qierrot a écrit:Je trouve que ces échanges soulèvent des questions quant à la manière de peser ou non dans un mouvement. Ne le voyez pas comme une agression, mais j'y trouve une attitude que je nomme de "perdant".
Je ne vois pas ce qu'il y a de perdant. Je t'invite à relire mes propos dans le topic "université en lutte" dans lequel je dis que rien n'est joué et figé.
Je fais un constat. Après chacun peut répondre selon la spécificité locale, ce qu'il observe. La situation n'est pas transposable ailleurs.
Tu parles par exemple de sud, mais à ma fac ils ne sont pas là.
qierrot a écrit:Des buros, des réformards, des politicards magouilleurs on en rencontre dans toutes les luttes...Si c'est pas possible de se faire entendre à un endroit il faut passer par un autre biais. Donc et outre l'expression politique spécifique ou l'auto-organisation de franges plus radicales ou le renforcement des structures comme SUD, les espaces de commisions de travail, d'élaboration et d'actions me semble important à investir, et sont des éléments de pouvoir à la base et de contre pouvoirs face aux buros...Cela permet aussi de faire rentrer d'autres types de mandatements et de mandatés.
Je vais essayer d'être clair dans mes réponses. Tu sais aussi que le rapport de force dépend du nombre. Ca ne dépend pas que de ça, on est d'accord! Mais sur quelques dizaines de personne on est en gros 6 anar, c'est pas évident de peser. Après je ne nie pas qu'il y a parfois eu surement des erreurs.
qierrot a écrit: Comment voyez vous çà, comment çà se passe justement chez vous, comment fonctionnent ces commissions...?
En théorie chacun peut s'inscrire sur les listes de commission. Mais celles ci ont été constituées avant même que l'on établisse une stratégie quant à celles ci.
C'est pas que l'on s'y est pris trop tard, c'est juste que les syndicats avaient préparé en amont ces commission. On a été un peu devant le fait accompli.
Après en théorie ces commissions doivent rendre visible à tout le "comité de lutte" leurs travaux, et donc soumis au droit de regard ou à la critique.
Je dis en théorie. Dans la pratique c'est pas vraiment ça. Le premier jour d'occupation d'un amphi et de travail des commissions on nous a informé le soir que "la commission tract" avait fini le tract, qu'il était prêt à distribuer le lendemain matin à 7h, qu'il y avait déjà 6000 exemplaires. Évidemment plus possible de le changer car il a été imprimé en nombre. J'ai protesté personnellement, disant qu'on devait discuter d'un tract avant qu'il soit fini, on m'a dit qu'on était dans l'urgence, que j'avais qu'à participer. Ce n'est qu'un exemple.
L'an passé il avait été décidé de participer aux commissions pour contrer l'unef. Mais le bilan était plutôt mitigé, pas assez de poids, impact important des buros. Donc on a décidé de tenter de faire des actions à côté de ce comité, en mettant en place des ateliers en parallèle etc.
qierrot a écrit:D'autre part, les buros, s'ils pèsent c'est pas forcément parce qu'ils sont nombreux mais surtout parce qu'ils sont organisés, et là aussi comment çà se passe chez vous ?
Oui c'est vrai. Ils sont peu nombreux, mais plus ou moins bien organisés selon leur expérience en "noyautage" de mouvement. Ici ils sont clairement assez forts dans ce domaine,
pour le moment, cumulent des postes par exemple à n'unef, au npa, au CA sur la fac etc. Ils savent infiltrer des postes stratégiques. Mais il existe une base que je qualifierais de "gauchiste" qui en a marre des beaux discours et voit comment ça tourne. Ca va évoluer dans les prochains jours, on va tenter certaines choses. Voilà en gros.