legislatives 2012

Re: legislatives 2012

Messagede ivo » 12 Juin 2012, 09:16

au cas où certains lecteurs auraient encore des doutes ^^
au moins c'est dit ....

Christian Estrosi : l'UMP "n'a aucune valeur commune avec le PS"
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L'UMP tenait aujourd'hui un bureau politique extraordinaire pour décider de sa ligne en vue du second tour des élections législatives. Conclusion : ni Front national, ni Front républicain. L'UMP ne donne aucune consigne pour les circonscriptions où un candidat de gauche se retrouve seul en lice face à un candidat d'extrême droite. "Nous n'avons aucune valeur commune et encore moins quand le parti socialiste décide de s'allier avec l'extrême gauche", a déclaré Christian Estrosi, ancien ministre, sur France Inter.

"Il n'est pas question de demander à nos candidats de se désister" - Christian Estrosi



UMP-FN : la ligne décidée à Paris battue en brèche
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L'UMP a exclu hier tout accord avec le Front national et a demandé "formellement" à ses candidats en situation de le faire de se maintenir au second tour. Une décision contestée et même bafouée dans le sud-est. Alors que les candidats ont jusqu'à demain 18h pour déposer leurs candidatures, au moins un s'est déjà retiré au profit du FN. Et d'autres tentent de rallier ses électeurs, quitte à souhaiter la victoire de Marine Le Pen.

- La décision de l'état-major de l'UMP n'était pas encore publiée que l'UMP Roland Chassain, arrivé 3e dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône, annonçait son retrait du second tour des législatives pour tenir sa "position" qui est "tous contre Michel Vauzelle."

Une décision dont s'est aussitôt félicité le secrétaire départemental adjoint du FN : "Il est bien ce Chassain, c'est un homme cohérent et courageux, qui écoute ses administrés. J'espère qu'il donnera l'exemple." La candidate Valérie Laupies s'est déclarée convaincue de sa victoire dimanche prochain car Roland Chassain "sera suivi par les électeurs de l'UMP. Son message est suffisamment clair pour qu'ils sachent ce qu'ils ont à faire."

Une position condamnée "naturellement, cela va de soi" par Jean-François Copé : "Elle donnera lieu à une (décision) qui reviendra au bureau politique le moment venu".

- Dans la 2e circonscription du Gard, c'est le candidat du FN Gilbert Collard qui est arrivé en tête. En 3e position, l'UMP Etienne Mourrut s'est donné jusqu'à aujourd'hui pour prendre sa décision. Son retrait, "très probable" selon un proche, pourrait entrainer la victoire de Gilbert Collard (FN).

Un choix voire deux que Jean-François Copé relativise, puisqu'il n'y aurait que "deux cas apparemment sur 577..."

Dès dimanche, l'ex-ministre Nadine Morano avait lancé un appel aux électeurs FN qui "partagent (ses) valeurs". "Nous n'avons aucune valeur commune" avec le PS, a renchéri Christian Estrosi ce lundi.

- Dans la 1e circonscription du Tarn en Garonne, la députée sortante UMP Brigitte Barèges, devancée au premier par la socialiste Valérie Rabault, a affirmé qu'elle "serait ravie pour Marine Le Pen qu'elle soit élue à l'Assemblée nationale". Un appel du pied aux électeurs du Front national, qui sont "des électeurs comme les autres."

- Dans la 9e circonscription de Loire-Atlantique, le député sortant UMP Philippe Boënnec a pris les devants. Il a annoncé avoir demandé à la candidate du Front national de sa circonscription d'inciter ses électeurs à "s'opposer au monopole du PS. J'ai appelé Marguerite Lussaud, que je connais bien, et je lui ai demandé d'appeler les électeurs du FN à s'opposer au monopole du PS." Il estime qu'il faut "arrêter de stigmatiser le FN, c'est un parti politique républicain légal" et parle d'une "décision individuelle".

Alors que Marine le Pen a présenté sa liste de députés UMP à faire battre, d'autres ont donc commencé à dialoguer avec le FN.


Dans le Gard, l'UMP pourrait favoriser Collard
fr info
L'avocat candidat du Front national est arrivé en tête des élections législatives dans la 2e circonscription du Gard, devant la socialiste Katy Guyot et le sortant, l'UMP Etienne Mourrut. Ce dernier pourrait se retirer aujourd'hui, ce qui ouvrirait à Gilbert Collard le chemin de l'Assemblée nationale.

Trois candidats... pour l'instant
Reportage de Mathilde Lemaire

Image
Gilbert Collard, le 8 juin 2012 © Reuters Jean-Paul Pelissier / Reuters

Hier il a consulté, pris le pouls de ses militants. Etienne Mourut ne se sent pas forcément lié par les consignes de l'UMP au niveau national. Il hésite a se désister, comme Roland Chassain l'a fait dans les Bouches-du-Rhône. Arrivé troisième dimanche, le député UMP sortant peut se maintenir au second tour mais il n'espère plus conserver son siège.

Sur place, les sympathisants de l'UMP s'estiment plus proches du FN que de la gauche. Gilbert Collard le sait et lance depuis dimanche soir de francs appels du pied : "la candidate socialo-mélenchonniste dit oui partout où Etienne Mourrut dit non". Parmi ces divergences, réelles, des sujets nationaux comme le vote des étrangers. La question de la délinquance est aussi très importante dans le département.

"Voter à gauche, non"

La socialiste Katy Guyot doit recevoir le soutien du ministre de l'Intérieur Manuel Valls pour la deuxième fois de la campagne. Elle assure ne pas craindre un éventuel retrait d'Etienne Mourut. "Je ne m'adresse qu'aux électeurs : faites un choix positif, pas celui des peurs."

Au Grau-du-Roi, dont Etienne Mourrut est le maire, des électeurs affichent volontiers leur choix : "Voter à gauche, non" dit l'une. "Ce serait la première fois que je voterais FN mais il faut un début à tout", sourit un autre sympatisant UMP, pas spécialement paniqué à l'idée du retrait de son candidat.

Etienne Mourrut a jusqu'à 18 heures aujourd'hui pour déposer ou retirer sa candidature.

