Mouvement dans l'éducation, à suivre...

Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Pïérô » 26 Jan 2013, 12:42

Appels

Adresse de l’AG de grève du 22 janvier et des syndicats parisiens SNUipp-FSU, SNUDI-FO, SE-UNSA, SUD éducation, CGT éduc’action, CNT Ste aux dirigeants des syndicats nationaux du premier degré (mardi 22 janvier)

L’AG de grève du 22 janvier et les syndicats parisiens SNUipp-FSU, SNUDI-FO, SE-UNSA, SUD éducation, CGT éduc’action, CNT Ste demandent aux directions des syndicats nationaux d’appeler ensemble à la grève nationale tous les personnels du premier degré :

- pour que le ministre renonce à publier le projet de décret sur les rythmes scolaires : « Le projet ministériel n’est pas acceptable. Il dégrade les conditions de travail et d’emploi de tous les personnels. Il ne comporte aucune amélioration des conditions d’apprentissage pour les élèves et n’améliorera pas leur réussite » (extrait de l’appel commun des syndicats parisiens).

- pour le refus de toute territorialisation : « les obligations de service des enseignants restent sous la seule responsabilité de l'État » (extrait de l’appel commun des syndicats parisiens).

L’AG et les syndicats parisiens SNUipp-FSU, SNUDI-FO,
SE-UNSA, SUD éducation, CGT éduc’action, CNT Ste
réunis à la Bourse de travail de Paris le mardi 22 janvier 2013


Appel intersyndical de Paris pour l’abandon de la réforme des rythmes scolaires

Sud-Snuipp-SE-CGT-CNT-FO

jeudi 24 janvier 2013

Appel intersyndical prenant acte des décisions de l’AG parisienne après la grève massive du 22 janvier

Pour l’abandon de la réforme des rythmes scolaires

Le projet ministériel n’est pas acceptable. Il dégrade les conditions de travail et d’emploi de tous les personnels. Il ne comporte aucune amélioration des conditions d’apprentissage des élèves et n’améliorera pas leur réussite scolaire.

Par ailleurs, les organisations syndicales signataires rappellent que les obligations de service des enseignants doivent rester sous la seule responsabilité de l’État.

D’autre part, elles demandent que les PVP continuent à intervenir sur le temps scolaire.

Aucune modification de l’organisation de la semaine scolaire ne doit être mise en place par la Mairie de Paris à la rentrée 2013.

Cependant, nous ne pouvons nous contenter d’un statu quo. Prenant acte des décisions prises lors de l’Assemblée générale parisienne de grève du 22 janvier, nous exigeons :

• l’arrêt de l’aide personnalisée et des stages de remise à niveau ;

• l’abandon du LPC ;

• la suppression de l’annualisation du temps de service ;

• la suppression des évaluations nationales ;

• l’arrêt des programmes de 2008 ;

• l’ abandon du fichage via base élèves ;

• la baisse des effectifs par classe ;

• le retour des RASED avec des recrutements pour compenser les suppressions depuis les cinq dernières années ;

• le recrutement de PVP à la hauteur des besoins pour remplacer les heures supplémentaires ;

• la création d’un statut de fonctionnaire pour les AVS ;

• la présence d’une ASEM par classe en maternelle ;

• la titularisation et une formation de qualité pour les animateurs des temps périscolaires (BAFA gratuit…).


Nous appelons les enseignants :

• à se rassembler lors des quatre réunions publiques tenues par la Mairie de Paris sur la réforme des rythmes scolaires

• à participer massivement à la prochaine AG de grève qui devrait se tenir début février ;

• à engager des démarches auprès des parents en vue de leur participation à la manifestation « parents-personnels des écoles » le samedi 2 février.

Réunions publiques de la Mairie de Paris

Jeudi 24 janvier à 19h (18e et 19e arrondissements) Gymnase Jaurès 87, avenue Jean Jaurès, Paris 19e

Mercredi 6 février à 18h45 (8e, 9e, 10e, 16e et 17e) Mairie du 9e arrondissement 6, rue Drouot, Paris 9e

Lundi 18 février à 18h45 (1er, 2e, 3e, 4e, 11e, 12e et 20e) Mairie du 12e arrondissement 130, avenue Daumesnil, Paris 12e

Lundi 25 février à 18h45 (5e, 6e, 7e, 13e, 14e et 15e) Mairie du 14e arrondissement 2, Place Ferdinand Brunot, Paris 14e
http://www.sudeducation.org/Appel-inter ... -pour.html
PDF : http://www.sudeducation.org/spip.php?ac ... ire_1_.pdf
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 01 Fév 2013, 11:55

Appel de l’interfédérale de l’éducation pour une grève nationale le 12 février
Appel des fédérations FERC CGT, FNECFP FO, SUD ÉDUCATION, CNT et FAEN

Les fédérations FERC CGT, FNECFP FO, SUD ÉDUCATION, CNT, réunies le lundi 28 janvier 2013, soutiennent les initiatives qui ont déjà été prises et qui seront prises par les personnels et leurs organisations syndicales.

Elles appellent les personnels à se réunir et à construire la mobilisation par la grève le 12 février 2013
. Pour une amélioration des conditions de travail et de rémunération,
. Pour l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école,
. Pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

Le gouvernement ne rompt pas avec les politiques précédentes, les salaires des fonctionnaires ne sont toujours pas revalorisés, les conditions de vie et de travail continuent de se détériorer pour les élèves et les personnels.

. Le projet de loi d’orientation sur l’école ne répond pas aux besoins de l’école publique.

Nous ne pouvons pas nous satisfaire de voir que les fondements idéologiques mis en place par la loi Fillon de 2005, comme le socle commun, ne sont pas remis en cause par ce projet de loi sur l’école.

. Avec le pilotage des cartes de formation professionnelle, la prise en charge des services d’orientation par les régions et le transfert aux collectivités locales de missions dans le premier degré, un cap supplémentaire sera franchi dans une logique de territorialisation de l’école.

. Contrairement à ce qui est annoncé par Vincent Peillon, dans le premier degré, la réforme des rythmes scolaires va dégrader les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des personnels.

Cette raison a conduit nos fédérations à voter contre le décret sur l’aménagement du temps scolaire qui nous a été présenté.

La publication, par le ministre, de ce texte rejeté par l’écrasante majorité des personnels et des collectivités territoriales est inacceptable.

