Mouvement dans l'éducation, à suivre...

Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bajotierra » 05 Mar 2009, 11:58

Oui cela confirme ce que j'écrivais en page 1 de ce fil le 05/12/2008

Encore faut il préciser que les gens dans leur immense majorité ne sont pas dans les syndicats et ne leur font strictement aucune confiance .
C'est le cas de ce qui se passe dans l'éducation nationale , dans les écoles (dont la mienne) on s'organise avec les parents d'éléves et sans les syndicats , ceux ci sont a l'affut pour se substituer a une lutte qu'ils n'auront pas impulsé , bien au contraire , voire pour tirer dans le dos , comme a Marciac , dés que le mouvement prend de l'allure


L'autoorganisation des parents d 'éleves dans des comité de lutte coordonnés au sein d'un collectif départemental indépendant des partis et syndicats de la haute garonne est une réalité depuis le mois de décembre et une réalité qui monte en puissance .
Ce matin , par exemple, bloquage des écoles de Toulouse par ces comités et FAX a l'inspection administrative pour annoncer l'occupation des bureaux des directeurs .

Les évolutions possibles du mouvement sont au nombre de quatre :
- l'émergence d'une figure représentant les collectifs
- la « requalification » par le gouvernement des syndicats, heureux de revenir à la co-gestion responsable.
- La naissance d'un mouvement pleinement conscient de lui même et installé dans la longue durée infusant ses idées dans la société.
- L'essoufflement à ne rien voir venir


Tout a fait juste . Pour moi je milite pour le troisiéme cas de figure .
bajotierra
 

Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 16 Mar 2009, 00:23

Appel du réseau national des enseignants désobéisseurs : Nous ne sommes pas seuls… ... montrons le ENSEMBLE !

Regardons au-delà de notre école, de notre circonscription, de notre département :

- des dizaines de milliers d’enseignants ont suspendu le dispositif de l’aide individualisée (2 550 recensés sur le blog Résistance pédagogique par lettre individuelle ou collective, plusieurs autres milliers recensés sur les sites du syndicat SNUipp + tous ceux qui ont suspendu sans rien dire…),

- des centaines d’écoles n’ont pas fait passer les évaluations CM2, des milliers n’ont pas respecté le protocole et/ou n’ont pas fait remonter les résultats. Ces évaluations sont un échec grâce à la résistance et la désobéissance des enseignants et des directeurs.

- de nombreuses écoles refusent la mise en place de Base élèves, instrument du contrôle social dès l'enfance.

- de nombreux enseignants de CM1 et CM2 refusent de transmettre des listes d’élèves pour les stages de « remise à niveau » pendant les vacances de printemps ou d’été.

- l’ensemble des écoles s’indigne du démantèlement en cours des RASED et des IUFM, des non remplacements de plus en plus fréquents, de la quasi disparition de la formation continue et du recul de la scolarisation en maternelle.

- des milliers de parents s’opposent à l’ensemble des réformes Darcos qui démantèlent le service public d’éducation et se mobilisent toujours davantage dans des actions « Nuit des écoles », « marches aux flambeaux », chaînes humaines, occupations d’écoles…

Mais les Inspecteurs d’Académie ne savent pas tout, les Recteurs encore moins et le Ministre l’ignore quasiment !

Car chaque échelon de la hiérarchie intermédiaire sert de filtre pour minimiser les refus de toute sorte en ne faisant pas remonter la réalité du terrain.

Certaines inspections académiques sanctionnent les enseignants désobéisseurs en affirmant qu’ils sont isolés et en mentant sciemment sur le nombre de lettres de désobéissance en leur possession. Elles ferment les yeux sur ceux qui contournent sans afficher leur désobéissance !

Ce climat délétère doit cesser !

Il faut en finir avec les pressions, les intimidations, le chantage, les menaces individuelles dont les IEN sont porteurs au nom de l’IA. Ceci n’est pas un mode sain de gestion du système éducatif.

Il faut en finir avec le faire semblant qui s’instaure en modèle pédagogique dans les écoles.

Il faut en finir avec cette avalanche de mesures qui divise les équipes pédagogiques, crée de l’individualisme, nie les projets d’école et porte gravement atteinte au fonctionnement de nos écoles.

Monsieur le Ministre, laissez-nous travailler ... 
(lettre à diffuser et à envoyer massivement au ministre)
Par la multiplication des réformes, des attaques, et par les méthodes employées depuis 6 mois vous avez instauré de la méfiance, voire maintenant de la défiance, de la résistance, de la désobéissance, pire de la désespérance.
La totalité de l’énergie des enseignants est consacrée à VOS réformes, or nous avons besoin de calme, de sérénité pour travailler paisiblement dans NOS écoles avec TOUS les enfants que nous confie le service public d’éducation et pour lesquels nous nous dépensons sans compter car nous aimons notre travail.
Monsieur le Ministre vous nous empêchez de travailler sereinement et sérieusement.
Avec l’ensemble des enseignants et des parents, nous vous demandons de :
- Redonner les 12 jours de classe injustement enlevés aux enfants
Abandonner toute idée d’aide personnalisée hors temps scolaire, celle-ci étant une composante de notre action pédagogique au quotidien, avec tous les élèves
Conserver et renforcer la présence et le maillage des RASED
En finir avec l’hypocrisie des Evaluations CM2 et CE1 d’aucune utilité pour les élèves. 
Garantir une formation professionnelle initiale de qualité dans les IUFM
Renoncer à la mise en place du fichier Base élèves. »

Mouvement des enseignants désobéisseurs fédérés par le blog "résistance pédagogique"
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 20 Mar 2009, 17:54