Les scores des trois candidats qui peuvent concourir pour le second tour dans la 2e circonscription du Gard :
Gilbert Collard (FN) : 34,57%
Katy Guyot (PS) : 32,87%
Etienne Mourrut (UMP) : 23,89%


Marion Maréchal-Le Pen : "Je salue le courage de cette femme qui se maintient malgré les petites magouilles d'appareils"
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Dans le Vaucluse, la candidate socialiste ne se retire pas. Catherine Arkilovitch a annoncé son maintien dans la 3e circonscription, malgré la consigne de retrait donnée par la 1ere secrétaire du PS Martine Aubry pour faire barrage au front national. Dimanche, Marion Maréchal-Le Pen, petite-fille de Jean-Marie, est arrivée en tête du premier tour des élections législatives avec 34,63% des suffrages, devant le sortant, l'UMP Jean-Michel Ferrand (30,03%). Marion Maréchal Le Pen salue la décision de la socialiste.

"Je salue le courage de cette femme qui se maintient malgré les petites magouilles d'appareils"
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Re: legislatives 2012

Messagede ivo » 13 Juin 2012, 09:48

"La frontière entre la droite républicaine et le Front national est en train de céder" (Jean-Marc Ayrault)
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Quels rapports entre le FN et l'UMP pendant et après les législatives ? Entre l'appel de Nadine Morano dans le journal Minute ou la consigne officielle qui demande de ne voter ni pour le PS ni pour le Front national au second tour, les socialistes craignent un changement de cap de la droite. Pour le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, cette stratégie du "ni-ni" est une façon de préparer les électeurs à une alliance stratégique avec le parti de Marine Le Pen.

Il faut "dire non à une droite conservative associée à une extrême-droite relookée"
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Re: legislatives 2012

Messagede ivo » 14 Juin 2012, 09:27

L'UMP Jean-Paul Garraud fustige "l'erreur politique majeure" d'Alain Juppé
fr info
L'ancien Premier ministre Alain Juppé n'ira pas vendredi soutenir Jean-Paul Garraud, député UMP de Gironde et membre de la Droite populaire après ses déclarations sur des "convictions communes" entre UMP et FN, et sur "la pertinence du maintien d'un cordon sanitaire autour" du Front national.

En difficulté dans la 10e circonscription de la Gironde derrière le socialiste Florent Boudié, Jean-Paul Garraud, estime que cette décision d'Alain Juppé est "une erreur politique majeure" qui risque de "fragiliser une toujours possible majorité que nous pourrions obtenir au soir" du 2e tour.


Jean-Marc Ayrault : "Certains candidats de l'UMP ne cachent même plus leur préférence pour le Front national"
fr info
Dernier meeting hier soir pour Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry, au Zénith à Paris. À trois jours du second tour des élections législatives, les deux socialistes ont tenté de tourner la page de "l'affaire du tweet" en se concentrant sur l'essentiel : les difficultés du camp adverse. La gauche accuse la droite de se rapprocher désormais ouvertement du Front national.

Jean-Marc Ayrault : "Où sont passées les valeurs du gaullisme?"



UMP-FN : Ayrault et Aubry en appellent aux valeurs du gaullisme
fr info
Alors que la polémique continue autour du tweet de Valérie Trierweiler, la première secrétaire du PS comme le Premier ministre ont tenté ce soir de recadrer le débat sur une cible privilégiée, l'attitude du l'UMP vis-à-vis du Front national.

"Le gaullisme portait haut un certain nombre de valeurs" a déclaré la première secrétaire du PS avant de paraphraser le Churchill des Accords de Munich en moquant l'UMP qui avec son "ni-ni, ni projet, ni valeurs", ne récoltera que des "et-et", "et la défaite et le déshonneur..."

Martine Aubry qui s'est également adressée directement aux électeurs du FN : "Ne vous leurrez pas, l'UMP veut vos voix. Elle se moque de vos problèmes."

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault s'est présenté sur la même ligne en dénonçant une UMP qui navigue "sans boussole" : "Où sont passées les valeurs du gaullisme ? Quels sens avaient par exemple les cérémonies des Glières si le parti de l'ancien président choisit de renvoyer dos à dos le FN et le PS...L'UMP court derrière" le FN "sans savoir qu'elle se précipite dans la gueule du loup."

Jean-Marc Ayrault : "Où sont passées les valeurs du gaullisme?"

Jean-Marc Ayrault qui a longuement détaillé les projets de son gouvernement n'a pas dit un mot des sujets qui fâchent. La très compliquée situation électorale de Ségolène Royal à La Rochelle n'était pas au programme de ce meeting parisien.
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Re: legislatives 2012

Messagede ivo » 14 Juin 2012, 10:06

De quelle couleur politique est votre département?
A partir des résultats départementaux du premier tour des élections législatives, «Libération» a dessiné quatre cartes de France métropolitaine montrant les votes PS, UMP et FN ainsi que l'abstention.

>>>>
http://www.liberation.fr/politiques/201 ... picks=true
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Messagede ivo » 14 Juin 2012, 10:18

Entre le FN et l'UMP, «les digues» se fissurent
http://www.liberation.fr/politiques/201 ... picks=true
Le PS déplore que la droite rompe le cordon sanitaire instauré autour du parti d'extrême droite. Marine Le Pen s'en réjouit.

Par LAURE EQUY

Consigne du «ni Front national-ni Front Républicain» donnée lundi par l'UMP, désistement d’un député UMP au profit de la finaliste frontiste dans les Bouches-du-Rhône, interview de l’ex-ministre sarkozyste Nadine Morano dans le journal d’extrême droite Minute pour en appeler aux électeurs du FN... Les socialistes et Marine Le Pen estiment que le traditionnel cordon sanitaire instauré autour du Front national est en passe d’être rompu par la droite. Les premiers pour s’en désoler, dénonçant comme le chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, une «alliance stratégique» UMP-FN, la seconde pour s’en féliciter, célébrant l’abandon de «l’infect front républicain».

A la sortie de leur bureau politique, au lendemain du premier tour des législatives, les responsables UMP croyaient pourtant tenir un argument imparable pour justifier leur «ni-ni»:impossible d'appeler à voter pour le PS, puisqu'il est soutenu par le Front de gauche, amalgamé pour Copé à «l’extrême gauche». Front de gauche et Front national sont ainsi renvoyés dos à dos, «les mêmes extrémismes, les mêmes populismes», argumentait le secrétaire général de l’UMP lundi. Sans pouvoir dissimuler les clins d’œil adressés par certains de ses candidats au Front national.

