Violence policière - violence d'Etat

Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 21 Avr 2016, 16:44

Loi Travail : communiqué de 13 organisations lyonnaises contre la répression et les violences policières

Communiqué contre la répression et les violences policières

Depuis plus d’un mois, des centaines de milliers de personnes manifestent partout en France pour le rejet de la loi Travail. Des manifestations régulières contre cette politique gouvernementale rythment la vie politique de notre pays et de nos villes. Nous constatons que face à la colère qui s’exprime dans la rue, le gouvernement ne cesse de jouer la carte de la répression à l’encontre des lycéen-nes, des étudiant-es des travailleurs et des travailleuses, des précaires et privé-es d’emploi, retraités qui se mobilisent contre la loi Travail.

Indissociable du contexte de l’état d’urgence qui permet notamment l’usage de moyens extraordinaires, les interventions violentes des forces de police contre les manifestant-es révèlent une politique répressive délibérée et ayant pour objectif de briser le mouvement social. Tirs de grenades lacrymogènes, gazages, charges et matraquages systématiques, tirs au lanceur de balles de défenses (ou tirs de flashballs), tentatives de division des cortèges, tout est fait pour réprimer et intimider.
Partout en France, des centaines d’interpellations ont en effet eu lieu, conduisant très souvent à des peines de justice sévères. A Paris, un lycéen de 15 ans risque 10 ans de prison et 15000 euros d’amende pour avoir bloqué son lycée. La violence policière et le nombre élevé d’interpellations contre les lycéen-nes de Doisneau, à Vaulx-en-Velin, illustre la crainte de la part de l’Etat de voir la mobilisation des jeunes s’étendre en dehors du centre-ville, en banlieue. A Lyon, un militant a été condamné à un mois de prison ferme et 1900 euros de dommages, il est actuellement en prison et mérite toute notre solidarité. Nous condamnons ce climat de peur et affirmons notre solidarité avec les inculpé-es.
Nous n’oublions pas que ces tentatives de musèlement ne sont pas nouvelles. Les répressions contre les Air France, les Goodyear, les militants syndicaux – notamment dans le Rhône – témoignent de l’acharnement contre le mouvement social organisé.

Nous soulignons également notre solidarité avec la mobilisation sociale à Mayotte pour
« l’égalité réelle ». Depuis deux semaines, malgré une très faible médiatisation et une violence d’Etat particulièrement musclée, une grève générale menée par une intersyndicale déterminée bloque l’activité de l’île.

Nous, syndicats, organisations de jeunesse et collectif citoyen, condamnons la violence, la répression policière et judiciaire à l’encontre de la mobilisation des travailleurs, des travailleuses, des précaires et privé-es d’emploi, retraités et de la jeunesse. Nous appelons au renforcement et à l’amplification de la lutte pour le progrès social.

Organisations signataires du Rhône et de la métropole de Lyon :
CGT, FSU, Solidaire, CNT Solidarité Ouvrière, UNEF, CNT, Jeunes Libertaires-Lyon (CGA), NPA69, Jeunes Communistes de Lyon, MJCF 69, syndicat général des Lycéens (SGL), Lycées du Grand Lyon en lutte, Collectif Nuits Debout

https://rebellyon.info/Loi-Travail-comm ... e-12-16225
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 22 Avr 2016, 12:49

Appel des blessés du mouvement contre la loi Travail à Rennes

Manifester, réprimé-e-s, protégé-e-s

Appel des blessés du mouvement contre la loi Travail à Rennes


Voilà plus d'un mois que nous usons de notre droit de contestation contre le projet de loi El Khomri mais que nous nous retrouvons face à une forte répression et subissons les attaques répétées de la police depuis le début de la mobilisation.

Il nous parait essentiel de rappeler qu'il n'y a pas de bons ni de mauvais manifestants à Rennes, mais une foule en colère que l’on essaie de parquer, d’orienter et de terrer afin de minimiser l’amplitude du mouvement.

Chez les blessé-e-s comme chez les inculpé-e-s, pas un profil ne se ressemble : étudiant-e-s, lycéen-e-s, syndicalistes, gens de la rue, pris pour cible aussi bien au cœur des cortèges qu'aux abords des manifestations. C'est bien le mouvement dans son ensemble, que les autorités cherchent à réprimer, et qui va passer ce vendredi 22 avril 2016 en procès dans toute son hétérogénéité.