Les fédérations FERC CGT, FNECFP FO, SUD ÉDUCATION, CNT, FAEN, réunies le lundi 28 janvier 2013, soutiennent les initiatives qui ont déjà été prises et qui seront prises par les personnels et leurs organisations syndicales.

Elles appellent les personnels à se réunir et à construire la mobilisation par la grève le 12 février 2013

. Pour une amélioration des conditions de travail et de rémunération,
. Pour l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école,
. Pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

Les fédérations syndicales de l’éducation se retrouveront rapidement après le 12 février pour envisager les suites à donner à cette action.

http://www.sudeducation.org/Appel-de-l- ... -de-l.html
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Pïérô » 11 Fév 2013, 15:35

Communiqué de l'union syndicale Solidaires

Rythmes scolaires : Ne Peillon pas !

Le ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, a fait des rythmes scolaires dans le premier degré le point central de sa « refondation » de l’école. La semaine d’école passerait à 4 jours et demi en y ajoutant le mercredi matin. Pour maintenir un temps de classe de 24h pour les élèves, deux « solutions » : soit augmenter la pause de midi et terminer l’école à 16h30, soit terminer plus tôt et assurer la prise en charge par les mairies jusqu’à 16h30.

Cette réforme est présentée comme étant dans l’intérêt des élèves mais :

. En réalité, les journées à l’école seront toujours aussi longues, avec une demi-journée en plus même si une partie se fera dans le cadre d’activités périscolaires. Des activités périscolaires destinées à remplacer le temps d’école – jusque-là gratuit – qui pourront être facturées aux familles !

. Pour éviter aux mairies de « trop »embaucher, la ministre des sports a décidé d’augmenter le taux d’encadrement par les animateurs pour les activités périscolaires : le seuil actuel, qui est d’un adulte pour 10 enfants de moins de 6 ans et un pour 14 au-delà de 6 ans, passera à 1 pour 14 et 1 pour 18. Quelle qualité des activités avec autant d’enfants ? Cela empêche aussi d’emmener les enfants en sortie scolaire...

. Enfin, l’égalité ne sera pas assurée partout : les mairies n’auront pas toutes les mêmes moyens pour mettre en oeuvre les activités périscolaires.

Cette réforme n’allège donc pas la semaine des élèves, crée des inégalités entre les villes (prix et qualité des activités périscolaires), et alourdit le travail des personnels de l’éducation et de l’animation. Pourtant, le décret sur les rythmes scolaires a été publié le 26 janvier malgré le vote défavorable des instances de l’éducation et la mobilisation des personnels qui a démarré très fort au mois de janvier.

Au-delà de la question des rythmes scolaires, le projet de loi d’orientation présenté par Vincent Peillon en conseil des ministres le 23 janvier n’offre pas les garanties nécessaires, à une amélioration réelle des conditions de travail des personnels et d’étude des élèves :

. Les véritables créations de postes (6770) restent très en-dessous des besoins après les 80000 postes supprimés depuis 5 ans et avec l’augmentation actuelle du nombre d’élèves. Le nombre d’élèves par classe va nécessairement continuer à augmenter, les groupes restreints et l’aide spécialisée aux enfants en difficultés sont menacés de disparaître.

. Les projets de décentralisation (école maternelle et primaire, orientation scolaire, enseignement professionnel) constituent une rupture dans l’égalité d’accès à l’éducation dans les territoires, égalité dont doit être garant le service public.

Après des années de destruction du service public d’éducation, on est donc bien loin de la véritable « refondation » qu’attendent pourtant l’Union Syndicale Solidaires, sa fédération SUD Éducation et les personnels. C’est pour toutes ces raisons, et non par un « corporatisme » brandi par certains, que l’Union Syndicale Solidaires soutient l’appel unitaire des fédérations de l’éducation, dont SUD Éducation, à la grève le 12 février prochain.
http://www.sudeducation.org/Rythmes-sco ... n-pas.html


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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Pïérô » 13 Fév 2013, 02:07

Vidéo et déclaration de la CNT éducation Nord Pas-de-Calais à l’occasion de la grève du 12 février 2013 contre les réformes Peillon : http://www.cnt-f.org/59-62/2013/02/vide ... vrier2013/


Appel des grévistes du 12 février réunis à Gennevilliers

Après le 12 février, pas question de s’arrêter !

Nous étions 80% de grévistes dans le 92 ce mardi 12 février. Nous nous sommes réunis à 77 collègues en Assemblée Générale à Gennevilliers.

La question des suites à donner à ce mouvement nous apparaît cruciale. Il est possible de gagner et de faire reculer le gouvernement. Pour cela, nous devons poursuivre la mobilisation.

Nous refusons les choix actuels qui poursuivent la politique de dégradation de nos conditions de travail, de précarisation, de division des personnels, d’évaluations, de désengagement de l’Etat et de casse des statuts.

Nous refusons de travailler plus pour gagner moins, nous luttons plus pour gagner plus.

Nous, enseignants grévistes, réunis en assemblée générale le 12 février, non syndiqués, syndiqués à la CGT, à SUD, au snudi-FO, au snuipp-FSU avons adopté les revendications suivantes :

. Pour l’abrogation des décrets sur les rythmes.

. Pour le retrait du projet sur la loi d’orientation.

. Pour la création de postes statutaires à hauteur des besoins et la restitution des 80 000 postes supprimés.

. Pour l’abrogation du service minimum (SMA)

. Pour une école populaire et émancipatrice sans socle commun ni programmes de 2008.

L’Assemblée Générale réunie à Gennevilliers (comme d’autres AG de région parisienne) se prononce pour une prochaine grève régionale le jeudi 28 février.

L’AG appelle tous les collègues grévistes du 92 à se réunir ce jour-là en Assemblée générale départementale à Nanterre et à se rassembler devant l’Inspection académique (lieux et horaires à préciser dans la semaine).

L’AG se prononce pour une nouvelle grève nationale en mars (à la rentrée des vacances) et s’adresse aux organisations syndicales nationales pour qu’elles agissent dans ce sens.


http://sudeducation92.ouvaton.org/spip.php?article754
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Béatrice » 13 Fév 2013, 18:53

Communiqué de SUD éducation relatif au "gazage" lacrymogène des manifestants par les CRS, à l'issue de la manifestation d'hier :

Communiqué de presse SUD éducation du 13 février 2013
mercredi 13 février 2013

Les enseignant-e-s gazé-e-s à la manifestation pour l’école ! C’est inacceptable !