Fillon et Copé demandent l'exclusion de Chassain

Exemple le plus retentissant: le retrait de Roland Chassain, député UMP sortant des Bouches-du-Rhône arrivé troisième dimanche, lancé dans une bataille «tous contre le socialiste Michel Vauzelle» quitte à favoriser la candidate du FN, Valérie Laupies. Les deux principaux rivaux pour la présidence de l’UMP se sont empressés de réclamer son exclusion. François Fillon l'a fait savoir dans une interview à Ouest-France. Lors de son point-presse, ce matin, Jean-François Copé annonce qu’il demandera «clairement» au bureau politique de retirer à Chassain sa carte du parti dès la semaine prochaine.

CARTE INTERACTIVE Où trouvera-t-on le FN au second tour?
http://www.liberation.fr/politiques/201 ... our_825471

La droite pourra toujours répliquer que ce cas de figure ne s’est présenté que dans une seule circonscription, après la décision d’Etienne Mourrut de se maintenir, dans le Gard, face à Gilbert Collard (FN) et Katy Guyot (PS). Le candidat UMP, qui a hésité à faciliter la tâche de l’avocat proche de Marine Le Pen en jetant l’éponge, dit finalement vouloir «porter haut et dignement les valeurs de la droite et du centre» dimanche prochain.

Mais ailleurs, la situation, dans plusieurs circonscriptions, peut gêner l’UMP. Dans la 9e de Loire-Atlantique, la candidate FN, Marguerite Lussaud, battue au premier tour, appelle à voter pour le sortant UMP, Philippe Boënnec... à la demande de celui-ci. «S’il n’avait pas appelé, je ne l’aurais pas fait, évidemment», souligne-t-elle, tandis que Boënnec, le maire de Pornic, ne se cache pas de «partager plus de choses en commun avec le FN qu’avec le PS, notamment sur les valeurs de société». Dans la 3e du Gard, le frontiste Gilles Caïtucoli ne fait pas le cadeau de son retrait au candidat UMP. Mais le FN renonce à des triangulaires dans la circonscription de Perpignan-Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) – «sans contrepartie» selon Louis Aliot, lui-même candidat dans ce département – et dans la 5e du Vaucluse, «pour faire barrage à la gauche» a expliqué la candidate, Martine Furioli-Beaunier. Un geste a été «fermement» condamné par Marine Le Pen.

A LIRE AUSSI : Triangulaires: des soucis et des hommes (Libération du 13 juin)

La présidente du parti d’extrême droite a, par ailleurs, de quoi se réjouir. Le mur anti-FN «a implosé, ne serait-ce qu’avec la consigne donnée par l’UMP», juge-t-elle dans une interview au Télégramme.

Les socialistes, eux, condamnent la «dérive» de leur adversaire qui s’est éloigné de la ligne fixée par Jacques Chirac. «Là où les digues avaient été mises entre l’UMP et le Front national par Jacques Chirac, notamment, et d’anciens responsables de l’UMP, aujourd’hui ce sont des passerelles qui sont posées», constate sur France Info François Rebsamen, chef du groupe PS au Sénat. Alors que le président de la République de 1995 à 2007 n’a «pas transigé», l’UMP a «lâché» sur ces principes «depuis cinq ans», rajoute Jean-Marc Ayrault: «C’était en marche avec Nicolas Sarkozy mais là l’UMP est en train de franchir un cap.» «Chirac avait mis des digues, Nicolas Sarkozy a mis des passerelles», abonde Martine Aubry, déplorant «une vraie rupture pour la droite». Pour le numéro 2 du PS, Harlem Désir, «l’extrême droite avance dans l’UMP comme dans un gruyère».

«La République ne va pas être transformée»

Tandis que le sénateur UMP, Jean-René Lecerf, est l’un des rares à dénoncer une «solution de court terme» risquant de mener à une «banalisation de l’extrême droite», d’autres ne prennent plus de gants à l’UMP. Jean-Paul Garraud, en ballottage difficile dans sa circonscription de la Gironde, s’interroge, dans un entretien à 20minutes.fr, sur «le maintien d’un cordon sanitaire autour du Front national»: «Sur le terrain, nous, élus de la Droite populaire, entendons sans arrêt la question suivante de la part des sympathisants de droite: "Nous perdons sans arrêt les élections alors que les valeurs que nous défendons sont majoritaires. Quand est-ce que vous vous entendrez avec le FN?"» Sur Public Sénat, Philippe Marini, minimisait, mardi soir, l’éventuelle élection de «quelques députés du Front national»: «la République ne va pas être transformée» alors que, contre-balance le sénateur UMP, «si le PS a vraiment tous les pouvoirs dans cette République, nous serions en très grave danger.»

tous les commentaires (669)
http://www.liberation.fr/politiques/201 ... ute_825998
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Messagede DjurDjura » 14 Juin 2012, 13:45

ivo a écrit:Entre le FN et l'UMP, «les digues» se fissurent
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Le PS déplore que la droite rompe le cordon sanitaire instauré autour du parti d'extrême droite. Marine Le Pen s'en réjouit.

Par LAURE EQUY

Consigne du «ni Front national-ni Front Républicain» donnée lundi par l'UMP, désistement d’un député UMP au profit de la finaliste frontiste dans les Bouches-du-Rhône, interview de l’ex-ministre sarkozyste Nadine Morano dans le journal d’extrême droite Minute pour en appeler aux électeurs du FN... Les socialistes et Marine Le Pen estiment que le traditionnel cordon sanitaire instauré autour du Front national est en passe d’être rompu par la droite. Les premiers pour s’en désoler, dénonçant comme le chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, une «alliance stratégique» UMP-FN, la seconde pour s’en féliciter, célébrant l’abandon de «l’infect front républicain».

A la sortie de leur bureau politique, au lendemain du premier tour des législatives, les responsables UMP croyaient pourtant tenir un argument imparable pour justifier leur «ni-ni»:impossible d'appeler à voter pour le PS, puisqu'il est soutenu par le Front de gauche, amalgamé pour Copé à «l’extrême gauche». Front de gauche et Front national sont ainsi renvoyés dos à dos, «les mêmes extrémismes, les mêmes populismes», argumentait le secrétaire général de l’UMP lundi. Sans pouvoir dissimuler les clins d’œil adressés par certains de ses candidats au Front national.

