Textes divers.

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Messagede barbatruk » 24 Déc 2008, 12:23

Le bonheur après la liberté.

Comprenant le lien que représente l’espoir à la soumission; J’aurais pu espérer…

Il suffira d’un cri pour faire tomber les dernières ruines du vieux monde.
L’expression libre puise ses mots dans la passion, dans l’amour, qui reste généralement impossible de pratique et se confronte aux vautours de vos tours futuristes tuant le présent.
L’ordre imposé des choses m’importe peu, l’ordre étatique est la chose qui m’en veut.
Isolé persuadé de ne pas l’être, le vide remplis l’existence du paraître.

Le temps n’est plus à la dispute.
Le temps est devenu un consommable qui produit la séparation de nous même.
L’essentiel est cristallisé, conservé aux archives des intellectuels du nouveau-vieux monde, entre l’armoire des arts et celle qui nous écrase.
Usé par la force des choses l’être s’évapore en productivité.
Egalité devant la consommation (SFR à portez de tous) ,
Fraternité dans la consommation (Vous aussi entrez dans la grande famille de nos clients) ,
Liberté selon la consommation (choisissez librement parmi une grande gamme de produits).
Il n’y a pas si longtemps le travail était pour subsister et ainsi profiter de son maigre temps de loisirs…Maintenant le travail est fait pour consommer à des fin de loisirs et de paraître.

J’envie donc j’existe.
Rowentez vous la vie, nous allons vous faire aimez l’avenir.

Tant va la fatalité à la misère de l’esprit qu’a la fin nous sommes peu de choses.

Sous la dictature du consommable, l’ immatriculé conception devient dangereux des l’instant ou il pense autrement qu’en tant que simple objet de consommation passif.
Notre liberté est postiche.
La logique irréfutable de la robotisation marchande refuse d’avoir un être humain en guise d’engrenage spéculatif.
Travail pour survivre, survie en consommant et pour consommer voilà ce qu’on t’impose.
Un esclave sans maître apparent, ou du moins bien camouflé.

L’idéologie de la consommation devient l’idéologie consommée.
Le cercle vicieux qui nous emprisonne peut s’imager par un billet de banque, un ideal, tendu devant notre nez qui nous fait avancer la ou Big Brother veut nous mener, comme la carotte pour un âne.

Ni la gauche ni la droite n’a fait différence à la chrétienté, dans le fond, elles acceptent la souffrance en vue d’une vie meilleure. Les chefs, tous les chefs trahissent.

L’argent est roi. La monarchie du pognon.

Le pouvoir d’achat en revient à l’achat du pouvoir.

« Ceux qui parlent de révolution et de lutte de classes sans se référer à la vie quotidienne, sans comprendre ce qu’il y a de subversif dans l’Amour et de Positif dans le refus des contraintes, ceux-là ont dans la bouche un cadavre ».
Une vie prosaïque nous est destinée…
Seul ceux que l’on déchiquette au travail forcé et aliéné, notamment et surtout au « tiers monde » la ou la forme d’oppression est ancienne mais toujours d’en le but du capital (capital d’état bureaucratique ou capital privé des patrons) trouveront, dans un mélange explosif, peut être l’impulsion d’en finir avec leurs vie proposé dans un colis alimentaire, les fin de mois difficiles voir impossibles, les souffrances acceptée parce que soit-disant acceptable, puisqu’ ailleurs c’est pire qu’ici a cause d’ici, puisque c’est pour le bien d’ici que l’on cache ailleurs, TOUS à l’échelle mondial « descendrons dans la rue » pour mettre les points sur le mots « fini ».
L’Organisation Mondiale du Partage.
Ou est la sortie qui nous ferra vivre ? ; RE-vivre ni mieux, ni pire, puisque nous avons oubliez ce que cela signifié depuis longtemps.
Elle ce trouve très certainement dans l’action directe, la résistance et le refus de ce monde injuste ou la république voyage en jet privé.
N’ayons pas peur de cette grande aventure que devrait être la vie.
N’attendons pas un bonheur clé en main pour prendre notre liberté.

Si il y a un espoir, il est dans le « prolétariat ».
Nous entrons dans une phase mortifère en France et partout ailleurs ou cette société ce développe, nous verrons bientôt ce lever une résistance , spontané et révolté, comme par un reflex de survie et certainement jugé “terroristes” par l’Etat..

