau local. Que leur répondez-vous ?

Simone Bonnefous : Nous ne comprenons pas l'idée qu'il y aurait toujours de l'arbitraire au niveau local et jamais au niveau national, que des comités nationaux seraient forcément équitables et des conseils élus localement forcément arbitraires. Par moment, on est dans le fantasme.
Dans une université, ce n'est pas le président qui décide seul de choses aussi importantes que les services ou les promotions, ce sont des conseils. Les universités sont des lieux extrêmement démocratiques avec énormément de conseils : les doyens sont élus, les présidents sont élus, les conseils sont élus. On passe beaucoup de temps à débattre et à se réunir. C'est un peu surprenant de défendre ce système électif et de ne pas lui faire confiance.

Des opposants au projet ont également critiqué les critères retenus pour évaluer les enseignants-chercheurs.

Simone Bonnefous : La réforme prévoit que les enseignants soient évalués tous les quatre ans sur l'ensemble de leurs activités. L'évaluation se ferait plus spécifiquement au niveau national pour les activités de recherche et au niveau local, à un premier niveau, pour l'ensemble des activités pédagogiques. Le rapport d'activités réalisé par l'enseignant-chercheur serait vu dans un premier temps par les instances locales puis envoyé au niveau national. A la Conférence des présidents, nous pensons que nous sommes arrivés aujourd'hui à un équilibre satisfaisant entre le local et le national.

On a l'impression que depuis quelques jours la ministre laisse la Conférence des présidents d'université défendre ce projet...

Simone Bonnefous : L'adaptation du décret de 1984 est une demande ancienne des présidents d'université car ce texte était un peu en retard sur les pratiques. Aujourd'hui, la réalité, c'est que les modalités d'accomplissement des services ne sont pas les mêmes selon la discipline, l'université, l'âge de l'enseignant-chercheur.. Nous sommes plutôt satisfaits qu'une procédure permette de reconnaître ces différences car on peut être un excellent enseignant-chercheur pas exclusivement sur la recherche, pas exclusivement sur l'enseignement.

Pouvez-vous nous donner des exemples de réalisations rendues possibles par cette réforme ?

Simone Bonnefous : Cela va nous permettre de légaliser ce qui se pratiquait parfois illégalement. Aujourd'hui, on ne compte dans le temps de service des enseignants que les heures faites face des étudiants.
Mais dans un certain nombre de filières, il y a des suivis de stage où les enseignants doivent se rendre sur les lieux de stage, discuter avec le maîtres de stage, etc. Tout cela va pouvoir être officiellement pris en compte, même si ce n'est évidemment pas de la même façon qu'un cours magistral.

Autre exemple, une expérience innovante est menée à Grenoble en médecine. En première année il n'y a plus de cours en amphi, les cours sont donnés sous forme de DVD aux étudiants, qui viennent ensuite en TD poser des questions à leurs professeurs après avoir travaillé le cours chez eux. La réforme va permettre de reconnaître des formes d'investissement qui ne pouvaient pas l'être.

Pensez-vous que vous arriverez à répondre aux inquiétudes des enseignants-chercheurs mécontents qui multiplient les appels à la grève ?

Simone Bonnefous : On s'y emploie même s'il y a d'autres questions que celle du service qui les inquiètent. Comme toujours, lorsqu'on a un mouvement de protestation, il est multiforme. Sur le décret de 1984, ce à quoi nous pouvons nous engager, nous les présidents d'université, c'est que la réforme soit faite dans l'interêt des enseignants-chercheurs et pas au détriment de leur liberté d'enseigner et de chercher.

