Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (2015...)

Nucléaire, OGM, projets inutiles, ZADs ...

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Messagede bipbip » 28 Aoû 2018, 14:45

De la cabane sur l’eau, contre Nicole Klein et son monde

Contre Nicole Klein et son monde, résistances et sabotages !

... https://expansive.info/ZAD-NDDL-De-la-c ... monde-1133
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Messagede bipbip » 28 Aoû 2018, 21:58

Première journée de rencontres à la ZAD
Depuis début août, des brigades basques ont investi la ZAD pour continuer le chantier de l’Ambazada, lieu collectif qui se veut le carrefour des luttes sur la zone. Pour la dernière semaine du mois, des rencontres intergalactiques ont été convoquées, occasion de réflechir ensemble et de préparer la rentrée tout en inaugurant la dernière tranche de travaux.
... https://expansive.info/Intergalactique- ... a-ZAD-1138

2ème jour sur la ZAD
Partie de poker de bon matin à Bellevue
https://expansive.info/2eme-jour-sur-la ... levue-1140
Des luttes, encore des luttes...
https://expansive.info/2eme-jour-sur-la ... uttes-1141
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Messagede bipbip » 01 Sep 2018, 18:17

[3ème jour sur la ZAD] "Chaque jour est une victoire"
https://expansive.info/3eme-jour-sur-la ... toire-1142

[4ème jour sur la ZAD] Quand nos imaginaires s’agrandissent ...
https://expansive.info/4eme-jour-sur-la ... andit-1143

[5ème jour sur la ZAD] Territoires en lutte, 2ème partie
https://expansive.info/5eme-jour-sur-la ... artie-1144

[6ème jour sur la ZAD] "Me demande pas ce qui les pousse à casser des vitrines..."
https://expansive.info/6eme-jour-sur-la ... rines-1145
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Messagede bipbip » 06 Sep 2018, 17:35

À Notre-Dame-des-Landes, l’été a rechargé les batteries de la lutte

Le premier week-end de septembre a conclu, à Notre-Dame-des-Landes, une « semaine intergalactique » autour de l’Ambazada, à la fois un lieu et un collectif fédérant des territoires en lutte à l’échelle mondiale. Pour les participants, conserver cette dimension politique est le plus sûr moyen pour la Zad de ne pas disparaître.
Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), reportage

... https://reporterre.net/A-Notre-Dame-des ... e-la-lutte
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Messagede bipbip » 15 Sep 2018, 21:48

Réunion de l’association Poursuivre Ensemble

Suite à la réunion à la Manu et à la demande des Nantais, la première réunion générale pour les nouveaux adhérents aura finalement lieu à NDdL le dimanche 16 septembre à 15 h.

Nous, issus de l’ex conseil d’administration de l’Acipa, avons le plaisir de vous annoncer la constitution de l’association « NDDL Poursuivre Ensemble » et vous invitons à une réunion générale qui se déroulera le dimanche 16 septembre 2018 à la salle Cassiopée de Notre Dame des Landes à 15 heures.

Vous pourrez vous informer, adhérer et une large place sera laissée à l’expression de chacun.

Nous envisagerons la création de commissions de travail sur des thèmes comme les transports, GPII, animations, etc, et bien sûr le soutien aux projets d’avenir de la ZAD.

Si vous ne pouvez pas être présents mais désirez intégrer l’association, vous trouverez en pièce jointe un bulletin d’adhésion à envoyer avec votre règlement à l’ordre de NDDL Poursuivre Ensemble, par voie postale à l’adresse suivante :

NDDL Poursuivre Ensemble

Chez Mme Dominique Le Lay - La Basse Bretesche - 44130 NOTRE DAME DES LANDES

https://zad.nadir.org/spip.php?article6102
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Messagede bipbip » 17 Sep 2018, 11:26

[7eme jour sur la ZAD] "A très vitres"...

Nous n’avons pas l’habitude de prendre la parole. Et pourtant, après la richesse de l’expérience vécue sur la ZAD durant la semaine de rencontres, nous nous autorisons exceptionnellement à vous en livrer nos impressions. Nous, ce sont quelques personnes qui avons fait ce pari fou de vous rendre compte des discussions et des ambiances qui se sont emparées de la zone durant une semaine entière. En voici nos retours...

La semaine intergalactique et les rencontres Reprendre du souffle sont maintenant closes. Le quotidien peut reprendre dans ce territoire en luttes qu’est la ZAD. Durant la semaine, pas moins de six cents personnes à minima (si l’ont se fit au comptage des cantines) se sont emparées de ces évènements et ont répondu à l’appel à se rencontrer.

... https://expansive.info/7eme-jour-sur-la ... itres-1148
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Messagede bipbip » 18 Sep 2018, 01:17

Notre-Dame-des-Landes : une nouvelle association sur les ruines de l'ACIPA

Environ 150 personnes se sont retrouvées à Notre-Dame-des-Landes pour la première réunion publique de la nouvelle association "NDDL, poursuivre ensemble", fondée par des anciens de l'ACIPA.

