Algérie

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Messagede DjurDjura » 07 Sep 2012, 16:14

BOUIRA : Quatre mois de prison pour Nafaa Khlifi.

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El Watan le 05.09.12

La cours de justice de Bouira vient de prononcer, aujourd’hui mercredi 05 septembre 2012, le verdict de 04 mois de prison contre Nafaa Khlif. De ce fait, le premier jugement de 04 mois de prison vient d’être confirmé. L’accusé doit donc purger sa peine, il lui reste 25 jours à passer en prison avant sa libération. C’est pour la sixième (06) fois que le jeune Nafaa Khlifi, un invalide à 80% à cause des troubles mentaux périodiques, se retrouve devant les juges.


Pour rappel, Nafaa Khlifi est accusée par le maire de la commune d’Ahnif « d’atteinte à l’image du président de la république, de destruction des biens publics et la menace non armée du P/APC d’Ahnif ». Encore une fois la partie plaignante, qui est le maire d’Ahnif ne s’est pas présentée lors de ce procès.

Par ailleurs, le collectif des jeunes d’Ahnif (CJA), et le Réseau de la Défense de la Liberté et de la Dignité, ainsi que des sympathisants ont encore une fois organisé aujourd’hui un sit-in devant la cours de justice de Bouira pour réclamer la libération de Nafaa Khlifi.

La nouvelle du jugement pronocé contre le détenu Nafaa Khlifi est tombée comme une foudre sur les participants à ce sit-in. « On ne comprend pas ce jugement prononcé sans la présence de la partie plaignante. C’est un jugement non-fondé. Pour avoir cassé un portrait du président et un ordinateur, on incarcère un invalide, c’est absurde ! », déclare Meziane Abbane, membre du RDLD, présent au sit-in.

De son coté, le CJA, collectif des jeunes d’Ahnif, dénonce fermement le verdict prononcé par la cours de justice de Bouira. « On ne trouve pas les mots pour qualifier ce jugement. Pour avoir demandé un travail, qui est un droit pour chaque citoyen, le jeune Nafaa s’est trouvé en prison, c’est de la Hogra pure est simple », estime Mecheddou Redouane, membre du CJA.

Les deux mouvements du CJA et du RDLD, se penchent en ce moment sur la rédaction de déclarations publiques pour dénoncer le jugement de la cours de Bouira contre Nafaa Khlifi.

Omar Arbane


DZACTIVIST

Abdelkader Kherba : compte rendu du procès
By admin On 7 sept, 2012 At 12:22 | Categorized As Communiqués, Infos_show | With 0 Comments

Le 04 septembre 2012 s’est déroulé à Ksar El Boukhari le procès de Abdelkader Kherba , inculpé pour agression contre un fonctionnaire de l’état dans la situation de flagrant délit le 03 juin 2012, arrété et emprisonné le 21 septembre 2012 à Ksar El Boukhari ou il observe une grève de la faim en protestation contre son arrestation arbitraire et illégale.



Etaient présent au procès :

Réseau des avocats pour la défense des libertés

Le président de la ligue des droits de l’homme

La secrétaire générale de la ligue des droits de l’homme

Les représentants du MJIC

Le représentant du MDS

les représentants du RDLD

une députée du FFS

les représentants du CNAPEST

La presse nationale :EL Watan ,le Jeune Indépendant .

Presse internationale : Radio France Internationale ;Leila Bératto

Les représentants du comité national pour la défense des droits des chômeurs

Les militants du SNAPAP de Béjaia , de Blida , Chleff ,Ouaregla ,Laghouat ,Médéa ,m’sila



Le représentant des droits de l’homme de la wilaya de Relizane ,

Le représentant des corps communs de l’éducation

Les membres du comité national pour la défense des droits des chômeurs,



Déroulement du procès :

Le procès a commencé à 9 heures Abelkader Kherba est amené menotté par les policiers alors qu’il est en grève de la faim depuis 15 jours , très affaibli , debout durant tout le procès qui a duré plus de cinq 05 heures .

La salle archicomble ne peut plus contenir la grande foule venue pour soutenir Abelkader Kherba .

Le juge a entendu deux (02)témoins de la prétendue victime qui ont fait des déclarations contradictoires avec les faits .

Le plaidoyer a été mené par quatre avocats de la ligue des droits de l’homme et dix (10) avocats du réseau de la défense des libertés , les 14 avocats reliés dans le plaidoyer ont détruit la thèse du flagrant délit comme ils ont démontré la fabrication du dossier monté de toutes pièces pour intimider les syndicalistes et les militants des droits de l’homme .



Le procureur a demandé un an de prison ferme et une amende de 20,000 da

Devant ce jugement les 14 avocats sont revenus à la charge dans un très long plaidoyer pour montrer le non fondement de l’accusation et le manque de sérieux et de professionnalisme et le non considération de la liberté des citoyens comme ils ont démontré que l’emprisonnement de Abdelkader Kherba est une bavure du système juridique.



Durant tout le déroulement du procès de militants syndicalistes ,des droits de l’homme ,associatifs ,politiques et citoyens rassemblés devant le tribunal ,portrait du détenu à la main n’ont pas cessé de scander < LIBERER KHERBA ,NOUS SOMMES TOUS DES KHERBA .



Le verdict sera rendu le 11 septembre 2012




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Messagede DjurDjura » 12 Sep 2012, 10:58

SEULE LA LUTTE PAIE : Abdelkader kherba a été acquitté alors que le procureur avait reclame une peine de 1 an de prison


MJIC : Communiqué: Kherba acquitté; il n’y a que la lutte qui paie!
By admin On 11 sept, 2012 At 03:43


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Mouvement des Jeunes Indépendants pour le Changement,

Le militant de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (Laddh) et membre du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC), Abdelkader Kherba, a été acquitté par le tribunal de Ksar El Boukhari ce matin 11 septembre.

Le Mouvement des Jeunes Indépendants pour le Changement se felicite de cette nouvelle qui vient après un formidable élan de solidarité et ne fera que renforcer l’esprit de lutte et de solidarité entre tous les acteurs de la societé civile en Algérie.

Le MJIC exprime son attachement profond à l’instauration d’un Etat de droit, où la justice algérienne sera totalement indépendante du régime en place et de ses mains tentaculaires que sont la police politique, le pouvoir militaire occulte et leurs vitrines pseudo politiques toutes liées entre elles par des pratiques politico financières mafieuses et obscures régnant encore sur le pays et ses richesse.

Le MJIC rappelle que les militants politiques, syndicalistes et des droits de l’Homme : Abdou BENDJOUDI, Yacine ZAID, Othmane AOUAMEUR et Lakhdar BOUZINI comparaîtront le 27 septembre prochain devant le tribunal de Bainem (Bab El Oued) et ce pour « Attroupement non armé », ils risquent une année de prison ferme.

Restons mobilisés et déterminés dans l’accomplissement de notre lutte pour mener à bien le changement radical tant voulu par les algériens en dehors du régime mafieux et assassin pour une Algérie véritablement démocratique et sociale.