A tout ceux qui nous presseraient de consentir à ce que nos vies, notre futur, nos arts et pensées, notre révolte, soient soumis à une discipline et une conformité rassurante, nous opposons un refus sans appel.

Le bonheur après la liberté.
barbatruk
 

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Messagede SVK » 11 Juil 2009, 03:20

Voilà un topic pour les textes divers, les réflexions saisies au vol etc..

Le texte qui suit date de mes 12 ans, un cri du coeur retrouvé au fond d'un tiroir.


Lettre aux fers de mes mains.

Madame, Monsieur les fers de mes mains. Je vous écrit ce soir parce qu’encore une fois vous entamez de trop près la chair tendre de mes poignets. Vous l’entaillez, la rendez sèche et dure comme vous.

Je ne suis plus une enfant. Je ne le suis pas plus que vous êtes des hommes, cette condition depuis longtemps vous à quitté je le sais. Quoi que ce soit, soyez vous-mêmes, vivez comme vous l’entendez mais ne brisez pas en moi cette force qui me fait avancer et rêver encore des jours à venir.

Pourquoi continuer? Vous vivez en sursis. Chaque jour ce sang que vous faites jaillir vous rouille un peu plus. Chaque jour les larmes que je fais tomber sur vous amenuisent votre force. Un temps arrivera ou vous vous fendrez. Le sol viendrait vous cueillir et je partirais. Je vous effacerait. Vous n’êtes pas importants. Je n’aurais cure de votre voix car votre main ne sera plus levée au dessus de moi.

Vous ne savez pas saisir la chance. Il ne tient qu’à vous de lâcher prise. D’apprendre à ouvrir la bouche pour embrasser plutôt que pour mordre, de chanter plutôt que pour crier. Oubliez ces obligations qui pèsent sur vos épaules et vous enfoncent sous terre. Oubliez les valeurs qu’on vous à inculqué à coup de ceinturon. Et si vous n’en êtes pas capables, alors je vous demande seulement de m’oublier moi.

Madame, Monsieur les fers de mes mains: je suis votre fille. Ce n’est pas pour autant que je vous appartient. Bébé j’avais besoin de vos bras pour me porter, de ton sein, mère, pour me nourrir. Enfant j’avais besoin de votre main pour me guider, de vos paroles pour m’apaiser. Aujourd’hui, j’ai besoin de votre sagesse pour m’enseigner comment vivre justement, alors où est-elle?

Je n’ai rien à faire de cet amour que vous dites avoir pour moi. Il est la cause de tous mes malheurs. Tantôt étouffant, tantôt absent. Maintenant, que vous le vouliez ou non, j’ai trouvé cet amour ailleurs. Il est caché en moi. J’ai trouvé cette sagesse dans les paroles d’hommes d’autres temps retranscrites dans des livres. C’est elles qui m’ont nourrie. Je ne vous doit rien d’autre que le venin que vous avez craché sur moi, que les hématomes que vous avez fait fleurir sur ma peau, que les larmes qui ont drainé mes joues.

Je suis de celles qui pleurent en silence. Je suis de celles qui trouvent des excuses à s’offrir à elles mêmes quand elles se demandent pourquoi? Mais oui! Pourquoi supporter encore tant de haine? Tant de faciès désapprobateurs et tant d’illusions.
Vous dites m’aimer. Alors pourquoi quand je suis moi vous me haïssez? Pourquoi quand je rêve je suis condamnable? Taisez-vous! Vous n’aimez en moi que mes traces de pas sur le chemin de vie que VOUS avez tracé pour moi! Je ne suis pas le pantin qui réalisera vos rêves échoués! Cessez de planifier, d’organiser et d’ériger des murs entre moi et cette liberté que même en rêve je ne parviens plus à atteindre!

