L'université en lutte

Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 06 Mar 2009, 19:48

Naïf ? Peut être ! Y a surtout moyen de se faire un max de thunes ;) :!:

Patrick Rozenblatt (sociologue du travail) : "La mobilisation des universitaires reflète un mouvement de désenchantement"

Directeur de l’Institut d’Études du Travail de l’université Lyon 2, Patrick Rozenblatt est aussi professeur de sociologie, spécialisé sur les mouvements de coordination en France depuis 1986. Il analyse pour Educpros la mobilisation actuelle dans les universités.

Comment s'est construite la mobilisation actuelle des enseignants-chercheurs dans les universités ? Quelle est son originalité ?

Le mouvement est parti d’une prise de conscience par les enseignants-chercheurs des inconvénients de la réforme sur l’autonomie, arrivée pendant l’été 2007, et qui n’a pas été discutée. De la même façon, les lois sur le CNRS n’avaient été perçues que très tardivement. La prise de conscience s’est construite quand le processus d’autonomisation s’est mis en place. Le processus pourrait être très inégalitaire si le président pouvait dire qui est le bon chercheur et le mauvais alors qu’en raison des charges d’enseignement, les enseignants-chercheurs ne sont pas aidés à produire de la recherche à l’université. La façade bien peinte de l’autonomie masque beaucoup de contradictions.

Sur ces problèmes généraux, les syndicats n’apportent pas de réponse immédiate. Dans le prolongement des mouvements de 1986, que ce soit dans le public, le privé ou récemment en Guadeloupe, des mouvements plus larges se développent qui prennent des formes unitaires (AG, coordinations) pour créer un espace démocratique. SLR (Sauvons la recherche) a montré l’exemple de ce qui s’est développé ensuite dans SLU (Sauvons l’université). Ce mouvement a dépassé les représentations classiques comme celles des syndicats ou des réseaux entre courants d’idées.

Est-ce un mouvement corporatiste ?

Comme dans les mouvements sociaux en général, le feu prend souvent autour de revendications salariales, comme ici autour des évolutions de carrières. Mais les enseignants-chercheurs partent de leurs conditions de travail au sens large, y compris leurs relations avec les étudiants, pour réagir en disant « on ne pourra plus faire notre métier ».

Lorsque je suis arrivé à l’institut par exemple, je donnais 52 heures de cours à 40 étudiants et j’avais largement le temps de les amener où je voulais, quel que soit leur niveau de départ. Aujourd’hui, sur le même cours, je ne dispense plus que 18 heures mais à 110 étudiants ! C’est un processus où les étudiants sont de plus en plus isolés et trop peu encadrés.

Dans le fait d’autonomiser sans moyens (recours aux fondations, aux acteurs extérieurs de plus en plus) une université de masse, on est potentiellement dans une perte d’autonomie intellectuelle. La régression générale de l’investissement universitaire va produire des universités d’excellence à côté d’autres universités qui remplaceront les IUT.

La mobilisation des enseignants-chercheurs s’est surtout élargie vers les étudiants, et le mouvement n’est pas parti cette fois des chercheurs dans les grands organismes…

Contre la LRU, les syndicats étudiants avaient des revendications très précises, classiques (bourses, emplois…) et avaient des inquiétudes sur l’entrée en master et la valeur des diplômes. Dans notre institut par exemple, on a 20 % d’inscrits en plus en masters et moins de moyens. Notre offre de M2 représente la moitié de ce que les étudiants pourraient nous demander. On n’a pas les moyens en regard de la dynamique de masse. Les étudiants pensent que les diplômes ne seront plus nationaux, qu’il n’y aura d’avenir que pour les plus brillants qui auront un M2. Ils prennent conscience que leur investissement – chez nous entre un tiers et un quart travaillent à côté de leurs études – ne va pas forcément déboucher.

Quant au mouvement de la recherche, il est mort. Le CNRS, qui en était l’élément structurant, est mort. Les chercheurs sont épuisés, désabusés et les plus jeunes ont de grosses inquiétudes quant à leur avenir. Le mouvement des chercheurs [en 2004] est parti des directeurs de labo avec SLR, qui a peu pris en compte les revendications des jeunes souvent hors statut.

Ce mouvement peut-il durer ?

Le mouvement touche tout le monde même si tout le monde ne se mobilise pas de la même façon. L’état d’esprit dépasse les jeunes ou les moins jeunes. Les chargés de cours payés à la pièce travaillent mais sont solidaires. Il n'y a pas de clivage entre maîtres de conférences et professeurs. Des universités très différentes comme Lyon 2 et Lyon 3 se sont même rapprochées pour refuser de remonter les maquettes de master enseignement. Il y a un mouvement de désenchantement qui n’est pas isolé de ce qui se passe en dehors de l’université. On est plus dans une implosion qu’une explosion de l’université. je pense que même s’il y a une pause dans le mouvement, les problèmes de fonds demeureront au-delà du décret statutaire. Et on ne peut exclure une logique de vases communicants du mouvement des enseignants-chercheurs vers celui des étudiants.


Propos recueillis par Fabienne Guimont

27.02.09
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Sulfateuse » 06 Mar 2009, 20:34

Motion votée en AG étudiante à Nanterre jeudi 5 mars.

"Avertissement aux directions syndicales :
Aujourd'hui 5 mars 2009, les étudiants de Nanterre réunis en AG lancent un avertissement à toutes les directions syndicales : si certaines décident de prendre part à des négociations sans y être autorisées par le mouvement étudiant, dont la voix s'exprime par le biais de la coordination nationale, les syndicats concernés se feront la cible de représailles dans leurs sections locales."
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede bajotierra » 07 Mar 2009, 15:25

Concis, simple, bon .
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 08 Mar 2009, 03:28

http://sauvonslesiutetaudela.wordpress.com/2009/03/03/coordination-des-personnels-grand-ouest-3-mars-le-10-mars-les-iut-sarretent

mars 3, 2009...8:08
Coordination des personnels Grand-Ouest (3 Mars) : le 10 Mars, les IUT s’arrêtent.

Ci-dessous la motion votée par la coordination des personnels des iut du Grand-Ouest, réunie ce jour (3 Mars) à Rennes. Merci de la faire circuler dans vos départements respectifs, auprès de vos acd éventuellement, des autres personnes concernées…

Chacun a fait l’état de la mobilisation dans les 9 iut de l’ouest présents. Des actions se mènent partout, avec des intensités et des
rythmes différents. Certains s’essoufflent, d’autres sont en train de renforcer la mobilisation. Les calculs sympa sont partout catastrophiques. L’articulation avec le mouvement des universités est variable, mais doit être poursuivie ou renforcée pour la plupart.

