la justice fait payer le mouvement social en silence (?)...

Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 22 Juin 2018, 10:28

France : Report du procès des trois étudiants de Nanterre

Convoqués ce mercredi matin devant le tribunal correctionnel, les trois étudiants de la fac de Nanterre, poursuivis pour s’être rebellés alors que les CRS les délogeaient de la fac, le 9 avril dernier (voir notre article https://secoursrouge.org/France-Les-CRS ... a-Nanterre), n’ont pas été jugés. Parce que l’un des avocats avait à peine pu prendre connaissance du dossier et que deux prévenus devaient solliciter l’aide juridictionnelle, la présidente de la 20e chambre a accepté le renvoi du procès au 19 septembre prochain.

Les trois étudiants, 22, 23 et 29 ans, sont arrivés avec force soutiens au palais de justice de Nanterre. Dans la salle, ils étaient une trentaine à avoir pris place sur les bancs du public. A l’extérieur, devant les grilles d’enceinte du tribunal et de la préfecture, une quarantaine. L’audience n’a servi qu’à fixer le report du procès, le 19 septembre.

https://secoursrouge.org/France-Report- ... e-Nanterre
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 23 Juin 2018, 19:27

Une nouvelle vague d’arrestations vise les militants anti-nucléaire

Samedi 16 juin, quelque 3000 personnes se sont rassemblées à Bure contre le projet de site d’enfouissement de détectes nucléaires, Cigéo. Quatre jours plus tard, le 20 juin, les activistes antinucléaires de Bure ont subi une nouvelle vague de perquisitions et d’arrestations. Dès 7 h du matin, une dizaine de lieux ont été perquisitionnés, à Verdun, Bure, Commercy, et même Paris. Huit personnes ont été placées en garde à vue.

Même l’avocat des militants de Bure a été arrêté à son cabinet parisien et placé, lui aussi, en garde à vue. « Un tel procédé porte non seulement atteinte au droit à une défense effective mais constitue également une gravissime remise en cause du plein exercice de la profession d’avocat, pourtant garanti par la loi et la convention européenne de sauvegarde des droits humains », ont réagi cinquante avocats dans une tribune dans la journée de mercredi. Parmi les personnes placées en garde à vue se trouvent aussi des activistes installés à Bure qui y ont développé des projets de vie, d’agriculture ou de théâtre. Selon le parquet, cité par l’AFP, ces perquisitions et arrestations sont en lien avec des affaires de dégradations commises en 2017. Pour ceux des activistes de Bure qui n’ont pas été arrêtés, il s’agit d’une réponse politique au rassemblement du 16 juin.

... https://www.bastamag.net/Une-nouvelle-v ... -nucleaire
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 24 Juin 2018, 18:34

Nous ne nous laisserons pas intimider ! Soutien aux deux enseignants-chercheurs nantais mis en cause

Communiqué de SUD éducation 44

La fédération SUD éducation relaie et soutient l’expression de SUD éducation 44.

SUD éducation 44 affirme son soutien sans faille aux deux enseignants-chercheurs de l’Université de Nantes, mis en cause par l’équipe présidentielle de l’université de Nantes qui fait preuve d’un autoritarisme de plus en plus inquiétant.

Dans un contexte nantais déjà marqué par de graves régressions démocratiques (militarisation du maintien de « l’ordre », violences policières répétées à l’encontre des lycéen-ne-s, étudiant-e-s et des personnels mobilisé-e-s), la Présidence de l’université a fait intervenir la police sur le campus à trois reprises depuis le mois de février. Après plusieurs jours d’examens délocalisés hors des sites universitaires où les étudiant-e-s mobilisés ont été victimes à la fois de violences policières et de graves intimidations de la part de membres de l’équipe de direction, le 18 mai a eu lieu une nouvelle séance d’examen sous tension. À l’issue de cet examen et à proximité du Pôle Étudiant, des étudiant-e-s mobilisé-e-s ont réclamé de manière véhémente leurs cartes d’étudiants momentanément confisquées par des personnels administratifs réquisitionnés pour surveiller des examens, ces personnels étant de fait exposés par leur hiérarchie. Les deux collègues enseignants-chercheurs sont alors intervenus pour tenter de faire baisser la tension.

Le lendemain et sur un plateau de télévision, le président de l’Université de Nantes a déclaré qu’un « nouveau cap avait été franchi » en accusant ces deux collègues enseignants-chercheurs d’agression sur leurs collègues du personnel administratif… Le comble est qu’il assume dans la même émission que les faits n’étaient pas encore établis ! Ces deux collègues font désormais l’objet de procédures disciplinaires internes, et l’un d’eux a été suspendu de toutes ses fonctions à titre conservatoire. Depuis, la solidarité s’organise autour des deux collègues pour dénoncer cette décision aussi précipitée qu’autoritaire : large soutien des syndicats ; lettre ouverte signée par 170 personnels de l’Université de Nantes ; pétition en ligne qui récolte, à l’heure actuelle, près de 3000 signatures.