Fillon et Copé demandent l'exclusion de Chassain

Exemple le plus retentissant: le retrait de Roland Chassain, député UMP sortant des Bouches-du-Rhône arrivé troisième dimanche, lancé dans une bataille «tous contre le socialiste Michel Vauzelle» quitte à favoriser la candidate du FN, Valérie Laupies. Les deux principaux rivaux pour la présidence de l’UMP se sont empressés de réclamer son exclusion. François Fillon l'a fait savoir dans une interview à Ouest-France. Lors de son point-presse, ce matin, Jean-François Copé annonce qu’il demandera «clairement» au bureau politique de retirer à Chassain sa carte du parti dès la semaine prochaine.

CARTE INTERACTIVE Où trouvera-t-on le FN au second tour?
http://www.liberation.fr/politiques/201 ... our_825471

La droite pourra toujours répliquer que ce cas de figure ne s’est présenté que dans une seule circonscription, après la décision d’Etienne Mourrut de se maintenir, dans le Gard, face à Gilbert Collard (FN) et Katy Guyot (PS). Le candidat UMP, qui a hésité à faciliter la tâche de l’avocat proche de Marine Le Pen en jetant l’éponge, dit finalement vouloir «porter haut et dignement les valeurs de la droite et du centre» dimanche prochain.

Mais ailleurs, la situation, dans plusieurs circonscriptions, peut gêner l’UMP. Dans la 9e de Loire-Atlantique, la candidate FN, Marguerite Lussaud, battue au premier tour, appelle à voter pour le sortant UMP, Philippe Boënnec... à la demande de celui-ci. «S’il n’avait pas appelé, je ne l’aurais pas fait, évidemment», souligne-t-elle, tandis que Boënnec, le maire de Pornic, ne se cache pas de «partager plus de choses en commun avec le FN qu’avec le PS, notamment sur les valeurs de société». Dans la 3e du Gard, le frontiste Gilles Caïtucoli ne fait pas le cadeau de son retrait au candidat UMP. Mais le FN renonce à des triangulaires dans la circonscription de Perpignan-Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) – «sans contrepartie» selon Louis Aliot, lui-même candidat dans ce département – et dans la 5e du Vaucluse, «pour faire barrage à la gauche» a expliqué la candidate, Martine Furioli-Beaunier. Un geste a été «fermement» condamné par Marine Le Pen.

A LIRE AUSSI : Triangulaires: des soucis et des hommes (Libération du 13 juin)

La présidente du parti d’extrême droite a, par ailleurs, de quoi se réjouir. Le mur anti-FN «a implosé, ne serait-ce qu’avec la consigne donnée par l’UMP», juge-t-elle dans une interview au Télégramme.

Les socialistes, eux, condamnent la «dérive» de leur adversaire qui s’est éloigné de la ligne fixée par Jacques Chirac. «Là où les digues avaient été mises entre l’UMP et le Front national par Jacques Chirac, notamment, et d’anciens responsables de l’UMP, aujourd’hui ce sont des passerelles qui sont posées», constate sur France Info François Rebsamen, chef du groupe PS au Sénat. Alors que le président de la République de 1995 à 2007 n’a «pas transigé», l’UMP a «lâché» sur ces principes «depuis cinq ans», rajoute Jean-Marc Ayrault: «C’était en marche avec Nicolas Sarkozy mais là l’UMP est en train de franchir un cap.» «Chirac avait mis des digues, Nicolas Sarkozy a mis des passerelles», abonde Martine Aubry, déplorant «une vraie rupture pour la droite». Pour le numéro 2 du PS, Harlem Désir, «l’extrême droite avance dans l’UMP comme dans un gruyère».

«La République ne va pas être transformée»

Tandis que le sénateur UMP, Jean-René Lecerf, est l’un des rares à dénoncer une «solution de court terme» risquant de mener à une «banalisation de l’extrême droite», d’autres ne prennent plus de gants à l’UMP. Jean-Paul Garraud, en ballottage difficile dans sa circonscription de la Gironde, s’interroge, dans un entretien à 20minutes.fr, sur «le maintien d’un cordon sanitaire autour du Front national»: «Sur le terrain, nous, élus de la Droite populaire, entendons sans arrêt la question suivante de la part des sympathisants de droite: "Nous perdons sans arrêt les élections alors que les valeurs que nous défendons sont majoritaires. Quand est-ce que vous vous entendrez avec le FN?"» Sur Public Sénat, Philippe Marini, minimisait, mardi soir, l’éventuelle élection de «quelques députés du Front national»: «la République ne va pas être transformée» alors que, contre-balance le sénateur UMP, «si le PS a vraiment tous les pouvoirs dans cette République, nous serions en très grave danger.»

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il serait temps qu'ils se réveille ca date pas d'aujourd'hui :roll: ya longtemps qu'elle a sauté la digue entre l'ump et le fn
"A mes frères ! à l'Algérie entière !
Des montagnes du DjurDjura jusqu'au fin fond du désert, montrons notre courroux..."
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Re: legislatives 2012

Messagede ivo » 14 Juin 2012, 13:59

chuuuut .....

le dis pas trop fort, tu vas reveillé le bon peuple qui dort ...

elles ont sauté depuis quand d'ailleurs les digues ?? ^^
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Messagede ivo » 15 Juin 2012, 09:43

ah ... ça parle un peu d'autre chose que des tweets de chignons ....


NKM cible du FN dans l'Essonne
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Nathalie Kosciusko-Morizet est arrivée en tête du premier tour des législatives dans la 4e circonscription de l'Essonne devant le candidat socialiste Olivier Thomas. Pour le second tour, Marine Le Pen a appelé ses électeurs à voter en faveur de l'adversaire socialiste de NKM pour la punir de ses déclarations contre le FN.

Nathalie Kosciusko-Morizet face à Olivier Thomas : Reportage d'Olivier Bost

Le score des deux candidats qui concourent au second tour dans la 4e circonscription de l'Essonne :

Nathalie Kosciusko-Morizet : 39,46%
Olivier Thomas : 36,29%



Un député UMP du Val-d'Oise publie l'appel du FN à voter pour lui
fr info
Image
Yanick Paternotte s'indigne également sur son site des propos de son adversaire, qui parle "d'alliance" avec le FN © Radio France Olivier Bénis

Yanick Paternotte, candidat à sa réélection dans la 9e ciconscription du Val-d'Oise, a mis en ligne sur son site officiel l'appel de la candidate du Front National à voter en sa faveur. Dans ce courrier, Lidye Dubois, éliminée au premier tour, invite ses électeurs à voter pour le député sortant, qui "a toujours pris des positions courageuses et claires, particulièrement en matière de sécurité, de lutte contre les fraudes et pour le respect de la laïcité, notamment en votant pour l'interdiction du port de la burqa".

