PAUL FAVALE, candidat à l’élection législative du 10 juin 2012à Villeneuve Loubet, Cagnes, Saint-Laurent...
Travailleur dans le secteur automobile (équipementier). Syndicaliste, élu à 76% des voix par les salariés de son entreprise.
A BAS LA DICTATURE
DE L’UNION EUROPÉENNE !
A la demande de l’UE, un nouveau Traité doit être officialisé en mars 2012.
Ce projet vise à imposer l’austérité dans chaque pays d’Europe avec ou sans son accord.
Il généralise la politique du «bulldozer» et du chantage appliqué à la Grèce, conduisant le pays et sa population à la ruine.
Il ne peut y avoir d’Europe sociale comme le prétendent depuis des années, notamment, le PS et le Front de Gauche.
Tant que sera respecté le cadre de l’Union européenne, il n’y aura pas d’autre politique que celle des marchés financiers et des institutions qui mettent en oeuvre leurs exigences.
DEHORS LA TROÏKA !
DEHORS L’UE,
LE FMI ET LA BCE !
DANS NOTRE DEPARTEMENT:
325 000 enfants des Alpes-Maritimes du Var Est et de Corse
privés de pédiatrie publique ?
Moins de deux ans après le regroupement des services de pédiatrie de l’hôpital public de l’Archet et de la fondation privée Lenval dans un «Groupement de Coopération Sanitaire» (GCS) expérimental privé, le bilan est accablant.
Dans son rapport publié en octobre 2011, l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) relevait de «nombreux problèmes (…) pouvant mettre en cause la sécurité des soins aux patients» et menacer «la santé physique et psychique de certains salariés» des établissements de santé.
Ce GCS expérimental privé fut «soutenu par l’ensemble des responsables politiques, administratifs et médicaux locaux» indique l’IGAS, qui justifie ce regroupement par les doublons et la distance de deux kilomètres qui sépare les deux services de pédiatrie, l’un public et l’autre privé.
Mais la distance est-elle vraiment la raison qui motive ce rapprochement, quand on sait que le Ministère organise le regroupement d’un autre établissement bas-alpin de la région sur un service de pédiatrie distant de soixante kilomètres ?
La motivation des autorités n’est-elle pas au contraire la réduction des dépenses publiques ? Comment comprendre autrement les décisions prises par l’Agence Régionale de Santé (ARS PACA) le 9 février dernier :
Fermeture de 9 services de réanimation
20 sites de médecine
15 sites de chirurgie
Plus une seule ouverture de maison de retraite d’ici 2017 !
Qui peut croire que ces fermetures de services publics, qui concernent de nombreux établissements dans les Alpes-Maritimes à Nice, Cannes, Grasse, Saint Etienne de Tinée, Saint Martin Vésubie, Puget Thénier, Sospel, Breil sur Roya et Tende, sont réalisées dans le but d’améliorer la prise en charge et l’accès aux soins de la population ?
Depuis la privatisation de la pédiatrie et son regroupement à Lenval :
•40 lits et 25 emplois dont 20 postes d’infirmières/puéricultrices ont été supprimés, 15% du personnel est parti dont plusieurs responsables médicaux.
•les personnels de la fonction publique hospitalière disparaîtront progressivement puisque «les nouveaux recrutements se font dans le cadre de la Convention collective FEHAP, le GCS étant de droit privé».
Manifestement, cela ne suffit pas aux autorités publiques, qui exigent
«d’importantes mesures d’assainissement (financier) via l’activité, les effectifs non-médicaux et médicaux et le coût des prestations», ainsi qu’une accélération du déplacement de la gynécologie-obstétrique, de la réanimation néonatale, de l’hématologie et de la cancérologie pédiatrique de l’Archet à Lenval !
Seul le secteur public hospitalier garantit l’accès aux soins pour tous
Le basculement vers le privé remet en cause les principes qui ont fondé la Sécurité Sociale de 1945 et qui devraient garantir pour l’ensemble des assurés sociaux l’égalité des droits devant la maladie.
La pédiatrie de Nice couvre les besoins de 1,5 millions d’habitants dont 325 000 enfants. Sa privatisation ne répond pas aux besoins de la population mais à un seul objectif : réduire les dépenses hospitalières pour rembourser un déficit public qui est composé pour 1/3 du paiement des intérêts de la dette aux marchés financiers et pour 2/3 d’exonérations sociales et fiscales au bénéfice des entreprises et des grandes fortunes.
C’est pour imposer les privatisations et les fermetures d’établissements publics que le nouveau Traité européen qui doit être prochainement adopté prévoit d’inscrire la «règle d’or» dans la Constitution ou dans la loi des Etats. L’Union Européenne entend ainsi prolonger et aggraver le projet de Constitution Européenne (Traité de Lisbonne) qui avait été massivement rejeté par le peuple lors du référendum de 2005.
Arrêt du GCS privé !
Retour de la pédiatrie à l’hôpital public de l’Archet !
Un «comité de défense hôpital santé publique 06», rassemblant notamment des militants du Front de Gauche, vient de lancer une pétition pour demander «l’ouverture de la discussion sur une offre de soins Mère-Enfant de statut public» réunissant les deux établissements pédiatriques de Nice, public et privé.
Mais pourquoi ne pas exiger l’arrêt du GCS privé et le retour de la pédiatrie à l’hôpital public de l’Archet ?
Pourquoi demander la mise en place d’un cadre compatible avec la loi BACHELOT (HPST), dont la fonction est justement de généraliser les partenariats public/privé et les délégations de service public aux établissements privés, au nom des directives européennes ?
•Non à la privatisation, annulation du GCS !
•Non au regroupement public/privé !
•Les services de pédiatrie délocalisés à Lenval doivent retourner au sein de l’hôpital public de l’Archet avec des personnels sous statut de la Fonction Publique Hospitalière !
•Maintien de l’ensemble des services et des emplois à l’hôpital public de l’Archet !
•Non au nouveau Traité européen qui prétend imposer partout la privatisation, les partenariats public/privé et la réduction des dépenses de santé !
N’EST-CE PAS SUR CE TERRAIN QUE L’UNITÉ PEUT ET DOIT SE RÉALISER ?
Telle est la position du Parti Ouvrier Indépendant.
Rejoignez le POI !