Ne nous y trompons pas : la décision de la présidence de l’Université de Nantes est avant tout une tentative de répression politique de la mobilisation. Elle vise à « punir » les opposant-e-s à la loi ORE en les faisant passer pour des agresseurs et à faire croire que la violence vient du côté du mouvement social. Mais elle sert aussi à opposer les catégories de personnels entre elles (personnels administratifs et techniques VS enseignants-chercheurs) pour casser les solidarités qui existent encore sur les lieux de travail. Cette décision de la présidence de l’Université de Nantes s’inscrit dans un mouvement plus large d’intimidations et de répression contre les opposant-e-s lycéen-ne-s et étudiant-e-s à la loi ORE (intervention de milices d’extrême droite, interventions policières à répétition sur les campus, insultes et menaces des chefs d’établissements, etc.).

SUD éducation 44 dénonce toutes les formes de violences et d’intimidations dont sont victimes les lycéen-ne-s, les étudiant-e-s et les personnels de toutes les catégories, à Nantes comme ailleurs. SUD éducation appelle à la solidarité avec les enseignants-chercheurs nantais injustement mis en cause en l’absence de faits établis, notamment par la signature de la pétition en ligne « Soutien à deux enseignants-chercheurs nantais mobilisés contre la réforme ORE sanctionnés » :

https://www.change.org/p/olivier-laboux ... onn%C3%A9s

Nous ne nous laisserons pas intimider dans notre combat
pour un service public de l’ESR ouvert à tou-te-s !


https://www.sudeducation.org/Nous-ne-no ... heurs.html
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 24 Juin 2018, 22:17

Un pas en avant dans la répression

La droite sénatoriale veut punir d’un an de prison et 7500€ d’amende les blocages de partiels

La lutte contre la loi ORE, qui a animé le mouvement étudiant depuis février, avait donné lieu, après les vacances de printemps, à d’innombrables blocages de partiels dans les universités mobilisées. Un groupe de sénateurs, des Républicains et de l’UDI, veut pouvoir punir ces blocages de partiels

... http://www.revolutionpermanente.fr/La-d ... e-partiels
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 24 Juin 2018, 23:24

Bure

Suite sur la répression et les perquisitions

On a eu vent de nouvelles perquisitions liées à la lutte à Bure. On arrive à 14 lieux perquisitionnés.

A la liste précédement cité il faut ajouter un lieu sur paris, sur toulouse, et dans l’isère avec encore des saisies de matériels numériques et manuscrites.

Toutes les personnes sont maintenant sorties de garde à vue dans la Meuse. 2 sans suite, 2 en témoin assisté, 5 qui sont mises en examens avec un contrôle judiciaire (Pour certain.es interdiction de sortie du territoire français, interdiction de territoire (2 Meuse et Haute Marne, 1 Meuse et Saudron, 2 Bure et saudron), interdiction de voir les autres personnes qui ont été mises à l’origine en garde à vue). Tou.tes ressorti sauf 1 qu’ils sont allés cherché en prison pour être mis en garde à vue est retourné en prison.

L’instruction est toujours en cours. Elle nous rappelle juste que beaucoup d’écoutes téléphonique, filatures, balise géolocalisation.

https://vmc.camp/2018/06/23/suite-sur-l ... uisitions/

Une vague d’audition en tant que témoins a lieu. N’hésitez pas à contacter la legal team si vous avez des soucis (arr@riseup.net)
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Nous ne laisserons pas Bure devenir la nouvelle affaire Tarn

Messagede bipbip » 26 Juin 2018, 22:14

Vague de perquisitions à Bure et alentours - communiqués en réaction
Ce mercredi 20 juin, une vague de perquisitions et d’arrestations a frappé les opposant.e.s au projet Cigéo, la plus lourde depuis des années. Alors que Cigéo est plus contesté que jamais, la réponse des autorités est de traiter les opposant.e.s comme des terroristes pour les discréditer ! Nous reproduisons ci-dessous les communiqués reçus.
... http://www.sortirdunucleaire.org/Vague- ... -alentours

Témoignage d’un-e opposant-e à Cigéo perquisitionnée à Bure. Après une perquisition, je me décline : exilé-e de l’État
Mercredi 20 juin, 11 perquisitions ont eu lieu de Bure à Paris. Il y a déjà au moins 10 interpellations, 8 garde-à-vue (donc 5 toujours en cours), deux auditions libres (et d’autres à venir). Cette vague de perquisitions et d’arrestations est inédite. L’État nous construit un Tarnac bis, cette fois ci beaucoup plus ambigu. Nous appelons à des rassemblements partout mercredi 27 juin.
https://paris-luttes.info/apres-perquis ... line-10529


Texte commun : "Nous ne laisserons pas Bure devenir la nouvelle affaire Tarnac !

