Autour des luttes armées dans les 1970's

Re: Autour des luttes armées dans les 1970's

Messagede bipbip » 17 Nov 2017, 00:10

« La mémoire est un terrain de guerre »

Entretien avec Barbara Balzerani, ancienne membre des Brigades Rouges et écrivaine

Les Éditions Cambourakis viennent de publier Camarade Lune, le premier livre traduit en français de Barbara Balzerani. Directrice stratégique des Brigades Rouges, elle a passé 26 ans en prison pour sa participation au groupe armé. Camarade lune est un livre intime qui, en croisant souvenirs biographiques et histoire des luttes italiennes de la seconde moitié du vingtième siècle, nous invite à remettre dans leur contexte les actions du groupe de guérilla. Elle appelle, dans cet entretien, à renouer avec une mémoire partisane et à reconstruire dans toute sa complexité un passé qui a été réduit à un seul événement : l’enlèvement d’Aldo Moro en 1978.

... https://lundi.am/La-memoire-est-un-terrain-de-guerre
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Re: Autour des luttes armées dans les 1970's

Messagede Pïérô » 16 Jan 2018, 16:30

Cinébam

« Une jeunesse allemande »

Documentaire de Jean-Gabriel Périot, 2015

Malakoff (92), vendredi 19 janvier 2018
à 20h, Bibliothèque Associative de Malakoff, 14 Impasse Carnot

Image

Ulrike Meinhof (journaliste), Holger Meins (cinéaste), Horst Malher (avocat), Gudrun Ensslin et Andreas Baader (étudiants)… Nés autour de la seconde guerre mondiale, ces jeunes Allemands brillants qui vont se radicaliser sont le fruit de la démocratie ouest allemande. Engagés, ils testent tous les moyens à leur portée pour faire entendre leur différence : l'art, la création d'un journal, les meetings… L'effondrement du mouvement étudiant, fin 1968, va les pousser vers ce qu'ils appelleront une « guérilla urbaine ». En 1970 nait la RAF : Rote Armee Fraktion ou Fraction Armée Rouge… Si le groupe, entré dans la clandestinité, commence par braquer des banques pour se procurer des subsides, il n'en restera pas là… Bombes, enlèvements : s'engage une épopée sanglante qui bouleversera l'Allemagne… et toute l'Europe avec elle ! Leurs actions vont avoir des répercussions particulièrement fortes dans les pays limitrophes comme la France, qui suivra chaque étape de cette montée de violence avec effroi. C'est qu'au delà du cas allemand, le phénomène de la radicalisation interroge nos systèmes politiques et leurs limites. On peut étendre la réflexion du film à d'autres organisations qui connaîtront le même basculement. On se souvient facilement de l'IRA, de l'ETA, du FLN, des Blacks Panthers, un peu moins des Tigres de la libération de l'Îlam Tamoul… On a un peu plus oublié l'ASA (Armée Secrète Arménienne pour la libération de l'Arménie), le FLQ (Front de Libération du Québec)… Ce serait bien sûr simpliste et faux de les mettre tous dans le même sac. On ne peut se contenter d'analyses de comptoir alors qu'on pénètre sur un terrain miné, truffé de peurs, de morts et de souffrances. Les moteurs de ces mouvements, leurs idéologies, la nature de l'oppression qu'ils subissent ou pensent subir… tant de choses diffèrent. Mais dans tous les cas la ligne de démarcation semble parfois ténue entre ce qui distingue un justicier d'un criminel. Qu'est-ce qui légitime la prise des armes, les victimes qui en résultent ? En 1942, en France, Monseigneur Piguet, évêque de Clermont, ne qualifiait-il pas de terroristes les actes de ceux que l'on a par la suite décorés et appelés des résistants (certes on était en temps de guerre) ?

À bien les décortiquer, tous ces pans d'Histoire épineux nous offrent un éclairage fascinant sur notre époque contemporaine et nous en restituent toute la complexité. Ce n'est certes pas anodin si des cinéastes s'en emparent actuellement. Les hommes heureux n'ont pas d'histoires… Comblé, en sécurité, qui éprouverait le besoin de fuir son pays ou d'en contester violemment les fondements ?

Le travail de Jean-Gabriel Périot est rigoureux, impeccable : sans faire l'apologie du terrorisme, il le questionne et le documente, en montre toutes les facettes, ses conséquences sur le peuple, l'opinion, son traitement par les médias. C'est vraiment passionnant, très dense, et on est presque frustré quand ça s'arrête.

