L'université en lutte

Re: L'université en lutte !

Messagede Nico37 » 02 Jan 2011, 23:11

Compte rendu du comité de liaison universitaires-précaires du 15 décembre

univerprecaire(at)riseup.net

Malgré un campus désertifié, soumis à l’échéance menaçante des exams, onze personnes ont participé à ce second rendez-vous.
Pour les diverses propositions qui suivent, une ou deux personnes auront pris soin de travailler le sujet choisi afin de le présenter au comité lors de sa prochaine tenue. S’en suivra une réunion publique pour chacun des thèmes qui nous sembleront opportuns d’aborder en assemblée dans la
perspective de lancements de campagnes de lutte depuis nos conditions d’universitaires et de précaires.

Points abordés et propositions :
- Une demande de salle auprès de la présidence a été déposée afin que nos réunions aient un lieu pérenne.
- Une analyse de la structuration des mouvements universitaires va être réalisée.
- Un bilan du mandat Gontard va être effectué : son attitude lors des mouvements, les compétences acquises grâce à la LRU, le tournant sécuritaire…
- Contacter RESF afin d’être tenu informé de la situation des étudiants sans-papiers à Rennes 2.
- Etude de la loi Adnot qui est l’équivalent d’une LRU 2. Cf l’article « Une loi LRU II votée en catimini. Diplômes, chercheurs, bâtiments, tout est à vendre ! » Communiqué de SLU (6 décembre 2010).
- Préparation d’une campagne contre la mise en place de la carte Monéo qui viendra remplacer nos habituels moyens de paiement sur le campus. Cette carte à puce, en plus de nous filer, de nous identifier, consacre l’entrée des banques à Rennes 2 comme cela est déjà le cas dans certaines facs de l’Hexagone.
- Le tarif d’accès à l’université pour les auditeurs libres est excessif.
Nous aborderons lors des prochaines séances le coût des études.
- Un camarade considéré comme étant « le meneur » des évènements qui ont suivi l’expulsion de la Maison de la grève a été pris pour cible par les types d’ARKA. Une plainte aurait été déposée contre lui pour coups (à l’Arkade ?) lors de la bousculade qui eu lieu le jour où les vigiles imposèrent leur présence lors d’une réunion qui se tint à Rennes 2. Le comportement de l’administration témoigne de sa volonté de dissiper toute activité politique sur le campus, en usant de son nouvel arsenal policier (Arka) qui surveille et punit ceux qui s’organisent et qui luttent contre l’état actuel des choses. N’en déplaise à la direction, sa patrouille n’empêchera pas au comité de se réunir malgré le regard inquisiteur de ceux qui veillent à ce que rien ne se passe à Rennes 2.
Ailleurs, dans de nombreuses universités (Angleterre, Puerto Rico, Palerme, Milan…), l’avènement du politique semble indiquer qu’un mouvement est en marche depuis la contestation des conditions de vie étudiante soumises, comme tant d’autres, aux mesures d’austérité imposées par le règne capitaliste. En espérant que Rennes 2 ne soit pas épargnée…

La prochaine réunion du comité de liaison universitaires-précaires aura lieu le mardi 11 janvier 17h à Rennes 2, salle R101 (bâtiment EREVE – rendez vous devant le bâtiment).
Comme à l’accoutumée, la discussion sera précédée d’un goûter.
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Re: L'université en lutte !

Messagede barcelone 36 » 10 Jan 2011, 19:21

Comité de liaison universitaires-précaires
lundi 10 janvier 2011, par rennes info

Prochaine réunion mardi 11 janvier à 17h00

Rennes 2, salle R101 (bâtiment EREVE – rendez vous devant le bâtiment).

Comme à l’accoutumée, la discussion sera précédée d’un goûter

Aux Syndiqué(-e), non syndiqué(-e), partisan(-e), révolté(-e), rêveur(-euse), étudiant(e), chômeur(-euse), précaire, étudiant(-e)-chômeur(-euse), étudiant(e)-précaire, ex étudiant(-e)-chômeur(-euse)-précaire, enseignant(e), BIATOSS, vacataire, chargé de mission, etc etc.

Le choix d´un pilotage capitaliste de l´université s´est imposé ces dernières années comme étant le devenir ¨réaliste¨ de cet espace de savoir assujetti à la volonté du marché. A maintes reprises des mouvements étudiants se sont, et s’opposent toujours, à cette orientation qui associe le monde universitaire à l’idéologie du Capital dont la crise structurelle révèle partout ses désastres.

Reste alors à élaborer les outils d’une résistance qui soient eux-mêmes porteurs d´une autre relation au savoir s’inscrivant en défection vis à vis des choix de ceux qui gouvernent dans le plus grand mépris de ceux qu’ils prétendent représenter.

Accepter la situation ou bien fabriquer et faire circuler des savoirs en lutte. Voilà peut-être les deux seules hypothèses politiques irréconciliables qui traversent le milieu universitaire, précaire comme bien d’autres milieux de par cette relation capitaliste imposée au monde.

Points abordés et propositions des précédentes réunions :

Une demande de salle auprès de la présidence a été déposée afin que nos réunions aient un lieu pérenne.

Une analyse de la structuration des mouvements universitaires va être réalisée.

Un bilan du mandat Gontard va être effectué : son attitude lors des mouvements, les compétences acquises grâce à la LRU, le tournant sécuritaire…

Contacter RESF afin d’être tenu informé de la situation des étudiants sans-papiers à Rennes2.

Etude de la loi Adnot qui est l’équivalent d’une LRU 2. Cf l’article « Une loi LRU II votée en catimini. Diplômes, chercheurs, bâtiments, tout est à vendre ! »

Communiqué de SLU (6 décembre 2010).

Préparation d’une campagne contre la mise en place de la carte Monéo qui viendra remplacer nos habituels moyens de paiement sur le campus. Cette carte à puce, en plus de nous filer, de nous identifier, consacre l’entrée des banques à Rennes 2 comme cela est déjà le cas dans certaines facs de l’Hexagone.

Le tarif d’accès à l’université pour les auditeurs libres est excessif. Nous aborderons lors des prochaines séances le coût des études.

Un camarade considéré comme étant « le meneur » des évènements qui ont suivi l’expulsion de la Maison de la grève a été pris pour cible par les types d’ARKA. Une plainte aurait été déposée contre lui pour coups lors de la bousculade qui eu lieu le jour où les vigiles imposèrent leur présence lors d’une réunion qui se tint à Rennes 2. Le comportement de l’administration témoigne de sa volonté de dissiper toute activité politique sur le campus, en usant de son nouvel arsenal policier (Arka) qui surveille et punit ceux qui s’organisent et qui luttent contre l’état actuel des choses.