Texte signé initialement par le Réseau "Sortir du nucléaire", Bure Zone Libre, BureStop55, Cedra 52, EODRA

Mais aussi soutenu par :

Des organisations nationales :

ACDN (action des citoyens pour le désarmement nucléaire)
ADN (arrêt du nucléaire)
Agir pour l’environnement
les Amis de la Terre
Alternative Libertaire
ATTAC
Collectif "la fête à Macron"
Confédération paysanne
DAL (Droit Au Logement)
EELV
Groupe d’Action France Insoumise
Greenpeace France
Émancipation tendance intersyndicale
Jeunes écologistes
RAP - Résistance à l’agression publicitaire
Sud-Rail
SUD Culture Solidaires
Union syndicale Solidaires

et des collectifs et associations locales :

Alternative libertaire Nancy / Les Amis de la Terre Moselle / les Amis de la Terre Poitou / Art Debout / Arrêt du nucléaire Savoie / ASTRE Transition Energ’éthique / ATTAC 88 / BI Lüchow-Dannenberg (Allemagne) / Bure Stop Jura / Bür’s de Colmar / Centre Culturel Autogéré de Nancy / CNT interco 54 / Collectif Bure NDDL de Tours / collectif NDDL Paris IDF / Collectif SDN79/ Comité angevin de soutien à Bure / Comité de soutien Bure de Montmédy / Comité de soutien zad 82 / Comité de soutien à Bure 27 / Comité de soutien Bure Longwy / Comité NDDL beauvaisis / Comité Bure de Poitiers / des occupant.e.s de la zad de Notre Dame-des-Landes / les Engraineurs / France Insoumise en Loire Atlantique / Ligue des droits de l’Homme de Perpignan / Nuit Debout Cergy / RAN (Réveil Anti Nucléaire) / Résistance Terre / Solidaires 54 / Sortir du nucléaire Berry-Giennois-Puisaye / SORTIR DU NUCLÉAIRE 27 / STOP EPR Ni à Penly Ni ailleurs / Stop Golfech

Ce mercredi 20 juin, le mouvement d’opposition au projet Cigéo à Bure a été frappé par la vague de répression la plus massive que nous ayons jamais connue en plus de 20 ans de lutte. 11 lieux militants, lieux de vie et lieux de travail ont été perquisitionnés, des portes ont été défoncées sans sommation, des militants jetés à terre et menottés, des intimités ont été violées, du matériel et des documents personnels et militants ont été embarqués. 10 personnes de notre mouvement ont été arrêtées. À l’heure où nous écrivons, plusieurs sont encore en garde à vue et nous ne savons pas si elles vont être libérées ou placées en détention (depuis l’ensemble des personnes placées en GAV ont été libérées, 3 d’entre elles sont mises en examen).

Militant.e.s membres des associations ou sans-étiquette, investi.e.s de longue date ou ayant fait le choix récemment de s’installer sur le territoire pour y vivre : dans leur diversité, les personnes arrêtées ont en commun une forte implication contre le projet Cigéo. Parmi elles, on compte également un avocat de la lutte, qui assistait nombre de militant.e.s. Son bureau a été perquisitionné, suite à quoi il a été arrêté : or comme l’ont rappelé 50 de ses confrères, cette arrestation porte atteinte au droit de défendre et d’être défendu. Il s’agit donc d’un acte extrêmement grave.

Les chefs d’accusation qui pèsent sur nos ami.e.s sont insensés, amalgamant pêle-mêle : association de malfaiteur, violence en réunion... Ce à quoi rime ce délire, nous le savons trop bien : en réponse aux critiques fondées formulées à l’encontre de Cigéo, à la montée d’une exaspération légitime contre ce projet imposé, les promoteurs du projet n’ont d’autre recours que de saisir n’importe quel prétexte et instrumentaliser des faits isolés pour criminaliser les opposant.e.s. Nous voyons ici se monter sous nos yeux une nouvelle "affaire Tarnac", dont l’objectif est de détourner l’attention des risques réels du projet Cigéo, de construire de toute pièce des suspects et d’affaiblir la lutte. En s’attaquant à des personnes engagées, l’état criminalise celles et ceux qui s’organisent et tente de semer la peur et la division dans les milieux militants.

En réponse à cette construction politique et policière délirante, nous réaffirmons notre unité et notre solidarité. N’en déplaise aux promoteurs de Cigéo, notre mouvement ne se laissera pas écraser ainsi et nos associations ne plieront pas par peur d’être les prochaines sur la liste.

Nous constatons qu’il n’est pas anodin que ce coup de force survienne précisément maintenant, quelques jours après la plus grande manifestation contre Cigéo survenue à Bar-le-Duc depuis une douzaine d’années, marquant un renouveau du soutien populaire à l’opposition à ce projet qui révèle de jour en jour son infaisabilité. Alors même que des ateliers devaient avoir lieu cette semaine à Bure pour ancrer la mobilisation dans la durée. Si cette mobilisation - qui prend de l’ampleur- gêne, c’est bien que le gouvernement est aux abois ! L’État réprime aujourd’hui ce qu’il a tenté d’étouffer pendant des années.

Il n’est pas anodin non plus que la répression frappe alors que la filière nucléaire est en pleine déconfiture, les failles de Cigéo ne faisant que s’ajouter aux retards de l’EPR de Flamanville et aux difficultés économiques d’EDF, qui poursuit sa fuite en avant et refuse de fermer des réacteurs.

Enfin, cette vague répressive survient alors que le gouvernement, suite à l’expulsion du Bois Lejus et à la vague d’émotion qu’elle a suscitée, a annoncé de nombreuses "consultations" et un débat sur les déchets radioactifs à l’automne. De qui se moque-t-on ? Qui peut prétendre que les conditions du débat sont réunies, alors que des personnes fortement impliquées contre Cigéo sont jetées en garde à vue pendant des jours et blessées dans les manifestations ?