Leur logo ne sera pas un avion, mais une salamandre, et un triton, symboles des zones humides et de ce qu'on appelle aujourd'hui les GII, les grands projets inutiles et imposés.
Après la dissolution, dans la douleur, au mois de juillet de l'ACIPA, 7 anciens dirigeants ont souhaité relancer l'aventure, en créant cet été une nouvelle association nommée "NDDL, poursuivre ensemble".

Soutenir les projets sur la ZAD

Objectif affiché : aider à pérenniser les projets viables sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, ceux notamment qui ont déposé en préfecture des convention d'occupation précaires. Mais également, soutenir les autres luttes contre les grands projets inutiles et imposés comme celui du viaduc de Kolbsheim près de Strasbourg. Enfin, la nouvelle association se donne pour but de préserver sur le long terme la biodiversité sur l'ensemble de la zone humide, et de lutter contre l'extension des exploitations agricoles existantes.

... https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 41898.html
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Messagede bipbip » 27 Sep 2018, 18:54

VIDÉO - Hommage aux cabanes, symboles de la Zad de Notre-Dame-des-Landes

Avec « Faire des cabanes », Jonas Marpot et le comité de soutien Défendre Habiter la Zad rendent un hommage à cet habitat léger et réversible, adapté à l’enjeu environnemental. Ils invitent aussi à rejoindre le bocage les 29 et 30 septembre, pour la mobilisation « Terres communes ».

... https://reporterre.net/OEP-VIDEO-Hommag ... des-Landes
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Messagede bipbip » 27 Sep 2018, 21:13

Terres communes - Mobilisation - ZAD - 29/30 septembre 2018

Image

DÉFENDONS LE BOCAGE ET SES MONDES !

Dans un monde qui s'emmure, l'existence de la zad a ouvert des imaginaires aussi éclatants que tangibles. Depuis l'opération César en 2012, elle a servi de point de référence et d'espoir à une foule de personnes qui jugeaient indispensable de construire ici et maintenant d'autres possibles. Après l'abandon de l'aéroport face à un mouvement aussi offensif que massif, le gouvernement a tout mis en œuvre pour se venger et mettre un point final à des années d'expérimentations collectives insolentes. Une série d'attaques militaires, administratives, politiques et judiciaires ont amputé une partie de la zad et fragilisé son assise, et ce malgré les formes de résistance qui se sont trouvées sur ces différents terrains. La signature, en juin, d'un lot de conventions sur les terres occupées a néanmoins marqué une forme de cessez-le-feu et le maintien d'un ensemble de lieux de vie et de projets.

Pourtant, le statu quo actuel est précaire : la zad est toujours en lutte pour son avenir. Début octobre, un nouveau comité de pilotage va décider de la suite à donner aux conventions d'occupation. Il va formuler des orientations pour les années qui suivent face à ce qui s'est construit de singulier ici : le rapport aux communs, au soin du bocage, aux habitats, aux formes de production agricole et d'activités non-agricoles. C'est à ce moment que va être statuée la consolidation de l'emprise foncière des différents projets nés du mouvement ou sa remise en question. Ce qui se décidera dans des bureaux dépendra comme toujours de la présence d'un mouvement vibrant et actif à l'extérieur. C'est ce mouvement qui fera la réalité de ce qui continuera à se vivre sur le terrain face aux cadres institutionnels. Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées régulièrement pendant des années sur la base d'un enjeu aussi clair que binaire : il y aurait ou pas un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, la zad serait expulsée et le bocage détruit ou pas. Dorénavant, la menace persiste mais n'avance plus sous la forme d'un bloc de béton uniforme prêt à s'écraser brutalement sur nous. Le sens de la lutte se recompose et pourrait paraître offrir moins de prises directes._ _Cependant, tout autant que par le passé, le sort de ce précieux pan de bocage requiert la convergence de forces multiples. Aujourd'hui comme hier, ce qui va rester, se renforcer ou disparaître touche à des questions qui nous dépassent et qui infusent dans d'autres combats ailleurs dans le monde :

LUTTE PAYSANNE ET ACCÈS COLLECTIF À LA TERRE

- Dans les semaines qui précèdent le comité de pilotage, il nous faudra mener campagne pour assurer la stabilisation des conventions sous des formes moins précaires et faire en sorte qu'aucun des projets ne soit laissé de côté. Nous aurons à défendre à ce titre l'existence d'une paysannerie solidaire, protectrice du bocage et vivrière face aux critères et normes d'une agriculture gangrenée par le productivisme. Le maintien des activités agricoles mises en œuvre par celles et ceux qui ont protégé le bocage est toujours menacé à divers titres. Certaines parcelles - à Saint-Jean-du-Tertre ou à la Noë Verte par exemple - sont en effet aujourd'hui revendiquées par les agriculteurs ayant accepté de les céder pour le projet d'aéroport et de toucher des compensations financières tout en retrouvant des terres à l'extérieur. De manière générale, nous devons continuer à nous mobiliser pour que les terres préservées aillent à de nouvelles installations et non à l'agrandissement d'exploitations existantes.

