Pïérô a écrit:çà veut dire que sur la question antipatriarcale et pro-féministe tu en es à l'époque de l'Espagne 36 quand les Mujeres libres secouaient le cocotier, ou même avant quand Emma Goldman faisait meeting féministe devant un parterre d'anarchistes éberlués, et que donc tu as beaucoup de chemin à parcourir pour ratrapper ce retard.(et çà évitera de dire pour piquer un peu trop que sur cette question c'est plutôt une autre école du mouvement ouvrier qui se ferme les yeux et parle en terme de fronts prioritaires et fronts secondaires).
Je ne sais pas qui parle de "front prioritaire et fronts secondaires", peut-être Lutte Ouvrière ?
Mais je m'en fous.
Ce que je pense c'est qu'il y a des oppresseurs et des opprimé-e-s et que je me place toujours du coté des opprimé-e-s.
Quand une femme subit un abus de pouvoir, je suis du coté de la femme.
Quand c'est un homme qui subit un abus de pouvoir, je suis du coté de l'homme.
Les armes les plus puissantes qui permettent ces abus sont donnés par les rapports sociaux induits par le capitalisme et les deux sexes y ont accès.
Tout cela dépasse donc les seuls rapports entre les hommes et le femmes et, je vois mal le valet de chambre de la fille de madame Bettencourt la harceler sexuellement.
Je considère que la lutte des opprimé-e-s quelle qu'en soit la forme, doit tenir compte du système économique et social dans lequel nous sommes et poser le problème de sa destruction pour son règlement définitif.
Je constate que les mouvements féministes pour leur immense majorité, ne s'en préoccupent pas et proposent le règlement de ces questions dans le cadre de ce système notamment par le répression prévue par la justice des dominants.
Je doute qu ' Emma Goldman ait eu une telle position.




