L'université en lutte


Rennes: bonne rentrée mr le président de l'Université !!

Messagede georges » 02 Sep 2009, 17:52

tract distribué pendant l'action

"Nouvelle année:La fête [re]commence

Fini de faire semblant, Gontard! tu sais bien que ton rêve part en fumée. Et les beaux discours n'y changeront rien.
Fini le rêve de l'étudiant-branché-sympa-cultivé-et-mobilisé. Ou pour le dire avec tes mots, fini le rêve de "l'excellence disciplinaire", du "lien avec les entreprises", des "chercheurs de demain", de "leadership sur le marché européen du savoir", de "l'adaptation au marché du travail".
A la place de ce mirage, ce que tu devrais plutôt raconter dans ton discours c'est l'histoire de tes tristes années de président à Rennes 2; fac depuis longtemps sur la liste rouge des banquiers et du gouvernement. Cette histoire résumons la en quelques lignes.
Il y a que tu as choisi ton camps dans la guerre en cours. Guerre économique et guerre existentielle. Tu peux toujours nous dire que pour survivre il n'y a pas d'autres choix que de suivre le cours du monde, que si tu ne voulais pas laisser Rennes 2 devenir une fac poubelle il fallait bien prendre des mesures. Des mesures qui vont dans le sens des réformes, et peu importe si cela signifie dans le sens de la transformation du savoir en une valeur marchande parmi d'autres. Alors, il faudra bien que les cerveaux disponibles préfèrent la gestion des ressources humaines et le management plutôt que l'enseignement de Foucault et des hérésies du 16ème siècle. Il faudra bien apprendre à gérer ses crédits pour se préparer à se vendre sur la marché du travail. C'est ce que tu appelles "se former", apprendre à "changer rapidement", se qu'on préfère appeler soigner sa carrière ou devenir soi-même sa propre entreprise. Finalement ce que tu vends de nous, comment tu participes à façonner ceux qui passent dans cette fac , ce n'est rien d'autre que la misère du libéralisme existentiel.
Mais malheureusement pour toi et les tiens, Rennes 2 voit fleurir chaque année des âmes rebelles, décidément irrécupérables. Et si votre université, comme certains l'affirment, est bien dans la liste des "campus prometteurs", c'est seulement à être un des nœuds du mouvement de subversion totale qui vise à abattre une fois pour toutes ton ordre en faillite, plutôt que de la raccommoder avec des bouts de ficelle à la sauce performance et attractivité.
Cependant nous t'accordons deux choses :
Primo. Si ta fac new generation est en ruines c'est bien en grande partie à cause des mouvements de grève qui se multiplient et ne se contentent pas de critiquer une réforme, mais s'en servent comme levier pour attaquer ce qui en est la cause, dit sommairement : le règne de l'économie et son pendant, le sérieux penchant de chacun à se laisser gouverner ainsi que tous les dispositifs qui nous maintiennent dans cette schizophrénie, nous la font aimer, ou le cas échéant nous rappelle à coups de police et de justice qu'il est dangereux de s'en extraire.
Secundo. Il n'est pas question de mendier à l'État les sous pour une université indépendante des impératifs économiques, où tout le monde pourrait venir se cultiver, et où les érudits pourraient travailler à devenir toujours plus érudits. Bref, où s'écrirait une idée du savoir comme science pure et objective, qui ne prend jamais position. Seulement, toi tu le dis par souci de réalisme économique, et parce que tu n'as pas une once d'imagination. Nous, nous le disons pour des raisons éthiques. parce que si ta fac est en ruines pour nous elle est un lieu de vie et de lutte où s'élabore une autre idée du savoir. Une idée du savoir qui n'est certainement pas objective, mais politique. Car nous avons bien plus appris dans nos mois de grève qu'en restant assis à écouter passivement vos cours se déverser dans nos têtes soi-disant à remplir. Non seulement nous avons appris à ouvrir des amphis pour partager ce que nous connaissons; et ce, sans que personne ne se demande si ceux qui sont là ont bien leur carte d'étudiant, sans que personne ne joue le rôle de prof, et sans évaluations. Mais surtout, nous avons appris que le savoir n'est rien s'il sert à rendre ce monde un peu plus supportable en se fabriquant un cocon qui à la douceur de la lâcheté, que par contre un usage d'un grand un intérêt pour combattre les méandres de cette civilisation que l'on a tous sur l'estomac. Qu'il faut se faire du savoir une idée offensive, c'est-à-dire arrêter de séparer les pensées et les gestes.

