l'urgence sociale en lutte, "Urgence un toit"

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Messagede bipbip » 27 Oct 2016, 15:25

Retour sur le rassemblement à l’appel des salariés du Foyer Notre Dame des sans-abri

Mardi 25 octobre, de 11h à 15h, le Collectif des salariés du Centre Gabriel Rosset avait appelé à un rassemblement devant le site pour protester contre les conditions d’hébergement et de travail dans ce centre. Pour le premier jour d’une grève reconductible, la mobilisation a été importante. Une centaine de personnes sont venues les soutenir, parmi elles non seulement des personnes sympathisantes mais aussi les premières concernées - les personnes hébergées - et des travailleurs d’autres structures de l’urgence sociale.
Face à la mobilisation, la direction a interdit l’accès du site aux grévistes et refusé d’entamer des négociations. Par contre elle a pris soin de prendre des photos des personnes participantes. En fin de journée les salariés ont reçu une invitation à une réunion dont l’ordre du jour et les objectifs demeurent flous.
Après un premier mouvement de grève de deux jours fin septembre, il n’est pas certain que la direction a pris conscience de l’ampleur du problème et de la détermination des grévistes.

Le Collectif des salariés remercie toutes les personnes qui sont venues soutenir les revendications. La grève continue et d’autres mobilisations collectives sont à venir !


https://rebellyon.info/Retour-sur-le-ra ... -des-17075
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Messagede bipbip » 08 Nov 2016, 10:28

Grenoble ce mardi 8 novembre 2016

Rassemblement en soutien au 115 et contre les critères d’hébergement

Le 115 fait grève mardi 8 novembre, et appelle à boycotter la réunion de présentation du plan hivernal qui aura lieu le même jour à 14h à l’auditorium de la cité administrative, rue joseph chanrion.

Plusieurs organisations (Patate chaude, DAL, CISEM, CIIP et Assemblée des mal logé.es entre autres) appellent à un rassemblement pour soutenir la grève du 115 et protester contre ce plan hivernal qui concernerait que 320 places pour l’hiver, face aux 2500 personnes à la rue actuellement dans l’agglomération grenobloise.

https://grenoble.indymedia.org/2016-11- ... -au-115-et
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Messagede bipbip » 01 Jan 2017, 16:46

Éric Pliez : « On est face à un manque chronique de places d’hébergement »

Président du Samu social de Paris et directeur de l’association Aurore, qui lutte contre l’exclusion, Éric Pliez recense plus de 200 enfants en région parisienne qui dorment à la rue chaque jour. Il réclame la création de places nouvelles et mieux adaptées pour accueillir ce public.

... http://www.humanite.fr/eric-pliez-est-f ... ent-628900
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Messagede bipbip » 07 Jan 2017, 17:53

A -5C°, le maire de Lyon s’oppose à la mise à l’abri des personnes à la rue de sa ville

Mardi 3 Janvier, le préfet a déclenché le plan grand froid et un gymnase municipal a ouvert pour permettre la mise à l’abri de 140 personnes. Ce week-end, les températures atteindront les -5C. Pourtant, ce début d’après midi, alors que l’ouverture d’un deuxième gymnase était annoncée par le préfet, nous apprenons que le maire de Lyon s’y oppose.

Aujourd’hui, à Lyon, plus de 1500 personnes sollicitent le 115 sans obtenir de solution. Il s’agit d’hommes, de femmes et d’enfants exténués et en danger dehors.

Vendredi 30 Décembre, une personne SDF est décédée, place Bellecour, dans la rue.

Depuis, les températures ont baissée, fortement.

Mardi 3 Janvier, le préfet a déclenché le plan grand froid et un gymnase municipal a ouvert pour permettre la mise à l’abri de 140 personnes. Ce week end, les températures atteindront les -5C°. Pourtant, ce début d’après midi, alors que l’ouverture d’un deuxième gymnase était annoncée par le préfet, nous apprenons que le maire de Lyon s’y oppose.