Gloire à notre peuple,
Gloire à sa jeunesse,
Il n’y a que la lutte qui paye


Le Bureau Politique,

Alger le 11 septembre 2012



JCA

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Messagede DjurDjura » 12 Sep 2012, 12:38

suite à l'affaire Nezzar ce general qui sera traduit en justice pour crime contre l'humanité, le clan BOUTEFLIKA cherche par tous les moyens de se mettre à l'abri, c'est dire !!!!!! Les citoyens qui defendent leur droits en PRISON et les criminels du pouvoir A L'ABRI
Un jour ce sera les armes qui vont parler et là personne ne sera à l'abri dans le clan !!


» Un passeport diplomatique pour les brigands et les criminels afin d’échapper aux poursuites judiciaires à l’étranger!!!!

Un passeport diplomatique pour les brigands et les criminels afin d’échapper aux poursuites judiciaires à l’étranger!!!!

Posté par Rédaction LQA on sept 6th, 2012 // 27 Commentaires - []




El Watan 06 septembre 2012



Une parade vient d’être trouvée
Passeport rouge pour les cadres


Face au phénomène des poursuites judiciaires à l’étranger à l’encontre des cadres de l’Etat, une parade vient d’être trouvée.

Les enfants, les épouses des anciens présidents de la République et des officiers supérieurs de l’armée bénéficieront du nouveau décret qui octroie des passeports diplomatiques à cette catégorie de personnes
De même que les secrétaires généraux des ministères et les parents des anciens présidents, leurs enfants, leurs épouses, leurs frères et sœurs, les anciens Premiers ministres, les ministres d’Etat, les cadres jouissant du titre de ministre, le directeur de cabinet du président de la République, le secrétaire général du gouvernement, son homologue de la présidence, les conseillers du président retraités et ceux qui ont occupé ce poste pendant sept ans.

Cette mesure touche également le chef d’état-major de l’armée, le chef du renseignement et de la sécurité et les officiers supérieurs de l’armée. Ce passeport diplomatique garantit à son possesseur l’immunité, notamment lors des voyages effectués à l’étranger par cette catégorie de personnes.
Plusieurs plaintes ont été déposées dernièrement à l’étranger contre des responsables algériens, la dernière en date concernant le général à la retraite, Khaled Nezzar, poursuivi par un tribunal suisse.
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 13 Sep 2012, 14:21

Abdelkader Kherba relaxé… Mais les défenseurs toujours harcelés en Algérie!



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Manifestation à Alger le 29 avril 2012. AFP/FAROUK BATICHE

Alger, Copenhague, Paris, 12 septembre 2012 –
Le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme, l’Observatoire pour la protection des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), le Collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA), la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) et le Syndicat National du Personnel Autonome de l’Administration Publique (SNAPAP) saluent la relaxe d’Abdelkader Kherba, en détention depuis le 21 août et accusé d’ «outrage à fonctionnaire» par le Tribunal de Ksar El Bokhari (à 150 km au sud d’Alger). Nos organisations appellent néanmoins les autorités algériennes à mettre un terme au harcèlement des défenseurs des droits de l’Homme.

M. Kherba, membre du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC) et de la LADDH, a été libéré hier après trois semaines en détention dans la prison de Ksar El Bokhari où il avait entamé une grève de la faim pour dénoncer le caractère arbitraire de sa détention. Le procureur avait requis un an d’emprisonnement et 20 000 DA d’amende (environ 200 Euros), alors que d’importantes contradictions entre les éléments de preuve apparaissaient dans le dossier et avaient été soulevées par le collectif d’avocats de la défense, dont font partie des avocats de la LADDH et du Réseau des avocats pour la défense des droits de l’Homme (RADDH).

Bien que ce procès débouche sur une relaxe, M. Kherba attend toujours de connaître le jugement d’une autre affaire dans laquelle il a été condamné en première instance par le Tribunal de Sidi M’hamed à un an de prison avec sursis pour « incitation directe à attroupement » (art. 100 du Code pénal) pour avoir assisté et filmé un sit-in organisé dans le cadre d’un mouvement social de protestation des greffiers portant sur les conditions de travail dans le milieu de la justice. L’audience d’appel est prévue le 16 septembre.

D’autre part, la première audience du procès devant le tribunal de Bab El Oued (Alger) contre Yacine Zaïd, syndicaliste et président de la section de Laghouat de la LADDH, Abdou Bendjoudi, l’un des responsables du Mouvement des jeunes indépendants pour le changement (MJIC), Athmane Aouameur, membre du Réseau de défense de la liberté et des dignités (RDLD) et Lakhdar Bouziani, membre du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) aura lieu le 27 septembre.
Les faits qui leurs sont reprochés remontent au 26 avril 2012 lorsque, avec d’autres militants, ils avaient participé à un sit-in pacifique devant le Tribunal de Sidi M’hamed pour dénoncer le harcèlement judiciaire dont est victime Abdelkader Kherba. Ils sont poursuivis pour « incitation à attroupement non armé » et risquent jusqu’à un an d’emprisonnement et 5 000 DA d’amende (environ 50 Euros).

Nos organisations ont fait part à maintes reprises aux autorités algériennes de leurs préoccupations concernant la multiplication des actes de harcèlement judiciaire visant les défenseurs des droits de l’Homme en Algérie, qui constituent une violation des droits fondamentaux. Ce harcèlement a en outre pour effet d’empêcher les militants de jouer pleinement leur rôle en les contraignant à se consacrer à la préparation de leur défense.

Nos organisations appellent les autorités algériennes à agir urgemment afin de:

· Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de M.M. Abdelkader Kherba, Abdou Bendjoudi, Athmane Aouameur, Lakhdar Bouziani et Yacine Zaid ainsi que de l’ensemble des défenseurs des droits de l’Homme en Algérie ;

· Mettre un terme à toute forme de harcèlement, y compris judiciaire, à l’encontre de M.M. Abdelkader Kherba, Abdou Bendjoudi, Athmane Aouameur, Lakhdar Bouziani et Yacine Zaid ainsi que de tous les militants et les défenseurs des droits de l’Homme en Algérie, afin qu’ils puissent mener leurs activités pacifiques sans entrave ;

· Garantir la liberté d’expression et de manifestation de l’ensemble des défenseurs des droits de l’Homme en Algérie qui revendiquent leurs droits de manière pacifique, en conformité avec les articles 33 et 41 de la Constitution algérienne et avec le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifié par l’Algérie.

Enfin, nos organisations rappellent aux autorités algériennes leur obligation de se conformer, en toutes circonstances, aux instruments internationaux et régionaux de protection des droits de l’Homme, ainsi qu’aux dispositions de la Déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l’Homme, qui prévoit notamment en son article 1 que « chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international » et, en son article 12.2, que « l’État prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration ».

