Si quelqu'un sait ça m'évitera de chercher
ivo a écrit:oui.
de passer pour un clown ^^
Combien ça coute pour se présenter à une élection législative?
I
Manu
Meilleure réponse - Choisie par le demandeur
La candidature est gratuite, la campagne a un cout variable mais elle est plafonnée à 38.000€ plus 0,15€ par habitant de la circonscription.
Ce plafond est actualisé tous les trois ans pour tenir compte de l'évolution du coût de la vie et les chiffre donnés ci-dessus sont ceux d'après la ré-actualisation de 2002.
Les frais de campagne sont intégralement remboursés pour tout candidat qui atteint la barre de 5% des suffrages exprimés.
Tous les renseignements sur le site officiel de l'Assemblée Nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/connai…

kuhing a écrit:
Que pensez vous de ma coiffure pour mon projet d'affiche ?

Législatives : le FN peut espérer de cinq à huit députés
Aux prochaines élections législatives des 10 et 17 juin, l'épouvantail de la droite porte un nom : il s'appelle "Marine", comme le rassemblement bleu du même nom sous lequel se présentent les 572 candidats soutenus par le Front national (FN). Combien seront en mesure de se maintenir au second tour, c'est-à-dire de recueillir plus de 12,5 % des électeurs inscrits ? Combien de duels et de triangulaires ? Le FN peut-il avoir des élus ? Quelles seront les pertes de la droite à cause des triangulaires ? Autant de questions sur lesquelles se penchent les états-majors politiques.
Au FN, on se montre très réticent quand il s'agit de parler des "circonscriptions gagnables". Les dirigeants, à commencer par Marine Le Pen, ne veulent pas trop s'avancer. Fixer un objectif risquerait de se retourner contre le parti d'extrême droite en cas de revers électoral. Mais sous couvert d'anonymat, un cadre nous détaille que les espoirs frontistes se concentrent sur trois départements : le Gard, la Moselle et le Vaucluse. "C'est [là] que l'on a le plus de chances d'être en triangulaires. D'ailleurs, ce ne sont pas forcément des départements fiefs du FN", avance notre cadre.
"HISTORIQUEMENT FORTS"
C'est dans ces trois départements qu'ont été investies certaines des nouvelles "figures" que le FN voudrait voir élues à l'Assemblée nationale : l'avocat médiatique Gilbert Collard (2e circonscription du Gard), Florian Philippot (6e circonscription de Moselle) et Marion Maréchal-Le Pen, petite-fille de Jean-Marie Le Pen et nièce de Marine Le Pen (3e circonscription du Vaucluse). "Il y a aussi les circonscriptions où nous sommes historiquement forts, précise ce responsable du parti d'extrême droite. C'est le cas, par exemple de la 11e du Pas-de-Calais, où se présente Marine Le Pen."
Lire aussi : Parmi les candidats FN aux législatives, une "ouverture" très relative
Le cas de figure le plus difficile pour le FN est celui du duel, au second tour, qui opposerait un candidat du "Rassemblement bleu Marine" à un candidat de gauche ou de droite. Selon le parti lepéniste, les face-à-face avec la gauche seraient concentrés dans le Nord - Pas-de-Calais et en Picardie ; ceux avec l'UMP, plutôt dans le Var et les Alpes-Maritimes.
TENDANCES LOURDES
La situation est paradoxale : le FN recueille certes des bons scores dans ces départements fortement ancrés à droite, mais l'UMP y est tellement puissante que le parti frontiste n'a que peu de chances d'y avoir des élus. En tout état de cause, la possibilité pour le FN de pouvoir constituer un groupe à l'Assemblée nationale - soit 15 députés - paraît exclue.
Le premier tour de l'élection présidentielle a dessiné des tendances lourdes, que devraient vérifier les élections législatives. Le FN confirme son enracinement sur le pourtour méditerranéen et poursuit son implantation locale sur l'arc Nord-Est. Mme Le Pen aobtenu plus de 20 % des suffrages dans 206 circonscriptions, dépassé 25 % dans 59 d'entre elles et 30 % dans trois autres. Elle est même arrivée en tête au premier tour dans 23 circonscriptions et en deuxième position dans 93 autres.