Pour nous, professionnels de l’urgence sociale, il y a des limites à l’indécence. Elles sont aujourd’hui atteintes lorsqu’un maire laisse sciemment dormir des personnes à la rue (parmi eux des nourrissons, des personnes âgées, handicapés…). Hier soir, une famille avec un enfant d’un mois dormait sous une tente dans le 5ème arrondissement de Lyon. Puisque la loi est bafouée chaque jour par l’État, il est aujourd’hui question de vie et de mort et Gérard Collomb s’en moque tout simplement, avec un cynisme à couper le souffle.

Nous, professionnels de l’urgence sociale, condamnons ce refus du maire de Lyon d’ouvrir un deuxième gymnase. Ce gymnase ne constitue en rien d’une solution pour les personnes ; il ne permettrait même pas d’accueillir toute les personnes à la rue, mais assurerait, à minima, la survie de 140 êtres humains. Nous en sommes là, début 2017. Nous nous demandons comment Gérard Collomb pourra ajuster sa cravate, lundi matin, face à la glace, si une personne vient à décéder à nouveau à la rue dans sa ville.

Le 6 Janvier 2017

Collectif des Professionnels de l’Urgence sociale

Contacts : 06 63 25 41 68/06 51 21 86 18


https://rebellyon.info/A-5Co-le-maire-d ... mise-17352
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Messagede bipbip » 16 Jan 2017, 17:34

A Lyon, les gens continuent à dormir dehors

Après notre communiqué de la semaine dernière, nous, professionnel.le.s de l’urgence sociale, alertons à nouveau sur la situation critique des personnes dormant à la rue sur la région lyonnaise.

Nous sommes des travailleur.se.s sociaux, employé.e.s par les associations lyonnaises luttant contre la précarité et l’exclusion sociale. Toute l’année, nous allons à la rencontre, nous écoutons, nous accueillons, nous hébergeons (...), des personnes en situation de vulnérabilité sociale. Nous tentons de remplir aux mieux les missions qui nous sont confiées par l’État, mais notre travail est mis à mal par le manque de solutions concrètes. Cependant, aujourd’hui, c’est à la mauvaise volonté des politiques que nous sommes confronté.e.s.

Vendredi dernier, nous alertions sur la non ouverture d’un 2ème gymnase, nous ne saurons jamais qui du préfet ou du maire a annulé cette ouverture et nous refusons de maintenir le débat à ce niveau-là. Le fait est que des personnes ont dormi dans la rue à -10° alors qu’elles avaient sollicité le 115 ou le Samu social pour une place d’hébergement. Aujourd’hui, au-delà des bisbilles entre la préfecture et la mairie, nous continuons à dénoncer le manque de places d’hébergement.

Nous sommes obligé.e.s de constater en ce 12 janvier, alors que les températures sont passées en dessous de zéro, que toutes les places d’hébergement prévues et financées pour l’hiver (donc officiellement depuis le 2 novembre, début du plan froid) n’existent toujours pas. Ces derniers jours, seulement 140 personnes ont été mises à l’abri dans un gymnase (de 18H à 10H, retournant la journée dans le froid). C’est bien dérisoire, au regard des chiffres transmis par le 115 (entre 250 et 350 personnes par jour en moyenne et 1500 sur 15 jours) et le Samu social et surtout, inadmissible comme proposition, à l’heure où toutes les autres solutions d’hébergement plus décentes n’ont toujours pas été mises en œuvre.

De notre place de professionnel.le.s, nous demandons l’ouverture immédiate des places restantes prévues pour la période hivernale et nous demandons aussi la prise en compte de la situation réelle des personnes sans-abri en région lyonnaise sans regard de leur situation administrative et donc l’ouverture de places pérennes inconditionnelles en dehors du plan froid.

Les besoins sont connus par les équipes, faut-il encore des morts pour que l’État applique ses lois ? Comment est-il possible d’annoncer que personne n’est dehors quand le 115 et le Samu social laissent des personnes sans solution quotidiennement ? Il faut sortir de l’idée reçue que les personnes SDF refusent d’être mises à l’abri quand 1500 personnes différentes font appel au 115. Comment peut-on parler du désir de se mettre à l’abri quand les solutions proposées sont indignes ? A quand l’ouverture de places adaptées ?