Le constat est que le ministère n’a pas entendu nos revendications, que l’adiut ne reconnaît pas la légitimité du mouvement des personnels et qu’il faut se mobiliser de façon plus forte pour être entendus. Une action de grève illimitée de l’ensemble des iut du grand ouest, à partir du mardi 10 mars est proposée, et transmise aux autres iut (en retour de vacances).
La coordination étudiante qui s’est tenue en parallèle et nous a rejoints pour la définition des actions s’y associera. Ils prévoient de s’inscrire dans les mouvements universitaires plus généraux en se démarquant par des gilets jaunes et des masques, tout en organisant des actions plus voyantes (blocages de routes…).

Synthèse des calculs SYMPA pour le Grand-Ouest :
RENNES : le calcul SYMPA prévoit une baisse de 25% et une perte de 5 postes IATOS et 4 postes enseignants (sur 210 personnels au total).
LA ROCHE SUR YON : le calcul SYMPA prévoit une baisse du budget de 44%, une baisse de postes enseignants de 25% et de postes IATOS de 6%.
VANNES : le calcul SYMPA prévoit une baisse du budget de 41%, un excédent de 3 postes IATOS et 5 postes enseignants.
SAINT MALO : le calcul SYMPA n?a pas été fait.
BREST : le calcul SYMPA n?a pas été fait.
QUIMPER : le calcul SYMPA n?a pas été fait.
LANNION : le calcul SYMPA prévoit une baisse du budget de 36%, une baisse de postes enseignants de 25% et de postes IATOS de 27%.
LE MANS : le calcul SYMPA prévoit une baisse de postes enseignants de 36% et de postes IATOS de 16%. La DGF passerait de 900 000 euros à 840 000 euros soit une baisse de « seulement » 7% mais cette baisse semble inclure les compensations financières reçues pour les pertes de postes.
NANTES : le calcul SYMPA prévoit une baisse du budget de 37%, et une perte de 6 postes IATOS sur 60 et 15 postes enseignants sur 130.

POSITION de la Coordination des personnels Grand-Ouest :

La coordination des personnels (enseignants et IATOS) des IUT du GRAND OUEST réunie ce jour constate que les négociations entre l’ADIUT, l’UNPIUT, la DGES et la CPU ne répondent toujours pas aux attentes exprimées depuis décembre 2008.
Le devenir des IUT et du DUT ne peut dépendre de chartes qui ne sont pas contraignantes et/ou de négociations contractuelles.
Nous exigeons :
⇒ que l’ADIUT écoute et relaye enfin nos revendications,
⇒ que le Ministère prenne en compte ces revendications.
Nous continuons à exiger :
⇒ Le maintien d’un fléchage national des moyens financiers et humains pour les IUT : ce fléchage doit être garanti par un texte réglementaire ou législatif.
⇒ Le maintien de la définition nationale des programmes (PPN), des modalités pédagogiques et des instances nationales (CCN, CPN…) garantissant un diplôme national.
⇒ Des moyens financiers et humains (postes de titulaires Enseignants et IATOS) à la hauteur de la mission spécifique des IUT en terme de formations universitaires, technologiques et professionnelles.
⇒ La garantie de l’affectation aux IUT de leurs ressources (DGF, droits d’inscriptions, taxe d’apprentissage, formation continue…) et la maîtrise de leurs dépenses (fonctionnement, investissement, emplois…). A ce titre le système SYMPA met en péril les IUT qui font leurs preuves depuis plus de 40 ans.

Nous nous inscrivons dans le mouvement des universités refusant la destruction du service public de l’enseignement et de la recherche.
Si le ministère ne satisfait pas toutes ces revendications, la coordination des personnels mobilisés des IUT du Grand Ouest :
• Appelle au durcissement du mouvement
• Appelle à la grève illimitée avec blocage de tous les IUT du Grand Ouest à partir du 10 mars 2009
• Appelle tous les IUT de France à rejoindre le mouvement : « Le 10 mars, les IUT s’arrêtent. »


Motions adoptées par la Coordination nationale FDE (Formation des enseignants)


Motion 1

La coordination nationale FDE observe qu’au 7 mars, à quatre mois de la fin de l’année universitaire, les étudiants qui veulent devenir enseignants et se former à ce métier n’ont aucune visibilité sur les possibilités de formation et de préparer les concours.
Elle demande l’annonce rapide par le gouvernement du maintien des concours dans leur configuration actuelle pour l’année 2010.
Elle demande aux présidents d’universités et aux directeurs d’IUFM d’ouvrir immédiatement les inscriptions prévisionnelles pour les PE1, PLC1, PLP1 et CPE1 et de mettre en place dès maintenant les formations correspondantes selon les plans de formation existants.
Elle invite les collectifs d’enseignants et d’étudiants des IUFM et des universités à organiser une campagne de préinscriptions dans les prochains jours.

Motion 2 de la coordination nationale de la formation des enseignants – 7 mars 2009

Au lendemain de la 5è réunion de la coordination des universités, la coordination FDE s’inscrit en totale convergence avec la CNU. En ce sens, elle partage pleinement ses revendications concernant la formation et le recrutement des enseignants mais aussi le statut des enseignants chercheurs, l’emploi et la réforme du système d’allocations des moyens à l’université, la défense des organismes de recherche.
Face aux tentatives de division du gouvernement, la CNFDE se félicite de ces convergences, exige des réponses du gouvernement sur l’ensemble de ces revendications et appelle à poursuivre la mobilisation dans cet objectif.
Concernant la « réforme du recrutement et de la formation des enseignants », la coordination rappelle les dangers qu’elle fait courir au service public d’éducation :
- Une dégradation de la formation disciplinaire et professionnelle
- Un affaiblissement de la formation continue
- La suppression de la formation en alternance rémunérée, sous statut de fonctionnaire stagiaire
- Une atteinte à la démocratisation du métier d’enseignant en l’absence d’aides et de pré-recrutements
- Le renforcement du recrutement d’enseignants hors concours et /ou précaires qui remet en cause à terme le statut de la fonction publique d’Etat.
Elle dénonce la baisse de postes au concours qui décuple ces attaques. Elle dénonce le désengagement de l’Etat de sa mission de service public.
En conséquence, elle exige :
- le retrait immédiat de la réforme,
- le maintien des concours dans leur forme actuelle en 2010,
- le maintien des préparations aux concours,
- le maintien des IUFM, en tant qu’école professionnelle et de leur potentiel de formation et de recherche,
- Un cadrage national des concours de recrutement du 1er degré et le caractère national des concours de recrutement du second degré et de la formation. La réussite aux concours de recrutement doit être associée à l’obtention d’un poste de fonctionnaire d’Etat.
- des postes aux concours, de la maternelle à l’université, à la hauteur des besoins, par un plan pluriannuel de recrutement
- Un plan pluriannuel de résorption de la précarité associé à un échéancier précis

Elle refuse toute mesure transitoire qui ne vise qu’à entériner la réforme de manière déguisée et appelle à la mobilisation générale jusqu’à satisfaction de ces revendications. Le gouvernement est affaibli par la mobilisation des universités et des IUFM, nous pouvons gagner !
Elle appelle à des Etats généraux de la formation des enseignants pour une réforme pour une formation de qualité.