Je suis sûre qu’il reste en vous un peu d’humanité! S’il vous plaît! Ne me donnez pas tors. Vous n’avez pas le droit de n’être plus rien, si c’est le cas je vous tuerais! Je devrais le faire, pour moi et pour ceux qui veulent vivre encore. Je vous brûlerais et peut-être que la peau de votre visage, déformée dans la fournaise laissera apparaître un sourire qui ne seras pas de vous.
Papa, cesse de voir le monde à travers ta chope de bière et ta fille à travers des yeux vitreux. Si tu n’as pas réalisé tes rêves de jeunesse, il n’est pas trop tard. Je l’ai su quand j’ai trouvé au fond d’un tiroir cette cassette de ton groupe de punk, j’ai du passer un doigt dessus pour en chasser la poussière et y lire: « AMOUR-ANARCHIE ». Si tu as encore des idéaux, si tu as encore des rêves je suis là pour toi. Je ne te demande rien. Pas d’aide. Et comment te demander de l’amour si tu ne t’aimes déjà pas toi-même? Alors quitte ce canapé en face de cette télé et ressort encore une fois voir la mer: tu la regarderas différemment, non plus comme un gouffre sombre qui a englouti ta jeunesse, mais comme le miroir de tes espérances qui jamais ne terniras. Papa, tu es un homme agonisant, alors soit tu guéris soit tu meurs, mais si tu choisis de mourir fais-le sans moi car tu sais par deux fois tu m’as entraîné avec toi et je t’ai poussé vers la vie. Alors merde, VIS!

Maman, toi, tu es déjà morte. Je ne peux rien faire pour toi sinon te dire à quel point tu as tout raté. Tu n’as toujours vécu qu’à travers des objets de substitut: ta voiture, ta maison et aujourd’hui tu essaies de vivre à travers tes putains d’enfants! Comment peut-on être vide à ce point? Tu n’as pas de passion, tu n’as pas de force de sentiment. Tu es une femme aseptisée, comme tu t’efforces de rendre l’hôpital dans lequel tu travailles. Mais ce que tu ne comprends pas c’est que tu es vide. Ces poussières déposées sur les bibelots que tu combats jours et nuits sont les sels de ta vie. Les impuretés sur une vie trop polie. Ta vie de MERDE. Alors non, je ne serais pas comme toi, je continuerais de manger les fruits sans les laver et de ne pas fermer la porte des chiottes. Au lieu de cela j’aimerais, je lirais, j’écrirais, je dessinerais et mon esprit toujours s’évadera de cette prison de poussière grise dans lequel le tien à élu domicile.

Papa, Maman, les fers de mes mains, je vous quitte, ce soir. Je ne suis plus qu’une ombre qui aura tentée de s’imprimer dans vos cœurs. Et si vos dents d’acier se referment encore sur moi j’agiterais d’un bras tendu le drapeau noir de la révolte que je planterais sur vos cranes vieillis, vos pauvres têtes inutiles.

Carpe diem.
SVK
 

Re: Textes divers.

Messagede Alayn » 11 Juil 2009, 03:56

Bonsoir ! C'est très bien écrit ! Bravo !
Salutations Anarchistes !
Alayn
 

Re: Textes divers.

Messagede willio » 11 Juil 2009, 17:04

12 ans ? Pas mal dis donc. :wink:
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Re: Textes divers.

Messagede Lepauvre » 11 Juil 2009, 21:44

L'oppression plus fort que mes parents? Mes parents, étaient des anarchistes, des révolutionnaires, des vainceurs.....vaincus?
Ce n'est pas possible.

La vie en société ne les à pas détruit, avec des enfants tu te bats plus fort!
Les problèmes miniscules, se cummulent, dégoutent plus q'un mais pas eux! Mes parents.
Paresseux, eux? Un truc qui ne vas pas sur ce pas.
C'est mes parents, mes piliers, ma raison, quand j'ai tort.

Et à mes douces ans, la violence,
de la réalité ma capturé.
Les debris autour en silence
témoignent de leur nature.

L'haine de l'abandon en douze
qui termine mes rèves
innocents sur la pelouse
la faiblesse est moche, qu'elle crève.

Me voilà, anar moi même
l'énergie tout neuve, plus graine
modulé ma haine ma peine
en incompris d'ou je vienne.
Vous trouverez de la limonade dans l'arbre...mais il faut grimper.
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éloge de la fragilité

Messagede Polack » 16 Sep 2009, 21:27

Éloge de la fragilité

Je tiens à faire ici l'éloge d'une qualité trop souvent ignorée : la fragilité. On la mésestime, on la méconnait voire... on la méprise. Mais c'est bien pourtant une des qualités les plus remarquables que l'on puisse rencontrer chez une chose, un animal ou un être humain. C'est peut être même une qualité pour les idées... Je m'explique.