Le 12 février, la grève contre le projet de loi d’orientation sur l’école, pour l’abrogation du décret « rythme scolaire » et pour une école émancipatrice a été massivement suivie partout en France. Comme le 22 janvier, la mobilisation régionale a atteint des chiffres records à Paris. Plus de 10.000 personnes ont notamment manifesté leur opposition au décret sur les rythmes scolaires.

En fin de parcours, le cortège pacifique réunissant enseignants, parents et enfants a été dispersé à l’aide de gaz lacrymogènes ! Pour SUD éducation, comme pour toutes les personnes présentes hier, c’est l’incompréhension et la stupeur !

Alors que les manifestant-es déterminé-es scandaient des slogans dans une ambiance pacifique, ils ont été victimes d’une inqualifiable agression de la part des forces de l’ordre.

Le matin même, lors d’une manifestation de travailleurs de Goodyear contre les licenciements, le gouvernement a envoyé 600 CRS qui ont aussi utilisé les gaz lacrymogènes. Est-ce la conception que le gouvernement a des négociations et du dialogue social ?

La Fédération SUD éducation est scandalisée par ces méthodes indignes, elle condamne le recours aux méthodes de répression et demande au gouvernement de s’expliquer publiquement.

La Fédération SUD éducation A Saint-Denis, le 13 février 2013


http://www.sudeducation.org/Communique- ... ation.html
« Simple, forte, aimant l'art et l'idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominée. »
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Pïérô » 17 Fév 2013, 12:02

Communiqué de la Fédération SUD éducation
Après le 12 février, pas question de s’arrêter

Les chiffres de la grève du 12 février confirment une mobilisation massive des personnels dans de nombreux départements, en particulier dans le premier degré. Le montage médiatico-gouvernemental autour du prétendu « corporatisme » des enseignant-es n’aura pas entamé la détermination des personnels. Ceux-ci étaient rassemblés notamment à l’appel des fédérations SUD ÉDUCATION, FERC CGT, FNECFP FO, CNT et FAEN pour une amélioration des conditions de travail et de rémunération, pour l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école, pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires. Le SNUipp a ensuite appelé les enseignants du 1er degré sur ses propres bases. Partout, les cortèges étaient revendicatifs. En Ile-de-France, une nouvelle grève est à l’ordre du jour. Ailleurs, de nombreuses assemblées générales de grévistes ont décidé d’initiatives diverses pour continuer l’action.

SUD éducation fera tout pour développer ce mouvement naissant. Il est indispensable de proposer une suite rapide à cette grève, et d’apporter un soutien explicite aux personnels mobilisés qui attendent, sur le terrain, que leur lutte soit relayée nationalement. Une nouvelle grève nationale doit être organisée dans l’unité la plus large. Il faut continuer à informer la population sur les véritables enjeux de ces réformes. C’est ce que nous exprimerons lors de la réunion des fédérations syndicales de l’éducation du lundi 18 février.

Saint-Denis, le jeudi 14 février 2013
http://www.sudeducation.org/Apres-le-12 ... stion.html
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Pïérô » 22 Fév 2013, 00:57

Communiqué des fédérations de l’éducation nationale réunies le 18 février 2013

Les fédérations FNEC FP-FO, FERC-CGT, SUD Education, FAEN, FTE-CNT se sont réunies le lundi 18 février 2013 au siège de la FNEC FP-FO, la FSU s’étant excusée.

jeudi 21 février 2013

Les fédérations se sont félicitées de l’important succès de la grève du 12 février appelée par nos organisations sur trois revendications claires :

. Pour une amélioration des conditions de travail et de rémunération ;
. Pour l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école ;
. Pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

La grève a été massive dans le 1er degré.

Les fédérations s’adressent au ministre afin qu’une réponse soit apportée aux revendications des personnels à commencer par l’abrogation du décret.

Les fédérations appellent les personnels à soutenir et faire connaître leur demande d’audience auprès du ministre : le ministre doit répondre aux personnels.

Les fédérations soutiennent toutes les initiatives locales prises pour confirmer les revendications exprimées le 12 février et consolider le rapport de force.

Les fédérations considèrent qu’à l’issue des congés d’hiver, dans un mois, si le ministre n’a pas répondu à la demande d’abrogation du décret sur les rythmes scolaires, alors une nouvelle initiative nationale de grève sera à l’ordre du jour.

Les fédérations participeront dans cet esprit à une nouvelle réunion des fédérations syndicales proposée par la FSU le 25 février.


--------------------------------------------------------


Lettre au ministre

Monsieur le Ministre,

Le 12 février nos fédérations ont appelé à la grève nationale
Pour une amélioration des conditions de travail et de rémunération
Pour l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école
Pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

Comme vous le savez, la grève a été massive dans le premier degré, en particulier sur l’exigence d’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

Cette exigence s’est exprimée dans la grève et dans les très nombreuses manifestations qui se sont déroulées.

Les personnels veulent être entendus. Ils attendent vos réponses à leurs revendications, notamment sur cette question des rythmes scolaires.

C’est pourquoi, nous vous demandons de recevoir très rapidement les fédérations syndicales FNEC FP FO, FERC CGT, FAEN, SUD Education, FTE-CNT.

Soyez assuré Monsieur le Ministre de notre entière considération et de notre attachement au service public d’éducation.
http://www.sudeducation.org/Communique- ... -de-l.html
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Pïérô » 24 Fév 2013, 01:09

Journée d'action le 28 février région parisienne

92 (Hauts-de-Seine)

On continue : grève, AG, rassemblement

Dans les Hauts-de-Seine la mobilisation contre la réforme des rythmes ne cesse de s’amplifier : au moins 120 grévistes le 18 décembre, au moins 170 le 17 janvier et au moins 230 le 22 janvier, à l’appel des enseignants mobilisés et des organisations syndicales SUD Education 92 et CGT Educ’action 92... Le 12 février était très massif avec environ 80% de grévistes. La lutte continue !