Nous attendons des solutions concrètes et immédiates, ainsi que la mise en place d’une politique sociale ambitieuse et proche du terrain pour que plus personne ne soit contraint de dormir dehors demain.

Si tel n’est pas le cas, parce qu’il en va de notre éthique professionnelle, nous nous verrons contraint.e.s d’engager un mouvement de mobilisation. Nous comptons sur la responsabilité des décideurs pour prendre la mesure de l’urgence.

Le Collectif des Professionnels de l’Urgence Sociale

Contact : collectifpus@riseup.net


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Messagede bipbip » 19 Jan 2017, 14:57

Lyon
Grève du Samu social et des professionnel.le.s de l’urgence sociale ce jeudi 19 janvier

Grève du Samu social et des professionnel.le.s de l’urgence sociale pour dénoncer le manque de places d’hébergement dans le Rhône

Le Samu Social refuse d’être le complice silencieux de la détresse qu’il observe chaque jour. Il ne peut se taire face à ces vies chaque jour mises en péril.
Alors que le 115 est sensé avoir une mission d’écoute, d’orientation et de mise à l’abri, il est aujourd’hui dans l’incapacité de répondre aux appels, face à l’explosion de la demande. Malgré les annonces ministérielles, le peu d’appels décrochés ne donnent pas lieu systématiquement à une proposition de solution, faute de place. Le 115 ne peut plus supporter de faire attendre les personnes 30 minutes au téléphone pour leur annoncer que cet appel était vain.

Parce que en dépit de l’annonce du ministère de l’intérieur, en cette période de grand froid, hier, à Lyon des hommes, des femmes, des enfants sont encore restés sans solution.
Parce que, il est irresponsable de se satisfaire de l’ouverture temporaire de gymnases.
Parce qu’il faut enfin sortir de cette gestion au thermomètre et pouvoir proposer de vraies solutions à la question du sans-abrisme.
Le samu social et les professionnels de l’urgence sociale de Lyon maintiennent leur grève du jeudi 19 janvier 2017.
Comment le Préfet pouvait-il imaginer que 340 places grand froid permettrait le « zéro personne à la rue » promis par le Ministre de l’Intérieur, lorsque 1500 personnes appellent le 115 sans se voir proposer de solution ?

Aujourd’hui, le Samu Social tourne dans les rues de Lyon sans pouvoir proposer de solutions d’hébergement à toutes les personnes à la rue qu’il rencontre.
Nous, professionnels de l’urgence sociale refuserons, jeudi 19 Janvier, de jouer la mascarade consistant à faire tourner la machine à vide ou presque pour faire croire que tout le monde est à l’abri. Nous serons donc en grève parce que nous le devons aux personnes que nous accompagnons, au nom de leur dignité et de notre éthique professionnelle.

Nous demandons :
- L’application, à Lyon, des consignes ministérielles demandant à ce que personne ne soit contraint de dormir à la rue en période de grand froid.
- L’ouverture immédiate des places restantes prévues dans le cadre du plan froid, ainsi que leur continuité après l’hiver.
- La fin de l’hypocrisie des chiffres et des remises en question perpétuelles des besoins des personnes à la rue. Nous souhaitons un travail en collaboration car les besoins de terrain sont connus des équipes et il est irresponsable de feindre de les découvrir ou tenter de les cacher en période de grand froid.
- La création de places supplémentaires et adaptées pour une prise en compte réelle de la situation des personnes à la rue dans le Rhône et ce dans une politique sociale ambitieuse. Dans l’urgence, face à la crise, nous appelons à la mise à disposition des logements et bâtiments vacants (réquisition des bâtiments publics et appel aux propriétaires privés), afin de respecter la loi qui stipule que toute personne en situation de rue doit se voir proposer une solution d’hébergement.

Lors de cette journée de grève, nous vous invitons à venir écouter nos vœux et répondrons à vos questions. Nous serons place de la République dès 15h, déclaration publique des vœux et conférence de presse à 16h.

Le collectif PUS


http://rebellyon.info/Greve-du-samu-social-et-des-17386
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Messagede Pïérô » 21 Jan 2017, 21:28

Bourges : le foyer Saint-François dénonce le comportement "irresponsable " de la préfecture

Le foyer Saint-François, au plus mal à Bourges : l'association vient de perdre l'organisation des maraudes et l'hébergement d'urgence qu'elle réalisait pourtant depuis plus de 20 ans. A la clé : un trou important dans sa trésorerie.

