Presse et publications Anarchistes

Re: Presse et publications Anarchistes

Messagede bipbip » 03 Sep 2017, 15:45

Sommaires de Révision (1938-1939)

Révision N°1 - Février 1938
Manifeste
Honnêteté et lucidité sont des forces révolutionnaires - Luc Daurat
Anarchistes de gouvernement - Ridel
Mouvements de Jeunesse - F. Jumin
Les tendances actuelles de la Jeunesse - Nicolas
Le mouvement social

Révision N°2 - Mars 1938
Note de la rédaction
Epreuve de l’anarchisme - L. Nicolas
La politique des ignorants - Ridel
Lutte de classe ou lutte nationale - Marester
Le coin du provocateur - Luc Daurat
Le mouvement social

Révision N°3 - Avril 1938
Editorial : Pour Avis
Les problèmes de l’Etat
I - Exposé des doctrines. L’Etat vu par : Les syndicalistes
Les anarchistes
Les communistes
Les socialistes
Les planistes


Révision N°4 - Mai 1938
Editorial : Les Thénardier à l’œuvre...
Les problèmes de l’Etat (suite)
II - Les expériences en : Russie
Espagne
Allemagne
France
Belgique, Suède, Hongrie
Mexique, Autriche, Ukraine

III - Essai de synthèse
Le mouvement social

Révision N°5 - Juin-Juillet 1938
Editorial
La mission du prolétariat - J. Coffinet
L’école laïque et républicaine - Ch. Carlieri
Le sacrifice d’Abraham - Luc Daurat
Le mouvement social
Quelques livres

Révision N°6 - Août 1939
Editorial
Une nécessité
Les scandales de l’émigration
L’évolution de la démocratie française
Appel
Una nueva etapa... Somos los de siempre
La tragedia espanola


Journaux à lire en ligne ou télécharger :
http://archivesautonomies.org/spip.php?article1405
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Re: Presse et publications Anarchistes

Messagede bipbip » 14 Sep 2017, 18:31

Sommaires de Solidarité Ouvrière (1971-1982)

Organe de l’Alliance syndicaliste, courant syndicaliste révolutionnaire et anarcho-syndicaliste d’expression française, publié entre Avril 1971 et Mai 1982.

à lire en ligne, PDF : http://archivesautonomies.org/spip.php?article754
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Re: Presse et publications Anarchistes

Messagede bipbip » 21 Sep 2017, 21:35

La revue Le Mouvement anarchiste

Le mouvement anarchiste (1912-1913)

Présentation

Éditée en 1912-1913 par Henry Combes (signant parfois Emmanuel Besson), Georges Durupt, Edouard Boudot et Pierre Ruff (Pétrus), la revue Le Mouvement anarchiste [1] exprimait le point de vue de la frange la plus radicale de la Fédération Communiste Anarchiste (FCA). Cela pouvait se manifester, à l’égard de la CGT, par des critiques un peu moins diplomatiques que celles que l’on pouvait lire dans Le Libertaire, organe de l’organisation [2]. Le ton employé au sujet de la bande à Bonnot était également plus amical que dans Le Libertaire, même si le positionnement politique était similaire. Ainsi, lors du procès des survivants de la bande, la revue réserva son soutien politique à une certaine catégorie de prévenus, en faisant campagne pour que soit reconnu le "droit d’asile" des inculpés pour recel de malfaiteur. Mais ce qui caractérisait le mieux Le Mouvement anarchiste était son antipatriotisme féroce. Le numéro de novembre 1912, alors que la guerre des Balkans menaçait d’enflammer toute l’Europe, donnait des conseils pratiques pour "saboter la mobilisation" en cas de déclaration de guerre [3]. Il valut des poursuites judiciaires à plusieurs responsables de la FCA, dans le cadre de ce que la presse appela "l’affaire du Mouvement anarchiste".

Ecrit avec la complicité de Guillaume Davranche [4]

Sommaires de la revue Le mouvement anarchiste (1912-1913)
http://archivesautonomies.org/spip.php?article2719


[1] Du Club Anarchiste Communiste - fondé en octobre 1911.