Le député UMP se défend toutefois de toute "alliance" avec le FN, et explique avoir mis en ligne le communiqué à des fins "d'information" : "il me paraissait normal d'en informer les électeurs".

La candidate FN, quant à elle, crée une nouvelle exception à la règle du parti ("laisser la liberté de choix aux électeurs") en appelant explicitement à "faire barrage au candidat PS".

Au premier tour, les deux candidats restants ont obtenu les scores suivants dans la 9e circonscription du Val-d'Oise :
Jean-Pierre Blazy (PS) : 40,31%
Yannick Paternotte (UMP) : 26,10%



Piégée par Dahan, Morano déclare sa flamme pour Marine Le Pen
fr info
Elle croyait avoir au bout du fil Louis Aliot, compagnon de Marine Le Pen : c'était en réalité l'imitateur Gérald Dahan. Tombée à pieds joints dans le piège de l'humoriste, l'ancienne ministre UMP dit son admiration pour le "talent" de Marine Le Pen, un talent suffisant pour "se placer dans le champ pour gouverner".

L'intégralité du canular téléphonique de Gérald Dahan, avec Nadine Morano (document Sud Radio)
>>>
http://www.franceinfo.fr/player/embed-s ... ent=646383

Image
Louis Aliot et Nadine Morano sur le plateau du Grand Journal de Canal Plus (capture d'écran Canal Plus)

Après montage, un canular téléphonique de près de cinq minutes diffusé sur Sud Radio, décidément bien embarrassant pour l'ancienne ministre UMP.
Nadine Morano réagit ce matin sur France Info et crie à la "manipulation politique", fomentée par le PS : Gérald Dahan, "militant socialiste", aurait tenté d'allumer un contrefeu pour détourner l'attention médiatique du "feu que vient de mettre Mme Trierweiler dans notre France, dans cette République irréprochable".
"Monsieur Dahan a usurpé une identité, a manipulé une conversation, l'a coupée, tronquée, truquée et donc je n'en resterai pas là", prévient la candidate aux législatives à Toul. Nadine Morano annonce qu'elle va déposer plainte.

"Ils vous nous mettre le droit de vote des étrangers [...] J'ai pas envie que ça devienne le Liban chez moi"

Dans cette imitation grossière de Louis Aliot, le compagnon de Marine Le Pen, Gérald Dahan demande à Nadine Morano si elle consentirait à "des arrangements" pour voler au secours de candidats en FN en ballotage défavorable dans des triangulaires avec PS et UMP. "Bien sûr", répond Nadine Morano, évoquant "un truc à la con" dans lequel le Front national va se retrouver à l'issue du second tour des législatives.
"Moi je trouve que Marine Le Pen a beaucoup de talent", ajoute Nadine Morano, suffisamment pour "se placer dans le champ pour gouverner". Et l'ancienne ministre d'évoquer à l'adresse de Louis Aliot "des tas de choses, des projets de société pour lesquels je suis d'accord avec vous."

"Ils vous nous foutre la France dans une merde comme jamais", dénonce encore Nadine Morano à propos du gouvernement socialiste. "Ils vous nous mettre le droit de vote des étrangers [...] J'ai pas envie que ça devienne le Liban chez moi", lâche-t-elle, avant que l'humoriste ne conclue : "Je me demande pourquoi vous n'êtes pas au Front national !"

Sur France Info, Nadine Morano dénonce une "manipulation politique" et annonce qu'elle va déposer plainte
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Re: legislatives 2012

Messagede ivo » 15 Juin 2012, 11:08

Marion Maréchal-Le Pen brouille les équilibres politiques à Carpentras
http://www.lemonde.fr/politique/article ... 23448.html

UMP-FN, le poison des "valeurs communes"
http://www.lemonde.fr/idees/article/201 ... picks=true
Cela fait bientôt trente ans que la droite française est confrontée à la concurrence du Front national et aux poisons que le parti d'extrême droite a inoculés dans la société et la vie politique du pays. Bientôt trente ans que les responsables du RPR, de l'UDF et maintenant de l'UMP se balancent d'un pied sur l'autre devant la menace que fait peser sur eux le mouvement lepéniste : partagés entre la tentation de passer des alliances avec lui pour l'emporter sur la gauche et la crainte d'y perdre leur unité, leur identité, voire leur âme.
Cette hésitation a resurgi périodiquement, depuis l'élection municipale de Dreux, en 1983 : accords lors des élections régionales de 1986 ; main tendue lors de la présidentielle de 1988, lorsque Charles Pasqua, alors ministre de l'intérieur, assure que "le FN se réclame des mêmes valeurs que la majorité" ; propos dévastateurs de M. Giscard d'Estaing sur l'immigration, assimilée à "une forme d'invasion" ; accords dans plusieurs régions en 1998, en dépit du cordon sanitaire établi tant bien que mal par les responsables du RPR.

Durant toutes ces années, cependant, le Front national restait globalement infréquentable, du fait des saillies antisémites de Jean-Marie Le Pen et de ses nostalgies plus que douteuses. Son remplacement par sa fille, le travail de "dédiabolisation" engagé par celle-ci et ses succès électoraux, amorcés lors des élections cantonales de 2011 et confirmés de façon éclatante au premier tour de la présidentielle, ont replacé la droite sous une pression redoutable.

D'autant plus redoutable que l'ostracisme à l'égard du FN paraît de moins en moins compréhensible à un nombre croissant d'élus locaux ou d'électeurs de droite. Et pour cause. Le quinquennat de Nicolas Sarkozy et, plus encore, sa campagne de 2012 ont marqué un indéniable glissement vers les thèmes, la rhétorique et les obsessions du parti d'extrême droite, qu'il s'agisse de l'identité nationale, de la lutte contre l'immigration, de la protection des frontières ou de la croisade contre l'"assistanat".