TOUS ENSEMBLE
NOUS POUVONS FAIRE RECULER DARCOS ET PECRESSE

Appel de l’Assemblée Générale des établissements d’Ile de France

L’AG réunie le jeudi 19 mars se félicite du succès de la journée de grève interprofessionnelle avec 3 millions de manifestants dont 350 000 à Paris. Après la victoire des Antilles sur la vie chère et les bas salaires, ce succès doit encourager les salariés et les organisations syndicales à développer sans attendre un large mouvement interprofessionnel.
Dans notre secteur, depuis 7 semaines, les personnels du supérieur sont en grève, rejoints désormais par les étudiants. Ils commencent à faire reculer le gouvernement. Les projets contestés concernent en fait tous les personnels de la maternelle à l’université, tous ensemble nous pouvons maintenant gagner contre Pécresse et Darcos et imposer le retrait de leurs contre réformes :
- Sur le projet Darcos-Pécresse de « mastérisation » de la formation des enseignants. Dans le contexte de réduction des postes aux concours les candidats qui auraient obtenu le master « métiers de l’enseignement » mais échoué au concours, constitueraient un vivier d’enseignants précaires sans autre débouché. A terme les recrutements s’effectueraient sans concours, par recrutement local ;
Ce projet mettra en concurrence plusieurs catégories d’enseignants avec pour objectif la diminution du nombre d’enseignants titulaires. C’est à terme la fin du statut de la Fonction Publique dans l’Education.
- Sur la casse du statut d’enseignant-chercheur…. qui est aussi un exemple de la précarisation et de la flexibilité qu’ils destinent à tous les personnels de l’Education ;
- Sur la politique de suppression massive de postes : menée par le gouvernement qui se traduit depuis 2007 par la suppression de près de 30 000 postes sur les 80 000 prévus d’ici 2012. Il faut au contraire à l’université comme dans les premier et second degrés annuler toutes les suppressions et créer tous les nouveaux postes nécessaires ;
- Et sur les autres contre réformes de X. Darcos dont une partie, la réforme du lycée, n’a été repoussée que d’un an grâce à la mobilisation des lycéens mais dont le reste va être appliqué (suppression des réseaux d'aide dans le 1er degré, nouveaux programmes, fin des BEP au profit des bacs pro 3ans…) ;
- Dans les lycées, boycott de la procédure Admission Post-Bac (APB) qui remet en cause le statut du bac comme premier grade universitaire et promet une sélection accrue dans toutes les filières post-bac.

L’AG d’IDF propose aux AG d’établissements et de villes de renforcer et d’étendre la mobilisation en région parisienne :
- En reconduisant la grève partout où c’est possible pour mobiliser les établissements et des écoles de nos secteurs ;
- En étant massivement en grève le mardi 24 mars.
Appel de la Coordination Nationale des Universités, des fédérations de l’Education SUD, CGT et de l’intersyndicale nationale de l’enseignement professionnel ( CGT, SUD…Snuep-FSU, SNCL…). La FSU dépose un préavis de grève.
- En débattant des convergences avec le supérieur après le 24 en accord avec les décisions de la Coordination Nationale des Universités.

GREVE NATIONALE DE LA MATERNELLE A L’UNIVERSITE
Mardi 24 mars
Manifestation 14 h 00 Port Royal
Parcours en cours de négociation

- L’AG d’IDF demande aux organisations syndicales qui ne l’ont pas encore fait à d’appeler à la grève dans l’unité.

Prochaine AG IdF, le mardi 24 mars 17H Bourse du Travail de Paris, 3 rue du Château d’Eau
http://ag.idf.free.fr/


Université de Tours a écrit:DE LA MATERNELLE À L’UNIVERSITÉ : ENSEIGNEMENT SABOTÉ

Mardi 24 Mars À 17 heures

Les écoles, les collèges, les lycées et l’université seront

Place Jean Jaurès


‐ contre les suppressions de postes
‐ contre la réforme de la formation des enseignants (dite
mastérisation des concours)
‐ contre la précarisation et la dérégulation
‐ pour l’accès de tous à une éducation de qualité
‐ pour des enseignants bien formés
‐ pour un vrai service public d’éducation nationale

Parce que les attaques et les méthodes sont les mêmes à tous les niveaux pour brader le service public d’enseignement (menaces sur les écoles maternelles, suppression des RASED, « réforme » Darcos des lycées…)
Parce que la mobilisation est nécessaire, de la maternelle à l’université,
parents d’élèves, enseignants de toutes catégories, étudiants et lycéens,
unissons nos forces !


C’EST LE BIEN PUBLIC : RÉAGISSONS TOUS ENSEMBLE MARDI 24 MARS, PLACE JEAN JAURÈS
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bajotierra » 20 Mar 2009, 18:38

C'est bien les tracts avec les syndicats , hein ?

La solidarité avec les 2500 enseignants désobéisseurs ....... ELLE EST OU , LA SOLIDARITE ?

ET LES DESCENTES DE FLICS DANS LES ECOLES ILS SONT PAS AU COURANT OU ILS ONT PAS VOULU VOIR ?
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede sebiseb » 22 Mar 2009, 21:01

En ce qui concerne la réforme du concours et la formation des enseignants -> article critique provenant de la tribune.
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 24 Mar 2009, 22:19

Stoppons Admission PostBAC

Tract Lycéens
Tract Profs
Autocollants

Les élèves de terminale viennent de saisir leurs vœux de formation supérieure sur le site Admission-postbac. Les temps du minitel et de RAVEL sont révolus, nous sommes à l’heure de l’Internet et de l’orientation active...

Il est maintenant demandé aux professeurs de saisir une note sur 20, le rang de l'élève (!) et un commentaire d’appréciation générale, pour chacun de leurs élèves. L'ensemble de ces éléments constitue le dossier électronique des élèves. Toutes les filières (BTS, Université, CPGE, IUT...) utilisent ces dossiers électroniques.