Nous ne nous laisserons pas intimider. Nous appelons toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans cette lutte à dénoncer cette répression et à ne pas être dupes des discours du gouvernement.

Nous appelons d’ores et déjà à des rassemblements de protestation et de solidarité mercredi prochain 27 juin dans toute la France à partir de 19h pour soutenir nos ami.e.s., les modalités pratiques seront précisées au fur et à mesure.

• La répression ne nous fera pas taire, nous sommes solidaires !

• Déchets radioactifs : ni à Bure, ni ailleurs. Ne pas enfouir, arrêter d’en produire !

• On ne nous atomisera jamais !


http://www.sortirdunucleaire.org/Texte- ... re-devenir

Justice est rendue à l’avocat des opposants à Cigéo
Lundi 25 juin, la juge de la détention et des libertés de Bar-le-Duc a ordonné que son matériel informatique soit restitué à Étienne Ambroselli, l’avocat de la lutte contre Cigéo. Une petite victoire après la vaste vague de perquisitions et d’arrestations du 20 juin.
Bar-le-Duc (Meuse), reportage
... https://reporterre.net/Justice-est-rend ... ts-a-Cigeo
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 28 Juin 2018, 16:34

Marche des Fiertés 2018 : appel à témoignages après la garde à vue d’un·e manifestant·e qui avait écrit ACAB dans le sable

Samedi 16 juin une personne participant à la Marche des Fiertés a été interpellée pour avoir écrit ACAB avec le sable de la place Bellecour. Accusée d’outrage, violence et rébellion, cette personne a passé 24h en garde à vue.

Samedi 16 juin, alors que le défilé de la Marche des fiertés se termine sur la place Bellecour, un participant au défilé LGBT, écrit les lettres « ACAB » avec ses pieds sur le sol de la place Bellecour. Voyant trois policiers se diriger vers lui il décide de rejoindre la foule dansant au rythme de la techno devant les enceintes d’un char. Les policiers l’interpellent violemment au milieu de la foule en le pointant avec un tazer au niveau de la tête.

Assistant à la scène de nombreuses personnes protestent et les policiers emmènent I.... dans la station de métro sous les huées. Dans la station le policier menace à nouveau I.... avec son tazer et déclare : « qu’est ce qu’il y a, t’as pas de couilles ? T’assumes pas tes conneries hein petite fiotte ? »
I.... est emmené en garde à vue pendant 24h et est accusé d’outrage, violence et rébellion. Les policiers lui refusent le droit de prévenir un proche par téléphone.

Une confrontation devant un officier de la police judiciaire est organisée. Lors de cette confrontation le policier perd à nouveau son sang froid. L’avocat d’I...., scandalisé par l’agressivité du policier, rédige un mémoire dénonçant le comportement et les propos du policier pendant la confrontation.

I.... souhaite aujourd’hui porter plainte contre le policier. De nombreuses personnes étaient présentes lors de l’interpellation. Si vous avez été témoin, que vous avez vu, entendu et/ou filmé ce qui s’est passé, merci de nous contacter à l’adresse suivante : lamarmite(at)riseup.

Merci aussi de faire tourner ce message !

Face à la police, ne cédons pas, organisons nous !


https://rebellyon.info/Un-policier-insu ... e-de-19390
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 28 Juin 2018, 17:59

Opposition au projet Cigeo à Bure, une justice instrumentalisée

Communiqué LDH

A la suite de la vague d’interpellations d’opposants au projet Centre industriel de stockage géologique (CIGEO) d’enfouissement des déchets radioactifs à Bure, de très nombreuses associations ainsi que les instances ordinales se sont émues d’une nouvelle réaction judiciaire inappropriée.

Après les interpellations des lycéens et étudiants au lycée Arago, ce sont dorénavant les avocats qui sont visés, dans le cadre de leur défense d’opposants politiques. Ainsi, Etienne A., avocat au barreau de Paris, a été interpellé et perquisitionné sur commission rogatoire du juge d’instruction Kevin L. Il est important de préciser que les faits qui lui sont reprochés s’apparentent à des prétextes judiciaires en vue de freiner l’ampleur du combat judiciaire qu’il mène. Son placement sous statut de témoin assisté confirme l’inanité des éléments à charge. Par ailleurs, les perquisitions et saisie de son matériel professionnel n’ont d’autre objectif que de violer judiciairement le principe du secret des correspondances entre un avocat et ses clients.

De telles mesures s’inscrivent dans la ligne tenue par le ministère de l’Intérieur dont l’objectif affiché est de fragiliser toute contestation. La LDH appelle à ce que cette stratégie d’instrumentalisation de l’appareil judiciaire à des fins d’intimidation des contestations politiques cesse, dès à présent.


https://www.ldh-france.org/opposition-a ... entalisee/
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 28 Juin 2018, 21:25

Répression

La perquisition qui a visé l’avocat des militants anti-nucléaire de Bure jugée illégale

Le 20 juin dernier, la police lançait une nouvelle vague de perquisitions et d’arrestations à l’encontre des activistes qui s’opposent au projet d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo à Bure. Cette nouvelle série d’interpellations s’inscrit dans une enquête pour « association de malfaiteurs » pour des faits de dégradations datant de 2017. Des perquisitions avaient déjà été menées dans cette enquête en septembre dernier.