L'attitude adoptée aujourd'hui par les responsables de l'UMP, à commencer par son secrétaire général, Jean-François Copé, constitue une ultime digue pour éviter la porosité généralisée avec l'extrême droite : ni soutien au FN ni "front républicain" avec des candidats de gauche contre le FN.

Hélas, la fragilité de cette position est évidente. Non seulement des entorses ont été constatées, ici ou là, et mollement condamnées par l'état-major de l'UMP, à la plus grande satisfaction de Mme Le Pen. Mais surtout, en dépit des mises en garde d'un Alain Juppé ou d'un Bruno Le Maire, s'exprime, chaque jour davantage dans les rangs de la droite, le sentiment que celle-ci partage des "valeurs communes" avec le FN. Même François Fillon justifie désormais les propos de cette nature.

Cela ne constitue pas encore une "alliance stratégique", comme l'a dénoncé le premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Mais une indéniable victoire idéologique de l'extrême droite, plus qu'inquiétante pour l'avenir.


Droite : trente ans d'hésitations face au FN
http://www.lemonde.fr/politique/article ... 23448.html
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Affiches de la campagne présidentielle de 2002 collées sur le mur du consulat de France à Sao Paulo au Brésil. | AFP/MAURICIO LIMA

Depuis trente ans déjà, la délicate question des alliances avec le Front national se pose à droite. Au début des années 1980, des accords sont parfois conclus, pour des élections locales, entre des élus des deux bords qui invoquent alors une commune hostilité au communisme.
En 1986, les élections législatives, au scrutin proportionnel, font entrer 35 députés FN, preuve que le parti de Jean-Marie Le Pen est devenu incontournable. Les élections régionales, qui ont lieu le même jour, le confirment, et des accords locaux sont conclus par le RPR et l'UDF pour faire barrage à la gauche. Avec succès, puisque vingt présidences de région sont remportées par la droite.

Le problème s'aggrave deux ans plus tard, en 1988. M. Le Pen fait une percée en rassemblant 14,3 % des voix au premier tour de l'élection présidentielle. Jacques Chirac (RPR), opposé à François Mitterrand au second tour, se garde de tendre la main publiquement à l'extrême droite, mais son ministre de l'intérieur, Charles Pasqua, déclare que, "sur l'essentiel, [le FN] se réclame des mêmes préoccupations, des mêmes valeurs que la majorité" et qu'"il n'y a pas de honte à dire que nous voulons une France forte". Ces mots se retrouveront dans le discours de Nicolas Sarkozy vingt-quatre ans plus tard.

François Mitterrand, réélu, dissout l'Assemblée nationale. Le FN prévient alors, par la bouche de Jean-Claude Martinez, député sortant de l'Hérault, que "l'UDF et le RPR préparent un Hiroshima politique s'ils refusent l'accord" aux législatives à venir.

ACCORDS LOCAUX EN 1988

Dans les Bouches-du-Rhône et le Var, des accords de désistement réciproque sont conclus par les dirigeants locaux de l'UDF, notamment Jean-Claude Gaudin à Marseille. Au RPR, M. Pasqua explique que "l'objectif numéro un est de battre les socialistes" qui, eux, "n'hésitent pas à tout mettre en œuvre pour récupérer les voix des communistes". M. Chirac garde le silence sur ces alliances et, à droite, il n'y a guère que l'ancien ministre de la santé, Simone Veil, pour déclarer qu'"entre un Front national et un socialiste, [elle votera] pour un socialiste".

A gauche, les accords entre la droite et le FN sont condamnés, tout comme la symétrie entre le Front national et le Parti communiste établie par la droite. L'issue du scrutin marquera, sans surprise, la défaite de la majorité sortante UDF-RPR, mais pas la fin des relations compliquées entre la droite et l'extrême droite.

En 1991, Michel Poniatowski, toujours proche de Valéry Giscard d'Estaing, se prononce pour une alliance avec le parti de M. Le Pen en vue des élections régionales et cantonales de 1992, en estimant que "le risque socialiste et communiste est dix fois plus grand". Ces déclarations ne sont pas approuvées par tous, à l'UDF, qui commence alors à se fissurer.

CHARLES MILLON SANCTIONNÉ

Après les élections régionales de 1998, des alliances droite-FN pour les présidences de conseils régionaux secouent l'UDF. Celle-ci se déchire entre le centriste François Bayrou, qui les condamne, et le libéral Alain Madelin, qui les défend, tandis que, au RPR, Philippe Séguin et Nicolas Sarkozy les combattent.

Pour la première fois, des sanctions sont prises : Charles Millon, Jacques Blanc et Charles Baur, élus présidents avec les voix du FN dans leurs régions, sont exclus de l'UDF, et Jean-François Mancel, président du conseil général de l'Oise, est exclu du RPR pour la même raison.

L'élection présidentielle de 2002 a officialisé l'incompatibilité entre la droite parlementaire et le Front national, M. Chirac affrontant M. Le Pen, au second tour, avec l'appui de la gauche, et refusant de débattre avec le chef de l'extrême droite.

Lire aussi : Copé : "Nous nous adressons à tous les Français"
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Re: legislatives 2012

Messagede ivo » 15 Juin 2012, 20:09

Fillon recadre Morano: "On ne parle pas aux dirigeants du FN"
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Piégée par l'humoriste Gérald Dahan qui s'est fait passer au téléphone pour Louis Aliot, le numéro 2 du Front national, Nadine Morano s'est fait rappeler à l'ordre cet après-midi par l'ancien Premier ministre François Fillon sur Twitter: "Nadine Morano aurait dû raccrocher tout de suite. On ne parle pas aux dirigeants du FN." Réplique de la candidate UMP dans la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle: "Je suis une responsable politique libre".

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François Fillon © Reuters Benoit Tessier

Nadine Morano aurait dû raccrocher tout de suite car on ne parle pas aux dirigeants du FN. Il faut rejeter tous les extrémismes FN comme FDG

— Fillon Paris 2012 (@FillonParis2012) Juin 15, 2012

L'ancien Premier ministre qui reste sur la ligne du ni-ni en appelant à rejeter "tous les extrémismes" et en citant le FN et le Front de gauche.

Fillon recadre Morano, les précisions de Yannick Falt

Ce mercredi, François Fillon s'est rendu à Toul pour soutenir Nadine Morano qui venait d'accorder une interview controversée au journal d'extrême droite Minute: Elle "a déclaré que les électeurs du FN partageaient les mêmes valeurs qu'elle et moi je partage les mêmes valeurs que Mme Morano" avait répondu François Fillon.