Contact : univerprecaire@riseup.net
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nouveau président à Rennes 2...

Messagede barcelone 36 » 24 Jan 2011, 18:14

Jean-Émile ou de l'anti-émancipation


Tout juste assis sur son trône, le roi Gombert investi des pleins pouvoirs en vertu de la LRU, s’en va-t-en guerre. Interrogé par le Mensuel rennais, l’héritier du devenu chevalier Gontard, paré quant à lui de la Légion d’honneur, affiche clairement son hostilité à l’égard de sujets insubordonnés.



Selon le belliqueux Gombert, «les blocages des années passées n’ont rien de marquant». Allons majesté, un peu de modestie. Dites plutôt que vous préférez oublier ces temps-là, dont beaucoup souhaitent pourtant qu’ils reviennent.

Afin de conjurer l’esprit de ces épisodes, vous vous gardez bien de vous remémorer, les seuls véritables moments marquants qui ont traversé l’université. L’oubli comme thérapie vous préservant tout au plus de nuits agitées par de cauchemardesques souvenirs de scènes de joie explosant à chaque vote en faveur du blocage. Nous vous imaginons réveillé brutalement par une vision nocturne s’apprêtant à précipiter cette tête au bout d’une pique. À ces agitations vous leur préférez ce rêve éveillé : votre main de fer tendu vers celles des capitalistes confondant étudiant et ressource humaine. Quels que soient vos propos sur les blocages, vous vous doutez bien que votre piètre avis n’entame en rien leurs existences passées et à venir, ni même les développements et corollaires que ces évènements permettent (assemblées générales, comités, cours alternatifs…).

Votre considération sur le blocage est bien similaire à celle de n’importe quel détenteur d’un pouvoir privatisé-confisqué au nom d’un titre à gouverner — qui discrédite, par la seule légitimité d’une fonction occupée, toutes tentatives d’apparition populaire de la politique. Seule cette politique-là pourtant fait vivre par son propre mouvement la démocratie absente du cours normal des choses quand le président préside, l’enseignant enseigne et l’étudiant étudie pendant que les capitalistes capitalisent en paix : chacun sa place. Maintien de l’ordre. Sachez aussi que bien des étudiants de Rennes 2, d’hier et d’aujourd’hui, garderont comme principale trace de l’université ces temps de grève. Ne vous en déplaise.

Vous déclarez aussi sur le même papier que : «Les événements de la Maison de la grève prouvent que les bloqueurs ne sont pas des étudiants. Il s’agit bel et bien de groupes extérieurs, d’agresseurs, qui entraînent la masse étudiante.» Pourtant, à notre connaissance personne ne vous a vu dans cette maison où étudiants, salariés, chômeurs syndiqués ou non se retrouvaient pour élaborer collectivement la résistance à l’annonce d’une mesure de plus à la faveur des capitalistes.

«D’où tirez-vous vos sources ?» s’insurgerait le prof face à l’étudiant qui pris par le temps improviserait son exposé. Pour un soi-disant universitaire vous négligez la méthode. Assurément, vous remplissez bien là une fonction de police, en définissant les contours d’un groupe extérieur à la population rennaise, indésirable, à isoler que vous qualifiez «d’agresseurs». Avec un tel discours, tenu du haut de votre rang, les agressions policières seraient la juste mesure, le traitement justifié à adopter contre une partie du peuple — celle-ci indisciplinée — qui a fait le choix de résister aux manœuvres des rois de votre classe s’accaparant pouvoir et richesse.

Les mauvais jours finiront Gombert et sachez que «la masse étudiante», elle-même divisée, que vous gérez, mais dont une partie vous échappe parfois, n’en finira pas de se révolter contre cette détestable subordination accrue de l’université aux lois du marché.

Décidemment, vous vous livrez sans retenue face au Mensuel, dans lequel nous apprenons que votre «carnet de route table sur une structuration de l’université» et que vous ambitionnez de «travailler plus au local». Autrement dit, vous poursuivez l’édifice dont les premières pierres ont été posées par Gontard fanfaronnant à propos de l’application de la LRU qui selon ses termes a «fortement modifiée notre image auprès du patronat. Nous devenons un interlocuteur majeur.»

En octobre 2010, le projet du devenir entreprise de l’université se concrétise davantage avec l’ouverture d’une chaire intitulée Modélisation des imaginaires, innovation et création en partenariat avec les entreprises Dassault Systèmes, Orange, PSA Peugeot Citroën et Ubisoft. Cela promet. Un pas de plus allant à l’encontre de l’idée d’un savoir autonome garantissant une réflexion et des gestes critiques à l’égard de ce monde sous tutelle capitaliste.

Inscrit dans votre époque, Gombert, au côté des contre-pieds de l’émancipation, fidèle à la restructuration de cette économie avilissante postfordiste dans laquelle l’intégration du travail cognitif devient l’un des enjeux majeurs. De ce point de vue, l’entrée massive à l’université d’éléments extérieurs, ne vous pose pas de problème, pourvu que ceux-ci proviennent du monde économique et des entreprises, en étant nommés par vous-même au sein des Conseils d’administration.

C’est donc en toute logique que la Maison de la grève, dont des étudiants de Rennes 2 ont participé au processus constituant, vous fait horreur. Probablement aussi du fait que les grévistes de ce lieu occupaient les anciens locaux de vos camarades de la CFDT… tout un symbole.

Savourez paisiblement le commencement de votre règne… jusqu’à la prochaine fronde.

Le comité de liaison
universitaires-précaires, 21 janvier 2011.
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24/02, Rennes: pour une université ouverte à tous

Messagede barcelone 36 » 17 Fév 2011, 16:59

reçu par mail

Bonjour,
nous vous invitons à une réunion publique jeudi prochain (24 février) à
12 h 30 Rdv devant le hall B de Rennes 2.
Nous aimerions associer les étudiants et précaires qui traversent
régulièrement ou épisodiquement l'université de Rennes 2 et cherchent à
maintenir une activité politique sur le campus par delà les grandes
mobilisations, autour d'une possible "campagne" contre la précarité et le
renforcement de la présence des entreprises privées à la fac.
Nous aimerions savoir si les syndicats étudiants seraient prêts à y
participer. En perspective également, un travail de liaison avec les
étudiants de Nanterre en lutte contre le CROUS et ses expulsions
arbitraires, de Brest contre l'augmentation du prix du RU, des
mobilisations à l'échelle européenne prévues fin mars contre les
politiques néolibérales dans l'enseignement supérieur.
Et enfin, la possible participation au contre-sommet du G8 de l'éducation,
à Dijon en mai prochain.
Ci-joint, un premier texte d'invitation.