[2] NdE : Nous pouvons lire dans Le mouvement anarchiste n°5, p. 126 : "On a pu remarquer que notre anarchisme ne ressemblait pas du tout à l’anarchisme républicain, démocrate et radicalisant de certains camarades des Temps nouveaux et du Libertaire".

[3] Voir l’article : "En cas de guerre : comment on sabotera la mobilisation" http://archivesautonomies.org/spip.php?article2728.

[4] "Trop jeunes pour mourir", éditions l’Insomniaque et Libertalia, page 242. Voir aussi son blog : Trop jeunes pour mourir http://tropjeunespourmourir.com/

[5] Ces biographies proviennent du dictionnaire international des militants anarchistes http://militants-anarchistes.info/. Nous invitons les lecteurs à visiter ce site, remarquable par sa qualité.

http://archivesautonomies.org/spip.php?rubrique550
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Re: Presse et publications Anarchistes

Messagede bipbip » 11 Oct 2017, 16:28

Le Drapeau noir n° 3 janvier 1889 Marseille

organe communiste anarchiste

Cliquer sur l'image pour lire le journal : https://anarchiv.wordpress.com/2017/10/ ... marseille/
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Re: Presse et publications Anarchistes

Messagede bipbip » 18 Nov 2017, 23:27

Affaire de l’« Etendard révolutionnaire ». Incident devant la cour d’assises du Rhône

Image

Causes diverses. Hier est venue devant la cour d’assises du Rhône l’affaire de l’Etendard révolutionnaire, journal socialiste lyonnais, poursuivi dans la personne de son gérant, le sieur Bonthoux, pour provocation au pillage, à l’incendie et à l’assassinat, provocation non suivie d’effet.
Bonthoux a accepté la responsabilité pleine et entière des articles incriminés, et, après le réquisitoire de M. l’avocat général Talion, il a lui même présenté sa défense, qui n’a été qu’un long exposé des doctrines et des revendications socialistes.
« Les jurés, a t-il dit en terminant, ont devant eux un criminel dangereux la classe ouvrière que je représente et qu’il faut museler à tout prix! Je ne demande pas mon acquittement; je ne le puis. Mais les jurés me refuseront-ils le bénéfice des circonstances atténuantes? Il me faut quelques mois de prison. »
Reconnu coupable par le jury, qui n’a pas admis de circonstances atténuantes, Bonthoux a été condamné par la cour à treize mois de prison et 2,000 fr. d’amende.
M. Bonthoux, gérant de L’Etendard révolutionnaire, a comparu de nouveau, hier soir, devant la cour d’assises, en compagnie de M. Crestin, rédacteur au même journal.
lis ont été condamnés chacun à deux ans de prison et 100 fr. d’amende.
M. Crestin, qui a pris grossièrement à partie l’avocat général, a été, en outre, condamné à un an et un jour de prison pour outrages envers un magistrat dans l’exercice de ses fonctions.

