Kem One en lutte et occupation d'usine

Luttes des travailleurs-euses, chômage, précarité.

Kem One en lutte et occupation d'usine

Messagede Béatrice » 11 Déc 2013, 10:32

Les salariés du groupe chimique Kem One ont décidé de bloquer leurs usines et de les occuper dès ce matin, à la veille d’une décision du tribunal de commerce de Lyon dont dépendent 1.300 emplois directs, et après huit mois de négociations pilotées par le gouvernement.
viewtopic.php?f=72&t=5441&p=65914&hilit=arkema#p65914

Kem One: à deux jours de l’échéance, les salariés mettent la pression

Inquiets à propos de leur avenir, les salariés du groupe chimique Kem One ont décidé de bloquer leurs usines, à deux jours d’une décision du tribunal de commerce de Lyon dont dépendent 1.300 emplois directs, et après huit mois de négociations pilotées par le gouvernement.

«Au vu de l’indigence des dossiers de reprise que l’administrateur judiciaire nous a présentés hier, nous avons décidé de bloquer les portails demain (mercredi) à 08H00. On s’enferme dans nos usines, on les occupe, même si on poursuit la fabrication. Personne ne rentre ni ne sort tant que nous n’obtenons pas des éléments tangibles», a déclaré mardi à l’AFP Philippe Lemarchand, coordinateur CGT basé à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône).

Selon Franck Zarbo, délégué FO, la détermination est la même sur les autres sites de production en France - à Lavera (Bouches-du-Rhône), Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence), Saint-Fons (Rhône) et Balan (Ain) - où les salariés ont voté le blocage à l’appel de l’intersyndicale.

Depuis qu’une partie des activités de Kem One (chlorochimie et production de PVC en amont, la fabrication de profilés et de tubes en aval n’étant pas concernée) a été placée en redressement judiciaire en mars, c’est la première fois que les salariés passent véritablement à l’action.

Jusque-là, leurs représentants ont été plutôt «conciliants» - «responsables», disent les pouvoirs publics - mais M. Lemarchand évoque désormais «une situation d’insurrection» en dénonçant «ceux qui nous manquent de respect».

C’est-à-dire «ceux» qui négocient, depuis huit mois, l’avenir des 1.300 emplois menacés: les repreneurs potentiels de l’entreprise, ses grands créanciers et fournisseurs (Total, EDF, Arkema), ainsi que le ministère du Redressement productif, dont Kem One est un des dossiers les plus sensibles.

Scénario-catastrophe pour la filière

Mardi, le comité central d’entreprise aurait dû donner son avis sur les deux offres encore en lice, celle du fonds américain OpenGate Capital et celle de l’industriel français Alain de Krassny, qui dirige le groupe autrichien Donau Chemie.

Mais lundi, l’administrateur judiciaire a annoncé que certaines des conditions indispensables à l’aboutissement des plans de reprise n’étaient toujours pas levées. En conséquence de quoi l’intersyndicale a appelé à la grève.

Ces clauses suspensives concernent d’une part l’apurement des dettes de Kem One à l’égard de ses grands fournisseurs, mais aussi les contrats commerciaux passés avec eux, ristournes incluses; d’autre part les engagements financiers, notamment de l’Etat, que les repreneurs potentiels escomptent d’autant plus que leurs apports en fonds propres sont limités.

Une porte-parole de Total a précisé mardi soir à l’AFP que le groupe avait abandonné ses créances sur la période précédant le redressement judiciaire et qu’il s’était entendu sur un prix de l’éthylène avec OpenGate.

Une porte-parole de Kem One a assuré de son côté que la direction restait confiante dans l’issue des discussions, qui continuent de progresser avec les repreneurs en vue de garantir à l’entreprise un excédent brut d’exploitation permettant son fonctionnement - le groupe perdant pour l’heure de l’argent.

Jeudi, le tribunal de commerce de Lyon doit en principe mettre fin à l’attente des salariés en désignant, ou non, un repreneur. Mais le préfet du Rhône a laissé entendre lundi que le tribunal pourrait reporter sa décision d’une semaine, rappelant l’engagement du gouvernement «à ce qu’une décision définitive intervienne avant Noël».