La fragilité renvoie à la fin de toute chose, à sa destruction possible, à son état temporaire, mutable, à une intégrité remise en question. La fragilité induit donc chez un être doué de raison, d'émotion et d'empathie, un sentiment d'attention et surtout d'attention à prendre garde de cette caractéristique. C'est à dire que je fais l'hypothèse qu'elle induit une attention à prendre soin de ce qui est fragile.

Cependant il est aussi possible que chez un être lui aussi doué de raison et d'émotion, la fragilité implique une réflexion liée au pouvoir que celle ci permet. Pouvoir d'user et d'abuser, pourvoir de tordre et d'écraser, pourvoir de détruire.

Dans les deux cas, lors d'une interaction entre deux sujets conscients où l'un des deux fait état d'une fragilité, cette qualité fait office de révélateur. C'est à dire que la fragilité de l'un révèle l'attitude de l'autre à l'égard de cette qualité.

Où l'on apprend ce que le pouvoir demande de responsabilité... ce que le pouvoir permet parfois d'innommable.

Hormis ceci, la fragilité à également cette vertu de permettre la souplesse. Si on ne s'en tient pas au sens strictement mécanique du terme, la fragilité est effectivement un gage d'adaptabilité, de remise en question, d'évolution et d'involution. Là où la dureté s'affirmera et résistera envers et contre tout (même en dépit du bon sens), la fragilité s'effacera, se mettra de côté, en retrait, cèdera peut être... ce qui est bien souvent gage de survie, d'intelligence ou de renouveau.

Où l'on apprend que la finesse peut être une force... qu'il vaut mieux plier comme le roseau dans la tempête et ne pas rompre comme un chêne.

Enfin la fragilité a quelque chose d'attachant. C'est totalement subjectif me direz vous et vous aurez bien raison. Mais pour ma part c'est le sentiment que j'ai à l'égard de cette qualité. Et il vaut mieux s'attacher et susciter en l'autre soin et attention, que se heurter quitte à susciter haine, mépris ou incompréhension. non ?

Je finirais ici cette courte éloge de la fragilité, il y aurait sans doute beaucoup à dire encore mais que voulez vous... ce soir j'ai la plume fragile.

"Dureté et rigidité sont compagnons de la mort. Fragilité et souplesse sont compagnons de la vie."
[Lao-Tseu]

Polack
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Re: éloge de la fragilité

Messagede conan » 17 Sep 2009, 09:01

Je crois qu'on tient un nouveau texte pour le prochain petit Noir ! :D
conan
 

Re: éloge de la fragilité

Messagede lounablue » 17 Sep 2009, 11:21

Joli texte vraiment :-)

La fragilité peut autant être un défaut qu'une qualité en mon sens.

Personnellement, j'aime la fragilité chez les autres car c'est ce qui les rend attachants comme le dit le texte.
Par contre je déteste la mienne, je n'aime pas montrer ma fragilité alors je passe mon temps à me construire une carapace pour me protéger.
lounablue
 

havre caumartin

Messagede raspoutine » 29 Jan 2010, 15:35

Havre-Caumartin



Le plus souvent la vérité s’agite sous votre nez, trop visible pour être observée ! Pourtant, parfois, sans que l’on puisse au juste savoir pourquoi, un fait d’apparence dérisoire, vient s’imprimer sur votre conscience ! C’est ce qui m’arriva la semaine dernière, quand subitement je pris garde de ce que j’aurais pus réalisé bien plus tôt si j’avais été plus attentif !

Je n’ai jamais vue de chinois descendre à la station « Havre-Caumartin » !

Je ne sais encore très bien quelle signification accordé à ce fait, ou plutôt ce non-fait, car c’est la non-descente à la dite station qui sort de l’ordinaire !

Mais veuillez admettre que la chose est troublante ! Parce que nous parlons de paris, ville cosmopolite par excellence ! Kabyles, sénégalais, portugais, turcs, auvergnats, tamouls… Et seule parmi ce beau monde, les chinois répugneraient à s’arrêter à Havre-Caumartin ? Reconnaissez qu’il y a là matière à s’étonner ?

Prenons le cas des tamouls, par exemple. Régulièrement, ils sortent à cette station ! Ne me demandez pas de citer des fois précises, mais j’ai bien vu des tamouls, et ce à plusieurs reprises, j’y métrais ma main au feu, descendre à Havre-Caumartin.