Le Temps 18 août 1882 Gallica

Nous avons annoncé avant-hier le résultat de la poursuite dirigée contre MM. Bonthoux, gérant de l’Etendard révolutionnaire, organe socialiste de Lyon, et Crestin, rédacteur de ce journal, qui ont comparu devant la cour d’assises du Rhône, à l’audience du 16 août, sous la prévention de vente d’écrits séditieux. Cet écrit était intitulé Mort aux voleurs, et signé Le groupe parisien de propagande anarchiste. Il contenait, aux termes de l’accusation, des provocations au vol, au pillage, à l’incendie et à la guerre civile, et avait été distribué dans une réunion publique organisée, à la Croix-Rousse, avec le concours de Louise Michel.
On sait qu’en vertu du verdict du jury, affirmatif sans circonstances atténuantes, Bonthoux et Crestin ont été condamnés chacun à deux ans de prison et cent francs d’amende. On sait, en outre, qu’à la suite d’un incident au cours duquel Crestin a pris à partie violemment M. l’avocat général Talion, qui occupait le siège du ministère public, la cour a condamné le rédacteur de l’Etendard révolutionnaire à un an et un jour de prison pour outrages à un magistrat dans l’exercice de ses fonctions.
Les journaux de Lyon contiennent aujourd’hui sur cet incident des détails qu’il nous paraît intéressant de faire connaître.
Il s’est produit au moment où M. l’avocat général, après avoir reconnu les antécédents de Bonthoux, examinait ceux de Crestin. Les rapports de police, disait l’organe du ministère public, constatent que Crestin s’est bien conduit jusqu’en 1874.
Mais, d’après eux, en 1876, il est tombé au dernier degré de l’abjection il se serait fait le souteneur d’une fille publique, nommée Claudine, avec laquelle il habitait rue Boileau, 228.
Crestin, en entendant ces mots, se lève brusquement et interpellant l’avocat général « C’est insensé », répète-t-il à plusieurs reprises, bien que le président lui intime l’ordre de se taire. Puis, montrant le poing à M. Talion, il ajoute «Vous Venez de prononcer votre arrêt de mort, monsieur l’avocat général. Je ne m’en émeus pas, » répond ce dernier, avec le plus grand calme. M. le président donne immédiatement aux gendarmes l’ordre de s’emparer de Crestin et de le conduire hors de la salle. Mais Crestin résiste, et ce n’est qu’à grand peine qu’il est « enlevé ». Pendant cette lutte, un groupe de socialistes qui fait partie de l’auditoire encourage l’accusé à la résistance en lui criant « Mais défends-toi donc contre ces brigands » Un de ceux qui se font le plus remarquer par leur exaltation est arrêté par un agent de la sûreté en bourgeois et conduit au dépôt.
M. l’avocat général requiert contre Crestin l’application de l’article 223 du Code pénal. Mais la cour, avant de statuer, suspend l’audience pour permettre à l’accusé de se calmer.
A la reprise, qui a lieu au bout de vingt minutes, Crestin est ramené, et le président l’invite à fournir quelques explications. Il avoue avoir eu des relations avec la fille Claudine; mais il ne savait pas qu’elle fût inscrite sur les registres de la police des mœurs. Quand il l’a appris, il a fait son possible pour la faire rayer. Puis, après la mort de l’enfant né de leurs relations, il s’est séparé d’elle.
« Si M. l’avocat général, ajoute-t-il, s’est adressé personnellement à moi, je retire mes paroles; mais s’il a voulu s’attaquer au parti socialiste et insinuer qu’il y a des souteneurs dans son sein, je maintiens ce que j’ai dit. »
Sur la demande de M. l’avocat général Tallon, le président, en vertu de son pouvoir discrétionnaire, mande à la barre M. Morin, commissaire de police à la sûreté, qui, au milieu des protestations de Crestin, confirme les renseignements contenus dans son rapport. Après l’avoir entendu, la cour déclare clos l’incident et se retire pour délibérer.
Dix minutes après, elle rentre dans la salle d’audience et prononce l’arrêt de condamnation mentionné plus haut.

Le Temps 20 août 1882 Gallica


https://anarchiv.wordpress.com/2017/11/ ... -du-rhone/
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Re: Presse et publications Anarchistes

Messagede bipbip » 21 Déc 2017, 16:20

Non molliamo

Extraits d’un journal anarchiste publié à Marseille en 1927, et envoyé clandestinement en Italie sous Mussolini.

Publié à Marseille de janvier à mars 1927, Ne lâchons pas était un journal gratuit expédié par milliers d’exemplaires en Italie et diffusé clandestinement à la main. Mis en place par le « Comité anarchiste pour l’action antifasciste », dans ses colonnes on ne cachait pas bien sûr la situation tragique des subversifs en Italie, traqués par une société manifestement totalitaire. Mais, malgré tout, il encourageait à l’action et suggérait quelques possibilités d’intervention – les seules restantes, celles qui naissent de la volonté et de la détermination de l’individu, contre toute résignation populaire et contre toute subordination collective.

