Mouvement ouvrier

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Messagede bipbip » 02 Sep 2018, 20:11

Les révolutionnaires dans années 1930

Durant les années 1930, les gauchistes français débattent sur les perspectives révolutionnaires dans un contexte marqué par une montée des luttes ouvrières.

La période de l’entre-deux guerres reste particulièrement agitée. Les années 1930 se caractérisent par la crise économique, la montée du fascisme et l’imminence de la guerre. Les révoltes ouvrières de 1936 incarnent également le renouveau d’une contestation sociale.

Durant cette période, des militants gauchistes proposent des analyses percutantes sur la situation et ses perspectives. Ces militants se situent à la gauche du Parti communiste et du Parti socialiste, considérés comme opportunistes et contre-révolutionnaires. Ces gauchistes peuvent se référer au marxisme-léninisme, mais aussi à l’anarchisme, au syndicalisme révolutionnaire encore au luxemburgisme.

Le journaliste Jean Rabaut propose une histoire de cette période, qu’il a lui-même vécu, dans le livre Tout est possible !

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Diversité de l’opposition de gauche

Après la révolution russe, une opposition de gauche émerge face au stalinisme. Boris Souvarine, un ami de Léon Trotski, critique la bolchevisation du premier Parti communiste. Il dénonce les nominations par en haut et sans contrôle de la base, l’étouffement de la critique, l’autosatisfaction permanente, les mots d’ordre démagogiques. Mais son cercle démocratique regroupe surtout quelques intellectuels déconnectés des luttes sociales. Maurice Paz tente d’animer une opposition à l’intérieur du Parti communiste. Son groupe, Contre le courant, regroupe des ouvriers militants et des syndicalistes.

L’opposition s’exprime également à travers le syndicalisme révolutionnaire. Pierre Monatte et Alfred Rosmer fondent la revue La Révolution prolétarienne. Ils défendent l’unité syndicale. Ils estiment que ces organisations doivent reposer sur un esprit de classe pour permettre une action commune contre l’Etat et le patronat. Pierre Naville participe à la revue Clarté, qui regroupe des communistes et des surréalistes. La revue Lutte de classes affirme des idées proches de celles de Trotski.

L’opposition de gauche ne parvient pas à se rassembler. Trotski estime que le débat et la critique ne doivent pas s’exprimer pour éviter de nuire à la structuration de l’opposition. Il reste attaché au modèle de la discipline bolchevique. Ensuite, Trotski estime qu’il est indispensable de défendre l’URSS, malgré les critiques. Selon lui, c’est un bloc qui menace la domination des démocraties capitalistes.

Les syndicalistes révolutionnaires s’opposent également à Trotski qui estime que le syndicat doit se soumettre au parti politique. L’objectif des trotskistes de la Ligue communiste reste la conquête du pouvoir d’Etat. Les trotskistes restent divisés sur leur intervention dans les syndicats. Pour Raymond Molinier, il faut créer des fractions politiques à l’intérieur des syndicats. Au contraire, Alfred Rosmer propose un regroupement large sur une base de classe et de pratique de lutte, plutôt que sur une idéologie. En 1930, Alfred Rosmer quitte la Ligue qui se recroqueville sur une orthodoxie trotskiste.

D’autres courants, plus minoritaires encore, composent l’opposition de gauche. Le courant d’Amadeo Bordigua dénonce la dérive de la révolution russe après la mort de Lénine. Ils critiquent également Trotski, considéré comme un opportuniste qui n’ose pas attaquer directement l’URSS. Les bordiguistes restent attachés à la pureté du dogme léniniste.

La revue Spartacus se rapproche du communisme de conseils. Elle ne pense pas que des syndicats, structurellement réformistes et attachés à l’aménagement du capitaliste, peuvent permettre une révolution. Ce sont les conseils ouvriers et les organisations d’usine qui doivent liquider le capitalisme et l’Etat bureaucratique.

Trotski reste longtemps attaché à la stratégie de « redressement » de l’Internationale Communiste. Les trotskistes doivent influencer les communistes pour les faire évoluer vers leurs positions. Mais Staline ne voit pas le danger du nazisme en Allemagne. Les trotskistes comprennent que l’unité du mouvement ouvrier face au fascisme devient impossible. Trotski veut alors créer une nouvelle Internationale qui ne subisse pas les impuretés du stalinisme.

Gauche du parti socialiste et Front populaire

L’opposition de gauche émerge également au Parti socialiste. C’est autour de Marceau Pivert que se regroupent les révolutionnaires de la SFIO. Ils insistent sur l’unité de la classe ouvrière pour lutter contre le fascisme. La revue Masses illustre cette sensibilité. Grâce à René Lefeuvre, elle s’éloigne du bolchevisme et développe une critique de la bureaucratie. Ces militants interviennent dans la SFIO, un parti de masse qui peut se radicaliser.