A la veille de la première vague de procès des manifestant-e-s contre la loi Travail, le préfet se targue d'avoir établi le profil de plus de « 650 casseurs-e-s potentiels », préparant le terrain pour la charge du procureur contre les personnes interpellées.

Cette catégorisation absurde et imaginaire cherche à exploiter à des fins judiciaires nos choix d’organisation qui se sont orientés face à ce que nous subissons en manifestation. Tirs tendus de flash ball, de grenades lacrymogènes (740 sur la seule journée du 31 mars 2016) et dispersion à coups de matraques. L’équipe médicale, formée spontanément suites aux violences des forces préfectorales lors des premières manifestations, a constaté un minimum de 145 blessé-e-s dont 30 graves (sur les manifestations des 31 mars et 9 avril 2016).

Nous revendiquons et nous appelons au droit de nous protéger les yeux avec des masques de piscines, de se recouvrir le visage de foulards imbibés de solutions contre les gaz, et de recouvrir le dessus de nos crânes avec des capuches ou des casques, également revendiqué pars SUD-PTT.

Parce que nous ne sommes pas des martyr-e-s, nous refusons de subir les traumas crâniens, de perdre un œil, d'être défiguré-e-s ou bien matraqué-e-s au nom des stratégies de maintien de l'ordre de la préfecture. Car si la violence des forces de l'ordre a marqué les corps, c'est avant tout les esprits qu'ils cherchent à frapper : terroriser, dégoutter et dissocier les manifestant-e-s qui défient un pouvoir déterminé à faire passer en force une loi socialement et politiquement inacceptable.

Malgré les coups et les blessures, nous refusons de céder à la peur et aux tentatives de divisions que les autorités policières et judiciaires cherchent à répandre au sein du mouvement.

Nous appelons à soutenir tous-tes les inculpé-e-s, et à se rassembler ce vendredi 22 avril 2016 à 13h devant la cité judiciaire pour réaffirmer notre détermination face à cette répression, pour poursuivre la lutte contre les décisions de notre gouvernement, et ce, dans les universités, les lycées, les entreprises et plus que jamais dans la rue.

Soutenu et signé par :

Ninog (matraquée aux fesses et aux cuisses)

Maéva (matraquée à la tête, aux fesses, aux cuisses, au dos, au bras).

Florentin (Blessé deux fois par flash ball à la jambe)

Florian (matraqué à la cheville)

Tanguy (flash ball dans le ventre)

Camille (flash ball près de l'oeil)

Aurélien (matraqué à la tête et tir tendu de grenade dans le tibia)

Louise (matraquée à l'épaule, fracture de l'omoplate)

Babacar (flash ball dans le tibia)

Tom (matraqué dans le dos)

Antoine (matraqué à la cuisse et au poignet)

Malo (flash ball dans la poitrine)

Glenn (flash ball près de l'oeil)

Vlad (flash ball dans le pied)

Camille (matraqué à la tête)

Maude (flash ball à la cuisse et matraquée à la tête et dos)

https://nantes.indymedia.org/articles/34233
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Messagede bipbip » 23 Avr 2016, 15:04

Appel

« Un pouvoir qui matraque la jeunesse est faible et méprisable »

Depuis novembre dernier et la proclamation de l’état d’urgence, l’État de la régression sociale et de la matraque a brutalement accéléré sa décomposition. Sa soumission à un capital piaffant d’impatience de pouvoir exploiter et jeter n’importe qui, quand et comme ça lui chante, est radicalement décomplexée. Le nombre de celles et ceux qui, se battant sans courber l’échine pour leur dignité, leur avenir, ou tout simplement leur quotidien, peuvent être traînés devant les tribunaux, traités comme des terroristes et, à l’image des Goodyear, condamnés à de la prison ferme, ne cesse de croître. Au même rythme ont progressé les violences policières les plus méthodiques.