POUR UNE PRATIQUE DES COMMUNS

- Parmi ce que l'histoire de la zad a offert de plus précieux, il y a le développement d'une pratique des communs et la possibilité de prise en charge collective d'un territoire par ses usagers réels sans subir de plans d'aménagement parachutés. C'est en ce sens que nous devrons sauvegarder cet automne l'usage actuel et partagé de la forêt de Rohanne et d'autres espaces boisés, leur enrichissement tout comme les activités liées au bois d'œuvre pour les projet de la zad. Face au modèle entrepreneurial individualiste et libéral imposé par le pouvoir, nous maintiendrons plus largement la construction d'entités collectives reliées aux assemblées de territoire : structures coopératives sur l'usage ou fonds facilitant l'accès commun à la terre...

COMBAT POUR LES HABITATS

- Alors que, de région en région, de nouvelles manières d'habiter se cherchent, les vagues d'expulsion du printemps ont écrasé une partie de la richesse unique du territoire de la zad en terme d'architecture autonome et expérimentale. Certains des habitats légers préservés pourraient être de nouveau menacés dans les mois à venir. Alors que le Plan Local d'Urbanisme lié à la zad est en cours d'élaboration, un autre des combats de la rentrée sera lié au maintien de la possibilité de bâtis inventifs et auto-construits.

SOIN DU BOCAGE

- Des années de vie dédiées aussi fortement à la défense d'une portion de terre humide ont décalé les regards et suscité une attention nouvelle au soin du monde et à ce qui relie quotidiennement les formes d'existences humaines et non-humaines. Elle a fait naître des manières de vivre et de cultiver qui ont la particularité rare de ne pas dégrader perpétuellement leur environnement. Cet automne, un diagnostic agro-environnemental va statuer sur les cadres de production préconisés officiellement sur ce territoire. Il nous faut veiller à ce que la sensibilité naturaliste résistante qui s'est épanouie ici ne se voit pas balayée par un retour à des formes d'agriculture classiques, incompatibles avec la préservation réelle de ce maillage bocager resserré, de ses haies, de ses tritons et de sa diversité.

TERRES DE RÉSISTANCES

- Ces terres ont été sauvées en devenant carrefour des luttes, elles doivent aussi continuer à en être un des greniers. C'est l'objectif dans lequel se développent entre autres le réseau de ravitaillement, les cantines présentes auprès des grévistes ou migrant.e.s dans le pays nantais, et des infrastructures d'accueil et de formation. C'est dans cet esprit que nous voulons aussi continuer à aller à la rencontre d'habitant.e.s de quartier populaires ou d'autres territoires en lutte contre des projets destructeurs .

_C'EST SUR CES DIFFÉRENTS FRONTS QUE NOUS VOUS APPELONS À CONVERGER NOMBREUX-SES SUR LA ZAD LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE 30 SEPTEMBRE._

POUR TOUS CONTACTS : RECLAIMTHEZAD@RISEUP.NET



Samedi 29

10h (autour de la ferme de Bellevue) chantiers et battages :
- battage des haricots et du lin provenant des cultures collectives de la Zad, battage des mogettes apportées par le Comité de soutien de Bressuire
- chantier construction et peinture sur le hangar du Grand Troupeau Communal
- chantier bardage sur le Hangar de l'Avenir

10h (la Rolandière) abrakadabois : Dépôt de livres sur la forêt à la bibliothèque du Taslu, puis traversée de la forêt de Rohanne avec le groupe Abrakadabois (présentation in situ du regard porté sur la forêt et des chantiers menés)

13h (Bellevue) - pique-nique et ravitaillement des luttes : Pique-nique (à emporter). Buffet en soutien à la Cagette des terres, le réseau de ravitaillement des luttes du pays nantais

14h (Bellevue, hangar de l'avenir) - temps fort :

Grand rassemblement, prises de parole sur la situation actuelle et les enjeux à venir

Départ de Bellevue pour les actions de solidarité en soutien aux nouvelles installations : - marche jusqu'à la ferme de Saint Jean du Tertre - transhumance de brebis

17h (Bellevue) - Discussion autour des espaces boisés avec le groupe Abrakadabois : démarche sensible et pratiques collectives « de l'arbre à la poutre », enjeux et perspectives

18h30 (Bellevue) - Discussion autour des habitats auto-construits et de leur défense