L'état a confié la charge des maraudes et de l'hébergement d'urgence au Relais, et le foyer St-François doit commencer 2017 avec un manque d'environ 400.000 euros de subventions. L'association pourrait licencier une quinzaine de personnes. Un conseil d'administration a lieu ce lundi 16 janvier à 19H00. Près de 400.000 euros de moins de subventions, ça fait mal, surtout que l'association St-François affirme que le transfert des maraudes vers l'association le Relais, lui a été caché jusqu'au dernier moment. Son président évoque une décision brutale qui n'a pas permis d'anticiper les choses et les salariés voudraient en connaitre les raisons car elles ne leur ont pas été communiquées précisément.

Il semblerait que certaines inspections ne se soient pas très bien passées. Les rapports avec la préfecture du Cher se sont détériorés. Certains salariés de l'association pointent du doigt l'autoritarisme de certains fonctionnaires. Des mots très durs ! mais ce qui se joue, c'est l'avenir d'une quinzaine de personnes de l'association qui pourraient perdre leur emploi puisque le relais ne veut pas les reprendre. Le président du foyer St François,

... https://www.francebleu.fr/infos/economi ... 1484300682
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: l'urgence sociale en lutte, "Urgence un toit"

Messagede bipbip » 23 Jan 2017, 13:20

Retour sur la journée de grève du Samu social et des professionnels de l’urgence sociale

Communiqué du Collectif des Professionnels de l’Urgence Sociale après leur grève pour dénoncer le manque d’hébergement dans le Rhône.

Retour sur la journée de grève du Samu social et des professionnels de l’urgence sociale

Nous, Samu social et professionnels de l’urgence sociale étions en grève ce jour pour dénoncer le manque d’hébergement dans le Rhône et rappeler que, en dépit des annonces ministérielles, à Lyon, des personnes dorment dehors malgré leurs appels répétés au 115.

Lors de la journée de mobilisation du 19 janvier, une cérémonie des vœux de l’urgence sociale s’est déroulée place de la République. Les passants pouvaient lire des messages tels « le thermomètre de la dignité », « le gymnase c’est naze je partage ma chambre avec 140 personnes », « Mourrez, vous aurez une place au chaud »...

Suite à notre demande, une délégation a été reçue par le préfet délégué pour l’égalité des chances, Mr Inglebert, et la directrice de la direction départementale de la cohésion sociale, Mme Bonnet. Nos revendications sont :

- la réquisition de bâtiments publics ;
- la mise en place d’hébergements pérennes dignes et adaptés ;
- la fin de la mascarade des chiffres.

Sans surprise, les représentants de l’État n’ont retenu AUCUNE de ces revendications hormis l’idée de la création d’un groupe de travail, pour un meilleur dialogue entre acteurs de terrain et autorités compétentes. Cela sans échéance ni garantie de mise en œuvre.

Face à cette absence totale de volonté politique, force est de constater que malgré notre envie de travailler ensemble et de manière intelligente, nous sommes arrivés à un point de non retour avec les autorités locales. Nous en appelons donc, à présent, à la ministre du Logement dans l’espoir de trouver davantage de responsabilités.

Nous ne souhaitons pas être contraints d’engager un mouvement de plus grande ampleur. Néanmoins, nous nous y résoudrons sans réaction forte et immédiate des pouvoirs publics. Car nous restons convaincus qu’à -10°C, les engagements ministériels doivent être suivis d’effets.

Car que ce soit à -10°C ou en période estivale, la souffrance des personnes sans abris se doit d’être entendue et reconnue, et nous restons convaincus que la loi se doit d’être appliquée, et les moyens nécessaires proposés aux acteurs de terrain.

Le Collectif des Professionnels de l’Urgence Sociale


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Re: l'urgence sociale en lutte, "Urgence un toit"

Messagede bipbip » 05 Mar 2017, 20:29

Lyon mardi 7 mars 2017

Rencontre pour continuer la lutte pour un toit digne, pour toutes et tous

A l’appel du collectif des Professionnels de l’urgence sociale, profitons de la journée de grève du secteur médico-social du 7 mars pour une rencontre autour de la question du manque d’hébergement, à la Salle des Rancy de 18 h à 20 h.