La réforme des rythmes scolaire fait l’unanimité contre elle. Son application est aberrante, entraînant des pauses méridiennes de 3 heures ou des horaires décalés entre les maternelles et les élémentaires. Pour faire face au coût supplémentaire à la charge des municipalités, le taux d’encadrement dans l’animation diminue (1 animateur pour 14 en maternelle au lieu de 1 pour 10 et 1 animateur pour 18 en élémentaire au lieu de 1 pour 14). Tout cela dans l’intérêt des enfants paraît-il.

Plusieurs villes reculent devant la complexité de l’organisation et devant la mobilisation qu’elle soulève. Lyon, troisième ville de France a annoncé le report en 2014 et le maire de Paris a commencé à céder lundi 18 février lors d’une réunion publique en disant qu’il mettrait la réforme en œuvre dans la capitale dès 2013 s’il « sentait » que cela était possible, sans exclure de renoncer.

Dans le 92, Issy-les-Moulineaux et Sceaux se sont rétractées. Il n’y a donc aucune ville du département qui appliquera la réforme en 2013. C’est un début de victoire mais ce n’est pas le report que nous voulons, c’est l’abrogation !

Conformément aux décisions prises en assemblée générale le 12 février, nous exigeons :

 L’abrogation des décrets sur les rythmes.

 Le retrait du projet sur la loi d’orientation.

 La création de postes statutaires à hauteur des besoins et la restitution des 80 000 postes suppri-més.

 L’abrogation du service minimum (SMA)

 Pour une école populaire et émancipatrice sans socle commun ni programmes de 2008.


SUD Éducation 92 et la CGT Educ’action 92 appellent les salariés de l’éducation à lutter pour obtenir la satisfaction des revendications largement partagées et à faire grève.

LE 28 FEVRIER

Appel à la grève de SUD Éducation 92, de la CGT Educ’action 92, de SUD Education 75, de la CGT Educ’action 75 et de Snudi-FO 75

Assemblée générale des grévistes à 9h30 à la salle Voltaire 33 rue Voltaire à Nanterre RER Nanterre Ville

Rassemblement à 12h devant l’Inspection Académique 167/177 avenue Joliot Curie, 92000 Nanterre RER Nanterre prefecture ou université
http://sudeducation92.ouvaton.org/spip.php?article764


Paris :

Jeudi 28 février, jour du CDEN « rythmes scolaires »

• 9h30 : [92] Assemblée générale des grévistes à à la salle Voltaire 33 rue Voltaire à Nanterre RER Nanterre Ville
• 11h00 : [IdF] grève et rassemblement au Rectorat à partir de (94, avenue Gambetta).
• 12h00 : [92] Rassemblement devant l'Inspection Académique 167/177 avenue Joliot Curie, 92000 Nanterre RER Nanterre prefecture ou université
• 14h30 : [IdF] Assemblée commune des écoles de paris et des départements mobilisés en Île-de-France à 14h30 à la Bourse du Travail de Paris, 3, rue du Château d'Eau.

Les syndicats parisiens SNUipp-FSU, SNUDI-FO, SE-UNSA, SUD Education, CGT Educ'Action et CNT Ste appellent à la mobilisation
• le décret sur les rythmes scolaires doit être abrogé
• le Maire de Paris doit retirer son projet !
• les conditions de scolarisation des élèves doivent être améliorées : restitution de tous les postes supprimés depuis 5 ans (RASED, titulaires-remplaçants etc...)!

Samedi 26 janvier, le ministre Peillon a publié le décret 2013-77 du 24 janvier « relatif à l'organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires ». Une véritable provocation !

Après les 90 % de grévistes à Paris le 22 janvier, la mobilisation s'est développée dans tous les départements.


Rien n'est inéluctable : un décret publié peut être retiré !

L'intersyndicale parisienne SNUipp-FSU, SNUDI-FO, SE-UNSA, SUD Education, CGT Educ'Action et CNT Ste réaffirme ses positions :

- « Ce décret n'est pas acceptable, il dégrade les conditions de travail et d'emploi de tous les personnels. Il ne comporte aucune amélioration des conditions d'apprentissage des élèves et ne garantit en rien leur réussite scolaire. Les obligations de service des enseignants doivent rester sous la seule responsabilité de l'Etat.

Les PVP doivent continuer à intervenir sur le temps scolaire. Aucune modification de l'organisation de la semaine scolaire ne doit être mise en place par la Mairie de Paris à la rentrée 2013. »

- Les revendications urgentes pour l'école doivent être satisfaites : baisse des effectifs par classe, création de postes RASED et titulaires-remplaçants, abrogation des mesures Darcos-Chatel, recrutement, formation et titularisation des personnels municipaux des écoles ...

La Mairie de Paris s'obstine dans son intention de mettre en place son projet éducatif territorial contre l'avis quasi unanime des enseignants mais aussi des parents et des personnels municipaux comme cela s'est manifesté dans les premières « réunions publiques » organisées par la Mairie.

L'intersyndicale parisienne SNUipp-FSU, SNUDI-FO, SE-UNSA, SUD Education, CGT Educ'Action et CNT Ste appellent à se mobiliser le jour du CDEN « rythmes scolaires », jeudi 28 février. Un préavis de grève a été déposé. Elle appelle à un rassemblement à partir de 11h devant le Rectorat (Gambetta)
http://www.demosphere.eu/node/35047
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Pïérô » 02 Mar 2013, 11:22

poursuivre la mobilisation par la grève

Pour SUD éducation, il faut poursuivre la mobilisation par la grève

Le lundi 25 février 2013, les fédérations nationales de l’éducation FSU, FO, CGT, SUD, FAEN, et CNT se sont réunies au siège de la FSU. Le SGEN-CFDT et l’UNSA, invités, n’y ont pas participé.

A cette occasion, la FSU a proposé uniquement aux autres organisations de s’associer à un appel à manifestation nationale le samedi 6 avril, sur une plateforme ne comprenant ni la revendication de l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires, ni le retrait de l’actuel projet de loi d’orientation sur l’école. Les revendications, la date et les modalités n’étaient pas discutables. La FSU et ses syndicats (SNUIPP, SNES, …) ont refusé d’envisager tout appel à la grève.

C’est maintenant qu’il faut amplifier le rapport de force

Sur les rythmes, les mairies ont jusqu’au 30 mars pour se prononcer : la grande majorité d’entre elles refuseront de la mettre en œuvre à la rentrée prochaine. Il faut enfoncer le clou avant le 30 mars, faire monter la pression sur les mairies et sur le gouvernement, pour obtenir l’abrogation d’un décret très largement rejeté.