18h (Bellevue) Ouverture du bar et des cantines

19h30-21h30 (départ à la Rolandière) - Mystérieux voyage dans la forêt de Rohanne

20h30 (Bellevue, hangar de l'avenir) - fête

Concerts : Fantazio (musiques populaires et contrebasse en liberté) Spelterini (montées en puissance) Fanfare et mixs


Dimanche 30

A partir de 10 h - Randonnée et histoires à travers la zad

balade accompagnée par des membres des Sentiers de Camille et ponctuée de pauses commentées dans différents lieux : départ à 10h de Bellevue, 11h Saint Jean du Tertre, 12h pique-nique tiré du sac au Rosier, 13h Ambazada, 14h Hulotte, retour à Bellevue à 16h

16h : Balade avec Jean-Marie, naturaliste en lutte, sur les prairies humides.

Toute la journée - Portes ouvertes :

Fosses Noires : visite de la ferme (boulangerie collective, brasserie, lieu d'accueil et présentation de l'installation en élevage ovin). Bières La bulle noire à la pression !

Noé verte : accueil et présentation des différents projets du lieu (conserverie collective, maraîchage, verger)

100Noms/Liminbout : accueil et présentation des projets collectifs Le mouton noir et Les moutons à cinq pattes, explication sur le devenir des 100Noms et de leur nouvelle installation, et présence exceptionnelle du Circo Balconi dans la cour !

Ambazada : visite et présentation du futur lieu collectif de formation et d'accueil de groupes internationaux, exposition photo

Saint Jean du Tertre ferme : accueil et présentation de la ferme (vaches laitières, meunerie collective, fournil)

Riotière : accueil autour des cabanes et du jardin

Auberge des Q de Plomb : bar et casse-croûte

Rolandière : ouverture de la bibliothèque Le Taslu (de 15h à 19h) et du phare

Wardine : accueil (lieu collectif, salle de concert)

Bellevue : initiation à la forge, démonstration du travail du cuir, dégustation de fromages, battages

Rouge et noir (de 15h à 18h) : accueil au jardin médicinal de La mauvaise herbe


https://zad.nadir.org/spip.php?article6048
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (2015..

Messagede bipbip » 09 Oct 2018, 17:38

[ZAD] Récit du week-end Terres Communes
- 1ère journée
https://expansive.info/ZAD-Recit-du-wee ... urnee-1180
- 2ème journée
https://expansive.info/ZAD-Recit-du-wee ... urnee-1183


La Zad de Notre-Dame-des-Landes se mobilise pour la bataille des terres
Zadistes, paysans et soutiens se préparent à un nouveau bras de fer administratif avec l’État et face à l’association Amelaza, qui convoite les terres du bocage.
Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), reportage
... https://reporterre.net/La-Zad-de-Notre- ... des-terres
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (2015..

Messagede bipbip » 11 Oct 2018, 19:57

Bocage en péril ! - 12 octobre - Rassemblement à pied ou en tracteur devant le comité de pilotage sur l’avenir de la zad

Vendredi 12 octobre - Rassemblement à pied ou en tracteur devant le comité de pilotage sur l’avenir de la zad
à 12h devant le Préfecture de Nantes

à l’appel de Naturalistes en lutte , Association Poursuivre Ensemble , COPAIN 44, Coordination des organisations pour le soutiens aux projets de la zad, des habitant.e.s et paysan.ne.s de la zad

Le 12 octobre prochain à Nantes se tiendra le prochain comité de pilotage sur l’avenir de la ZAD. A cette occasion, nous appelons à un grand rassemblement devant la préfecture de Nantes pour défendre un avenir commun dans le bocage.

Le comité de pilotage, rassemble la chambre d’agriculture, les principaux syndicats agricoles (FNSEA, coordination rurale, confédération paysanne), l’association des agriculteurs historiques impactés (adeca) et celle des agriculteurs compensés après avoir accepté de laisser leur terre pour l’aéroport (Amelaza), des forestiers privés (fransylva), les élus de la CCEG et du Conseil départemental, sous l’égide de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) et de la préfecture de Loire-Atlantique. En sont absents une bonne partie des usager.e.s, paysan.ne.s et habitant.e.s du territoire, ainsi que des acteurs.trices du mouvement qui a préservé victorieusement le bocage, entre autres les associations naturalistes. Le comité de pilotage est pourtant censé décider des grandes lignes de l’avenir de la ZAD en matière d’agriculture, d’environnement, d’urbanisme, et d’aménagement du territoire.

En réalité, le comité de pilotage semble vouloir mettre en œuvre une stratégie gouvernementale à courte vue : une grande braderie des terres agricoles et des zones sensibles d’un bien commun arraché à la destruction de haute lutte ! L’Etat cherche à refiler la patate chaude en revendant au plus vite les terres de la ZAD au conseil départemental et aux anciens propriétaires privés.