L’application Admission postbac, obligatoire dès la rentrée 2010, est l’outil de la généralisation de la sélection.

Sa mise en place est l’expression de choix politiques, qui veulent des individus fichés et soumis à la pression constante de l’évaluation.

Nous appelons :
- à l'arrêt de l'application APB. Maintien des voeux des élèves et annulation des tous les dossiers électroniques,
- les professeurs à refuser de saisir les notes, rangs ou appréciations qui induisent des nouvelles pratiques de sélection,
- à l’abandon des poursuites, sanctions ou menaces envers ceux et celles qui refusent le fichage et la stigmatisation des élèves, comme c’est déjà le cas avec Base-élèves et SCONET.
Pour un système éducatif, de la maternelle à l’université, basé sur la coopération plutôt que la compétition
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Pïérô » 27 Mar 2009, 00:35

A l'inititiative de SUD Education, et soutenu par Solidaires, et de nombreuses organisations syndicales et de parents d'élèves :

Jeudi 2 avril 2009 : 1000 manifestations pour l'école

Plus que jamais dans ce contexte de crise, l'enseignement et la formation des jeunes ne sont pas un coût mais un investissement pour l'avenir. Ils sont le meilleur rempart contre le chômage.

Le collectif « l'Education est notre avenir », comme le 19 octobre, comme le 20 novembre, comme le 10 décembre, comme le 17 janvier, comme le 29 janvier et comme le 19 mars, appelle tous ceux qui veulent défendre et transformer le service public d'éducation pour une meilleure réussite des élèves, à le faire savoir haut et fort le 2 avril, dans toute la France, dans tous les lieux où se forme la jeunesse d'aujourd'hui et se forgent les savoirs de demain.

Après la manifestation du 19 mars, la seule concession faite par le gouvernement est un léger recul sur la réforme de la formation des enseignants. Cela ne suffit pas, nous ne laisserons pas ce gouvernement poursuivre son entreprise de démolition de l'Ecole, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche publics !

Nous pouvons lui faire entendre raison !
Nous refusons une carte scolaire désastreuse fruit des trop nombreuses suppressions de postes de ces dernières années.
Nous ne transigerons pas sur la garantie d'une formation de qualité pour tous les enseignants.

Jeudi soir 2 avril après le travail ou l'école, le collectif «L'Education est votre avenir » appelle par mille manifestations,
rassemblements, retraites aux flambeaux, sur le terrain mobilisons-nous, mobilisons l'opinion en faveur de l'éducation. Devant les écoles, les collèges, les lycées, les universités, sur les places publiques, expliquons, rassemblons, faisons du bruit, pour enfin nous faire entendre !

http://www.uneecole-votreavenir.org/

Paris, le 26 mars 2009
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede bajotierra » 27 Mar 2009, 09:59

A l'inititiative de SUD Education, et soutenu par Solidaires, et de nombreuses organisations syndicales


ET BIEN ALORS VOILA CE QUI SE NOMME UN GROS MENSONGE
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Pïérô » 27 Mar 2009, 12:35

ce n'était pas mon intention, et avait reçu le message avec cette affirmation que j'ai reproduit en toute bonne foi. Je ne suis pas dans ce secteur, éclaires moi donc...
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 27 Mar 2009, 12:36

Communiqué de la tendance Emancipation :

Congrès national du SNES: quelques avancées revendicatives, rien de concret sur l'action et des reculs sur la démocratie.

Le Congrès National du SNES-FSU, qui vient de se clore à Perpignan, s'est doté de revendications plus offensives sur l'abandon des contre-réformes des ministres Darcos et Pécresse, notamment sur le recrutement et la formation des maîtres, la réforme des lycées et l' « accompagnement éducatif ».
Malheureusement, sur l'action, malgré de nombreuses demandes que le SNES rejoigne, sur la base de ses revendications, la mobilisation forte et déterminée des coordinations de l'Université et de la Formation des maîtres, rien de concret n'a été décidé. Une proposition de la tendance Emancipation proposant d'appeler à la grève le 2 avril, journée d'action nationale dans le supérieur, a été repoussée à l'appel de la direction du SNES.

Enfin, nous dénonçons les pratiques de la direction sortante du syndicat, dont le mandat va être remis en jeu lors des élections internes du SNES en mai prochain. Ainsi, elle s'est autorisée à dénigrer devant la presse les légitimes inquiétudes des congressistes par rapport à l'orientation et la stratégie de la direction nationale. Elle a, de plus, usé de manoeuvres peu glorieuses pour faire revenir le congrès sur son refus, clairement exprimé, de la « semestrialisation », dispositif au coeur de la réforme des lycées.

Dans ce congrès, l'Emancipation tendance intersyndicale a défendu la convergence revendicative et dans l'action avec les secteurs mobilisés (étudiants, enseignements supérieurs, etc...). Elle considère que seul un mouvement de grève reconductible interprofessionnel serait à la hauteur des enjeux actuels.


Ci-dessous, le tract élaboré par la CMU 31 (Convergence de la Maternelle à l'Université 31), qui tente de faire une synthèse des attaques du primaire à l'université, en montrant leur cohérence.
A diffuser sans modération !

LE DEMANTÈLEMENT DE L’ÉDUCATION NATIONALE,
DEPUIS LA MATERNELLE JUSQU’À L’UNIVERSITÉ.

