L'université en lutte

repression d'une manifestation à Lyon

Messagede rubion » 11 Mar 2009, 16:25

Lundi 9 mars, environ 200 personnes se sont réunies pour protester contre BioVision et son monde (celui de Pécresse également). L’après-midi s’est caractérisée par une violence policière importante. Bilan : 3 arrestations et plusieurs personnes blessées (dont deux à l’hôpital).
Pour plus d'infi voir le site : http://rebellyon.info/article6113.html

voici un texte écrit par des instits est paru sur rebellyon en solidarité contre la répression que je partage entierement et que je vous fait part

Charge de CRS à Lyon contre des étudiants et des enseignants
solidarité de la classe ouvrière contre la répression de l’état bourgeois : des instits solidaires

Il n’y a pas qu’en Guadeloupe que l’état fait donner ses chiens de garde, contre tous ceux qui osent remettre en cause par leurs luttes et leurs manifestations sa sale politique anti ouvrière au service du capitalisme. En effet hier, lundi 9 mars 2009, plusieurs centaines de manifestants avaient décidé de montrer dans la rue leur colère et leur mécontentement à propos de la venue à Lyon pour une rencontre concernant les biotechnologies, de la ministre de Sarkozy, Valérie Pécresse, tristement célèbre dans le monde universitaire. A ces manifestants excédés par la mise à la casse de l’université et l’avenir de précarité qu’il leur est promis, le gouvernement une nouvelle fois à choisi de répondre par la violence. Charges de CRS et de forces spéciales de répression tel la BAC, matraquages, bombes lacrymogènes et tir de flash-balls, voilà à quoi furent soumis les manifestants. Cette répression ouverte et violente est directement dans le prolongement de celle qui s’était abattue il y a quelques mois contre les grévistes en lutte par rapport à la loi LRU. Là encore, les CRS et autres gardes mobiles avaient notamment encerclé l’université de Bron dans la banlieue de Lyon puis tabassé systématiquement les étudiants qui ne voulaient pas céder devant ce coup de force de l’état. Mais aujourd’hui l’intimidation est encore montée d’un cran puisque en plus des blessés amenés à l’hôpital trois manifestants ont été arrêtés. Ils doivent être jugés ce mardi 10 mars en comparution immédiate sous le motif fumeux de rébellion. Au moment ou nous écrivons ces lignes nous ne savons pas ce que la justice bourgeoise aura décidé à leur propos. Mais dans tous les cas, c’est l’ensemble de la classe ouvrière au travail, au chômage ou dans les facultés qui se doit d’être solidaire de tous ceux qui luttant pour défendre leurs conditions de vie et leur avenir, se retrouve pris sous les coups de la répression que ce soit sous forme de matraquages systématiques ou de condamnation judiciaire arbitraires. Certes nous pensons qu’il n’est pas nécessairement judicieux d’aller à quelques centaines dans la rue, s’exposer à la férocité des forces de répression bourgeoises. Rappelons nous ce qui a fait la force de la lutte des étudiants contre le CPE, c’était en premier lieu la massivité de ce mouvement et son ouverture à tous les autres secteurs de la classe ouvrière et en second lieu le fait que les étudiants en lutte dirigeaient eux mêmes l’ensemble de leurs actions à travers des assemblées générales autonomes et souveraines. C’est encore la massivité et la détermination collective des ouvriers qui a fait malgré, là aussi, la répression violente qui a fait reculer le gouvernement face aux exigences des ouvriers en Guadeloupe. Cependant par delà les discussions collectives qui doivent avoir lieu dans la classe ouvrière pour savoir comment développer nos luttes il est évident que nous ne pouvons que comprendre la colère et le refus de se laisser faire sans réagir, de la part de tous ces jeunes qui subissent directement des attaques sans précédent sur leurs conditions d’étude et leurs conditions de vie. Plus que jamais la lutte est nécessaire. Afin que celle-ci puisse se développer de manière consciente, massive et organisée il est sans doute important de se rassembler en formant des comités de discussion et de luttes qui pourront aborder toutes ce questions vitales pour la lutte. Il ne faut pas se faire d’illusion la répression qui s’est abattue sur les manifestants à Lyon ne fait que traduire la façon dont la bourgeoisie s’apprête à répondre aux luttes à venir. Cette violence ne doit pas nous intimider, nous démoraliser ni nous démobilisé mais elle doit amener la classe ouvrière et tout particulièrement les jeunes en son sein aux moyens de développer le combat. Face à la répression et à la violence de l’état bourgeois, vive la solidarité active de toute la classe ouvrière en lutte.

