Répression syndicale et politique à l’Université

Re: Répression syndicale et politique à l’Université

Messagede bipbip » 01 Oct 2017, 11:58

Le 4 octobre 2017 : Lyon 2 revient encore à la charge - tou.te.s à l’audience en soutien à Sophie !

Lyon 2, après une semi-victoire en appel, fait relancer la procédure retirée par le Parquet début 2016 !

Lieu du procès : TGI, 67 Rue Servient, Lyon 3e, 8e chambre correctionnelle, à partir de 14h.

Il s’agit ici de la troisième procédure pénale intentée contre Sophie à l’initiative de ces personnes depuis 2011, financées par l’université Lyon 2 pour ces démarches judiciaires.

Sophie Perrin, salariée, militante syndicaliste à la CGT depuis 2001, libertaire, féministe, a repris des études à l’université Lyon 2 et soutenu un mémoire de master recherche anthropologie intitulé « l’inceste : consistance du silence » (noté 18/20 et lauréat du prix scientifique de la CNAF) en 2010. Depuis, pour avoir voulu y défendre, en vain, sa possibilité d’accéder au doctorat, elle est l’objet d’un véritable harcèlement judiciaire de la part de certains des membres (ou ex-membres) de cette université.
Il s’agit ici de la troisième procédure pénale intentée contre Sophie à l’initiative de ces personnes depuis 2011.

... https://rebellyon.info/Le-4-octobre-201 ... re-a-18212
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Re: Répression syndicale et politique à l’Université

Messagede Lila » 19 Nov 2017, 19:43

Lyon 2 : halte au harcèlement judiciaire contre Sophie Perrin #SophiePerrin

Pétition : https://www.change.org/p/lyon-2-halte-a ... r=24523803

Madame la Présidente de l’université Lyon 2, Monsieur le Procureur,

Nous avons été informés de faits qui se sont produits sous l’égide des deux équipes présidentielles précédentes de l’université, qui perdurent sous le mandat actuel, et que nous considérons comme extrêmement graves.

Malgré une mention très bien pour l’ensemble de son master recherche en anthropologie, et un mémoire, intitulé « l’inceste : consistance du silence », à la qualité scientifique reconnue (noté 18/20, lauréat du prix scientifique de la CNAF), Sophie Perrin, salariée en reprise d’études, syndicaliste CGT depuis 2001 et élue sur liste UNEF (TUUD) au sein de sa faculté, féministe, libertaire, et également survivante de l’inceste, s’est vu refuser, d’une manière qui pose question, la possibilité de candidater aux contrats doctoraux ministériels en juillet 2010, puis l’accès en thèse.

Depuis 2010, pour avoir tenté de défendre ses droits en diffusant, notamment, des extraits de ses travaux par courriel, elle vit un enchaînement de procédures judiciaires qui mettent à chaque fois un peu plus en danger son emploi (Sophie Perrin est fonctionnaire), après avoir achevé de détruire ses possibilités de poursuite d’études en doctorat.

Une troisième procédure pénale a ainsi été enclenchée courant 2015 par 4 plaignants à titre individuel : une plainte pour « mails malveillants ». Sophie Perrin a été auditionnée par la police en janvier 2016. Elle a pu montrer au commissariat les preuves restées inaudibles en audience durant la procédure précédente. Elle a pu en ressortir après une grosse demi-heure d’explication policière par téléphone au Parquet.
La plainte a été classée sans suite par le Parquet au bout de 2 semaines, après lecture de ces pièces.

Mais deux ans plus tard, en août 2017, sans élément factuel nouveau connu, le Parquet change d’avis et effectue une citation directe pénale à l’encontre de Madame Perrin sur ce dossier.