Pour plus d’informations, contacter :
REMDH : Hayet Zeghiche : +32 2 503 06 86
FIDH : Arthur Manet : +33 1 43 55 25 18
OMCT : Isabelle Scherer : +41 22 809 49 39
CFDA : +33 143 44 87 82
LADDH : +213 21 23 80 86
SNAPAP : +213 21 52 03 72
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Re: Algérie

Messagede Massinissa » 13 Sep 2012, 19:26

TRIAL obtient la condamnation de l’Algérie par le Comité des droits de l’homme de l’ONU dans une nouvelle affaire de disparition forcée




Genève, le 12 septembre 2012.

Le Comité des droits de l’homme des Nations unies a à nouveau condamné l’Algérie dans une affaire de disparition forcée. En mai 1996, M. Kamel Rakik, âgé de 33 ans, a été arrêté à son domicile, à une trentaine de kilomètres d’Alger, par des policiers de la wilaya d’Alger. Il a été emmené à l’école des officiers de police de Chateauneuf, où il a été torturé. Il n’a jamais été revu depuis.

Les membres de la famille de M. Kamel Rakik ont tout entrepris pour retrouver leur proche. Les autorités judiciaires, politiques et administratives ont notamment été saisies du dossier. Cependant, aucune enquête n’a été ouverte et aucun responsable poursuivi.

Dans sa décision, le Comité des droits de l’homme retient que l’Algérie, en faisant disparaître M. Kamel Rakik, a violé de nombreux droits garantis par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, l’une des conventions les plus importantes des Nations unies, notamment le droit à la vie et celui de ne pas être soumis à la torture ou à des mauvais traitements. L’Algérie a également, ce faisant, infligé à la famille du disparu un traitement inadmissible, en raison de l’angoisse et de la détresse qu’il lui a fait subir.

Le Comité demande maintenant à l’Algérie de « mener une enquête approfondie et rigoureuse sur la disparition de Kamel Rakik ». L’Algérie doit également « fournir aux auteurs des informations détaillées quant aux résultats de son enquête », « le libérer immédiatement s’ils est toujours détenu au secret » ou « restituer sa dépouille à sa famille » en cas de décès.

Le Comité insiste par ailleurs sur l’obligation qu’a l’Algérie de « poursuivre, juger et punir les responsables des violations commises ». L’Algérie doit également indemniser de manière appropriée la famille de la victime pour les violations subies.

En particulier, le Comité rappelle qu’en matière de torture, d’exécutions extrajudiciaires et de disparitions forcées, les autorités judiciaires algériennes ne devraient pas appliquer l’Ordonnance 06-01 (adoptée suite à l’acceptation de la « Charte pour la paix et la réconciliation nationale» en 2005), qui accorde une impunité complète aux auteurs des pires violations commises durant la guerre.

TRIAL exprime sa grande satisfaction suite à cette nouvelle décision du Comité condamnant l’Algérie. Pour Philip Grant, directeur de l’organisation, « il est grand temps que l’Algérie se conforme à ses obligations internationales en matière de droits de l’homme. Cette décision est la cinquième condamnation par un comité onusien que TRIAL obtient à l’encontre de l’Algérie pour des cas de torture et de disparitions forcées. Les autorités algériennes doivent sans tarder mettre en oeuvre les décisions adoptées par les Comités et ouvrir des enquêtes sur les violations des droits de l’homme qui lui sont reprochées afin que la lumière soit faite sur ces tragédies, que les responsables soient poursuivis et condamnés et que les victimes obtiennent réparation. L’impunité pour ces crimes ne peut continuer à être la règle en Algérie ».

Contexte

Cette affaire est la cinquième soumise par TRIAL à un Comité onusien qui donne lieu à une décision. En mai, juin et décembre 2011, le Comité des droits de l’homme et le Comité contre la torture avaient déjà condamné l’Algérie pour des affaires de disparitions forcées, respectivement un cas de décès sous la torture. Quatorze autres cas défendus par TRIAL sont actuellement pendants contre l’Algérie devant le Comité des droits de l’homme et le Comité contre la torture.

Au total, TRIAL est actuellement en charge de plus de 130 affaires devant différentes instances internationales (Cour européenne des droits de l’homme, Comité des droits de l’homme et Comité contre la torture), concernant des affaires de disparitions forcées, d’exécutions extrajudiciaires et de torture en Algérie, Bosnie-Herzégovine, Burundi, Libye et Népal.

Via Le Quotidien d’Algérie
La liberté ne se donne pas, elle se prend !
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 14 Sep 2012, 09:41

Le RDLD lance une pétition pour "le droit à manifester"



Le 25 septembre 2012, quatre militants de divers Mouvements sont convoqués devant la justice pour avoir appelé à un rassemblement de soutien à un autre militant, et sont poursuivis pour «attroupement illégal non armé».

En Algérie, le système politique manœuvre encore pour empêcher la cristallisation d’une alternative démocratique. Il va même jusqu’à placer une grande partie de la société sous la pression de la paupérisation. Il empêche également la Société Civile de s’organiser et de s’autonomiser vis à vis du pouvoir central, en réprimant ce qui forme justement le socle de cette autonomisation: le citoyen et le militant.




Les militants politiques, les militants des droits de l’Homme, les citoyens qui réclament leurs droits, les syndicalistes qui exercent leur droit syndical ou toute action démocratique et publique ne sont que hantise pour le pouvoir. La liberté de manifester est liée à la question de l’occupation citoyenne de l’espace public ,au moment où le pouvoir prétend faire avancer l’Etat de droit en luttant contre le commerce informel ,il refuse l’action citoyenne c’est une contradiction entre le discours et la pratique.

L’appareil judiciaire a montré sa totale dépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif et s’est incliné plusieurs fois devant les volontés du procureur, représentant du Ministère Public, comme le prouvent différents verdicts injustes et arbitraires.



Cette dérive est dans la nature du système, elle est le fait d’un Etat non démocratique, voire même anti-démocratique. Le droit de manifester dans les lieux publics est lié à la liberté de conscience et d’expression dans le sens où une liberté sans la possibilité de la mettre en pratique publiquement n’est pas une liberté.



Le droit à manifester est un droit pleinement consacré par la Constitution et toutes les conventions internationales ratifiées par l’Algérie. La loi fondamentale consacre ce droit sans aucune ambiguïté et sous toutes ses formes.



Aujourd’hui, le monde connaît des bouleversements majeurs. La société civile se forme, les médias se libèrent et la parole du citoyen ordinaire prend sa place sur la scène politique. C’est la consécration du droit sous toutes ses formes, du droit de choisir le pouvoir politique au droit de réunion, en passant par le droit au développement économique, le droit à la dignité humaine, le droit d’expression et le droit à l’égalité, mais aussi le droit de dire « non ». On consacre ainsi la citoyenneté globale et ses implications éthiques, politiques et juridiques.



Nous, les signataires,

[i]- exigeons l’abandon des charges retenues contre les militants Algériens des Droits de l’Homme.