Vive la Grève Humaine !
Vive la Commune !

P.S : on t'emmerde !"
georges
 

Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Vilaine bureaucrate » 03 Sep 2009, 21:26

Très belle action. :mrgreen: ça me fait penser a un bouquin que je n'ai jamais terminer: "Vivre et penser comme des porcs" de Chatelet.
Dans ce genre de cérémonie soleno-religieuse, ou on fait croire a l'etudiant-misérable qu'il est qq1, qu'il s'eleve d'un point de vu des valeurs de l'indexation sociale et qu'il a a en etre fier (donc se plaindre de rien).. Bref, a etre un imbecil heureux (heureux dans une fac poubelle, dans un amphi pourri et au dela du matériel, heureux d'etre une tete a remplir et de subir les regles absurdes de la fac et l'arbitraire des profs...

Le probleme du tract est qu'il s'adresse en parti a un individu, la fonction de president d'université n'y est pas remis en cause.. ect
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 05 Sep 2009, 18:48

La rentrée va être chaude bouillante :mrgreen:

Chers collègues, amis,

Comme vous le savez, non seulement aucune des questions qui ont suscité notre longue grève du dernier semestre n'a connu la plus petite résolution, mais ce gouvernement s'est une fois plus arrangé des vacances pour faire passer ses mauvais coups, comme cela a été le cas pour le décret sur la masterisation promulgué le 28 juillet !

Nous savons tous que la reprise d'une grève totale serait en l'état difficile à défendre auprès des collègues, mais nous savons tous aussi que ne rien faire serait une pure folie.

Dans l'attente de la prochaine coordination des universités qui se tiendra à Paris VIII le 30 septembre prochain, nous pourrions déjà rappeler notre existence à notre bien-aimée ministre.

En effet, dimanche 13 septembre, elle organise une sauterie électorale à 16h, à la Halle Freyssinet, bvd Vincent Auriol dans le 13ème.
Si nous avions la certitude d'être au moins une centaine, nous pourrions réactiver notre ronde.

Qu'en dites-vous?

Bien obstinément Eric Lecerf (Paris VIII)

PS : après 2 mois de battement, les listings étant en partie à refaire, proposition à faire tourner...
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 09 Sep 2009, 22:43

Selon L’AEF :

« Les dépenses consacrées à l'enseignement supérieur en France sont nettement inférieures à la moyenne de l'OCDE. Cet écart a même tendance à s'agrandir avec certains pays, notamment parce que beaucoup d'États ont mis en place des droits d'inscription et des partenariats avec des entreprises pour augmenter la part de financement privé des universités », indique Éric Charbonnier, chargé de mission à l'OCDE lors la présentation de l'édition 2009 de la publication « Regards sur l'Éducation », mardi 8 septembre 2009. Éric Charbonnier cite notamment l'Espagne, le Portugal ou l'Autriche, pays dans lesquels l'accès à l'enseignement supérieur est payant pour les étudiants.

« Il y a une réflexion à mener en France sur les frais d'inscription », ajoute Éric Charbonnier. « On pourrait se dire, si d'autres pays le font, pourquoi pas nous ? Toutefois, il y a d'autres problèmes en France, à savoir le fort taux d'échec à l'université ainsi que la difficulté pour des diplômés de certaines filières de trouver un emploi. Par conséquent, il serait difficile de mettre en place des frais d'inscription à l'entrée de cursus qui ne débouchent pas sur un emploi. On pourrait en revanche y réfléchir pour les filières à forte employabilité. Pour les autres, il faut améliorer les débouchés. »

Voici les principaux points de ce rapport.

DÉPENSE PAR ÉTUDIANT. Abstraction faite des activités de recherche et de développement et des services auxiliaires, les dépenses annuelles par
étudiant sont en moyenne de 8 418 dollars (5 800 euros) dans l'OCDE. Les montants par étudiant ne représentent pas plus de 5 000 dollars (3 445 euros) en Hongrie, en Pologne, en République slovaque et en Turquie mais dépassent la barre des 10 000 dollars (6 891 euros) en Autriche, au Canada, aux États-Unis, en Norvège et en Suisse. En France, cette dépense est de 7 349 dollars (5 064 euros).