Propos recueillis par François Béguin
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede joe dalton » 06 Fév 2009, 13:26

guillaume a écrit:Heu pour l'ouverture des mouvements étudiants moi j'en ai marre qu'on disent que les étudiants doivent soutenir tout le monde ( en plus sa se fait déjà ) parceque personne ne soutient jamais les étudiants aprés. En bref ca va jamais dans les deux sens.

nico a écrit:Le problème principal est l'absence de structuration (lire La tyrannie de l’absence de structure) du mouvement étudiant si bien que c'est un bazar sans non en effet ! Et puis le nombre d'étudiants mobilisés dans la durée est assez faible... Et le poids des OS étudiantes lourd (même si localement le NPA est très peu présent à Sud étudiant (tant par le nombre de syndiqués que par rapport au nombre d'adhérents du secteur jeunes)).
Si le problème est résolu, il pourra y avoir des liens plus forts avec le restant de la société : c'est un problème bien courant des militant-e-s de s'intéresser aux problèmes des autres avant même d'avoir commencer à régler ses propres problèmes... En plus que cette une attitude judéo-c(hr)éti(en)ne, cela empêche de voir toutes les convergences d'intérêt...

Le prend pas mal nico, mais tu pourrais éviter de faire de la généalogie a la petite semaine ! Ou tu vois un principe judeo chretien, moi qui n’aime pas citer les vieux proverbes anarchistes, je te répondrais que « la liberté de tous étend la mienne a l’infinie » comme disait le patriarche !
Vous vous plaignez de la duré des mouvements étudiant, mais je crois que vous perdez totalement de vu que l’étudiant n’est rien du tout !étudiant aujourd’hui, demain prof, demain chercheur, demain patron, demain contrôleur, demain chômeur !
Il n’y a aucun problème étudiant qui puisse espérer trouver une résolution dans le mouvement étudiant uniquement, que ce soit la précarité, leurs futur place dans la société, et la façon dont le mode de sélection s’opère…c’est bien la responsabilité des anarchistes de faire comprendre cela, comparé au syndicalisme classique qui ne peut que se débattre que dans les luttes défensives (conserver tel acquis).
Nulle conquête n’est possible en s’enfermant dans le cadre étudiant, qui est en fait un milieu disparate, et il me semble qu’en 68(je n’idéalise pas 68), les étudiants avais tout gagné à s’ouvrir !
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Pïérô » 06 Fév 2009, 23:56

Je me retrouve dans ce que dit là joe car le syndicalisme historiquement repose sur la lutte des classes, mais en même temps celà peut s'appliquer à toute forme de syndicalisme corporatif. L'intérêt d'un syndicat comme SUD étudiant par exemple c'est qu'il se rattache à l'interpro Solidaires et dans ce cadre trouve la convergence. Cette question de la convergence est posée aussi de la même manière dans tous les secteurs. Au delà des structures syndicales de luttes et structures propres, c'est dans l'organisation d'AG interpro et élargies (travailleurs, chomeurs, précaires, étudiants, lycéens...) qu'il y a piste d'auto-organisation et de construction du front social.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 07 Fév 2009, 12:37

Super idée issue des collègues de Biologie de l'Université de Grenoble !

On envoie tous au Président de la République tous nos articles des 4 dernières années, en mettant les articles un par un sous enveloppes adressées à
M. le Président de la République Palais de l'Elysée 55 rue du Faubourg St Honoré 75008 Paris

Envoyer simultanément une lettre adresseé à Sarkozy où on lui dit qu'on a bien entendu son message sur la nécessité de se faire évaluer par des experts extérieurs à la profession et qu'on le remercie beaucoup de bien vouloir évaluer nos travaux qu'on lui fait parvenir par ailleurs.
NB : Les envois de moins de 20g sont dispensés d'affranchissement.

Nous lancerons l'opération mardi 10 avec un atelier public de mise sous enveloppes au centre ville de Grenoble puis un premier dépôt d'enveloppes médiatisé à la poste centrale de Grenoble.
Bien sûr cette opération sera à généraliser aux autres universités et à poursuivre dans les jours qui suivent.


Appel aux « invisibles » de l'UPPA !
Intersyndicale BIATOSS de l'Université de Pau et des Pays de l'Adour CGT (FERC-Sup) -- FSU (SNASUB) -- UNSA (A&I et SNPTES)*

Nous sommes un grand nombre de personnels administratifs, techniques et des bibliothèques (BIATOS et ITA) qui, par notre expérience et notre conscience professionnelle, faisons vivre l'Université de Pau et des Pays de l'Adour.