- sommes déterminés à mener la bataille politique pour reconqu érir le droit à manifester et pour mettre fin à l’instrumentalisation de la justice

- demandons la fin de toutes les interdictions de manifester et le harcèlement juridique des militants




- réclamons la protection des défenseurs des droits de l’homme De cette manière, nous introduirons dans une nouvelle équation, le concept de droits de l’homme comme principe fondamental et condition indispensable de tout changement démocratique.[/i]





Cliquez [http://www.petitions24.net/tous_unis_pour_le_droit_a_manifester ] pour signer la pétition


Important : création d’un syndicat autonome à la SONELGAZ ( SNATGS)

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Via JCA http://www.jcalgerie.net

Aujourd’hui 08 septembre, s’est tenue à 9 heures du matin, l’assemblée generale du syndicat national autonome des travailleurs de SONELGAZ à la maison des syndicats à Dar El Beida Alger dénommé SNATGAS.

Pour rappel, ce syndicat a vu le jour le 19 mai 2012 lors d’une assemblée generale constitutive et conformement à la reglementation en vigueur en Algérie, SNATGAS a déposé le dossier au ministere concerné et apres un mois, il tient son assemblée generale.

Le bureau national appelle toutes les travailleuses et tous les travailleurs de la SONELGAZ à s’organiser et militer autour et dans leur syndicat SNATGAS pour suggérer et enrichir la plateforme de revendications socio-professionnelles.

Dans ce cadre, le bureau national de SNATGAS appele la direction generale à ouvrir un dialogue en tant que partenaire social legal et légitime.

Le président

BOUKHALFA Abdellah
08 09 2012
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 18 Sep 2012, 12:51

Le syndicat autonome SNAP des postiers est né
By admin On 16 sept, 2012 At 04:35




COMMUNIQUE N° 1


A l’occasion de la rentrée sociale 2012/2013 nous tenons à annoncé à la communauté nationale la naissance du syndicat national autonome des postiers (SNAP), issu de l’assemblée constitutive du 18 mai 2012 qui s’est tenue à la maison des syndicats de Dar El Beida à Alger.

Le SNAP, s’appuyant sur un ensemble de valeurs telles que l’égalité, la justice et la solidarité, s’inscrit dans la promotion et la mise en œuvre des principes et droits fondamentaux au travail. Il exercera son action dans le secteur des postes et poursuivra la mission de le défendre et de le promouvoir. Il visera à construire un nouveau style de syndicalisme à la poste, plus démocratique, plus indépendant et plus autonome. Un syndicalisme à visage humain et un syndicalisme de progrès social.

Le SNAP œuvrera sans relâche à la réalisation de sa vision du secteur postal où l’operateur historique (Algérie Poste) sera une entreprise citoyenne servant les intérêts de la population, assumant pleinement son mandat de service public, et qui fournit à ses employés des emplois stables et bien rémunérés ,ainsi que de bonnes conditions de travail.

Sous le credo : « un travail décent pour une vie digne », l e SNAP appelle les postiers à se mobiliser et prendre leur destin en main pour bâtir un syndicat à même de réaliser toutes leurs espérances.
Par ailleurs le SNAP en appelle au sens de responsabilité et à la clairvoyance des pouvoirs publics et des dirigeants du secteur des postes afin de privilégier et assoir le dialogue et la concertation comme pratiques qui peuvent contribuer à la paix sociale.

Le Président du SNAP

Mourad NEKACHE



JCA DZ

Et pour vous donner à peu pres l'idée que ressentent une majorité l'Algériens par rapport au film anti islam pas mieux que cette citation de Kateb Yacine
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 19 Sep 2012, 18:19

Education nationale : la mise en garde du Cnapest


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Mina Adel
El Watan 18/09/2012


Surcharge des classes, manque d’encadrement, manque d’équipements pédagogiques, sont autant de points négatifs qui caractérisent cette nouvelle rentrée scolaire selon le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest).


Le syndicat qui s’est réuni en session ordinaire en début de semaine a constaté la persistance des mêmes problèmes depuis au moins ces trois dernières années notamment dans les établissement du secondaire.

Ajoutées aux revendications des enseignants et personnel de l’éducation, ces carences pourront causer, note le syndicat dans un communiqué qu’il a rendu public hier, « de fortes perturbations durant cette année scolaire ». Le Cnapest appelle toutefois ses adhérents à plus de patience afin de ne pas compromettre le sort des écoliers.

Le Cnapest n’a pas manqué de rappeler son attachement aux revendications antérieurement exprimés par les travailleurs et dont certaines ont fait objets d’accords avec la tutelle.

C’est pratiquement le même constat qui est établit à chaque nouvelle rentrée scolaire que ce soit de la part des formations syndicales ou de la part des parents d’élèves. D’aucuns trouve en l’installation d’un nouveau ministre à la tête du secteur un espoir d’amélioration alors que d’autres craignent la continuité de la politique de l’ex ministre, en l’occurrence M.Boubekeur Benbouzid.

Mina Adel


Education Nationale : des contractuels en grève de la faim à Laghouat


Mina Adel
El Watan 17 09 2012


Une quarantaine d’enseignants contractuels de la wilaya de Laghouat a entamé aujourd’hui, lundi, une grève de la faim ouverte pour dénoncer leur mise à l’écart « injuste » des listes des enseignants admis au concours de l’éducation.


Après maintes actions de protestations menées depuis une quinzaine de jours, ces contractuels ont décidé de passer à une étape supérieure en entamant une grève de la faim devant la direction de l’Education Nationale afin de contraindre les responsables locaux à donner suite à leur doléance.

Ils sont quelques 250 diplômés à avoir déposé un recours auprès de la direction de l’éducation de la wilaya suite à l’affichage des résultats du concours dont ils réclament l’annulation.

Joint par téléphone, M.Baroud Mourad, porte parole des contractuels, a dénoncé le fait qu’ « une mesure draconienne » a été appliquée à Laghouat à la différence des autres wilayas du pays. La réussite ou l’échec à l’examen dans cette wilaya sont grandement définis par le nombre de poste d’emplois proposés dans la commune de résidence.

En d’autres termes, explique notre interlocuteur, le candidat ne peut être admis s’il n’y a pas assez de postes d’emplois dans sa commune de résidence et ne peut aussi pas être affecté à une autre commune s’il a réussi et qu’il n’y a pas de poste vacant dans les écoles faisant partie de sa commune. Cette mesure a ,selon lui, recalé, beaucoup de candidats qui avaient pourtant les capacités requises.

À l’heure ou nous mettons en ligne, des policiers ont investit les lieux et tentent de déloger les grévistes.

Mina Adel
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 22 Sep 2012, 09:54

Droit des femmes en Algérie, le retour sur une lutte acharnée
By admin On 21 sept, 2012 At 11:41


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Par Belhacene Atiqa


A l’exception, peut-être, de la crise des droits sociaux et de l’oppression des droits et des libertés individuels et collectifs, le maintien du statut discriminatoire et inégalitaire envers les femmes est à l’heure d’aujourd’hui l’une des plus grandes violations de la déclaration universelle , ainsi que les déclarations et les conventions au niveau régional et international, relatives aux droits humains et ratifiées par l’Algérie. Si la constitution algérienne, texte de loi fondamental, garantit le principe de l’égalité des droits devant la loi « sans que puisse prévaloir aucune discrimination pour cause de naissance, de race, de sexe, d’opinion ou de toute autre condition ou circonstance personnelle ou sociale» à tous les citoyens algériens et se promulgue constitution d’un état démocratique, il en a été et en est toujours, autre chose pour l’application de ce texte de loi en ce qui concerne les droits des femmes en Algérie.