COÛT DE L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR POUR LES MÉNAGES. « L'investissement public dans l'enseignement supérieur est élevé dans de nombreux pays, mais l'investissement privé (par les ménages essentiellement) l'est encore plus dans la plupart d'entre eux », note l'OCDE. Coûts directs et indirects confondus, les particuliers investissent plus de 50 000 dollars (34 455 euros) dans leurs études supérieures en Allemagne, en Autriche, au Canada, aux États-Unis, en France (au 5e rang) et en Italie. Ce montant est supérieur à 50 000 dollars en France, où le manque à gagner représente une grande part de l'investissement privé. « En période de difficultés économiques, la décision de poursuivre des études supérieures peut donc être difficile à prendre, car les enjeux sont élevés, surtout pour les jeunes issus de milieux moins favorisés. »

RÉUSSITE. Les hausses des taux de réussite dans le supérieur sont particulièrement marquées depuis dix ans, note l'OCDE. En moyenne, les pourcentages de diplômés du supérieur ont pratiquement doublé, passant de 20 % en 1995 à 39 % en 2007. Dans certains pays, comme l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni, les taux de réussite sont nettement gonflés grâce aux étudiants étrangers, précise l'OCDE. Les États-Unis ont en revanche vu leur classement concernant cet indicateur passer de 2e en 1995 à 14e en 2007. L'OCDE indique ne pas disposer de données pour la France sur ce point.

(dépêche 110175 du 08/09/09)


L'IE (Internationale de l'éducation) « s'inscrit en faux contre le plaidoyer fort de l'OCDE en faveur de frais de scolarité dans l'enseignement tertiaire. « N'oublions pas que la Finlande, la Norvège et la Suède, constamment parmi les pays possédant les meilleurs taux d'entrée à l'université et les meilleurs résultats académiques, ne font pas payer le moindre frais de scolarité », rappelle l'IE. Il s'agit là d'une « preuve forte de la valeur de l'ouverture à tous des portes de l'enseignement supérieur ».

« Le rapport révèle une tendance inquiétante éloignée d'un financement public et allant vers un investissement privé dans l'éducation, tout particulièrement aux niveaux de la petite enfance et de l'université », estime l'IE. En insistant sur la notion de « bien public », la fédération syndicale est « tout à fait d'accord pour dire qu'investir dans l'éducation s'avère une stratégie intelligente face à la récession économique ».

La fédération syndicale internationale souligne aussi qu'il faut « garder à l'esprit que les données les plus récentes de ce rapport remontent à 2007, et ne reflètent donc pas la situation actuelle amenée par la crise économique et financière ».

(dépêche 119229 du 09/09/09)

Consulter le rapport de l’OCDE : http://www.oecd.org/document/24/0,3343, ... 55,00.html
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Re: Rennes: bonne rentrée mr le président de l'Université !!

Messagede Vilaine bureaucrate » 10 Sep 2009, 03:48

georges a écrit:1er septembre 2009
Le président de l'université de Rennes 2, Marc Gontard, a reçu en début d'après-midi le contenu d'un seau de lisier sur la tête alors qu'il accueillait des étudiants en première année, a-t-on appris auprès de l'université. M. Gontard s'exprimait à une tribune lorsque trois personnes cagoulées qui s'étaient regroupées sur un balcon surplombant la scène lui ont jeté le contenu d'un seau de lisier sur la tête, avant de prendre la fuite en jetant des tracts revendiquant la mise en place d'une "université populaire".

"C'est une déclaration de guerre contre Rennes 2 et contre l'université en général. Cette agression a été perpétrée par ce groupe que tout le monde connaît qui squatte l'université depuis deux ou trois années", a dit à l'AFP M. Gontard qui a fait part de son intention de porter plainte. Rennes 2 est traditionnellement l'un des bastions de la contestation étudiante en France.