Rubion. Lecteur de Révolution internationale. http://fr.internationalism.org/
rubion
 

Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 12 Mar 2009, 16:32

Elargir la mobilisation pour gagner !

Les cinq semaines d'actions continues dans les universités, dans les autres établissements d'enseignement supérieur, dans les organismes de recherche, n'ont en rien entamé la détermination de la communauté scientifique et universitaire. Malgré de premiers reculs a minima, comme le gel des suppressions d?emplois dans l?enseignement supérieur annoncé pour 2010 et 2011, la mobilisation ne faiblit pas.

L'absence de réponse du gouvernement aux revendications globales (retrait des projets de décret enseignants-chercheurs et contrat doctoral unique, retrait de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants dite de « masterisation », restitution de tous les emplois supprimés et plan pluriannuel de créations d'emplois, arrêt du démantèlement des organismes de recherche), appelle à poursuivre la mobilisation pour maintenir la pression sur le gouvernement.

Les organisations soussignées appellent à faire des succès :
- de la manifestation unitaire « De la maternelle à l'enseignement supérieur et la recherche» du mercredi 11 mars, nouvelle étape pour exprimer nos revendications, en convergence avec l'enseignement primaire et secondaire : la qualité de la formation et du recrutement des enseignants est un enjeu essentiel pour l?avenir des élèves et de la société ;
- de la réunion des délégués des AG de laboratoires du 12 mars, pour la recherche, dans les différents EPST, EPIC et les universités ;
- de la grève et des manifestations interprofessionnelles du 19 mars, pour la défense de l?emploi, des salaires, du service public.

Les organisations soussignées dénoncent la stratégie de «saucissonnage» des dossiers employée jusque là par le ministère. En ne répondant pas
aux revendications, le gouvernement prendrait la responsabilité d'exacerber la colère des collègues. C'est à la radicalisation du mouvement que nous pourrions assister. Les organisations exigent du gouvernement qu?il réponde de manière globale et responsable sur l'ensemble de nos revendications et engage de réelles négociations.

Signatures :
FSU (SNESUP-FSU, SNCS-FSU, SNEP-FSU, SNASUB-FSU)
CGT (CGT-SNTRS, FERC Sup CGT, CGT-INRA)
CFDT (SGEN-CFDT Recherche EPST)
SOLIDAIRES (SUD Recherche EPST, SUD Education)
SLR, SLU
UNEF
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Roro » 12 Mar 2009, 18:53

Point sur la situation à Bordeaux :

Toutes les facs tenaient leur AG aujourd'hui.

Bordeaux 1: blocage

Bordeaux 2 : ?

Bordeaux 3 : Ag surréaliste et stalinienne à plus d'un titre ! Je n'expliquerai pas les détails du pourquoi du comment, mais l'AG a voté contre la liberté d'initiative individuelle et collective :!: et le comité de mobilisation propose même la constitution d'un Service d'Ordre ayant le but clairement affiché d'empêcher des actions non votée en AG ou faite par la commission action, toute action autonome est de fait interdite :!: 4 votes ont été ajourné, dont un sur la parité dans les interventions dans les AG et l'antisexisme. L'occupation et le blocage de la fac de jour a été reconduit, le blocage jour et nuit a été rejeté.