Le comité de liaison universitaire-précaire

REUNION PUBLIQUE
JEUDI 24 FEVRIER 2011 12 h 30 Rdv Hall B
à l’appel du comité de liaison universitaires-précaires de Rennes

Pour une université accessible à tous !

L’université, malgré le contrôle continu, la fièvre des examens, la peur
du chômage, reste encore un de ces espaces publics où l’on peut chercher à
apprendre et comprendre notre monde, prendre le temps de la réflexion; en
dehors, nous sommes bien souvent soumis à un mode de vie où le rendement,
l’urgence d’accomplir des tâches et fonctions pré- définies, la
subordination à des supérieurs hiérarchiques est au premier plan.

Depuis un certain nombre d’années, les gouvernements successifs et leurs
collaborateurs à la tête des établissements cherchent à inverser la
tendance qui a vu l’université s’ouvrir progressivement bien au delà des
seuls rangs des enfants de la bourgeoisie: développement de frais
d’inscription supplémentaires dans certaines universités, volonté de
décourager les lycéens de s’inscrire en fac, suppression de postes dans
l’enseignement et la fonction publique...

Les bourses sont maintenues à un niveau ridiculement bas tandis que les
tarifs et loyers continuent d’augmenter. Les étudiants, malgré leurs
revenus réels, sont toujours regardés comme une couche de privilégiés, et
pas comme les précaires à l’avenir incertain qu’ils sont. Pour la plupart
de ceux qui ne sont pas aidés par leurs parents, il est indispensable de
se salarier, ce qui réduit fortement leurs chances de succès aux examens.
Nous restons encore prisonniers d’une logique où l’on favorise ceux que la
naissance a déjà favorisés.

Dans le même temps, les réformes gouvernementales ont cherché à accorder
plus d’autonomie aux universités, c’est à dire dans les faits, à opérer un
désengagement financier de l’Etat tout en accordant plus de pouvoir à
l’équipe dirigeante pour gérer l’université selon des impératifs de
compétitivité et de développement qui impliquent notamment de chercher des
partenariats avec les entreprises privées. Cette évolution conduit à deux
phénomènes majeurs: l’apparition de diplômes et de travaux de recherche
directement commandés par les entreprises; l’extension visible de la
présence des entreprises sur le campus et la privatisation croissante des
services.

Un exemple: aujourd’hui, dans 22 académies sur 26, le système de
porte-monnaie électronique Moneo a été imposé aux étudiants, alors qu’il a
fait un flop partout ailleurs. Dans certaines universités, les étudiants
ne peuvent pas boire un café, manger à la cafétéria, voire accéder aux
salles de cours, s’ils n’ont pas leur carte sur eux; tout cela pour que
Moneo puisse toucher des commissions sur chacune de leurs «transactions».
L’introduction de Moneo à Rennes 2 est prévue à la rentrée prochaine.

Alors que les directions d’université aiment à s’afficher «ouvertes» sur
le monde et sur leur environnement immédiat (notamment les quartiers
populaires comme ici à Villejean) on observe une tendance à refuser
l’accès des campus à des précaires qui contribuent à les faire vivre,
notamment par leurs activités associatives, culturelles, syndicales et
politiques, mais qui ne sont pas ou plus formellement inscrits à
l’université.

On en connaît les raisons: interdiction de s’inscrire sans le bac (comme
si quelqu’un qui n’avait pas le bac était incapable de comprendre un cours
d’université) quasi-impossibilité d’être inscrit à la fac quand on touche
une allocation chômage ou le RSA, impossibilité de bénéficier d’un statut
d’auditeur libre à un tarif modique, frais d’inscription exorbitants pour
les cursus longs, plafonnement d’âge pour l’accès aux bourses... Alors que
nous vivons dans une société de la formation continue, où la limite entre
études et travail est de plus en plus floue, les universités, au lieu de
se développer comme secteur public et accessible à tous de production et
de transmission des savoirs, tend à régresser vers une fermeture sur soi
qui l’apparente à n’importe quelle entreprise privée.

Le comité de liaison universitaires-précaires, qui s’est constitué à la
suite du mouvement social contre la réforme des retraites, regroupe
essentiellement des étudiants, ex-étudiants, chômeurs, précaires,
syndicalistes, militants associatifs, etc., désireux de défendre cette
idée d’une université débarrassée des critères de nationalité, de classe
et de statut qui en restreignent l’accès. Une université où tous ceux qui
veulent y étudier et travailler pourraient inventer ensemble, sur un pied
d’égalité, une idée émancipatrice de l’autonomie, opposée à l’autonomie de
décision des équipes dirigeantes et des élites économico-politiques.

Avec cette réunion publique, nous vous convions à venir partager des idées
(actions, revendications, événements...) quand à la manière de créer une
alternative à l’évolution néo-libérale actuelle de l’université.
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Re: L'université en lutte !

Messagede Pïérô » 04 Mar 2011, 06:37

appel, au réveil :

Le 25 mars 2011 à 14h00 PILE PÉTANTE, faisons sonner nos réveils dans toutes les salles de cours d’Europe ! Réveillons-nous pour une éducation qui n’est pas à vendre ! Éducation réveille toi !

Les Pas de Noms appellent une fois de plus à une action de grande envergure, pour une Éducation publique qui n’est pas à vendre !

Depuis plus de dix ans, le monde éducatif européen subit des transformations inédites. Une Privatisation de l’école publique : Les coupes budgétaires provoquent une disparition du modèle éducatif public au profit d’une éducation privatisée. Suppression de postes publics, augmentations des frais d’inscriptions dans les universités, privatisation de la recherche… Une stigmatisation effrayante du monde éducatif : une jeunesse "dangereuse" et "incontrôlable" et un personnel soit disant "fainéant" et "non adapté" aux défis que doit relever le monde de nos gouvernants. Une rentabilisation de l’école voulue par le monde économique. Elle se fait au détriment d’une éducation de qualité, gratuite, laïque et ouverte à toutes et tous.

Il est temps de dire stop ! Les Pas de Noms appellent l’ensemble des élèves et étudiants de France à l’indignation et à l’insurrection pacifique ! La France doit entrer à nouveau dans la contestation mondiale pour une éducation qui n’est pas à vendre !

Nous appelons tous les élèves et étudiants à l’insurrection pacifique au mois de mars 2011, dans le cadre du Printemps des Résistances organisé par le Mouvement International Étudiant !