Les trotskistes adhèrent également à la SFIO. Ils proposent un programme de transition qui évoque la nationalisation des banques, mais pas la décolonisation de l’Algérie. Surtout, ce programme reste confidentiel et connu uniquement par quelques trotskistes. Cette stratégie enferme le trotskisme dans une niche minoritaire. Ces bolcheviks-léninistes apparaissent, pour les quelques personnes qui les connaissent, comme des « donneurs de conseils, étrangers à la lutte réelle des masses ».

Les syndicalistes révolutionnaires sont particulièrement présents dans la CGTU et la Fédération de l’enseignement. Ils estiment que ce sont les syndicats qui doivent remplacer l’Etat. Mais cette position semble idéaliser le syndicalisme. « Les ouvriers n’ont pas le pouvoir dans leurs propres syndicats, ils sont aux mains des bonzes, qui n’ont pourtant d’autres moyens de domination que leurs fonctions bureaucratiques », souligne Simone Weil. Confier l’armée, la police et toute la machine d’Etat aux bureaucrates ne semble pas une bonne idée. Simone Weil ironise sur ce « stalinisme syndical ».

Marceau Pivert défend les trotskistes face aux menaces d’exclusion de la SFIO. Néanmoins, il considère que les trotskistes doivent abandonner leur folklore bolchevik pour s’intégrer à la culture démocratique du parti avec le débat contradictoire et l’expression de tendances. Les trotskistes veulent avant tout rallier les socialistes à leur idéologie. Marceau Pivert estime que les révolutionnaires doivent accompagner les masses ouvrières qui peuvent évoluer, modifier leur tactique et leur perspective. Marceau Pivert fonde le courant de la Gauche Révolutionnaire, qui comprend notamment La Bataille socialiste et le groupe de René Lefeuvre.

Le Front populaire propose un programme de gouvernement rédigé par les socialistes, les communistes et les radicaux. Les mesures ne sont pas très ambitieuses. Rien ne concerne la colonisation, ni la réduction de la semaine de travail, ni les nationalisations. Marceau Pivert considère ce programme très modéré. Les révolutionnaires appellent inlassablement à une grève générale insurrectionnelle.

Une grande vague de grève se déclenche après l’élection du Front populaire en 1936. Mais les trotskistes et les minorités gauchistes, peu implantées dans la classe ouvrière, ne sont pas à l’origine de cette révolte. « Non, ce sont les inorganisés qui ont déterminé l’explosion », souligne Jean Rabaut. Ce mouvement de grève apparaît largement festif et spontané. Ce ne sont pas les revendications qui guident cette lutte. Les ouvriers et ouvrières veulent simplement redresser la tête et se libérer du quotidien du travail à l’usine. La joie pure, le rire et la danse priment sur l’objectif de négocier. Cependant, si les ouvriers font grève, ils ne prennent pas en main la lutte. Ils délèguent aux militants le soin de rédiger des revendications. Néanmoins, cette révolte a permis d’imposer une diminution du temps de travail et des congés payés.

Révolution libertaire en Espagne

En Espagne, un putsch militaire menace la République. Un gouvernement de Front populaire comprend des partis de gauche bourgeois. Mais il est soutenu par le mouvement ouvrier. Il a été élu grâce aux anarchistes qui ont abandonné leur abstentionnisme. Mais ce sont les ouvriers eux-mêmes qui devancent les promesses du gouvernement. Ils ouvrent les portes des prisons et occupent les terres. Ils combattent également les fascistes alors que le gouvernement reste passif. La principale force politique reste les anarchistes de la FAI qui dirigent le syndicat de la CNT. Le Parti ouvrier d’unification marxiste (POUM) semble proche de la Gauche révolutionnaire française.

Les révolutionnaires français combattent en Espagne aux côtés des anarchistes, à l’image de Simone Weil ou du poète Benjamin Péret. Ils sont plutôt proches du marxisme et se méfient d’un anarchisme français qui rejette la lutte des classes. Mais l’anarchisme espagnol, incarné par Buenaventura Durruti, est au cœur de la lutte.

L’anarchisme français reste tourné vers l’individualisme plutôt que vers l’action collective. Louis Lecoin valorise l’objection de conscience. Il estime que la gloire de l’anarchisme est liée à des gestes individuels. Au contraire, des communistes libertaires s’appuient sur le mouvement ouvrier. Ils participent à la CGT ou à la CGTU. Les anarchistes devenus permanents s’attachent à la rotation des mandats. Même si certains anarchistes ne se distinguent pas des autres fonctionnaires syndicaux. D’autres libertaires ont préféré créer une centrale distincte : La CGT syndicaliste révolutionnaire (CGT-SR). Mais cette petite organisation n’a jamais déclenché de grève importante. Surtout, ces anarchistes défendent la morale du travail.