Les textes qui suivent sont des extraits d’articles figurant sur les trois numéros de cette publication.

Pour qui se battre?

L’histoire ne sera pas refaite ici, elle a déjà été refaite tant de fois, et toujours avec une base solide de vérité même si tronquée et unilatérale, de part les critères et calculs partisans, de la genèse de la montée au pouvoir […].

Mais c’est l’occasion par contre de penser, et sérieusement, aux moyens et aux voies permettant de raccourcir les années d’esclavage promises et de sortir du poids de la terreur qui abrutie et humilie, en se libérant et en libérant.

Ce n’est certainement pas une tâche facile, et elle est extrêmement dangereuse. Trop de temps a été laissé au fascisme pour assurer toutes ses défenses et toutes ses complicités. Il a aussi pu se créer une vaste clientèle de personnes qui en vivent et s’engraissent et dont le sort est lié par tous les cordons ombilicaux.

Mais il faut le vouloir, le vouloir fortement. Et tout d’abord, rejeter les discours confus et cesser de tendre une oreille trop facile à toutes les bêtises diffusés par les intéressés, les ingénus et les bons à rien […].

Le peuple d’Italie ne peut être libéré par les autres mais seulement par lui-même. Il ne doit plus faire confiance à aucun parti. Il doit vouloir sa propre liberté, la liberté de tous les citoyens individuels qui le composent, et rien d’autre.

Et cela doit servir une seule idée : celle de la liberté qui exclut toute tyrannie des partis et des hommes de la providence.

Le fascisme-gouvernement nie, de fait, à l’individu tout droit et toute expression personnelle (physique ou spirituelle) qui échappe au contrôle de l’état fasciste et n’en suit pas les ordres. […]

Maintenant, si en Italie et parmi les Italiens émigrés, il y a encore des hommes qui ont de la pudeur et de l’amour-propre, qui ne veulent pas servir la plus folle, sanglante et obscène de toutes les tyrannies, qu’ils se lèvent et se battent pour leur liberté !

Oui, individu, dont a été décrété la mort sans gloire ou l’asservissement, pieds et poings liés et cerveau mutilé, à la tyrannie de l’état fasciste, oui, homme et citoyen, debout ! C’est à toi, c’est ton heure ; debout!

Pour la liberté!

Comment se battre ?

Quant aux grandes masses populaires et prolétariennes, elles sont encore trop terrifiées et avilies et sont encore trop affectées par les trahisons récentes et lointaines pour pouvoir pouvoir répondre au premier appel insurrectionnel. Les dernières lois répressives et le confinement ont encore plus affaibli les résistances actives et intelligentes.

Par conséquent, penser aujourd’hui à un assaut frontal est téméraire et pourrait se résoudre dans ce massacre que le fascisme se languit de faire pour mieux asseoir son pouvoir.

D’un autre côté, contre le fascisme, seule l’action peut servir. Il faut agir pour le battre et créer des conditions d’effondrement qui rendront possibles des mouvements généraux ou à grande échelle.

Nous suggérons donc, en Italie et à l’étranger, à tous ceux qui veulent harceler, jusqu’à dégager l’ennemi, la guérilla autonome et de manière dispersée, des entités plus petites qui sont plus difficiles à atteindre et à identifier.

Dans des environnements différents et parmi les différentes classes, que se forment de petits comités et groupes d’action ! On ne dit pas que tout le monde doit nécessairement accomplir des actes violents ; chacun accompli, en revanche, ces actes d’offense à l’ennemi, possibles, selon les moyens et capacités de chaque composant d’un groupe donné par affinité et confiance mutuelle. Que chaque groupe fasse sa part sans se demander ce que les autres groupes feront.

Tous vers un unique but. Et puisque l’ennemi veille attentif et insidieux, que chaque comité ou groupe d’action connaisse et « contrôle » ses propres participants. […]

Si une large entente d’une action commune – et certainement pas avec ces éléments équivoques qui ont bercés le fascisme ces éléments équivoques qui ont bercé le fascisme et qui voudraient ce passé qui a été un père aimant pour le fascisme – doit être réalisée par elle-même, elle mûrira automatiquement et logiquement lorsque les événements se mûriront.