Les plaignants sont

- Marie-Carmen Garcia, sociologue, spécialisée en études de genre, ex-codirectrice de la recherche de Sophie Perrin, et qui a notamment déclaré dans ses PV de police comme élément à charge que « Elle nous a toujours fait comprendre qu’elle était victime d’inceste sans vraiment le dire, mais j’ai des doutes sur la véracité de ce qu’elle veut nous faire croire »

- André Tiran, auteur de l’interdiction faite à Sophie Perrin de tout accès aux locaux de l’université Lyon 2 durant plus de 2 ans de 2010 à 2013 alors qu’il en était président, interdiction reconnue comme abusive et annulée par la justice administrative.

- Lionel Obadia, alors directeur de l’école doctorale, et auteur du refus de la possibilité de candidater aux contrats doctoraux subi par Sophie Perrin en 2010.

- Gilles Maletras, cadre A au service juridique de l’université Lyon 2, en charge de la confection concrète des dossiers pour les procédures pénales successives, et de leur suivi.

Nous demandons :

· Au Parquet de Lyon, s’il souhaite réellement poursuivre pour cette plainte, de le faire par une procédure qui permette une réelle enquête à charge et à décharge, afin d’aller véritablement au fond de cette affaire. Et non de poursuivre via une suite de procédures de fait menées à charge comme semblent l’y conduire les parties civiles depuis bientôt 8 ans maintenant.

· A l’université Lyon 2 et à sa présidence actuelle, de s’interroger sur la situation d’éventuel conflit d’intérêt concernant Monsieur Maletras, partie civile de cette affaire depuis 2015 mais également en charge de ce dossier pour le service juridique de l’université. Il dispose à ce titre, notamment, du numéro en ligne directe du Parquet, et donc de moyens d’entrée en relation institutionnellement facilités.

Une pression téléphonique constante a déjà conduit auparavant, dans cette affaire, le Parquet à des décisions prises dans des délais beaucoup plus rapides que la norme commune. Situation qui lui a peut-être laissé peu de marge pour pouvoir prendre bonne connaissance du dossier dans la sérénité, « à tête reposée », avant la première décision d’inculpation.

· A la nouvelle présidence de réexaminer l’opportunité de l’engagement de l’université Lyon 2 dans le soutien, notamment financier, à ces poursuites (1). Leurs motivations, datant des anciennes présidences, posent question, lorsque l’on voit que par exemple, Madame Garcia écrit comme élément à charge, dans ses PV de police, que « Je vous informe qu’elle est très impliquée dans le mouvement syndicaliste et anarchiste. », et donc que « elle adore contrer les règles ».

· Aux acteurs de l’université Lyon 2 compétents d’étudier, à l’amiable, différentes solutions permettant à Sophie Perrin de construire une thèse sur son thème de recherche, qu’elle puisse soutenir en région lyonnaise. Le plan interministériel de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux enfants 2017-2019 et le rapport de mai 2017 du groupe d’expertise du CNRS affirment la nécessité urgente, concernant l’inceste, « d’améliorer les connaissances tant en termes de données chiffrées, que de compréhension globale du phénomène et de ses conséquences ». Il est, par suite, incompréhensible qu’une recherche sur ce thème, à la qualité reconnue, continue à être bloquée.


(1) Lorsqu'un agent de la fonction publique sollicite la protection fonctionnelle au motif qu’il aurait été victime d’attaques, il lui est alors nécessaire d’apporter la preuve de la réalité des éléments pour lesquels il demande à l’Administration sa protection (cf. par exemple la jurisprudence n°112538 du Conseil d'Etat, datée du 24 février 1995).
La protection fonctionnelle est le soutien, notamment financier, du par l'Administration à ses agents lorsqu'ils sont victimes d'actes délictueux avérés, dans le cadre de leurs fonctions.

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Re: Répression syndicale et politique à l’Université

Messagede bipbip » 20 Juin 2018, 16:26

Nous ne nous laisserons pas intimider ! Soutien aux deux enseignants-chercheurs nantais mis en cause

Communiqué de SUD éducation 44

La fédération SUD éducation relaie et soutient l’expression de SUD éducation 44.