M. Gontard, 63 ans, spécialiste de la littérature du 20ème siècle, avait été confronté à un fort mouvement revendicatif lors du dernier mouvement étudiant. "Dans toute ma carrière, je n'ai jamais vu une telle accumulation de mouvements avec des blocages aussi longs et une telle violence", avait-il dit.

(Source : AFP)



mercredi 09 septembre 2009
Agression à Rennes 2 : un homme en garde à vue

Mardi 1er septembre, jour de prérentrée à Rennes 2, un seau de lisier a été déversé sur le président de l’université, Marc Gontard. Hier matin, la police a interpellé un jeune homme de 21 ans suspecté d’être l’un des auteurs de cette agression. Il se trouvait dans un squat, à Rennes. Il est toujours en garde à vue au commissariat. L’homme est également entendu pour une affaire de dégradation d’un véhicule de la police municipale

OuestFrance
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 15 Sep 2009, 19:21

16:10 - mardi 15 septembre 2009

Manifestation de mai : prison avec sursis pour une étudiante

Originaire de Coutances (Manche), une étudiante de 19 ans a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal de Caen pour avoir lancé des projectiles sur les policiers lors d’une manifestation contre la loi Pécresse, à Caen, le 5 mai. La condamnation sera portée au casier judiciaire (bulletin n° 2), ce qui pourrait avoir des conséquences sur le poste d’assistante que la jeune femme occupe dans un collège. Un emploi dans la fonction publique nécessite un casier vierge, y compris au bulletin n° 2.


«Je gère mon université comme une entreprise»
Propos recueillis par Marie-Estelle Pech 11/09/2009 | Mise à jour : 22:22 |
INTERVIEW - Philippe Dulbecco dirige l'université de Clermont-Ferrand-I.

LE FIGARO. - Quel bilan tirez-vous du passage à l'autonomie ?

Philippe DULBECCO. - Une université se gère désormais en partie comme une entreprise. En termes de management d'établissement, ça change tout. Il a fallu moderniser les procédures de gestion, les ressources humaines, les services financiers. Nous pensons désormais comme des gestionnaires de ressources humaines, ce qui n'était pas le cas avant. Nous initions notre propre politique de développement. Avant janvier, notre budget était essentiellement affecté par le ministère de l'Enseignement supérieur, depuis nous avons pu répartir nos 102 millions d'euros de façon stratégique. Certaines équipes ont pu recevoir des fonds augmentés, d'autres ont eu moins. Nous avons aussi pour objectif de limiter le nombre d'heures supplémentaires. Lorsqu'un enseignant nous « fait gagner de l'argent » grâce à ses contrats de recherche ou à la formation continue, nous réfléchissons au partage des recettes.

Comment utilisez-vous vos marges de manœuvre ?

Nous avons décidé d'engager une politique financière plus incitative. Nous élaborons un systèmede prime pour les responsables de formation et d'équipes de recherche, car ce sont eux qui mouillent leur chemise. Ils sont les piliers de l'université. Ils ont droit à une prime de responsabilité de 4 500 €. C'est très peu au regard d'une entreprise, mais on vient de zéro ! Ces primes sont modulées en fonction des résultats obtenus. Et, si une formation est très bien notée par les organismes évaluateurs, on va doubler la prime du responsable. Nous entendons dégager d'autres marges financières grâce à nos locaux. Nous en avons demandé la propriété et nous nous lançons dans la rénovation de quatre amphithéâtres en plein centre-ville de Clermont-Ferrand. C'est une démarche marketing, on pense les louer.

Qu'a changé l'autonomie pour l'image de l'université ?

J'ai débauché les meilleurs pour constituer mon conseil d'administration, à l'instar du président du holding Limagrain ou du numéro deux de Michelin, car je voulais des compétences fortes. Je suis fier de l'effet «club» qu'on a réussi à mettre en place en pleine crise en créant une fondation. Nous avons recueilli 3 millions d'euros et la vingtaine d'entreprises nous soutiennent. Ils s'intéressent à nous, on a envie de travailler ensemble. Si on a une idée, on la finalise vite, car la communication est directe. Grâce à l'argent récolté, de nombreux projets vont voir le jour. Avec l'entreprise Limagrain, nous mettons sur pied un pôle de compétences sur les politiques agricoles. Un autre projet, en collaboration notamment avec des laboratoires pharmaceutiques, consiste à financer des bourses pour faire venir des médecins de l'Afrique subsaharienne afin qu'ils suivent leur spécialité en France. Nous allons aussi travailler avec Sanofi sur un programme de reconversion à destination de salariés dont des postes vont être supprimés.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Johan » 16 Sep 2009, 10:15