Pour aujourd’hui, répétons-le, il est recommandé que les groupes d’action se multiplient, ne permettant pas à l’ennemi de se reposer, prêts pour les représailles nécessaires, mais faisant des actions autonomes.

[…]

Le roi prisonnier

Et tout d’abord, nous devons nous décider à mettre des coups de pieds au cul aux antifascistes de sa Majesté, qui préparent des embuscades et des trahisons à l’anti-fascisme, dès aujourd’hui, pour les empêcher d’arriver, ou en tout cas de s’approcher, pour aboutir à ses conclusions logiques, conclusions qui pour être logiques, étant donné les buts d’absolue centralisation Étatique et de suppression totale des droits humains, civils et politiques de l’individu que le fascisme a pour but – but en grande partie rejointe – doivent déboucher sur l’Anti-Etat et les communes libres.

L’action antifasciste ne peut donc pas viser à perpétuer des situations qui, après une longue période de turlipinages démocratiques, viennent à la réaction, crispina* hier, au fascisme aujourd’hui … et remontent ensuite au sommet.

Ceci doit frapper l’ensemble des causes, des intérêts et même des illusions qui nous ont menés à l’état actuel d’esclavage.

Il faut donc attaquer la totalité, et attaquer en profondeur …

Agir !

En Italie, et surtout au-delà des Alpes, on parle de front unitaires antifascistes uniques qui ont besoin d’être reconstruits ou renforcés entre des éléments trop différents pour qu’ils marchent ensemble. Nous pensons que c’est du temps perdu, et que peut-être même entre ceux qui sont les plus proches la chose pourra s’épuiser, comme elle s’est épuisé d’autres fois, dans des discours inutiles et des parades stériles.

Trop de rhétoriciens et trop de politiciens se moquent encore d’eux-même et des autres.

Certes, pour toute action d’ensemble, il faut être nombreux. Mais ce nombre, s’il commence à se paralyser avec les discussions habituelles, la demande de renoncements réciproques, que chacun demande au voisin, mais que personne ne veut accorder ou concéder avec tant de restriction d’esprit, cela ne marchera jamais.

D’ailleurs le fascisme doit déjà beaucoup à la stérilité des fronts uniques qui se sont levés pour le combattre et qui ont été révolus dans une castration interne.

La mieux serait que chaque parti et chaque courant fasse tout ce qu’il pourrait faire sans se soucier de ce que les autres feraient. L’accord pour une action plus large viendrait plus tard d’elle-même et sur le terrain de l’action. Nous ne devons donc pas restaurer le mythe des fronts uniques, en se remettant à eux pour chaque miracle. On invoque le mythe pour ne pas croire en soi ou ne pas demander à soi-même le maximum d’efforts.

Que chaque antifasciste éduque sa propre volonté vers la confiance dans l’action individuelle aujourd’hui la plus urgente. Chacun d’entre nous, s’il veut, peut faire beaucoup contre le fascisme et les fascistes.

Que ces singulières volontés s’additionnent ainsi, mais que la somme soit spontanée et entre des éléments qui se connaissent et se comprennent. Si des ententes plus vastes, par la force des choses, doivent ensuite mûrir, elles mûrirons.

Agissez comme vous le pouvez et comment vous le savez.

Que chacun de nous agisse comme il le peux et comme il sait le faire.

Mais agissez. A nombreux, à peu, seuls, que l’ont fasse tout ce qui est possible et même plus que possible.

Mais faites-le. Tout le reste est académie. Et l’académie nous divise et nous paralyse.

L’action unit à la place. Et par son martèlement incessant, nous ne pouvons qu’attendre le salut.