Les réformes des ministres de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Supérieur programment le démantèlement systématique du service public de l’éducation en France.
Quelques principes simples sont appliqués à tous les niveaux

Une baisse quantitative du nombre d’heures d’enseignement :
♦ maternelle et élémentaire : passage de 26 à 24 h par semaine soit 3 semaines de classe en moins par an et l'aide personnelle se réalise en dehors des heures de classe.
♦ secondaire : passage de 30 h minimum actuellement d’enseignements disciplinaires à 27 h maximum.
♦ université : en Licence, diminution du nombre global d’heures consacrées à la discipline choisie (réduction de moitié en première année). La qualité de la formation est touchée.
► L’alibi de l’allégement du rythme pour les plus petites classes ne trompe personne : il s’agit de mesures d’économie purement budgétaire.

Une réduction de l’offre d’enseignement :
♦ maternelle : suppression de la scolarisation des tout petits, fragilisation à terme des petites et moyennes sections (en dessous de 5 ans) : vers leur disparition au profit des ‘jardins d’éveil’ payants ?
♦ élémentaire : programmes marginalisant les activités d’éveil, de créativité et de construction de la pensée...
♦ secondaire : resserrement du choix des options, marginalisation de certaines disciplines majeures (SVT, SES, Littérature, Histoire-Géographie etc.) ; suppression du BEP ; passage du Bac Pro. en 3 ans au lieu de 4 ans
♦ université : pression budgétaire drastique sur les IUT et annonce de leur suppression à moyen terme ainsi que suppression de certaines disciplines en licence considérées comme moins " rentables " économiquement, notamment les sciences humaines. Suppression des IUFM qui assurent la formation au métier d’enseignant.
► À tous les niveaux, l’offre de formation se réduit. La culture n’a plus sa place dans le système Darcos : les enfants des milieux défavorisés en seront les premières victimes.

Le principe du ‘KIT’ ou l’enseignement en pièces détachées :
♦ secondaire : morcellement de l’enseignement en ‘modules’ semestriels, alors que la durée et la continuité sont nécessaires aux apprentissages ; le ‘zapping’ disciplinaire est préféré à l’approfondissement et à la consolidation des acquis ; le ‘groupe-classe’ est disloqué de même que les équipes pédagogiques, alors que le seul traitement de l’échec scolaire ne peut être que collectif.
♦ université : premières années vidées de leur contenu par un émiettement des enseignements, une formation superficielle, un affaiblissement des contenus disciplinaires ; la "semestrialisation" de l’année nuit à la continuité de l’enseignement et à un véritable projet pédagogique cohérent et exigeant.
► Ce principe du ‘kit’ s’oppose à une réflexion globale sur la cohérence et la progression des programmes, du primaire au baccalauréat.

La mise en concurrence des élèves, des enseignants et des établissements :
♦ élémentaire : évaluations nationales et livret de compétences ( inadaptés) inutilisables sinon pour quantifier et comparer les écoles principalement, mais aussi les élèves avec la mise en ligne des évaluations nationales.
♦ secondaire : mise en compétition des établissements entre eux ; le choix de l’inscription apparemment laissé aux parents se heurtera à la sélection (sur dossier) par les établissements, renforçant les inégalités sociales.
♦ université : La loi ‘Liberté et Responsabilité des Universités’ (LRU) donne une autonomie de gestion aux universités et vise à mettre en concurrence les universités dans un système à deux vitesses : pôles d’excellence universitaires d’un côté, simples collèges universitaires sous-dotés, coupés de la recherche, de l’autre.
► Cette mise en concurrence se fera au bénéfice des établissements les mieux dotés et renforcera un système à plusieurs vitesses. Le prétendu choix laissé aux parents pour la scolarisation de leur enfant se heurtera à la sélection des établissements: sélection par évaluation, sélection financière.

Le financement des études et de la scolarité : à la charge des familles et des étudiants :
♦ maternelle et élementaire : jardins d’éveil payants ; le passage à la semaine de 24h sur 4 jours laisse les parents supporter seuls les frais de garde des enfants le mercredi
♦ secondaire : avec la suppression de postes de Conseillers d’Orientation, la responsabilité de l’orientation est transférée à des personnes non qualifiées… alors même qu’est prévue une semaine de réorientation entre les deux semestres : pour les parents, un recours aux bilans d’orientation payants dans le privé ?
♦ université : La LRU a pour objet de dégager de nouveaux financements pour les universités, d’où l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants, générale en Europe ces dernières années (autour de 2000 euros en Italie, 9000 euros par an pour une université moyenne en Grande Bretagne).
► Le principe d’une éducation laïque gratuite est, dans les faits, remis en question. Le nouveau système accroîtra les inégalités, contre la mixité sociale.

Fausse autonomie et vraie centralisation des pouvoirs :
♦ primaire : les futurs Établissements public d’enseignement primaire (E.P.E.P.) seront des regroupements d’écoles, administrés par des Conseils d’Administration où les enseignants seront largement minoritaires ; ces regroupements entraîneront la fermeture d’écoles moins ‘rentables’.
♦ université : Avec la L.R.U, les pouvoirs du président de l’université sont considérablement accrus, sans garde- fou prévu par la loi ; participation des enseignants-chercheurs et des étudiants au CA réduite.
► Ce nouveau mode de gestion signe la bureaucratisation du système.

Suppression des aides aux enfants et aux étudiants :
♦ primaire : suppression des RASED (3000 enseignants spécialisés auprès des enfants en grande difficulté), que ne compense pas " l’aide personnalisée " assurée par des enseignants non spécialistes. L'accompagnement se résume alors à garder le plus longtemps possible les élèves sur les écoles !
♦ secondaire : réduction des postes d’infirmières, de médecins scolaires, des Conseillers d’Orientation... Disparition des heures d’aide individualisée et des classes dédoublées.
♦ université : La réduction du nombre de bourses (rapport Lambert), la suppression du stage d’un an rémunéré pour les étudiants qui auront réussi les concours de l’enseignement, des projets encourageant l’endettement des étudiants désirant faire des études, d'où une sélection sociale accrue.
► L’état fait payer son désengagement financier aux familles.