Mais attention ! Je crois qu’il me faut apporter quelques précisions, car l’on sent bien qu’il s’agit ici d’un sujet sensible ! Qu’entendons-nous par « chinois » ? Car il est très courants que des gens appellent « chinois » des gens qui en fait sont laotiens, cambodgiens ou coréens ! Certainement, ces personnes veulent t’elles dire asiatiques plutôt que « chinois » ! Mais là encore le problème est bien plus complexe qu’il n’y parait ; car reprenons le cas des tamouls, ils sont résolument asiatiques, cela ne fait aucun doute ! Or, l’on ne pense pas que ces personnes qui disent « chinois », veuille par là dire un tamoul, où même un pakistanais, voire un indien ! On voit comme une remarque anodine, peut ouvrir des perspectives hallucinantes, si l’on refuse de s’arrêter à l’immédiateté de la chose ! En l’occurrence : les chinois sont il chinois ???

Mais revenons à la station Havre-Caumartin !

J’ai bien vu, et cela est une certitude, je n’en démordrais pas, des chinois descendre à La Motte-Picquet-Grenelle ! À vrai dire, c’était certainement des japonais que j’y ai vu descendre le plus souvent ! Mais je ne vois pas pourquoi des chinois n’aurait-il pas fait de même ! Faute d’éléments convaincants, je dois bien en conclure que les chinois descendent à la station La Motte-Picquet-Grenelle! Alors pourquoi snobent-ils Havre-Caumartin ?

Qu’est-ce qu’il y a las bas pour en arriver à cette situation ? Ou qu’est-ce qu’il n’y a pas, las bas ? Peut-être est ce là la vraie question ?

Il y a une correspondance en tout cas, ce qui renforce encore plus le coté incongrue de ce mystère. C'est-à-dire que Havre-Caumartin est plus qu’une simple station, c’est une interaction entre deux lignes de métro entières ! Réalisez-vous toute la ruse, l’ingéniosité, l’énergie, et les trésors d’imaginations qu’ils leurs faut déployer pour éviter d’y descendre ? Je ne veux pas dire par là, selon la croyance très rependue que les chinois serait sournois et rusées, ni même relayer cette réputation de peuple particulièrement ingénieux ; m’enfin, il s’agit tout de même d’une population qui s’élèvent à un milliard ! Un milliard ! Et pas un chinois pour descendre à Havre-Caumartin ?

Que peut il bien se trouver las bas qui les fassent fuir ainsi ?

C’est assurément une singulière énigme. J’ai bien évidement essayer d’en savoir plus sure ce qui se tramait derrière cette bouleversante découverte. Et c’est une enquête bien difficile que j’ai du mener, et ce d’autant plus que je ne suis jamais descendu moi-même à Havre-Caumartin ! J’ai questionné sans relâche mes proches, avec toujours ce sentiment de malaise que provoque celui qui bouscule les certitudes établies. Toujours ces silences embarrassés, ces regard qui font mine de ne pas comprendre… En en parlant à mon meilleur ami, le barman du café des artistes, ce dernier allât même jusqu'à m’affirmer bien légèrement qu’il en avait vu descendre (et même monter) à Havre-Caumartin ! Mais lorsque je lui demande de citer des faits précis, des dates, d’étayer ce qu’il avance avec des preuves concrètes, c’est encore ce mutisme à chaque fois lu sur les visages lorsque l’on soulève cette interrogation !

Je ne peux leurs en vouloir, et moi aussi j’ai longtemps refusé de voir la terrible vérité !

Et je me souviens du moment où le déclic c’est produit dans mon cerveau !

J’empruntais la ligne 3, et mon esprit vagabondait comme d’habitude. C’était un trajet normal, qui ne variait en rien de la monotonie constante d’un voyage en métro banal ! J’occupais mon esprit avec les habituelles jeux de regards croisés avec ma vis-à-vis, une magnifique inconnue, un coup à travers les reflets de la vitre de gauche, puis astucieusement de celle de droite, essayant de deviner à quelle station elles descendrait. Observant la liste des arrêts possibles, tandis que nous approchions à vive allure de la station Havre-Caumartin , je me demandais si ce serait là que cesserais ce plaisant et stérile marivaudage.