Le mouvement ouvrier subit une nouvelle défaite en Espagne. En France, l’Union anarchiste se divise entre traditionalistes et novateurs. La critique des anarchistes de gouvernement est mal perçue par les traditionalistes qui veulent maintenir l’unité de l’anarchisme. Les novateurs sont minoritaires. Ils dénoncent un mouvement anarchiste réduit à un libéralisme flou qui tente de rassembler le prolétariat et les classes moyennes. Ils critiquent également les mœurs autoritaires et centralistes. L’anarchisme français n’a pas su saisir l’élan de la lutte des classes après les révoltes sociales de 1936.

L’opposition de gauche semble éclatée après le mouvement de 1936. La combativité ouvrière faiblit. Marceau Pivert fonde le Parti socialiste ouvrier et paysan (PSOP). Son groupe sort de la SFIO pour protester contre la politique du Front populaire. Mais le PSOP reste un petit groupe minoritaire qui tend à s’isoler. Le PSOP reste attaché à la critique de la bureaucratie et du stalinisme. Il valorise un socialisme démocratique.

Des ouvriers révolutionnaires s'organisent autour de la revue Le Réveil syndicaliste. Ce groupe reste attaché à la lutte des classes, plutôt qu’à une identité idéologique. Ils refusent la tutelle des partis et critiquent les directions syndicales. « L’important et l’inédit, c’est que ce regroupement n’est pas né d’une fraction politique cherchant dans les syndicats des bouches d’air, mais de la volonté de prolétaires liée à la vie quotidienne de leurs frères de classe, et expérimentés dans les luttes », observe Jean Rabaut. Ce Cercle syndicaliste multiplie les cercles de base, mais reste réduit à 5000 membres.

Les trotskistes veulent fonder une IVe Internationale.Trotski affirme son dogme marxiste-léniniste dans sa brochure Leur morale et la notre. Il estime que la fin justifie les moyens. Les mensonges et les manipulations peuvent être utilisés pour servir une cause supérieure. Il prend même l’ordre des jésuites pour modèle. Victor Serge lui répond dans la revue Masses. Il estime que la révolution russe a commis des erreurs. Dès qu’un problème se pose, les dirigeants bolcheviks manquent d’audace révolutionnaire. Ils cherchent les solutions aux problèmes dans la contrainte gouvernementale plutôt que dans la liberté des masses.

Les trotskistes entrent au PSOP. Mais ils restent perçus comme une fraction par les autres militants. René Lefeuvre leur reproche d’être des staliniens d’opposition. Ils utilisent les mêmes méthodes et pratiques autoritaires. Les trotskistes donnent des leçons et se posent en supériorité. Ils ne cherchent pas à comprendre les dynamiques de lutte et le mouvement autonome de la classe ouvrière.

Gauchistes et milieu militant

Le livre de Jean Rabaut permet de se plonger dans ce gauchisme des années 1930. Le journaliste qui est aussi un acteur de ce mouvement entend faire œuvre de transmission. Il présente de manière critique ce milieu révolutionnaire pour comprendre ses limites et les erreurs à ne pas reproduire. Mais le livre de Jean Rabaut permet aussi de découvrir la richesse des débats de cette époque. Les différents courants peuvent dialoguer et polémiquer sur des questions essentielles.

Les marxistes-léninistes, notamment les trotskistes, s’opposent aux courants les plus libertaires des syndicalistes révolutionnaires et des luxemburgistes. Les trotskistes insistent sur la pureté idéologique. Ils veulent construire un parti qui repose sur un dogme et un programme précis. Les luxemburgistes privilégient au contraire des regroupements sur une base de classe. Ce sont les pratiques de lutte, et l’auto-organisation dans les grèves, qui doivent primer sur l’idéologie. Ensuite, les trotskistes et les syndicalistes révolutionnaires insistent sur l’importance de construire une organisation. Les luxemburgistes s’appuient davantage sur les révoltes spontanées. Ces débats restent toujours pertinents.

L’approche idéologique valorisée par les trotskistes les conduit à la marginalité. Ils aiment se vivre comme des minoritaires à contre-courant. Mais ils sont surtout à contre-courant des luttes et des mouvements sociaux. Ces militants bolcheviks restent déconnectés de la réalité vécue par la classe ouvrière. Ils sont souvent issus de la petite bourgeoisie intellectuelle ou de l’aristocratie ouvrière. Ils sont majoritairement enseignants, mais aussi correcteurs ou ouvriers du livre. Surtout, les trotskistes refusent de partir des réalités concrètes, du quotidien dans les entreprises, des résistances sociales. Ils préfèrent proclamer une idéologie déconnectée de la réalité de la lutte des classes et s’enfermer dans un purisme.