Cinquante ans après, il n’ya guère lieu de fournir un bilan de la lutte féministe en Algérie car toute tentative de le faire serait une réduction de la pluralité de la vision que porte le mouvement sur lui-même et une globalisation de ce qui a attrait à la particularité dans ce même mouvement .
L’heure ne peut , cependant , pas passer sans une remise en question , sans une profonde reconsidération des enjeux de la problématique du maintien sous le statut de sous-citoyen de la moitié de la société algérienne et de l’impact sur la justice sociale attendue et requise d’un état algérien indépendant et qui se veut démocratique.
Que s’est-il passé pour les femmes durant les cinquante dernières années ? Quelles luttes ont-elles menées ? Où en sommes-nous aujourd’hui et que reste-il à faire ? Tant de questions qui se posent d’elles mêmes en ce cinquantenaire de l’indépendance nationale.

En veilleuse des priorités nationales

Placée dans l’engrenage des enjeux politiques algériens, la question des droits des femmes et de l’égalité juridique des sexes, n’a jamais pu se positionner en tant que question de priorité nationale. La vision féministe sur le droit au développement et à la dignité humaine pour ce qui constitue la moitié de la société algérienne n’a pas eu le soutien politique requis et a été traitée en tant que question secondaire, à régler après les processus de changements dans lesquels se positionnaient l’Algérie. Ce fut d’abord la guerre de libération et la lutte pour l’unité nationale et ou les femmes, présentes dans toutes les étapes, manquaient de visibilité. Elles ont consacré leurs efforts à la cause nationale et non à la lutte pour le statut de citoyenne. Il n’y avait dés lors pas lieu de parler de lutte féministe au sens littéral du terme. Conscient de leur rôle prépondérant dans le basculement de la situation en Algérie dans un coté ou dans l’autre, le colonisateur français tente de les attirer. Le droit de vote leur est accordé en 1958 dans le cadre des politiques de l’émancipation de la femme.

L’indépendance nationale était sensée insuffler aux femmes la justice à laquelle elles aspiraient mais ce ne fut pas le cas. L’UNFA (union nationale des femmes algériennes) aspirant à l’installation du statut de citoyenneté entière et pleine pour les femmes, se retrouve aussitôt au pied du mur devant les restrictions du FLN. L’ordre est à l’édification sociale et économique du pays et la question des droits des femmes est léguée aux tiroirs.

L’ouverture démocratique et le pluralisme en 1989 sonne une nouvelle aire. Les femmes s’organisent en associations et le mouvement féministe algérien prend forme. Les initiatives se multiplient et la question féminine est posée de façon sérieuse dans les débats publics et officiels.
A Oran, L’Afepec (association féminine -devenue féministe- pour l’épanouissement de la personne et l’exercice de la citoyenneté) voit le jour, « Les cris des filles de Fatma Nsoumer » est fondée à Tizi-Ouzou. 1990, L’Algérie sombre dans le fanatisme religieux. La priorité nationale est à la lutte contre le terrorisme. Le mouvement féministe résiste mais s’oublie un peu. Il est question surtout de prendre en charge les femmes victimes des violences.

Le terrorisme n’est plus mais encore une fois les revendications des femmes sont marginalisées. L’heure nationale était à la réconciliation et à la refondation de l’unité. Le mouvement féministe se retrouve à lutter, alors, pour la reconnaissance des préjudices subis par les femmes durant la décennie noire. L’Algérie y est encore, en plein dans la reconstruction.

Il faudrait souligner, enfin, que le mouvement féministe algérien a connu, dans son ensemble, deux grandes tendances de réflexion aux avis mitigés. Ceux qui voudraient enraciner la lutte pour les droits des femmes dans les défis auxquels fait face l’Algérie car une fois ceux-ci relevés, ils bousculeraient la situation pour les femmes, un processus du haut vers le bas, la démocratie pour avoir l’égalité, et de l’autre coté, ceux qui sont dans la logique contraire, à savoir de continuer à se positionner dans la revendication de l’égalité comme une question prioritaire, l’égalité pour atteindre la démocratie.

Le code de la famille, tout un combat

Inspiré de la Charia musulmane ( Medheb Malakite) , L’amendement du code de la famille a été, tout au long des cinquante dernières années, la lutte majeure des organisations de femmes en Algérie et s’est aussi inscrit dans la lutte pour un état civil. Les discours officiels depuis 1966 menaçaient déjà de l’adoption d’un code réprimant envers les femmes. L’avant projet de loi de 1973 fut décrié par les spécialistes comme étant discriminatoire. Ils objectaient, entre autre, les mesures du mariage d’une algérienne à un étranger, le maintien de la polygamie et les conditions de divorces discriminatoires et préjudiciables pour les femmes.

Le projet de loi de 1979 et dont le traitement se poursuit jusqu’en 1981 provoque la colère des femmes. Elles n’ont pas accès au projet qui est retenu sous silence et des manifestations sont organisées. Le mouvement féministe fait tourner une pétition pour demander un code égalitaire et pour annuler les mesures discriminatoires sur le divorce, la polygamie et le mariage retenues dans le code de 1973.

Le 9 Juin 1984 annonce le coup de massue pour le mouvement social démocrate qui commençait à s’organiser. Le nouveau code de la famille est pire que le précédent. Le père y est le chef de la famille et la femme lui doit obéissance. La polygamie ainsi que les conditions du divorce et du mariage, la tutelle, les droits sur la garde sont maintenus. Jamais, jusqu’à l’heure d’aujourd’hui, les femmes n’ont connu un texte de loi qui creuse autant les écarts entre les hommes et les femmes.

Le mouvement féministe s’organise pour lutter contre ce code. Le mouvement estudiantin s’active et les premières associations voient le jour dés 1989 mais il fallait attendre jusqu’en 1998 pour que le mouvement féministe propose le projet des 22 amendements du code de la famille par la constitution du collectif « 20 ans Barakat ».

Il fallait encore attendre jusqu’en 2005 pour que le code de la famille soit amandé. Des modifications y sont apportées tels que la garantie de l’affiliation de la nationalité par la mère, la réduction du rôle du tuteur et l’encadrement de la polygamie par l’accord des deux épouses. Ces mesures sont saluées mais sans enthousiasme, le statut discriminatoire envers les femmes résiste encore.

