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Concernant Chomsky, le cas est plus grave.
Nous n’avons pas de temps à perdre à nous interroger longuement sur le hasard étrange, qui fait qu’un écrivain et universitaire américain, par deux fois, signe une pétition en faveur de révisionnistes français, qui ne sont pas si nombreux tout de même, sans les avoir lus. Nous nous contenterons de remarquer que Noam Chomsky ne connaît pas non plus les précaires français mis en examen suite à des plaintes de la CFDT pour leurs propos sur cette confédération, qu’il ne connait pas non plus les antifascistes russes réprimés depuis août pour leur simple appartenance revendiquée à des mouvements d’opposition à l’extrême droite, qu’il ne connaît pas non plus les nombreuses personnes condamnées pour outrage au chef de l’Etat français, qu’il n’a pas lu les textes anti patronaux pour lesquels des syndicalistes et des travailleurs sont régulièrement condamnés suite à une plainte de leur boite. Et que Noam Chomsky n’a pas signé les pétitions de soutien à leur sujet, et ce bien que leur liberté d’expression soit aussi directement mise en cause
De ceci, l’on ne peut déduire que deux choses : ou Noam Chomsky a lu Faurisson et Reynouard, et trouve un intérêt spécifique à les défendre, eux et pas d’autres, ou Chomsky ne les a effectivement pas lu, auquel cas il semblerait que ses contacts en France, qui l’amènent à signer des pétitions parmi d’autres sont manifestement prioritairement des antisémites et pas des militants révolutionnaires.
Mais peu importe : on peut défendre les fascistes parce qu’on l’est soi même ou seulement parce qu’on y trouve un intérêt matériel, ou même parce qu’on s’est laissé manipuler.
Mais de toute façon, dans la lutte à mort entre le fascisme et les prolétaires, il n’y a pas de troisième voix, pas plus qu’il n’y a de « troisième voie » entre le capitalisme ou la Révolution sociale.
Les soldats perdus de l’extrême gauche qui défendent la liberté d’expression des fascistes sont des soldats quand même, au service des généraux de l’extrême droite.
Être liberticide c’est une nécessité, faire fermer leur gueule aux fascistes une priorité vitale.
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Yann.