Jean Rabaut évoque trop peu le rapport des gauchistes aux révoltes sociales de 1936, pourtant révélateur. Il consacre une large partie à 1936. Les gauchistes y trouvent leurs repères. La révolte est encadrée par des organisations comme la CNT ou le POUM. Ils s’intéressent d’ailleurs assez peu à la dynamique spontanée déclenchée à la base par les ouvriers et les paysans. Les occupations de terre et d’usine ne proviennent d’aucun syndicat ou parti. Les gauchistes préfèrent débattre des orientations idéologiques de la CNT.

En revanche, les gauchistes ne comprennent pas le mouvement de 1936 en France. Les trotskistes, mais aussi les syndicalistes révolutionnaires, méprisent une révolte spontanée qui ne proclame aucune revendication. Les gauchistes jugent les grèves avec occupations comme peu politiques. Plutôt que de s’immerger dans le mouvement, ils préfèrent dénigrer ces ouvriers qui n’ont pas adhérer à leur organisation auparavant.

Néanmoins, les luxemburgistes comme Daniel Guérin ou René Lefeuvre restent ouverts aux révoltes spontanées. La révolution sociale ne peut pas provenir d’une poignée de militants gauchistes qui se prennent pour une avant-garde. Ce sont les pratiques de lutte et les grèves, en dehors de l’encadrement syndical, qui permettent d’ouvrir des perspectives nouvelles. Ce ne sont pas les organisations qui construisent les luttes, mais les luttes qui peuvent construire une organisation nouvelle. Ce ne sont pas les partis et les syndicats mais les luttes autonomes qui dessinent des perspectives émancipatrices.


Source : Jean Rabaut, Tout est possible ! Les gauchistes français, 1929-1944 http://www.editionslibertalia.com/catal ... t-possible, Libertalia, 2018 (Denoël, 1974)

Extrait https://bataillesocialiste.wordpress.co ... rier-1937/ publié sur le site La bataille socialiste


http://www.zones-subversives.com/2018/0 ... -1930.html
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Re: Mouvement ouvrier

Messagede Lila » 02 Sep 2018, 23:05

Permettre que les voix des dominé·es soient enfin audibles

« Le 17 mars 1979, Radio Lorraine cœur d’acier (LCA), « radio de lutte » de la CGT, émet pour la première fois sur les ondes, en toute clandestinité bien qu’au vu et au su de tout le monde, depuis un studio installé dans l’ancien hôtel de ville de Longwy et à l’aide d’une antenne fixée sur le toit de l’église »

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Depuis fin 1978, des populations du bassin industriel sont mobilisées pour la défense de l’emploi et/ou de la sidérurgie ; depuis 1977 un mouvement en faveur de l’abolition du monopole d’Etat sur la diffusion se développe…

Une radio, quinze mois d’émission…

« Au départ, c’est bien de la radio que je veux faire l’histoire, parce qu’elle s’inscrit à un point de bascule économique (le démantèlement de la sidérurgie), social (le début du déclin du mouvement ouvrier) et politique (à la veille de l’alternance), à la convergence de crises multiples, et qu’elle est peut-être, pour ces raisons, à même de livrer des clés pour analyser en historien la période qui a suivi ». La perspective se modifie avec la consultation des archives, dont les archives sonores donnant « un accès direct et instantané à la parole de militant et d’anonymes »

Dans son introduction, Ingrid Hayes aborde, entre autres, la part de la mythification des réalités sociales, les multiples acteurs et actrices, les codes et les hiérarchies dans la prise de parole, « la dimension complexe des relations entre émancipation et domination », l’ébranlement des organisations « traditionnelles » et de leurs fonctionnements, les décalages entre les « réels » et ses représentations, la « manière dont la « classe ouvrière n’est plus ce qu’elle n’a jamais été » »…

L’autrice décrit le « baston ouvrier », son histoire qui « se confond avec l’histoire de l’immigration », la construction des hiérarchies professionnelles, la « mono-activité » et la sous-traitance industrielle, les restructurations brutales, les oppressions « directes et indirectes », ce qui unit et ce qui divise…

« Il s’agit ici de saisir les acteurs de l’expérience singulière d’une radio lancée dans une région ouvrière à l’heure critique de sa désindustrialisation », d’analyser les pratiques, les impacts sur les structures militantes, les engagements, les dimensions culturelles dans leur complexité et leurs contradictions.



Sommaire :

Première partie – Vie et mort d’une expérience inédite

Chapitre 1 – LCA, radio libre ou radio syndicale ?