Une loi d’orientation sur l’école, il n’y en a que tous les 10 ou 15 ans : en acceptant cette loi à la fois insuffisante et porteuse de régressions, nous accepterions durablement un service public d’éducation dégradé et démantelé. C’est maintenant, pendant que la loi d’orientation est en discussion, qu’il faut créer les conditions pour une réorientation radicale des politiques scolaires. Le projet de loi ne répondant pas aux besoins, le préalable est son retrait, pour que les personnels puissent enfin être entendus.

Les annonces de la carte scolaire dans le premier degré et des dotations horaires dans le second degré confirment que les créations de postes et la programmation budgétaire sont très insuffisantes.

Le rapport de force entre le ministère et les personnels se joue maintenant : l’issue du conflit actuel aura des répercussions pendant des années.

Pour SUD éducation, c’est par la grève qu’il faut poursuivre la lutte

Le ministère refuse de répondre aux revendications des personnels. Pire, V. Peillon multiplie les provocations en demandant aux enseignant-e-s de « faire des efforts » et en annonçant à la télévision, avant toute espèce de discussion avec les organisations syndicales et les personnels, une réforme du bac et un raccourcissement des vacances d’été avec zonage selon les souhaits de l’industrie du tourisme.

Pourtant, le 12 février, appelée par les fédération FO, CGT, SUD, FAEN, et CNT pour une amélioration des conditions de travail et de rémunération, pour l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école et pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires, puis par le SNUIPP sur ses propres bases, et par des sections du SE-UNSA dans certains départements, la grève a été massive, en particulier dans le 1er degré.

La mobilisation doit avoir un prolongement par la grève, comme de nombreuses assemblées générales de grévistes l’ont exprimé. Un appel à manifestation nationale ne pourrait avoir de sens que dans le cadre d’une dynamique de grève, et non comme un événement unique et isolé en dehors de toute grève.


La fédération SUD éducation continuera à tout faire dans les jours qui viennent pour qu’un appel à la grève nationale à la rentrée des vacances des 3 zones soit lancé dans l’unité la plus large possible pour porter les revendications des personnels. C’est ce que nous porterons dans la réunion des fédérations nationales de l’éducation qui aura lieu le mardi 5 mars.
http://www.sudeducation.org/Pour-SUD-ed ... -faut.html


Appel à boycott de la consultation

L’abrogation d’abord, la consultation après

Communiqué de SUD Education 92 et de la CGT Educ’Action 92

Le mouvement de lutte contre le décret réformant les rythmes scolaires, avec la puissante journée nationale de grève du 12 février, inquiète de plus en plus le ministère. Pour tenter de "convaincre", certaines municipalités, comme celle de Colombes, sollicitent les Conseils d’école afin qu’ils lui fassent des propositions d’organisation du temps scolaire, comme si de rien n’était. Surtout, le ministère utilise la hiérarchie pour une vaste entreprise de communication ; les IEN réunissent les directeurs afin d’organiser une pseudo-consultation destinée à étouffer la contestation : les enseignants sont consultés sur la meilleure façon d’appliquer le décret. Cela a commencé dans notre département, notamment à Courbevoie.

Dans le nord des Hauts-de-Seine, de nombreux collègues ont fait savoir, par plusieurs journées de grèves plus importantes les unes que les autres leur refus du décret Peillon et leur volonté de le voir abrogé. Pour la dernière grève, la journée nationale du 12 février, 80 % des personnels étaient en grève. Cette lutte se poursuit : une nouvelle journée de grève nationale à ce sujet est prévue entre le 18 et le 28 mars prochains.

Dans ces conditions, la démarche du ministre ou de certaines municipalités apparaît comme une nouvelle provocation contre la profession.

Nous sommes favorables à ce que les avis des enseignants et des conseils d’école soient sollicités. Mais, avant toute concertation, pour qu’elle soit réelle et non truquée, il faut que le décret soit abrogé.

C’est pourquoi SUD Education 92 et la CGT Educ’Action 92 appellent l’ensemble des collègues, comme les conseils d’école, à refuser de participer à la consultation bidon du ministre, et à réclamer l’abrogation du décret sur les rythmes scolaire, préalable indispensable à toute discussion, toute concertation réelle avec les enseignants.
http://sudeducation92.ouvaton.org/spip.php?article776
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Béatrice » 12 Mar 2013, 10:17

Appel des fédérations nationales de l’éducation à faire grève le jeudi 28 mars

Appel des fédérations nationales de l’éducation à faire grève le jeudi 28 mars

Après la très forte mobilisation lors de la grève nationale du 12 février, le ministre n’a apporté aucune réponse aux personnels.

Il a pris ainsi la responsabilité d’aboutir à une situation de blocage dans le premier degré.
Le lundi 25 mars, à l’appel de leurs syndicats départementaux (SNUipp-FSU, SNUDI-FO, SE-UNSA, CGT Educ’action, SUD Education, STE 75 CNT), les professeurs des écoles seront à nouveau en grève à Paris pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.
Cette réforme inacceptable n’a reçu l’approbation d’aucune organisation syndicale. Le ministre doit rediscuter avec les personnels et leurs organisations syndicales dans les plus brefs délais.
Pour cela, il doit abroger le décret sur les rythmes scolaires et mettre en chantier un autre projet qui réponde aux besoins des élèves et aux revendications des personnels.
Ce texte, s’il était mis en œuvre, n’apporterait aucune amélioration significative pour les élèves et dégraderait un peu plus les conditions de travail des personnels.

Pour nos fédérations, la politique gouvernementale sur la question des rythmes scolaires s’inscrit dans la logique de la loi d’orientation qui va dans le sens d’une territorialisation de l’école et d’un éclatement du cadre de référence nationale avec :

le pilotage des cartes de formation professionnelle ;
la prise en charge des services d’orientation par les régions ;
le transfert aux collectivités locales de missions dans le premier degré comme dans le second degré.

Un pas supplémentaire sera franchi vers une décentralisation de notre système éducatif.
Toutes ces raisons nous amènent à nous opposer au projet de loi présenté par Vincent Peillon.