Réponse énervée de Nadine Morano à la réprimande de François Fillon.

François Fillon devrait dénoncer le délit pénal d'un Dahan militant socialiste pour le reste je suis une responsable politique libre

— Nadine Morano (@nadine__morano) Juin 15, 2012

Dans cette conversation avec le faux Louis Aliot, Nadine Morano reconnait notamment "beaucoup de talents" à Marine Le Pen, avant de s'énerver contre les socialistes. Un "dialogue" qu'elle aurait bien aimé poursuivre: "Envoyez moi un texto avec votre numéro" a-t-elle demandé à l'imitateur, "et on pourra se rappeler, ok?"
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Re: legislatives 2012

Messagede ivo » 16 Juin 2012, 10:50

Quand Alliot-Marie invoque la manne du ministère de l'Intérieur
L'ex-ministre de l'Intérieur, en campagne pour les législatives dans les Pyrénées-Atlantiques, assure dans un tract avoir aménagé la ville de Saint-Jean-de-Luz «pour un montant total de 1,6 million d’euros sur les crédits du ministre de l’Intérieur».

>>>
http://www.liberation.fr/politiques/201 ... eur_825832


Comment MAM a favorisé financièrement sa circo...
L'ex-ministre de l'Intérieur a consacré 80% de sa réserve parlementaire consacrée aux Pyrénées-Atlantiques à sa seule circonscription. Légal, mais clientéliste.

>>>
http://www.liberation.fr/politiques/201 ... picks=true


Le best-of de l'entre-deux-tours
Quelles sont les circonscriptions les plus ric-rac, les plus fratricides, ou les plus belles gamelles? Tout ce qu'il faut savoir avant le second tour des législatives, en dix étapes.

>>>
http://www.liberation.fr/politiques/201 ... picks=true




La France est une démocratie. Ce n'est donc pas le Président qui décide de tout, mais le peuple. Plus exactement ses représentants : sénateurs et députés.

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^^
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Re: legislatives 2012

Messagede ivo » 16 Juin 2012, 11:00

Qui à l'UMP "partage" des valeurs avec le FN ?
Qui à l'UMP "partage" des valeurs avec le Front national ? Alors que la droite républicaine a choisi de ne faire alliance ni avec la gauche ni avec l'extrême droite pour le second tour des législatives, des responsables UMP ont fait des déclarations mettant en avant les convergences de vues entre les deux partis.

>>>
http://www.lemonde.fr/politique/article ... picks=true


“La démocratie est plus menacée par la prolophobie à l’égard des électeurs FN que par les propos de Morano”
Fustigés par la gauche, les propos de Nadine Morano, piégée par Gérard Dahan, deviennent le coeur du débat. Un moyen d'éviter de s'interroger sur les préoccupations de ces nombreux Français ayant choisit de voter pour Marine Le Pen. Est-il condamnable que de vouloir dialoguer avec cette dernière ?

>>>
http://www.atlantico.fr/decryptage/prol ... picks=true

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Re: legislatives 2012

Messagede DjurDjura » 17 Juin 2012, 14:21

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Re: legislatives 2012

Messagede ivo » 17 Juin 2012, 20:32

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Re: legislatives 2012

Messagede ivo » 18 Juin 2012, 09:34

Législatives : score historique et majorité absolue pour le PS... et abstention record
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La gauche transforme l'essai de la présidentielle. François Hollande obtient une large majorité pour gouverner, avec 314 députés, selon les résultats définitifs de ce second tour. Une majorité absolue, sans compter les 17 députés EELV et les 10 du Front de Gauche. L'UMP perd plus de cent députés.

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"Le plus gros score qu'on n'ait jamais eu à l'Assemblée nationale", se réjouit Bruno Le Roux, député PS de Seine-Saint-Denis. Son parti est le large vainqueur des législatives avec 314 sièges (dont les Radicaux de Gauche et les chevènementistes du MRC), contre 204 dans la précédente législature.

Il remporte la majorité absolue au Parlement, sans avoir besoin de ses alliés écologistes (EELV : 17 sièges) ou du Front de Gauche (10 sièges). C'est la première fois que les écologistes auront un groupe parlementaire (15 députés sont nécessaires pour constituer un groupe).

L'UMP et ses alliés divers droite remportent 215 sièges (dont 6 pour les radicaux valoisiens), contre 320 dans la législature sortante. Le MoDem remporte deux sièges, le FN également, une première avec un scrutin uninominal à deux tours.

Selon Ipsos, la participation à ce second tour a été de 55,7 %. Les abstentionnistes représentent donc 44,3 % : un record pour des élections législatives sous la 5e République.

commentaires
nos nouveaux députés ne pense pas à la crise. Chacun a un salaire de 6000 Euros et 4000 euros de primes et le TGV gratuit pour se rendre au parlement.(même s'il n'y vont pas!) par temps de crise, on pourrait très bien penser de limiter les députés à 250 au lieu de 500 ! et ainsi on aura fait des économies Mais 250 députés dans l'obligation d'assister aux séances.

Tout est réuni pour que le PS puisse travailler sans être gêné. Voyons en combien de temps cette équipe va remettre debout la France. Car, c'est certain, elle n'échouera pas.

Hi hi hi !!! Ben comme ça toutes leurs conneries à venires ... Ils vont pas pouvoirs mettre celas sur la faute de la droite :) ha ha ha !!! Vive la république je suis trop content !!!!!

Deux députés, avec plus de 15% au premier tour pour le FN/RBM, contre 20 députés avec 2,7% pour les verts, belle leçon de démocratie!!!!

c'est n'est que partit remise ... rendez-vous en 2017



Les personnalités élues et battues
http://www.franceinfo.fr/politique/les- ... 2012-06-17
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Législatives : les résultats dans votre circonscription
>>>
http://oblique.radiofrance.fr/files/eve ... -info.html


Tous les pouvoirs au Parti socialiste
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Après sa large victoire aux élections législatives, le Parti socialiste contrôle désormais l'Assemblée nationale, le Sénat, l'Elysée, une majorité de grandes villes, de régions et de départements. Une situation inédite dans l'histoire récente de la France.