Coordination nationale des universités

à l'Université Paris-8, le 30 septembre


La réunion préparatoire du comité d'organisation de la prochaine CNU, prévue à Paris 8 le mercredi 30 septembre confirme qu'il s'agit d'une CNU OUVERTE :

c'est-à-dire avec des personnes mandatées par les AG de rentrée qui désirent participer à cette CNU (auto-mandatées si les AG n'ont pas encore eu lieu). Les débats seront donc publics, le coeur de la problématique demeurant : quelle forme(s) d'action(s) trouver qui ne reconduise(nt) pas ce qui s'est fait l'an dernier et COMMENT et POURQUOI continuer la lutte contre la LRU. Les universités sont donc invitées à appeler à des AG de rentrée, certaines les ont déjà convoquées.

L'ordre du jour envisagé, et qui sera à discuter avec les porte-paroles de la CNU, pourrait poser les points suivants :

* point sur la "rentrée LRU"
* point sur la répression judiciaire et administrative
* infos sur les décrets votés cet été
* rappel des engagements pris en juin, à rediscuter : refus de la modulation des services, refus des entretiens professionnels, refus de la remontée des maquettes de master

Coordination Nationale des Universités
Réunion de la CNU à l'Université Paris 8


La première réunion de la Coordination Nationale des Universités est capitale : ce premier rendez-vous collectif de la rentrée doit à la fois montrer au ministère notre détermination intacte et donner un signal à la communauté universitaire. Il s'agit de signifier que nous ne resterons pas immobiles devant la multiplication des mauvais coups et que nous n'entendons pas nous contenter d'analyser, de réfléchir et de regretter nos hésitations ou nos erreurs. Il est indispensable que le plus grand nombre possible d'universités soient représentées ce jour-là et que ces représentations soient légitimement issues des premières assemblées générales de l'année universitaire.
Johan
 

Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 03 Oct 2009, 17:40

Repression contre la mobilisation universitaire a l'UJM de st Etienne et Roanne : sanctions contre neuf etudiant-E-s pris(Es) au hasard
(4 sanctions connues ce jour, voir ci-dessous), sanction contre un Professeur d'Universite, directeur de 3 theses, interdit de recherche, (camarade d'ailleurs syndique au SNESup-FSU).

Solidarite !


Quelques nouvelles (mauvaises...) concernant les conseils de discipline. La logique répressive qui a dicté les procédures disciplinaires à l?université Jean Monnet a malheureusement débouché sur des sanctions. Malgré le large soutien de la communauté stéphanoise réprouvant ce type de méthode, les 9 étudiants convoqués se voient infliger des sanctions très lourdes, allant pour l'instant du blâme à 2 ans d?exclusion avec sursis (4 sanctions sur 9 connues à ce jour).
Le but inavoué de l'équipe présidentielle de l'UJM éclate maintenant au grand jour. Il s'agit d'étouffer toute volonté de contestation politique et ainsi d'éviter un nouveau mouvement social ! Bref, en termes politiquement corrects, de pacifier la rentrée et ce, quelque en soit le prix pour les étudiants grévistes concernés.
Devant ces sanctions nous ne pouvons rester sans réaction !
Réunion de soutien, lundi 5 octobre à 18h30 à la bourse du travail de Saint-Etienne !
Contre la répression la solidarité est une arme.
Ils ne nous feront pas taire !


De la justice en milieu universitaire...

L’audition proprement dite s’est déroulée comme prévu lundi 28 septembre. Un grand merci à tout ceux et toutes celles qui ont participé au rassemblement de soutien ainsi qu'aux 1500 personnes qui ont signé la pétition.

Là pour la forme, ces conseils de discipline auront juste été un passage obligé pour la direction de l'université dans le but de réprimer. L'instance serait indépendante, capable de ne pas avoir d'avis tranché à l'avance... A d'autres!