Sur de nombreux autres sujets, nos fédérations constatent que le gouvernement ne rompt pas avec les politiques précédentes. Les salaires et traitements ne sont toujours pas revalorisés, les fondements mis en place par la loi Fillon de 2005 ne sont pas remis en cause, la programmation budgétaire est très insuffisante, comme le confirme la communication des mesures de carte scolaire et des dotations horaires pour la rentrée 2013. Les conditions de vie et de travail, pour de trop nombreux élèves et personnels, continuent à se détériorer et la précarité se développe.

Les fédérations FERC CGT, FNEC FP FO, SUD ÉDUCATION et la FTE CNT se sont rencontrées le mardi 5 mars, elles appellent tous les personnels à faire grève le jeudi 28 mars 2013 et à se réunir pour décider des suites à donner à la mobilisation pour obtenir :

l’abrogation immédiate du décret sur les rythmes scolaires ;
l’ouverture de réelles négociations sur les revendications des personnels.


http://www.cnt-f.org/
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede sebiseb » 12 Mar 2013, 13:18

PAVÉ DANS LA MARRE AUX CANARDS...

Je sais que dans le sigle CNT, il y a le mot nationale, mais j'ai du mal à comprendre comment on peut préférer une politique nationale - donc étatique - à une politique décentralisée ? Ok, les régions, les départements, voir les communes (de taille moyenne) c'est pas l'auto-gestion de l'établissement, mais bon j'avoue que sur le sujet "rythmes scolaires" j'y perds un peu mon latin (langue que je n'ai jamais appris) car les syndicats semblent prendre des positions contraire aux arguments qu'elles avançaient sous la droite ?

Personnellement je pense que la méthode Peillon est autoritaire (mais bon, faut-il s'attendre à autre chose d'un ministre), et que la "réforme" (sic) est mal ficelée parce que comme toutes les lois font des généralités pour traiter de cas "forcément" particuliers. Pour autant, les rythmes scolaires : quotidien, hebdomadaire et annuel sont un problème dans le monde éducatif et on le sait depuis longtemps ! Alors faut-il en rester à une situation qui vise essentiellement à protéger les rentes de l'industrie du tourisme ? ...que cette réforme finalement maintiendra, contre les enfants de toutes façons !
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede sebiseb » 12 Mar 2013, 15:17

Vous vous souvenez de ça -> http://www.fsu.fr/IMG/pdf/actu_101020_A ... obigny.pdf
..signé par la CGT ! On peut y lire en point 7 :
Pour améliorer les rythmes de vie et de travail des enfants et des jeunes, très rapidement il faut un cadre national, décliné dans les projets éducatifs de territoire et les projets éducatifs d’établissement. Il doit prendre en compte les préconisations de l’Académie de médecine à propos de l’école primaire. Il faut donc alléger la journée et adapter le travail scolaire aux temps favorables aux apprentissages, alterner et équilibrer dans la journée les différentes formes de regroupement, les différentes activités et disciplines, les formes de travail, garantir la pause méridienne, refuser la semaine actuelle de 4 jours et prioriser un rythme annuel alternant 7 semaines scolaires et 2 semaines complètes de vacances intermédiaires, définir un volume annuel d’heures d’enseignement. Ce cadre national doit préconiser l’articulation des temps éducatifs et sociaux, leur mise en cohérence et la coopération éducative de tous. La conférence nationale sur les rythmes, convoquée par le Ministère à l’initiative de partenaires des Assises, doit commencer par acter ce cadre national pour ne pas reporter les premières décisions. Elle doit permettre ensuite de travailler avec tous les acteurs concernés pour dépasser les conflits d’intérêts et définir les moyens de sa mise en oeuvre.
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 24 Mar 2013, 13:04

Grève nationale le jeudi 28 mars
à l’appel des fédérations FERC-CGT, FNEC-FP-FO, SUD éducation et la FTE-CNT

Appel interfédéral
Les fédérations FERC CGT, FNEC FP FO, SUD éducation et la FTE CNT se sont rencontrées le mardi 5 mars, elles appellent tous les personnels à faire

grève le jeudi 28 mars 2013

et à se réunir pour décider des suites à donner à la mobilisation pour obtenir :
. l’abrogation immédiate du décret sur les rythmes scolaires
. l’ouverture de réelles négociations sur les revendications des personnels



Après la très forte mobilisation lors de la grève nationale du 12 février, le ministre n’a apporté aucune réponse aux personnels. Il a pris ainsi la responsabilité d’aboutir à une situation de blocage dans le premier degré.

Le lundi 25 mars, à l’appel de leurs syndicats départementaux (SNUipp-FSU, SNUDI-FO, SE-UNSA, CGT Educ’action, SUD éducation, STE 75 CNT), les professeurs des écoles seront à nouveau en grève à Paris pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

Cette réforme inacceptable n’a reçu l’approbation d’aucune organisation syndicale. Le ministre doit rediscuter avec les personnels et leurs organisations syndicales dans les plus brefs délais. Pour cela, il doit abroger le décret sur les rythmes scolaires et mettre en chantier un autre projet qui réponde aux besoins des élèves et aux revendications des personnels.

Ce texte, s’il était mis en oeuvre, n’apporterait aucune amélioration significative pour les élèves et dégraderait un peu plus les conditions de travail des personnels.

Pour nos fédérations, la politique gouvernementale sur la question des rythmes scolaires s’inscrit dans la logique de la loi d’orientation qui va dans le sens d’une territorialisation de l’école et d’un éclatement du cadre de référence nationale avec :
. Le pilotage des cartes de formation professionnelle,
. La prise en charge des services d’orientation par les régions,
. Le transfert aux collectivités locales de missions dans le premier degré comme dans le second degré.

Un pas supplémentaire sera franchi vers une décentralisation de notre système éducatif.

Toutes ces raisons nous amènent à nous opposer au projet de loi présenté par Vincent Peillon.

Sur de nombreux autres sujets, nos fédérations constatent que le gouvernement ne rompt pas avec les politiques précédentes. Les salaires et traitements ne sont toujours pas revalorisés, les fondements mis en place par la loi Fillon de 2005 ne sont pas remis en cause, la programmation budgétaire est très insuffisante, comme le confirme la communication des mesures de carte scolaire et des dotations horaires pour la rentrée 2013. Les conditions de vie et de travail, pour de trop nombreux élèves et personnels, continuent à se détériorer et la précarité se développe.

