La solution simple : cesser d’accepter les diktats de l’Union européenne
Le bureau national du POI a enregistré le dépôt de candidatures du parti aux élections législatives dans 106 circonscriptions.
Tout le monde le sait : dans toute l’Europe, la dictature de la dette et de l’austérité est massivement rejetée. Après la France, c’est en Allemagne que les électeurs de Rhénanie du-Nord-Wesphalie ont dit à Mme Merkel : non aux plans d’austérité !
Le POI salue la position adoptée par Alexis Tsipras, dirigeant de la coalition Syriza , qui refuse de participer à un gouvernement qui appliquerait le mémorandum : il a raison, c’est l’exigence majoritaire du peuple grec !
En Grèce, les partis soutenant le paiement de la dette et les diktats (mémorandum) de la troïka (Union européenne-FMIBanque centrale européenne) se retrouvent en situation d’explosion. La Grèce démontre que toute « solution » respectant les plans de l’Union européenne ne fait qu’aggraver la situation, et entraîner toujours plus de misère, de désespoir et de rejet massif. Le POI salue la position adoptée par Alexis Tsipras, dirigeant de la coalition Syriza (arrivée en deuxième position), qui refuse de participer à un gouvernement qui appliquerait le mémorandum : il a raison, c’est l’exigence majoritaire du peuple grec !
C’est dans ce mouvement profond de rejet de l’Union européenne, rejet de l’austérité, des contre-réformes et des plans sociaux que François Hollande a été élu. En tiendra-il compte ?
Depuis l’élection, les évènements se précipitent en Europe. Ils montrent que continuer sur la voie de l’austérité, c’est marcher au chaos. Le POI n’est pas partisan du chaos, mais de la recherche de solutions conformes aux aspirations du peuple.
Le POI appelle à entendre tous ceux qui disent : il n’est pas possible, au lendemain du 6 mai, de continuer, dans les régions et départements dirigés par des coalitions PS-PCF-PG-Verts appuyées par l’UMP, à appliquer par avance la « règle d’or » ! Pas possible non plus de répéter le scénario de l’adoption du Mécanisme européen de stabilité (MES), grâce à l’abstention du groupe socialiste au Sénat qui, majoritaire, aurait pu le bloquer.
C’est dans ce mouvement profond de rejet de l’Union européenne, rejet de l’austérité, des contre-réformes et des plans sociaux que François Hollande a été élu. En tiendra-il compte ?
Quant à la politique qui sera menée par le gouvernement de M. Ayrault, il est trop tôt pour en juger. Beaucoup va dépendre de ce que MM. Hollande et Ayrault feront avec le traité TSCG « Super-Maastricht ». Pour sa part, le POI, aux côtés des peuples et des travailleurs, se prononce pour la rupture avec l’Union européenne et le refus de ratifier le TSCG. C’est pourquoi il a, dès qu’il en a eu connaissance, pris l’initiative d’une campagne qui est aujourd’hui porteuse de 45 000 signatures, pour dire : non à la ratification. Dans ce contexte, on apprend que lors de sa rencontre avec Mme Merkel, François Hollande a réaffirmé sa volonté de « renégocier » le traité et d’y introduire un volet consacré à la croissance.
Les travailleurs, les jeunes sont en droit de poser la question : de quoi s’agit-il exactement ?
Pour le POI, rien n’est plus urgent que de travailler à la réalisation de l’unité des travailleurs et des organisations pour arrêter la spirale infernale des plans de la troïka.
S’agirait-il de faire supprimer :
♦ L’article 3-2 qui oblige à inscrire l’austérité (« règle d’or ») dans la Constitution (ou les lois de finances), dans le but de contraindre les syndicats à s’inscrire dans l’austérité permanente ? G
♦ L’article 4 qui, obligeant de réduire de 5 % par an la dette de l’Etat, signifierait dès 2013 de couper plus de 80 milliards d’euros dans le budget (bien plus que le budget de l’Education nationale) ?
♦ L’article 3-1 qui obligerait à réduire de 80 milliards d’euros le déficit de l’Etat dès l’an prochain ? Etc. ?
Sans aucun doute, une telle suppression ferait disparaître autant d’obstacles aux revendications des travailleurs et de la population. Mais si tel n’est pas l’objet de la « renégociation », si le traité « renégocié » persistait à imposer la « règle d’or », cela aboutirait — qu’on le veuille ou non — à décider de continuer cette politique, dictée par l’Union européenne, ce serait ouvrir la voie au chaos.
M. Hollande, le PS, ses soutiens, ceux qui ont appelé à voter pour lui, choisiront-ils cette voie ? Ce serait là la solution la plus économique.
Pas plus en France qu’en Grèce ou dans d’autres pays, rien ni personne n’a le pouvoir de convaincre les peuples et les travailleurs d’Europe d’accepter ce que, par les grèves et les manifestations, mais aussi sur le terrain électoral, ils ne cessent de rejeter massivement.
Pour le POI, rien n’est plus urgent que de travailler à la réalisation de l’unité des travailleurs et des organisations pour arrêter la spirale infernale des plans de la troïka.
Pour le POI, la solution simple, de bon sens, dictée par le simple respect de la volonté du plus grand nombre, c’est de cesser d’accepter les diktats de l’Union européenne, de cesser de les appliquer dans les régions et les départements, de répondre à l’aspiration des peuples, à cette volonté majoritaire, en un mot : respecter la démocratie.
Pour le POI, la solution conforme à la démocratie appellerait qu’on s’appuie sur les peuples et les travailleurs qui y sont prêts pour dire non, et donc refuser de ratifier le TSCG.
M. Hollande, le PS, ses soutiens, ceux qui ont appelé à voter pour lui, choisiront-ils cette voie ? Ce serait là la solution la plus économique.
Un meeting le 3 juin à Paris auquel prendront part des travailleurs et militants de Grèce, d’Allemagne, d’Espagne, d’Irlande et de France unis dans le combat contre l’austérité dans toute l’Europe, contre la dictature de la troïka, contre la ratification du traité « Super-Maastricht »
Le POI est favorable en conséquence à tout ce qui peut concourir à rassembler dans l’unité tous ceux qui veulent répondre à l’attente des peuples et des travailleurs et à se battre ensemble contre la ratification. Le POI s’est adressé et s’adresse à tous les militants ouvriers, à tous les partis et organisations politiques se réclamant du mouvement ouvrier et de la démocratie, pour leur proposer l’organisation d’une campagne commune (incluant la possibilité d’une manifestation nationale) contre la ratification.
Dans cet esprit, pour contribuer à cette mobilisation, il appelle travailleurs, militants, jeunes de toutes tendances à participer massivement au meeting du 3 juin à Paris auquel prendront part des travailleurs et militants de Grèce, d’Allemagne, d’Espagne, d’Irlande et de France unis dans le combat contre l’austérité dans toute l’Europe, contre la dictature de la troïka, contre la ratification du traité « Super-Maastricht ».
Le bureau national du POI, le 17 mai 2012, 16 heures.