La jeunesse étudiante et lycéenne en fait les frais depuis plusieurs semaines, à un niveau de répression proprement insoutenable. Les 300 et quelques arrestations lors de la manifestation du 29 novembre à République contre la COP21 étaient bien un avant-goût. Depuis le 17 mars et l’expulsion violente d’un groupe d’étudiant-e-s de l’université de Tolbiac, chaque journée de mobilisation des jeunes occasionne un crescendo dans les gazages, les matraquages et les interpellations. Quelle honteuse hypocrisie quand Bernard Cazeneuve se dit « choqué » de la violence par laquelle un jeune de 15 ans, du lycée Bergson à Paris, avait été le 24 mars tabassé par trois policiers surarmés. Le 5 avril, ce sont encore plus de 130 lycéen-ne-s, gazé-e-s et matraqué-e-s par des CRS et policiers en civil, qui ont été interpellé-e-s avant même d’arriver à la manifestation prévue à Bastille l’après-midi. Quant à ce 14 avril, le nombre de casques, de tonfas, de gazeuses et de boucliers destinés à enfermer le cortège parisien pourtant pacifique était tellement important, un drone couvrant carrément la zone, que des passants ont demandé si c’était… une manifestation de policiers. La liste est longue, et le procédé n’est pas seulement parisien. Nantes, Rennes, Lyon, Strasbourg, Montpellier, Rouen, Caen, Grenoble, Toulouse etc., l’ont également subi. Et, bien sûr, les grévistes de Mayotte.

Combien de crânes ouverts et autres blessures graves, d’hospitalisations comme de points de suture, de tirs de flashballs, d’insultes, de menaces, d’arrestations jusque devant les lycées, de gardes à vue et de procès, avant que nous ne cessions de tolérer cela ? Combien de Malik Oussekine, combien de Rémi Fraisse, finiront-ils par s’autoriser, combien d’Amine Bentounsi, de Zyed Benna, de Bouna Traoré et de violences policières quotidiennes dans les quartiers populaires surviendront encore, si nous ne mettons pas un terme à cette mécanique aussi sinistre qu’indigne ? Une telle violence exprime bel et bien l’infini mépris à l’égard de ces jeunes que Hollande avait prétendu mettre au cœur de son mandat. C’est ce pouvoir qui matraque la jeunesse qui est aussi faible et apeuré que méprisable. Il tremble devant elle, car sa radicalité n’est pas contrôlable. Il sait que la colère et la solidarité des jeunes contre ce qui n’offre que désespoir, misère et régression, grandissent. Il n’a pas oublié l’influence déterminante qu’elles et ils peuvent avoir sur l’ensemble des travailleur-se-s. La façon incroyablement violente dont les CRS ont « accueilli » les étudiant-e-s venus rencontrer les cheminots à la gare Saint Lazare mardi 12 avril, et arrêté arbitrairement l’un d’entre eux, illustre avec éloquence sa hantise à l’égard de toute jonction des étudiant-e-s et des salarié-e-s.

Alors que des politiciens, jusque dans les rangs du PS, veulent aller jusqu’à dissoudre « Nuit Debout ! », le gouvernement, profitant de l’ambiance entretenue par un blackout aussi complet que complice de la part des grands médias, lâche ainsi quelques miettes d’un côté tout en laissant, de l’autre, se succéder des journées saute-moutons qui, à elles seules, l’impressionnent peu. En tout cas bien moins que cette jeunesse déterminée qu’il cherche, à l’orée des vacances scolaires, à briser par la force.

Laisser la matraque impunie, c’est porter aussi une immense responsabilité. La condamnation de cette violence récurrente devrait être sans appel ; or, on est encore bien en-deçà du nécessaire à l’échelle nationale. Les prises de position locales, lorsqu’elles existent, de partis, syndicats, associations en tout genre, ou encore au sein de corporations comme les enseignants et universitaires, restent largement insuffisantes à ce jour pour briser l’omerta. Il n’y a rien à relativiser ni à nuancer. Il est grand temps de se déshabituer de ce qui n’a aucune justification possible, sinon l’arbitraire des princes de l’État policier et du CAC40. Il est grand temps qu’avec les étudiant-e-s, les lycéen-ne-s, les travailleur-se-s qui se battent non seulement contre un projet de loi inique, mais de plus en plus aussi pour une vie qui ne soit pas une simple survie, nous fassions masse pour y mettre fin.


http://stoprepression.unblog.fr/
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Messagede Pïérô » 29 Avr 2016, 01:46

Tirs tendus de grenades sur le camion de Solidaires 13

Image

http://www.solidaires.org/Tirs-tendus-d ... idaires-13
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 01 Mai 2016, 03:24