Motion 3 « Ensemble dans l’action pour gagner ! »

La coordination nationale sur la formation des enseignants constate que la mobilisation continue contre la « réforme des concours et de la formation des enseignants ». Les journées de grève et les grèves reconductibles, les actions en direction des écoles, des lycées, de la population sont diverses, inventives, dynamiques et se déroulent maintenant dans de nombreuses villes. Ces actions ont pour objectif le retrait de la réforme et l’ambition de faire connaître très largement nos revendications. Elle ont permis de commencer à déstabiliser les ministères concernés.
La coordination appelle l’ensemble des enseignants, des étudiants, des personnels à poursuivre les actions :
d’information et de réflexion
- Continuer à informer au sein des IUFM et des universités, par des analyses, des tracts, blogs…
- En direction des collègues des écoles, des collèges et des lycées : mettre en place des distributions de tracts, des réunions d’information dans les lycées et les circonscriptions.
- En direction des parents d’élèves et de la population : expliquer nos revendications par des tracts, des explicatifs, des actions visibles sur les lieux publics et aux portes des établissements.
- Développer l’information en direction des médias et des élus : communiqués et conférences de presse, invitation de la presse aux actions organisées ; apparition auprès des mairies et des élus ; contacter les parlementaires…
- Organiser des journées banalisées et journées portes ouvertes pour réfléchir à l’avenir de la formation. Ces actions déboucheront sur des assises de la formation.
pour constituer un rapport de force
- Bloquer la remontée des maquettes de master par des motions aux conseils, le blocage des conseils d’universités, ou au niveau des rectorats et de l’AERES.
- Développer la grève des formateurs, des personnels, des étudiants et des stagiaires.
- Pour construire la mobilisation et la grève, nous appelons aux journées de mobilisation suivantes :
- La journée d’action en direction des rectorats le 10 mars.
- Dans le cadre de la journée d’action du 11 mars « de la maternelle à l’université », la coordination FDE appelle à la grève et à la participation massive aux manifestations..
- La journée de grève interprofessionnelle le 19 mars.

La coordination FDE participera à la prochaine coordination nationale des universités le 16 mars.

Communiqué de presse de la 2e Coordination sur la Formation des Enseignants.
Pour sortir de la crise : retrait immédiat du projet Sarkozy-Darcos-Pécresse

La deuxième Coordination sur la Formation des Enseignants s’est réunie ce 7 mars 2009 en Sorbonne. Elle réunissait des formateurs venus de la plupart des universités françaises, dans l’intégralité de leurs composantes (IUFM, départements, UFR) et des étudiants, avec la participation du SNESUP, du SNEP, du SNUipp et de l’UNSA-éducation. Elle a reçu le soutien de la fédération de parents d’élèves FCPE représentée par son président.

Elle se déclare solidaire de la Coordination Nationale des Universités, dont elle soutient par un vote unanime la motion intitulée « Non à la casse du service public d’enseignement de la maternelle à l’université ». Elle dénonce l’obstination du gouvernement à ne pas entendre l’ensemble des revendications portées par tous les acteurs de la communauté universitaire, au-delà de la question du statut des enseignants-chercheurs : retrait du contrat doctoral unique, refus de la précarisation systématique des emplois, exigence d’un plan pluri-annuel de recrutement, refus du démantèlement des organismes publics de recherche, et bien entendu retrait de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Sur ce dernier point, il va de soi que la communauté universitaire dans son immense majorité est favorable à la reconnaissance de la qualification des enseignants à Bac + 5.

Une fois acté le retrait du projet Sarkozy-Darcos-Pécresse et obtenue la satisfaction de l’ensemble des revendications de la communauté universitaire, il sera nécessaire d’ouvrir des discussions approfondies pour envisager une réforme digne de ce nom aboutissant à une amélioration de la formation des enseignants.

Le gouvernement s’obstine à refuser de retirer son projet, retrait pourtant reconnu par tous comme la clé d’une sortie de crise. Cette attitude est irresponsable et tous les discours qui, ces derniers jours envisagent des « solutions » transitoires, sont inacceptables et relèvent de leurres qui ne sauraient tromper personne.

La coordination FDE exige le maintien des concours dans leur configuration actuelle pour l’année 2010 et demande aux présidents d’universités et aux directeurs d’IUFM l’ouverture immédiate des inscriptions pour l’année 2009-2010 pour les PE1, PLC1, PLP1 et CPE1 selon les plans de formations et les épreuves des concours actuellement en vigueur.

Elle appelle à participer aux journées de mobilisation suivantes :
- La journée d’action en direction des rectorats le 10 mars.
- Dans le cadre de la journée d’action du 11 mars « de la maternelle à l’université », la coordination FDE appelle à la grève et à la participation massive aux manifestations.
- La journée de grève interprofessionnelle le 19 mars.
Nico37
 
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Vilaine bureaucrate » 08 Mar 2009, 16:00

Nico37 a écrit:
Communiqué Sud étudiant.

A la Sorbonne et ailleurs: action contre l'offensive policière gouvernementale !

Plusieurs centaines d'étudiant-e-s occupent la Sorbonne depuis cet après-midi, et plusieurs centaines de personnes sont en manifestation de soutien place de la Sorbonne. L'Etat a une nouvelle fois fait le choix de répondre par la militarisation des rues alentours, en plaçant plusieurs centaines de policiers. A l'heure actuelle, les occupant-e-s légitimes de l'Université sont ceux et celles qui y travaillent et étudient chaque jour, et non les forces répressives: nous nous opposons à la présence policière sur nos campus!

La semaine passée déjà en province, à Rennes notamment, la police s'était fait remarquer par sa volonté affirmée de « casser du gréviste », frappant à terre certain-e-s manifestant-e-s (plusieurs ont été transportés à l'hôpital). Hier à Paris, alors qu'une petite centaine d'étudiant-e-s sortaient d'une assemblée générale, ils/elles ont eut la désagréable surprise de se faire encercler par une dizaine de fourgons de police pendant plusieurs dizaines de minutes. Aujourd'hui, c'est donc autour de la Sorbonne que nous constatons une nouvelle fois un déploiement grotesque de centaines de polciers.

Le gouvernement transforme donc désormais, sans s'en cacher, la police en bras armée de sa politique. Sarkozy et Fillon, par ces mesures, n'ont plus honte de clamer haut et fort que la police (et l'armée) est leur seule réponse au mouvement social en cours dans les universités.

Face à cela, les étudiant-e-s restent massivement mobilisé-e-s comme le prouvent les assemblées générales depuis le début de la semaines, et les personnels rejettent en bloc les fausses « avancées » proposées par Pécresse. Progressivement, la question de la grève se pose dans l'ensemble du secteur éducatif, et la convergence avec la grève du 19 mars est souhaitable pour tout-e-s.