Les réformes en cours tendent à :
- nous imposer des contrats d'objectifs au lieu de faire confiance à notre conscience professionnelle ;
- nous mettre en concurrence sous la dépendance des nouveaux mandarins au lieu de valoriser le travail d'équipe ;
- nous imposer une répartition inégalitaire des primes en fonction de notre « manière de servir » au lieu de revaloriser nos salaires ;
- nous faire subir le développement de la précarité des emplois et des affectations
- privatiser de manière croissante nos activités ;
- affaiblir nos statuts et nos carrières.

Dans le même temps, nous sommes mis en première ligne face à l'explosion des contraintes administratives et techniques dont le volume va croître alors qu'on réduit nos effectifs (- 2 emplois à l'UPPA en 2009) !

Nous sommes les « invisibles » du monde de l'enseignement supérieur et de la recherche !

Les orientations actuelles des nouvelles universités autonomes et des organismes de recherches contribuent un peu plus à cette situation dans laquelle un grand nombre de métiers (agent d'entretien, services techniques) ont déjà été rendus invisibles par la sous-traitance, l'externalisation. D'autres suivront !

Nous n'apparaîtrons plus qu'à l'occasion de dysfonctionnements dont on nous rendra responsables !

Confrontés à cette situation, sommes-nous voués à devenir les spectateurs impuissants de notre destin ?

Nous devons sortir de notre invisibilité !

- Affirmons notre existence et nos revendications par des affichettes collées aux fenêtres de nos bureaux visibles du campus, en portant des brassards ou des badges nous identifiants ;
- Réunissons-nous chaque jour devant la présidence pour un pique-nique (si le temps le permet) ou un rassemblement pour exprimer nos revendications à la direction de l'université et à nos collègues, usagers et concitoyens ;

Premier rassemblement lundi 9 février entre 12h30 et 13h30 devant la présidence

- Participons aux assemblées générales communes, aux journées d'action, aux manifestations et aux rassemblements en faveur du Service public
d'enseignement supérieur et de recherche aux côtés de nos collègues enseignants-chercheurs, chercheurs et enseignants, de nos usagers, des étudiants.
(Prochaine AG lundi 9 février 11h30 Amphithéâtre de la présidence)

- Organisons une caisse de solidarité à laquelle tous les personnels de l'UPPA (Enseignants chercheurs et BIATOSS-ITA) peuvent participer en fonction de leurs moyens pour soutenir une action de grève durable s'il faut en arriver là pour obtenir satisfaction.
(Constitution de la caisse lundi 9 février lors du rassemblement devant la présidence)

Obtenons une amélioration de nos conditions de travail !

L'assemblée générale a proposé au congrès de l'UPPA une motion en faveur des conditions de travail des personnels BIATOSS. Le président s'est engagé à saisir le CTP de cette question.

Texte de la motion

« Concernant les conditions de travail des personnels BIATOSS, le congrès rappelle que l'ensemble des personnels des différentes catégories concourt au bon fonctionnement de l'université et mérite une considération égale.
Le congrès s'élève contre le niveau de salaire scandaleusement bas de nombreuses catégories, et demande une revalorisation nationale de ces rémunérations, sous la forme d'une hausse du point d'indice et non par le truchement de primes au mérite ainsi qu'une augmentation du taux de promotion.
Il demande un plan massif de titularisation des personnels contractuels sur les emplois correspondant à un besoin permanent.
Dans l'immédiat, le congrès demande de la présidence, du secrétariat général et de la direction du personnel qu'une attention particulière soit portée à la gestion des personnels contractuels en poste.
Il demande :
- aucun contrat de moins de 12 mois sans interruption et à temps plein
- égalité de traitement des personnels titulaires et non titulaires, notamment sur la question des primes »
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appel de grenoble