Des rassemblements sur l’espace public, des occupations de gymnases, une journée de grève du Samu social, une assignation du préfet au tribunal administratif, des pétitions, nous avons tous redoublé d’efforts afin que la dureté du quotidien des personnes contraintes à vivre dehors ne soit plus envisageable demain. Beaucoup d’énergie qui n’ont trouvé comme réponse que des remises en question autour des chiffres annoncés et surtout aucun engagement pour les mois à venir, ni de la DDCS, ni de la préfecture.

Face à l’impossibilité de communiquer avec les acteurs locaux, nous nous sommes adressés à la ministre du logement. Un attaché ministériel est ainsi venu rencontré l’équipe du Samu social et l’équipe du 115 de Lyon afin d’observer de plus près l’ampleur du désastre dénoncé. A ce jour nous déplorons toujours aucun retour de cette visite.

La situation actuelle est insupportable. Il faut savoir qu’avec Toulouse et Lille, le Rhône est sur le podium des départements les plus pauvrement dotés en hébergement.

Parceque nous avons été nombreuses et nombreux cet hiver encore à alerter les pouvoirs publics sur la situation catastrophique du sans abrisme à Lyon. Parce que nous nous confrontons à un désengagement toujours plus grand de l’Etat face à sa mission de protection des personnes les plus vulnérables car vivant à la rue, nous vous proposons une rencontre afin de préparer la fin de la trêve hivernale et poursuivre nos mobilisations une fois le plan froid terminé.

L’enjeu va maintenant résider dans notre capacité à réunir nos forces et nous organiser afin que nos revendications ne restent pas que de belles idées sur un papier.

Trois objectifs principaux à cette rencontre :

Se rencontrer pour mieux se connaître, pouvoir s’interpeller plus facilement via le réseau crée et penser une forme de communication plus efficiente à partir des réalités de chacun afin de construire nos actions de manière plus cohérente.

Voir de quelle force nous disposons pour poursuivre nos mobilisations et ne pas laisser tranquille les responsables de cette politique de l’exclusion.

Enfin mettre en œuvre ce qui à notre niveau est possible pour ne pas laisser les personnes en galère seules face à cette machine à précariser.

Notre volonté est clair : la réquisition de bâtiments vides à Lyon pour augmenter de manière significative les offres de logements et d’hébergements.

Soyons nombreuses et nombreux mardi 7 mars dès 18 h à la salle des Rancy, 249 rue Vendôme Lyon 3e.

Le Collectif PUS


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Re: l'urgence sociale en lutte, "Urgence un toit"

Messagede bipbip » 02 Fév 2018, 00:20

Zéro personne à la rue : plutôt que de les héberger, effacer les gens des statistiques

Alors que le Président avait promis que plus personne ne dormirait à la rue cet hiver, sur le terrain on en est encore loin. Une solution a été trouvée : écarter des statistiques certaines populations jusqu’à atteindre le chiffre de zéro personne à la rue.

« D’ici la fin de l’année, je ne veux plus personne dans les rues ni les bois » déclarait en juillet dernier le Président de la République.

En Novembre 2017, lorsque l’Etat prévoit à Lyon 750 places supplémentaires pour l’hiver (sans compter les gymnases qui seraient ouverts en cas de « grand froid ») au moment où plus de 3000 personnes téléphonent au 115 sans obtenir de solution… un enfant pouvait comprendre que la promesse du Président de la République ne serait pas tenue.

Nous, professionnels de l’urgence sociale, avons été sommés de signaler les personnes « réellement à la rue », celles que nous rencontrons, l’idée sous-jacente étant de faire diminuer artificiellement le chiffre de 3000.

Les personnes non signalées sont, elles, considérées « non véritablement à la rue ». C’est bien connu, lorsque l’on est hébergé par un tiers dans de bonnes conditions, on aime à composer le 115 régulièrement, attendre 30 minutes qu’un écoutant puisse décrocher, pour se retrouver éventuellement à 6 dans un bungalow de 25 m².