Dans le même temps, nous n'entendons pas nous résigner face aux dérives policières du gouvernement, et nous multiplierons les actions. Ainsi, si la Sorbonne est occupée depuis cet après-midi, c'est aussi le cas du campus Panthéon-Centre depuis quelques minutes. Et ni les étudiant-e-s ni les personnels n'entendent baisser l'intensité de la mobilisation dans les jours à venir et notamment lors de la journée d'action de demain (jeudi 5), bien au contraire!


COMMUNIQUE DE PRESSE FERC-CGT

Journée interprofessionnelle du 19 mars 2009

D’ici là, faire converger les luttes dans l’éducation, le supérieur et la recherche

La mobilisation des personnels, des lycéens, étudiants et parents, la perpective de la journée d’action unitaire du 29 janvier dernier ont permis hier le report de la réforme du lycée.

Aujourd’hui, c’est au tour du ministère de l’enseignement supérieur d’opérer de premiers replis – réécriture du statut des enseignants chercheurs, gel des suppression d’emplois pour 2010 et 2011 – face à la mobilisation sans précédent des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Si “le bras des casseurs” semble suspendu pour le moment, ce sont bien d’autres choix politiques qu’il nous faut imposer à ce gouvernement.

La Ferc-Cgt appelle les salariés de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche à soutenir la journée d’action du 5 mars dans l’enseignement supérieur et la recherche.

Elle les appelle à participer massivement aux manifestations, partout en France, le 11 mars prochain pour :
* L’abrogation de la LRU et du Pacte de la Recherche
* L’Arrêt du démantèlement des EPST et la suppression des Agences gouvernementales AERES et ANR.
* La mise en place d’un plan pluriannuel de création de postes de titulaires tant dans l’enseignement scolaire que le supérieur et la recherche, et la résorption des emplois de non titulaires par un plan d’intégration
* Le respect et la défense des statuts existants
* A tout le moins un moratoire d’une année de la masterisation des concours
* L’arrêt des rémunérations à la tête du client au profit de traitements indiciaires permettant de vivre dignement et reconnaissant les qualifications pour toutes les catégories

Pour la Ferc-Cgt, ces journées de mobilisations et de manifestations doivent ;contribuer à la construction et à la réussite de la journée de grève interprofessionnelle du 19 mars prochain pour laquelle elle appelle l’ensemble de ses syndiqués, des salariés de ses champs d’intervention à
être massivement, et dans l’unité, dans l’action.

Montreuil, le 4 mars 2009

Contact Presse Ivan BAQUER TEL. 01 48 18 82 44 - FERC CGT 263 rue de Paris (Case 544) 93515 MONTREUIL CEDEX



Le sorbonne pour le deuxieme fois, ainsi que le paris I et Paris II (un seul batiment) : le panthéon.. a qq centaines de metre de la Sorbonne a coté du Panthéon et de la mairie du 4eme.. Deux batiments, des choix tactiques bien faits, choix d'un amphi a fenetre pour rappatrier les exclus de la sorbonne, une porte ouverte en cas de gazage, des barricades a l'interieur un peu faible alors qu'a la fin y'avait en faite du matériel.. une occupation un peu courte..

Jeudi 5, la gare Montparnasse est bloquée. (les usagers venant de Rennes ont expliqué que c'était pareil a l'allé..). La gare était sur le parcrours de la manif' aucune possibilité d'acces.. panier a salade, camion de flics.. ect.. donc passage par le métro :mrgreen: .
Un autre groupe est descendu a St Michel (métro pres de la Sorbonne) et a été suivi par autant de RI et flics en civils.. jusqu'a la sortie du métro..

Vendredi, la sorbonne était occupée pour la troisième fois, mais pour la premiere fois, par des profs et des étudiants. (pas d'info)
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 08 Mar 2009, 21:54

Communiqués et motions de la 5e Coordination nationale des Universités, 6 mars 2009

Communiqué du soir

Vendredi 6 mars 2009, 19h45 La Coordination Nationale des Universités dénonce une nouvelle provocation du Ministère.

Comme vendredi dernier à la même heure, Valérie Pécresse fait croire à une avancée significative des pseudo-négociations engagées avec trois syndicats minoritaires. La Coordination Nationale des Universités, réunie aujourd'hui à Créteil en présence de 500 délégués mandatés par toutes les universités et organismes de recherche de France, dénonce catégoriquement cette supercherie. La réécriture du décret, annoncée ce soir sur le site du Ministère, est inacceptable dans la mesure où elle maintient les orientations du premier texte contesté. Elle ne satisfait aucune de nos revendications. La Coordination Nationale des Universités appelle à une amplification du mouvement en lien avec les étudiants et l'ensemble de la communauté d'éducation et de recherche, de la maternelle à l'université.
Aujourd'hui, l'Université n'était pas au Ministère. Elle était à Créteil.

Notre réponse : tous dans la rue le 11 mars !

Communiqué du matin

Au lendemain d'une nouvelle journée de mobilisation exceptionnelle qui a rassemblé partout en France 50 000 personnes dans les rues, la
Coordination Nationale des Universités réunie ce jour à l'Université Paris 12 dénonce les man¦uvres dilatoires du gouvernement et ses stratégies de division qui consistent à négocier de façon sélective en ignorant les principaux acteurs et les principaux motifs de la mobilisation en cours.

Prenant acte de profondes divergences entre les positions défendues par la Conférence des Présidents d'Université et celles de la communauté universitaire, la Coordination Nationale des Universités affirme le caractère non représentatif et non légitime de la CPU qui n'a pas vocation à négocier avec le gouvernement.

La Coordination Nationale des Universités constate que les réponses apportées par le gouvernement sont scandaleusement insuffisantes :
- rien n'a été obtenu sur la masterisation et la réforme des concours de recrutement des enseignants
- aucun plan pluriannuel de création d'emplois statutaires ni de titularisation des personnels précaires n'a été envisagé pour lesdifférentes catégories de personnels (BIATOSS, ITA, enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs)
- aucune prise en compte des revendications des étudiants n'a été constatée
- il n'a pas été question du contrat doctoral qui consacre la précarisation des jeunes chercheurs
- sur la question du décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs, des effets d'annonce sans consistance réelle ont été présentés comme des avancées
- le démantèlement des organismes publics de recherche s'accélère

En conséquence, la Coordination Nationale des Universités maintient le mot d'ordre de grève reconductible, totale et illimitée lancé le 22 janvier : « L'Université et la Recherche s'arrêtent ». Elle exige plus que jamais l'abrogation de la loi LRU et du « Pacte pour la Recherche ». Elle réitère son appel à l'extension du mouvement de « la maternelle à l'Université ».
Elle appelle aux manifestations unitaires du mercredi 11 mars et au succès de la Coordination Nationale des Laboratoires le 12 mars.