L’évaluation et le contrôle contre la formation :
♦ maternelle et élémentaire: Évaluations nationales et livret de compétences inadaptés, inutilisables pédagogiquement sinon pour quantifier et comparer ; pilotage du système éducatif par les seuls résultats impliquant le bachotage au détriment d’une réelle construction des savoirs, de la culture, de la pensée personnelle.
♦ secondaire : SCONET, instrument de fichage des élèves ; appel à offre sur le contrôle des enseignants (" veille de l’opinion ") : le choix du contrôle et de la répression au lieu de la formation.
♦ université : pour les enseignants, une évaluation purement quantitative et arbitraire de leurs travaux, au lieu de l’évaluation collégiale actuelle, fragilise la recherche. Cette évaluation bureaucratique des enseignants est principalement motivée par la volonté de supprimer des postes, avec pour conséquence la diminution de l’encadrement des étudiants.
► L’évaluation est coupée d’un programme de rémédiation et de formation : elle devient un simple instrument de classement, de sélection et de contrôle.

Vers la " déprofessionnalisation " du corps enseignant :
♦ primaire : La formation des enseignants est remise en cause (" masterisation ", suppression des IUFM). Le projet de création des jardins d’éveil où l’accent est mis sur la garde des enfants et non sur l’enseignement, la diminution du nombre de remplaçants qui amène l’institution à recruter des contractuels via une Agence Nationale de Remplacement (ANR) mettra, devant les enfants, des adultes qui ne sont pas formés au métier d’enseignant.
♦ secondaire : généralisation du recours aux remplacements par des vacataires sous payés, mal formés, pour des contrats courts (200h maximum) : combien de remplaçants (s’il y en a…) un élève verra-t-il défiler dans l’année ? Généralisation de la bi- ou trivalence (un enseignant pourrait indifféremment enseigner l’anglais, le français, l’histoire…) au détriment d’une vraie compétence dans la matière enseignée.
♦ université : La formation des futurs enseignants du secondaire (" mastérisation des concours ") bouleversée : baisse du niveau de connaissances demandé dans la discipline, baisse de la formation pratique (suppression de l’année de stage). Or l’enseignement est un métier qui s’apprend. L’affaiblissement des concours de recrutement nationaux va ouvrir la voie à la généralisation des enseignants vacataires et donc à des remplacements de courte durée . Cette réforme est cohérente avec celle des lycées : elle va permettre la mise en place des enseignements modulaires, avec des enseignants non titulaires, donc facilement recrutés puis mis à pieds.
► Conséquences : baisse de qualité de l’enseignement et remise en question de la compétence et de la légitimité même du rôle de l’enseignant.

Nous refusons cette entreprise de démantèlement sans précédent de l’Education Nationale, de la Maternelle à l’Université.
Nous refusons la démission des pouvoirs publics quant à la formation et l’instruction des enfants et des jeunes.
Nous appelons parents, enseignants, élèves, étudiants, à manifester leur opposition aux Réformes Darcos / Pécresse.

Enseignants du primaire, du secondaire, de l’Université, parents d’élèves. www.agnationale.org

Veuillez ne pas jetter ce tract sur la voie public.
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A PROPOS DE L’AUTO-ORGANISATION DES LUTTES DANS L’EDUCATION

Messagede bajotierra » 30 Mar 2009, 09:06

Quelques infos de l'autoorganisation dans les luttes actuelles dans l'éducation : ===========================================================
REGION PARISIENNE
Depuis la grève du 20 novembre, un petit collectif sans nom regroupant profs et parents d'élèves se rassemblait, et défilait dans la ville 2 fois par semaine et ce jusqu'à la fin janvier. Au plus fort de ces rassemblements environ 100 personnes, au plus faible 6. Il y avait une sorte de turn over parmi les participants, deux fois étant pas toujours faciles à tenir. En fait il y avait un noyau dur d'une vingtaine de personnes. Malgré l'échec de développer la mobilisation, certains points positifs demeurent.:
- une mise en valeur de l'autonomie, l'indépendance de ce collectif vis-àvis des organisations politiques et syndicales (même si 3-4 sont ausnuipp-fsu). Une personne a soulevé l'hypothèse de faire appel au soutiendes orgas "laïques et républicaines telles que ATTAC" (plus par naïveté).Suite à mon intervention, l'hypothèse a été rejetée et les collègues ontmis en valeur notre autonomie qu'il fallait préserver.
- la relation avec les élus : lors d'un rassemblement était présent le maire de la ville (PS) à la demande du collectif. Je m'y étais opposé,mais les convictions "citoyennes et républicaines" de mes chers collègues n'y ont rien fait. Or le jour même où notre cher élu venait nous soutenir,nous apprenions qu'il mettait en place sur la ville ... un EPEP (pointessentiel de la réforme Darcos). Bilan hier soir: on ne fait plus appelaux élus !
- l’accord sur l'inutilité des grèves d'un jour, et la nécessité deproposer des actions interpro qui doivent traduire la solidarité entreles différentes catégories professionnelles.
Correspondant CNT-AIT PARIS


HAUTE GARONNE
Communiqué du Collectif 31 des parents d'élèves pour la défense de l'école publique
"Le 18 décembre 2008, une vingtaine d'écoles a participé à une descenteaux flambeaux improvisée qui a réuni 400 personnes . Une manifestation spontanée, bon enfant, avec sons et lumière pour protester contre les réformes mises en place à l'école primaire(suppression de deux heures d'enseignement hebdomadaire, suppressiondes RASED (Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté),diminution du nombre d'enseignants, suppression de la formationinitiale des enseignants, menace de suppression de l'école maternelle...).