«Si le tribunal de commerce n’a pas assez d’éléments en main jeudi, comme des promesses de signature de contrat, pour prononcer le report d’une semaine de sa décision, on peut s’attendre à une liquidation», a rétorqué mardi Jérôme Guillemin, secrétaire CGT du CE à Saint-Fons, où une assemblée générale du personnel est prévue mercredi à 17H00.

Un tel scénario serait catastrophique pour la filière pétrochimique - très intégrée de l’Etang de Berre au sud de Lyon - avec jusqu’à 25.000 emplois directs ou induits menacés selon les syndicats.

Kem One emploie 2.600 personnes dans le monde, dont 1.780 en France, pour un chiffre d’affaires de 1,1 milliard d’euros en 2012. Le groupe est né il y a 18 mois de la cession par Arkema de son pôle vinylique au financier Gary Klesch, pour un euro.

AFP

http://www.liberation.fr/economie/2013/ ... tes_965545
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Re: Kem One en lutte et occupation d'usine

Messagede Béatrice » 13 Déc 2013, 21:16

Kem One : report de la décision du tribunal de de commerce de Lyon le mercredi 18 décembre :

Reprise de Kem One : la décision est reportée

Sans surprise, le tribunal de commerce de Lyon, qui devait se prononcer jeudi 12 décembre sur une reprise du groupe chimique Kem One, où 1 300 emplois sont menacés, a reporté sa décision à mercredi 18 décembre, a indiqué un avocat au sortir de l'audience.

Ce report, pressenti depuis le début de la semaine, intervient alors que les conditions suspensives posées par les deux candidats à la reprise, le fonds d'investissement américain OpenGate Capital et l'industriel français Alain de Krassny, ont été levées, selon une source syndicale. Tous deux ont été auditionnés jeudi par le tribunal de commerce de Lyon, où une partie des activités de Kem One (la chlorochimie et la production de PVC) ont été placées en redressement judiciaire à la fin mars. Depuis, les 1 300 salariés concernés

BLOCAGE DEPUIS MERCREDI

Kem One était né en juillet 2012 de la vente par Arkema de son pôle vinylique au financier américain Gary Klesch pour un euro. Les salariés des cinq sites de production du groupe en France – à Fos-sur-Mer et Lavera (Bouches-du-Rhône), Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence), Saint-Fons (Rhône) et Balan (Ain) – ont décidé de bloquer les usines depuis mercredi après que l'administrateur judiciaire eut annoncé, lundi, que les conditions suspensives posées par les candidats à la reprise n'étaient toujours pas levées.

Selon Franck Zarbo, délégué FO à Fos-sur-Mer, ces clauses ont désormais été levées. L'administrateur aurait néanmoins demandé au tribunal de reporter sa décision – désigner un repreneur ou prononcer la liquidation – d'une semaine « afin de finaliser par écrit certains contrats ». D'ici là, le comité central d'entreprise de Kem One devra se prononcer sur les deux offres encore en lice.

http://www.lemonde.fr/emploi/article/20 ... 98637.html
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Re: Kem One en lutte et occupation d'usine

Messagede Béatrice » 19 Déc 2013, 19:15

Le tribunal de commerce de Lyon a décidé d'un nouveau report de l'audience sur la reprise du groupe chimique Kem One au 20 décembre :

Coup de théâtre pour la reprise de Kem One

Image

Le tribunal de commerce de Lyon a décidé d'un nouveau report de l'audience sur la reprise du groupe chimique Kem One, après l'annonce surprise faite par les deux repreneurs potentiels, mercredi 18 décembre. Le groupe devait être fixé sur son sort par une dernière audience après près de neuf mois de procédure de redressement judiciaire menaçant près de 1 300 emplois en France.

Jusque-là, deux offres concurrentes avaient été présentées par le fonds d'investissement américain OpenGate Capital et l'industriel français Alain de Krassny, qui avait la faveur de FO et de la CGC. Or, coup de théâtre, tous deux ont annoncé à l'ouverture de l'audience qu'ils fusionnaient leurs offres pour n'en former plus qu'une seule.

