Anarchistes dans la résistance, la Nueve

Re: Anarchistes dans la résistance, la Nueve

Messagede bipbip » 17 Mai 2017, 22:24

Cérémonie en hommage à Manuel Lozano

Le jeudi 14 avril dernier se déroulait la cérémonie de dévoilement de la plaque en hommage à Manuel Lozano [1] dans le XIXe au 34 rue des Bois, là où il vécut.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence des camarades de la CNT espagnole en exil ainsi que de l’association 24 août 1944. Catherine Vieu-Charier, adjointe à la mémoire combattante, a prononcé une allocution suivie par celles des lycéens de Vitry.

La CNT a ensuite prononcé son discours

... http://www.cnt-f.org/ceremonie-en-homma ... ozano.html
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Re: Anarchistes dans la résistance, la Nueve

Messagede bipbip » 22 Juin 2017, 21:23

Marche Ponzan 2017 le samedi 24 juin

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Re: Anarchistes dans la résistance, la Nueve

Messagede bipbip » 24 Aoû 2017, 12:34

Paris jeudi 24 août 2017 à 17h30

Hommage à la Nueve et aux Étrangers antinazis

Nous allons vivant, gémissant, oubliant,
Oubliés, changeant de chemin,
Il n'y a pas de coin sur terre,
Sans qu'on entende nos soupirs,
Réfugié, toi, l'étranger,
Celui qui gêne le monde entier. (...)
Juan Sanchez (directeur de la revue Recordatoria 36-39) exilé en France puis en Suède

17h15 devant le jardin des combattants de la Nueve, rue Lobau, métro Hôtel de ville :
• Un hommage aux Espagnols antifascistes de la Nueve et leur rôle dans la libération de Paris, e paroles évoqueront leurs idéaux et la grande richesse humaine qu'ils apportent à notre société.
• Diverses prises de paroles évoqueront le combat des Étrangers engagés dans la lutte pour la liberté contre le nazisme.

Venez participer à cette évocation particulière au cours de laquelle nous rendrons hommage à ces défenseurs de Paris, et partisans de la liberté, en présence des élus de Paris.

Auparavant, à 15h15, l'association se joindra à la cérémonie organisée par la mairie de Paris et l'AAGEF-FFI, pour le dévoilement de la plaque en hommage à José Baron Carreño. Angle du boulevard Saint-Germain et de la rue Villersexel (Paris 7e).

Hommage aux antifascistes de la Nueve
Les syndicats CNT de la région parisienne, comme chaque année, se joindront à l'hommage aux antifascistes espagnols de la Nueve (9e compagnie de la 2e DB-Leclerc) libérant Paris organisé par l'association 24 août 1944.
Rendez-vous le jeudi 24 août à 17 h 30 au 3, rue de Lobau.

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https://paris.demosphere.eu/rv/56386
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Re: Anarchistes dans la résistance, la Nueve

Messagede bipbip » 03 Sep 2017, 16:37

Histoire d’une mémoire retrouvée Espagne : La Nueve et Armand Gatti avec l’association 24 août 1944

Voilà trois ans, l’association 24 août 1944 initiait et organisait une série d’événements — une grande manifestation, un colloque, une exposition, des projections de films, des représentations théâtrales… — pour faire émerger des faits quelque peu gommés de l’histoire officielle de la Libération de Paris : à savoir que les premiers libérateurs qui entrèrent dans la capitale étaient des Républicains espagnols, regroupés dans une compagnie, la Nueve.

Histoire d’une mémoire retrouvée, c’est notre sujet d’aujourd’hui, grâce aux archives de Radio Libertaire. Nous sommes en 2014, l’association 24 août 1944 travaille depuis un an à la préparation d’événements pour la reconnaissance du rôle de la Nueve dans la Libération de Paris et, par là même, pour notre mémoire sociale.

... https://chroniques-rebelles.info/spip.php?article1063
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Re: Anarchistes dans la résistance, la Nueve

Messagede Pïérô » 05 Mar 2018, 13:34

Les anarchistes espagnols en France. Une mémoire de résistance aux fascismes.

Marseille, mardi 6 mars 2018
19h30, Manifesten, 59 Rue Adolphe Thiers, 13001

Discussion sur les anarchistes espagnols organisée par « Ni cautivos ni desarmados ».
Il s’agit d’un projet de recherche, d’investigation et de diffusion sur l’implication des libertaires dans la guerrilla antifranquiste en Espagne. Mais aussi leur participation dans les réseaux d’évasion et de résistance sur le territoire français. L’intention de ce projet est de préserver cette mémoire souvent oubliée et volontairement enterrée.