Cette fois-ci, la gendarmerie a procédé à quatorze perquisitions. Dix personnes ont été placées en garde à vue, dont un des avocats des militants antinucléaire de Bure (lire notre article). Celui-ci avait vu son domicile perquisitionné. L’ensemble de son matériel informatique, soit deux ordinateurs portables, une tablette, un téléphone, trois disques durs externes, et huit clés USB y ont été saisis.

Une saisie abusive aux yeux du juge des libertés et de la détention du tribunal de Bar-le-Duc, qui a ordonné le lundi 25 juin la restitution immédiate à l’avocat de l’ensemble des objets emportés par les policiers cinq jours plus tôt, ainsi que la destruction du procès verbal de mise sous scellés et l’annulation de toute référence à ces objets saisis au domicile de l’avocat qui pourraient figurer dans la procédure. « Cette saisie indistincte de l’ensemble du matériel informatique utilisé par un avocat dans le cadre de son activité professionnelle, sans que soit rapportée la preuve à ce stade qu’il est susceptible de contenir des éléments en lien avec les infractions dont la preuve est recherchée, infractions qui datent au demeurant d’août 2017, porte un atteinte injustifiée et démesurée au libre exercice de la profession d’avocat », écrit le juge dans son ordonnance.

... https://www.bastamag.net/La-perquisitio ... Bure-jugee
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 30 Juin 2018, 01:48

Procès de Greenpeace : la justice fait le lien entre militantisme et terrorisme

Des militants de l’association Greenpeace ont été condamnés à des peines de sursis ce jeudi 28 juin pour une intrusion non violente dans une centrale nucléaire. Arguant du « contexte terroriste », le procureur avait requis de la prison ferme, comme lors du procès fin février d’une précédente intrusion.

... https://reporterre.net/Proces-de-Greenp ... terrorisme
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 01 Juil 2018, 22:03

[Nantes] Encore des procès

le mardi 3 juillet 2018 à 14h, Tribunal de Nantes

Encooore des procès

Le 3 juillet 2018, ya deux camarades qui passent en procès à 14h, après avoir été arrêté l'un sur la ZAD et l'autre pendant la manif du 14 avril.

On en profite pour dire que ya encore plein de procès liés aux expulsions sur la ZAD et aux manifestations du printemps à Nantes: en août, en septembre, en octobre, et même certains qui sont programmés en 2019!

Contre les différentes formes de répressions et le monde qui va avec


https://nantes.indymedia.org/events/42025
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede Pïérô » 02 Juil 2018, 12:22

Bure : « On cherche à nous terroriser »

Lundi 25 juin, la justice a ordonné la restitution immédiate du matériel saisi par la police chez l’avocat des opposants au projet d’enfouissement de déchets nucléaires, Cigéo. Étienne Ambroselli, inscrit au barreau de Paris, défenseur de plusieurs militants de Bure (Meuse), avait vu son domicile-bureau perquisitionné par la police mercredi 20 juin dans le cadre d’une instruction pour association de malfaiteurs. Les gendarmes lui reprochent d’avoir été présent lors d’une manifestation non déclarée à Bure le 15 août 2017 et d’avoir été en contact avec des personnes masquées leur jetant des pierres. Une semaine après cette rarissime procédure, notre conversation avec Étienne Ambroselli, Élodie Tuaillon Hibon, avocate au barreau de Paris, et Vanessa Codaccioni, maîtresse de conférences en science politique à Paris 8, spécialiste de justice pénale.

Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 05 Juil 2018, 00:31

Rennes
Solidarité avec les trois camarades face au syndicat Alliance

par le Collectif Contre la Criminalisation du Mouvement Social

Rassemblement le 5 juillet 2018 à 15h devant la Cité Judiciaire

Le mercredi 30 mai, à 6h30 du matin, 3 personnes ont été interpellées à leurs domiciles par un fort contingent de policiers de divers services, fusils mitrailleurs et armes de poing à la main. Directement placées en garde-à-vue, elles ont pu y apprendre le motif de leur arrestation : elles sont accusées d’avoir, lors de la manifestation pour la défense du service public du 22 mai, participé à un groupe ayant contesté aux membres du syndicat Alliance le droit de se positionner au cœur du cortège - et de leur avoir volé un drapeau. Après 28h de garde-à-vue, elles ont été placées sous contrôle judiciaire (pointage en gendarmerie toutes les 2 semaines, interdiction d’entrer en communication entre elles et obligation de se soumettre à un suivi socio-judiciaire) et convoquées pour un procès le 5 juillet avec les chefs d’inculpation suivants : outrage en réunion, entrave à la liberté de manifester en réunion (sic), et vol de bien privé (le fameux drapeau).

Face au ridicule du motif de l’interpellation, il convient de se demander si l’impressionnant déploiement policier lors de ces interpellations était bien justifié par la gravité des faits reprochés, ou s’il ne s’agirait pas plutôt d’une démonstration de force d’un corps policier toujours prêt à défendre avec virulence ses ’syndicalistes’. Pour bien comprendre ce qui se joue ici, il faut revenir à la manifestation du 22 mai, et sur le rôle du syndicat Alliance dans la répression des mouvements sociaux.