PLUSIEURS INCONNUES
La première inconnue pour le scrutin législatif concerne le taux de participation. Elevé au premier tour de l'élection présidentielle - près de 80 % -, il pourrait diminuer de 15 à 20 points aux législatives. Pour franchir la barre de 12,5 % des inscrits, il faudrait donc obtenir au minimum entre 21 % et 23 % des suffrages exprimés. Sur cette base, Guillaume Peltier, le médiatique "M. études et opinion" de l'UMP, estime entre 130 et 140 le nombre de triangulaires et de duels possibles avec des candidats du FN.
Le député (UMP) du Cantal Alain Marleix, spécialiste des élections et fin connaisseur de la carte électorale, est plus réservé. Il juge ces projections "exagérées". "Une élection législative n'est pas une élection présidentielle. Le FN sera présent au second tour dans 80 à 100 circonscriptions", estime l'ancien secrétaire d'Etat qui avait été chargé, notamment, du redécoupage de 2009.
QUELLE LIGNE POUR LA GAUCHE ?
Il faudra donc suivre avec une attention particulière les circonscriptions où Mme Le Pen est arrivée en tête au premier tour de la présidentielle. Et notamment les douze où elle a devancé Nicolas Sarkozy, le 22 avril : la 5e de l'Aisne, où la députée sortante, Isabelle Vasseur (UMP), peut être en difficulté, la 12e des Bouches-du-Rhône, la 2e du Gard, la 6e de l'Hérault, la 2e de Haute-Marne, la 1re de la Meuse, les 5e et 7e de la Moselle, la 2e de l'Oise, la 2e des Pyrénées-Orientales, les 3e et 4e du Vaucluse.
Quelle attitude adoptera la gauche dans ces circonscriptions où elle est en position de faiblesse ? Faute d'accord pour présenter un candidat unique au premier tour, la dispersion des candidatures peut, dans certains cas, l'empêcher même d'être présente au second tour. Tiendra-t-elle, alors, la ligne du "désistement républicain" ? Et quelle position adopteront ses candidats arrivés en troisième position si leur maintien au second tour risquait de favoriser l'élection d'un député du FN ?
GAIN POSSIBLE
Un autre cas de figure sensible est celui où Mme Le Pen est arrivée en tête et devant François Hollande au premier tour de la présidentielle. Cela concerne 11 circonscriptions : la 3e de l'Aisne, les 13e et 16e des Bouches-du-Rhône, la 4e du Gard, la 4e de Meurthe-et-Moselle, la 20e du Nord, la 1re de l'Oise, la 11e du Pas-de-Calais (celle de Mme LePen), la 2e de la Haute-Saône, la 2e des Vosges et la 5e de la Somme. Là, on suivra avec attention l'attitude des électeurs - et des responsables - de la droite.
Les comportements aux élections législatives ne suivent pas mécaniquement ceux de la présidentielle. Toutefois, compte tenu des positions acquises par le FN, le gain de cinq à huit sièges apparaît possible.
Abel Mestre et Patrick Roger
http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/05/22/legislatives-le-fn-peut-esperer-de-cinq-a-huit-deputes_1705197_1471069.html
kuhing a écrit:Bin c'est marqué dessus.![]()
Une vieille connaissance.
DjurDjura a écrit:
je croyais que c'était une photo montage![]()

À huit jours du premier tour, c'est l'ultime ligne droite qui se profile dans cette campagne à haute tension. Entre deux allées du marché d'Hénin où sa blonde silhouette, cinq ans après la première prise de contact, continue de faire l'événement, petit échange avec Marine Le Pen en guise de point d'étape. PROPOS RECUEILLIS PAR PASCAL WALLART
VCette campagne législative n'a rien à voir avec celle de 2007. Comment la vivez-vous ?
« Ce qui change tout c'est qu'avant il y a eu la présidentielle et qu'on est aujourd'hui en plein "marinisme" décomplexé si je puis me permettre. En 2007, il y avait un fort effet de curiosité qui est devenu un fort effet d'adhésion. Et ça fait toute la différence ! » > Il n'y a plus cette étiquette de parachutée qu'on vous accolait alors... « Oui mais cette étiquette n'a jamais fonctionné parce que l'adoption s'est faite très vite. Aujourd'hui, il y a autour de moi une mobilisation assez exceptionnelle je dois avouer ... » > Ce qui a aussi changé, c'est qu'entre-temps, au FN, vous êtes devenue « la » patronne ! « Oui, ça a changé beaucoup de choses. Je pense qu'il y a une fierté de la part de la population de nous avoir fait confiance en 2007 alors que nous avions de grandes difficultés à imposer nos idées du fait du hold-up sarkozyste. Et puis une fierté de voir que ceux qui se sont battus ici ont désormais de grandes responsabilités au niveau national... »
VEn 2007, face à vous, vous aviez Albert Facon et son expérience de père tranquille ; aujourd'hui, le PS est personnifié par Philippe Kemel, c'était parmi les candidats potentiels le meilleur des choix pour vous ?