La rencontre entre mouvement syndical et mouvement des radios libres (Des filiations entrecroisées ; Le débat autour du monopole d’État sur la radiodiffusion)

Un mouvement de son temps ? (Quinze années de crise ; Après la lutte, la radio ?; Un répertoire d’action multiforme)

Le saut dans l’inconnu

Chapitre 2 – Un équilibre précaire

Le projet initial

L’invention d’un mode de fonctionnement (Une antenne ouverte, en direct ; La responsabilité et le suivi)

La radio en débat à l’antenne (Une identité malléable ; Les journalistes entre engagement politique et spécificité professionnelle ; La lancinante question du financement ; Derrière le fonctionnement : l’orientation en débat)

Chapitre 3 – La reprise en main

Une reprise en main venue de loin ?

Sa justification (Un bilan critique de la radio ; Les arguments liés au coût et aux difficultés techniques ; Un problème politique)

Sa mise en oeuvre (Printemps 1980 : instrumentalisation de la question financière ; Préparation du congrès ; Le redémarrage de LCA en novembre 1980 : la CGT réaffirme son autorité)

Des réactions contrastées (Des « Amis de LCA » critiques mais impuissants ; Approuver, contester ou se taire)

Deuxième partie – Valeurs en héritage, valeurs en pratique

Chapitre 4 – L’émergence d’un collectif militant

Quelle place pour la composante ouvrière ?

L’accès à la parole

Les éléments d’une vision du monde commune (La mémoire de la seconde guerre mondiale ; Les rapports de force mondiaux et nationaux : une analyse paradoxale ; « L’unité », un mot d’ordre commun mais une perspective qui s’éloigne

Les référents traditionnels du milieu militant (Le travail, l’usine et les luttes ; La figure du militant ouvrier)

« L’ouverture », entre discours et pratiques (Une radio ouverte à tous ?; L’ouverture aux débats de société, entre maîtrise professionnelle et déstabilisation militante)

Chapitre 5 – La part de la controverse

Les limites de l’ouverture (L’hégémonie communiste à l’antenne ; Le débat avec la CFDT : un durcissement progressif ; La défense du PCF et les limites du débat interne)

Le « socialisme réel », une ambivalence permanente (Les journalistes : les critiques et leurs limites ; Les militants communistes locaux :défense et représentations des pays du « socialisme réel »)

L’antigauchisme, un dénominateur commun

Transgressions à l’antenne : un habitus malmené (Petites marges de manoeuvre des journalistes, Le cas particulier de l’Afghanistan)

Troisième partie – Une expérience collective à travers le prisme des dominations

Chapitre 6 – La domination symbolique et culturelle des journalistes

Une place centrale dans le dispositif (Des professionnels du micro ; L’arme de l’humour ; Modération et orthodoxie ; Le dialogue avec les enfants)

La confirmation d’une hégémonie culturelle (La culture, une affaire de spécialistes ; Hiérarchies culturelles)

Chapitre 7 – L’émancipation partielle et conflictuelle des femmes

Une émancipation conçue comme secondaire (Critique masculine du féminisme ; Les militantes à distance du féminisme)

Le sexisme ordinaire à l’antenne (Des rôles sexués ; De la beauté des femmes…)

La sphère privée dévalorisée (L’invisibilité des tâches domestiques ; Les violences faites aux femmes, entre dénonciation et relativisation ; La question de l’avortement, dramatisée et instrumentalisée à des fins partisanes)

L’engagement au féminin (Un sujet de discussion ; La place prise par les femmes ; Divisions et concurrence parmi les femmes)

Chapitre 8 – L’autonomie imposée des immigrés

Immigration et classe ouvrière, rapprochements et distance (Une nouvelle approche des causes de l’immigration ; La nationalisation du problème ; Un problème d’implantation syndicale ; L’immigration prise dans le jeu de la concurrence syndicale)

Caractéristiques et difficultés des animateurs et intervenants immigrés (Les animateurs de l’émission « La parole aux immigrés » ; La place transversale et valorisée des immigrés italiens)

Permanences et variations autour d’un rapport de domination (Xénophobie et racisme : discours et pratiques ; Femme et immigrée, au croisement des dominations)

Épilogue – Mémoires de lutte

Destins individuels et expérience collective (La parenthèse enchantée ; La rencontre ; Le bouleversement)

Une mémoire disputée (Les batailles autour de la mémoire légitime ; Variation du discours et cohérence individuelle)

Ingrid Hayes nous (re)plonge dans une époque, aux caractéristiques socio-politiques particulières et aujourd’hui très profondément modifiées. Les Trente glorieuses et une certaine structuration du « mouvement ouvrier » ont fait place à des rapports de force dégradés pour les salarié·es. Les rapports sociaux et leurs contradictions ont été reconfigurés par près de quarante ans de néolibéralisme (non sans résistance). Les forces syndicales et politiques ont, quant-à-elles, connu de profondes mutations – toujours en cours – sur fond de désyndicalisation, de destruction ou d’émiettement des collectifs de travail et d’une certaine « désaffection » partisane. Il faut néanmoins rester très attentif à ces bouillonnements souterrains qui pourraient être les préludes à d’autres formes de mobilisation ou d’organisation. La « classe ouvrière » ne fut jamais celle décrite ou analysée par certain·es. Elle était et reste divisée, suivant des lignes de sexe, de race, d’âge, d’origine, de qualification, de statut, etc., quelles que soient les définitions que nous pouvons donner à ces termes. Mais le procès même de production et reproduction du capital n’en forme pas moins un cadre de subordination qui pèse – certes inégalement – sur les un·es et les autres.