Décennie noire … Rouge

La violence a commencé bien avant ce qu’on appelle aujourd’hui la décennie noire. Les agressions verbales et même physiques dont le jet de l’acide ont commencé dés 1980 .En ce temps-ci déjà, les étudiantes se faisaient agresser. Les féministes ont vécu à coup de lettres de menace quotidiennes. certaines à l’instar de Nabila Djahnine, ont été assassinées , d’autres ont été contraintes à l’exil. Les femmes étaient la cible première de l’intégrisme islamiste. Son idéologie avait pour but de détruire ce que leur combat a mis tout une vie à bâtir, une dignité pour l’humain qu’elles étaient .Il n’y avait pas que les assassinats à tous bout de route, les femmes ont été forcées à se voiler, il en convenait de leur propre survie. Elles ont été violées et prises comme butin de guerre. Certaines ont été victime de « Zawaj El Moutea » et sont tombées enceintes. La plupart n’avaient même pas accès à l’avortement.

Cette situation de massacre renvoie à la situation des femmes après la réconciliation nationale. Le rapport Algérie, La « mal-vie » sur la situation des droits économiques, sociaux et culturels en Algérie, fait en 2010 par La FIDH (fédération internationale des ligues des droits de l’Homme, LADDH (ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme et le CFDA (collectif des familles des disparu(e)s en Algérie) rapporte : « L’Etat ne reconnaît pas aux femmes violées par les terroristes le statut de victimes. L’absence de reconnaissance du statut de victimes, pour ces femmes, ne leur permet donc pas d’obtenir des aides suite au préjudice subi ni même de pouvoir bénéficier d’un processus de réhabilitation pourtant nécessaire suite aux violences qui ont été perpétrées à leur encontre ». Il n’ya pas de chiffres officiels sur la question mais selon le même rapport, il y’aurait entre 3000 à 8000 victimes des violences durant le terrorisme dans l’attente d’une reconnaissance de leurs droits.



Progrès social mais pas d’égalité

S’il y’a un domaine ou la situation des femmes algériennes a, relativement, connue une avancée, ce serait celui des droits sociaux. Les niveaux des taux de mortalité maternelle décroissants traduisent une meilleure considération de la santé de la femme et aussi une meilleure prise en charge de la maternité. La parité est atteinte et même dépassée dans l’enseignement supérieur avec un taux supérieur à 60% pour les inscriptions féminines en 2010.
Le retard est retrouvé dans l’activité économique. Sur un taux d’activité de 41,7%, en 2010, les femmes représentaient 14,2%. Le chiffre équivaut est de 25,9% pour le Maroc et de 24,8 pour la Tunisie. Le taux de chômage des diplômées universitaires est de 33% par opposition à 10,4% pour leurs équivaut masculins. La loi sur le logement et la liberté de l’entreprise est égalitaire et des mesures de discrimination positive sont favorisées par l’état pour une meilleure participation des femmes à la vie économique. Les femmes gagnent, cependant, moins que les hommes mais cela est observé même dans les parties du monde les plus développées.

Violences de genre, point d’interrogation ?

Il existe actuellement en Algérie une politique nationale et un programme étatique pour lutter contre les violences faites aux femmes. Ce n’est plus une question de volonté politique mais plutôt celui de l’insuffisance des mécanismes. L’Algérie ne dispose que de trois centres d’accueil des femmes violentées mais là encore, ils ne sont pas spécialisés. Des centres d’écoute associatifs sont mis en place mais ils ne reçoivent pas d’aides de l’Etat. Le problème, le vrai se situe actuellement au niveau de la loi. La violence de genre n’est pas reconnue comme un délit distinct et le mouvement féministe algérien attend une loi cadre dans ce sens.

« BALSAM, Réseau National des Centres d’Ecoute des Femmes Victimes de Violences », a été mis en place par des associations et des groupes militants, entre autre, Sos femmes en détresse d’Alger, Assala de Djelfa, Commission des femmes de l’UGTA, et Sos Nour d’Annaba.

L’avenir…

La voix politique a été ouverte aux femmes lors des élections législatives de 2012 par l’adoption d’un système de quota visant à favoriser la participation des femmes à la vie politique. Cette nouvelle loi rentre dans les engagements de l’Algérie à prendre des mesures de discrimination positive progressives pour l’atteinte de l’égalité. Certes, cette loi aurait pu être adoptée bien avant mais elle n’en demeure pas moins salutaire.
Elle est révolutionnaire en ce qu’elle met aujourd’hui les partis politique devant leurs responsabilités à prendre en compte le rôle des femmes et leur apport à la vie politique de leur pays. C’est peut-être même la seule loi qui soit avant-gardiste par rapport à la société et en faveur des femmes.

Des obstacles ont été gravis et des acquis sont là, mais les chemins vers une véritable démocratie demeurent périlleux. Beaucoup de choses restent à faire pour que les femmes algériennes connaissent le véritable sens de la dignité et beaucoup de questions délicates restent à soulever : Les droits sexuels et reproductifs, l’égalité dans l’héritage et le témoignage devant la justice. Une paire de manche tout aussi vitale qu’est la lutte pour la levée des réserves sur la CEDAW (Convention pour l’élimination de toute forme de discrimination envers les femmes).Il en revient de la lutte pour la démocratie de reconsidérer les véritables enjeux de la question égalitaire et de la placer, enfin, au centre des processus pour le changement. Alors que l’Algérie fête ses cinquante ans d’indépendance, il en revient de la responsabilité de chacun de réfléchir sérieusement à la question.

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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 01 Oct 2012, 12:38

Répression du sit in des familles de disparus à Alger


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familles-disparus-alger-29 09 2012
Aux environs de 9h 30 a débuté le rassemblem
ent des familles de disparu(e)s à la Grande Poste d’Alger. Des délégations des différentes régions d’Algérie sont venues participer à la commémoration du 7e anniversaire de la Charte de la Supercherie Nationale et de l’impunité. Au total une centaine de personnes scandent des slogans contre l’impunité et pour la vérité sur le sort des disparus. Un impressionnant dispositif policier encercle le quartier. De nombreux jeunes des quartiers populaires ont rejoint le rassemblement afin de soutenir les mères de disparu(e)s. Jusqu’à 11h, la manifestation se déroulait dans le calme et dans une discipline exemplaire. Puis se déchaina la répression policière plus particulièrement contre les jeunes et ceux qui filmaient le sit in. A 11h 06, plus d’une dizaine de jeunes citoyens dont Tarek Mammeri étaient arrêtés ainsi qu’Ali Benhadj. Noureddine Belmouhoub a failli être arrêté.


Les familles de disparu(e)s et les jeunes des quartiers populaires continuent à scander des slogans contre le régime et sa pseudo-réconciliation, malgré la répression brutale.
La Grande Poste le 29 septembre 2012

11h 20

Cellule des Droits de l’Homme du FCN


http://lequotidienalgerie.org/2012/09/29/urgent-repression-du-sit-in-des-familles-de-disparus-a-alger/

Photo : https://www.facebook.com/sos.disparus



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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 01 Oct 2012, 13:08

Je fais faire un topic sur les camps de la honte, ces camps de Reggane le plus connu ou le gouvernenemt français faisait ces essais nucléaires sont radioactifs et contaminés, mais le pouvoir Algerien, sadique et sans scrupule, utilise les methodes fascistes sur ses terres atrophies et radioactives pour enfermer les militants ou les activistes qui les dérangent.
mIlitants de tout bord ou smple citoyen reconnu comme dangereux pour le pouvoir se retrouve à la merci de la radio activité attaché comme des betes pendant de longs moiis, la torture marche encore tres bien sur le sol algérien.