* Fait allusion à Crispi, un politicien leader du Risorgimento en Italie, pendant la seconde moitié du XIXème siècle, lors de l’unification Italienne.


https://article13.noblogs.org/post/2017 ... chons-pas/
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Re: Presse et publications Anarchistes

Messagede bipbip » 22 Déc 2017, 22:32

journal Le Coquelicot à Toulouse

Image

45 numéros : https://cras31.info/spip.php?article505
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Re: Presse et publications Anarchistes

Messagede bipbip » 28 Déc 2017, 18:44

La Mistoufle

organe communiste anarchiste à Dijon

à lire en ligne : http://kropot.free.fr/Mistoufe01.htm
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Re: Presse et publications Anarchistes

Messagede Pïérô » 05 Jan 2018, 00:34

25 ans de presse alternative et/ou libertaire Tourangelle en ligne sur le site de la médiathèque de La Riche :

http://demainlegrandsoir.org/spip.php?article1802
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Presse et publications Anarchistes

Messagede bipbip » 06 Jan 2018, 20:09

Le Réveil communiste-anarchiste (1900-1940)

Nous mettons en ligne 16 nouveaux articles du Réveil communiste-anarchiste http://archivesautonomies.org/spip.php?rubrique576 , signés par Louis Bertoni, Errico Malatesta, Luigi Galleani ou non signés.
Nous rappelons que la plupart de ces articles sont inédits jusqu’à ce jour et l’on peut trouver quelques textes importants, comme :
• le texte "aux révolutionnaires français" signé par "Les communistes révolutionnaires de la France du Sud-Est", de décembre 1915,
• un "manifeste révolutionnaire" publié au Portugal en janvier 1916,
• un manifeste anarchiste publié par la fédération des groupes anarchistes de la région catalane (avril 1916).

Nous invitons par ailleurs les lecteurs à se reporter aux sommaires du Réveil pour la période 1915-1917 http://archivesautonomies.org/spip.php?article2820 et pour la période 1912-1914 http://archivesautonomies.org/spip.php?article2820 afin de prendre connaissance des articles déjà ressaisis. D’autres suivront dans les temps à venir... et si d’aventure il y a des volontaires, n’hésitez pas à prendre contact !

http://www.archivesautonomies.org/spip.php?article3163
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Re: Presse et publications Anarchistes

Messagede bipbip » 13 Jan 2018, 18:36

La Jeunesse Anarchiste (1921-1922)

Présentation [1]

La Jeunesse Anarchiste est l’organe de la Fédération des Jeunesses anarchistes, puis organe de la Fédération des Jeunesses communistes anarchistes avec son numéro 7. Le premier numéro sort le 15 mars 1921 et le dernier est daté du 15 mars-15 avril 1922. Il y eut en tout 12 numéros. Son premier administrateur-gérant est André Leroy, remplacé par Gustave Bouvet (avec le n° 3) puis par René Baril (n° 4), et enfin par Roger Vaillant (n° 5). Ces remplacements successifs qui ont permis d’assurer la parution du journal, s’expliquent par l’emprisonnement d’André Leroy, puis de Bouvet, etc. Cette répression fait suite à la diffusion de tracts comme celui intitulé "Aux Jeunes soldats" (précédemment placardé comme affiche, entraînant l’arrestation de militants comme Pierre Odéon) ou encore comme celui intitulé "A la jeunesse française".

Les numéros 7 à 11 traiteront plus particulièrement de "l’affaire Cottin". Emile Cottin avait tiré sur Clemenceau le 8 février 1919, puis fut condamné à mort lors de son procès qui s’ouvrit le 14 mars 1919. Après avoir passé 42 jours dans la cellule des condamnés à mort, il est gracié par Poincaré et sa peine est commuée en 10 ans de réclusion. Le soutien apporté à E. Cottin entraina de nombreuses arrestations et condamnations, comme celles signalées dans La Jeunesse Anarchiste n° 8 de Nadaud, Rhillon, Petelot.