Pour l’instant, le gouvernement refuse de trancher en faveur de nouvelles installations en agriculture paysanne dans une époque où il faudrait pourtant enfin mettre fin à l’accroissement infini et dévastateur de l’agriculture productiviste. De même, il refuse de reconnaître qu’un habitat auto-construit sur la ZAD est bien moins nocif et beaucoup plus inspirant que les pavillons qui partout prolifèrent. Il fait obstacle à l’idée d’un avenir pour le bocage qui soit construit par ses habitants.e.s ainsi que celles et ceux qui ont lutté pour le défendre ; et non par ceux-là même qui – hier encore - voulaient le détruire pour y construire un aéroport ! Il ne prend pas pour l’instant les dispositions qui permettraient de continuer à préserver la biodiversité exceptionnelle de cette zone humide et à se mettre ici comme ailleurs à la hauteur des enjeux climatiques actuels.

Pour notre part, nous refusons la vision portée jusqu’ici par le COPIL. Si le projet d’aéroport est définitivement mort et enterré ; si ce bocage, ses haies, ses mares, ses prairies et ses forêts sont pour l’instant à l’abri du bétonnage et de la destruction pure et simple,il n’en reste pas moins en péril. Ces terres tout juste sauvées sont plus que jamais menacées par le développement d’une agriculture intensive sur une partie d’entre elles. Elles aiguisent les appétits de ceux qui voudraient agrandir leur ferme, tandis que les projets d’installations signataires de COP, comme les lieux de vie encore debout, restent en sursis !

C’est pourquoi le 12 octobre prochain, nous serons devant la préfecture, pour défendre :
- l’existence d’une paysannerie solidaire et d’une campagne vivante
- la constitution d’une réserve de terres préservées pour qu’elles aillent en priorité à de nouvelles installations et non à l’agrandissement d’exploitation déjà compensées en argent et en terres à l’extérieur.
- la prise en charge par le mouvement et les usager.es du territoire des espaces boisés de la zad avec l’appui du collectif de bûcheron.nes, naturalistes, charpentier.e.s et poètes « abracadabois. »
- le maintien possible d’habitats alternatifs et d’un espace d’expérimentation en ce sens.
- la poursuite de ce qui s’est vécu et construit sur la ZAD en terme de rapport au collectif et au partage, aux créations culturelles et sociales et aux liens avec d’autres terrains de résistances.
- l’idée d’un bocage comme bien commun à préserver.

Il nous a fallu quarante ans pour enterrer définitivement le projet d’aéroport, la perspective d’une nouvelle lutte de longue durée pour un avenir commun dans le bocage n’entamera pas notre détermination !


https://zad.nadir.org/spip.php?article6141
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (2015..

Messagede digger » 12 Oct 2018, 09:56

Où en est la zad ?
Officiellement tout va bien. Tout continue comme "avant".
Aujourd'hui a lieu un comité de pilotage sur l'avenir des terres de la zad. En sont exclus les habitants, sauf les paysans "historiques".Y siègent la FNSEA, le conseil départemental, la chambre d'agriculture.... Belle victoire pour les partisans de la"négociation" avec l’État ....
État qui va céder 900 hectares de terres au département que Grosvalet va s'empresser de redistribuer aux copains de la FNSEA.
Reste à discuter la largeur de la façade écolo-lo-lo des gentils "néo-ruraux".Quelques-uns pourront rester. Les autres crieront à l'aide envers ceux-mêmes qu'ils ont aidé à virer parce que trop "radicaux".(Comprendre : conscients qu'on ne négocie pas avec l' État.)
La zad aurait pu devenir une commune libre. Elle va devenir un zoo de néo-ruraux. Mais qu'ils se débrouillent seul-es pour sortir des cages. Fallait pas accepter les cacahuètes.
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (2015..

Messagede digger » 13 Oct 2018, 13:28

Rosier cherche épines

Depuis l’abandon du projet d’aéroport, une partie du mouvement a fait le choix d’une stratégie de négociation en vue d’une légalisation de l’occupation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Cette stratégie a été présentée comme devant créer un « manteau » ou un « dôme » protégeant – légalement – un foisonnement d’activités hors cadre vouées à rester vivantes sur la ZAD. Elle devait empêcher l’appropriation privée des terres et des communs par la création d’une structure collective qui devait être la seule à pouvoir signer un contrat avec l’État.

De compromission en coup de force, ce ne sont au final que des Conventions d’occupation précaire (COP) qui ont été signées, à titre individuel, portant sur des projets plus ou moins agricoles, et dont une grande partie s’intègre au marché. Précaires comme leur nom l’indique (6 mois, renouvelables ou pas), ces COP excluent toute forme d’occupation des terres autre que celle sur laquelle elles ont été déposées.
Ce choix, fait par certain-e-s, engage de fait les autres, puisque les COP couvrent la quasi-intégralité de la zone occupée. Il entraîne donc la normalisation de nos activités et de nos pratiques, les enfermant dans le cadre légal et les contraintes qu’il impose. Il vide de contenu politique notre présence ici. La norme s’imprime d’elle-même et parvient à se trouver des gardiens. Et des promoteurs.