« Il est assez transparent, il faut bien le dire. Et je pense que le PS a pris conscience que sa campagne n'était pas à la hauteur de ce qu'elle devrait être. C'est pour cela que, depuis quelques jours, on a vu un renforcement départemental et peut-être même national parce que, tout simplement, il n'est pas dans son élément et a surestimé sa notoriété... On sent qu'il n'a pas non plus une grande habitude du terrain, mais pour autant je me refuse à minimiser mes adversaires parce que je sais, et je suis bien placée pour le savoir, quelle est la force de la mise en coupe réglée de la circonscription par le PS ! »
VD'autant qu'en 2007, tout le PS était derrière Albert Facon et que ce n'est pas si évident pour M. Kemel...
« C'est vrai. Maintenant, que se passera-t-il le soir du second tour... Il y a un phénomène de notoriété autour de M. Mélenchon lié à sa présence lors de l'élection présidentielle. Ce qui sera intéressant, ce sera de voir sous quelle forme se feront les reports de voix entre les deux du fait qu'ils ont fait campagne l'un contre l'autre de manière assez virulente. » > Vous parlez de fierté mais le risque pour vous n'est-il pas que les gens se sentent également fiers de voir avec Jean-Luc Mélenchon un autre candidat à la présidentielle s'investir chez eux ? « C'était une possibilité mais, clairement, désormais, sa campagne s'est effondrée. Et, même s'il a commencé fort, on le sent aujourd'hui tendu, il ne va pas vers les gens... On le sent extrêmement mal à l'aise. Pour lui, cette campagne a tout d'une épreuve et il n'y prend aucun plaisir. Les méthodes utilisées ne sont pas appréciées avec ces troupes de saltimbanques criant à tue-tête, ces camions aux drapeaux rouges, tout cela crée un sentiment de malaise auprès des gens. C'est une campagne qui vire au vinaigre ! » > Les gens que vous croisez depuis la sortie de « Rose Mafia » ont-ils selon vous un regard différent sur le PS ?
« « Clairement, ils sont tombés des nues. Le livre révèle des choses plus graves que tout ce qu'on a pu imaginer.
Pourtant, quand on utilisait le terme de mafia, on nous taxait d'outranciers alors qu'on était finalement au-dessous de la réalité. Cette affaire est loin d'être terminée et l'opération mains propres doit être continuée. Rentrer à l'Assemblée nous permettrait de l'accélérer... »
VQuel serait le candidat de confort pour vous, le soir du premier tour ?
« Mélenchon, bien sûr, parce qu'il est extrêmement outrancier et clivant. Je crois que sa simple présence est capable de mener aux urnes pour le battre des gens qui ne trouvaient pas d'énorme intérêt à cette législative ! » > Vous seriez prête alors à débattre en face à face avec lui ? « Tout à fait, bien sûr !
VSi le 17 juin, ça sourit pour vous, quelle députée serez-vous ?
« Je resterai ce que je suis : combative, courageuse et déterminée. Vous savez, pour que le système politique ait aussi peur qu'on ait un seul député c'est qu'avec lui ou elle, on serait capable d'abattre des montagnes. »
En nombre de voix, l’extrême droite progresse. C’est un des dangers de l’heure. Pour le contrer, les prétentions morales seront de piètres remparts, alors que la politique concrète de la gauche au pouvoir se soumettra à la puissance de l’argent, du capital. C’est pourquoi nous avons besoin d’un parti anticapitaliste, comme d’un mouvement ouvrier capables de s’opposer à l’austérité d’où qu’elle vienne
Marine le Pen n’a pas été au second tour, ni dépassé les 20 %, mais elle a cependant cumulé 6, 4 millions de voix, soit 17, 90 % des suffrages. C’est une des données importantes des rapports de forces politiques qui se sont dessinés les 22 avril et 6 mai, et cela va peser lors des législatives, comme par la suite.