Selon un avocat représentant M. de Krassny, ancien de Rhône-Poulenc, propriétaire de l'entreprise autrichienne Donau Chemie, les deux repreneurs fusionneraient leurs apports en fonds propres et l'industriel français serait le chef de file de la reprise. Selon les syndicats, chaque repreneur apporterait 5 millions d'euros, contre 20 millions pour OpenGate et cinq millions pour M. de Krassny jusque-là. M. de Krassny prendrait la présidence du futur groupe.

MONTEBOURG PRÉDIT UN « DÉNOUEMENT HEUREUX »

Cette annonce a plongé le tribunal dans l'embarras. Le représentant du parquet a répondu que cette proposition n'était pas possible techniquement. Le président du tribunal a finalement décidé, après suspension de l'audience, d'un nouveau report de cette audience au vendredi 20 décembre.

Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, qui a appris l'offre des candidats à la reprise à l'Assemblée nationale mercredi, s'est réjoui de celle-ci. « Cette offre est durable, elle est viable, elle est financée », a-t-il déclaré, affirmant que la situation s'acheminait vers un « dénouement heureux » après neuf mois de tractations entre les candidats à la reprise, la direction de Kem One et les grands fournisseurs du groupe (Arkema, Total et EDF), qui ont été pilotées de près par le gouvernement.

http://www.lemonde.fr/economie/article/ ... _3234.html
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Re: Kem One en lutte et occupation d'usine

Messagede Béatrice » 20 Déc 2013, 20:36

Le tribunal de commerce de Lyon a entériné le plan de reprise et de continuation de Kem One, en redressement judiciaire depuis neuf mois, par une société détenue à parité par Alain de Krassny et par la société d’investissement OpenGate Capital : méfiance des syndicats qui
sont dubitatifs quant au montant de l'investissement engagé :

Kem One: la justice donne son feu vert à une reprise par un industriel et un fonds

Le tribunal de commerce de Lyon a validé, ce vendredi, la reprise du chimiste Kem One par l’industriel Alain de Krassny, associé au fonds OpenGate Capital. Le duo apporte 10 millions d’euros alors que les efforts consentis par les créanciers et les fournisseurs du groupe chimique s’élèvent à près de 300 millions.

Le tribunal de commerce de Lyon a entériné le plan de reprise et de continuation de Kem One, en redressement judiciaire depuis neuf mois, par une société détenue à parité par Alain de Krassny et par la société d’investissement OpenGate Capital.

La présidence du nouvel holding Kem One Group revient à l’industriel français, qui a déjà redressé l’entreprise chimique autrichienne Donau Chemie. Kem One Group contrôlera d’une part les activités amont de Kem One SAS, d’autre part Kem One Innovative Vinyls que Gary Klesch s’est engagé à céder pour un euro mais qui fera l’objet d’un audit avant d’être effectivement repris. Les deux associés qui déclarent vouloir réaliser un « investissement durable » dans Kem One ont pris des engagements vis-à-vis de l’Etat, notamment en terme d’emplois.

« De toute façon, quand on se marie, on ne divorce pas tout de suite », plaisante Alain de Krassny qui s’est rapproché d’OpenGate le 17 décembre sous la pression d’EDF qui menaçait de ne pas faire les efforts que les repreneurs lui demandaient. Un pacte d’actionnaires devrait lier les deux actionnaires pour une durée de « cinq à sept ans, minimum », selon Julien Lagrèze, associé d’OpenGate, qui minimise ainsi son apport à 5 millions d’euros, à la hauteur de l’engagement personnel de celui d’Alain de Krassny qui n’a pas souhaité lier les destins de Kem One et de Donau Chemie, contrôlé par une fondation de droit autrichien.
De réels efforts de l’Etat et des fournisseurs

Face à ces apports minimes, l’Etat et les fournisseurs du groupe chimique français ont consenti de réels efforts. Les économies réalisées sur les contrats de fourniture d’éthylène et d’électricité avec Total, Arkema, EDF et Lyondellbasell s’élèvent à 120 millions, ce qui permet d’afficher un EBIDTA de près de 40 millions alors que celui-ci est négatif de 80 millions en 2013. « L’objectif à terme est d’atteindre 10 % », indique Julien Lagrèze.