Moi, Abdelmalek BELBACHIR citoyen algérien déporté dans des zones radioactives en 1992.


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Abdelmalek BELBACHIR
LES FRUITS AMERS DE LA SAUVEGARDE ET MEPRIS DE LA FARCE POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION


Par Nourredine Belmouhoub*, vendredi 28 septembre 2012

Abdelmalek BELBACHIR est un citoyen algérien né le 05 Aout 1960 dans une des modestes familles de la Wilaya d’El Bayadh. La vie de ce commerçant âgé alors de 32 ans, a basculé un 12 février 1992, lorsqu’il fut arrêté hors de tout cadre légal par des agents des forces combinées (gendarmerie et police).

Abdelmalek sera d’abord victime de traitements brutaux, cruels et inhumains sans connaitre, et surtout sans comprendre la déraison qui a emmené des présumés représentants de la loi d’agir au nom de la sauvegarde des personnes et des biens, au recours à des méthodes fascistes dont il gardera des séquelles le restant de sa vie. Ensuite il fut déporté pour être interné dans camp de concentration de Reggane avant d’être transféré à celui d’Oued Namous, tous deux en zones radioactives, ou il séjournera durant 10 mois avant d’être remis en « liberté » sans procès en Novembre 1992. Aujourd’hui il garde des traces de menottes incrustées aux chevilles, asthmatique, il est devenu non voyant.
Traînant une existence détruite, invalide à 100% il vit sans droits un peu plus que tout le reste des victimes de la sauvage déportation ayant suivie l’arrêt du processus électoral et le coup d’état militaire des déserteurs de l’armée française et de leurs clientèles.

Ignoré par la charte dite pour la paix et la réconciliation nationale, alors qu’il est victime de la zerocratie et des imposteurs, il demeure la parfaite illustration de la Hogra.


Rapporté par Nourredine BELMOUHOUB* défenseur des droits de l’Homme algérien, porte-parole du Comité de défense des ex-internés des camps de sûreté – camps de la honte. (CDICS )
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Re: Algérie

Messagede ivo » 01 Oct 2012, 15:48

...........
:gerbe:
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 02 Oct 2012, 11:47

URGENT : A RELAYER DANS VOS RESEAUX

Yacine Zaid, syndicaliste, bloggeur du site syndicaliste de lutte, militants infatigable pour la lutte des droits de l'homme en Algérie, a été arreté, tabasse par la police et emmené dans un véhicule civil Nissan blanc hier, son arrestation est illégale ret essemble plus à un kidnapping qu'a une arrestation en bonne et due forme

Aujourdhui, il doit être presenté aujourd'hui devant le procureur de Hassi Messaoud

Ses freres et soeurs de luttes ne vont pas en rester là et demandent la liberation immediate de Yacine Zaid

URGENT : Arrestation de Yacine Zaid à l’entrée de la ville de Hassi Messaoud ?


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01/10/2012

Yacine Zaid, Président du Bureau de la LADDH de Laghouat est empeché de rentrer dans la ville de Hassi Messaoud (800 km au sud d’Alger). Yacine que nous avons eu brièvement au téléphone (communication interrompu après l’intervention d’une personne auprès de Yacine) nous a informé que le bus qui faisait la liaison Laghouat- Hassi Messaoud et dans lequel il voyageait, a subi un contrôle au niveau d’un barrage des services de sécurité a l’entrée de la ville de Hassi Messaoud. Yacine fut débarqué du bus sans aucune explication, et le bus reprit sa route. D’après Yacine, il s’agirait d’une "interdiction d’entrée" dans la ville de Hassi Messaoud.

Yacine Zaid avait un rendez-vous avec son avocate au Tribunal de de Hassi Messaoud au sujet de son affaire de licenciement abusive qui l’oppose à son ancien employeur, une société étrangère basée dans cette ville.

Face à ce qui ressemble a une arrestation et devant l’impossibilité de reprendre contact avec Yacine, la LADDH exprime sa plus grande inquiétude quant au sort de son membre. Elle alerte les organisations de défenses des droits de l’Homme sur la situation inqualifiable dans laquelle se trouverait Yacine Zaid.

La LADDH reviendra sur cette affaire au cours de la journée.

Alger le 01 octobre 2012






ALGERIE : Détention arbitraire du défenseur des droits de l’Homme Yacine Zaïd.


par Sos Disparus, mardi 2 octobre 2012, 12:18 ·
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Alger-Copenhague-Paris, 2 octobre 2012 – Le Collectif des Familles de Disparus en Algérie (CFDA), la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH), le Réseau Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme (REMDH), le Syndicat National Autonome du Personnel de l’Administration Publique (SNAPAP) et le Réseau des Avocats pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDH) condamnent l’arrestation de Yacine Zaïd et dénoncent fermement sa détention arbitraire et les mauvais traitements dont il a été victime.





Nos organisations viennent d’apprendre que Yacine Zaïd, syndicaliste et président de la section de Laghouat de la LADDH, sera déféré aujourd’hui devant le Procureur de Ouargla.



Hier vers 9h45 du matin, Yacine Zaïd, qui voyageait dans un bus de ligne avec Abdelmalek AibekEg Sahli, représentant du syndicat hôtellerie et restauration (UITA), avait été interpellé par la police entre Ouargla et Hassi Messaoud (Région du Sud de l’Algérie).

Après le contrôle des documents d’identité, pendant deux heures environ Yacine Zaïd a été interrogé et a reçu des coups sévères au visage et dans la nuque de la part de trois policiers. Son compagnon, présent pendant ce tabassage, témoigne que Yacine Zaïd était dans un état physique préoccupant lorsque deux personnes habillées en civil se sont présentées et ont embarqué Yacine Zaïd dans une voiture blanche de marque Nissan (4x4), sans numéro d’immatriculation. Abdelmalek Aibek Eg Sahli a quant à lui été relâché sans que la police ne lui donne aucune information concernant la destination de la voiture blanche.



Nos organisations appellent les autorités algériennes à :



- Libérer immédiatement et inconditionnellement Yacine Zaïd ;

- Garantir en toute circonstance l’intégrité physique et psychologique de Yacine Zaïd ;

- Mettre fin au harcèlement judiciaire dont Yacine Zaïd est victime, qui ne vise qu'à sanctionner son rôle de défenseur de droits de l’Homme, ainsi que celui de l’ensemble des syndicalistes et défenseurs des droits de l’Homme en Algérie.