En 2002, Le Pen et Megret réalisaient 19, 20 % soit 5, 48 millions de voix, sachant que se présentait aussi CPNT (les « chasseurs »), dont une partie de l’électorat est proche de l’extrême droite, qui réalisait 4, 23 %. Marine Le Pen perd donc 1, 3 point mais, la participation étant plus forte, elle progresse de 900 000 voix.
Derrière ces chiffres, il y a des évolutions notables. En effet, le FN recule fortement dans les grandes villes et les banlieues ouvrières, où il est même souvent derrière le Front de gauche. Il chute de plus de cinq points à Lyon, Toulouse, Montpellier et Nice, et de quatre points à Lille, Paris et Marseille. Dans dix grandes villes sur quinze, le FdG est devant le FN. Dans cinq villes de banlieue aux quartiers dits chauds (Grigny, Vaulx-en-Velin, Saint-Denis, la Courneuve et Aubervilliers), l’extrême droite passe de 20, 63 % en 2002 à 11, 88 %. Le FN ne progresse pas vraiment dans ses bastions de l’Est, qui vont du Gard à la Moselle, par contre il passe de 10 à 15 % dans les départements ruraux de l’Ouest (Dordogne, Cantal, Landes, Charente...).
Sarkozy perd 1, 69 million de voix, par rapport à 2007, tout en bénéficiant d’une partie des 3, 5 millions d’électeurs perdus par Bayrou. Les gains de Marine Le Pen viennent principalement de cet électorat de droite. Sa stratégie visant à rompre l’ostracisme dont son parti était l’objet a fonctionné. Et cela, au moment où l’échec de Sarkozy comme de sa politique visant à flatter les préjugés d’extrême droite tout en faisant du pied à Bayrou laisse la droite affaiblie et divisée.
Capitulation à gauche, démagogie à droite
Les mécanismes politiques qui ont abouti à cette situation ont pour ressort les capitulations et impuissances de la gauche ainsi que la démagogie populiste de la droite, amplifiées par les pressions de la crise. Il y a là les composantes essentielles d’une crise politique latente, du fait du discrédit du système que Marine Le Pen qualifie d’UMPS. La crise use rapidement les équipes au pouvoir, elle accentue les contradictions entre les discours et les actes, met à nu les mensonges des hommes politiques ressentis comme autant d’agressions méprisantes par les travailleurs, les classes populaires.
Cette logique s’est mise en place dans la foulée du premier septennat de François Mitterrand, quand la droite et la gauche cohabitaient dans la gestion des affaires. Elle s’est poursuivie avant que la crise ne vienne renvoyer dos à dos la politique de la gauche et de la droite, l’une et l’autre soumise, à travers l’Europe, à la défense des intérêts des groupes financiers et industriels contre les peuples. La démoralisation du monde du travail, frappé de plein fouet par la précarisation, le chômage, la dégradation des conditions de vie et de travail, l’insécurité sociale généralisée, a créé le terreau sur lequel ont germé les préjugés réactionnaires. Cela, d’autant plus que la droite tentait de préserver son influence sur une partie de son électorat en jouant la même sinistre musique démagogique, aidant ainsi le FN.
La gauche est restée tétanisée, incapable de réagir, d’offrir une perspective, parce que soumise à l’ordre établi, à la volonté des puissants. Sa victoire ne contrecarre pas cette évolution car elle est le résultat du rejet de Sarkozy, non d’une politique rassemblant les classes populaires dans une perspective de remise en cause de la dictature de la finance. Elle laisse le champ libre à Marine Le Pen, à sa politique qui dévoie le mécontentement social sur le terrain du nationalisme, du chauvinisme et du racisme.
Ceci dit, l’évolution même des résultats du FN, la dynamique à gauche qui s’est exprimée surtout autour du Front de gauche, mais à laquelle ont participé aussi les campagnes de Philippe Poutou et de Nathalie Arthaud, illustrent l’instabilité de la situation comme les enjeux des luttes sociales et politiques à venir. Rien n’est joué. Certes, les évolutions politiques dont témoignent ces élections s’inscrivent dans des processus qui se déroulent au niveau de nombreux pays d’Europe, avec l’émergence de partis populistes de droite extrême ou d’extrême droite, voire parfois de formations réellement fascistes, utilisant la violence physique contre le mouvement ouvrier. Mais il n’y a là aucun automatisme. La suite dépend de la capacité du mouvement ouvrier, tant syndical que politique, à reprendre l’initiative en s’affirmant comme une force d’opposition aux politiques d’austérité, y compris contre la gauche libérale.