Une série de provocations assumées

Différents communiqués rappellent comment la présence et l’attitude d’Alliance à la manifestation du 22 mai a pu être vécue comme une évidente provocation. Nous retiendrons trois éléments principaux.

> Un discours politique opportuniste et corporatiste :

Le mot d’ordre de la manifestation concernait la défense du service public. Quand bien même la police constituerait un service public, il nous semble évident que ce n’est pas de la police en tant que service public qu’Alliance se fait le défenseur mais de la police en tant que corps. Les politiques d’austérité, de réorganisation néo-libérales, de gel des salaires, ou encore de privatisation progressive qui touchent les différents secteurs du service public n’ont jamais atteint de la même manière les forces de l’ordre, l’un des rares corps aux demandes duquel l’État cède : loi renseignement, inscription des pratiques de l’état d’urgence dans le droit commun, élargissement du cadre de la ’légitime défense’, armement de certaines polices municipales, augmentation des dotations, embauches massives, etc.

La présence de ce syndicat à cet endroit précis s’est rendue d’autant plus scandaleuse qu’à aucun moment Alliance n’a tenu à exprimer la moindre solidarité envers les autres secteurs en lutte. Toute leur communication se bornait à réclamer la protection de leur statut propre, ainsi que des augmentations de moyens, sans jamais s’aventurer vers la question de la défense des services publics en général, ou de certaines luttes en particulier. À aucun moment, ils n’ont remis en question l’envoi de forces de l’ordre pour casser piquets de grèves et occupations, ou l’attaque systématique des cortèges de manifestant.e.s.

> Un positionnement illégitime :

Sans discussions préalables avec l’intersyndicale - à laquelle ils n’ont jamais fait l’effort de se rendre, et sans égards pour des syndicalistes en lutte, Alliance est passé devant l’UNSA et Solidaires pour venir se placer derrière FO. Non contents de cela, ils ont de plus bouché avec leur camion l’accès au guichet mobile des factrices et facteurs en grève, qui terminaient une lutte exemplaire de 4 mois et comptaient se rendre visibles une dernière fois pour partager leur expérience et récolter du soutien.

Voir ainsi un syndicat corporatiste agir à l’encontre de celles et ceux qui luttent au quotidien, sans le moindre égard envers leurs revendications ou leurs moyens d’expression a été vécu par de nombreuses personnes comme une intolérable provocation.

> Une attitude violente :

Lorsque de nombreuses personnes ont réagi à ces provocations en leur intimant fermement de rejoindre la queue du cortège, les membres d’Alliance ont répondu par le mépris, puis par la violence. Plutôt que de prendre avec humilité les critiques qui leur étaient adressées et de rejoindre la place qui leur était assignée dans la manifestation, ils ont refusé d’obtempérer et ont à plusieurs reprises répondu par les coups (de poing, de pied ou du manche en bois de leur banderole) aux reproches qui leur étaient faits. Rien d’étonnant, donc, à ce que la foule ait entrepris de les repousser à la fin de la manifestation, sans pour autant la moindre violence, et armée de sa seule détermination.

Alliance, ennemi déclaré du mouvement social

L’attitude d’Alliance au cours de la manifestation est cohérente avec le rôle que ce syndicat joue dans, ou plutôt contre, le mouvement social. Leur positionnement politique, ancré très à droite, en a fait depuis longtemps un ennemi déclaré des mouvements sociaux et des classes défavorisées. Au niveau national, leurs interventions se résument à deux revendications principales. La première est l’augmentation perpétuelle des moyens pour les forces de l’ordre : plus d’embauches, plus de matériel, plus de primes, moins de contrôle sur l’exercice de leur fonction... La seconde est la défense systématique des policiers, en jouant sur la corde de la ’haine anti-flics’. Ainsi, lorsque des policiers se portent partie civile, Alliance réclame nécessairement une sévérité exemplaire à l’encontre des prévenu.es et un alourdissement des peines. A l’inverse, à chaque fois que des policiers sont inquiétés pour des faits de violence ou d’homicides, en particulier envers les personnes non-blanches, Alliance organise rassemblements et comités de soutien, réclame la relaxe au nom de la légitime défense et attaque les plaignant.es et leurs familles pour diffamation.

À Rennes, ils se sont illustrés à plusieurs reprises, notamment en défendant leurs collègues de la BAC ayant abattu Babacar Gueye en décembre 2015, en appelant à venir soutenir leurs collègues auditionnés par l’IGPN suite à l’éborgnement d’un manifestant en mai 2016, ou encore récemment en faisant pression lorsqu’un syndicaliste était jugé en mars 2018 pour diffamation, pour avoir attribué à la CDI la responsabilité de cet éborgnement.

Le syndicat Alliance s’est toujours positionné contre les mouvements sociaux, en organisant et en favorisant la collusion entre les policiers et l’extrême-droite. Ainsi, au plein cœur du mouvement contre la Loi Travail, ils organisent à Paris un très provocateur rassemblement ’contre la haine anti-flics’, au premier rang duquel sont invités Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen. Ils ont aussi notamment soutenu de manière tacite les manifestations ’spontanées’ de policiers d’octobre et novembre 2016, où des policiers cagoulés, porteurs de leur arme de service et pilotés par l’extrême-droite défilaient et bloquaient des axes routiers.

