Bernard Arnault demande la nationalité belge
http://www.franceinfo.fr/economie/berna ... 2012-09-08
et commentaires ^^
sachant que le personnage avait déjà fui aux states en 81 ...
dr Guillotin au secours !!!
L'homme qui possède la première fortune de France a demandé la nationalité belge à la fin du mois dernier, mais dément un exil fiscal. Bernard Arnault a bien déposé son dossier auprès de la commission des naturalisations de la Chambre. En France, cette demande de double nationalité fait grincer des dents la classe politique.
Bernard Arnault s'était entretenu cette semaine de la "situation économique générale" avec JM Ayrault © Reuters Valentin Flauraud
La décision de Bernard Arnault apparaît ironiquement au moment où François Hollande confirmait ce vendredi sa décision de taxer les grandes fortunes à 75%, à partir d'un million d'euros. A 63 ans, le patron du groupe de luxe Louis Vuitton Moët Hennessy (LVMH) est l'homme le plus riche de France, mais il est également classé comme la quatrième fortune mondiale, selon le magazine Forbes.
Pourtant, dans un communiqué diffusé samedi, l'homme d'affaire dément avoir fait cette requête pour des raisons fiscales.
"Contrairement aux informations publiées ce jour, M. Bernard Arnault précise qu'il est et reste résident fiscal français", (services de communication du milliardaire)
Le patron de LVMH explique avoir sollicité la double nationalité pour développer ses investissements en Belgique. Le service de communication de Bernard Arnault rappelle par ailleurs que l'homme, originaire du nord de la France, a de nombreux liens personnels, familiaux et professionnels avec la Belgique. Des explications qui laissent les fiscalistes sceptiques.
Selon Georges Dallemagne, le président des commissions de naturalisation à la Chambre : "le dossier sera traité comme tous les autres". Il précise également qu'un dossier, pour être accepté, doit émaner, entre autres, d'une personne qui réside en Belgique depuis trois ans au moins et qui a de fortes attaches avec le pays. La Libre Belgique affirme également que Bernard Arnault possède bien un domicile dans une commune bruxelloise.
Le patron de LVMH avait rencontré cette semaine le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, pendant une quarantaine de minutes, pour évoquer, selon le journal Le Figaro, la " situation économique générale".
Bernard Arnault avait déjà quitté la France après la victoire de la gauche en 1981, explications de Pierre Benazet à Bruxelles
Selon le fiscaliste belge Didier Grégoire, la demande de nationalité belge de Bernard Arnault pourrait laisser présager d'un exil fiscal...vers Monaco. C'est en tous cas une hypothèse crédible car l'obtention de la double nationalité ne changera rien pour Bernard Arnault à son statut fiscal en France ou en Belgique.
Pour le moment, explique l'avocat fiscaliste belge Didier Grégoire, si Bernard Arnault change de nationalité, cela ne "changera rien pour lui en matière d'imposition". Tant que le patron de LVMH résidera en France, il sera imposé en France. S'il décide de déménager en Belgique, c'est la Belgique qui le taxera sur ses revenus mondiaux. Peu importe sa nationalité.
Mais pour ce fiscaliste, cette demande de changement de nationalité est peut-être un coup de billard à plusieurs bandes de la part de Bernard Arnault. Il pourrait impliquer un exil fiscal vers Monaco. "Pour être fiscalement domicilié à Monaco et de manière intéressante fiscalement, il faut pour cela ne plus être Français". C'est donc là que la nationalité belge trouverait son un intérêt.
Tout cela reste une hypothèse explique toutefois Didier Grégoire. L'avocat fiscaliste reste néanmoins très circonspect sur les raisons officielles de demande de double nationalité avanvées par LVMH. Pour développer les investissements en Belgique, pas besoin d'être Belge. Les nationaux français sont traités de la même manière que les nationaux belges.
Je me permets de citer l'article R.1 du Code de la Légion d'Honneur, disponible sur le site officiel de la Grande Chancellerie: "Elle est la récompense de mérites éminents acquis au service de la nation soit à titre civil, soit sous les armes." A part "Michelle ma belle", McCartney n'a pas fait grand chose pour la France. De plus, est précisé à l'article R.16 sur les conditions de nomination: "Nul ne peut être reçu dans la Légion d'honneur s'il n'est Français." Paul McCartney, bien que je le tienne en haute estime, n'a donc pas à recevoir la Légion d'Honneur. Raté Mr. le président.
.A Londres, le procès de Kweku Adoboli débute aujourd'hui. Cet ancien trader de la banque suisse UBS est soupçonné de fraude géante, comme Jérôme Kerviel en France.
Kweku Adoboli est accusé d'avoir fait perdre à UBS 1 milliard 800 millions d'euros. L'ancien trader comparaît pour "abus de position" et "fraudes comptables". Il risque dix ans de prison. Sa nouvelle vie est l'exact contraire de l'ancienne : il y a un an encore, Kweku Adoboli passait pour un employé modèle, un symbole de réussite. A 31 ans, il vivait à Londres, dans un quartier chic, dans un bel appartement. Il payait le loyer sans difficulté, 5500 euros par mois. Aujourd'hui, il porte un bracelet électronique et il est hébergé chez un ami.
Comme Jérôme Kerviel, le trader était discret. Comme le Français, pourtant, il manipulait des sommes gigantesques. Comme lui, encore, il a vu arriver la catastrophe. Sur sa page facebook, quelques jours avant d'être arrêté, l'an dernier, il écrivait : "j'ai besoin d'un miracle".