« L’attitude des forces de l’ordre est irresponsable »
Des violences policières ont été constatées dans tous les cortèges, hier. Et cette stratégie de la tension, visible depuis le début du mouvement, ne cesse de s’intensifier.
... http://www.humanite.fr/lattitude-des-fo ... ble-605976


VIDEO. Des CRS frappent des manifestants menottés lors de l'évacuation de Nuit debout
Une vidéo montre des coups assénés par des policiers sur le visage de plusieurs manifestants, alors que ceux-ci ne montrent aucun signe de résistance.
... http://www.francetvinfo.fr/societe/nuit ... 29703.html


Rennes
LES VIOLENCES POLICIÈRES FONT AU MOINS 13 BLESSES

La manifestation à Rennes a été un succès avec plus de 12 000 manifestants, donc plus que le 31 mars dernier, preuve que la mobilisation contre le gouvernement ne faiblit pas.

Comme pour les manifestations précédentes, Le préfet de région, M. Strzoda et la députée maire de Rennes semblent faire une fixation sur l’interdiction de manifester dans le centre de Rennes.

Sauf que ce 28 avril, les charges de police se sont déroulées y compris sur l’esplanade Charles de Gaulle pendant plus de 2 heures. Ce qui et loin de l’hypercentre.

Cela nous fait penser à la boutade de Coluche qui disait : « les manifestations à Paris, c’est non ! Mais à Créteil entre la gare et La Poste, ils peuvent manifester tous les jours s’ils le veulent ».

Manifestement, la municipalité PS-PC et la maire de Rennes aiment les individus casqués et qui lancent des grenades lacrymogènes et matraquent les manifestants, afin de dissuader les salariés et la jeunesse de manifester.

AU MOINS 13 BLESSES DONT 2 COLLEGUES de SUD-PTT

Vers 13h, les « brigades spéciales » de la police nationale et de la « BAC », stationnées rue du Pré Botté sont passées sous les arcade de République et ont matraqué tous les manifestants qui étaient sur les quais. C’est dans cette charge qu’un jeune a été très grièvement blessé à l’œil par un tir de flash ball.

C’est lors de cette charge qu’un militant de SUD-PTT a été blessé à la tête. Notre camarade a la particularité d’être mal voyant et muni d’une canne blanche, ce qui n’a pas empêché ce groupe d’une trentaine de brigades spéciales de la matraquer.

Ce sont les mêmes brigades spéciales de la police nationale et de la BAC qui ont chargé à de nombreuses reprises aux abords et sur l’esplanade du général de Gaulle faisant plusieurs blessés dont un collègue de Sud-PTT qui quittait la manifestation et qui a été hospitalisé pour une blessure à la jambe.

A cela s’ajoute une dizaine d’arrestations essentiellement de jeunes.

LA CONTINUITE DU MOUVEMENT

Le gouvernement est en train de perdre définitivement.

L’entêtement à vouloir présenter le projet de loi à l’assemblée nationale le 3 mai et l’entêtement à vouloir réprimer les manifestations ne sont pas de nature à arrêter la mobilisation et la motivation des syndicats de lutte. Le prochain rendez vous est le 1er mai… puis le 3 !

Rennes le 28 avril 2016
Le bureau départemental de SUD –PTT d’Ille et Vilaine

http://rennes-info.org/28-avril-12-000-MANIFESTANTS


Saccage des locaux de la CNT à Lille : le syndicalisme n’est pas criminel !

Les organisation syndicales CNT, CNT-SO et SOLIDAIRES condamnent avec fermeté le saccage par les forces de police du local syndical de l’union locale des syndicats CNT de Lille le mercredi 20 avril suite à la manifestation organisée pour le retrait de Loi Travail.

Elles rappellent que les locaux des organisations syndicales constituent bien des lieux qui appartiennent à des travailleurs exerçant leur liberté démocratique à défendre leur condition sociale.

Ainsi la dégradation de matériel syndical, tout comme la consultation par la police de la documentation interne et confidentielle du syndicat, constituent une entrave extrêmement grave au droit des travailleurs à exercer leurs libertés syndicales.