SUD éducation 44 affirme son soutien sans faille aux deux enseignants-chercheurs de l’Université de Nantes, mis en cause par l’équipe présidentielle de l’université de Nantes qui fait preuve d’un autoritarisme de plus en plus inquiétant.

Dans un contexte nantais déjà marqué par de graves régressions démocratiques (militarisation du maintien de « l’ordre », violences policières répétées à l’encontre des lycéen-ne-s, étudiant-e-s et des personnels mobilisé-e-s), la Présidence de l’université a fait intervenir la police sur le campus à trois reprises depuis le mois de février. Après plusieurs jours d’examens délocalisés hors des sites universitaires où les étudiant-e-s mobilisés ont été victimes à la fois de violences policières et de graves intimidations de la part de membres de l’équipe de direction, le 18 mai a eu lieu une nouvelle séance d’examen sous tension. À l’issue de cet examen et à proximité du Pôle Étudiant, des étudiant-e-s mobilisé-e-s ont réclamé de manière véhémente leurs cartes d’étudiants momentanément confisquées par des personnels administratifs réquisitionnés pour surveiller des examens, ces personnels étant de fait exposés par leur hiérarchie. Les deux collègues enseignants-chercheurs sont alors intervenus pour tenter de faire baisser la tension.

Le lendemain et sur un plateau de télévision, le président de l’Université de Nantes a déclaré qu’un « nouveau cap avait été franchi » en accusant ces deux collègues enseignants-chercheurs d’agression sur leurs collègues du personnel administratif… Le comble est qu’il assume dans la même émission que les faits n’étaient pas encore établis ! Ces deux collègues font désormais l’objet de procédures disciplinaires internes, et l’un d’eux a été suspendu de toutes ses fonctions à titre conservatoire. Depuis, la solidarité s’organise autour des deux collègues pour dénoncer cette décision aussi précipitée qu’autoritaire : large soutien des syndicats ; lettre ouverte signée par 170 personnels de l’Université de Nantes ; pétition en ligne qui récolte, à l’heure actuelle, près de 3000 signatures.

Ne nous y trompons pas : la décision de la présidence de l’Université de Nantes est avant tout une tentative de répression politique de la mobilisation. Elle vise à « punir » les opposant-e-s à la loi ORE en les faisant passer pour des agresseurs et à faire croire que la violence vient du côté du mouvement social. Mais elle sert aussi à opposer les catégories de personnels entre elles (personnels administratifs et techniques VS enseignants-chercheurs) pour casser les solidarités qui existent encore sur les lieux de travail. Cette décision de la présidence de l’Université de Nantes s’inscrit dans un mouvement plus large d’intimidations et de répression contre les opposant-e-s lycéen-ne-s et étudiant-e-s à la loi ORE (intervention de milices d’extrême droite, interventions policières à répétition sur les campus, insultes et menaces des chefs d’établissements, etc.).

SUD éducation 44 dénonce toutes les formes de violences et d’intimidations dont sont victimes les lycéen-ne-s, les étudiant-e-s et les personnels de toutes les catégories, à Nantes comme ailleurs. SUD éducation appelle à la solidarité avec les enseignants-chercheurs nantais injustement mis en cause en l’absence de faits établis, notamment par la signature de la pétition en ligne « Soutien à deux enseignants-chercheurs nantais mobilisés contre la réforme ORE sanctionnés » :

https://www.change.org/p/olivier-laboux ... onn%C3%A9s


Nous ne nous laisserons pas intimider dans notre combat
pour un service public de l’ESR ouvert à tou-te-s !


https://www.sudeducation.org/Nous-ne-no ... heurs.html
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Re: Répression syndicale et politique à l’Université

Messagede bipbip » 01 Juil 2018, 17:28

Le 4 juillet 2018 : 3e procès correctionnel intenté contre Sophie Perrin !

