Je penche pour le cas de figure de Krizmir
Les gens s'en prennent plein la gueule pendant cinq ans.
Quelques mouvements sociaux apparaissent, mais sont défaits parce que les syndicats disent que non, faut pas taper sur un gouvernement de gauche. Et en enchainant défaite sur défaite, un cercle vicieux s'enclenche rendant les gens particulièrement pas combattifs.
Pendant ce temps, à la gauche de la gauche, la recomposition continue fraternellement dans la joie et la bonne humeur (comprendre : on est trop occupés à scissionner en préparation des élections pour faire quoi que ce soit d'intéressant)
Après je suis sceptique parce que le moment clé est lors des mouvements sociaux qui apparaitraient (ou pas)
Ce sont eux qu’il faudra saisir en dépassant les hiérarchies syndicales et en imposant les règles du jeu, pour les empêcher de siffler la fin de partie autour d’une table.
La seule chance, c’est de rendre impossible une entente sur le dos des travailleurs, encore une fois. Plutôt que de se demander où va l’éventuel mouvement social, qui y participe, pourquoi, l’énergie des organisés (politique et syndicaux de base) doit aller à faire taire leur hiérarchie, en alimentant le mouvement . En le rendant non manipulable.
Toutes les défaites viennent de la récupération des luttes par des systèmes établis. Ce sont ces systèmes établis qu’il faut neutraliser.
C’est, je pense, cette idée qui m’a rapproché de l’idée anarchiste