Il ne fait aucun doute que cette intervention violente de la police nationale dans des locaux syndicaux s’inscrit dans la longue liste des actes visant ces derniers mois à criminaliser les organisation syndicales et le mouvement social : violences policières et interpellations de manifestants pacifiques, poursuites et condamnations de syndicalistes dont les Good Year de la CGT et Fouad Harjane de la CNT, pression à l’encontre de la CGT qui dénonçait via une affiche les violences de la police lors des manifestations...

Les organisations signataires de ce communiqué exigent du gouvernement qu’il cesse
immédiatement toute criminalisation du mouvement social et syndical et qu’il mette un terme à la répression violente des cortèges manifestants.

Finalement, elles réaffirment leur détermination infaillible, et cela malgré toutes les tentatives d’intimidation policières ou judiciaires, à lutter pour la défense des travailleurs, ainsi qu’à obtenir le retrait total de la Loi Travail.

Confédération Nationale du Travail
Confédération Nationale des Travailleurs – Solidarité Ouvrière
Union Syndicale Solidaires


http://www.solidaires.org/Saccage-des-l ... s-criminel


Communiqué Solidaires Etudiant-e-s
Manifestations du 28 avril : où est réellement la violence ?

La manifestation du jeudi 28 avril contre la loi travail, poursuivant le mouvement débuté depuis le 9 mars, a démontré la détermination des étudiant-e-s, salarié-e-s, lycéen-n-e-s à refuser la loi travail.

Cependant, cette journée bien que réussie avec plus de 500 000 personnes dans toutes les rues de France, s’est caractérisée par des violences policières inouïes.

A Rennes : une cinquantaine de blessé-e-s, dont dix très brièvement. Un camarade s’est fait percuter par un camion de police et est dans un état grave. Un autre a perdu un oeil.

A Marseille : des tirs tendus de grenade ont atteint le camion de l’union syndicale Solidaires, un camarade de Sud Collectivités Territoriales est actuellement à l’hôpital à cause d’un tir de flashball reçu dans la gorge ; un lycéen atteint à côté de l’oeil ;

A Paris, un militant Sud rail et un enseignant de Paris 8 syndiqué à la CGT ont été frappés à la tête, puis placés en garde à vue ;

A celles et ceux qui prétexteront que les violences policières se justifient par la violence des manifestant-e-s, nous répondons qu’il ne faut pas se tromper d’ennemi. Ce sont bel et bien les policiers et CRS qui matraquent, gazent jusqu’à la nausée, envoient des grenades de dispersion à nos pieds.

Qu’importe ce que chacun-e pense de l’efficacité des méthodes, qu’on les approuve ou non. Les dernières manifestations ont montré que les forces de l’ordre n’avaient pas besoin de « provocations » pour faire preuve de violence.

A celles et ceux qui ne s’insurgent que des blessés côté police, nous répondons que l’intégrité physique d’un policier ne vaut pas plus que celle d’un-e manifestant-e ; que c’est la violence de la répression et du dispositif policier qui entraînent ces violences.

C’est pourquoi nous demandons l’arrêt immédiat de l’usage des flashballs ou autres Lanceur de Balles de Défenses et des grenades de dispersion de la part des forces de police. Elles ont fait bien trop de victimes.

Dans une semaine, cela fera deux mois que nous nous battons contre ce projet de loi. Il est temps de le retirer. Les violences et l’intimidation du gouvernement ne font qu’augmenter notre rage et notre détermination.

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes
Porte-parolat : 06.86.80.24.45
http://www.solidaires-etudiant-e-s.org
contact@solidaires-etudiant-e-s.org

http://www.solidaires.org/Manifestation ... a-violence
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 03 Mai 2016, 03:52

1er mai : « Cette journée a été un bain de sang »
Voilà le témoignage d’une membre de l’équipe médicale Street Medic (qui intervient sur les manifestations et la ‪Nuit debout‬) à propos des violences policières et de la solidarité des manifestants lors de la manifestation du 1er mai à Paris.
... https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre- ... in-de-sang