Pour avoir voulu poursuivre un doctorat en reprise d’études à l’université Lyon 2 sur le thème des violences sexuelles incestueuses, Sophie subit un véritable harcèlement judiciaire depuis 8 ans maintenant. Nous vous invitons donc à venir le 4 juillet exprimer votre solidarité en étant présent.e.s durant l’audience, au TGI, 67 Rue Servient, Lyon 3e, 8e Chambre correctionnelle, à partir de 14h00.

Cette fois-ci, il s’agit d’une citation directe du Parquet à partir d’une plainte qu’il avait lui-même classée sans suite début 2016, et qu’il re-sort donc, sans éléments factuels nouveaux, deux ans plus tard ! Comment se fait-il que le Parquet, « tout seul comme un grand », re-pioche dans une pile de papiers une vieille plainte de 2016 ? Mystère.

C’est le 3e procès correctionnel infligé à Sophie à l’initiative du Parquet de Lyon et du service ad hoc de l’université Lyon 2 (service juridique). Université où, quelques années avant parcoursup et sa sélection à la tête du CV du client, déjà, Sophie était empêchée par certain.e.s profs de fac de poursuivre en doctorat ses recherches débutées en master sur le thème des violences sexuelles incestueuses.

Comme plus d’une femme sur 100 en France (source : INED, enquête CSF, 2006), Sophie est aussi une survivante de violences sexuelles incestueuses.
Or, c’est ce même Parquet de Lyon qui avait classé sans suite sa plainte en 2002 contre son parent incesteur, coupable d’agressions sexuelles plusieurs fois par semaine envers elle durant plusieurs années. Ce, sans même prendre la peine d’interroger ce dernier, ni se questionner sur l’idée d’auditionner les autres victimes potentielles dans cette famille. Un cas de figure très ordinaire en justice dans ce type de cas. Mais « on » le tolère, cependant que ce sont des militant.e.s qui sont inculpé.e.s et voient leur ADN prélevé suite à des actes militants...à quoi et à qui sert cette « justice » ?

C’est cette même université Lyon 2, qui depuis 2010, a trouvé normal de soutenir, et de revendiquer, le blocage des courriels de Sophie sur son serveur, courriels qui comportaient avant tout une parole et des connaissances scientifiquement construites sur un sujet tabou : les violences sexuelles incestueuses. Et, de manière plus générale, sur la question dite des abus de pouvoir. Voire celle du pouvoir tout court…Y a-t-il des thèmes tabou dans la recherche ? Dans l’Université ?
Un point commun entre ces deux acteurs du harcèlement judiciaire contre Sophie : la gêne occasionnée par la parole sur l’inceste, dès lors qu’elle n’est plus confinée au secret du confessionnal auprès du psy – ceci étant d’ailleurs une conception bien peu thérapeutique du rôle du psy.
Ainsi, le responsable du département d’anthropologie de l’époque, Monsieur Olivier Leservoisier, expliquait par écrit à la police : « Elle nous fait peur. Nous, tout ce que nous voulons, c’est qu’elle soit soignée ».

Gêne ? Le mot est ici faible, lorsque la « gêne » conduit ainsi à une mise hors du champ de la recherche, puis à une criminalisation et tentative de psychiatrisation pour avoir parlé sur le sujet, et, pis encore, avoir produit des connaissances scientifiques dessus !

Ce n’est certainement pas grâce à son parent incesteur que Sophie est fonctionnaire depuis le début des années 2000.

Mais c’est à cause de certain.e.s enseignant.e.s chercheurs/euses « d’une fac de gauche », qu’elle peut perdre son emploi à force de procès pénaux. Ce qui semble d’ailleurs un objectif de leurs plus récentes procédures, étant donné l’insistance qu’ils mettent, dans leur rédaction, à rappeler au Parquet et aux magistrat.e.s que Sophie « est (encore) fonctionnaire » (quel scandale…).