Bordeaux 4 : (fac de doit, économie et gestion) Là, la situation est historique ! L'AG étudiante a voté le blocage de la fac les jours de manif'. L'AG du personnel a, de son coté, voté sur le fait de demander à l'administration la fermeture administrative les jours de manif', dans le cas où la présidence refuserait, les personnels se sont engagés à aider les étudiants à bloquer la fac :!: Un seul mot : historique ! D'autres part, pour la manif' de hier, les étudiants de Bordeaux 4 ont réussit à bloquer la fac de 4h du matin jusqu'à 12h, heure à laquelle la présidence a accepté la fermeture administrative jusqu'à la fin de la journée.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Olé » 12 Mar 2009, 21:40

A Dijon toutes les salles ont vu leur chaise sorti et empilées dans les couloirs ainsi que les tables retournées, et amphis bloqués, dans le but d'empêcher les cours, plutôt réussi. idée proposée par les profs, grands guides intellectuels nous montrant le chemin à nous, exécutants étudiants ( oue car pour appliquer leurs idées ils sont jamais là, surement trop indigne du standing). Autre point marrant cela avait été proposé par des anar il y a quelque temps... le "comité de lutte" avait alors hurlé à la méthode de "totos" ... tout dépend donc des personnes qui proposent, au moins on a confirmation.
Coordination nationale lundi à Dijon.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 12 Mar 2009, 23:32

Lu sur le site des IUT de Tours en grève : http://iutengrevetours.blogspot.com/

COMPTE RENDU

DE L’AG DES PERSONNELS

DE LA FACULTE DE DROIT, ECONOMIE ET SCIENCES SOCIALES


Les personnels enseignants-chercheurs et IATOS de la Faculté de Droit, Economie et Sciences sociales se sont réunis mercredi 11 mars à 11h.

Cette assemblée a été suivie d’une AG de l’ensemble de l’UFR, A F, qui a permis qu’une discussion s’engage entre personnels et étudiants.


Les personnels de la Faculté rejettent le nouveau projet de décret diffusé le vendredi 6 mars dernier, qui s’inscrit dans la même logique financière que ces prédécesseurs et n’assure en rien ni le principe d’indépendance des universitaires, ni la qualité de l’Université.

Ils déplorent les dispositions concernant la modulation des services (art. 5 II), et s’inquiètent de leur application aux filières sous encadrées. Ils regrettent par ailleurs le statu quo en ce qui concerne les avancements.

Considérant que ce nouveau texte a été réécrit dans une trop grande précipitation, sans véritable écoute de la communauté universitaire, les enseignants-chercheurs et IATOS de la Faculté demandent qu’une concertation réelle se mette en place, afin d’élaborer dans la sérénité une modification substantielle et réfléchie du statut.


Ils s’insurgent contre la volonté affichée des différents ministères d’appliquer la réforme de la formation des enseignants du primaire et du secondaire dès la rentrée 2009. Ils s’étonnent qu’une telle mise en place puisse être envisagée alors que les maquettes n’ont pas été transmises et qu’une grande majorité de la communauté universitaire s’y oppose. Ils demandent que cette réforme soit réétudiée, en prenant le temps de la réflexion.


En conséquence, les enseignants-chercheurs de la Faculté


- appellent à la grève le jeudi 19 mars (3 voix contre)

- souhaitent la non-tenue des conseils ordinaires

- maintiennent le report des délibérations du 1er semestre (1 voix contre, 1 abstention), mesure accompagnée d’une lettre explicative à destination des étudiants

- envisagent la possibilité de tenir des cours hors les murs

- demandent la réunion d’un nouveau congrès de l’Université François Rabelais

Ces mesures seront réexaminées lors de la prochaine réunion des personnels prévue vendredi 20 mars.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Roro » 13 Mar 2009, 00:26

Léo a écrit: Autre point marrant cela avait été proposé par des anar il y a quelque temps... le "comité de lutte" avait alors hurlé à la méthode de "totos" ... tout dépend donc des personnes qui proposent, au moins on a confirmation.
Coordination nationale lundi à Dijon.


Ouais, on a eut le même coup à Bordeaux 3. On avait proposé une manif' de nuit "ha ! radicaux totoides!" 3 jours plus tard, c'est les profs qui la proposent, pas de problème...
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede RickRoll » 13 Mar 2009, 01:10

Les manifs de nuit, que ce soit par des profs ou d'autres gens, je n'ai jamais compris l'intérêt supplémentaire par rapport à une manif de jour.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Vilaine bureaucrate » 13 Mar 2009, 03:43

parce que la nuit tout les chats sont gris..