Début 1939 : Presque un demi-million d’espagnol.e.s traversent la frontière avec la France. Sous le gouvernement de Daladier (qui instaure par le décret du 12 novembre 1938 l’internement des étrangers « indésirables » dans des « centres spéciaux »), l’accueil en France n’est pas celui auquel ils s’attendaient, surtout pour les libertaires, dont l’arrivée a été précédée d’une campagne de rejet virulent par les médias les plus catholiques et conservateurs. Un exemple est celui des 12 000 membres de la « Division Durruti » (« Columna Durruti ») qui avaient couvert le retrait des dernières parties de l’armée républicaine vers la France, et qui à leur arrivée en France ont été internés dans le camp disciplinaire du Vernet en Ariège. D’autres connaitront également l’internement et la misère dans d’autres parties du Sud Ouest : les femmes et les enfants sont dirigés vers des régions éloignées des Pyrénées tandis que les hommes de moins de 50 ans sont conduits vers des camps improvisés à la hâte sur les plages du Roussillon. Les dures conditions des camps d’internement conduisent certain.e.s à écouter la proposition des envoyés franquistes de retourner en Espagne, où les attendaient la prison, sinon la mort. Les internés étaient également poussés à s’enrôler dans la Légion étrangère.
Dans le pays qu’ils voyaient comme la patrie des droits de l’homme, ceux qui ont combattu les premiers le fascisme sont quelque 275000 à être internés en février 1939 dans des camps sévèrement gardés : Argelès-sur-Mer, Saint-Cyprien, Le Barcarès, Bram, Agde, Septfonds, Gurs, Le Vernet, Rieucros, Collioure...
Les anarchistes constituaient le groupe le plus nombreux des exilé.e.s : entre 30.000 et 40.000 personnes entre fin mars et début avril 1939. Très peu d’entre eux arriveront à partir vers l’Amérique Latine. La plupart d’entre eux étaient des travailleurs des champs ou de l’industrie. Une fois en France, ils s’installèrent majoritairement dans le Sud Ouest et le Midi.
Au printemps 1939, le gouvernement français assujettit à l’équivalent du service militaire tous les étrangers entre vingt et quarante huit ans. La majorité des exilés, dont des anarchistes, sont enrôlés dans les Compagnies de Travailleurs et destinés à travailler dans les travaux publics, l’industrie de guerre, la construction ou la réparation des différentes installations militaires… Ils luttent sur différents fronts ; certains sont incorporés de force dans l’Organisation Todt allemande et envoyés depuis la France occupée travailler dans des centres de production industriels en Allemagne. Une partie d’entre eux finira dans des camps d’extermination nazie, notamment Mauthausen. D’autres sont directement livrés par le gouvernement de Vichy aux autorités espagnoles.
Quand s’organise la résistance, les libertaires y participent, sous forme individuelle ou par des groupes qui parviennent à se constituer. Ils collaborent avec d’autres unités de résistant.e.s et réussiront à créer des groupes de maquis en Ariège. Certain.e.s militant.e.s s’impliqueront dans des sabotages contre l’Allemagne nazie, d’autres recueilleront des informations ou encore serviront de guides pour traverser la frontière. On peut citer notamment le réseau d’évasion organisé par Francisco Ponzan) composé exclusivement de libertaires espagnols qui, en liaison avec le groupe Pat O’Leary, organise l’évasion de nombreux antifascistes, et réussira à sauver la vie de 1.500 personnes. Ce réseau avait un double objectif : d’une part, faire sortir des personnes de France par l’Espagne pour les diriger ensuite vers l’Angleterre ou le nord du Maroc, et de l’autre établir le contact avec les camarades en Espagne qui essayaient de faire passer vers la France des militant.e.s condamné.e.s a mort.
L’activité culturelle anarchiste dans l’exil, qui s’incarne dans des congrès, des cours de formation politique, de culture générale, de théâtre, fut mise au service de deux objectifs : attirer des sympathisant.e.s à la cause et collecter des fonds pour aider les militants clandestins ou en prison. Quelques écoles sont construites dans le sud, et l’Aténeo Espanol fut créée en 1960 à Toulouse, sous l’impulsion des Jeunesses Libertaires.
Une des activités les plus fructueuses des anarchistes fut la presse : si la première publication parut en Algérie, avec la fin de la guerre, l’activité éditoriale anarchiste eut lieu principalement en France. Les publications seront rapidement censurées par la police française sous la pression du gouvernement franquiste. L’enjeu de la production culturelle anarchiste fut aussi de s’opposer à l’historiographie académique du régime franquiste, dans lequel les libertaires ne se reconnaissaient pas. Ils vont donc élaborer une contre histoire, ou histoire alternative, qui va faire du 19 juillet 1936 le fondement de la révolution sociale du communisme libertaire.

Pour en savoir plus : www.elsaltodiario.com/ni-cautivos-ni-desarmados

https://mars-infos.org/les-anarchistes- ... ls-en-2891
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Re: Anarchistes dans la résistance, la Nueve

Messagede Denis » 05 Mar 2018, 23:02

Bravo !

Bonne piqûre de rappel !
Qu'y'en a pas un sur cent et qu'pourtant ils existent, Et qu'ils se tiennent bien bras dessus bras dessous, Joyeux, et c'est pour ça qu'ils sont toujours debout !