Motion n° 1 : Non à la casse du service public d'enseignement de la maternelle à l'université

La Coordination Nationale des Universités constate que les revendications fondamentales concernant la formation et le recrutement des enseignants des premier et second degrés restent systématiquement ignorées par le gouvernement. Or, ce projet de réforme dite de la « masterisation » porte atteinte aux fondements de la démocratie et aux principes de l'école laïque de la République accessible à tous.

La Coordination Nationale des Universités dénonce le processus de révision générale des politiques publiques qui porte atteinte à tout le service public d'éducation de la maternelle à l'université.

Elle refuse la transformation du corps enseignant en un vivier de contractuels précaires, l'institutionnalisation de la vacation,
l'affaiblissement du contenu disciplinaire et professionnel dans la formation des enseignants, la suppression de l'année de stage rémunérée
qui garantit aux fonctionnaires stagiaires une formation au sein des IUFM, en alternance avec au maximum un tiers temps devant les élèves. Elle condamne aussi les discriminations sociales et territoriales qui en résultent.

Par conséquent, elle appelle plus que jamais à la convergence des luttes de la maternelle à l'Université pour la défense du service public
d'enseignement.

Elle exige le retrait pur et simple et sans condition de ce projet de réforme néfaste comme l'un des préalables indispensables à l'ouverture de toute négociation. Une telle négociation ne pourra être envisagée que sur la base du maintien d'une stricte corrélation entre réussite au concours et formation aux métiers d'enseignant, seul moyen de garantir que la masterisation ne soit pas l'occasion de liquider la fonction publique d'enseignement. La CNU, tout en soutenant l'exigence de la reconnaissance du niveau de qualification des enseignants des premier et second degrés à Bac + 5, s'élève contre le projet de masterisation tel qu'il est envisagé actuellement par le gouvernement. Elle dénonce toute mise en place d'un dispositif transitoire pour les concours et exige le maintien de la forme actuelle des concours et de leur cadre national.

La Coordination Nationale des Universités exige que le principe du monopole de l'Université dans la collation des grades et des diplômes
universitaires soit rétabli.

Elle demande solennellement aux CA des universités qui ont voté la non-remontée des maquettes de ne pas se dédire et donc de ne faire
remonter aucune maquette.

Motion n° 2 : Effets néfastes de la LRU et du « Pacte pour la Recherche » révélés par leurs décrets d'application

La Coordination Nationale des Universités s'indigne de ne pas voir ses revendications prises en compte par le gouvernement, alors qu'au même moment des primes indécentes sont proposées aux Présidents d'Université dans l'espoir d'obtenir leur collaboration.

Prenant connaissance de l'annonce d'une réécriture intégrale du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs, la Coordination considère que les principes directeurs affichés par la ministre et les dispositions annoncées maintiennent l'esprit du premier texte contesté. Elle exige le retrait de ce projet, l'abrogation de la loi LRU et du pacte pour la recherche.

Elle exige :
-la révision complète du mode d'allocation des moyens (modèle dit SYMPA), et un financement à la hauteur des besoins du service public
d'enseignement supérieur et de recherche ;
- le retrait du projet de restructuration de l'administration centrale du MEN-MESR, ainsi que celui du projet de pôle de contractualisation ;
un plan pluriannuel de création d'emplois statutaires de la fonction publique d'Etat pour toutes les catégories de personnels, comprenant la
titularisation des actuels personnels précaires et contractuels, et excluant la mise à disposition massive des professeurs agrégés du second
degré ;
- l'alignement du taux d'encadrement des premiers cycles universitaires sur celui des autres composantes de l'enseignement supérieur (CPGE, etc.) ;
- la restitution de tous les emplois supprimés au budget 2009 et l'annulation de toutes les suppressions prévues aux budgets 2010/2011 ;
la dissolution de l'AERES et de l'ANR ;
- une réflexion collective sur le rôle et la composition du CNU ;
- la revalorisation des carrières et l'intégration des primes dans les salaires pour tous les personnels ;
- le maintien et la restitution de tous les postes des personnels BIATOSS et ITA (en postes et non en budget, notamment lors des départs à la retraite), la reconnaissance pour ces personnels de leurs qualifications et l'abandon de l'évaluation individuelle basée sur la performance et le résultat, ainsi que le passage de 10 à 12 mois des CDD de niveau B et C, comme mesure transitoire à la titularisation ;
- la fin du processus d'externalisation des tâches administratives et techniques qui menace les personnels BIATOSS et ITA ;
- la revalorisation du point d'indice et l'intégration de l' « accord Bino» stipulant que les personnels titulaires et contractuels gagnant moins
de 1400 euros brut toucheront jusqu'à 200 euros de plus par mois ;
- le réinvestissement de l'État dans les aides sociales accordées aux étudiants avec indexation sur l'inflation (abandon du rapport Lambert qui vise à la privatisation des CROUS) ;
- le retrait du plan Campus ;
- le maintien de la définition nationale des diplômes des IUT ;
- le retrait des réformes qui visent à la suppression de la filière « bibliothèques ».

La Coordination Nationale des Universités refuse :

- la casse des emplois publics programmée par la RGPP ;
- les atteintes faites aux différents organismes de recherche et en particulier le démantèlement du CNRS en instituts et sa transformation en agence de moyens. La Coordination s'associe à la motion votée le 12 février par l'AG des personnels du CNRS ;
- la suppression de plusieurs centaines de postes au CNRS et la création de chaires mixtes universités/organismes ;
- la désassociation massive des unités mixtes de recherche (UMR) CNRS / universités
- le processus de délabélisation des équipes de recherche piloté par le ministère ;
- la tendance actuelle à imposer de manière contraignante un cadre
collectif à la recherche qui doit aussi pouvoir rester une démarche individuelle, incluant la liberté de choisir son laboratoire de
rattachement ;
- la concentration des pouvoirs dans les mains des présidents d'universités au détriment des instances collégiales ;
l'évaluation-sanction ;
- la modulation des services, conduisant à un accroissement des charges de services des enseignants-chercheurs. Le service statutaire doit être défini exclusivement par référence à un volume maximal de 128 heures de ,cours (192 heures équivalent TD).

Motion 3 Contre la marchandisation des savoirs à l'échelle de l'Europe, et pour une autre politique européenne de l'enseignement et de la recherche

La coordination nationale des universités considère que la politique européenne actuelle conduit à la privatisation et à la marchandisation des savoirs, sous prétexte de promouvoir une « économie de la connaissance ».
L'esprit des processus de Bologne et de Lisbonne compte pour beaucoup dans le démantèlement du service public d'enseignement et de recherche à l'échelle de l'Europe. Partout, en France, en Grèce, en Italie, en Espagne et ailleurs, c'est une même logique - utilitariste et marchande - qui est mise en oeuvre selon des dispositifs d'évaluation et de classement fondés sur des critères de rentabilité conformes au modèle de l'entreprise privée.