Le véritable scandale, pour nous, c’est la criminalisation de la parole et du travail scientifique d’une survivante de violences sexuelles incestueuses par ces institutions. Ce, alors même que les trop rares travaux déjà existants sur le sujet l’affirment clairement : c’est justement en premier lieu le silence, social aussi bien qu’au sein des familles, qui permet aux violences sexuelles incestueuses de continuer à exister aujourd’hui (Dorothée Dussy, Le berceau des dominations : anthropologie de l’inceste, livre 1. Marseille : La Discussion, 2013)

Nous voyons que, précisément, ces institutions, université et système judiciaire, ont, depuis 8 ans, contribué, de fait, à broyer la parole construite par Sophie sur l’inceste. Le plus choquant est probablement que l’institution judiciaire, censée sanctionner des coupables d’actes criminels et reconnaître leurs victimes, participe activement à ce broyage.

Nous savons pourtant de notre côté, que ce broyage n’est pas uniquement celui de la parole de Sophie en tant que chercheuse, adulte : nous connaissons ces cas encore plus choquants, où lorsque c’est un des parents l’agresseur, l’autre parent, souvent la mère, croit son enfant qui lui en parle. Et finit par être condamnée par la « justice » à de la prison pour avoir voulu protéger cet.te enfant de décisions de justice en matière de garde qui le/la remettait à la merci du parent agresseur en dépit de ces révélations. Le tout, dans l’isolement, sans aucune présence militante en soutien car ce ne sont pas des thèmes « traditionnels » de mobilisation du militantisme progressiste. Pourtant, c’est bien la même institution qui criminalise aussi, par exemple, la famille Traoré ainsi que les syndicalistes et acteurs/trices des mouvements sociaux, et refuse fréquemment de sanctionner les puissants de tous bords lorsqu’ils commettent des actes condamnables, qu’ils soient policiers, politiques, patrons, ou pères de famille par exemple.

C’est pourquoi nous vous invitons, dans un premier temps, à venir le 4 juillet exprimer votre solidarité avec la cause défendue par Sophie, en étant présent.e.s durant l’audience, au TGI, 67 Rue Servient, Lyon 3e, 8e Chambre correctionnelle, à partir de 14h00.

Nous vous rappelons également que vous pouvez encore signer la pétition la concernant si vous ne l’avez pas déjà fait, et qu’une collecte de soutien financier est centralisée par la CGT éduc’action du Rhône (chèques à l’ordre de la CGT éduc’action, Bourse du Travail, 69422 Cedex 03, mention : solidarité Sophie Perrin, ou encore par virement sur le compte de la CGT éduc’action du Rhône : n°10278 07390 00019010840 74 avec mention en objet « solidarité Sophie Perrin. »).

Le collectif Troubles-fête malgré nous proposera par ailleurs prochainement (à l’automne 2018) un débat public sur ce thème du système judiciaire actuel et sur ses relations avec les victimes d’inceste et leurs proches.

P.-S.
Le collectif de soutien : Troubles-fête malgré nous, collectif lyonnais de lutte contre les violences sexuelle incestueuses ; Françoise, anarchiste, ex-membre de la Fédération Anarchiste, enseignante en mathématiques certifiée bi-admissible à l’agrégation (en retraite), bénévole associative « chiens visiteurs », membre de l’AIVI (Association Internationale des Victimes de l’Inceste) ; Sacha, rédacteur et dessinateur pour le journal satirique foutou’art ; Sam, militant à la CGT éduc’action


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Re: Répression syndicale et politique à l’Université

Messagede Pïérô » 12 Juil 2018, 07:55

Nantes : suspension de fonctions validée pour le sociologue opposé à la loi ORE

La juge des référés a finalement rejeté la requête de Gildas Loirand. Le maître de conférences à l’université de Nantes reste suspendu de fonctions jusqu’au 1er octobre, après avoir «harangué» des étudiants opposés à la loi ORE.