Mouvement social : spirale de violences de la part des forces de l’ordre
Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté ce dimanche 1er mai, partout en France, pour le retrait de la loi travail. Dans plusieurs villes, les défilés ont été émaillés d’incidents avec les forces de l’ordre. À Paris, CRS et gendarmes mobiles ont coupé en deux le cortège et gazé de nombreux manifestants, interrompant plusieurs dizaines de minutes le déroulé de la manifestation pourtant autorisée. De nombreux observateurs dénoncent une stratégie de la tension de la part des forces de l’ordre, présentes en force à proximité immédiate des cortèges, une stratégie qui se solde par une spirale inquiétante de violences.
... http://www.bastamag.net/Les-violences-p ... ent-social
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede Béatrice » 03 Mai 2016, 19:10

mercredi 4 mai 2016
MARSEILLE
19 h 30

Mille Bâbords, 61 rue Consolat, 13001

Répression du mouvement social contre la loi Travail et son monde
Rencontre des personnes blessées et de leurs proches + Appel à témoignages
À l’Initiative de la Legal-Team issue des Assemblées de Lutte

Répression du mouvement social contre la loi Travail et son monde :

Rencontre des personnes blessées et de leurs proches + Appel à témoignages, dans le but d’échanger et de s’organiser ensemble !


À l’Initiative de la Legal-Team issue des Assemblées de Lutte, suite à la répression violente sur la population.
« Simple, forte, aimant l'art et l'idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominée. »
Louise Michel
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 05 Mai 2016, 16:15

Caen à genoux. Jeunesse debout
Caen, la plus grande ville étudiante de Normandie, fait face depuis le début de la mobilisation contre la loi travail à une spectaculaire répression administrative et policière. Dans la rue et jusqu’à l’université, le harcèlement et la répression sont partout. La présidence de l’université, le violent directeur de l’UFR Droit sous sa protection, les agents de sécurité privée, la BAC qui traque les militant.e.s jusque dans les bars de la ville et au sein de l’université, les dispositifs policiers démesurés durant les manifestations… L’organisation de la mobilisation et la convergence des luttes entre étudiant.e.s, lycéen.ne.s, chômeur.e.s et travailleur.se.s sont des combats quotidiens.
A chaque manifestation des interpellations
Les lycéen.ne.s en sont les premières victimes et se sont plus d’une trentaine d’entre eux.elles qui ont subi des gardes à vues, voir des poursuites judiciaires. Soulignons que la majorité de ces jeunes interpellé.e.s sont élèves du lycée Jules Verne, un lycée professionnel, qui les prépare donc à rentrer très vite dans le « monde du travail » : future main d’œuvre du capitalisme, qui n’a aucun intérêt à les voir se révolter. La violence d’Etat est utilisée pour semer la crainte et démobiliser ces jeunes déjà organisés en Assemblée Générale, qui ont très bien compris les enjeux de cette loi sur leur future, voire présente, vie de travailleur.se.s.
La police déployée au sein des institutions scolaires
... http://www.revolutionpermanente.fr/Caen ... sse-debout


Manifestations du 1er-Mai : le discours officiel sur les casseurs contesté par le terrain
« Tout le monde déteste la police », « Police, casse-toi, la rue n’est pas à toi », « Rémi, Rémi [Fraisse], on t’oublie pas »… Rarement tête de cortège avait autant dirigé ses slogans contre la police un 1er-Mai. Rarement Journée internationale des travailleurs avait été escortée d’aussi près par des cordons de CRS et de gendarmes mobiles.
« C’est la première fois que je vois ça », commentait un manifestant d’une cinquantaine d’années, présent dimanche à Paris, alors que les forces de l’ordre avaient pris en sandwich la tête du cortège, constituée majoritairement de jeunes sans étiquette syndicale, la séparant en aval du reste du défilé et la bloquant devant par une ligne de CRS quasi inamovible. Résultat : quarante-cinq minutes à peine après le début de la manifestation, au-dessus de cette tête de peloton comme prise dans une nasse, les premiers gaz lacrymogènes fusaient et rencontraient les premiers pétards et feux d’artifice, occasionnant quelques charges sporadiques des policiers. « On appelle ça la politique de la tension », regrettait un manifestant. « La surprésence policière est une provocation », surenchérissait un autre.
... http://www.lemonde.fr/police-justice/ar ... jBwwixk.99