L’ambition de La Jeunesse Anarchiste est d’être un organe d’éducation : "l’éducation doit précéder l’action. Le geste, l’acte ne vaudront que ce que vaudra l’individu qui les aura posés. Seul l’individu conscient, sain et moralement fort pour accomplir un geste conscient, beau et d’une portée révolutionnaire." Quant au journal comme outil matériel, le but est de "s’appliquer à entretenir entre tous les groupes de province un état d’esprit déjà latent, permettant de donner à la propagande des idées qui nous semblent justes, une vie plus locale, plus active dans chaque groupe." (Notre raison d’être, La Jeunesse Anarchiste n°10). Dans ce même numéro, il est indiqué l’existence de différents groupes des Jeunesses Communistes Anarchistes : groupes de Paris (3°, 4°, 11°, 12° arrondissement) et de la banlieue ; groupes de province : Lyon, Villeurbanne, Valenciennes, Marseille.

Nous avons indiqué plus haut qu’avec le numéro 7 le journal change d’intitulé : d’"organe de la fédération des Jeunesses anarchistes", il devient l’"organe de la fédération des Jeunesses communistes anarchistes". L’article "A toutes les Jeunesses Anarchistes" de ce numéro en donne les raisons. Il s’agit de dépasser une certaine "confusion déplorable qui a constamment entravé notre action en donnant à des questions d’ordre secondaires une place de premier plan, est dissipée." Parmi ces questions d’ordre secondaire sont visées : "Le végétarisme, l’antitabagisme, l’antialcoolisme, le néo-malthusianisme, etc." Ce qui est plus urgent c’est la "lutte contre l’Autorité, contre le capitalisme, contre le militarisme, etc." Ce qui explique la séparation entre les "individualistes" et les "communistes anarchistes". La propagande des individualistes est jugée "néfaste", "parce qu’elle a pour résultat indéniable, non pas de faire des révoltés, mais d’émasculer les énergies, de briser les volontés, d’annihiler la foi et de la submerger sous un scepticisme indigne de jeunes gens pleins de vigueur et d’espoirs."

Nous ne savons pas pourquoi ce journal s’arrête avec son numéro 11 : la répression ? La mésentente ?


Biographies [2]
• Gustave Bouvet
http://archivesautonomies.org/spip.php?article3066
• René Baril (ou Barril)
http://archivesautonomies.org/spip.php?article3067
• Pierre Odéon
http://archivesautonomies.org/spip.php?article3068
• Maurice Fister (Pfister)
http://archivesautonomies.org/spip.php?article3069
• Louis Loréal
http://archivesautonomies.org/spip.php?article3070
• Edouard Mouche
http://archivesautonomies.org/spip.php?article3071
• Lucien Wastiaux
http://archivesautonomies.org/spip.php?article3072
• Roger Philippon
http://archivesautonomies.org/spip.php?article3073
• Albert Duchardes (Ducharmes)
http://archivesautonomies.org/spip.php?article3074
• Emile Cottin
http://archivesautonomies.org/spip.php?article3075

Sommaires de La Jeunesse anarchiste, organe de la Fédération des Jeunesses anarchistes, puis organe de la Fédération des Jeunesses communistes anarchistes (1921-1922)
http://archivesautonomies.org/spip.php?article3035

Fiche technique de René Bianco https://bianco.ficedl.info/article1245.html

Notes :

[1] Comme bien souvent, celle-ci est provisoire car fragmentaire, dans l’attente d’une plus fournie, de la part de personnes plus compétentes.

[2] Nous précisons que nous n’avons pas trouvé de biographies - ou seulement quelques mots - pour : André Leroy, Fernand Jodogne, Fernand Lenoir, Roger Vaillant, pourtant bien impliqués dans ce journal. La plupart des ces biographies sont extraites du dictionnaire international des militants anarchistes http://militants-anarchistes.info/.


http://archivesautonomies.org/spip.php?rubrique597
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Re: Presse et publications Anarchistes

Messagede bipbip » 21 Jan 2018, 17:04

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En-tête du numéro deux du 14 juin 1885 (doc. Cira de Lausanne)

Le 30 mai 1885, à Genève (Suisse) sortie du premier numéro du journal "L'Egalitaire" Organe communiste anarchiste bimensuel, sorti de l'Imprimerie Jurassienne, 24 rue des Grottes à Genève, qui est aussi le siège du journal. Le responsable de ce journal est Eugène Steiger, il publiera 16 numéros jusqu'en janvier 1886.