Le mardi 3 février 2009, ce sont 107 écoles maternelles e télémentaires de Toulouse et Haute Garonne (sur les 800 écoles dudépartement) qui ont rejoint à Toulouse la 2ème marche aux flambeaux :ainsi, 5 cortèges (Jolimont, St Michel, St Cyprien, Minimes, CamillePujol) ont convergé vers la place du Capitole, rassemblant 4 000personnes ! A l'issue de cette manifestation, une réunion de plus de 60 personnes a entériné la création d'un collectif départemental de parents d'élèves pour répondre à une forte demande de coordination du mouvement naissant.

Ce collectif est indépendant de toute organisation, fédération, syndicat, parti politique. Son seul but :coordonner les actions futures contre les réformes Darcos pour une meilleure efficacité et une meilleure visibilité. "

Sur proposition du collectif 31 L'AG nationale du 14 mars réunie a Montpellier a décidé l'appel a une journée de Résistance le 2 Avril :
http://hernic.free.fr/data/Affiche_2_avril.pdf
Cette journée va prendre des formes différentes suivant les régions.

Sur le 31 le mot d'ordre est : POUR UNE ECOLE DE LA SOLIDARITE ET DE L'EGALITE http://www.37ruebenezet.net/blog/index.php
- TOULOUSE -(31) marche aux flambeaux de cinq défilés différents a partir de 19 heures qui convergeront vers la place du Capitole
- ASPET ( 31 ) le collectif des parents d'Aspet informe le collectf 31 :
"Sinon, nous avons fait peur à l'Inspecteur d'Académie ce matin!Il devait venir au collège de Montréjeau ce matin pour inspecter la principale. Alertés par des profs du collège, nous avions prévu de lui remettre 193 lettres de soutien aux désobéisseurs et de l'empêcher de rentrer dans l'enceinte du collège. ( S'il y arrivait quand même des boules puantesauraient aggrémenté son séjour). A 8h nous étions une petite vingtaine et à 11h30, heure de la levée de camp, nous étions 8. Il y avait des profs de St Gaudens, des parents de St Béat ( le poste deCPE du collège a été supprimé), un parent de Luchon, des membres ducollectif " Sauvons l'école publique" de Aspet et de St Gaudens. Prévenu de notre présence, l'IA n'est pas venu et toute la journée des gendarmes sont venus toutes les demi-heures voir si les manifestants étaient encore là. Il a convoqué la principale à Toulouse et a annoncé quepuisque c'était comme ça, il allait visiter tous les collèges de haute-Garonne et sans les prévenir. La principale a rapporté les propos de l'IA en méprisant totalement les manifestants. Nous avons pris contact avec les parents de Montréjeau, du coin de Luchon. Des parents qui n'ont pas participé au mouvement nous ont dit " Mais ilest malhonnête ou quoi? Il a quelque chose à se reprocher s'il ne veut pas venir nous voir". A Saint-Béat, les parents bloquent le collège tous les jours et samedi,ils bloquent la route d'Espagne de 10 h à 18h pour protester contre lasuppression du poste de CPE au collège.Ils nous ont demandé à l'aide et nous allons prêter main forte. Pouvez-vous repousser la date pour apporter à l'IA les lettres de soutien? Comme ça le nous vous donnerons nos 193 le 2 avril. "

ARDECHE

Les parents d’élèves et les enseignants réunis en assemblée générale lemardi 24 mars à l’espace Combegayre d’Aubenas ont confirmé leur décision d’agir le plus largement possible le jeudi 2 avril en occupant les écoles. Par cette action, ils tiennent à réaffirmer leurs inquiétudes face aux réformes de l’Education Nationale. Ils dénoncent :

· La suppression de 13500 postes d’enseignants qui dégrade les conditionsd’enseignement et d’apprentissage. · La suppression des RASED (Réseau d’Aide Spécialisée des Elèves enDifficulté) et la mise en place de l’aide personnalisée en dehors du tempsscolaire. · La mise en place des stages de remise à niveau pendant les vacancesscolaires pour les élèves de CM1 et CM2. · La mise en place d’évaluations nationales destinées à mettre enconcurrence les écoles. · La mise en place des jardins d’éveil, structures privées et payantespour les enfants de deux ans. · La mise en place des EPEP (Etablissements Publics d’Enseignement Primaire). · Les nouveaux programmes rétrogrades et inadaptés · Le recours à des personnels précaires pour assurer les remplacements etles missions de service public, notamment le Service Minimum d’Accueil. · La suppression des IUFM (Institut Universitaire de Formation desMaîtres) et la remise en cause de la formation initiale et continue. · Le fichage systématique des élèves : Base élèves, Sconet… · La banalisation des interventions policières dans les établissements etla traque des élèves sans papiers. · La remise en cause du droit de grève et des droits syndicaux. · La fin de la gratuité des transports scolaires pour les élèves deprimaire dès la rentrée 2009.

Cette occupation a été initiée par le collectif parents enseignants du SudArdèche (collectifparentsenseignants07ATlaposte.net) et s’inscrit dans lecadre d’une journée nationale d’actions de défense du service public de l’éducation de la coordination nationale des collectifs locaux de parents et d’enseignants (http://www.agnationale.org) .*Cette journée se terminera par un rassemblement à partir de 17 heures,place du Champ de Mars à Aubenas.* *Nous appelons l’ensemble de la population, citoyens, parents, enseignants à faire de la journée du 2 avril une journée de mobilisation forte contre la casse du service public d’éducation.

[A suivre sur le Forum ici : http://cnt.ait.caen.free.fr/forum/viewt ... =25&t=4702]
bajotierra
 

Re: A PROPOS DE L’AUTO-ORGANISATION DES LUTTES DANS L’EDUCATION

Messagede conan » 30 Mar 2009, 20:09

Merci pour toutes ces infos :!: et bravo à tous ces gens dignes ! :clap:
conan
 

Re: A PROPOS DE L’AUTO-ORGANISATION DES LUTTES DANS L’EDUCATION

Messagede bajotierra » 03 Avr 2009, 14:25

5000 personnes hier soir a toulouse a l'appel des comités de lutte .