Les fédérations FERC CGT, FNEC FP FO, SUD éducation et la FTE CNT se sont rencontrées le mardi 5 mars, elles appellent tous les personnels à faire

grève le jeudi 28 mars 2013

et à se réunir pour décider des suites à donner à la mobilisation pour obtenir :
. l’abrogation immédiate du décret sur les rythmes scolaires
. l’ouverture de réelles négociations sur les revendications des personnels
http://www.sudeducation.org/Greve-natio ... ,4576.html
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 07 Avr 2013, 11:59

Perspectives par SUD éducation :
Ne nous résignons pas aux régressions

Quelles perspectives après la grève du 28 mars ?

Après l’importante grève du 12 février, les fédérations FNEC-FP-FO, FERC-CGT, SUD éducation et FTE-CNT appelaient à une nouvelle grève nationale de toute l’éducation le 28 mars. Malgré des disparités géographiques, la mobilisation a été en baisse, en-deçà du rapport de force nécessaire pour obtenir satisfaction sur les revendications, en particulier l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école et l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires. Ce niveau de mobilisation ne permet pas d’envisager à court terme des suites sous la même forme et avec les mêmes objectifs. Pour autant, il n’est pas question de se résigner aux régressions tous azimuts que le gouvernement et le patronat veulent imposer.


Nous en avons vite fait le constat : la « refondation » annoncée n’en a que le nom faute de rupture avec les politiques précédentes. Programmation budgétaire insuffisante sous contrainte d’austérité, maintien de la plupart des contre-réformes de la droite, développement de la précarité, refus de titulariser les précaires, blocage des salaires, poursuite de la dégradation des conditions de vie et de travail, accentuation du démantèlement du service public via la territorialisation, le tout inscrit dans la continuité du projet d’adapter toujours davantage l’école à l’économie néolibérale.

SUD éducation n’aura pas ménagé ses efforts pour construire la mobilisation la plus large. Dès l’automne, nous avons proposé avec insistance à toutes les organisations syndicales de se réunir en vue d’engager des mobilisations pour que les « concertations » et « négociations » ne se déroulent pas sans l’intervention des personnels. Nous n’avons eu de cesse de créer les conditions de l’unité dans la lutte. Depuis le départ de la concertation, dans ses expressions propres et dans les cadres intersyndicaux, SUD éducation a mis en évidence la nécessité d’une lutte globale et inter-catégorielle contre la politique scolaire du gouvernement et cherché à éviter la focalisation sur la seule question des rythmes.

Les organisations majoritaires ont refusé la construction d’un rapport de force. Le SGEN-CFDT et l’UNSA ont soutenu le ministère et ses projets, en votant pour la loi d’orientation, en refusant de s’opposer au décret sur les rythmes, en ne participant à aucune réunion intersyndicale de mobilisation. La FSU et ses syndicats (SNES, SNUIPP, SNUEP, SNEP…) se sont contentés d’émettre des critiques circonscrites et mesurées, se sont abstenus sur la loi d’orientation, ont refusé de construire des mobilisations pour imposer les revendications, ont divisé les luttes et les personnels.

Après avoir voté contre le projet de loi et contre le décret sur les rythmes, les fédérations SUD éducation, FO et CGT ont décidé de proposer à tous les personnels la grève le 12 février, avec la CNT et la FAEN, pour une amélioration des conditions de travail et de rémunération, pour l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école, pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires. La FSU a refusé de se joindre à cet appel. Le SNUIPP a ensuite décidé d’appeler les seul-e-s enseignant-e-s du primaire à la grève, et sur ses propres bases revendiquant uniquement le report et la réécriture du décret sur les rythmes. Cette grève a été massive, en particulier dans le 1er degré. Elle aura permis de témoigner d’une capacité importante de mobilisation et de mettre à nu la méthode du ministère : passer en force malgré l’opposition des personnels. Cette grève qui explique en partie le report à 2014 de la contre-réforme dans 75% des municipalités, n’aurait pas eu lieu sans l’appel des fédérations SUD, FO, et CGT.

Il était de la responsabilité des syndicats de donner à la mobilisation du 12 février un prolongement par la grève avant fin mars. De nombreuses AG de grévistes avaient exprimé cette attente. C’est ce qu’ont proposé les fédérations SUD, FO, CGT et CNT. La FSU et ses syndicats ont refusé d’envisager tout appel à la grève. La FSU a proposé uniquement aux autres organisations de s’associer à un appel à manifestation nationale le samedi 6 avril, sur une plateforme imposée ne comprenant ni l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires, ni le retrait du projet de loi d’orientation sur l’école.

En refusant d’appeler à la grève et en décidant unilatéralement un appel à une manifestation le 6 avril, la FSU et ses syndicats ont cassé la dynamique naissante et créé une situation de concurrence des initiatives qui a été démobilisatrice. Cette opération est loin d’avoir été sans conséquence par exemple sur le niveau de mobilisation du 28 mars. S’il était de notre devoir de proposer cette grève, nous prenons acte que les personnels n’ont pas massivement répondu à l’appel de nos fédérations.

La manifestation de la FSU du samedi 6 avril ne s’inscrit pas dans la construction d’un rapport de force : nous n’en serons pas. Une telle manifestation nationale ne pourrait avoir de sens que dans le cadre d’une dynamique de mobilisation et de grèves, non comme un événement sans avant ni après. Cette initiative isolée, sans perspective, est une opération d’auto-affirmation d’une organisation qui a montré qu’elle refusait de construire un bras de fer avec le ministère pour imposer les légitimes revendications des personnels. Les quelques milliers ou dizaines de milliers de manifestant-e-s du 6 seront bien peu de chose comparés aux centaines de milliers de grévistes du 12 février. Aucune autre fédération ne s’est d’ailleurs associée à cet appel.

Pourtant, il y a toutes les raisons de construire un rapport de force, car ce sont toujours les mêmes politiques qui sont à l’œuvre dans le privé et le public. Politique sécuritaire de répression sociale et anti-immigré-es, austérité budgétaire, augmentation de la TVA et réduction des dépenses publiques (État et protection sociale), « réformes structurelles » cassant les droits des travailleurs/euses du privé et bientôt du public (Accord National Interprofessionnel, démantèlement des services publics (via notamment la décentralisation). Ces orientations sont faussement légitimées par la prétendue contrainte de la dette publique. Elles consistent en réalité à faire payer aux salarié-e-s et classes populaires une crise du système capitaliste dont ils ne sont nullement responsables. La politique scolaire actuelle ne peut se comprendre que replacée dans ce cadre global.