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En-tête du numéro 3 du 13 juin 1886

Le 30 mai 1886, à Calais (dép. du Pas-de-Calais) sortie du premier numéro du journal "La Révolte des Affamés" Organe Communiste-Anarchiste. Regnault en assure la gérance. Les quelques signatures qui apparaissent sont celles des groupes "Les Indomptables" d'Armentières, "Les Méprisés" etc. La publication du journal est suspendue en août 1886 au 10ème numéro, il réapparaît ensuite puisque de 15 à 18 numéros sont cités par Pouget ou Nettlau. L'anarchiste Edmond Henri Bouvret y aurait collaboré.
Epigraphes : "La Propriété c'est le vol. Dieu c'est le mal" (Proudhon) et "J'aime les fanatiques. Quand par hasard, ils ont rencontré la vérité, ils l'exposent avec une énergie qui brise et renverse tout." (Diderot).

http://www.ephemanar.net/mai30.html#revolteaffames
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Re: Presse et publications Anarchistes

Messagede bipbip » 26 Avr 2018, 22:47

Index Journaux et revues libertaires en ligne – Grande Bretagne

https://racinesetbranches.wordpress.com ... n-anglais/
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Re: Presse et publications Anarchistes

Messagede bipbip » 30 Avr 2018, 15:44

Terre Libre (1934-1936)

Terre libre paraît en mai 1934. Sur la première page figure encore le titre L’Eveil social, journal né en janvier 1932, dont le gérant est Saïl Mohamed. Il y a eu 29 numéros. Avec la parution de Terre libre, L’Eveil social va s’y fondre.

Terre Libre est l’organe mensuel de l’Alliance libre des anarchistes de la région du Midi (ALARM), il contient généralement 8 pages parfois 10 pour le n°6 et même 12 pour les n°9-10, 12, 18, 19. Son format est de 28cmx38cm, puis change avec le numéro 24 (31cmx46cm) sans que ce format reste le même jusqu’à la fin. On suppose que c’est lié aux possibilités financières. Son premier gérant est Paul Roussenq puis Auguste Boulet avec le numéro 15 jusqu’au 21 puis Jean Dupoux. Le tirage du premier numéro est fixé à 300 numéros. Puis selon une note dans le numéro 12 (avril 1935), il est indiqué que le journal est tiré à 10.000 exemplaires. Dans le numéro 17 (septembre 1935) on apprend que "les camarades de Paris-Banlieue" ont "légèrement dépassé de janvier à juillet 1935 le chiffre de 12.000 exemplaires vendus et réglés", devançant l’édition du Midi ayant atteint les 12.000 exemplaires.

... http://archivesautonomies.org/spip.php?rubrique600
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Re: Presse et publications Anarchistes

Messagede bipbip » 03 Mai 2018, 18:25

Le Réveil anarchiste/Il Risveglio anarchico (1940-1946)

Le dernier numéro du Réveil anarchiste est le 1054, daté du 24 août 1940. Il est désormais interdit de publication suite à la décision du Conseil fédéral du 6 août d’abolir les droits d’association, de réunion et de propagande. Suite à cette résolution, Bertoni et ses compagnons refusent de se soumettre. Ils publient dans un premier temps des circulaires (français/italien) clandestines puis un périodique bilingue au format de brochure ("quelque part en Suisse") généralement publié 2 fois par mois, parfois 3. Dans les sommaires nous l’avons intitulé le Réveil anarchiste/Il Risveglio anarchico clandestin. C’est en septembre 1945, avec le numéro 121, que le titre de Réveil est repris. Il y aura en tout 147 livraisons.

... http://archivesautonomies.org/spip.php? ... 44&lang=fr
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