... http://www.liberation.fr/france/2018/07 ... re_1665454
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Répression syndicale et politique à l’Université

Messagede bipbip » 02 Aoû 2018, 17:37

Universités. Deux sociologues sanctionnés pour avoir joué les médiateurs

Le 18 mai, des enseignants-chercheurs de l’université de Nantes ont tenté de désamorcer les tensions entre personnels et étudiants qui bloquaient la tenue des examens. Leur bonne volonté leur a valu blâme et ralentissement de carrière…

Punis pour avoir aidé… Deux enseignants-chercheurs en sociologie de l’université de Nantes se retrouvent pris, depuis deux mois, dans une affaire des plus saugrenues qui leur vaut sanctions et réprimandes. Leur tort ? Avoir voulu jouer les médiateurs, en mai dernier, entre le personnel administratif et les étudiants qui manifestaient contre la tenue des examens dans le cadre de la loi ORE (orientation et réussite des étudiants). Un acte de citoyenneté qui a débouché, mardi, sur une double peine. Le premier des deux profs a pris six mois de retard dans ses avancements d’échelon ; le second a reçu un blâme inscrit pour trois mois dans son dossier administratif.

... https://www.humanite.fr/universites-deu ... xtor=RSS-1
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Re: Répression syndicale et politique à l’Université

Messagede bipbip » 09 Sep 2018, 16:34

Parfum de répression antisyndicale à l’université Paul Valéry de Montpellier

Tandis que l’enquête sur le commando armé de la faculté de droit de Montpellier piétine toujours, plusieurs syndicalistes de l’université Paul Valéry ont été convoqués par la commission disciplinaire de l’administration. Leur point commun ? Toutes et tous ont participé au mouvement social contre la loi ORE (orientation et réussite des étudiants) qui a agité les facultés de Montpellier au printemps dernier. Suite à un appel de Solidaires Étudiant·e·s relayé par l’intersyndicale de l’enseignement supérieur et de la recherche, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées hier après-midi sur le campus pour dénoncer une « discrimination antisyndicale ».

« La direction veut se venger »

Thomas, membre du personnel et syndicaliste à Sud Éducation, nous livre son témoignage : « La direction n’a pas digéré le mouvement qui a eu lieu contre Parcoursup et la loi ORE. Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas eu un mouvement de cette ampleur à Montpellier, et en France d’une manière générale. On a essayé, avec les camarades de Sud Éducation, de la CGT et du Snesup, de mobiliser au maximum les membres du personnel, ce qu’on a plus ou moins réussi à faire. Et maintenant, la direction veut se venger. Personnellement, les faits qui me sont reprochés remontent au 9 mai : on m’accuse d’avoir ouvert le portail principal de l’université avec un passe… Mais j’ai réussi à prouver à l’instruction de la commission disciplinaire qu’il était impossible que j’aie un passe de ce type-là. Mais par ‘‘mesure préventive de protection’’, le président Patrick Gilli a pris une mesure de police m’interdisant l’accès au campus, et ce depuis le 14 mai, alors qu’il me restait une semaine de boulot sur mon contrat. Je n’ai pas pu boucler mes dossiers, ce qui a pénalisé des étudiants et des collègues. »

... http://www.lepoing.net/parfum-de-repres ... ntpellier/
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Re: Répression syndicale et politique à l’Université

Messagede bipbip » 29 Oct 2018, 21:22

Rassemblement contre la répression à la fac, pour le rétablissement immédiat du contrat d’Ana

Nous, étudiant.e.s et enseignant.e.s de l’Université Paris Diderot appelons à un rassemblement massif, sur l’esplanade de l’Université, le mercredi 31 octobre à 12 heures en soutien à notre collègue et enseignante Ana, afin d’exiger le maintien de son contrat doctoral à la présidence de l’Université.

La rupture du contrat d’Ana est justifiée par la présidence et la Direction des Ressources Humaines du fait qu’elle détienne un casier judiciaire. Les faits pour lesquels Ana a été condamnée datent d’il y a plusieurs années : le jet d’un gobelet de cafe en plastique et froid sur des militant.e.s d’extrême droite.