Enfin, ils se trouvent souvent aux avants-postes de la répression du mouvement social, au besoin en organisant une pression directe sur les services de l’État ou sur des acteurs du mouvement social. Ainsi, ils réclament - et obtiennent - régulièrement l’interdiction de manifestations ainsi que l’augmentation de ’l’encadrement’ de ces dernières. Ils favorisent les violences policières en offrant une protection systématique à ceux qui s’y livrent, dans le cadre des manifestations ou du contrôle social des quartiers populaires, et pèsent en faveur de l’alourdissement des sanctions judiciaires à l’encontre de celles et ceux qui tentent de s’y opposer. Enfin, ils vont jusqu’à menacer directement différentes actrices et acteurs du mouvement social, que ce soit en réclamant la ’dissolution des groupes d’ultra-gauche’, en attaquant les collectifs de soutien aux victimes de violences policières (par exemple, le collectif Urgence Notre Police Assassine a vu sa page facebook fermée sous la pression) ou, encore très récemment, en organisant un rassemblement devant le siège parisien de la France Insoumise en représailles au fait que cette dernière ait soutenu un collectif d’Aulnay-sous-Bois, la Révolution est en marche, lorsque celui-ci dénonçait la responsabilité d’Alliance dans les violences policières.

Riposte et solidarité

Le Collectif Contre la Criminalisation du Mouvement Social s’est monté à Rennes en mai 2016 pour défendre le mouvement social des attaques policières et judiciaires dont il était la cible permanente. Deux ans après sa fondation, nous constatons que rien n’a changé. Alors que sous la présidence d’Emmanuel Macron, les réformes anti-sociales se multiplient et qu’on nous impose l’adaptation à un ordre néo-libéral à marche forcée, les tentatives de résistance se heurtent de manière systématique à une répression brutale. Depuis 2 ans, il n’est plus possible de manifester dans le centre-ville, et quand il est encore possible de manifester dans le cadre étroit accordé par la préfecture, c’est sous la pression constamment augmentée des forces de l’ordre, qui viennent provoquer les cortèges de plus en plus près. À titre d’exemple, le 1er mai dernier, le cortège étudiant s’est fait à plusieurs reprises attaquer sans sommation, occasionnant de nombreuses blessures, tandis que le cortège syndical était empêché d’avancer, et l’on ne compte plus les occupations et blocages des étudiant.es, factrices et facteurs ou routier.es qui ont été délogé.es par la force. Au lycée Jean Macé, c’est une AG de lycéen.nes à l’intérieur de l’établissement qui a été attaquée par la police. Alors même que le mouvement social doit se battre en permanence pour garantir sa liberté d’action et de manifestation face aux multiples obstacles que la préfecture dresse devant lui, nous trouverions drôle, si ce n’était pas désolant, que ce soient 3 manifestantes qui soient accusées d’entrave à liberté de manifester. La liberté de manifester n’a jamais été défendue par Alliance que lorsqu’il s’agissait de la sienne propre, et ce syndicat se retrouve en première ligne pour demander la suppression de celle du mouvement social. Alliance a toujours été un ennemi déclaré du mouvement social, et nous considérerons toujours comme choquant le fait qu’ils s’arrogent une place centrale au sein des manifestations pour défendre leurs revendications corporatistes.

Il s’agit maintenant pour tout membre conséquent du mouvement social de prendre acte de la situation et d’organiser la riposte. Si nous voulons pouvoir continuer à faire front contre les multiples attaques qui nous sont portées par le gouvernement, nous devrons défendre farouchement nos espaces d’action et d’organisation. Cela passe par l’élaboration d’une intelligence et de stratégies communes, et en premier lieu par une solidarité de tou.tes avec tou.tes.

Dans ce cas précis, cela consiste à nous solidariser politiquement, matériellement et financièrement avec les 3 inculpées, et à appeler le plus largement possible au rassemblement de soutien au moment de leur procès, le 5 juillet 2018 à 15h devant la Cité Judiciaire.

Pour signer ce texte, une adresse : cccms@riseup.net

Cagnotte de soutien aux inculpées : https://www.cotizup.com/pour-elles

Les signataires : (mise à jour le 2 juillet 2018)
Collectif de lutte Contre la Criminalisation du Mouvement Social
Alternative Libertaire Rennes
ATTAC Rennes
Assemblée Générale Interprofessionnelle - AGI
Assemblée des Blessés des Familles et des Collectifs contre les violences policières
Coordination des Précaires de l’éducation
Collectif Justice et Vérité pour Babacar
Comité vérité et justice pour Lamine Dieng
Collectif des facteurs en grève du 35
Collectif Vies Volées
CNT 35
Désarmons-les !
Dispac’h
Europe Écologie Les Verts – EELV Bretagne
Gauche Indépendantiste - Breizhistance
Groupe la sociale de la Fédération Anarchiste de Rennes
Jeunes Écolos de Rennes
Maison de la Grève
NPA Rennes
PG 35, Jean Paul Tyal et Yannick Legargasson – élus municipaux au PG
SLB
Solidaires 35
Solidaires EtudiantEs Rennes
Sud Rail 35
Sud Santé Sociaux 35


http://rennes-info.org/Solidarite-avec-les-trois,8844
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 05 Juil 2018, 17:08