Les créanciers de Kem One, principalement Arkema, Total, EDF et l’Urssaf, ont aussi décidé d’abandonner quelque 180 millions de créances, ce qui permet de réduire la dette de la société à près de 80 millions. Dette qui sera progressivement épongée sur les dix années du plan de continuation. L’Etat s’est également engagé à accorder un prêt de 30 millions sur sept ans du Fonds de développement économique et social et à verser une subvention d’investissement de 15 millions et une avance remboursable de 80 millions sur sept ans pour financer les investissements qui seront réalisés sur les sites du groupe. 405 millions d’investissement sont programmés : 200 millions pour rénover la salle d’électrolyse de Lavera, une opération similaire ayant été réalisée en Autriche par Alain de Krassny. Les autres investissements seront consacrés à l’amélioration de la fiabilité et de la qualité de la production.

Alain de Krassny qui a engagé un dialogue impromptu avec certains représentants du personnel dans les couloirs du tribunal de commerce de Lyon souhaite que « maintenant, tout le monde travaille ensemble ». Un appel entendu par certains salariés qui veulent tourner au plus vite les pages Arkema et Gary Klesch. « Mais il ne faut pas être dupe. Il va falloir beaucoup de temps pour effacer tout le mal fait depuis vingt mois », observe Philippe Lemarchand (CGT), alors que d’autres syndicalistes, dubitatifs par rapport au faible niveau de cash apporté par les repreneurs, déclarent « juger uniquement sur les actes ». Sur les 1300 salariés de Kem One SAS, 48 devraient être reclassés chez Arkema par suite de la suppression d’une centaine de postes.


http://www.lesechos.fr/entreprises-sect ... 638890.php
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Re: Kem One en lutte et occupation d'usine

Messagede Béatrice » 14 Juin 2018, 20:04

Alpes de Haute-Provence : grève illimitée à Arkéma Saint-Auban

Dès 5h ce jeudi matin, la grève a été décrétée au sein de l’usine Arkéma à Saint-Auban. Une « grève illimitée » annonce la CGT, dont des militants bloquent l’entrée principale de l’usine chimique. Le syndicat regrette la suppression de 15 postes, dans le cadre de l’internalisation des activités de maintenance par la société Kem One. Il s’agit de postes de pompiers présents en dehors des heures ouvrées, les week-end et jours fériés. La CGT dénonce un risque pour la sécurité et la sûreté du site, mais aussi pour les communes environnantes.


http://alpesdusud.alpes1.com/news/alpes ... aint-auban
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Re: Kem One en lutte et occupation d'usine

Messagede Béatrice » 16 Juin 2018, 21:46

Le préfet rassure, l’intersyndicale appelle à la mobilisation de l’ensemble de la population devant le site mardi 19 juin.

Alpes de Haute-Provence : Arkema, alors que le préfet rassure, l’intersyndicale appelle à la mobilisation de la population

Depuis le 11 juin les syndicats CGT et CFDT s’inquiètent d’un plan de réorganisation. De son côté, garant de la sécurité du site, le préfet se veut rassurant, alors que la direction d’Arkema refuse de participer à une table ronde en préfecture.

http://alpesdusud.alpes1.com/news/alpes ... population
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Re: Kem One en lutte et occupation d'usine

Messagede Béatrice » 19 Juin 2018, 19:43

Une centaine de personnes se sont rassemblées ce matin devant l'usine, répondant ainsi à l'appel de l'intersyndicale.
viewtopic.php?f=72&t=8647&p=284658#p284658

la grève se durcit à Arkéma ( Château-Arnoux )

Hier, la production de solvant chloré trichloroéthane (T111) s'est arrêtée et le trafic du pipeline d'éthylène coupé