Et un peu partout dans la région ........

Poussée de fièvre au collège de Saint-Béat
ÉDUCATION. Les gendarmes se sont déplacés ce mercredi au collège de Saint-Béat alors que le comité d’action des parents d'élèves le bloquait. Selon les contestataires, le principal dudit collège deviendrait «agressif envers les parents et les enseignants». Ce jeudi matin 2 avril à 7h45 le blocage sera à nouveau mis en place. Les parents qui protestent contre la suppression d'un poste de surveillant ont aussi décidé de déscolariser leurs enfants.

http://www.libetoulouse.fr/

Samedi dernier la route N20 qui méne a la frontiére espagnole était coupée par les comités de lutte du sud du département .
bajotierra
 

Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 04 Avr 2009, 14:19

Non à la précarité dans l'Education nationale

Union Nationale des Employés Vie Scolaire

Nous demandons l'arrêt des recrutements sous contrats précaires.
L’aide à la direction étant importante pour un meilleur fonctionnement de l’écoles.
La scolarisation des enfants handicapés étant une priorité nationale.

Plus personnes ne met en doute, aujourd’hui, l’intérêt et l’efficacité des Employés de Vie Scolaire tant, les enseignants qui auraient plus de difficultés à fonctionner sans eux, que les parents qui y voient un plus certain pour leurs enfants et les écoles.

Un vrai statut, un vrai métier pour les Emloyés de Vie Scolaire.

Signer la pétition...

Muriel Michelin Présidente de l'Union Nationale des Employés Vie Scolaire


C'EST DANS LA RUE QUE çA S'PASSE !

Les lycées de France ont déjà connu l'an passé un mouvement contre la suppression de 11200 postes de profs. Cette année le gouvernement prévoit d'en supprimer pour la rentée 2009/10 13500. La région centre à déjà du mal à assurer la totalité des cours. Le rectorat a demandé aux enseignant chercheurs de « fournir » des étudiant de L3 (3ième année) pour maintenir les heures de cours.

Nous refusons toute suppression de poste et demandons la réhabilitation des postes supprimés

De plus, Sarkozy l'a dit, Sarkozy l'a fait. Durant la période électorale de 2007, notre présidant avait promis une réforme du lycée, celle ci est arrivée. Dès sa parution, un mouvement lycéen c'est mis en place pour s'opposer au sabotage du lycée. Cette réforme consiste a détruire les filières L, ES, S pour les remplacer par des modules (droit, science politique, art, LV2...). Les différents modules n'ont absolument pas la même valeur aux yeux des universités et écoles supérieures. De plus, tous les lycées n'auront pas tous les modules. Qu'elle lycée aura les meilleurs modules? N'est ce pas un développement des inégalités (entre Vaucanson et Descartes par exemple).

Nous voulons un lycée digne des valeurs démocratiques et égalitaires tel qu'il se doit.

Nous dénonçons la démagogie de Darkos de soit disant vouloir nous sonder pour le « lycée de demain » juste pour faire taire et décrédibiliser l'opposition

Il n'y a pas que le lycée qui est touché, Valérie Pécresse à décider de privatiser l'université avec la réforme LRU qui permet aux entreprise de financer les fac. Désormais, elles ne sont plus là pour apporter un savoir comme la philosophie mais pour faire du rendement, avoir des filières rentable qui profiteront aux entreprises.

Non à la privatisation de l'université

Enfin avec la fermeture de l'IUFM, la qualité des cours va être grandement diminuée. Contrairement à aujourd'hui où le fond et la forme sont équivalent à l'examen pour devenir enseignant, demain seul la forme aura de l'intérêt. Autrement dit, n'importe qu'elle personne en master peut enseigner n'importe qu'elle matière.

La qualité de l'enseignement public ne devrait pas diminuer et être au moins égale a celui du privé. Nous ne voulons pas d'un lycée public qui fasse office de garderie pour « pauvre » ou seul les riches s'en sortiront par l'école privée.

La seule voix que le gouvernement entend lorsqu'on n'est pas au MEDEF c'est celle de la rue. Ne laissons pas notre lycée pourrir (5 postes et demi supprimé à la prochaine rentrée)

MANIF A 14H PLACE DE LA LIBERTE
contact : 0689487692 les lycéens mobilisés de Vaucanson

TOUS AUX AG ET AUX MANIF !
LA VICTOIRE EST PROCHE SI NOUS NOUS UNISSONS !
Nico37
 
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Re: mouvement dans l'éducation, à suivre...

Messagede Nico37 » 10 Avr 2009, 23:24

Liste des lycées expérimentaux

Académie d’Aix-Marseille

Alpes de Haute Provence : Pierre-Gilles de Gennes, Digne-les-bains
Bouches-du-Rhône : Auguste et Louis Lumière, La Ciotat ; Marie Curie, Marseille
Vaucluse : Jean-Henri Fabre, Carpentras ; Théodore Aubanel, Avignon


Académie d’Amiens

Aisne : Condorcet, Saint-Quentin
Oise : Paul Langevin, Beauvais ; Jules Uhry, Creil ; André Malraux, Montataire
Somme : De l’Authie, Doullens


Académie de Besançon

Haute-Saône : Louis Aragon, Héricourt ; Les Haberges, Vesoul


Académie de Bordeaux

Dordogne : Giraut de Borneil, Excideuil
Gironde : Lycée d’hôtellerie et de tourisme de Gascogne, Talence ; Philippe Cousteau, Saint-André-de-Cubzac
Pyrénées-Atlantiques : Louis Barthou, Pau ; Saint-Thomas d’Aquin, Saint-Jean-de-Luz