-Les amphis et les salles de td de la Sorbonne sont fermés, plus aucun cours ne se tient! Meme pas les cours dit "alternatifs'', une bonne chose, et ça depuis ce jeudi 11 mars, au matin.

Léo a écrit:A Dijon toutes les salles ont vu leur chaise sorti et empilées dans les couloirs ainsi que les tables retournées, et amphis bloqués, dans le but d'empêcher les cours, plutôt réussi. idée proposée par les profs, grands guides intellectuels nous montrant le chemin à nous, exécutants étudiants ( oue car pour appliquer leurs idées ils sont jamais là, surement trop indigne du standing). Autre point marrant cela avait été proposé par des anar il y a quelque temps... le "comité de lutte" avait alors hurlé à la méthode de "totos" ... tout dépend donc des personnes qui proposent, au moins on a confirmation.
Coordination nationale lundi à Dijon.

A Tolbiac, la proposition vient des IATOSS, ça s'appelle le "printemps des chaises", j'ai appris ça aujourd'hui.. ça été accepté en AG chez nous, apres la mise en place... (...)
La coordination nationale a lieu a Lyon, et non pas a Dijon.. ya une erreur ou j'ai manqué un truc?

-ya des manifs de nuit des feministes, faite par le collectif marche de nuit..
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede RickRoll » 13 Mar 2009, 09:30

Oui je comprends bien que la nuit tous les chats sont gris. Mais quel est l'intérêt d'être tous gris ? Honnêtement, je ne comprends pas.
Il fait nuit, il y a peu de spectateurs, on ne peut pas faire trop de bruit sous peine d'avoir une plainte pour tapage nocture etc.
RickRoll
 

Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Olé » 13 Mar 2009, 11:22

Vilaine bureaucrate a écrit:
Léo a écrit:A Dijon toutes les salles ont vu leur chaise sorti et empilées dans les couloirs ainsi que les tables retournées, et amphis bloqués, dans le but d'empêcher les cours, plutôt réussi. idée proposée par les profs, grands guides intellectuels nous montrant le chemin à nous, exécutants étudiants ( oue car pour appliquer leurs idées ils sont jamais là, surement trop indigne du standing). Autre point marrant cela avait été proposé par des anar il y a quelque temps... le "comité de lutte" avait alors hurlé à la méthode de "totos" ... tout dépend donc des personnes qui proposent, au moins on a confirmation.
Coordination nationale lundi à Dijon.

A Tolbiac, la proposition vient des IATOSS, ça s'appelle le "printemps des chaises", j'ai appris ça aujourd'hui.. ça été accepté en AG chez nous, apres la mise en place... (...)
La coordination nationale a lieu a Lyon, et non pas a Dijon.. ya une erreur ou j'ai manqué un truc?

-ya des manifs de nuit des feministes, faite par le collectif marche de nuit..


Euh lundi 16 si. Mais je ne sais plus si c'est la coordination étudiante ou la CNU dsl. ( oui je sais c'est pas pareil mais j'ai un trou de mémoire :oops: j'vais aller prendre une info valable )
Sinon oui le terme "printemps des chaises" est repris aussi ici.

édit: oui j'me suis planté. c'est la coordination nationale des universités qui a lieu à dijon.
Olé
 

Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede kuhing » 13 Mar 2009, 14:52

Léo a écrit:
Euh lundi 16 si. Mais je ne sais plus si c'est la coordination étudiante ou la CNU dsl. ( oui je sais c'est pas pareil mais j'ai un trou de mémoire :oops: j'vais aller prendre une info valable )
Sinon oui le terme "printemps des chaises" est repris aussi ici.

édit: oui j'me suis planté. c'est la coordination nationale des universités qui a lieu à dijon.