Le collectif du Rosier, lieu occupé depuis plus de 10 ans, détruit pendant les expulsions de 2012, puis reconstruit et toujours occupé, maintient son refus de rentrer dans ladite « stratégie administrative », de se plier aux règles faites pour nous gouverner et de coopérer avec un État qui aménage nos vies pour les faire correspondre aux besoins du capital, qui assassine les pauvres des quartiers populaires le plus souvent issus des « anciennes » colonies, qui expulse les gent-e-s qui n’ont pas les bons papiers, mène une politique raciste, mortifère et armée aux frontières, etc. (la liste est longue). Dans un contexte où les voisin-e-s acceptent les conditions dictées par l’État et justifient par les normes juridiques et administratives l’invasion de nos espaces de vie et d’organisation, nous nous trouvons isolés et menacés.

Aujourd’hui, nous avons donc besoin de la présence active de toutes les personnes souhaitant ouvrir des brèches dans l’implacable normalisation en cours. Venez nous rencontrer, passer du temps et construire avec nous d’autres dynamiques. Venez faire vivre ce lieu pour qu’il demeure et se pérennise comme un espace hors normes, où on n’accepte pas de rejeter celleux qui n’entrent pas dans les bonnes cases, où on refuse d’enterrer ses rêves.


https://zadresist.antirep.net/article171-Rosier-cherche-epines

ZADissidences n°3 est également sorti
https://nantes.indymedia.org/system/file_upload/2018/09/27/13921/zadissidences3-conv.pdf

Tout cela n'apparaitra pas sur zad nadir.org totalement néo-ruralisé :shock:
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (2015..

Messagede Pïérô » 24 Oct 2018, 08:18

Je partage ce point de vue.

Ce que tu dénonces est confirmé par ce genre d'article :
Notre-Dame-des-Landes : la négociation sur les terres de la Zad a progressé
https://reporterre.net/Notre-Dame-des-L ... -progresse

Un article dans le mensuel Courant Alternatif

ZAD... Zone à Déminer ?

Une ZAD plus homogène ?
L’illusion d’une ZAD capable d’accueillir tout le monde, d’accepter toutes les bizarreries et fonctionner au consensus, au nom de la Liberté sacrée de chacun-e, est maintenant enterrée. Débats et textes sur divers sites - comme Indy Nantes- et infokiosks expliquent bien comment ce mythe d’une "Zone d’Autonomie Définitive", installé en 2012 après l’opération César, était une histoire irréaliste et en sursis..!
Des centaines d’individus, aussi différents dans leurs buts que dans leurs modes de vie, regroupés sur un territoire pas si étendu, ne pouvaient pas trouver un fonctionnement satisfaisant pour chacun-e. Cela mettait en péril le lien indispensable avec les populations environnantes, opposées à l’aéroport mais pas préparées à accueillir et cohabiter avec ce milieu de squats urbains parfois très agité. Et pourtant ce lien était indispensable pour avoir une chance de résister à l’Etat. Dés cette époque, il y a donc deux options plus ou moins nettes sur la ZAD, avec pas mal de personnes entre les deux.
Agir ou subir...
La première revendiquée parfois comme asociale et anarchiste individualiste revient à se poser dans les espaces libérés en attente du chantier, sans trop chercher à nouer des liens, quitte à confronter ses valeurs avec le mode de vie des habitants locaux (chasseurs, éleveurs ou salariés, propriétaires ou locataires) quitte à dégager sous d’autres cieux si la pression devient intenable. La deuxième vise la durée en recherchant une autonomie relative ( habitat auto construit, nourriture à prix libre, etc) avec des collectifs comme Sème ta ZAD, Abracadabois, Curcuma - atelier de mécanique agriole... autour de dynamiques politiques communes (liens avec les habitants qui résistent, agriculteurs ou salariés de la métropole en lutte, populations des bourgs environnants,...) en créant une relation de confiance et de respect réciproques...
Une fois la lutte contre l’aéroport remportée, ces deux options ne pouvaient plus coexister, divergeant complètement dans leurs perspectives. La réouverture de la route des chicanes en fut le signal en mars. L’Etat et sa police ont d’ailleurs avalisé ces deux positions ; la plupart des lieux d’habitation qui ont accepté de dialoguer pour négocier le maintien des occupations n’ont pas été rasés. Ces lieux avaient aussi construit avant des liens élargis, bénéficiaient de solidarités extérieures. En étant simplement plus intégrés et moins en confrontation avec les villageois, leur destruction était simplement moins urgente et moins facile. La destruction des Cent noms le 9 avril ( lieu représentatif de certains projets à long terme ) l’a un peu illustré avec une mobilisation élargie les jours suivants.