Académie de Caen

Calvados : Jean Rostand, Caen ; Louis Liard, Falaise ; Salvador Allende, Hérouville-Saint-Clair
Orne : Mezeray, Argentan


Académie de Clermont-Ferrand

Puy-de-Dôme : Lycée général et lycée des métiers de la restauration, Chamalières ; Godefroy de Bouillon, Clermont-Ferrand


Académie de Créteil

Seine-et-Marne : Lycée Sourdun ; Gaston Bachelard, Chelles ; Jean Vilar, Meaux ; Henri Becquerel, Nangis
Seine-Saint-Denis : Henri Wallon, Aubervilliers : Olympe de Gouges, Noisy-le-Sec ; Maurice Utrillo, Stains ; Jean-Jaurès, Montreuil
Val-de-Marne : Armand Guillomin, Orly ; Louise Michel, Champigny-sur-Marne ; Louis Armand, Nogent-sur-Marne ; D’Arsonval, Saint-Maur-des-Fossés ;
Maximilien Perret, Alfortville


[b]Académie de Dijon[/b]

Nièvre : Pierre-Gilles de Gennes, Cosne-Cours-sur-Loire
Saône-et-Loire : Henri Parriat, Montceau-les-Mines ; Jeanne d’Arc, Paray-le-Monial ; Camille Claudel, Digoin


Académie de Grenoble

Ardèche : Xavier Mallet, Le Teil
Isère : L’oiselet, Bourgoin-Jallieu : André Argouges, Grenoble
Savoie : Lycée professionnel Monge, Chambéry


Académie de Guadeloupe

Providence, Les Abymes


Académie de Guyane

Félix Eboué, Cayenne


Académie de la Réunion

Georges Brassens, Saint-Denis ;Amiral Pierre Bouvet, Saint-Benoît


Académie de Lille

Nord : Beaupré, Haubourdin ; Des Flandres, Hazebrouck ; Jean Rostand, Roubaix ; Henri Wallon, Valenciennes ; Notre-Dame de Grâce, Maubeuge


Académie de Limoges

Creuse : Raymond Loewy, La Souterraine


Académie de Lyon

Ain : Paul Painlevé, Oyonnax
Rhône : Frédéric Fays, Villeurbanne ; Marcel Sembat, Vénissieux ; Louis Armand, Villefranche-sur-Saône


Académie de Montpellier

Aude : Jules Fil (lycée des métiers), Carcassonne
Gard : Emmanuel d’Alzon, Nîmes
Hérault : Notre-Dame de la Merci, Montpellier ; Georges Pompidou, Castelnau-le-Lez
Pyrénées-Orientales : Déodat de Severac, Céret


Académie de Nancy-Metz

Moselle : Antoine-de-Saint-Exupéry, Fameck ; Jean-Victor Poncelet, Saint-Avold


Académie de Nantes

Loire-Atlantique : Clémenceau, Nantes ; Galilée, Guérande
Vendée : Sainte-Marie du Port, Les Sables-d’Olonne


Académie de Nice

Alpes-Maritimes : Thierry Maulnier, Nice
Var : Paul Langevin, La Seyne-sur-mer ; Rouvière, Toulon


Académie d’Orléans-Tours

Cher : Marguerite de Navarre, Bourges
Eure-et-Loir : Edouard Branly, Dreux
Indre : Blaise Pascal, Châteauroux
Indre-et-Loire : Léonard de Vinci, Ambroise
Loir-et-Cher : Claude de France, Romorantin-Lanthenay
Loiret : Voltaire, Orléans


Académie de Paris

Racine, Paris ; Dorian, Paris ; Rabelais, paramédical et social, Paris ; Henri Bergson, Paris ; Jacquard, Paris


Académie de Poitiers

Charente-Maritime : Léonce Vieljeux, La Rochelle
Deux-Sèvres : Joseph Desfontaines, Melle
Vienne : Lycée professionnel Edouard Branly, Châtellerault ; Lycée pilote innovant international, Jaunay-Clan


Académie de Reims

Ardennes : Jean Moulin, Revin
Aube : Gaston Bachelard, Bar-sur-Aube ; Chrétien de Troyes, Troyes
Marne : Franklin Roosevelt, Reims


Académie de Rennes

Côtes d’Armor : Joseph Savina, Tréguier
Ille-et-Vilaine : Jean Guehenno, Fougères
Morbihan : Notre-Dame-le-Menimur, Vannes


Académie de Rouen

Eure : André Malraux, Gaillon ; Jean Moulin, Les Andelys
Seine-Maritime : Val-de-Seine, Le Grand Quevilly ; Le Corbusier, Saint-Etienne-du-Rouvray


Académie de Strasbourg

Bas-Rhin : Sainte-Clotilde, Strasbourg ; Marc Bloch, Bischheim
Haut-Rhin : Michel de Montaigne, Mulhouse


Académie de Toulouse

Aveyron : Louis Querbes, Rodez
Haute-Garonne : Fonsorbes, Fonsorbes
Hautes-Pyrénées : René Billeres, Argeles-Gazost


Académie de Versailles

Essonne : Robert Doisneau, Corbeil-Essonnes ; Albert Einstein, Sainte-Geneviève-des-bois ; Camille Claudel, Palaiseau
Hauts-de-Seine : Paul Langevin, Suresnes ; Galilée, Gennevilliers
Val-d’Oise : Jean-Jaurès, Argenteuil ; Van Gogh, Ermont ; Jean-Jacques Rousseau, Sarcelles
Yvelines : François Villon, Les Mureaux ; Jean Vilar, Plaisir ; Evariste Galois, Sartrouville
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