Les Anarchistes !
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Re: Anarchistes dans la résistance, la Nueve

Messagede bipbip » 14 Juin 2018, 22:40

Marche PONZAN 2018- RENCONTRE AUTOUR DE LA RESISTANCE ANTIFASCISTE -

samedi 16 juin 2018

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Re: Anarchistes dans la résistance, la Nueve

Messagede bipbip » 24 Juin 2018, 20:18

Serge Utgé-Royo présente Révolutionnaires, réfugiés et résistants de Federica Montseny

Serge Utgé-Royo traducteur du livre de Federica Montseny "Révolutionnaires, réfugiés et résistants. Témoignages des républicains espagnols en France (1939-1945)" nous présente l'ouvrage à paraître en librairie le 14 juin 2018.

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Re: Anarchistes dans la résistance, la Nueve

Messagede bipbip » 11 Aoû 2018, 23:01

Luis Royo Ibáñez, un de la Nueve

Issu d’une modeste famille d’origine aragonaise, Luis Royo Ibáñez est né le 14 novembre 1920 dans le quartier de l’Ensanche à Barcelone. Son père qui était cordonnier avait des idées anarchistes et souhaitait que son fils reçoive une éducation gratuite. Il avait coutume de lui dire que seule l’éducation le rendrait libre de décider de sa vie. Alors qu’importe si ce sont des religieux qui proposent une école gratuite, il inscrit son fils chez les Maristes !

Luis arrête ses études vers l’âge de 16 ans pour devenir ouvrier dans les Arts Graphiques. La guerre éclate l’année suivante et il s’engage dans l’Armée Républicaine. À 17 ans, il fait partie des 30 000 jeunes engagés de « la quinta del biberón » (la classe du biberon) ainsi que les avait surnommés Federica Monseny, ministre de la Santé du gouvernement Républicain.

La guerre d’Espagne et la Retirada, c’est Luis Royo lui-même qui les raconte : « J’ai commencé la guerre avec l’offensive de Balaguer, qui a été un échec parce qu’on n’avait pas de moyens et qu’il est clair qu’on ne pouvait se battre avec un balai contre un canon. Malheureusement, cela a toujours été comme ça dans le camp Républicain. Dans de nombreuses batailles, on a combattu en jetant des pierres et des grenades. J’ai participé à toute la bataille de l’Ébre et au remplacement des Brigades Internationales à Tortosa. J’ai vu beaucoup de morts, beaucoup de blessés graves, quelques-uns sans jambes ou sans bras. C’était très dur de ne pouvoir rien faire pour eux...

Le front a été enfoncé en décembre 1938 après Noël, et, de Tortosa, on est partis vers l’Ampourdan. Là, on a commencé la retraite à pied. On est passés par Berga, Olot, Figueres, et on est arrivés à la frontière de Prats-de-Mollo le dimanche 12 février 1939, vers cinq heures de l’après-midi. On était cinq amis de la même division, avec des mules et un cheval. Il faisait encore jour. L’aviation franquiste bombardait près de Ripoll, à quelques trois kilomètres. Avant de franchir la frontière, on nous a tous désarmés. J’avais un « naranjero » (fusil-mitrailleur) et plutôt que le donner, j’ai préféré le briser et jeter les morceaux dans le fossé. Ensuite, on a passé la frontière avec le Général Hernández à notre tête, son état-major et un groupe de musiciens. On était une soixantaine de militaires. On est entrés en formation, avec les musiciens jouant l’Himno de Riego (hymne de la République espagnole). J’avais 18 ans. »

Après son entrée en France, Luis Royo est interné sur place, puis envoyé au camp d’Agde. Deux de ses tantes installées dans la région apprennent sa présence au Camp et réussissent à le faire sortir. Il travaille dans un domaine viticole jusqu’à l’Armistice. Le 18 juin 1940, tandis qu’avec ses cousines il recherche une station de radio, il tombe par hasard sur Radio Londres. L’appel du Général de Gaulle qu’il entend alors le décide de rejoindre ceux qui refusent de subir le nazisme et le fascisme. Il s’engage dans la Légion et part pour Marseille. Avec 15 autres espagnols il est expédié à Oran puis au Maroc.

Dès que l’occasion se présente, il déserte de la Légion et rejoint la 2ème division blindée placée sous le commandement du Général Leclerc, rallié aux Forces Françaises Libres. Les Républicains espagnols étaient tellement nombreux dans la 9ème Compagnie qu’elle a été surnommée la « Nueve » (9 en espagnol). Installée à Rabat, la Compagnie reçoit des véhicules américains, notamment des half-tracks que les Espagnols s’empressent de baptiser avec des noms de villes espagnoles comme Madrid, Guernica ou encore Santander. Plus facétieux, un half-track est dénommé « les pingouins » en référence à « espingouins », surnom donné aux Espagnols par les soldats français, et la jeep de contrôle est appelée « mort aux cons ». Et, à leur grande joie, les Espagnols sont autorisés à peindre le drapeau républicain espagnol sur les blindés.

... https://www.herault-tribune.com/article ... traquo%3B/
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