Quoiqu’il en soit, l’autrice fournit de nombreux exemples des réalités du mouvement ouvrier (et en particulier de la CGT et du PCF) et insiste, à juste titre me semble-t-il, sur les tensions que cela entrainera dans le fonctionnement quotidien de la radio, jusque dans la reprise en main bureaucratique par la direction de l’appareil syndical.

Une radio, Radio Lorraine cœur d’acier (LCA), la rencontre entre une initiative syndicale et un mouvement de libéralisation de la diffusion radiophonique. Ingrid Hayes analyse le projet, ses évolutions, son « enracinement », son fonctionnement, les responsabilités, la place du direct, la radio en débat à l’antenne, la place des journalistes « entre engagement politique et spécificité professionnelle », les problèmes de financement, et la « reprise en main ». Je souligne une des contradictions travaillée par l’autrice : « Si la population a les moyens de s’approprier la radio, cette dernière échappe de fait à la CGT, selon la conception qu’elle avait alors du contrôle à exercer : si elle n’en a pas les moyens, elle ne s’implique pas ». C’est je pense à cette aune qu’il faut apprécier la seconde partie sur le collectif militant, l’accès à la parole, les ouvertures et leurs limites, la part de controverse. L’autrice replace les « référents militants » en regard de certains éléments du contexte international de l’époque, ce qui me semble en effet incontournable. Les soutiens au « socialisme réellement existant » et aux politiques – y compris les interventions militaires extérieures – de l’URSS ne sauraient passer par profit et perte…

J’ai particulièrement apprécié la troisième partie, Une expérience collective à travers le prisme des dominations, la place d’une certaine conception de la culture et de ses hiérarchies par/pour les journalistes, l’émancipation des femmes encore et toujours pensée comme secondaire, le sexisme ordinaire, l’invisibilité des taches faites par les femmes pour les hommes dans la sphère privée, la question de l’avortement non considéré comme un « simple » droit, la place prise par des femmes, les débats au prisme « national » pour ne pas dire nationaliste des causes de l’immigration, la valorisation de certains immigrés, la xénophobie et le racisme, l’imbrication des dominations…

L’autrice aborde aussi sur les mémoires de lutte, des parcours individuels parmi celles et ceux qui animèrent la radio, les impacts sur leurs engagements, les constructions de la mémoire et de sa légitimité, les phraséologies autour de la sidérurgie…

En conclusion, Ingrid Hayes revient sur cette expérience inédite « parce qu’elle est destinée au monde ouvrier et qu’elle lui permet de s’exprimer et de se faire entendre », l’émergence de la parole des auditeurs et auditrices, la place des « groupes sociaux dominés », la conjoncture socio-économique et les éléments de crise, les dynamiques militantes, la construction de la mémoire de cette radio, les discordances des temps…

Je regrette l’utilisation de certains termes « sociologiques » aux définitions non précisées, en particulier l’usage du « symbolique » ou de ces « catégories socio-professionnelles » que certain·nes valorisent en lieu et place des rapports sociaux de classe, la réduction du secteur de l’industrie à la production « matérielle », ou le recourt à (aux) la (les) fantasmatique classe(s) moyenne(s) aux bases jamais explicitées.

L’utilisation d’un média (radio, télévision ou journal) à vocation généraliste – c’est-à-dire tourné vers le public et non vers les seul·es adhérent·es – avec les contraintes propres à ces médias et la participation de technicien·nes comme les journalistes » posent de multiples questions. Certaines émergent clairement dans l’analyse du fonctionnement de Radio Lorraine cœur d’acier.

Et au delà de l’emprise historique d’une certaine conception de la politique syndicale et de son lien avec des dimensions partisanes (liées à un parti), ces questions restent d’une grande actualité. Ne pas se laisser déposséder de sa parole est toujours un enjeux pour celles et ceux qui se mobilisent et luttent pour des revendications ou plus généralement pour les émancipations… L’« aide technique » doit toujours être interrogée en termes politiques, ses moyens encadrés par des processus de décision qui n’écartent pas les principales et principaux intéressé·es. Celles et ceux qui participent à/de cette « aide » doivent en permanence s’interroger sur leur point de vue situé. Il en est de même des historien·nes…

Reste une question, que je pose maintenant à toustes les auteurs et autrices, pourquoi ne pas utiliser une écriture plus inclusive ? – le point médian, l’accord de proximité, les historien·es, les habitant·es, les acteurs et les actrices, les militant·es, les ouvrier·es, les employé·es, pour rendre visibles les unes et les autres, les iels et toustes.