Je trouve tout de même que ça traîne un peu chez les étudiants depuis le temps.
Se réunir c'est bien beau mais vous pourriez pas passer à la vitesse supérieure genre prendre l'Élysée d'assaut ou occuper l"assemblée nationale et faire un petit concert au micro du président ?
C'est qu'on n'a pas que ça à faire nous.

:siffle:
:P
kuhing
 

Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Vilaine bureaucrate » 14 Mar 2009, 01:58

A ce Jean pierre pernaut ! Il faudrait l'abroger!

Il s'en passe des choses Kuhing!!!
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 14 Mar 2009, 10:37

2 Communiqués SNESUP-FSU du 13 mars 2009

Communication Darcos-Pécresse sur la formation des enseignants :

LE GOUVERNEMENT DOIT REMETTRE A PLAT L’ENSEMBLE DU DISPOSITIF

L’intensité et l’ampleur de la mobilisation dans les universités, les laboratoires et les IUFM ont conduit le gouvernement, le 12 mars, à faire de nouvelles annonces sur la formation des enseignants. En cette matière, la communauté universitaire a trois exigences immédiates : que soit négocié un dispositif global améliorant la formation des maîtres, qui articule les cursus universitaires, les concours, et l’année post-concours ; que les concours de recrutement restent inchangés dans leurs épreuves et leurs modalités en 2010 ; qu’après l’obtention des concours, les futurs enseignants aient une année complète en alternance rémunérée. Les annonces de X. Darcos et de V. Pécresse n’y répondent pas ou font des réponses biaisées.

Les dispositions déclarées « provisoires » concernant les concours de 2010 semblent laisser en l’état le concours de recrutement de professeur des écoles (CRPE) et l’agrégation et suppriment le projet ministériel d’une épreuve de connaissance du système éducatif. Refusant de déclarer clairement le maintien du dispositif actuel pour 2010, elles ajoutent à la confusion. Elles improvisent des solutions qui portent atteinte à la qualité des concours. Elles ouvrent sur un développement potentiel de la précarité. Elles signifient que les ministres ne donnent pas le temps nécessaire pour mettre en place une formation cohérente associant les IUFM et les UFR.

Même si le gouvernement recule par rapport à son objectif initial de mettre complètement en exercice dans les classes les lauréats aux concours, les obligations de service et le statut des « enseignants stagiaires », sont indéterminés. Le temps de formation dite « continue », à l’intérieur de ces obligations de service, n’est jamais précisé.

Le dispositif social exposé au bénéfice des étudiants qui se destinent à devenir enseignants est insuffisant en ce qui concerne notamment le montant des bourses. Réserver 5000 postes d’assistant d’éducation pour les étudiants en M2 et 4000 postes en M1 n’est pas propre à aménager des conditions d’études qui permettent une démocratisation de l’accès au métier d’enseignant.

Le gouvernement est obligé de reconnaître la nécessité de revaloriser substantiellement les rémunérations des jeunes enseignants, mais il ne prend aucun engagement en ce sens.

Dans les mesures annoncées, le rôle et les missions des IUFM sont absents dans la formation des enseignants, dans les stages en cours de master, et après le concours. L’évaluation de l’exercice en responsabilité, élément essentiel de la qualification enseignante, n’est jamais envisagée.

Pour l’essentiel, le gouvernement n’a pas modifié son canevas qui reste focalisé sur l’objectif de réaliser, via la suppression de l’année de stage, des économies budgétaires au plus vite et, à terme, de recruter les enseignants uniquement sur la base de masters sans concours nationaux. Pas un seul universitaire ne défend le modèle de formation et de concours conçu par les ministres. La précipitation et la confusion entre un objectif flou pour 2011 et des dispositions transitoires pour 2010 qui déstabilisent étudiants, formateurs et cursus de formation ne sont pas de nature à améliorer le dispositif et à rétablir la confiance.

Le SNESUP se saisira de toutes les tribunes pour consolider la solidarité d’analyses, de propositions et d’actions qui rassemble aujourd’hui le monde de l’éducation « de la maternelle à l’université » afin que se dessinent et voient le jour de réelles améliorations pour la formation des futurs enseignants. Il porte l’exigence maintenue d’un retrait du dispositif.