À 9 h, hier matin, le site Arkéma, à Château-Arnoux, s'est arrêté de fonctionner. Après le blocage des trois entrées du site ce week-end qui faisait suite au filtrage de l'entrée principale mis en place jeudi, le site a cessé sa production. Les wagons de chlorure de vinyle monomère (CVM) ne sont plus transvasés et le pipeline d'éthylène appartenant à Total, traversant le site coupé - celui-ci va de Berre en Russie. "On impacte ainsi toute la filière chlorochimique et la pétrochimie" avance David Bouissou de l'intersyndicale. Sur le site producteur majeur de solvant chloré trichloroéthane (T111) en Europe, le mouvement a débuté jeudi ("La Provence" du 13 juin) avec la grève des pompiers et des personnels du poste de garde, suivi vendredi par les journaliers et les BCU moyens. "Ce week-end, nous avons bloqué les trois entrées du site car on craignait que la direction fasse entrer des véhicules par le Nord. Ce matin, nous sommes allés voir les postés qui arrivaient de repos. Devant le silence de la direction, la grève totale a été décidée". Avec pour effet immédiat le fait que les wagons de CVM n'étant pas transvasés, le site de Kem One soit lui aussi bloqué - on se souvient que le site a été partagé entre Arkema et Kem One.

Aujourd'hui, à 10h30, les habitants sont conviés à venir se rassembler devant l'usine pour soutenir le mouvement. Les syndicats demandent "qu'un vrai pôle sûreté soit créé avec cinq agents de surveillances en équipe successives, en rythme 3/8, un agent de surveillance polyvalent en journée et le maintien du poste de contrôleur camion." Et de revendiquer également "une vraie équipe de seconde intervention avec cinq équipes de trois personnes en rythme 3/8 sur le personnel atelier central". En toile de fond, une réorganisation à motif économique, avec la suppression des subventions Kem One lors de la renégociation des contrats de plateforme, à la suite de la cession du pôle vinylique. Début juin, les syndicats ont voté contre le projet de la direction. Une réorganisation qui "concerne également les habitants", souligne David Bouissou.

https://www.laprovence.com/article/edit ... rkema.html


la direction assigne en justice les responsables syndicaux

La direction de Kem One, conjointement avec la société Arkema France condamne le blocage de l’usine de Saint-Auban et dénonce des « troubles manifestement illicite. »
http://alpesdusud.alpes1.com/news/alpes ... -syndicaux
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Re: Kem One en lutte et occupation d'usine

Messagede Béatrice » 25 Juin 2018, 20:22

Le site est à l'arrêt total. C'est le 12ème jour de grève pour les salariés et le bras de fer se poursuit avec la direction qui ne consent à entamer des discussions qu'à condition que les salariés cessent leur grève. La rencontre entre les responsables des syndicats en grève (CGT et CFDT) et la préfète par intérim Myriam Garcia, jeudi après-midi, n'a rien donné.

https://www.dici.fr/actu/2018/06/25/alp ... an-1150632

https://www.humanite.fr/chimie-chez-ark ... feu-657155
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Re: Kem One en lutte et occupation d'usine

Messagede Béatrice » 28 Juin 2018, 11:23

Le mouvement de grève à Arkéma Saint-Auban est suspendu : un accord a été trouvé entre la direction et les organisations syndicales CFDT et CGT pour suspendre le projet consistant à réduire la présence de salariés pompiers sur ce site classé Seveso 2.


"Le mouvement de grève à Arkéma Saint-Auban suspendu", indiquent les syndicats. Ils précisent qu’un « accord a été trouvé entre la direction et les organisations syndicales CFDT et CGT pour suspendre le projet ». Le mouvement de grève avait débuté le 14 juin pour protester contre un projet réduisant la présence de salariés pompiers sur ce site classé Seveso 2, seuil haut. « Cette suspension servira pour qu’enfin nous puissions négocier sérieusement avec notre direction pour mettre en place une organisation qui puisse garantir la sécurité des installations et des salariés de notre plateforme » poursuivent les syndicats. « En aucun cas, nos organisations syndicales laisseront la direction brader notre sécurité et sureté, ni les salariés en souffrance suite aux réorganisations successives » terminent-ils.


http://alpesdusud.alpes1.com/news/alpes ... n-suspendu
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