Mouvement social : spirale de violences de la part des forces de l’ordre
Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté ce dimanche 1er mai, partout en France, pour le retrait de la loi travail. Dans plusieurs villes, les défilés ont été émaillés d’incidents avec les forces de l’ordre. À Paris, CRS et gendarmes mobiles ont coupé en deux le cortège et gazé de nombreux manifestants, interrompant plusieurs dizaines de minutes le déroulé de la manifestation pourtant autorisée. De nombreux observateurs dénoncent une stratégie de la tension de la part des forces de l’ordre, présentes en force à proximité immédiate des cortèges, une stratégie qui se solde par une spirale inquiétante de violences.
La précédente journée d’action nationale, jeudi 28 avril, à l’appel de l’intersyndicale – CGT, FO, la FSU, Solidaires, Unef, Fidl et UNL – a aussi été marquée par plusieurs heurts avec les forces de l’ordre, des blessés graves, et de nombreuses arrestations. « Le Préfet de police rend hommage aux forces de l’ordre dont le comportement a été, une nouvelle fois exemplaire », se félicitait la Préfecture de police. Le ministère de l’Intérieur comptabilisait « 21 interpellations » suite à « des violences sur agents de la force publique, participation à un attroupement armé et port d’arme prohibée », et neuf fonctionnaires blessés, « dont plusieurs sérieusement ».
... http://www.bastamag.net/Les-violences-p ... ent-social
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede Pïérô » 07 Mai 2016, 14:15

« La volonté de marquer les chairs de la jeunesse »

Flash-Ball, tonfas, grenades en tous genres… Les manifestants sont confrontés à l’arsenal policier et le nombre de blessés augmente à une vitesse astronomique. À Paris et en province, les militants témoignent d’une volonté de stopper le mouvement social à tout prix.

Des quartiers en état de siège, des manifs survolées par des drones ou des hélicos. Et des blessés, d’innombrables blessés. Un nouveau chapitre s’est ouvert dans l’histoire déjà bien chargée des exactions de la police française. « C’est complètement dingue, estime Pierre, militant nantais. Lors du CPE, Dominique de Villepin s’inquiétait, du moins publiquement, qu’un jeune ne se fasse tuer. Les socialistes font mieux : ils s’en foutent complètement. » Pierre avait 16 ans lors du CPE et un tir de Flash-Ball l’a privé de l’usage de son œil droit. Alors que la chasse semble ouverte et la bride lâchée sur le cou des agents, Pierre redoute un nouveau Rémi Fraisse : « C’est parti très fort dès le début. Et si ça continue comme ça, la police va finir par tuer un manifestant. » Pierre Douillard est auteur du livre l’Arme à l’œil, violence d’état et militarisation de la police. Derrière les techniques « d’encagement » des cortèges et les policiers qui ne retiennent pas leurs coups, il voit « la volonté politique de marquer les chairs de la jeunesse, le corps des gens, pour casser le mouvement à tout prix. La répression et l’antiterrorisme, ce gouvernement n’a plus que cela pour tenir debout, de toute façon ».

... http://www.humanite.fr/la-volonte-de-ma ... sse-606367
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede Béatrice » 09 Mai 2016, 19:24

Rassemblement devant le Tribunal Correctionnel de Marseille le 10 mai à 14h en soutien au copain arrêté lors du Carnaval de la Plaine
TGI, rue Émile Pollak, 13006

Deux mois se sont passés, les premiers procès du printemps arrivent. Le carnaval a lancé le bal, et la flicaille est toujours là : dans les manifs, dans les quartiers et dans les lieux occupés, on ne compte plus les arrestations et autres intimidations. A Marseille comme ailleurs, la répression s’immisce de partout... la solidarité aussi !

Pendant le Carnaval de la Plaine, les keufs ont essayé de nous gâcher la fête et un copain a été arrêté. Après 48 heures de garde à vue, il a refusé la comparution immédiate. Il passe en procès le 10 mai à 14 h et est accusé de violences sur agents de la force publique commises en réunion avec arme par destination.

Cette arrestation s’inscrit dans toute une ligne répressive qui cherche à faire taire les personnes qui luttent au quotidien. Assez payé de nos libertés ! Combien de rassemblements, d’appels d’avocats, de bouffes organisées pour alimenter les caisses de soutien ? Toute cette énergie dépensée pour nous défendre ne doit pas nous démoraliser, mais plutôt nous servir à nous renforcer, nous apprendre à lutter ensemble.