Le SNESUP appelle partout à maintenir les modes d’actions à un haut niveau et la mobilisation des personnels ; en particulier, dans la non transmission de maquettes de masters dédiés à la formation des enseignants.

Le SNESUP agit pour contribuer, dans la FSU et au-delà, à fédérer l’unité la plus large pour interpeller les deux ministres et le gouvernement qui campent encore sur des orientations rejetées par le monde de l’éducation.

Paris, le 13 mars 2009 La Commission Administrative Nationale du SNESUP


IUT : POURSUIVRE L'ACTION

La Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche vient de publier un communiqué annonçant une traduction de la « charte » en circulaire et la mise en place de Contrats d’Objectifs et de Moyens locaux qui régiraient les relations entre université et IUT dans le cadre de la loi LRU, que le SNESUP condamne.

Cette situation n’est pas sans rappeler la situation des IUP. En décembre 2003, c’est une lettre du Directeur Général de l’Enseignement Supérieur, qui avait assuré que les IUP seraient pérennisés. On sait depuis combien d’IUP sont restés … alors qu’ils avaient un rôle de nature comparable et complémentaire aux IUT pour amener des étudiants à un niveau de cadre supérieur.

Ce dont les IUT ont besoin, c’est d’un cadre réglementaire pérenne (décret ou arrêté) qui garantisse l’affectation en propre des moyens et des emplois. Celle-ci doit faire l’objet d’un article explicite.

Les annonces de la ministre ne garantissent pas que des moyens permettant de mettre en œuvre les programmes pédagogiques nationaux et de garantir la valeur nationale du DUT seront affectés aux IUT. Quand on sait que le système SYMPA de répartition des moyens sous-estime pour tous les établissements les dotations de fonctionnement, on ne peut que craindre sur le financement des IUT pour les années à venir.

Pour les personnels des IUT, comme pour ceux des autres secteurs, le compte n’y est pas ! Pour faire entendre leurs revendications spécifiques ils ont lancé le mot d’ordre « Le 10 mars, les IUT s’arrêtent ! ». Le SNESUP appelle les collègues des IUT à continuer à exprimer leurs revendications, en convergence avec celles de l’ensemble de la communauté universitaire, notamment lors de la journée nationale interprofessionnelle de grève et de manifestations du 19 mars.

Paris le 13 mars 2009.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 14 Mar 2009, 14:00

Finde la gratuité de l'enseignement supérieur ?
Par Jean-Didier Zanos (université de Rouen)

http://www.assemblee-nationale.fr/13/pd ... on1391.pdf

Dans l'exposé des motifs d'une proposition de loi, plus de 90 députés UMP mettent en cause le principe de gratuité de l'enseignement supérieur public en France et prônent la mise en place d'un système payant calqué sur le modèle libéral anglo-saxon.
Pour que les universités et les grandes écoles publiques françaises puissent devenir payantes, il faut au préalable mettre en place un système permettant réellement aux étudiants de s'endetter massivement.

Telle est la philosophie des 92 députés UMP signataires de laproposition de loi déposée le 21 janvier 2009 (et rendue publique le 20 février) "/relative à la création du prêt étudiant garanti par l'Etat et à remboursement différé et conditionnel/".

Accordés par les banques, les prêts seraient garantis par l'Etat. Leur remboursement débuterait à l'entrée de la vie active et pourrait être modulé en fonction du niveau de rémunération atteint par l'emprunteur au cours de sa vie professionnelle.

Selon l'exposé des motifs : "Le système universitaire français est actuellement fondé sur la gratuité de l'enseignement supérieur et le versement d'allocations de bourse en faveur des étudiants issus de milieux modestes. Force est toutefois de constater que ce sont les
enfants issus de milieux favorisés qui profitent du système public d'enseignement supérieur financé par la collectivité".

Dans un raisonnement spécieux, les députés font le lien entre
gratuité et inégalité. Cette affirmation, pour le moins péremptoire, vise à accréditer l'idée que la gratuité de l'enseignement supérieur est injuste et immorale et à saper ainsi la légitimité du modèle républicain.