Pour ce faire, il est temps de régler à nouveau nos réveils !

Le 25 mars 2011, à 14h00 Pile, faisons sonner nos réveils, nos alarmes de téléphones dans toutes les salles de cours, de TD, dans tous les amphis, afin de réveiller l’ensemble de nos camarades de classes, de promotions. Réveillons nos enseignants, nos professeurs ou redonnons leur espoir ! Filmons notre action et nos interventions et faisons prendre conscience au reste de la population, que nous pouvons proposer une autre Education.

"Contrairement à ce que l’on veut faire croire, les étudiants ne refusent pas qu’on leur enseigne quelque chose. Ils demandent simplement de discuter ce que l’on enseigne, de vérifier que cela tient debout (…). Vous n’imaginez pas le nombre de bêtises que l’on m’a enseigné quand j’étais étudiants", Sartre.

ce mouvement s’inscrit également dans le cadre des journées d’actions européennes de fin mars :
http://www.emancipating-education-for-all.org/

http://paris.indymedia.org/spip.php?article5932
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Re: L'université en lutte !

Messagede Nico37 » 03 Avr 2011, 18:00

Lourdes condamnations pour les 7 inculpés du Mirail
Par Poolp2 le jeudi 31 mars 2011, 13:27 - Répression(s) - Lien permanent
Le jugement est tombé, très lourdement, ce matin: inscription au casier judiciaire pour tou-te-s, entre 2 et 8 mois de sursis, environ 24000 euros de "dommages et intérêts" et amendes.
Rappelons que cela concerne sept personnes qui ont participé au mouvement des personnels et des étudiants contre la loi LRU entre février et juin 2009, alors (et encore pour la plupart) étudiantes à l'université Toulouse-Le Mirail, et que l'inculpation et le procès sont consécutifs à une plainte déposée par la présidence de l'UTM. Rappelons également qu'une pétition demandant le retrait de cette plainte a recueilli plusieurs milliers de signatures en 2010. On peut relire les précédents billets à ce sujet:
- UTM : des étudiants convoqués par la police pour des petits gâteaux
- Pour le retrait des plaintes contre les sept étudiants : motion du CEVU de l'UTM

La répression est inadmissible en soi. Dans ce cas (comme dans d'autres), elle est d'autant plus insupportable que démesurée par rapport aux faits reprochés, même selon les normes de "la Justice".

On peut en outre prendre connaissance d'un "communiqué de la direction [de l'UTM] suite à la décision de justice du 31 mars 2011 concernant les dégradations et vols", publié ce même jour sur le site officiel de l'université. Et lire aussi, sur ce site, un communiqué de l'AGET-FSE et Sud-Etudiant (.pdf], en soutien aux 7 inculpé-e-s du Mirail.
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Re: L'université en lutte !

Messagede Pïérô » 12 Sep 2011, 10:25

appel à mobilisation

communiqué SUD Etudiant et FSE :

Contre la nouvelle Licence, SUD Étudiant et la FSE appellent à la mobilisation dès la rentrée !

Paru au Journal Officiel le 11 août 2011, l’arrêté Licence dont l’application commencera à la rentrée 2012 s’inscrit directement dans la continuité des réformes de ces dernières années mises en place au niveau européen : assujettir l’université aux intérêts du patronat.

La Fédération SUD étudiant et la Fédération Syndicale Etudiante dénoncent l’augmentation du nombre d’heures d’enseignement, la généralisation du contrôle continu, la régionalisation des formations, et l’accélération de la « professionnalisation » par la soumission des diplômes aux exigences du patronat.

En effet, la hausse du nombre d’heures d’enseignement par étudiant-e (1500 heures sur 3 ans), sans augmentation de postes, va pousser à des fusions de filières (processus favorisé par la mise en place des Pôles de recherche et d’enseignement supérieur) et/ou à des TD surchargés. Les enseignant-e-s comme les personnel-le-s BIATOSS, toujours confronté-e-s à une pénurie de postes, vont voir leur charge de travail encore augmenter, et de nouveaux contrats précaires verront le jour. Couplée à la généralisation du contrôle continu comme contrôle de connaissances prioritaire sur les 3 années du diplôme, ces mesures vont limiter un peu plus l’accès à l’enseignement supérieur et la réussite aux examens des enfants des classes populaires, qui se salarient durant leurs études (plus d’un-e étudiant-e sur deux).

La précarité étudiante (et son corollaire, le salariat étudiant) est la première cause de l’échec universitaire (taux de réussite divisé par deux) ! La réforme aggrave encore l’asservissement du monde universitaire au monde de l’entreprise (« la professionnalisation ») en diminuant l’enseignement des connaissances fondamentales liées à une discipline au profit des fameuses « compétences » professionnelles. Les stages en entreprises peuvent devenir obligatoires en fonction des filières. Ces derniers, sous payés ou non payés, ne servent qu’à fournir une main-d’oeuvre bon marché au patronat, et ne permettent en rien aux étudiant-e-s de « trouver un emploi », dans une économie qui n’en crée pas !

De plus, les « représentants du monde socioprofessionnels » seront désormais associés à la conception des formations et pourront participer aux enseignements ! Cela conduira à adapter les formations aux besoins du bassin d’emploi local et à démanteler le cadrage national des diplômes. La mise en place d’un « référentiel de compétences », centré sur des compétences managériales et non les connaissances disciplinaires, et basé sur l’évaluation des formations (et donc des enseignant-e-s), va dévaluer de manière intolérable le contenu disciplinaire du diplôme. N’oublions pas que l’objectif du gouvernement est de créer une dizaine de Pôles universitaires d’« excellence » (les PRES), et de cantonner le reste des universités à des Licences ultra professionnalisantes et coupées de toute possibilité de recherches fondamentales dans des PUP (Pôles universitaires de proximité), ce qui renforcera encore davantage l’inégalité entre les universités.

Les organisations étudiantes présentes au CNESER, qui ont voté pour ce texte au prétexte des quelques avancées sur les modalités de contrôle de connaissances concédées par le gouvernement, portent une lourde responsabilité dans la dévalorisation de la Licence. C’est pourquoi les organisations syndicales de lutte SUD Étudiant et la FSE appellent dès aujourd’hui les étudiant-e-s, les lycéen-e-s et les personnels à s’organiser à travers la création de cadres unitaires locaux et nationaux, en vue d’une contestation d’ampleur à la rentrée 2011.

le 9 septembre

http://www.sud-etudiant.org/communiques ... icence-sud


Marchandisation de l’Université : la réforme licence et les Idex

La réforme licence adoptée par le ministère pendant l’été et qu’il entend appliquer dès la rentrée 2012 est un coup de plus porté à l’Université. Elle s’inscrit dans la droite ligne du processus de Bologne avec à la clé une privatisation de l’enseignement conduisant à accroître la sélection sociale au sein de l’Université tout en renforçant l’emprise du patronat sur cette dernière.