Ingrid Hayes : Radio Lorraine cœur d’acier 1979-1980

Les voix de la crise

SciencesPo Les Presses, Paris 2018, 350 pages, 27 euros

Didier Epsztajn


https://entreleslignesentrelesmots.blog ... -audibles/
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Re: Mouvement ouvrier

Messagede bipbip » 09 Sep 2018, 19:34

Le socialisme sauvage. Auto-organisation et démocratie directe.

Nantes le jeudi 13 septembre 2018
à 19:30, Librairie Vent d'Ouest, 5 place du bon Pasteur

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"Le Socialisme sauvage. Essai sur l'auto-organisation et la démocratie directe dans les luttes de 1789 à nos jours" (Editions L'échappée). Présentation et discussion avec l'auteur, Charles REEVE

Rencontre à la librairie Vent d'Ouest. A partir de 19h30. Entrée libre

"Désastre généralisé et crise de la représentation nous incitent à penser au présent le vieux principe de la démocratie directe, qui prit forme en 1789, traversa les époques révolutionnaires, pour se trouver à nouveau dans les mouvements de contestation. Le principe d'autogouvernement s'y est toujours heurté aux principes autoritaires de représentation permanente.

Les soviets des révolutions russes et les conseils de la révolution allemande des années 1920 ont été deux expressions puissantes de cette promesse pour l'avenir, et se trouvent au coeur des réflexions développées dans ce livre. Car si le dénouement de la révolution russe a glacé pour un siècle le mouvement ouvrier, liant l'idée de socialisme à celle du totalitarisme de parti unique, l'expérience, courte mais riche, de la révolution allemande s'est révélée proche des mouvements contemporains, de Mai 68 au mouvement assembléiste du 15M en Espagne, en passant par Occupy aux États-Unis et par les Printemps arabes. Les courants spontanés, autonomes et émancipateurs des mouvements sociaux ont toujours été rejetés par les chefs du socialisme avant-gardiste et qualifiés de « sauvages », car leur échappant.

Même s'il n'est pas stricto sensu une histoire du mouvement socialiste, ce livre en revisite de grands moments. Il les étudie et les discute à travers le prisme de conceptions hérétiques et « sauvages », et garde à l'esprit la perspective de l'émancipation, encore et toujours."

https://nantes.indymedia.org/events/41943
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Re: Mouvement ouvrier

Messagede bipbip » 15 Sep 2018, 15:00

Radio Lorraine coeur d'Acier, 1979-1980
Les voix de la crise

Paris mercredi 19 septembre 2018
à 19h, Bar-restaurant « Le Lieu-Dit », 6 rue Sorbier, Paris 20e

Débat avec Ingrid Hayes autour de son livre "Radio Lorraine coeur d'Acier , 1979-1980 Les voix de la crise"

Proposé par la Société Louise Michel

Le 17 mars 1979, Radio Lorraine cœur d'acier, « radio de lutte » de la CGT, émet pour la première fois, au vu et au su de tous mais en totale illégalité, depuis l'ancien hôtel de ville de Longwy, à l'aide d'une antenne fixée sur le toit de l'église. Au plus fort des mobilisations contre le démantèlement de la sidérurgie, s'y retrouvent syndicalistes, ouvriers, femmes de sidérurgistes, commerçants, immigrés, enseignants, journalistes et artistes venus de Paris. Jusqu'à ce que la CGT mette un terme brutal à l'aventure, quinze mois plus tard.

En s'ouvrant à la société locale, à ses valeurs, ses doutes, ses tensions et ses contradictions, la radio déborde largement du cadre de références cégétistes que le syndicat souhaite diffuser. Elle saisit sur le vif l'ordinaire des rapports sociaux et des modes de domination, qu'ils soient culturels, de genre ou de nationalité.

Témoignage rarissime d'une parole chichement consignée par l'histoire, ce livre singulier puise au fonds volumineux, et inexploité à ce jour, des émissions de « LCA ». Il fait revivre un temps fort de ce territoire ouvrier, un temps où se jouent des formes d'émancipation individuelle et collective, alors que brûlent les derniers feux des années 68.

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http://lelieudit.com/Debat-avec-Ingrid- ... Acier-1979
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Re: Mouvement ouvrier

Messagede bipbip » 20 Sep 2018, 17:57

1848 ! Des peuples en révolution

Paris du 21 au 23 septembre 2018
Espace « La Colonie », 128 Rue la Fayette

Le festival Secousse de l'association la Boîte à Histoire a pour vocation de faire revivre à tous des époques historiques intenses en événements et questionnements, en faisant se rencontrer la recherche historique et les publics. Pour sa 1ere édition, Secousse veut recréer le bouillonnement qui a frappé différentes parties du monde il y a 170 ans, en 1848. Au programme : escape game, tables rondes, lectures théâtrales, banquet, débats, chants.