Toujours dans l'exposé des motifs, les députés du parti majoritaire n'hésitent pas ensuite à se prévaloir de leur propre turpitude, en rappelant à dessein la faiblesse des aides et surtout la baisse des dépenses de l'Etat par étudiant, pour mieux prétendre en déduire la nécessité d'un financement complémentaire par ces mêmes étudiants, autrement dit la nécessité d'un système payant : " La situation est aujourd'hui devenue préoccupante en France : notre pays dépense deux fois moins en aides pour les étudiants que l'Allemagne et la Belgique et huit fois moins que le Danemark ou la Norvège. Par ailleurs, *la dépense par étudiant est passée de 5 414 euros en 2001 à 5 268 euros en 2005, ce qui prouve la nécessité de prévoir des formes complémentaires de financement de l?enseignement supérieur."

S'inspirant "d'un dispositif existant en Australie depuis 1988, en Nouvelle-Zélande depuis 1992 et au Royaume-Uni depuis 2004", cette perspective d'un système payant avec prêts à remboursement conditionnel sur le modèle anglo-saxon, dessinée par les 92 députés de l'UMP, est d'autant plus grave qu'elle émane d'une partie de la représentation nationale. Elle est totalement inacceptable et doit être dès à présent combattue. Il convient d'en informer les citoyens et en particulier les étudiants.

De lecture très rapide, la proposition de loi, avec l'exposé des motifs :
www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/propo ... on1391.pdf

Quelques compléments:

Dans l'exposé des motifs, tous les éléments pseudo-techniques avancés par les députés sur les aides ou la dépense par étudiant sont tirés, en une manière de "copier-coller", d'une seule et même étude publiée en octobre 2008 par l'Edhec (Ecole de commerce payante située à Lille). Cette étude de l'Edhec (1) milite ouvertement pour un système universitaire payant, avec prêt à remboursement conditionnel, tout en rappelant que cette dernière idée a été formulée il y a 50 ans par Friedman. Décédé en 2006, Milton Friedman est l'ancien chef de file de l'Ecole dite de Chicago qui regroupe la frange la plus extrémiste des économistes ultra-libéraux.
L'exposé des motifs précise : "La présente proposition de loi s'inspire d'un dispositif existant en Australie depuis 1988, en Nouvelle-Zélande depuis 1992 et au Royaume-Uni depuis 2004". On notera que ces trois pays anglo-saxons ont mis parallèlement en place un système payant pour leur enseignement supérieur public. Du reste, si l'on s'en réfère précisément à l'étude de l'Edhec plébiscitée par les 92 députés UMP: " le système mis en place en 1989 [en Australie] en remplacement d'un système de gratuité (...) demandait [aux étudiants] une même contribution d'environ 25% du coût moyen d'une année d'enseignement" (p. 27); "En 2008, les contributions annuelles supportées par l'étudiant [australien] selon les domaines d'enseignement varient de 4000 à 8500 AUS$" (p. 28).

Selon la conception libérale anglo-saxonne, les études supérieures doivent être considérées avant tout comme un investissement financier individuel, qui, comme tout autre investissement, doit se voir financer soit par un apport individuel ou familial, soit par l'emprunt. D'où la nécessité d'un système permettant un endettement à très large échelle.

Cette opposition entre, d'un côté, le modèle français et
républicain, et, de l'autre, le modèle libéral et anglo-saxon, est probablement l'une des clefs qui permet de rendre compte de l'ampleur de la mobilisation actuelle dans les universités en France. Nombreux sont ceux qui perçoivent, quelquefois confusément, le plus souvent clairement, que les réformes actuelles - "mastérisation", statut des E-C, contrat doctoral et autres "LRU" - tendent à nous rabattre sur le modèle anglo-saxon, modèle qui trouve certes de très nombreux adversaires à gauche, mais aussi à droite.