Nous appelons à un rassemblement de soutien pour montrer qu’on ne se laissera pas faire !


https://mars-infos.org/rassemblement-de ... bunal-1075
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede Béatrice » 09 Mai 2016, 19:28

mercredi 11 mai 2016 à MARSEILLE à 14 h

Local de Solidaires, 29 boulevard Longchamp, 13001

Conférence de presse violences policières
Paroles de Cassés

Paroles de cassés :

Nous invitons les journalistes à rencontrer des victimes de violences policières.
Une information de qualité suppose une confrontation des sources.
C’est pourquoi ce temps d’échange nous semble aussi utile à ceux qui témoigneront qu’à ceux qui viendront les écouter.

Date : Mercredi 11 Mai 2016.
Heure : 14heures.
Lieu : Local de Solidaires 29 Boulevard Longchamp 13001 Marseille.
Personne référente : Pierre Gondard
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede Pïérô » 11 Mai 2016, 01:58

A quoi jouent les forces de l’ordre depuis le début du mouvement ?
On s’est tous posé la question mais on n’a pas réellement de réponse. Que font les flics avec le maintien de l’ordre ? Si certaines techniques persistent, les flics semblent avoir abandonné quelques points importants, du moins à Paris.
... https://paris-luttes.info/a-quoi-jouent ... -de-l-5647


Tours
La fin de la politique de non intervention, répercussion du national sur la répression organisée
Contre le 49-3 ? Des coups de matraques !
http://demainlegrandsoir.org/spip.php?article1564
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 12 Mai 2016, 08:25

Paris 10.05.2016

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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 14 Mai 2016, 15:39

Rennes : l’étudiant qui a perdu un œil lors de la manifestation contre la loi Travail témoigne
L’étudiant grièvement blessé lors de la manifestation contre la loi Travail à Rennes, le 28 avril, a porté plainte contre X pour violence aggravée. Il a livré son témoignage au journal Le Monde.
... http://www.linfo.re/france/societe/6933 ... l-temoigne


Blessés lors de la manifestation contre la loi travail : « On croit toujours que ça n’arrive qu’aux autres »
« J’ai vraiment l’impression de brûler », se plaint Pascal (le prénom a été modifié), 57 ans, à demi-mot. Il prend son mal en patience, lourdement irrité au visage par un jet de gaz lacrymogène, jeudi 12 mai, lors de la manifestation contre la réforme du code du travail.
Comme lui, une trentaine de personnes ont trouvé refuge, à la hâte, dans la cour d’un presbytère, en face de la paroisse Saint-François-Xavier, dans le 7e arrondissement de Paris. Ils ont atterri dans cet improbable îlot de verdure et de calme dans la confusion des échauffourées, prenant au dépourvu des paroissiens parfois réticents. Le lieu est rapidement devenu une base de repli. Les soignants, des manifestants équipés de matériel de premiers soins, y rapatrient quelques personnes blessées ou choquées.
... http://www.lemonde.fr/politique/article ... CSA2egv.99


Manif loi Travail : maux, cris et lacrymos à Bordeaux
« 49-3, on n’en veut pas ! » Plus de 2000 opposants l’ont scandé ce jeudi à Bordeaux. La manifestation n’a pas suivi le parcours prévu. Bouclant la rue Sainte-Catherine, la police a gazé et matraqué les manifestants. Quatre d’entre-eux ont passé la nuit au poste.
... http://rue89bordeaux.com/2016/05/manif- ... -bordeaux/
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 16 Mai 2016, 17:18

Recueil de témoignages sur les violences policières commises à Nantes contre le mouvement social.
L'assemblée des blessés par la police vient de publier un livret de témoignages et de photos des violences policières commises à Nantes. Éloquent, notamment pour contrer la propagande médiatique et sécuritaire.
"Que fait la police ?
Recueil de témoignages sur les violences policières commises à Nantes contre le mouvement social. Mars, avril, mai 2016"
Télécharger : https://issuu.com/assembleedesblesses/docs/livret_a4
https://nantes.indymedia.org/articles/3 ... ent-277081


[Vidéo] À Lyon, un policier mime l’égorgement de manifestant·es
Lors de la manifestation lyonnaise du 28 avril, une vidéo postée sur Twitter par un journaliste indépendant montre un flic pointer du doigt les manifestant.es tout en mimant leur égorgement
... https://rebellyon.info/Video-A-Lyon-un- ... t-de-16416
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