Nous condamnons la stratégie de Lisbonne, aggravée au niveau français par la loi LRU, appelons à une autre politique européenne de l'enseignement supérieur et de la recherche.

La Coordination appelle à participer à la mobilisation européenne contre cette politique, du 18 au 20 mars 2009, à l'occasion du sommet européen portant sur la mise en ¦uvre de la stratégie de Lisbonne.

Motion n°4 sur le Contrat Doctoral Unique

La coordination nationale universitaire demande le retrait du projet de décret relatif au contrat doctoral unique qui :
- aggrave la précarisation de la condition doctorante (période d'essai, possibilité de licenciement du doctorant chaque année.) ;
- multiplie les tâches imposées au doctorant, ce qui nuit au travail de recherche doctorale ;
- renforce la subordination du doctorant à l'égard des directeurs de thèse et d'école doctorale.

Nous exigeons que le statut doctorant garantisse prioritairement la formation à la recherche et à l'enseignement, l'identité étudiante et la
reconnaissance du travail de recherche.

Calendrier

10 mars : journée d'actions diverses ; blocage des rectorats et des inspections académiques, distribution de tracts dans des lieux publics, actions « coup de poing ».
11 mars : journée nationale de manifestations « de la maternelle à l'université »
12 mars : appel à soutenir et à participer à la coordination nationale des laboratoires
14 mars : appel à soutenir la réunion des directeurs d'unité
14 mars : Coordination parents-enseignants à Montpellier
16 mars : prochaine Coordination nationale des Universités à l'Université de Bourgogne (pôle de Dijon)
17 mars : actions locales diverses (actions « coup de poing »)
18-19-20 mars : envoi d'une délégation de la Coordination au contre-sommet européen de Louvain.
19 mars : appel à la journée de mobilisation nationale intersyndicale et interprofessionnelle.
24 mars : appel à une journée nationale de manifestations. Actions convergentes avec d'autres secteurs, en particulier le secteur de la santé

Actions

- La Coordination Nationale des Universités appelle l'ensemble des universités à des actions de blocage, de filtrage ou d'occupation des campus
- Organisation du « printemps des chaises » (empêcher la tenue des cours par la saisie des chaises)
- La nouvelle composition des délégations pour la Coordination Nationale des Universités est fixée à 5 délégués à composer librement par les AG locales
- La CNU appelle aussi au refus de participer aux jurys de bac
- Rappel d'un moratoire des expertises ANR et AERES
- Transmettre des cahiers de doléances aux élus locaux
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Vilaine bureaucrate » 09 Mar 2009, 00:05

- La nouvelle composition des délégations pour la Coordination Nationale des Universités est fixée à 5 délégués à composer librement par les AG locales
et qui va payer les billets de train, avec quel argent? ça aura l'effet pervers d efaire passer l'UNEF dans certaines AG.
Modifié en dernier par Vilaine bureaucrate le 09 Mar 2009, 00:10, modifié 1 fois.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede RickRoll » 09 Mar 2009, 00:08

Faut se cotiser.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Vilaine bureaucrate » 09 Mar 2009, 00:29

ouais on a une caisse de greve, mais bon on pourrait utiliser l'argent pour autre chose...
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Roro » 09 Mar 2009, 02:07

Vilaine bureaucrate a écrit:ouais on a une caisse de greve, mais bon on pourrait utiliser l'argent pour autre chose...


Heu... Là je comprends pas trop VB, c'est un truc habituel dans les luttes dans les facs que d'envoyer des mandaté.e.s dans d'autres villes pour coordonnner la lutte. Pourquoi tu t'en offusques tout à coup ?

Au fait j'annonce que Bordeaux 3 sera bloqué à partir de demain; y a pas encore eut de vote de l'AG, certes, mais toutes les AG d'UFR ont voté le blocage sauf l'ISIC, et l'AG des personnels a également voté le blocage et l'occupation des locaux, la probabilité que la fac soit bloquée est donc, disons maximale !
La Nature n'a fait ni serviteurs ni maitres, c'est pourquoi je ne veux ni commander ni recevoir d'ordres.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Vilaine bureaucrate » 09 Mar 2009, 02:14

Roro a écrit:
Vilaine bureaucrate a écrit:ouais on a une caisse de greve, mais bon on pourrait utiliser l'argent pour autre chose...


Heu... Là je comprends pas trop VB, c'est un truc habituel dans les luttes dans les facs que d'envoyer des mandaté.e.s dans d'autres villes pour coordonnner la lutte. Pourquoi tu t'en offusques tout à coup ?

Au fait j'annonce que Bordeaux 3 sera bloqué à partir de demain; y a pas encore eut de vote de l'AG, certes, mais toutes les AG d'UFR ont voté le blocage sauf l'ISIC, et l'AG des personnels a également voté le blocage et l'occupation des locaux, la probabilité que la fac soit bloquée est donc, disons maximale !


c'est bien ça!! ^^

Bah je ne m'offusque pas sur le principe, mais 4 personnes c'est suffisant, le passage a 5 pourquoi?

Chez nous on essaie de ne pas envoyer l'UNEF, ce n'est pas encore arrivé, avec ce truc ça va etre dur, la derniere fois c'était deja limite..
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Roro » 09 Mar 2009, 17:34

Bon, je crois que je vais finir par me suicider...

AG du jour à Bordeaux 3. Votes : Darcos vient ce jour à Bordeaux à 15h, on va le voir ? Adopté ! Pas mal. Que les examens ne portent pas sur les cours assurés depuis le 2 février : adopté. Attention, là ça devient drôle... Que le contrôle continu depuis le 2 février soit également suspendu et qu'il ne soit pas tenu compte des notes d'exposé : cfontre ! (si si, voyez la grande logique...). Blocage et occupation de la fac de jour : adopté. Occupation de nuit : refusé (!). En clair, rien ne garantit que la fac ne soit pas fermé administrativement... Merci les profs !

La malvenue à Darcos a été plus intéressante. Après l'AG direction la cité mondiale, sur les quais de Bordeaux. Une centaine de policiers quadrillent le secteur. Impossible de passer par le devant du bâtiment. On nous dit que par derrière, il y a une présence policière moindre, nous sommes donc une petite centaine à nous y retrouver. Là, les flics commencent à s'agiter pour nous bloquer le passage, certains sortent les matraques télescopiques. Les étudiant.e.s ne bougent pas et s'asseoient devant eux. 15h45-16h, Darcos est sur le départ selon la rumeur (il passait pour un discours), on va donc bloquer les carrefours. Sur l'un d'eux, nous sommes environ 60, les flics nous poussent hors du carrefour, nous obligeant à refluer dans une rue du-dit carrefour. 10 minutes plus tard, ils reprennent leur place intiale, sans qu'aucune voiture ne soit passée. Fin du rassemblement. Rien de bien extraordinaire si ce n'est un certain climat d'insoumission par rapport aux ordres des policiers; bon signe pour la suite. Un étudiant se serait pris un coup de crosse de flash-ball dans le ventre, et d'autres ont été menacé de se prendre des coups de matraque.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 09 Mar 2009, 22:54