(1) : http://professoral.edhec.com/jsp/fiche_document.jsp
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede AnarchiVe » 15 Mar 2009, 15:32

salut à tous

content de voir que le mouvement se poursuit un peut partout !

alors, petit compte rendu de ce qui c'est passé sur Strasbourg depuis mon dernier passage ici [n'ayant pas le net chez moi, je me débrouille comme je peux]

La semaine du 02 au 08 mars, la moitié du campus étant en vacance, dont la partie occupée, nous avons été viré des bâtiments occupés [fermeture administrative...], et nous nous sommes installé, sans blocage, dans le bâtiment de la présidence, ce qui nous a permis de prendre une semaine un petit peu plus calme, et de faire de l'info à des gens peu concernés jusque là [assez bizarrement, les composantes chimie/maths/physique ...].

Semaine du 09 au 15 Mars, rentrée pour la moitié du campus, nous avons regagné "notre" bâtiment, occupation dure dés le lundi, puis, AG de mardi, vote de l'occupation et blocage au moins jusqu'au 19 mars.
Mercredi 11 mars, grosse manifestation étudiante, plus de 4500 personnes partant de la place rouge, suivant le tracé officiel de la manif pendant une heure, puis, création d'un cortège sauvage rassemblant plus de 1000 personnes [grand succès et grande première ici].
Nous nous sommes alors déplacé vers la gare en vue de la bloquer, ainsi que tout le trafic due au TGV est [direction Paris, Allemagne... gros trafic].
Arrivé à 100 mètres de la gare, à l'entrée de la place de la gare, un bataillon de gendarmes mobiles se met en place.
De notre coté: rangs serrés, en chaine, batoukada tonnante, équipés, organisés, nous avons réussi à forcer en 10 secondes les lignes de boucliers, provoquant une pluie de lacrymo [une 20aine de bombes et grenades] dans une rue hyper fréquentée et très étroite [6 grenades lancées par 2 fusils, le reste balancé par des flics en civil le long de la rue... 500 mètre à parcourir dans un nuage de lacrymogène ne permettant d'y voir à plus de 2 mètres.]
Replis du cortège, qui ne c'est pas dissout pour autant...
Après 15 minutes de récupération, le cortège se reforme, à peu près 500 personnes entreprennent un compte à rebours, puis courent le long de la rue, prenant de vitesse les crs, pour arriver devant la gare où nous attendaient 3 fois plus de crs, au final...
Là, occupation en musique de la place de la gare pendant une petite demi heure, bloquant toute la circulation, sans altercation [sauf jet de journaux sur les crs]
Puis le cortège s'est reformé, à peu près 400 personnes repartent en direction de la sortie de l'A35 [si je ne me trompe pas], en passant par le centre ville et les lignes principales de tram.
Arrivé à la sortie d'autoroute, nous sommes resté 20 minutes, bloquant toute circulation, en profitant pour faire du tractage aux automobilistes bloqués.
Nous sommes ensuite reparti en direction d'un grand centre commercial [Rive Étoile] en vue de l'occuper, quand 3 bataillons de gendarmes mobiles sortent de leurs cars et se mettent à nous courser... là débute un jeu du chat et de la souris, les flics ayant décidé d'embarquer quelques personnes [gendarmes mobiles, fourgons vides et voitures de flics arrivant à toute blinde de tout les cotés...]

Finalement, nous sommes rentrés à la fac et avons tenu notre réunion du comité de lutte quotidienne [d'ailleurs, nous avons été, cette fois, 140 personnes au lieu de 40 en temps normal, nombre record]

Bilan de la manif: durée: 5h, 3 personnes aux urgences [rien de grave, juste des mauvais coups de matraque], 0 arrestation.

Ce fut notre manif la plus active et la plus réussie [pour l'instant], la mobilisation est record à Strasbourg.

Prochain rendez vous le 19 pour la manifestation Interprofessionnelle [venez nombreux !] et le weekend prochain pour la Coord se déroulant à Strasbourg.


Plus d'info ICI ==> http://www.strasbourgenlutte.com/

Petite vidéo de l'affrontement Rue du Mercus ICI ==> http://www.dailymotion.com/strasbourgeo ... o/14507419
AnarchiVe
 

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