Si déjà la condamnation d’Ana est scandaleuse, le zèle de l’administration à s’appuyer sur ces faits pour rompre son contrat ne l’est pas moins. Même si les bureaucrates de l’université s’obstinent à répeter le contraire, la décision de la licensier est bien politique, et vise à reprimer les militant.e.s, les antifascistes, les féministes, à l’université tout comme dans les tribunaux. Le message est clair : alors que des groupes d’extrême droite sont de plus en plus présents dans les universités (jusqu’à attaquer des occupations, comme on l’a vu le printemps dernier), celles et ceux qui s’y opposent sont reprimé.e.s.

Dès que la menace de licenciement a été formulée nous nous sommes mobilisé.e.s à travers des pétitions et un rasseblement jeudi dernier. Son laboratoire, son école doctorale, ses étudiant.e.s et ses collègues ont confirmé à plusieurs reprises leur opposition au licensiement, mais ni la DRH ni la présidence ont accepté de revenir sur leur décision.

Nous appelons à une mobilisation publique et massive pour témoigner de notre soutien envers Ana et exiger avec détermination à la présidence le maintien de son contrat en ce 31 octobre, jour où il est fortement menacée de rupture.

Un appel à la grève de l’ensemble du département de sociologie de l’Université a également été lancé pour le mois de novembre, dans le cas où la présidence ne serait pas revenue sur sa décision.

Halte à la répression, dans nos facs et partout !

Comité de soutien à Ana

https://paris-luttes.info/rassemblement ... sion-10958
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Re: Répression syndicale et politique à l’Université

Messagede bipbip » 30 Oct 2018, 15:45

Non au licenciement d'Ana, doctorante de Paris Diderot

Plus de 450 universitaires dénoncent la rupture du contrat d'une doctorante de l'université Paris-VII, en raison de la mention à son casier judiciaire d'un jet de café sur des militants d'extrême droite quand Ana était étudiante. Ils y voient un « excès de zèle administratif confinant à l’absurde » et « une contribution à la répression croissante contre l’engagement étudiant dans nos universités ».

Après une reprise d’études, Ana[1] a fait un très bon master et a obtenu, brillamment, une allocation de recherche avec charge d’enseignement pour poursuivre une recherche de thèse. Mais son contrat, qu’elle a signé début septembre, va être brutalement rompu par l’université Paris-VII (Paris Diderot). Cette décision, exceptionnelle par ses conséquences pour l’avenir professionnel d’une étudiante, et sa gravité comme signal envoyé à l’ensemble des personnels de l’enseignement supérieur, prend pour prétexte le casier judiciaire de Ana.

Rappelons qu’une mention judiciaire n’implique pas automatiquement l’interdiction de devenir agent public – c’est au contraire une exception qui doit être justifiée. La possibilité, pour une administration publique, de se renseigner sur le casier judiciaire de ses personnels vise à identifier des faits passés « incompatibles avec la fonction » exercée : cette règle permet d'éviter que des enfants se retrouvent par exemple sous l’autorité d’une personne condamnée pour des faits de pédocriminalité, ou, oserait-on rêver, que les coupables patentés de détournements de fonds publics s’épanouissent impunément dans la haute administration. Elle doit être appliquée avec d’autant plus de mesure qu’elle réduit les possibilités de réinsertion et de réhabilitation de personnes ayant déjà répondu de leurs actes devant la justice.

En l’occurrence, l’inscription au casier porte sur des faits minimes – le jet d’un gobelet de café froid sur des militants d’extrême droite bousculant une syndicaliste, des faits qui se sont déroulés il y a plusieurs années dans une autre université dans un climat de provocations racistes, antisémites, sexistes et xénophobes. L’université insiste sur le fait que les faits se sont déroulés dans une « enceinte universitaire ». C’est oublier d’une part que la doctorante d’aujourd’hui (qui par ailleurs est étrangère) était à l’époque une usagère et non une salariée de l’institution universitaire, et d’autre part que la loi prend pour critère non le lieu du délit mais l’incompatibilité avec la fonction : croit-on que le jet d’un gobelet en plastique dans le cadre d’un mouvement social houleux est véritablement incompatible avec la réalisation d’une recherche de doctorat ?