Pour déman­te­ler l’Université la stra­té­gie du gou­ver­ne­ment est la LRU.

De celle-ci découle d’un côté, les IDEX (Initiatives d’Excellence) qui ont pour objec­tif la créa­tion au niveau natio­nal d’une dizaine de pôles uni­ver­si­tai­res hyper­spé­cia­li­sés et dotés de moyens excep­tion­nels (finan­cés par le grand emprunt) en raison de leur « excel­lence » dans l’objec­tif avoué d’acqué­rir une reconnais­sance au niveau inter­na­tio­nal.

D’un autre côté, le plan licence s’adresse aux facs qui res­te­ront ina­dap­tées à la « com­pé­ti­tion inter­na­tio­nale ». La réforme licence vient donc pro­fes­sion­na­li­ser les for­ma­tions res­tan­tes en les adap­tant au bassin local de l’emploi. Ainsi, on forme d’un côté l’élite natio­nale et inter­na­tio­nale, les grands cer­veaux/cher­cheurs, et de l’autre on forme la main d’œuvre bien « pro­fes­sion­na­li­sée et adap­tée aux besoins du marché ».

Facs d’élite pour les uns, facs pou­belle pour les autres..

Dans les dis­cours du gou­ver­ne­ment au ser­vice des riches et des capi­ta­lis­tes, l’Université est res­pon­sa­ble du chô­mage car elle ne répon­drait pas aux besoins des entre­pri­ses. Mais ce n’est pas l’Université qui enchaine plans de licen­cie­ment sur plans de licen­cie­ment, jette les gens à la rue et dans le chô­mage et qui est inca­pa­ble d’assu­rer un emploi stable et épanouissant à tous et toutes, c’est l’État et le grand patro­nat !

Cadre économique global

L’Université n’est pas déconnec­tée de l’ensem­ble de la société, en ce sens, les logi­ques qui s’y appli­quent sont les même que l’on connaît par­tout ailleurs. Austérité, plans de rigueur, crois­sance, pro­fits, chô­mage, concur­rence, com­pé­ti­ti­vité, flexi­bi­lité.. y sont les maî­tres mots. Ainsi, il n’est pas étonnant que l’OCDE ait expres­sé­ment appelé dans son der­nier rap­port annuel sur l’éducation le gou­ver­ne­ment Français à aug­men­ter les frais d’ins­crip­tion à l’uni­ver­sité. Comme en Angleterre par exem­ple où le gou­ver­ne­ment a triplé les frais de sco­la­rité à l’uni­ver­sité les pas­sant de 3000 livres à 9000 livres (plus de 10000€ !) malgré une forte mobi­li­sa­tion étudiante.

Pour faire passer la pilule de la casse sociale géné­ra­li­sée, les gou­ver­ne­ments du monde entier - la France ne fai­sant pas excep­tion – dési­gnent des boucs émissaires : étranger-e-s, sans-papiers, chô­meurs, pré­cai­res, tra­vailleurs seraient res­pon­sa­bles de tous les maux ou « pro­fi­te­raient du sys­tème ». Ainsi, non contents de détruire la vie de mil­lions de gens, nos diri­geant-e-s ten­tent – dans un ultime mani­fes­ta­tion de leur mépris de classe – de faire culpa­bi­li­ser leurs vic­ti­mes. Car qui peut affir­mer sans honte que le pro­fi­teur-se est le/la tra­vailleur-se et non l’action­naire qui sort plus riche encore de la crise qu’il a pro­vo­quée.

Ne ren­trons pas dans le jeu des diri­geant-e-s qui consiste à nous divi­ser pour mieux régner. L’heure est à la lutte !

La réforme licence

Les objec­tifs avoués de la réforme sont « d’amé­lio­rer l’inser­tion pro­fes­sion­nelle » des étudiants en « pro­fes­sion­na­li­sant » les diplô­mes ; « d’indi­vi­dua­li­ser » les for­ma­tions« en créant des par­cours dif­fé­ren­ciés et »d’aug­men­ter les exi­gen­ces aca­dé­mi­ques".

Cette réforme ampli­fiera donc encore le pro­ces­sus déjà lar­ge­ment avancé de pri­va­ti­sa­tion de l’Université, notam­ment avec la pré­sence de patrons au sein du Conseil d’Administration et pour­sui­vra « l’élitisation » de l’uni­ver­sité en pro­cé­dant à une sélec­tion sociale de fait.

En effet, la pro­fes­sion­na­li­sa­tion des diplô­mes signi­fie en terme concret l’ins­tau­ra­tion de stage(s) dans les cursus, c’est-à-dire la sou­mis­sion - gra­tuite ou à coûts réduits - pen­dant la durée d’études aux besoins des entre­pri­ses. Le contenu théo­ri­que de la licence est ainsi bradé pour four­nir une main d’œuvre mal­léa­ble et à bas coûts aux entre­pri­ses, aug­men­tant un peu plus encore la concur­rence entre les étudiant-e-s/chô­meur-se-s/tra­vailleur-se-s et contrai­gnant ainsi chacun à accep­ter des condi­tions tou­jours plus déplo­ra­bles !

La « pro­fes­sion­na­li­sa­tion » c’est donc bien se sou­met­tre aujourd’hui pour être sûr d’être bien soumis demain !

En outre, l’ins­tau­ra­tion de la « plu­ri­dis­ci­pli­na­rité » verra enté­ri­ner la dis­pa­ri­tion pure et simple des filiè­res les moins ren­ta­bles et les moins adap­tées aux inté­rêts du patro­nal régio­nal. En effet, plutôt que de per­met­tre à tout un chacun d’accé­der à une for­ma­tion de qua­lité de son choix, cri­ti­que et indé­pen­dante, la « plu­ri­dis­ci­pli­na­rité » a en réa­lité pour objec­tif de réa­li­ser des économies d’échelles en met­tant tout le monde dans les mêmes cours ! Ainsi, en homo­gé­néi­sant les for­ma­tions on s’éloigne davan­tage encore de l’ensei­gne­ment cri­ti­que.