Le ton avait déjà été donné pendant l’instruction. Une saisie de cette instance sans témoignage, un dossier rempli une heure avant la première audition, et ceci avec le récit d’une unique personne, M. Riffard, directeur du pôle international et vice-président, inconnu du plus grand nombre, qui a tout vu et tout entendu et qui serait parvenu à reconnaître chacun-e. Puis d’autres éléments sont venus étoffer les accusations, des rapports et des témoignages qui, sont sans nul doute tout-à-fait spontanés et sans arrière fond...

Allez, on y va! Mme Sarmejeanne, secrétaire générale de l’université, Mme Morini, vice présidente du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire, Mr Goy, vice-président délégué aux finances, M. Gay, doyen de la faculté sciences humaines et sociales, Mr Fugit, directeur adjoint de la faculté des sciences et techniques, Mme Vigne, doyenne de la faculté de droit, Mr Foury, directeur de la communication, Mr Giraudet, vice-président délégué à la vie étudiante, Mme Labouré, vice-présidente déléguée à l'insertion professionnelle et à la réussite universitaire et directrice du SCUIO (Service Commun d'Information, d'Orientation et d'Insertion Professionnelle).

Les dossiers d’instruction se résument ainsi à des témoignages émanant de personnes d’une part très proches de M. Khaled Bouabdallah et qui n’ont d’autre part pour la majorité d’entre elles vraisemblablement jamais recontré les étudiant-e-s convoqué-e-s (pour ceux et celles connu-e-s, ils et elles se sont fait remarquer pour leur acharnement contre le mouvement de grève). Quant à la forme que prennent les dossiers d’instructions, du copier-coller !

Lundi était donc, si on compare cela à la justice, le jugement. Une vaste mascarade. Une impression que tout était déjà jugé...

Chacun-e a eu le droit à la présence d’un grand nombre de témoins pour une sorte d’audience contradictoire. Contradictoire entre qui, cela on ne le saura jamais. Impossible de poser des questions aux témoins, transformés pour certains à l’occasion en juges. Pas de témoins cités par les étudiant-e-s. Et puis ce fut à certains moments du grand n’importe quoi; certains témoins ne se sont plus souvenu avoir témoigné, d’autres ont parfois laissé apparaître leur méconnaissance des accus-é-s ou parlé de « noms qui circulent » et de « réputation ». La défense, pourtant préparée avec soin, a semble t-il été balayée d’un revers de la main. C’est ainsi, qu’à la demande, légale et formulée au début de chaque passage, de récusation d’une personne du conseil de discipline membre de l’UNI (association de droite dont une des campagnes porte le nom effrayant de « Français, et fier de l’être » et dont le membre présent avait pourtant pris des positions publiques plus que claires contre le mouvement de grève... voir aussi ici), le président de ce dit conseil de discipline a refusé, affirmant que les actions menées étaient sans lien avec un quelconque mouvement de contestation, glissant au passage que cela serait étudié en appel...

L'expression « exécution politique » semble appropiée pour désigner cette procédure disciplinaire. Après l’intervention des CRS, première dans l’histoire de l’université de Saint-Etienne, de tels conseils de discipline n’ont pas non plus d’antécédent et constituent une menace pour tous ceux et toutes celles qui participeront à un mouvement social ou qui exprimeront leurs désaccords politiques avec l'équipe présidentielle.

Quatre sanctions sont à ce jour connues. A la mesure du désir d'éradiction manifesté par l'équipe présidentielle et de la volonté de faire des exemples, elles vont pour le moment du blâme à l'exclusion avec sursis de deux ans. L'esprit « pédagogique » de ces conseils de discipline (dixit Khaled Bouabdallah), n'en n'est que plus clair... Ferme ta gueule !
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Roro » 03 Oct 2009, 18:36