Hors piste, CMDO, CHIPS, POMPS...
Les tensions fortes qui perdurent aujourd’hui sur la ZAD reposent aussi sur le rôle qu’un groupe a joué pendant plusieurs années. Secret ou informel au début dés 2012, il a choisi depuis bientôt un an de s’assumer comme tel et regroupe une quarantaine de personnes d’une dizaine de lieux, mais aussi à Nantes. Il s’est finalement appelé par auto-dérision CMDO ( Comité pour le Maintien Des Occupations, du nom d’un groupe créé en mai 68 par les situationnistes) et a notamment publié deux textes ( le 10-02 "ZAD will survive" et le 14-05 "Tank on est là") lisibles sur le site de la ZAD. Si d’autres groupes se sont bien constitués en réponse à côté, POMPS (Pas Ouvert Mais Pas Secret), CHIPS, ils sont plus que discrets.
Face à l’inertie, la lenteur et une certaine incapacité collectives, le CMDO a fini par fonctionner comme une avant-garde auto proclamée, énergique, assurant la communication, l’écriture, une bonne partie des initiatives zadistes ; mais des actions brutales sont aussi attribuées à certains de ses membres à tort ou à raison, entraînant inévitablement réactions, rejet, défiance.
Un mode de fonctionnement ni efficace, ni démocratique
Les assemblées générales de la ZAD sont censées fonctionner au consensus, à l’unanimité. Mais ce mode de décision, théoriquement satisfaisant du point de vue du respect des individus, se révèle voué à l’impuissance puisqu’une seule personne parmi plusieurs centaines peut tout bloquer en s’opposant à une décision (exemple du fonctionnement de la FA). Un remarquable texte de Murray Bookshin - Anarchisme mode de vie contre anarchisme lutte de classes, un abîme infranchissable- (disponible en brochure téléchargeable sur le site de l’OCL) illustre l’impasse du fonctionnement de la ZAD, et se prononce pour un fonctionnement majorité-minorité évitant l’impuissance collective. L’élaboration de contre-propositions par les minorités et un cheminement collectif en dépassant les désaccords auraient pu éviter de tomber dans la pratique zadiste qui s’est finalement mise en place : des Ags cadrées par des ordres du jour précis, des propositions très travaillées et difficilement discutables, des conclusions préparées à l’avance et soutenues avec enthousiasme... Bien sûr ça a donné des assemblées très efficaces mais c’était clairement démotivant pour s’impliquer plus, et les Ags ont été progressivement désertées par de plus en plus d’occupant-e-s. Mais peut-être que la réalité de la ZAD, avec ses deux options de départ (voir plus haut) ne pouvait pas avoir une autre issue que celle qui s’est instaurée, compte tenu de l’absence, ou de l’échec, de dynamiques politiques plus globales en France (loi travail, grève des cheminots, mouvement scolarisés,....
En-dehors des AG, des commissions étaient ouvertes officiellement à toutes les bonnes volontés et mandatées pour rédiger les textes ; une personne de l’extérieur qui s’y hasardait avait rapidement l’impression de poser des mauvaises questions à des personnes s’étant déjà vues avant. Mais après tout, les zadistes sont tout le temps ensemble ?! Et puis la manie du secret contre les infiltrations policières, avec le refus de s’appeler autrement que Camille, incitait à ne pas poser de questions sous peine de devenir suspect.... Il faut sûrement voir dans ce côté opaque des relations avec l’extérieur, l’explication du désinvestissement total de la ZAD par le milieu politique nantais libertaire ou d’extrême gauche organisé, sinon pour certaines "grandes" occasions. Pourtant, l’affaire de Tarnac l’a démontré, ces cloisonnements n’empêchent pas l’infiltration de vrais indics. Elles gênent par contre fortement le débat politique du mouvement, renforçant la structuration de pouvoirs en l’absence de critiques.
Un autre trait, qui a renforcé ce côté secret et manipulateur, rebutant et démotivant pour des non-habitants en particulier, est l’investissement à long terme du non-groupe dit "appeliste", venu de la Maison de la Grève de Rennes pour les plus anciens. Cette avant-garde politique et élitiste, qui se veut invisible tout en construisant des bases d’appui comme à Tarnac ou à la ZAD, et qui publie régulièrement (l’insurrection qui vient, l’appel, à nos amis, etc ) a bien sûr intégré le groupe large téléguidant la ZAD. Aussi les désaccords et rejets pré-existants à l’égard des appelistes se sont reportés sur le groupe plus large.
A force d’être incontournable pour tout ce qui comptait dans la direction de la lutte, les initiatives - parfois trés bonnes -, la communication, avec toujours les mêmes individus mandatés, les mêmes tics de langage ampoulé, d’écriture emphatique , et les mêmes méthodes, la combine s’est éventée, le groupe "secret" ne l’était plus.
Un champs... de ruines