Par ailleurs, la « per­son­na­li­sa­tion » des par­cours - c’est-à-dire la créa­tion de par­cours « d’excel­lence » et « de sou­tien » -conduira à indi­vi­dua­li­ser les diplô­mes - c’est-à-dire contrai­re­ment à ce qu’annonce le minis­tère - casser la reconnais­sance par les conven­tions col­lec­ti­ves des diplô­mes et des qua­li­fi­ca­tions pour les rem­pla­cer par un vague « carnet de com­pé­ten­ces », n’offrant aucune garan­tie face aux employeurs/eues.

De plus, le volume horaire des cours en licence sera comme le sou­haite le minis­tère aug­menté, couplé à l’ins­tau­ra­tion de stage(s) dans les cursus, sans aug­men­ta­tion aucune des bour­ses alors que le sala­riat étudiant cons­ti­tue aujourd’hui la pre­mière cause d’échec en licence, l’éviction de l’uni­ver­sité des clas­ses popu­lai­res et des clas­ses les plus défa­vo­ri­sées sera ainsi assu­rée !

Amplifiant par ailleurs les cours sans lien de quel­conque nature avec la spé­cia­lité de l’étudiant - comme des cours de TICE ou de langue - débou­chant sur des cer­ti­fi­cats afin d’acqué­rir un « réfé­ren­tiel de com­pé­ten­ces » dans l’objec­tif avoué de satis­faire les atten­tes des futurs employeur-se-s !

On l’aura com­pris, il ne s’agit plus d’une for­ma­tion mais bien d’un « for­ma­tage » de nos études/de nos vies au marché pour les besoins des entre­pri­ses ! Revaloriser la licence ne signi­fie qu’en réa­lité la reva­lo­ri­ser aux yeux des employeur-se-s !

« La nou­velle licence est inté­grée dans l’envi­ron­ne­ment socio‐é­co­no­mi­que en favo­ri­sant les par­te­na­riats avec l’entre­prise pour la défi­ni­tion de l’offre de for­ma­tion ini­tiale et conti­nue (évaluation des besoins, déve­lop­pe­ment de l’alter­nance au sens large) et en ouvrant plus lar­ge­ment la par­ti­ci­pa­tion des pro­fes­sion­nels aux équipes péda­go­gi­ques et aux jurys d’examen. » dos­sier de presse du minis­tère sur la « nou­velle licence »...

De la néces­sité d’une mobi­li­sa­tion d’ampleur !

Dès aujourd’hui il faut donc se mobi­li­ser pour créer un mou­ve­ment dans les Universités afin de com­bat­tre la réforme licence et les IDEX. Ce mou­ve­ment se devra d’être ouvert sur le reste de la société car les étudiant-e-s sont des tra­vailleur-se-s en for­ma­tion. Les luttes par­tiel­les pour nos inté­rêts sec­to­riels doi­vent fusion­ner en une seule lutte d’ampleur. Nous devons atta­quer toute la poli­ti­que de la classe diri­geante, et scel­ler une large alliance entre les étudiant-e-s, les tra­vailleurs et tra­vailleu­ses, les chô­meurs et les pré­cai­res, qu’ils soient « fran­çais » ou étrangers, avec ou sans-papiers.

Pour cons­truire une mobi­li­sa­tion sociale d’ampleur à la ren­trée, dès main­te­nant, rejoins le mou­ve­ment !

Notre avenir est dans la lutte !

Pour une uni­ver­sité gra­tuite laïque, cri­ti­que et popu­laire !

Contre la réforme licence !

Contre les IDEX !

Contre la sou­mis­sion de nos inté­rêts à une poi­gnée de capi­ta­lis­tes !

Contre les pro­fi­teurs, contre l’escla­vage sala­rié, bri­sons nos chai­nes !


P.-S.
Confédération Nationale du Travail, Fédération Syndicale Étudiante

http://rebellyon.info/Marchandisation-d ... te-la.html
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Re: L'université en lutte !

Messagede Pïérô » 01 Mar 2012, 13:54

augmentation des droits d’inscription en vue

commmuniqué d’Émancipation 69

Contre la sélection à l’université, pour la gratuité des études : abrogation de la LRU (et du LMD)

Instaurer la sélection des étudiants à l’entrée de l’université et imposer des frais de scolarité de 3 000 euros par an. C’est la proposition faite par Conférence des grandes écoles (CGE) aux candidats à l’élection présidentielle une semaine après la demande formulée par Louis Vogel.

8 février 2012 : le Président de la conférence des universités (CPU) revendique l’augmentation des droits d’inscription à l’université

Louis Vogel, président de la CPU, et fervent partisan de l’autonomie des universités, demande que l’on aille plus loin dans l’autonomie. Il propose que l’on augmente les droits d’inscription, et que ces droits soient progressifs. Plus l’étudiant avancerait dans ses études, plus il devrait payer.

Or, à l’université Panthéon-Assas que dirige Louis Vogel, il existe déjà des masters 2 dont le coût est fort élevé. Ainsi des masters 2 consacrés à la préparation de concours publics tels que le concours d’accès à l’École nationale de la magistrature (ENM) sont facturés 550 euros pour un étudiant qui ne suit pas d’autre formation (et 470 si l’étudiant suit une autre formation à Paris 2), auxquels peuvent s’ajouter la cotisation de la sécurité sociale et la mutuelle.

Il y a aussi, dans cette université, au titre de la formation continue, des masters « hauts de gamme », tels celui conduisant au « Diplôme d’université droit et techniques de l’expertise des oeuvres d’art (Formation continue) » (facturé 3750 euros + les droits d’inscription à l’Université), ou encore le « Master 2 Professionnel Coaching - Développement personnel en entreprise » (au prix de 5000 euros)

Ce projet de Louis Vogel, et les exemples déjà mis en oeuvre, donnent une raison supplémentaire d’exiger l’abrogation pure et simple de la LRU (et du système LMD qui en est le point de départ), et de réaffirmer l’exigence de la gratuité totale des études.

http://69.emancipation.fr/spip.php?article22
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invasion de keufs à l'université Paris 8

Messagede anouchka » 11 Mai 2012, 20:12

sur le site du Parisien il y a trois heures (je viens d'être alertée par une copine étudiante qui se trouvait sur place):

Situation extrêmement tendue, ce vendredi après-midi, à l’université Paris-8 de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) où la police est intervenue, à la demande du président de la faculté Pascal Binczak. Vers 17 heures, deux étudiants ont été embarqués dans une voiture de police tandis que ses camarades et des enseignants tentaient d’empêcher son interpellation.
Des enseignants éberlués s’indignent: «on n’a jamais vu ça depuis 25 ans».

A l’origine: la tenue d’un conseil d’administration (CA) qui doit entériner l’entrée de Paris-8 dans un Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (Pres) avec Paris-X Nanterre (Hauts-de-Seine).