Ayant noté dés le début ses origines chinoises, subitement me vint une sorte d’angoisse, qui tout d’abord pris la forme d’un doute ! Puis l’angoisse se fit lancinante : je n’avais jamais encore vue de chinois descendre à Havre-Caumartin ! J’en étais jusqu'à faire abstraction de son si jolie visage, et enfin l’heure de vérité arriva !

Havre-Caumartin !

Et là, confirmant toutes mes craintes, elle fit comme si de rien n’était ! Je pourrais d’ailleurs dire qu’elle se comportât comme si cette station n’existait même pas ! J’ai bien sentis le monde vaciller sous mes pieds à ce moment. Mais le monde n’avait pas changé, c’est mon regard sur lui qui ne fut plus jamais le même !

Et ne le sera plus jamais !
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Re: Textes divers.

Messagede bipbip » 29 Sep 2016, 18:39

Appel pour un prochain Mix-book 'Après, nouvelles sur le monde libéré' : Envoyez-nous vos nouvelles avant le 15 janvier 2017

Dans la lignée de "2030 : nouvelles d'un monde qui tombe" et "Le charbon" (Collection Béton ArméE aux éditions BBoyKonsian), un nouveau mix-book est en préparation : "Après, nouvelles sur le monde libéré" où l'on vous propose de nous envoyer vos nouvelles avant le 15 janvier 2017.

APRÈS,
nouvelles sur le monde libéré


Et après, on fait comment ?
La conjugaison des dominations et des galères, l'urgence des luttes et des répressions, nous laissent toujours trop peu de temps pour concevoir des mondes libérés de toutes les oppressions. Ces réflexions ne peuvent sans doute se construire que depuis la pratique, sur les terrains des luttes et des expériences d'auto-organisation collective.
Si elle connaît ses grands soirs, la révolution est sûrement un processus long, peut-être permanent, un processus de l’instant et du quotidien.
Conscient.e.s qu'on ne peut prédire les formes d'une société qui n'existe pas encore, nous pensons pourtant qu'elle émergera et qu'elle a déjà commencé à naître dans nos luttes, nos expériences et nos idées, présentes et passées.
Pour nourrir l'offensive, il nous semble donc possible, nécessaire et indispensable, de réussir à penser ensemble et depuis toutes les cales du vieux monde, les formes de vie communes que nous voulons créer. Comment, pourquoi et avec qui ?
Tenter de répondre à ces interrogations est déjà une forme de victoire en soi. Et il faut prendre un peu de temps pour ça.

Alors voici une autre expérience, un nouveau mix-book que nous vous proposons de fabriquer ensemble, en nous envoyant vos textes.

Les seules indications sont :
1. Écris depuis ta pratique une nouvelle sur un monde libéré et collectivisé, raconte-nous des histoires pour décrire une société révolutionnaire, une utopie crédible, un support de réflexion sur un « après » qui reste à construire mais pourtant bien réaliste.
2. On cherche pas d'auteur.e.s confirmé.e.s mais des écorché.e.s avec des idées fulgurantes. Si t'as jamais rien écrit avant, nous on s'en tape, trempe ta plume dans tes plaies puis dans ton cœur, essaie, on a confiance en toi. Les ruptures viennent de là où on ne les attend pas.
3. Pas plus de 15000 signes espaces compris
4. À renvoyer avant le 15 janvier 2017 par mail à akye@bboykonsian.com
5. Toutes les nouvelles seront publiées sur internet et celles qui nous semblent les plus percutantes (de notre point de vue totalement subjectif) constitueront le mix-book.
6. Tous les coups contre l'ancien monde sont permis et encouragés.

Projet coordonné par Error et Skalpel pour Béton ArméE / BBoyKonsian.

4 livres ont déjà été publié :
- 2030 : nouvelles d'un monde qui tombe (Collectif)
- Le théorème de la hoggra - Histoires et légendes de la guerre sociale (Mathieu Rigouste)
- Fables de la mélancolie (Skalpel)
- Le charbon (collectif)

Blog de Béton Armée : http://www.bboykonsian.com/betonarmee

Les livres sont disponibles dans notre boutique en ligne : http://www.bboykonsian.com/shop


http://www.bboykonsian.com/Appel-pour-u ... a3440.html
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Re: Textes divers.