L’université elle-même ne croit pas à la dangerosité de la doctorante, puisqu’elle lui a demandé d’entreprendre les démarches d’effacement au casier avant le 15 octobre pour ne pas rompre le contrat. L'administration formule cette demande sous la forme d'un ultimatum, alors que les délais d'effacement ne dépendent pas de la chercheuse, mais du tribunal saisi.

Distinguée pour la qualité de son projet de thèse et de ses recherches de master, soutenue par sa directrice scientifique, la direction de son école doctorale, de son laboratoire et de son UFR, appréciée de ses collègues et étudiant.e.s, Ana est une jeune recrue précieuse au monde universitaire. Les actions ayant conduit à une inscription au casier judiciaire, menées dans un cadre militant et sous la menace physique, ne semblent pas « incompatibles » avec ses fonctions actuelles. Difficile en conséquence de ne pas voir dans cet excès de zèle administratif confinant à l’absurde, une contribution à la répression croissante contre l’engagement étudiant dans nos universités - répression d'autant plus inquiétante qu'elle vient des instances universitaires elles-mêmes, garantes traditionnelles contre toute répression politique.

Nous, personnels enseignant, étudiant, travaillant au sein de l’enseignement supérieur et de la recherche affirmons notre solidarité avec la doctorante injustement sanctionnée, et rappelons que l'université doit être un lieu d’autonomie intellectuelle et de liberté politique, pas un espace d'arbitraire administratif ou policier dans lequel l’engagement militant se voit réprimé.

Pour signer cette tribune et soutenir Ana : https://www.change.org/p/pr%C3%A9sidenc ... oral-d-ana


Premiers signataires (461) : https://blogs.mediapart.fr/les-invites- ... r=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20181029&M_BT=1181239064418
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Re: Répression syndicale et politique à l’Université

Messagede bipbip » 09 Nov 2018, 20:40

Paris Diderot licencie une doctorante : la contestation s’organise

Jeudi midi, s’est tenu sur le campus de Paris 7 un nouveau rassemblement en soutient à Ana, doctorante en sociologie renvoyée en raison de son casier judiciaire. Près de 100 personnes se sont retrouvées pour se faire entendre par la présidence de l’université qui refuse toujours de réintégrer la doctorante.

Ana*, doctorante en sociologie à Paris 7 a été renvoyée pendant sa période d’essai à cause de son casier judiciaire. En effet, il y a quelques années, elle avait lancé un gobelet de café froid sur des militants d’extrême droite. Depuis quelques semaines, la mobilisation s’organise à l’université pour la faire réintegrer sans conditions.

D’autres cas similaires à celui d’Ana* (au moins un) ont émergé cette semaine dans différents départements de l’université, la direction exigeant l’effacement du casier de doctorants comme condition pour les intégrer. Comme le souligne une enseignante de l’université, on assiste ici à des décisions, celles de n’accepter aucun doctorant avec un casier judiciaire (et indépendamment de ce qui y est inscrit), purement bureaucratiques, arbitraires et policières. « L’administration se comporte comme des flics » estime l’enseignante chercheuse. Pour une représentante de Sud Education Paris 1, cette logique arbitraire est « un mode de gestion qui vise à nous rendre docile ». En effet, alors que les conditions de travail se détériorent à l’université la direction choisi la répression afin que les jeunes chercheurs acceptent le travail gratuit et les problèmes matériels du quotidien. La solidarité qui s’est créée autour d’Ana* est l’expression du refus d’une université qui utilise le licenciement comme une arme contre celles et ceux qui dénonceraient son fonctionnement.

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