Le système machiavélique a néanmoins été construit et imposé, reposant sur l’impossibilité des professionnels à signaler toutes les personnes rencontrées à la rue. Quoi de mieux qu’une stratégie mensongère pour faire diminuer le chiffre des personnes en demande d’hébergement ? Comment signaler la situation de 3000 personnes lorsque le temps imparti ne permet d’échanger qu’avec une vingtaine d’entre eux ? Comment deux à trois équipages de Samu Social, dédiés à l’ensemble du département du Rhône, sont-ils en mesure de rencontrer l’ensemble des personnes à la rue ? Surtout, pourquoi demander à des professionnels de dédier du temps à ce repérage des « avérées à la rue » lorsque les situations sont déjà connues du 115 dont le rôle est justement de recenser, et lorsque l’on sait cette tâche parfaitement impossible ?

La réponse est simple… justement parce que la tâche est impossible… et que, par là même, le chiffre des personnes « véritablement à la rue » sera automatiquement inférieur à celui du 115…

Ainsi, les 750 places du renfort hivernal ont été proposées à ces personnes réputées « véritablement à la rue », signalées par les professionnels. Début janvier, plus de 2000 personnes attendaient encore une solution auprès du 115. Le Préfet affichait une liste de « seulement » 200 personnes « véritablement à la rue ». Au national, déjà ce chiffre avancé de 200 n’a pas plu car mettait à mal la promesse du Président de la République. Remontée de bretelles du Préfet. 200 places supplémentaires ouvrent alors en urgence … bien vite remplies… pour atteindre un affichage de « zéro sans solution »… et le machiavélisme saute désormais d’un cran.

Aujourd’hui, la liste des « véritablement à la rue » exclut les personnes seules (elles sont plus de 700 à solliciter le 115). Seules les familles comptent. Les familles vivant en campement (soit plusieurs tentes) sont aussi écartées de la liste. Etre un enfant sous une tente est moins difficile lorsqu’il y a d’autres tentes à côté, tout le monde le sait ! Enfin, outre les 200 places supplémentaires déjà occupées, s’est ouverte ce week-end une « halte famille ». Il s’agit d’une salle comprenant 60 lits de camps qui est proposée pour 7 jours. Alors que cela devrait être son rôle, le 115 ne peut orienter sur ces places, car il ne peut attester des conditions de rue avérée. Ainsi ce sont les équipes mobiles qui se sont vues attribuer ce rôle pourtant loin de leurs missions. Pour parfaire l’hypocrisie, une famille qui refuserait la place temporaire par crainte de perdre son lieu d’installation de rue sera rayé de la liste des personnes « véritablement à la rue ». Une famille qui acceptera cette solution et sera ensuite remise à la rue sera aussi effacée de la liste car une solution aura été proposée. Il fallait y penser !

Professionnels de l’urgence sociale, nous sommes aujourd’hui pris au piège d’un système organisé pour cacher la réalité, au détriment des personnes à la rue, victimes de la ruse d’un Etat défaillant.

Comment accepter que de l’argent public soit employé à de telles fins de tromperie ? Alors que la souffrance des personnes et le souci de cohésion sociale nous engagent au contraire au pragmatisme, face à une question qui a trait à la vie et la mort d’individus ?

Nous, professionnels de l’urgence sociale, ne pouvons plus nous taire et alertons, après l’avoir fait auprès de nos employeurs, au sujet d’un préjudice grave pour l’intérêt général.

Fermer les yeux sur ce scandale engage nos responsabilités individuelles et collectives. Nous ne pouvons plus y consentir et envisageons la saisine du défenseur des droits.

Le collectif de Professionnel de l’Urgence Sociale
collectifpus@riseup.net


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Re: l'urgence sociale en lutte, "Urgence un toit"

Messagede bipbip » 31 Mar 2018, 21:05

Marseille : grève illimitée à la Boutique solidarité de la Fondation Abbé Pierre

Depuis mercredi les 7 salariés de la Boutique solidarité de la Fondation Abbé Pierre sont entrés en grève. Ils exigent, dans un contexte aggravé par la carence des pouvoirs publics, les moyens d’un accueil digne pour les plus démunis à Marseille.