A 15 heures, une centaine de personnes représentant six syndicats de personnel et d’étudiants opposés au projet se sont invitées dans la salle du CA. Le président a accepté que dix d’entre eux seulement restent. Les manifestants ont refusé. Le président a levé la séance. Les opposants ont alors fermé la salle.

Décidé à organiser le CA coûte que coûte

Pascal Binczak a fait appel aux agents de sécurité de l’université. Un moment plus tard, il a réussi à sortir et s’est réfugié au PC sécurité avec les membres de son cabinet. Il a appelé la police. Une quarantaine de fonctionnaires de la BAC (brigade anticriminalité) et du commissariat sont venus jusqu’au PC sécurité, tandis qu’un groupe de manifestants se tenaient à l’extérieur.

Peu avant 17 heures, Pascal Binczak est sorti encadré par des policiers et s’est rendu dans le bâtiment G, décidé à tenir le conseil d’administration coûte que coûte. Les manifestants ont voulu une nouvelle fois envahir les lieux mais se sont heurtés à la police. Le préfet Christian Lambert et le commissaire de police de Saint-Denis sont sur place.

LeParisien.fr
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Pétition contre la fermeture d'un master sans préavis

Messagede Ulfo25 » 07 Sep 2012, 20:49

http://www.change.org/petitions/pr%C3%A ... -et-urbain

Je vous propose un lien pour signer une pétition servant un critiquer la fermeture d'un master de sociologie à Besançon une semaine avant la rentrée alors qu'il était prévu sur la plaquette d'enseignement depuis 2 ans.
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Re: L'université en lutte !

Messagede Pïérô » 04 Oct 2012, 11:51

Grève étudiante aujourd'hui à l’Université d’Angers

Université. Les étudiants angevins en grève jeudi contre « l’austérité »

Une centaine d’étudiants de l’Université d’Angers étaient à nouveau réunis en assemblée générale ce mardi midi. Ils ont voté la grève jeudi. Un rassemblement est prévu le matin en centre-ville, à l’appel de l’Unef et de Sud.


En ligne de mire des étudiants grévistes, « la loi relative aux Libertés et responsabilités des Universités (LRU) votée en 2007 » qui, selon les grévistes, asphyxie les universités.

« Le déficit de l’Université d’Angers s’élève à 4 M€. Des places et des postes d’enseignants manquent. Conséquence directe : des inscriptions ont été refusées en première année de Droit, Économie et Psychologie », dénonce Lucile Merbah, présidente de l’UNEF à Angers.

« « Ce déficit a d’autres conséquences : des options sont supprimées. Au bout du compte, un diplôme obtenu à Angers n’aura pas la même valeur qu’à Aix-Marseille, par exemple. Il y a les facs réservées à l’élite et les facs « « poubelle » comme celle d’Angers
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLoc ... d_actu.Htm
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Re: L'université en lutte !

Messagede Pïérô » 21 Nov 2012, 02:37

Elections CROUS 2012, communiqué" commun SUD-Etudiant et FSE

Elections CROUS 2012 : Contre la précarité et la marchandisation des CROUS !

Du 20 au 29 novembre auront lieu les élections aux Conseils d’Administration des CROUS. Conscient-e-s du caractère antidémocratique et de l’impuissance de ces conseils face aux politiques de marchandisation des CROUS et précarisation des personnels et étudiant-e-s, la Fédération des Syndicats SUD Etudiant et la Fédération Syndicale Etudiante soutiennent néanmoins 11 listes dans les CROUS. Si seul le rapport de force permet d’obtenir de réelles avancées sociales, notre présence dans ces conseils nous permet d’obtenir des informations précieuses pour organiser les luttes étudiantes contre les reculs orchestrés : augmentation des loyers, des prix des RU et cafeterias CROUS, discriminations faites aux étudiant-e-s étranger-e-s etc...

Face à la précarité étudiante croissante, face à la crise du logement ou encore face à une santé étudiante en crise (gérée par le secteur privé), il faut des réponses immédiates : le gel des loyers en Cités U, la baisse du prix du repas au RU, la construction massive de logements universitaires, augmentation des bourses en nombre et en montant etc. Malheureusement, ce n’est pas dans les CA des CROUS que s’impulseront ces changements puisqu’ils ne sont que des chambres d’enregistrements des politiques des gouvernements successifs et que cela implique notamment un réengagement financier massif de l’Etat. Quant à la "légitimité électorale", elle est plus que critiquable lorsque l’on voit la composition des CA (7 personnalité-e-s extérieures nommées, 7 Etudiant-e-s et personnels et 13 représentant-e-s de l’Etat !, soit une très faible présence des étudiant-e-s et personnels), et lorsque l’on voit leur déroulement, où la démocratie n’existe pas avec un-e recteur-rectrice tout-e puissant-e qui chapote les conseils d’administrations.

Le cap du gouvernement est déjà défini : la prétendue "allocation d’autonomie" sera en fait la fusion de dispositifs existants et ne sera en rien universelle. Quant à la précarité des étudiant-e-s, à la crise du logement (manque et insalubrité), aux conditions de travail des personnels, elles attendront en silence : Circulez, il n’y a rien à voir !

Néanmoins, pour faire entendre une voix critique, syndicale et combative aux CA des CROUS, votez et faites voter pour les listes SUD Etudiant et/ou FSE pour la justice sociale et contre la précarité étudiante. Listes soutenues par SUD Etudiant et la FSE à Montpellier, Dijon, Orléans et Tours le 20 novembre, à Paris le 21, à Bordeaux, Pau et Lorient-Brest le 27 et à Lille, Caen et Angers-Le Mans le 29.

Fédération Sud Etudiant 06 81 43 49 62 sud-etudiant@sud-etudiant.org http://www.sud-etudiant.org

Fédération Syndicale Étudiante 06 13 96 43 47 06 21 93 46 40 fse.relations@luttes-etudiantes.com http://www.luttes-etudiantes.com/FSE
http://www.sud-etudiant.org/communiques ... -contre-la
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Re: L'université en lutte !

Messagede bipbip » 01 Déc 2012, 02:28

CROUS Grenoble

Au CROUS de Grenoble : Quand on magouille les étudiants douillent.

Comme tout le monde le sait, c’est la CRISE. Exploité.e.s et humilié.e.s depuis des décennies par des travailleur-euses sans vergognes, les banquiers réclament leurs dus.