A l'appel de SUD-Etudiant,

Etudiant-e-s mobilisé-es, le contexte social de la rentrée est chargé autant dans le milieu du travail (Gréve et consultation à la Poste, Grèves dans des usines, manif inter-pro du 7 octobre 2009...) que sur nos campus. En effet, ces dernières semaines, plusieurs échos de mouvement nous parviennent : tout d'abord, un appel à une CNU (Coordination Nationales des Universités) par les profs de Paris 8 le 30 septembre, puis un appel des Étudiants Strasbourgeois en lutte à reprendre la bagarre, enfin, des AG's prévues dans plusieurs facs, telles que Paris- IV Sorbonne, Toulouse II-Mirail, Lyon II etc... Il nous semble important de ne pas négliger ces indices et de se préparer à un futur mouvement. Ainsi, il nous paraît préalable, de dresser tous et toutes ensemble un bilan de nos derniers mouvements. En effet, nos dernières expériences (LRU volet 1 et volet 2) ont échoué. Une réfléxion importante sur les formes que doivent prendre nos mouvements, les liens à avoir avec les travailleurs, entre facs, avec les prof' etc... doit être menée. Sud Etudiant en tant que Syndicat Autogestionnaire et de lutte n'a pas pour but d'influencer la teneur des débats, mais il nous semble néanmoins primordial de dresser un bilan collectif. C'est pourquoi nous, militants de Sud Etudiant-e, appelons à une AG de Bilan interfac, le mercredi 7 octobre à 18h au Bât. A 22 (Bordeaux 1- arrêt Bethanie).

Vous êtes Tous et Toutes les bienvenues.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Parpalhon » 03 Oct 2009, 18:50

t'es à Sud Roro ?
j'attends de voir ce qui va se passer au Miralh .. les cours reprennent le 26 donc je pense pas qu'il y aura dès maintenant du mouvement
" Mort als estats visquin les terres ! "
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Roro » 04 Oct 2009, 11:25

Parpalhon a écrit:t'es à Sud Roro ?


A Bordeaux, quand on parle de SUD-Etudiant, on ne dit pas SUD, mais SUDNPA ! Donc, non je ne suis pas à Sud :).
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Seitanarchist » 06 Oct 2009, 15:44

fiou !
Quelle pagaille.

Dans certaines facs ce sont des libertaires (revendiqués anarcho-syndicalistes) qui y sont majoritaires.

Après c'est pas pour autant que ça vaut pas la peine d'y aller quand même à cette AG... mais il faut y aller sans illlusion.
Si le NPA a les mêmes méthodes qu'en Ile de France, vous allez vous retrouvez avec une traditionnelle tribune verrouillée, des interventions limitées à 2 ou 3 minutes, et des membres du NPA qui passent à 5 pour dire la même chose d'une façon différente ou lire quasiment le même texte en prenant chacun une partie pour faire "dix minutes" (5x2) ou plus.

Ces gens ont une conception bien étrange de la démocratie directe.
"We can protest untill death, they won't listen, don't sit back and think It will happen. They won't give up what they've robbed, stand up and resist." Conflict
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 10 Oct 2009, 14:51

Les inégalités dans l'enseignement supérieur et la recherche : actes de colloque (Par le RESUP)

Actes du colloque international qui s'est tenu en juin 2009 : analyse des inégalités relatives à l'accès et au succès dans les trajectoires étudiantes, à celles liées aux carrières, aux inégalités inter-institutionnelles et territoriales, de genres et dans la production de savoir.

Sommaire des actes du colloque (.pdf)
Tome I des actes du colloque (.pdf)
Tome II des actes du colloque (.pdf)
Tome III des actes du colloque (.pdf)
Tome IV des actes du colloque (.pdf)
Tome V des actes du colloque (.pdf)

Attention ! documents volumineux


Eléments pour un référentiel pour les Licences de Lettres et Sciences humaines (.pdf)
Octobre 2009 (Par le Conseil de suivi de la licence et de la licence professionnelle)
Synthèse des travaux 2008-2009 et recommandations relatives à la licence en lettres et sciences humaines (éléments pour un référentiel). La nomenclature des licences. Statistiques sur les licences LHS.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 10 Oct 2009, 15:28

Communiqué de la 5e coordination des Biatoss (3 octobre 2009)

dimanche 4 octobre 2009, par laurence

Ce 3 octobre 2009, nous, 5ème coordination des personnels BIATOSS, réaffirmons notre refus de la loi LRU (loi libertés et responsabilités des universités) que nous combattons avec les enseignants, les chercheurs et les étudiants.