Le miracle n'a pas eu lieu. Adoboli est tombé. Son procès commence aujourd'hui. Il va durer plusieurs semaines. L'ancien trader a décidé de plaider "non coupable". La banque suisse UBS, elle, n'est pas sur le banc des accusés. Mais elle va passer un moment difficile. Car à l'audience, il va falloir expliquer comment un employé a pu engager plusieurs milliards d'euros sans être repéré.
Adoboli travaillait dans un service très particulier : la division "Delta One". Dans le journal "Le Monde", l'an dernier, Marc Roche énumérait les qualités et les défauts nécessaires pour en faire partie : "l'assiduité, le flair, l'âpreté au gain, une infernale baraka". Et surtout : "une culture casino". Les traders étaient encouragés à prendre des paris. Savez-vous qui dirigeait le contrôle des risques ? Maureen Miskovic, une ancienne responsable de Lehman Brothers, la banque qui a provoqué la crise financière de 2008.
Depuis que l'affaire Adoboli a éclaté, UBS essaie de redorer son image. Elle affirme qu'elle a renforcé les contrôles. Le directeur général a fini par démissionner. Mais d'autres affaires ont surgi. Chez JP Morgan, par exemple : un groupe de traders a perdu plusieurs milliards d'euros. Certains employés ont été licenciés, comme le Français Bruno Iksil, surnommé "la Baleine de Londres". Les autorités américaines ont ouvert une enquête. Plus grave encore, sans doute, l'affaire du Libor, la manipulation des taux interbancaires. Là, plusieurs établissements sont impliqués.
Les contrôles sont-ils plus efficaces ? Pour Nick Leeson, la réponse est claire. Dans les années 1990, ce courtier avait provoqué la faillite de la banque Barings. Selon lui, "les comportements empirent. Il y a de plus en plus de traders voyous. Cette culture se développe sans contrôle"
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il y a de quoi se demander si Libération a bien noté que Nicolas Sarkozy n'est plus président de la République : c'est la troisième Une de suite directement inspirée par l'ancien président, après celle du week-end qui titrait "Au secours, Sarko revient !"... Ca devient un tantinet obsessionnel.
Enfin dernier détail piquant : l'affaire Arnault se révèle un bon filon, et même un très bon filon pour Libération. Le baron Edouard de Rothschild, principal actionnaire du quotidien, confiait hier soir que tout ça lui paraissait une "très belle opération marketing".
En effet, car ce matin, même si c'était prévu de longue date, il y a ce qu'on appelle une surcouverture sur Libération, avec d'un côté les suites de l'affaire Arnault, et en face une publicité envahissante pour les parfums Yves Saint-Laurent.
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Et si Bernard Arnault, le roi de la finance et de la mondialisation du luxe, rejouait la fuite à Varennes, avec pour effet immédiat de se décapiter médiatiquement ? Comment, en pleine crise économique, la première fortune de France pouvait-elle ignorer que son amour soudain pour la Belgique déclencherait une polémique politique majeure ? Ne pas pressentir, même s’il s’en défend, que son geste serait pris comme une critique explicite de la politique fiscale du gouvernement, lui si proche de Nicolas Sarkozy, ayant été présent à tous les moments du précédent quinquennat, depuis le mythique dîner du Fouquet’s jusqu’au providentiel sauvetage, en pleine campagne présidentielle, de l’entreprise Lejaby ? La droite, en tout cas, ne s’y trompe pas et établit d’elle-même le rapport de cause à effet. Elle démontre par là bruyamment, une fois encore, qu’entre l’intérêt général et la solidarité élémentaire, elle choisit et choisira toujours la défense des pauvres milliardaires, saignés par cet outil inique que demeure à ses yeux l’impôt. Le patron de LVMH a beau rétropédaler en catastrophe, jurer qu’il continuera à être fiscalement basé en France, la bérézina symbolique est patente et laissera des traces. Alors que se profilent - qu’importe les mots - rigueur, austérité et récession pour tous, les «élites» du pays témoignent toujours de la même légèreté morale, incapables de se réformer ou même d’imaginer les dégâts que de tels gestes suscitent dans l’opinion. Qu’on n’aille pas ensuite se lamenter sur l’abstention aux élections, la défiance généralisée et la montée du populisme.
Et si Bernard Arnault, le roi de la finance et de la mondialisation du luxe, rejouait la fuite à Varennes, avec pour effet immédiat de se décapiter médiatiquement ?
Nakoula Besseley Nakoula n'a pas été arrêté, ni placé en détention. Juste entendu par des policiers fédéraux concernant... sa liberté conditionnelle.
Il s'appelle donc Nakoula Besseley Nakoula, est chrétien copte et vit en Californie. Il a gagné une subite célébrité cinématographique, depuis que son film, L'innocence des musulmans, a suscité autant de colère au Moyen-Orient...
L'homme a été conduit tôt ce samedi matin dans un commissariat de police de Los Angeles, pour y être entendu par des agents fédéraux. Qui cherchent à savoir s'il a violé ou non les conditions de sa liberté conditionnelle.
Car en février 2009, Nakoula avait été mis en examen pour escroquerie bancaire - il aurait obtenu frauduleusement les identités et numéros de sécurité sociale de plusieurs clients de filiales de Wells Fargo, et aurait retiré 860 dollars. Il a également purgé une peine d'un an de prison, après avoir plaidé coupable pour possession de métamphétamines et l'intention d'en produire, en 1997.
Nakoula n'a pas été arrêté, ni placé en détention.
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