Si ce film documentaire impressionne et captive autant, c'est pour plusieurs raisons qui nous frappent immédiatement, pendant la vision, ou un peu plus tard, à la réflexion : sa construction qui le rend immédiatement prenant et extrêmement vivant, actuel ; son parti pris de ne travailler qu'à partir d'images d'archives, de ne pas surligner le propos de dates, de didactisme, un choix qui nous pousse donc à suivre les événements comme si on y était, en direct ; le choix pertinent de la musique révoltée et urgente de l'époque qui nous plonge dans son ambiance ; et surtout peut-être le fait qu'il nous immerge dans les réflexions des protagonistes, sans prononcer de jugement, sans prendre parti. Clairement, la plupart des questions qu'ils se posent, on les a tous plus ou moins partagées. Les analyses qu'ils font résonnent avec les nôtres. Comment se faire entendre d'un pouvoir qui oppresse, d'une société de consommation qui avilit, de médias qui abêtissent ? Quelle latitude cette société nous laisse-t-elle pour s'exprimer ? Quels sont les moyens efficaces pour résister, lutter ?

http://www.b-a-m.org/2017/12/1901-20h-cinebam/
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Re: Autour des luttes armées dans les 1970's

Messagede bipbip » 13 Sep 2018, 23:08

Récit
Action directe : Jean-Marc Rouillan livre sa saga sanglante

Désormais libre de sa parole, l’ancien membre du groupe terroriste publie ce mercredi «Dix Ans d’Action directe», que «Libération» a pu lire en exclusivité. Il retrace le parcours de ses militants, depuis l’activisme antifranquiste jusqu’aux assassinats et au démantèlement de l’organisation, en 1987.

Toulouse, le 26 août en fin d’après-midi. Chemise blanche, jean, baskets, clope au bec : de prime abord, Jean-Marc Rouillan, 66 ans - vingt-huit ans de prison dont dix à l’isolement - a l’air d’un vieux marlou à la retraite. Difficile d’imaginer que ce sexagénaire au crâne rasé fut l’un des fondateurs d’Action directe (AD), ce groupe terroriste d’extrême gauche auteur de 80 attentats et des assassinats du général René Audran et de Georges Besse, le PDG de Renault. Interpellés le 21 février 1987 dans une ferme isolée de Vitry-aux-Loges (Loiret), Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron et Georges Cipriani ont été condamnés à la perpétuité en 1989 à Paris. Une longue peine assortie de l’interdiction de s’exprimer sur les faits pour lesquels ils avaient été jugés. La fin de sa conditionnelle, le 18 mai 2018, autorise Jean-Marc Rouillan à livrer sa version de l’histoire. Une plongée dans les années de plombs d’AD intitulée Dix Ans d’Action directe (éditions Agone, 412 pages, 22 euros) dont Libération a eu l’exclusivité avant sa parution.

... http://www.liberation.fr/france/2018/09 ... te_1678034
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Re: Autour des luttes armées dans les 1970's

Messagede bipbip » 15 Sep 2018, 15:24

Rencontre avec Jann-Marc Rouillan
« 10 ans d'Action directe »

Échange entre Jann-Marc Rouillan et Aurélien Dubuisson sur l'histoire d'Action directe à l'occasion de la parution de leurs livres respectifs, Dix ans d'Action directe. Un témoignage, 1977-1987 paru aux éditions Agone et Action directe, les premières années : genèse d'un groupe armé (1977-1982) paru aux éditions Libertalia.

Paris mardi 18 septembre 2018
À 19h, à la librairie Le Monte-en-l'air (2 rue de la Mare, 75020 Paris).


Paris vendredi 21 septembre 2018
à 18h, Librairie La Brèche, 27 rue Taine, Paris 12e

Rencontre avec Jann Marc Rouillan :
Dix ans d'Action directe

Présentation du livre Dix ans d'Action direct :
« Le nom "Action directe" a surgi lors d'une réunion dans un tout petit appart donnant sur le cimetière de Montmartre. Il avait été avancé par un camarade italien. Savait-il que la puissante organisation du syndicalisme révolutionnaire italien au début du XXe siècle était Azione Diretta ? Lorsque ce nom est apparu officiellement, nombreux furent les censeurs : ils n'y voyaient que référence au militarisme ou à l'anarchisme de la propagande par le fait. C'était oublier combien ce terme appartient au patrimoine de toute la classe prolétarienne, qu'on le retrouve dans les premiers congrès de la CGT et dans les luttes de libération nationale. »
Du choix de la lutte armée à l'emprisonnement de 1980 et l'amnistie de 1981, de l'investissement avec les sans-papiers du quartier de la Goutte d'or au retour à la clandestinité en 1982 puis à l'arrestation de 1987 avec Nathalie Ménigon , Joëlle Aubron et Georges Cipriani en passant par les liens avec la Fraction armée rouge et les Brigades rouges, Jann Marc Rouillan raconte pour la première fois l'histoire interne d'Action directe. Analyse critique par l'un de ses protagonistes, ce livre est une pièce indispensable d'un fragment de l'histoire politique française et européenne. Si cette histoire attend ses historiens, elle ne se fera pas sans ses témoins.

https://paris.demosphere.eu/rv/64046

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