Rien ne va plus au niveau de l’accueil d’urgence à Marseille. L’Unité d’hébergement d’Urgence reste coincée dans ses locaux pourris en attendant que le nouvel établissement prenne place sur Euromed. Les salariés de l’ADJ en seront à leur troisième mobilisation ce mardi devant l’hôtel de région, où le président Renaud Muselier refuse d’abonder au pot commun pour sauver l’association de la ruine. En 2017, le 115 a refusé 22 000 demandes de mise à l’abri, faute de personnels en nombre suffisant.

Il reste à Jean-Pierre, SDF depuis 20 ans, « pour me reposer un instant, voir les camarades, discuter un brin », cette certitude: « la boutique de l’Abbé. Jamais je l’ai vu fermée, sauf cet été ». Un îlot au coeur du 3e arrondissement de Marseille qui propose sa terrasse à l’ombre des arbres en été ou ses tables à l’intérieur calfeutré du froid. On y vient pour un café, une douche, mais surtout pour « sa chaleur humaine », témoigne Jean-Pierre. Et aujourd’hui encore, en dépit d’un mouvement de grève, les SDF y sont accueillis. Les salariés procédant à des débrayages en fin de journée.

Pour autant il leur fallait marquer le coup. « Dans cette période de tensions où la question sociale se pose de plus en plus crûment alors que les solutions s’amenuisent, la Boutique est amené à recevoir un nombre croissant de populations dont le point commun est la détresse », expliquent les salariés. Une surpopulation qui avait amené l’équipe en juin à « une suractivité, on vivait une vraie dégringolade. Et c’est dans ces moments-là que la tension monte et que ça pète ». Une agression avait alors conduit à une fermeture temporaire.

... http://m.lamarseillaise.fr/marseille/so ... solidarite
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Re: l'urgence sociale en lutte, "Urgence un toit"

Messagede bipbip » 02 Aoû 2018, 18:38

Toulouse
Hébergement d'urgence : les travailleurs sociaux sont à bout

Les salariés s'occupant de l'hébergement d'urgence se disent à bout de nerfs, en raison de l'impossibilité d'exercer leur métier dans des conditions normales.

C'est un cri d'alarme que lancent les travailleurs de l'urgence sociale. Dans un communiqué diffusé le 27 juillet, ils évoquent «l'impossibilité d'exercer leurs missions», en raison du nombre important de familles «remises à la rue». Ce n'est pas la première fois, que cette situation est pointée du doigt. Le 20 juillet, un collectif d'associations avait alerté sur la remise à la rue d'environ 400 personnes, hébergées tout l'hiver.

«À Toulouse, une quarantaine de familles, soit 80 enfants en moyenne, téléphone quotidiennement au 115 pour demander un hébergement et se voit opposer un refus», dénonçaient les associations dans un communiqué, parmi lesquelles Emmaüs, Médecins du Monde ou encore le Secours Catholique. Elles faisaient état des «agressions et violences physiques et sexuelles» subies par ces individus, contraints de dormir dans des lieux publics comme les parcs et jardins.

Le personnel du 115 comptabilise pour sa part 200 appels quotidiens. «Nous distribuons les places libres, mais en ce moment, il n'y a que 15 % de réponses positives», témoigne Pascale Granier, représentante du personnel. Les profils des demandeurs sont des plus variés. «Pour la plupart il s'agit de demandeurs d'asile venant du monde entier, mais il y a aussi des travailleurs pauvres, des familles monoparentales. Certaines familles sont constituées de nourrissons de quelques jours…», constate la travailleuse de l'urgence sociale. La demande a explosé en raison de ces remises à la rue, mais elle est également liée à la fermeture estivale de plusieurs foyers.

Dans ce contexte, les travailleurs sociaux se sentent démunis. «Nous gérons, il faut continuer, mais c'est très difficile. Toute la violence du non-hébergement se répercute sur les salariés. La détresse est grandissante chez chacun d'entre eux», déplore Pascale Granier.

... https://www.ladepeche.fr/article/2018/0 ... -bout.html
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