Messagede fu hsang » 07 Fév 2009, 15:47

oui oui je ne suis pas fan des ag mais je transmets

L’Appel de Grenoble à la coordination étudiante

Les universités de Grenoble, réunies en de nombreuses AG, appellent à une coordination de toutes les universités de France. En effet, la mobilisation du 29 Janvier a littéralement débordé : jamais, depuis vingt ans, autant de travailleurs et travailleuses ne s’étaient mis en grève. Les cortèges, rassemblant deux millions et demi de personnes dans tout le pays, rappellent les temps forts des grands mouvements sociaux qui nous ont précédés. La force liée au mal-être généralisé qui s’en est dégagée nous semble capable de contrer le pouvoir en place, seulement si nous réussissons à continuer efficacement la lutte via une organisation infaillible qu’il nous appartient de mettre en place. Ainsi, les revendications suivantes ont été votées pendant les AG organisées sur le campus grenoblois :

- Abandon de la LRU et de la masterisation des formations de l’enseignement, et donc de la réforme du statut d’enseignant-chercheur ( découlant du processus de Bologne )

- Abandon des suppressions de postes dans l’éducation nationale ( estimée à 25000 )

- Création d’une université libre, gratuite et ouverte à tous

- Fin de la présence policière et des agents de sécurité sur le campus

- Régularisation des sans-papiers : « une carte étudiante = une carte de séjour »

- Fin des juridictions antiterroristes ( et donc des fréquents abus d’autorité liés à celles-ci )

- Abandon de la directive des Accords Généraux sur le Commerce et les Services ( AGCS )

- Appel aux forces de l’ordre de faire usage de leur droit de retrait

- Demission du gouvernement et dissolution de l’Assemblée Nationale

- Et bien sur : la convergence des luttes

Cette plateforme de revendication doit, selon nous, être la base d’une coordination nationale entre les étudiants ( coordination qui devra par la suite s’ouvrir aux autres luttes sociales du peuple ). Cette liste est bien évidemment non exhaustive et reste ouverte aux revendication des autres universités. Face aux menaces, nous appelons à une coordiantion construite et réfléchie entre les étudiants du territoire pour construire ensemble la structure et la suite du mouvement, et à voter en AG cette base revendicative. UNE université en lutte ( AG, comité de mobilisation ) = UNE voix Chaque mandat équivaut à une université dans le but de mettre en place des moyens d’action valides et efficaces.La réunion se tiendra le 14 et 15 Février à Grenoble ( ou ailleurs ).

Envoyez votre réponse à : coordination-etudiante38AROBASElive.fr

Le comité de mobilisation des universités de Grenoble
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Olé » 07 Fév 2009, 22:48

Dans ma fac le mouvement tente de s'ouvrir, sous la pression de certains ( pas forcément des syndicats étudiants). jeudi, les postiers ont rejoins la manif ( manif très plan plan, mais bon qu'attendre de plus d'une manif prof/étudiant) plus une bouffe le vendredi.
Olé
 

Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Roro » 08 Fév 2009, 02:16

Léo a écrit:Dans ma fac le mouvement tente de s'ouvrir, sous la pression de certains ( pas forcément des syndicats étudiants). jeudi, les postiers ont rejoins la manif ( manif très plan plan, mais bon qu'attendre de plus d'une manif prof/étudiant) plus une bouffe le vendredi.


Pourquoi vous essayer pas, toi et d'autres anars et/ou individu.e.s radicaux/radicales, de faire un petit bloc radical lors des manif' ? A 20 y a de quoi faire entendre une autre voix... :wink:
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Olé » 08 Fév 2009, 11:51

Hum c'est compliqué. Exemple de la dernière manif de jeudi, on était je pense bien 800 étudiants. Vers la fin du parcours on fait passer le mot pour aller bloquer la gare ( la zone économique qui plus est), sachant que l'occupation d'un lieu de commerce important fait bcp plus chier le pouvoir qu'une manif tranquille.
20 personnes étaient motivés, ce qui fait trop peu, on se serait fait charger très vite. Le pb c'est aussi en communication, il nous faudrait un mega, car on voit que cela joue bien en faveur des syndicats.
Concernant la lutte en dehors des manifs ça bouge, on tente de mettre en place des trucs en dehors du cadre étudiant normal, ça commence lundi avec un atelier anti répression ... mais bon j'vais pas trop en dire ici, stu veux on en discutera en privée.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede guillaume37 » 08 Fév 2009, 17:26

Ouais bah moi jai peur que le mouvement s'arréte de lui même :confus: .
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