« La chef de l’opposition, c’est moi »
Marine Le Pen veut créer un nouveau parti dont elle serait l’axe, un parti de droite extrême, nationaliste et chauvine, anti-immigrés, hostile à l’Europe et misant sur son effondrement, rassemblant le FN et une partie de l’UMP. Elle a évoqué le 1er mai le début d’un « combat historique » pour « le grand parti du rassemblement national ». Prochaine étape : les législatives de juin, à l’occasion desquelles elle souhaite voir « entrer massivement à l’Assemblée nationale des députés du Rassemblement bleu marine ».
Le 22 avril, le FN a dépassé 12, 5 % des inscrits – le seuil pour se maintenir au second tour des législatives – dans 353 circonscriptions sur 577. Même si ses scores diminuent, il a une forte capacité de nuisance pour l’UMP. De là à obtenir des députés, c’est une autre affaire. Quoi qu’il en soit, la situation créée à l’issue de la présidentielle constitue un sérieux avertissement. Il est clair que l’influence de l’extrême droite, sa capacité à trouver une place dans le jeu institutionnel, comme dans toute la vie du pays, représentent un terrible danger pour le monde du travail. Elles traduisent une dégradation du rapport de forces en faveur des classes dominantes. Il n’y a nul besoin de crier au fascisme pour le comprendre, au moment même où le dirigeant de la BCE, Mario Draghi, lie les possibilités de croissance à la remise en cause des derniers acquis du droit du travail, plaidant pour une précarisation généralisée.
Face à la menace du FN, la contre-offensive nécessaire
Ces élections constituent une mise en garde. La gauche au pouvoir se pliera aux besoins des marchés, des banques. François Hollande s’est engagé à honorer la dette illégitime et injuste... Ses discours « humanistes », comme ceux sur l’égalité et la justice, ne l’empêcheront en rien de défendre l’identité nationale ou de s’opposer à l’immigration.
L’enjeu de la bataille sociale et politique qui s’ouvre est de ne pas abandonner le terrain à l’extrême droite, de construire contre elle, mais aussi contre le gouvernement libéral, une force d’opposition à gauche ; une force qui lutte pour unir le monde du travail et la jeunesse, pour défendre leurs droits, pour faire vivre au quotidien, dans les quartiers et sur les lieux de travail, la solidarité entre tous les exploités quelles que soient leurs origines, pour combattre le racisme ; une force qui situe son combat au niveau de toute l’Europe, contre tous les replis nationalistes et chauvins. La tâche est d’unir le monde du travail et ses organisations contre toute politique d’austérité, pour en finir avec la dictature des groupes financiers et industriels
ivo a écrit:Marine Le Pen : « On est aujourd'hui en plein "marinisme" décomplexé ! »
Nos confrères de France 3 Nord-Pas-de-Calais organisaient une débat — médiatiquement très attendu — entre les cinq candidats favoris de la 11e circonscription du Pas-de-Calais. Sans surprise, il a été très animé.
Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon se sont opposés sur le plateau de France 3 NPdC. © France 3 capture d'écran
C'est presque un remake du débat raté avant la présidentielle, mais là l'échange a bien eu lieu. Dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais où se présentent Jean-Luc Mélenchon (FdG) et Marine Le Pen (FN), la gauche est donnée gagnante d'une courte tête. Sur le plateau sont aussi invités Jean Urbaniak (Modem, soutenu par l'UMP), Philippe Kemel (PS) et Marine Tondelier (EELV), mais le débat oppose principalement les deux anciens candidats à l'élection présidentielle.
Marine Le Pen accuse le patron du Parti de Gauche d'être "un parachuté", l'ancien sénateur préfère rappeller que "nous sommes tous parachutés, il y a là des enfants de parachutistes, 92 nations sont représentées dans la circonscription. Comme Français, je suis chez moi partout".