Rennes : trois manifestantes jugées pour avoir entravé la liberté de manifester du syndicat de police Alliance

« Ne pensez-vous pas que les policiers avaient plus le droit que vous de manifester ? »

Le 5 juillet prochain trois jeunes femmes comparaitront devant le tribunal de Rennes pour répondre des accusations de vol de bien appartenant à autrui et d’entrave aggravée concertée de l’exercice de la liberté d’expression, de réunion ou de manifestation. Dans les faits, la justice leur reproche d’avoir contesté la présence du syndicat de police Alliance (classé à droite et à l’extrême-droite) dans le cortège de la manifestation pour la défense du service public du 22 mai dernier à Rennes. Un drapeau du syndicat controversé aurait aussi été dérobé. Arrêtées le 30 mai dernier à 6h30 du matin par toute une armada de policiers, fusils mitrailleur et armes de poings à la main, elles ont passé 28 heures en garde à vue et sont depuis astreintes à un contrôle judiciaire stricte. Un rassemblement est annoncé au tribunal ce 5 juillet, en attendant, notre juriste s’est penchée sur cette affaire singulière qui mêle liberté syndicale, corporatisme policier et un usage foisonnant du Droit.

... https://lundi.am/Rennes-trois-manifesta ... manifester
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Re: la justice fait payer le mouvement social en silence (?)

Messagede bipbip » 09 Juil 2018, 18:01

Rennes
Récit de l’audience de l’affaire Alliance

Trois camarades comparaissaient le 5 juillet pour entrave à la liberté de manifester, outrages et vol de drapeau contre la syndicat Alliance lors de la manifestation pour la défense du service public du 22 mai.

Procès politique or not ? Telle est la question posée dès le début de l’audience par un avocat de la défense contestant la procédure de comparution sous procès-verbal avec contrôle judiciaire pour les délits politiques.

Après délibéré, la présidente décide de joindre l’incident au fond, c’est-à-dire qu’elle jugera de la forme avec le fond. Suspens donc sur le fait que le délit d’entrave soit maintenu ou non.

Dehors, plus d’une centaine de personnes sont venues soutenir, avec prises de paroles, jus de pommes, cookies, etc.

L’audience commence avec l’audition des 3 camarades.
La juge, très professionnelle, pose les mêmes questions aux 3 inculpées : Avec qui êtes-vous venues à la manifestation ? Avec quel mot d’ordre, sous quelle bannière ? Etiez-vous concernées par la manifestation ? Vous rappelez-vous les slogans ? ça vous paraissait tellement important l’ordre de la manif’ ? Saviez-vous que c’étaient des fonctionnaires de police ? Vous n’étiez pas chargés de l’ordre de la manifestation ?

La projection de la vidéo de la manifestation fut un "grand moment judiciaire", de l’aveu même de la présidente. Après un premier essai, sans le son, la cour s’est retrouvée autour d’un petit ordinateur portable, à visionner une vidéo tremblotante.

Autre grand moment du procès : quand les avocat·es de la partie civile ont défendu le corps policier, minorité opprimée en France, sans cesse attaquée, ne pouvant plus s’exprimer, victimes d’amalgames odieux. L’avocat traditionnel des keufs a même fini par fondre en larmes à propos du suicide d’un policier cette semaine au commissariat central de Rennes. Grand moment de théâtre !
On aurait tou·tes besoin de policiers, si on se fait agresser, voler, violer...

Il faut souligner enfin le pire moment de la plaidoirie de l’avocat d’Alliance, à propos des propos "Babacar, on n’oublie pas, on pardonne pas" : "vous savez comme c’est dur de tuer quelqu’un, de porter cette même arme tous les jours, comme on dort mal".

La proc’ a finalement requis 4 mois avec sursis et 70h de TIG, 6 mois avec sursis et 105h de TIG, 6 mois avec sursis et 70h de TIG, plus un stage de citoyenneté et une obligation de travailler pour toutes. Les parties civiles demandent 5000€ de préjudice moral pour l’entrave, 1€ pour préjudice matériel, et 500€ pour préjudice moral pour le vol. Plus 800€ pour la keuf qui a eu 3 jours d’ITT et 500€ pour les deux autres qui n’étaient pas présents à l’audience.

Les 3 avocats de la défense ont, eux, tous plaidé la relaxe. Plaidoirie sans la présence des 2 avocat·es des parties civiles qui avaient déserté la salle d’audience et pendant que la proc scrollait sur son smartphone.
Les avocats ont plaidé la disproportion de la procédure judiciaire avec une arrestation à 6h du mat’ par une dizaine de policiers sur-armés, un contrôle juidiciaire sévère, une GAV prolongée, ...
L’outrage n’est pas caractérisé car les syndicalistes n’étaient pas en fonction. L’entrave à la liberté de manifester, si elle existe, a souligné un avocat, vient de la préfecture de Rennes et de ses interdictions de séjour jugées anti-constitutionnelles a posteriori.

Fin du procès à 22h. L’audience aura duré plus de 4h et demi...
Le délibéré sera rendu le 17 septembre.


https://expansive.info/Recit-de-l-audie ... iance-1100
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