--------------------------------------------------------------------------------

C’est une lutte d’ensemble de grande ampleur qu’il faut préparer, en résistant pied à pied à toutes les contre-réformes et en portant la nécessité d’une alternative au capitalisme.
C’est dans cette perspective que les syndicats SUD éducation, réunis en conseil fédéral les 28 et 29 mars 2013, se sont donnés comme feuille de route pour les mois qui viennent :


. Amplifier notre campagne nationale sur nos conditions de travail, qui continuent de se dégrader et pour lesquels les outils existants doivent être utilisés (visites médicales, registres obligatoires, comités hygiène, sécurité et conditions de travail).

. Mobiliser contre le projet de loi Fioraso sur l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) qui entérine la loi LRU et pousse encore plus loin les logiques d’assujettissement de l’ESR aux pouvoirs des entreprises et de la Région.

. S’opposer au développement de l’école du socle et des compétences, avec une campagne nationale de boycott du Livret Personnel de Compétences.

. Lutter contre la précarité avec une campagne nationale pour la titularisation et le réemploi de tous les précaires, avec un rassemblement devant tous les rectorats le mercredi 5 juin.

. Développer la mobilisation interprofessionnelle contre l’accord d’insécurisation de l’emploi, avec comme prochaine étape la journée nationale d’action du 9 avril. Cet accord institue le chantage à l’emploi pour imposer des baisses de salaires, une hausse de la durée du travail et la flexibilité des horaires. L’ANI, c’est moins de droits collectifs et individuels en cas de licenciements.

. Combattre les projets de territorialisation et l’acte III de la décentralisation, à commencer par un pou-voir accru aux collectivités territoriales dans les conseils d’école et dans les conseils d’administration des établissements, la régionalisation de l’enseignement professionnel et de l’orientation scolaire, avec des rassemblements le mercredi 10 avril devant tous les rectorats. Avec la décentralisation, un cap supplémentaire serait franchi dans une logique de territorialisation et de contractualisation de l’école incompatible avec l’égalité du service public national, et destructrice pour les statuts des personnels.

. Appuyer la résistance à l’Aéroport de Notre-Dame-Des-Landes en mobilisant pour la grande chaîne humaine organisée sur place le 11 mai, contre ce symbole d’une politique productiviste qui privilégie l’intérêt des actionnaires sur les enjeux sociaux, environnements et démocratiques.

. Préparer un affrontement interprofessionnel majeur pour refuser la nouvelle attaque contre les retraites, F. Hollande ayant annoncé le 26 mars une augmentation de la durée de cotisation nécessaire pour avoir une retraite à taux plein et la désindexation des pensions sur l’inflation. C’est la baisse des pensions de retraites pour tou-te-s qui est programmée !



Le véritable changement dépend de nos mobilisations, de notre volonté et de notre capacité à faire plier le patronat, les puissances d’argent, et les gouvernements qui veulent nous faire payer leur crise. SUD Éducation s’inscrit dans un combat général pour que, des luttes, sorte une alternative sociale, économique, politique et écologique dont l’essentiel reste à inventer. Cela sera difficile, mais nous n’avons pas le choix. Chaque résistance y contribue. Chaque résignation nous en éloigne.

http://www.sudeducation.org/Ne-nous-res ... s-aux.html
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bipbip » 14 Mai 2013, 10:48

Mobilisation dans les lycées professionnels

Mercredi 15 mai, rassemblement à 18h devant le Rectorat de Créteil
Mardi 4 juin, réunion de coordination à 14 h à la Bourse du Travail de Bobigny

Mobilisation dans les lycées professionnels

« On ne lache rien ! »

La coordination des lycées professionnels s'est réunie mercredi 24 avril.

13 établissements étaient représentés : Rimbaud (La Courneuve), Louise Michel (Epinay), Moulin (Rosny), Moulin (Blanc Mesnil), Bartholdi (Saint-Denis), Sabatier (Bobigny), Cotton (Montreuil), Monod (Noisy-le-Sec), D'Alembert (Aubervilliers), Cachin (Saint-Ouen), Henaff (Bagnolet), Cugnot (Neuilly-sur-Marne) et un lycée du 77, Vinci.

Les syndicats CGT Educ'action, CNT Education, SNUEP-FSU et SUD Education ont participé à cette coordination, ainsi que la fédération de parents d'élèves FCPE 93 et le syndicat lycéen FIDL.

La coordination a fait le bilan de la mobilisation des LP, des deux journées de grèves qui ont rassemblées une centaine de grévistes dans les lycées du 93 et s'est interrogée sur les suites à donner à cette mobilisation.

La coordination a élaboré une base revendicative commune :

• application des horaires réglementaires en bac pro 3 ans
• des dotations horaires et en personnel (Enseignants, CPE, AED, AP, COP, Infirmier, etc.) qui répondent aux besoins réels des élèves de LP
• l'application de seuils de 20 élèves maximum par classe
• la fin des directions uniques et des projets de fusion d'établissements, et des engagements pour des structures à taille humaine
• la transformation des heures supplémentaires en heures postes et la réévaluation des salaires
• La coordination a décidé de s'élargir et les bahuts représentés vont inviter les établissements encore absents à se joindre aux prochains rendez-vous. Une réflexion sur les procédures au tribunal administratif est engagée.

•La coordination a fixé deux rendez-vous :

• mercredi 15 mai, audience commune des établissements mobilisés, des syndicats de l'éducation qui soutiennent cet appel, de la FCPE et de la FIDL à 18h au rectorat de Créteil, et organisation d'un apéro des LP devant le rectorat pour soutenir la délégation.
• mardi 4 juin : nouvelle réunion de la coordination ouverte à tous les LP de l'académie afin de faire le bilan de cette deuxième étape de la mobilisation et préparer la rentrée !

http://www.cgteduc93.fr/spip.php?article5323

Appel pour le 15 mai : http://www.cnt-f.org/educ93/spip.php?article51
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