La présidence de l'Université de Tours après avoir fait procédé à une consultation électronique d'autant plus illégale qu'elle n'était pas déclarée à la CNIL veut procéder à un déblocage demain après avoir installer des vigiles aujourd'hui...
Manif "De la maternelle à l'Université" mercredi 14h Pl. de la liberté
Tract enseignants (.doc)
Tract lycéens (maquette non définitive :!:, .pdf)
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BIOVISION et Valérie Pécresse à Lyon

Messagede fu hsang » 09 Mar 2009, 23:20

BIOVISION et Valérie Pécresse à Lyon : communiqué de manifestant-e-s et récit de la manifestation mouvementé

Publié lundi 9 mars 2009



Ce lundi 9 mars 2009, plusieurs centaines de manifestant-e-s se sont rassemblé-e-s contre Biovision et la participation de Mme Pécresse à cette foire aux biotechnologies.
Un communiqué de manifestant-es explique les raisons de ce rassemblement.
A la suite du communiqué, un récit de la manifestation et de la violence policière qui s’est exercée contre elle.

Lundi 9 mars 2009 : Valérie Pécresse et BIOVISION ne sont pas les bienvenus à Lyon.

La ministre, qui refuse depuis plusieurs semaines le dialogue avec les enseignants-chercheurs et les étudiants vient prêter une oreille bienveillante au discours du lobby des biotechnologies.

Cette visite est symbolique de la vision du gouvernement en matière de recherche.
Cette dévotion aux industriels des biotechnologies et de l’agro-chimie éclaire aussi les orientations de ce gouvernement dans la gestion de problématiques agricoles et de santé publique.

BIOVISION, qui se prétend un « forum » et un lieu de débat, est en fait une vaste opération de communication visant à la promotion des biotechnologies organisée par les principaux acteurs du secteur. Adossé à cette « vitrine éthique » la convention d’affaires BIOSQUARE permet aux industriels, aux chercheurs et aux financeurs de se rencontrer et de signer des contrats.

Ces rencontres permettent aux divers lobbys participants, industrie pharmaceutique, agrochimie et agroalimentaire notamment, de promouvoir auprès des décideurs, des scientifiques et de la société civile une science au service de leur seuls intérêts financiers.

Pesticide et OGM ne sont que deux exemples de cette techno-science réduite à une recherche appliquée ayant pour seul but un profit à court terme.

Cette stratégie de communication semble efficace puisque depuis sa création, BIOVISION est majoritairement financé grâce à des fond publics et que les biotechnologies sont soutenues à bout de bras par les politiques publiques, plus particulièrement à Lyon.

La bienveillance manifestée envers une recherche soumise aux intérêts mercantiles de quelques multinationales contraste violemment avec le mépris affiché envers les enseignants-chercheurs et les étudiants mobilisés depuis plusieurs semaines.

C’est pourquoi nous nous rassemblons ce jour pour manifester notre refus de cette politique et de ce mépris.

Nous nous battrons pour conserver une recherche libre, indépendante et une université de qualité, gratuite et ouverte à tous.
Nous nous battrons pour un futur sans OGM, sans pesticides, sans agro-carburant mais pour un accès à la sécurité alimentaire et la santé pour tous.

Loin de tout débat, la seule réponse apportée à nos prises de positions est une présence policière massive et un refus de toutes remises en cause.

Quelle ironie que BIOVISON prétende être un lieu de débat avec la société civile :
Nous sommes là, nous manifestons et ils refusent d’écouter…

Récit de la manifestation du lundi 09 mars contre BIOVISION et la venue de Valérie Pécresse à Lyon :

Vers 15h15, une petite centaine de manifestant-e-s est rassemblée derrière l’entrée principale du parc de la Tête d’Or. Un autre groupe (à peu près autant de monde) s’est déjà déplacé en direction de la Cité Internationale.

On commence à y aller, en cortège bien sympathique depuis l’arrivée sonore de la Batucada Militante (Sambactiviste). On sort du parc et on se dirige vers la Cité Internationale via les voies de bus. Jusque là : un flic municipal en uniforme et un flic-médiateur en civil (sans compter notre habituel Roger)

On longe tranquillement la Cité Internationale, sur son côté. On croise le premier groupe (qui reflue vers nous à la vue des premiers CRS) qui nous rejoint. On voit au loin de nombreux véhicules de police nationale.

Le cortège de la manifestation (forte alors d’environ 200 participant-e-s) s’engouffre dans la Cité Internationale, et sort d’elle par son "côté fleuve". Une ligne de CRS. Un gros groupe de manifestant-e-s s’agrippe les un-e-s aux autres et s’avancent en direction des CRS. Le choc, inévitable, est rude. Les condés bloquent et tentent de repousser avec leurs boucliers, puis gazent. Le groupe fait demi-tour. Les fioles de sérum physiologique et les bouteilles d’eau passent de main en main. Les gens se masquent (affluence de policiers en civil).

Le cortège prend alors la direction de la route, pour bloquer ses flux, mais celui-ci stagne sur la nationale, et rapidement - et malgré un début de mouvement en direction des Terreaux - une ligne de policiers des BAC (avec brassards - ! - et casques) se forme derrière nous. C’est alors que le cortège reprend la direction de la Cité Internationale, la re-traverse, et reprend la route du parc (voies de bus). Des grilles de chantier, d’abord utilisée pour barricader la route, servent ensuite de barrières-boucliers servant à protéger le cortège d’une éventuelle charge des BAC (qui nous suivent toujours, et de plus en plus près).

Le cortège pénètre alors dans le parc. On referme le portail. Les BAC rouvrent, laissent entrer "Roger le RG" (sensiblement plus connu du milieu contestataire sous le nom de "Noeud Pap") puis referment le portail.

On reste regroupé-e-s pendant une vingtaine de minutes, face à la flicaille (qui refuse d’entrer dans la parc) mais séparé-e-s d’eux par la grille. Première puis seconde tentative de départ en manif sauvage dans le parc : ratées. "Roger le RG", toujours là, commence à se faire embrouiller, puis s’en va sous les insultes. Les flics partent. L’occasion est trop belle : on ressort du parc par la porte même par où nous sommes rentré-e-s et on re-manifeste le long de la Cité Internationale… jusqu’à arriver au lieu même du forum BIOVISION ! La police, invisible jusque là, se fait remarquer sous la forme de nombreux CRS (coucou !) dans un des recoins de la Cité, en formation de blocage. La "sécu" (une demi-douzaine d’agents de sécurité) bloque physiquement les deux escaliers-accès qui mènent au sous-sol où se passe le forum (les escaliers sont en extérieur), dont on peut apercevoir le buffet au travers des vitres. On s’approche doucement des barrières pour se faire voir et entendre des participant-e-s du forum.

