au moins c'est dit ....
Christian Estrosi : l'UMP "n'a aucune valeur commune avec le PS"
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L'UMP tenait aujourd'hui un bureau politique extraordinaire pour décider de sa ligne en vue du second tour des élections législatives. Conclusion : ni Front national, ni Front républicain. L'UMP ne donne aucune consigne pour les circonscriptions où un candidat de gauche se retrouve seul en lice face à un candidat d'extrême droite. "Nous n'avons aucune valeur commune et encore moins quand le parti socialiste décide de s'allier avec l'extrême gauche", a déclaré Christian Estrosi, ancien ministre, sur France Inter.
"Il n'est pas question de demander à nos candidats de se désister" - Christian Estrosi
UMP-FN : la ligne décidée à Paris battue en brèche
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L'UMP a exclu hier tout accord avec le Front national et a demandé "formellement" à ses candidats en situation de le faire de se maintenir au second tour. Une décision contestée et même bafouée dans le sud-est. Alors que les candidats ont jusqu'à demain 18h pour déposer leurs candidatures, au moins un s'est déjà retiré au profit du FN. Et d'autres tentent de rallier ses électeurs, quitte à souhaiter la victoire de Marine Le Pen.
- La décision de l'état-major de l'UMP n'était pas encore publiée que l'UMP Roland Chassain, arrivé 3e dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône, annonçait son retrait du second tour des législatives pour tenir sa "position" qui est "tous contre Michel Vauzelle."
Une décision dont s'est aussitôt félicité le secrétaire départemental adjoint du FN : "Il est bien ce Chassain, c'est un homme cohérent et courageux, qui écoute ses administrés. J'espère qu'il donnera l'exemple." La candidate Valérie Laupies s'est déclarée convaincue de sa victoire dimanche prochain car Roland Chassain "sera suivi par les électeurs de l'UMP. Son message est suffisamment clair pour qu'ils sachent ce qu'ils ont à faire."
Une position condamnée "naturellement, cela va de soi" par Jean-François Copé : "Elle donnera lieu à une (décision) qui reviendra au bureau politique le moment venu".
- Dans la 2e circonscription du Gard, c'est le candidat du FN Gilbert Collard qui est arrivé en tête. En 3e position, l'UMP Etienne Mourrut s'est donné jusqu'à aujourd'hui pour prendre sa décision. Son retrait, "très probable" selon un proche, pourrait entrainer la victoire de Gilbert Collard (FN).
Un choix voire deux que Jean-François Copé relativise, puisqu'il n'y aurait que "deux cas apparemment sur 577..."
Dès dimanche, l'ex-ministre Nadine Morano avait lancé un appel aux électeurs FN qui "partagent (ses) valeurs". "Nous n'avons aucune valeur commune" avec le PS, a renchéri Christian Estrosi ce lundi.
- Dans la 1e circonscription du Tarn en Garonne, la députée sortante UMP Brigitte Barèges, devancée au premier par la socialiste Valérie Rabault, a affirmé qu'elle "serait ravie pour Marine Le Pen qu'elle soit élue à l'Assemblée nationale". Un appel du pied aux électeurs du Front national, qui sont "des électeurs comme les autres."
- Dans la 9e circonscription de Loire-Atlantique, le député sortant UMP Philippe Boënnec a pris les devants. Il a annoncé avoir demandé à la candidate du Front national de sa circonscription d'inciter ses électeurs à "s'opposer au monopole du PS. J'ai appelé Marguerite Lussaud, que je connais bien, et je lui ai demandé d'appeler les électeurs du FN à s'opposer au monopole du PS." Il estime qu'il faut "arrêter de stigmatiser le FN, c'est un parti politique républicain légal" et parle d'une "décision individuelle".
Alors que Marine le Pen a présenté sa liste de députés UMP à faire battre, d'autres ont donc commencé à dialoguer avec le FN.
Dans le Gard, l'UMP pourrait favoriser Collard
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L'avocat candidat du Front national est arrivé en tête des élections législatives dans la 2e circonscription du Gard, devant la socialiste Katy Guyot et le sortant, l'UMP Etienne Mourrut. Ce dernier pourrait se retirer aujourd'hui, ce qui ouvrirait à Gilbert Collard le chemin de l'Assemblée nationale.
Trois candidats... pour l'instant
Reportage de Mathilde Lemaire
Gilbert Collard, le 8 juin 2012 © Reuters Jean-Paul Pelissier / Reuters
Hier il a consulté, pris le pouls de ses militants. Etienne Mourut ne se sent pas forcément lié par les consignes de l'UMP au niveau national. Il hésite a se désister, comme Roland Chassain l'a fait dans les Bouches-du-Rhône. Arrivé troisième dimanche, le député UMP sortant peut se maintenir au second tour mais il n'espère plus conserver son siège.
Sur place, les sympathisants de l'UMP s'estiment plus proches du FN que de la gauche. Gilbert Collard le sait et lance depuis dimanche soir de francs appels du pied : "la candidate socialo-mélenchonniste dit oui partout où Etienne Mourrut dit non". Parmi ces divergences, réelles, des sujets nationaux comme le vote des étrangers. La question de la délinquance est aussi très importante dans le département.
"Voter à gauche, non"
La socialiste Katy Guyot doit recevoir le soutien du ministre de l'Intérieur Manuel Valls pour la deuxième fois de la campagne. Elle assure ne pas craindre un éventuel retrait d'Etienne Mourut. "Je ne m'adresse qu'aux électeurs : faites un choix positif, pas celui des peurs."
Au Grau-du-Roi, dont Etienne Mourrut est le maire, des électeurs affichent volontiers leur choix : "Voter à gauche, non" dit l'une. "Ce serait la première fois que je voterais FN mais il faut un début à tout", sourit un autre sympatisant UMP, pas spécialement paniqué à l'idée du retrait de son candidat.
Etienne Mourrut a jusqu'à 18 heures aujourd'hui pour déposer ou retirer sa candidature.
Les scores des trois candidats qui peuvent concourir pour le second tour dans la 2e circonscription du Gard :
Gilbert Collard (FN) : 34,57%
Katy Guyot (PS) : 32,87%
Etienne Mourrut (UMP) : 23,89%
Marion Maréchal-Le Pen : "Je salue le courage de cette femme qui se maintient malgré les petites magouilles d'appareils"
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Dans le Vaucluse, la candidate socialiste ne se retire pas. Catherine Arkilovitch a annoncé son maintien dans la 3e circonscription, malgré la consigne de retrait donnée par la 1ere secrétaire du PS Martine Aubry pour faire barrage au front national. Dimanche, Marion Maréchal-Le Pen, petite-fille de Jean-Marie, est arrivée en tête du premier tour des élections législatives avec 34,63% des suffrages, devant le sortant, l'UMP Jean-Michel Ferrand (30,03%). Marion Maréchal Le Pen salue la décision de la socialiste.
"Je salue le courage de cette femme qui se maintient malgré les petites magouilles d'appareils"