Il n’y a donc pas que les cabanes qui sont en ruine sur la ZAD. Comment refaire confiance à des personnes qui arrivent en réunion avec une tactique cachée pour imposer des choix, verrouillent des assemblées, transformées en simples chambres d’enregistrement, à moins d’arriver soi-même avec une motion déjà écrite, un projet déjà bien ficelé, un tract ou une affiche déjà tirée,..? Plus inquiétante encore est la contradiction que porte ce genre de pratique. Par souci d’efficacité, par recherche de gain de temps - il y a tellement de réunions sur la zad qui concernent tellement de sujets... - il est très rare de pouvoir creuser toutes les implications d’une décision. Pourtant le collectif permet en théorie de mieux traduire des intérêts communs. Mais alors où est le projet politique d’un fonctionnement horizontal, sans spécialiste prenant en otage le débat, sans être "en guerre" avec son interlocuteur... On comprend mieux les nombreux départs de la ZAD, moins par manque de toit que par perte de...foi ?! Si l’urgence ne permet pas un fonctionnement démocratique satisfaisant, il est important que cela soit décidé le plus collectivement possible pour revenir dés que possible à un processus horizontal.
S’organiser, une nécessité, mais pas n’importe comment...
Si à posteriori, le fait de s’organiser pour éviter le naufrage du fonctionnement collectif en 2012 apparaît légitime et même nécessaire, les implications de la façon de procéder adoptée par le futur CMDO sont une impasse pour un projet politique révolutionnaire anti autoritaire. Le fait d’agir secrètement dans les assemblées générales, comme dans le maintien de l’ordre sur la ZAD pour arriver à ses fins, instaure un pouvoir séparé du collectif, une hiérarchisation interne au mouvement (ceux et celles qui savent, et les autres qui ignorent la vérité) qui mine les indispensables unité et cohésion du mouvement de lutte. Cette façon de procéder secrètement dans un processus collectif s’apparente plus à une avant-garde auto-proclamée qui a décidée comment il fallait agir pour le bien du collectif, quitte à s’imposer à la volonté du collectif si celui-ci s’oppose ou résiste. Historiquement les échecs de telles pratiques révolutionnaires, prônées par les groupes marxistes léninistes notamment, ne peuvent qu’inciter à les rejeter. Si un groupe intervient ouvertement en tant que groupe séparé dans une assemblée, avec proposition d’analyses et de pratiques, l’assemblée peut s’en emparer ou pas mais conserve sa liberté du choix final. Ca nécessite aussi qu’il n’y ait pas de rejet à priori des groupes organisés, ce qui est malheureusement dans certains milieux post-modernes une forte tendance. Mais il n’y a pas d’autre choix pour éviter d’en arriver à la situation actuelle et la crise de confiance sur la ZAD. Car d’autres difficultés se précisent.
Les citoyens se débinent
Le mouvement d’opposition à l’aéroport était d’abord un mouvement paysan. Avec la relance du projet début 2000, les citoyennistes de l’ACIPA ( Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d’Aéroport) se sont rajoutés. Enfin à partir de 2009 un mouvement squatt a mis sa touche finale, bordélique et transgressive, quotidienniste et éruptive, au pudding d’opposition formé d’une cinquantaine de groupes. Ce mille-feuille inédit ancré sur un territoire, contradictoire en soi ( avec sa population nomade ou agricultrice) et indigeste pour les méthodes classiques de contrôle, a fait reculer l’Etat et les porteurs de projet. A méditer face aux échecs actuels des luttes sociales.
Les contradictions internes se soldent ainsi depuis février 2018 avec les départs et les rejets violents, les ruptures et anathèmes. La composante paysanne, ses problématiques et ses enjeux, revient au premier plan avec la question des terres, accumulées par les institutions. L’ACIPA s’est auto-dissoute au début de l’été, estimant son but citoyen atteint. Cette décision révèle surtout au grand jour deux positions internes qui se lisent dans les votes, 12 contre 10, du bureau de l’association. Les pro-dissolution comptent jeter la clé, les fichiers d’adhérent-e-s et le reste, après avoir fermé la porte derrière eux-elles. Pour le dernier porte-parole, le mot d’ordre Contre l’aéroport et son monde n’est plus d’actualité. Au moment où les zadistes tentent de structurer leur maintien sur zone, avec des projets agricoles, culturels ou artisanaux, face aux agriculteurs de la FNSEA et aux forestiers du département qui veulent accaparer toutes ces terres « disponibles », la dissolution de l’ACIPA - au nom du mot d’ordre minimal Pas de ça chez moi exaucé par l’état – est un beau lâchage des habitant-e-s de la ZAD qui tentaient de maintenir des relations de respect mutuel avec les populations environnantes.

C. B.


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