On stagne. Un mec propose l’envoi d’un délégation qui serait reçue par Pécresse ou quelque autre responsable du forum - proposition refusée en masse par les personnes présentes. Un photographe vient nous avertir qu’il a entendu les CRS parler d’encercler la manifestation dans les plus brefs délais. Le croyant sur parole, et voyant de toute façon qu’à part forcer le barrage, briser les vitres, voler la bouffe et se faire arrêter, aucune autre perspective ne s’offrait à nous, on décide de faire marche-arrière et de repartir vers le parc. Ce que nous faisons, avant de voir débouler devant et derrière nous CRS et BAC en tenue "robocop" (le photographe disait donc vrai !!!).

On longe le parc, sur la route, très attentif-ve-s aux mouvements policiers (les BAC sont alors sur notre droite et les CRS derrière nous). Les BAC s’activent et bloquent la route devant nous et sur notre côté, voulant nous obliger à emprunter l’entrée du parc, juste à côté d’eux. Quelques personnes commencent à entrer dans le parc, mais la majorité du cortège se masse contre les lignes de policiers armés aux cris de "On prend la route !" ou "On va tout droit !". Le cordon se resserre alors, et la centaine de manifestant-e-s restante se retrouve compressée entre les flics et les grilles, et pour les plus chanceu-se-x, vers les escaliers qui mènent au parc, après la porte. Les coups de tonfa commencent à pleuvoir. Les cris aussi… Puis les flash-balls, souvent à bout portant. Le cortège commence à courir et à se disperser, dans le parc et surtout dans la confusion, mais se rassemble rapidement à une cinquantaine de mètres des escaliers de l’entrée. On entend les derniers coups de flash-balls, les derniers cris, puis on voit arriver les dernières personnes vers nous.

On essaie de faire le bilan, mettre temporairement la rage - ou la douleur - de côté pour penser prioritairement aux arrêté-e-s. Au bout de quelques minutes, on compte entre 2 (pour sûr) et 6 (presque sûr) arrestations lors de la bousculade. Beaucoup de personnes frappées. Une jeune fille saigne du crâne… Un homme s’effondre à terre, rapidement secouru par ses ami-e-s. On appelle les pompiers, commence à discuter d’où se rassembler pour organiser la solidarité, stagne. "Roger le RG" se fait embrouiller une dernière fois, et on lui fait comprendre qu’ils risque de lui arriver des bricoles si on le revoit à un rassemblement ou à une manifestations et que les flics regardent ailleurs (en effet, il a été vu par plusieurs personnes en train de balancer des pierres… sur les manifestant-e-s, lors de la bousculade, après avoir été approuvé par un flic !). Il s’éloigne.

Le camion de pompiers arrive lorsqu’on apprend qu’au moins une personne a été arrêtée ou simplement contrôlée (les infos qui circulaient étaient vagues) à la sortie du parc, cinq cents mètres plus loin. Après le départ des pompiers, on s’y dirige en cortège. Arrivé-e-s là-bas : pas un flic (si ce ne sont les deux flics-médiateurs, DDSP ou RG qui rôdent pas loin).

On est encore une petite centaine à l’extérieur du parc, certain-e-s proposent de se rendre à Lyon-I pour organiser la solidarité avec les arrêté-e-s et en profiter pour aider les enseignant-e-s de l’université sur le blocage, tandis que d’autres proposent de se rassembler devant le commissariat où seraient gardé-e-s à vue les ami-e-s…

Je suis parti à ce moment là. J’ignore ce qu’il s’est passé ensuite, sinon qu’un rassemblement a lieu en ce moment même (depuis 19h00) devant le commissariat de la place Bahadourian (derrière celle de la Guillotière).


in http://rebellyon.info/
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 10 Mar 2009, 14:13

Confirmation de l'article : c'est bien 400€ (condamnation Tours) + 200€ (majoration) + frais de justice & frais d'avocat bien entendu :!:
Si certains veulent envoyer des chèques, envoyez un mp ou un courriel, je donnerais la marche à suivre...



Salut à tous,


Alors que mon avocate n'a toujours pas le résultat du délibéré de mon appel, et qu'elle ne pense même pas pouvoir le recevoir par fax dans la journée, je découvre un article paru ce mardi 10 mars dans la Nouvelle République qui retranscrit le délibéré.Vous pouvez le lire sur leur site dans la rubrique faits divers de l'Indre-et-Loire.
Mais ce journal faisant très régulièrement (voire de manière récurrente) des erreurs, je vous préviens dès que j'en sais plus de la bouche de quelqu'un de confiance.

à bientôt Mathilde

----------------------------------------------------------------------
http://www.lanouvellerepublique.fr/doss ... um=1143552

L'aggravation pour l'étudiante militante

De notre bureau d'Orléans

Les magistrats orléanais ont finalement penché pour l'aggravation de la peine de Mathilde Barthélemy.
Cette jeune étudiante tourangelle de 19 ans était poursuivie pour une rébellion à l'encontre des forces publiques. En novembre 2007 lors d'une manifestation anti-LRU qui avait agité le milieu estudiantin tourangeau, elle était notamment accusée d'avoir frappé des policiers.
Ce soir-là, Antoine, l'un de ses amis, avait été pris à partie et la jeune femme avait tenté de s'interposer aux forces de police.
A la barre, la jeune étudiante avait donné une autre version : « On m'a insultée, dit “ Ta gueule, salope ! ”. Je me suis retrouvée étranglée par derrière puis menottée. A un moment, lorsque j'ai vu Antoine lui aussi se faire étrangler, j'ai pris peur. »
« A Tours, tout le monde connaît les professeurs meneurs et leurs étudiants. Ils ne sont pas là pour étudier mais pour manifester. Je les vois bien faire des allées et retours sous mes fenêtres à Tours. Ce sont des professionnels de la manifestation, accuse, pour sa part, Me Yves Guibert. La fonctionnaire de police, qui a fait son travail, s'est retrouvée submergée et frappée. »
La partie civile réclame une somme de 1.000 € au titre des dommages et intérêts. « Le tribunal a tenu compte de la personnalité de la prévenue, de son itinéraire et la sanction qui lui a été infligée m'apparaît totalement justifiée », estime Philippe Kerr, l'avocat général.
Une appréciation qui n'est pas du goût de Me Catherine Lison-Croze, l'avocate de Mathilde : « Ces jeunes ont été interpellés de manière musclée et il n'y a aucun élément de délit flagrant et trop de contradictions dans les témoignages des policiers. C'est un dossier vide. Il n'y a même pas une procédure qui a été ouverte à l'encontre du jeune homme. » L'avocate demande à la cour d'annuler cette procédure et, à titre subsidiaire, de relaxer sa jeune cliente.
Hier, les magistrats n'ont pas suivi ces arguments. Ils ont confirmé la peine infligée à Tours et ont majoré de 200 € les dommages et intérêts à verser à la partie civile.

Renaud Domenici
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