Les universités, les CROUS comme tous les services publics se voient sommés de réduire drastiquement leurs budgets. ¼ des universités sont en déficit, les CROUS se retrouvent avec toujours moins de moyens pour soutenir une population étudiante de plus en plus précaire. Les CROUS sont contraints de s’endetter massivement (41.5 millions d’euros à la rentrée 2012.) Le 10ème mois de bourse, tant vanté par l’UNEF, n’ayant pas reçu les fonds nécessaires à sa mise en place, le déficit ne cesse de se creuser. Le nouveau gouvernement « socialiste » à défaut de redonner des moyens aux services publics creuse encore le fossé ; coupes budgétaires et plans d’austérité se succèdent.

Par conséquent, les universités comme les CROUS se voient fortement invités à devenir plus « autonomes » c’est à dire à se financer par eux-mêmes, soit en dégageant du bénéfice, soit en attirant des investisseurs privés. Les tarifs sociaux (tickets de restau U, logement étudiant) n’étant pas particulièrement rentables, ni « attractifs », on décide alors d’entrer pleinement dans l’ère de la « compétitivité ».


Quand l’argent manque et que le service public devient un marché, la concurrence règne et tous les coups sont permis. A ce titre deux cas particulièrement pathétiques méritent notre attention.

Le cas du « Café littéraire »

Des travaux en cours au niveau de la « BU droit lettre » on peut être retenu votre attention. Il est prévu une nouvelle cafétéria pour soulager un peu celles qui sont surchargées. BONNE IDEE !!! Seulement on remarque quelques entourloupes de la part de l’administration. Tout d’abord cette cafétéria ne sera pas soumise au tarif étudiant, ainsi les sandwichs passent de 2€20 à 3€. Mais surtout il est précisé dans la convention d’occupation du bâtiment (qui est propriété de l’UPMF) à destination du CROUS (qui sera gestionnaire) que ce dernier sera redevable à l’UPMF de 5000 euros pour la première année d’occupation et 10 000 euros pour la seconde année. En temps normal les services publics ne se doivent pas d’argent entre eux ; alors à quoi correspondent ces sommes ? Aucune once d’explication n’est donnée. En tout cas si l’on souhaite couler les finances du CROUS, c’est le meilleur moyen...Pour le remplacer par un restaurateur privé par exemple, ou renflouer à l’amiable les caisses de l’UPMF...Qui sait ?

Le restaurant « Magellan »

Situé derrière la maison des sciences de l’homme (MSH) ce restaurant privé a récemment déposé le bilan. Très « select » ce dernier proposait des menus servis à table à 25 euros. L’UPMF, soucieuse, de préserver son image de marque dans les milieux avertis exige que le CROUS adapte la cafétéria universitaire « La verrière » à la hauteur des goûts raffinés de ses convives. La situation financière du CROUS étant ce qu’elle est (catastrophique), la direction de ce dernier y voit une bonne occasion de reprendre une affaire intéressante. Ba oui il faut bien « sauver le service public » même si cela suppose de transformer un restaurant à caractère social en usine à pognon alors que ces derniers sont déjà surchargés et en sous-nombre. On soulignera le vote favorable des élus UNEF et Fac verte à cette mise aux enchères du service public.

Rentabilité et service public ne font pas bon ménage. La politique qui consiste à sauver une administration publique en l’adaptant à des critères relevant du privé ne peut avoir qu’une seule conséquence : le règne de la loi du marché sur l’université. Oui les tarifs de la restauration universitaire vont se niveler sur ceux du privé. Oui les loyers des chambres étudiantes vont grimper.

Face aux politiques d’austérité, il ne sert à rien de gérer la misère mais impératif d’engager un véritable rapport de force afin que l’argent soit pris ou il se trouve et non pas dans le porte-monnaie des usagers.

Le collectif CROUS en lutte

http://grenoble.indymedia.org/2012-11-2 ... e-Quand-on
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Re: L'université en lutte !

Messagede Pïérô » 03 Fév 2013, 11:25

La L.R.U. jusqu’à la lie ?
- Communiqué et appel à mobilisation de Sauvons l’Université ! :
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article5925
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Re: L'université en lutte !

Messagede Pïérô » 09 Fév 2013, 01:00

Nantes

La communauté universitaire se mobilise

A l'appel des organisations étudiantes, les personnels, enseignants et étudiants de l'Université de Nantes étaient aujourd'hui réunis en Assemblée Générale afin de réagir à la situation financière préoccupante de l'Université. Si, dans un premier temps l'Assemblée Générale s'est attelée à détailler la situation budgétaire de l'Université, elle s'est ensuite intéressée à la suite à donner à cette protestation.

Cette première Assemblée Générale est une vraie réussite puisque, avec plus de 300 personnes présentes, la communauté universitaire a démontré sa profonde inquiétude et sa volonté de continuer à fournir un enseignement de qualité et ouvert à tous.

L'Assemblée Générale a tenu à rappeler que la situation de l'Université de Nantes était loin d'être un cas isolé et qu'elle est solidaire des autres universités, près de 30% d'entre elles subissant de plein fouet les répercutions du passage aux compétences élargies. C'est dans ce cadre global que nous dénonçons le désengagement de l’État qui, depuis 2010 refuse de prendre à sa charge l'augmentation de la masse salariale des universités. La communauté universitaire est bien consciente que le combat à venir est à mener sur deux fronts. D'une part nous devons refuser les choix politiques locaux visant, notamment à supprimer 26 postes de personnels BIATSS occupant un « emploi permanent », et plus globalement une dégradation des conditions d'études. D'autre part nous réaffirmons notre détermination à réclamer à l’État ce qu'il nous doit. Les effets d'annonces, comme l'attribution de 1,4 millions supplémentaires annoncée ce matin, ne rassurent en rien la communauté universitaire et pour cause il manque encore plus de 10 millions à l'Université de Nantes pour qu'elle puisse fonctionner « normalement ».

C'est pourquoi l'Assemblée Générale a décidé de se réunir de nouveau mercredi 12 février à 12h et un comité de mobilisation est également prévu jeudi 7 février à 16h devant le Pôle étudiant. Notre unité syndicale et associative, assez rare pour être soulignée, démontre l'aspect sérieux et solennel de la situation. Nous ne laisserons pas les conditions d'études se dégrader à l'Université de Nantes. Nous espérons que la mobilisation s'amplifiera car ces difficultés concernent l'ensemble de la communauté universitaire et c'est bien l'avenir de l'université publique qui est en jeu.

BAC-BDE Associations et Corpos de Nantes, Interasso Nantes, SUD étudiant, SEN-Syndicat des étudiants de Nantes, UNEF Nantes.

http://nantes.indymedia.org/article/27092
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