Yacine Zaïd est un défenseur des droits de l’Homme connu et respecté en Algérie. A cause de ses activités, Yacine Zaïd connaît un harcèlement judiciaire important.
Le 25 septembre dernier, il est comparu devant la section de simple police du Tribunal de Bab el Oued avec trois autres militants et défenseurs de droits de l’Homme pour « incitation à attroupement non armé » (art. 100 du Code pénal). Ils risquent jusqu'à un an d'emprisonnement et 5 000 DA d'amende (environ 50 Euros) pour avoir participé à un sit-in pacifique, le 26 avril 2012, devant le Tribunal de Sidi M’hamed pour dénoncer le harcèlement judiciaire dont est victime Abdelkader Kherba, membre du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC) et de la LADDH. Lors de l’audience du 25 septembre, l’affaire a été renvoyée au parquet. A ce jour, l’affaire n’a toujours pas été classée.



Pour plus d’informations, veuillez contacter :





- CFDA : Nassera Dutour : +33 (0)6 13 07 29 13

- LADDH : Me Noureddine Benissad : +213 661 52 72 27

- REMDH : Hayet Zeghiche : +32 2 503 06 86

- SNAPAP : Rachid Malaoui : + 213 7 70 208 129

- RADDH : Me Amine Sidhoum : +213 550 54 52 76



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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 02 Oct 2012, 13:07

Il semblerait d'apres certaines sources qu'il y ai eu une quarantaine d'arrestations suite a un sitting organisé pour la liberation de Yacine Zaid

URGENT : Vaste mouvement populaire de protestation à Laghouat suite à l’arrestation arbitraire de Yacine Zaïd.

Posté par Rédaction LQA on oct 2nd, 2012 // 0 Commentaire - []


Notre correspondant local à Laghouat vient de nous informer que depuis ce matin, un vaste mouvement populaire est en train de s’organiser dans la ville suite à l’arrestation arbitraire de Yacine Zaïd. Des dizaines de jeunes se sont rassemblés devant l’APC, rejoints par les habitants d’un bidonville que les autorités veulent détruire. Ils ont essayé d’organiser une marche à travers la ville mais l’important déploiement des brigades anti-émeutes les a empêchés. Des dizaines de jeunes auraient été arrêtés. Un 2e rassemblement a été organisé devant le tribunal provoquant encore une fois l’intervention des brigades anti-émeutes qui ont procédé à d’autres arrestations. Une très vive tension règne dans la localité. La police est déployée à travers la ville pour empêcher tout attroupement.

Cellule des droits de l’Homme du FCN

Laghouat le 02 octobre 2012
11h 40


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Mauvais traitements et arrestation de Yacine Zaid :

Communiqué du SESS

By admin On 2 oct, 2012

Dans un communiqué rendu public aujourd’hui, le Sess (Syndicat des Enseignants du Supérieur Solidaires) a condamné fermement l’arrestation et les mauvais traitements infligés à Yacine Zaid.


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Le SESS par la voix de son coordonnateur, Kaddour CHOUICHA, exige la libération de Yacine ZAID ainsi que la comparution devant la justice des responsables de cet arbitraire et ce, quel que soit leur rang.

« Cet acharnement contre Yacine ZAID se veut être une réponse au fait que le juge se soit déclaré incompétent quand Yacine ZAID avec d’autres militants ont été traduits pour attroupement non autorisé » peut-on lire dans le communiqué daté du 02 octobre et publié sur le site du syndicat.

Ci voici donc le texte intégral de cette déclaration :

Communiqué du SESS
Le Bureau national du SESS (Syndicat des Enseignants du Supérieur Solidaires) dénonce fermement l’arrestation et le mauvais traitement auquel a été soumis le militant syndicaliste et des droits de l’homme Yacine ZAID alors qu’il était en route vers Hassi Messaoud pour rencontrer son avocat.

Cet acharnement contre Yacine ZAID se veut être une réponse au fait que le juge se soit déclaré incompétent quand Yacine ZAID avec d’autres militants ont été traduits pour attroupement non autorisé.

Cela indique que les services de sécurité se considèrent toujours au-dessus des lois en voulant montrer que seules leurs décisions sont à prendre en compte et qu’à ce titre la constitution Algérienne ainsi que l’indépendance des pouvoirs ne sont qu’éléments pour la galerie.

Le Bureau National du SESS fidèle à ses statuts exige la remise en liberté de Yacine ZAID et la comparution devant la justice des responsables de cet arbitraire quel que soit leur rang.
Nul doute que cette épreuve supplémentaire pour Yacine et sa famille ne fera que renforcer ces convictions et celles de tous les militants pour continuer sur le chemin des luttes.

Oran le 02-10-2012
Le Coordonnateur National
Kaddour CHOUICHA
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 02 Oct 2012, 15:51

Yacine Zaid inculpé pour outrage à policier et incarcéré à la prison de Ouargla

apres des mouvements populaires à l'initiative des camarades de luttes de Yacine et des citoyens solidaires, je pense que cette fois ci ca va chier !!!! Yacine est tres populaire et tres respecté en Algérie et la mobilisation sera à la hauteur



mardi 2 octobre 2012

Algérie: MANDAT DE DÉPÔT CONTRE YASSINE ZAÏD


Le syndicaliste et militant des Droits de l'Homme Yassine Zaïd, a été incarcéré à la prison de Ouargla, sur mandat de dépôt délivré par le procureur près le tribunal de Ouargla.

Le chef d'inculpation retenu contre Yassine Zaïd est "Outrage et voies de faits, cotre agents de l'Ordre, dans l'exercice de leurs fonctions.

Rappelons que l'autobus dans lequel Yassine se rendait à Ouargla a été immobilisé par la Police, et qu'il a obtempéré sans aucune résistance à l'injonction des policiers, de descendre du Bus, ainsi que le militant des droits de l'Homme qui l’accompagnait Son seul tort a été de protester contre les méthodes humiliantes des policiers, sans aucun outrage que ce soit. Devant plusieurs témoins, il a été malmené, brutalement menotté, et frappé au visage par plusieurs policiers, qui l'ont abreuvé d'injures ignobles.
Et comme de bien entendu, puisque c'est exactement dans la nature de ce régime, c'est la personne qui a été injustement interpellée, agressée, insultée, et frappée très durement, qui écope d'un mandat de dépôt.
Rappelons par ailleurs, hormis une courageuse avocate, tous les avocats de Ouargla, qui ont été contactés par la Ligue algérienne des Droits de l'Homme, pour se constituer auprès de Yassine, ont catégoriquement refusé. Parce que Ouargla est sous la coupe de Services qui n'hésitent pas à démolir la carrière de quiconque ose contrevenir aux consignes non dites.
Mais c'est oublier que Yassine est une personnalité très appréciée des Algériens.
C'est mépriser tout le peuple algérien, que de croire qu'il va accepter cette injustice.
C'est se méprendre sur la capacité à la résistance de notre cher compatriote, que de croire que cette oppression pourrait le briser.
Mobilisons-nous pour lui ! Montrons à ce régime ignoble qu'il est delimites qu'il ne peut plus franchir avec un tel mépris !
Il ne tient qu'à nous de recouvrer notre dignité bafouée.
Trêve de paroles en l'air. Que vienne le temps de l'action


Publié par Benchenouf Djamaledine
Le Soleil D'Algérie


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