Certains pourraient appeler ça l'Etat PS comme on a parlé autrefois de l'Etat RPR quand le parti gaulliste trustait tous les leviers des pouvoirs. Quoi qu'il en soit, le Parti socialiste détient aujourd'hui tous les pouvoirs pour s'attaquer à la crise, une tâche qualifiée d'"immense" par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

L'Assemblée rose

Avec 314 députés sur 577, le Parti socialiste (Majorité présidentielle) détient la majorité absolue à lui seul, ce qui lui permet de gouverner même sans l'appui de ses alliés. Plus largement, la gauche décroche un record absolu en nombre de sièges avec cette élection. 343 sièges, contre 319 sièges en 1997. En 1981, la gauche totalisait 329 sièges (mais sur un total de seulement 491 députés à l'époque).
40 jours après avoir porté François Hollande à l'Elysée, les Français donnent au président socialiste les moyens de mener ses réformes.

Sénat rose

La reconquête parlementaire avait commencé dès septembre dernier avec la prise du Sénat, une première dans l'histoire de la Ve République. Fort du rejet de la politique de Nicolas Sarkozy, le PS avait décroché la majorité absolue dans la haute assemblée. Avec ce Sénat rose, François Hollande obtient ce qui avait manqué à François Mitterrand, qui avait souvent pesté contre ces sénateurs qui l'empêchaient de mener ses réformes aussi loin que possible.

Territoire rose

Sur le plan local, en mars 2008, la nette victoire aux élections municipales a permis au PS de prendre le contrôle de 25 villes de plus de 100.000 habitants, contre 12 à la droite. En 2010, le PS remporte les élections régionales et les cantonales. Aujourd'hui, le PS détient toutes les régions de France métropolitaine sauf une, l'Alsace et 58 départements, contre 42 à la droite.

Avec une telle domination, le PS se retrouve aujourd'hui face à ses (très grandes) responsabilités. Il doit redresser un pays, en crise économique aigüe, dont la population attend beaucoup du nouveau pouvoir.

avezvous tous achetez votre t-shirt rose ?? ^^


Avec deux élus, le FN entre à l'Assemblée pour la première fois depuis 14 ans
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Malgré sa défaite à Hénin-Beaumont, Marine Le Pen salue "un énorme succès" pour son parti. Sa nièce, Marion Maréchal, et l'avocat Gilbert Collard représenteront le parti d'extrême-droite dans la nouvelle assemblée. C'est la première fois que son parti obtient plusieurs élus à l'Assemblée avec un mode de scrutin majoritaire.

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Battue de peu, Marine Le Pen va déposer un recours pour un nouveau décompte des voix © Reuters Jean-Yves Bonvarlet

La dynastie Le Pen a de l'avenir devant elle. Élue à Carpentras (Vaucluse), Marion Maréchal-Le Pen, nièce de Marine et petite-fille de Jean-Marie, devient à 22 ans la benjamine de la nouvelle assemblée. Elle devance le député sortant UMP, Jean-Michel Ferrand, et la candidate PS Catherine Arkilovitch.

Collard, "casse-couille démocratique"

À ses côtés à l'extrême-droite de l'hémicycle, l'avocat Gilbert Collard, élu dans la 2e circonscription du Gard. Avec 43 % des voix, l'ancien socialiste rallié en 2012 à Marine Le Pen s'impose dans une triangulaire sur des terres acquises au FN. Dès l'annonce de sa victoire, Gilbert Collard a clairement défini sa vision de ses nouvelles fonctions : "La voix d'un peuple qui en a assez" et "une mission d'un peuple qui en a assez".


"Énorme succès" selon Le Pen

Battue de 118 voix à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), la présidente du FN Marine Le Pen salue néanmoins "l'énorme succès" de son parti. Forte du plus haut score d'un candidat FN à l'élection présidentielle (17,9% des voix), la fille de Jean-Marie Le Pen réussit également là où son père avait échoué : hisser plusieurs candidats frontistes dans une même assemblée élue au scrutin majoritaire.
Le dernier député frontiste, Jean-Marie Chevallier, avait été élu en 1997 ; son élection avait été invalidée l'année suivante.


Marion Maréchal-Le Pen, 22 ans, sera la benjamine de l'Assemblée. Sa réaction sur France 2

Gilbert Collard ambitionne d'être un "casse-couilles démocratique"

Marine Le Pen et "l'injustice", sur France 2



Marine Le Pen : "le système majoritaire à deux tours est en bout de course"
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Invitée de France Info ce matin, la présidente du Front national a redit toute son opposition au système électoral en cours, aux législatives. Selon elle, à la proportionnelle, le FN aurait obtenu 30, 40, voire 100 députés, au lieu de deux...

Marine Le Pen, invitée de France Info au lendemain des législatives

Marine Le Pen serait-elle mauvaise perdante ? On le sait, la présidente du Front national n'a pas remporté la bataille d'Hénin-Beaumont. Son adversaire, le socialiste Philippe Kemel, l'a emporté de 118 petites voix. Dès hier, Marine Le Pen a demandé que les bulletins soient recomptés ; en vain. Elle compte déposer un recours devant le Conseil constitutionnel pour obtenir gain de cause. Soupçons de fraude ? "J'ai toujours des soupçons quand j'ai en face de moi des communistes", dit-elle.

Au niveau national, si le FN n'a finalement obtenu que deux députés, sa présidente se félicite des bons scores des candidats. "Tous nos candidats ont fait 44, 46, 49% des voix", martèle-t-elle. "Nous sommes la meilleure opposition", d'autant que, selon elle, "l'UMP a montré sa connivence avec le PS".

Reste un problème de taille, aux yeux du FN : le fonctionnement même des élections législatives. "Ce système majoritaire à deux tours est en bout de course ; si le FN avait obtenu la proportionnelle, nous aurions 30, 40, même 100 députés."



"Je suis heureuse d'être la porte-parole de cette jeunesse française" Marion Maréchal-Le Pen, élue FN
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Agée de 22 ans, Marion Maréchal-Le Pen est la benjamine de l'Assemblée - la plus jeune députée jamais élue, après son grand-père, Jean-Marie, élu lui à 27 ans. Forte de ce résultat, elle ambitionne tout bonnement d'être la porte-parole de la jeunesse française.

Si nos aînés daignaient nous écouter... plaide Marion Maréchal-Le Pen
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