Messagede bipbip » 13 Oct 2016, 17:02

Saint-Etienne

"De l’encre partout"
session d’automne

« De l’encre Partout » se veut être un moment d’écriture collective, décomplexant, accessible. Les papiers tournent de mains en mains, on se fout bien de la grammaire et de l’aurtografe. Du hasard émerge des idées, des jeux et contraintes fertiles sortent des propos qui nous surprenne souvent nous-même.

« De l’encre Partout », c’est pas comme à l’école ; l’idée, c’est plutôt que tout le monde a quelque chose à dire et souvent beaucoup de complexes et/ou blessures scolaires qui frustrent et bloquent. Ou bien qu’on sait parfois plus trop quoi dire ni par où commencer. Se réapproprier son stylo et sa voix pour autre chose que signer son chèque de loyer et râler seulE face à la tournure de ce qui nous entoure ; ça te parle ? Partageons donc nos colères, petites joies et désirs, nos silences, nos révoltes, nos blagues et même le reste si ça vient.

Le cycle d’ateliers se déroulera du 10 octobre au 14 novembre, le lundi de 18h30 à 20h30. Deux mois d’écriture collective et individuelle qui ont l’idée d’aboutir à la création d’un petit recueil de textes que nous aurons produits et sélectionnés.
Au programme, donc : écriture automatique, jeux sous contraintes, mélanges de cervelles, malaxage et réécriture.

Ça se passera au 17 rue de la Mulatière, dans les murs du bien-nommé 17.
La participation est à prix libre, en fonction des moyens de chacunE.
N’ hésitez pas à prévenir si vous voulez participer à cette session, pour pouvoir avoir une idée du nombre de participantEs :
encre.partout[chez]riseup.net
[chez] signifie @, hein...

http://lenumerozero.lautre.net/article3211.html
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Re: Textes divers.

Messagede Lila » 06 Nov 2016, 18:59

Revisiter : les Éditions Femmes d’à côté ouvrent une nouvelle saison

Chaque année, les étudiants du Master Edition Sorbonne-Asfored se lancent dans l’aventure d’une maison d’édition, avec pour objectif de publier, véritablement, un ouvrage. Pour 2016, les Éditions des Femmes d’à côté lancent un appel à texte, autour de leur thématique : Revisiter.

Mais que veut dire le verbe « revisiter » ? Calqué de l’anglais to revisit, revisiter dans le sens d’aborder une œuvre sous un angle différent, nouveau, est entré dans les usages du français depuis peu. Pour le Larousse, revisiter voudrait dire « Donner un éclairage entièrement nouveau sur une question, un problème. » On peut donc aussi bien revisiter un lieu qu’une recette de grand-mère. Pour Gérard Genette, dans Codicille, on revisite « pour mettre au mauvais goût du jour. » Cette définition, plutôt humoristique, de Genette, fait écho au pastiche, à l’imitation, l’explication critique ou encore à l’adaptation.

Et que peut-on revisiter ? La question est si vaste, tout peut être revisité, des recettes de grand-mère aux peintures de grands maîtres italiens de la renaissance. Revisiter une œuvre n’a rien de moderne. Les grands dramaturges classicistes réécrivaient déjà la mythologie grecque pour la mettre en scène sur les planches des grands palais royaux. Plus récemment, Kamel Daoud a remporté le Goncourt du premier roman en 2015 pour son Meursault contre-enquête, qui revisite l’œuvre d’Albert Camus, L’Étranger, selon le point de vue du frère de l’arabe, assassiné par Meursault.

C’est suite à ces réflexions que les étudiants du master ont souhaité exploiter cette piste du personnage secondaire : revisiter une œuvre connue en déplaçant les projecteurs sur les personnages secondaires.

Pour offrir une seconde vie à ces personnages féminins de l’ombre, un appel de texte a été lancé afin de composer un recueil hétéroclite où les personnages secondaires féminins seront à l’honneur. Seule condition afin de paraître au palmarès : ces femmes doivent exister dans l’œuvre d’un(e) auteur(e) connu(e). Il s’agit donc de revisiter, pasticher, modifier, critiquer ou repenser une œuvre et un personnage féminin afin d’accorder aux femmes une place plus importante.

La suite : https://www.actualitte.com/article/mond ... ison/67867
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