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Vendredi 21 septembre 2018

13h30 – 15h
1848, pourquoi la révolution ? – Table ronde
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur 1848 sans jamais oser le demander ! L’occasion, pour les plus curieux, de soumettre leurs questions aux historiens spécialistes de la question. Et, pour tous les autres, de découvrir les causes de ces mouvements révolutionnaires qui, simultanément, ont embrasé en 1848 les quatre coins du monde.
avec en modérateur Emmanuel Laurentin (La Fabrique de l’Histoire, France Culture), Delphine Diaz, Emmanuel Fureix

15h30 – 16h30
L’éducation sentimentale et 1848 – Performance théâtrale
avec la Compagnie Adesso e sempre

17h00 – 17h30
Parole aux femmes ! – Débat twitter
Que ce serait-il passé si Georges Sand, Jeanne Derouin ou Eugénie Niboyet avaient eu Twitter ? C’est ce que vous découvrirez à travers un débat scénarisé sur le thème de la place des femmes, projeté en direct.
avec Mathilde Larrère (Université Paris-Est Marne-La-Vallée) et Laurence De Cock (chercheuse en Histoire de l’éducation)

Toutes les heures de 14h à 18h [Durée 30 minutes par groupe de 4 personnes max.]
Le destin d’un exilé politique – Escape game
Plongez dans la peau d’un enquêteur afin d’élucider le mystère planant autour de la disparition d’un exilé politique en 1848. En rassemblant des indices sur la vie et les fréquentations du disparu, les participants seront amenés à découvrir la réalité de l’exil politique au XIXe siècle.

À 13h30, 15h et 16h30 [Durée 1h, maximum 6 participants]
Aux barricades ! – Jeu de rôle
Juin 1848, une violente insurrection éclate à Paris. Vous faites parti des insurgés ayant pris part aux affrontements de la barricade de la porte Saint-Denis. Vous devez mettre au point une tactique pour voir votre camp l’emporter face aux troupes républicaines sous les ordres du général Cavaignac. Dans ce jeu de rôle stratégique, chacune de vos décisions collectives et actions personnelles auront un impact sur la tournure des événements.

Samedi 22 septembre 2018

11h – 12h30
Et si l’esclavage n’avait pas existé ? – Atelier d’histoire partagée
Et si vous aviez le pouvoir de changer le cours de l’histoire ? Participez à ce débat ouvert et découvrez, grâce aux éclairages apportés par nos deux historiens, ce qu’il se passe quand on modifie quelque chose dans le passé. Un simple jeu ? Non, un moyen aussi d’attirer l’attention sur des connexions inattendues, et de complexifier notre vision de l’histoire…
avec Quentin Deluermoz (Université Paris XIII) et Pierre Singaravélou (Université Paris I)

13h – 14h
Un toast à la révolution ! - Banquet réformiste
En référence aux banquets réformistes qui ont lieu dans toutes la France en 1847-1848 et dont l’interdiction provoque des insurrections entraînant la chute de la Monarchie de Juillet, prenez par à un banquet et retrouvez-vous au centre de débats politiques d’opposition.
[Places limitées, réservation obligatoire par email à contact@boiteahistoire.com, préciser le nom de l’atelier auquel vous participez, votre nom et prénom]

14h30 – 15h30
Témoignages révoltés - Lectures théâtrales
Sources littéraires, témoignages ou archives judiciaires, des comédiens professionnels vous font entendre les voix des 1848 lors d’une mise en scène de textes historiques de natures et d’origines variées.
avec Antoine Raffali (Cie Les Promesses de l’Aube), Rémy Laquittant, Naïs El Fassi, Benjamin Meneghini, Yohan Guion, Giorgio Pupella

16h – 17h30
Le procès de Louis-Napoléon Bonaparte - Grand procès
“La France a répondu à l’appel loyal que je lui avais fait. Elle a compris que je n’étais sorti de la légalité que pour rentrer dans le droit.”
Neveu de l’oncle, premier président de la République française et dernier monarque du pays, Louis-Napoléon Bonaparte est-il le pourfendeur de la révolution de 1848, ou le défenseur de ses acquis ? C’est ce que nous tenterons de déterminer à travers les témoignages des plus grandes personnalités de l’époque, lors d’un procès épique à la mise en scène flamboyante.
avec la Fédération Francophone de Débat

Toutes les heures de 11h à 18h
Le destin d’un exilé politique – Escape game -> Voir programme vendredi

A 14h30, 16h et 17h30
Aux barricades ! – Jeu de rôle -> Voir programme vendredi

http://www.lacolonie.paris/agenda/festival-secousse1
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