La présidente du FN associe le Front de Gauche au Parti socialiste, elle indique que Jean-Luc Mélenchon a "été accueilli par des gens qui ont des responsabilités dans des affaires". Son adversaire politique rétorque qu'il n'a "pas signé le programme socialiste, [qu'il] défendra son programme à l'Assemblée nationale", tout en rappellant qu'il ne "voterait pas de motion de censure qui ferait tomber un gouvernement de gauche".
La bataille politique se livre aussi sur le terrain des symboles, et celui de la retraite à 60 ans, Jean-Luc Mélenchon rappelle à Marine Le Pen "que son père était contre la retraite à 60 ans et que c'est la gauche qui l'a acquise. Ça fait plaisir de vous voir maintenant mitterrandiste, Madame Le Pen". L'ancienne conseillère municipale d'Hénin-Beaumont de répondre : "Vu son passé, certainement pas."
"Chochottes" du FdG contre "gorilles" du FN
Marine Le Pen confirme que c'est bien son parti qui est à l'origine d'un faux tract du Front de Gauche. Sur ce tract vert et blanc, on pouvait lire "il n'y a pas d'avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb", suivi d'un appel à voter pour Jean-Luc Mélenchon rédigé en arabe. Elle commente :
"Les électeurs ont besoin de savoir que Monsieur Mélenchon est un immigrationniste fou. La phrase a été prononcée, Monsieur Mélenchon est pour la régularisation des clandestins. Les pleurnicheries de chochottes, je trouve ça pathétique."
Le candidat du Front de Gauche s'en amuse, avant de rappeler que des militants du Parti communiste avaient démasqué les militants frontistes qui les distribuaient :
"Vous avez fait un petit tract et vous vous êtes fait serrer, vous et vos gorilles qui les diffusez. On a le droit d'avoir un débat sur l'immigration, c'est une phobie de Marine Le Pen.
Dans la circonscription, il y a moitié moins d'immigrés que dans le reste du pays et deux fois plus de chômage."
Le duel des fronts a bien eu lieu, mais pas jusqu'au premier sang. Les candidats PS et EELV déplorent que la campagne ait d'ailleurs toujours au combat "Front contre Front".
Outre les deux anciens candidats à la présidentielle (et les trois autres présents en studio), il y a neuf autres candidats : Daniel Cucchiaro (écologiste), Murielle Richet (écologiste), Mohamed Bousnane (UDS), Séverine Duval (NPA), Pierre Rose (Objecteurs de croissance), Rachida Sahraoui (Parti radical valoisien), Michèle Dessenne (MPEP), Michel Vast (divers droite) et Nathalie Hubert (LO).
L'ancien ministre Michèle Alliot-Marie, qui avait démissionné du gouvernement en 2011, est candidate à sa propre succession dans la 6e circonscription des Pyrénées-Atlantiques qu'elle qualifie de "point de départ de la reconquête des idées et des territoires", voire de la "reconquête de la France". En cas de victoire, elle sera en tout cas la principale élue UMP du Sud-Ouest.
6.000 personnes, selon le Front de gauche. 3.000 selon la police. "Un fiasco" selon le FN qui s'est efforcé de minimiser la taille de cette marche "contre l'austérité et le fascisme" organisée par le Front de gauche à Montigny-en-Gohelle.
La marche était menée par Jean-Luc Mélenchon, candidat dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais contre la présidente du FN Marine Le Pen. Marche en mémoire notamment d'Emilienne Mopty, une résistante originaire du département, figure féministe lors des grèves de mineurs de 1941, et décapité par les Allemands à Cologne en 1943.
L'équipe de campagne de Marine Le Pen, dans un communiqué, a dénoncé un fiasco rassemblant "tout au plus 800 personnes, rameutéées à grands coups de bus venus de toute la France". Fiasco "annonciateur du dégonflement inéluctable de la baudruche Mélenchon". Réponse du Front de gauche : Marine Le Pen critique une manifestation "dont elle est incapable" et "s'affole parce qu'elle sait qu'elle va perdre".
merci au front de gauche de raviver la flamme du mouvement ouvrier dans le bassin minier nord pas de calais, anesthésié par un socialisme à la papa incapable de se renouveler.
ivo a écrit:Jean-Marie Le Pen juge sa famille "de bonne race"
http://www.lemonde.fr/politique/article ... 23448.html
...
l'art des petites phrases qui focalisent les médias.
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