A l’instar de la déclaration de la CNU (coordination nationale des universités) du 30 septembre, nous réaffirmons nos revendications du semestre passé et appelons nos collègues à organiser des assemblées des personnels pour débattre des enjeux :
- des entretiens professionnels
- de l’individualisation des primes (mise en place progressive de la PFR – prime fonction résultat)
- de la loi sur la mobilité des fonctionnaires votée cet été, outil de la « gestion prévisionnelle des emplois et compétences » (GPEC), véritable plan social de la fonction publique.

Nous attirons également l’attention de la communauté universitaire sur la Restructuration des services en « pôles », qui conduit à la concurrence entre ;

- établissements
- services
- corps (bibliothèques/ASU/ITRF ou enseignants/BIATOSS)
- statuts (titulaires/contractuels)

Ce plan de destructuration/destruction de l’Education s’inscrit dans le cadre du désengagement généralisé de l’Etat du Service Public.

Pour continuer la lutte :

- échangez sur la liste de diffusion des BIATOSS en lutte en écrivant à biatoss@gmail.com pour vous inscrire
- contribuez au blog (témoignages, analyses des textes de loi, informations diverses, etc.)
- participez à la prochaine coordination BIATOSS qui aura lieu le 31 octobre 2009 à Paris (lieu précisé ultérieurement sur le blog)


CNFDE : réunion de rentrée

2008-2009 : une mobilisation sans précédent de tous les acteurs de la formation des enseignants a imposé un moratoire partiel d'un an sur la mise en place d'une réforme unanimement reconnue comme calamiteuse. Mais la volonté du gouvernement reste entière et la publication des décrets sur la "mastérisation" en juillet 2009 (concours en M2, suppression du stage dans les conditions actuelles pour les lauréats des concours 2009) montre qu'il poursuit les mêmes finalités : économies généralisées, démantèlement des IUFM et de leur potentiel de formation, dégradation de la formation professionnelle des enseignants, affaiblissement des masters recherche, notamment en Lettres et Sciences Humaines, mise en concurrence des établissements, création d'un marché de la formation desenseignants où les opérateurs privés commencent à intervenir, dénaturation des concours et baisse des postes, constitution d'un vivier
de diplômés disponibles pour des embauches précaires, remplacement des enseignants titulaires par des étudiants, etc.
Quelle est la situation en cette rentrée universitaire ? Comment les établissements réagissent-ils aux manoeuvres gouvernementales ? Dans quel état d'esprit les enseignants et les candidats aux divers concours abordent-ils cette année "de transition" ? Quel est l'état des forces et quelles sont les perspectives de lutte aujourd'hui ?
La Coordination Nationale de la Formation des Enseignants fait le constat suivant : l'année dernière, l'unité a été payante. Tous ensemble, nous avons pu bloquer la remontée des maquettes dans toute la France, empêchant ainsi que l'irrémédiable se produise. Tous ensemble, nous avons su construire une plate-forme de revendications qui a pu rallier la quasi-totalité des organisations professionnelles et des acteurs de la formation des enseignants. Il serait extrêmement dangereux, pour nous tous, pour les valeurs que nous défendons, de nous replier aujourd'hui sur nos situations locales et de ne plus s'appuyer
sur cette communauté pensante et agissante que nous avons commencé à faire vivre. Rien ne serait pire que de jouer le jeu de la concurrence inepte que le gouvernement appelle de ses voeux.
Nous serions plus forts en adoptant des positions communes : quelle attitude avoir à l'égard des stages ? devons-nous élaborer des maquettes de masters professionnels ? quel calendrier pour les épreuves des concours ? faut-il diplômer les candidats recalés aux concours ?
faut-il participer à la refonte des concours ? Il nous faut débattre de toutes ces questions.

Nous vous proposons donc de participer à une rencontre nationale qui aura lieu le samedi 24 octobre au centre Censier (Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, 15, rue Santeuil, Paris 5e, M° Censier-Daubenton) Amphi A à partir de 10 h

Tous ceux qui se préoccupent de la formation des enseignants sont les bienvenus à titre individuel (enseignants, chercheurs, formateurs, préparationnaires, stagiaires,...) mais il serait souhaitable que des organisations (AG, syndicats, associations,...) envoient des mandatés à la réunion.

Le secrétariat de la CNFDE
Nico37
 
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