Notre-Dame-des-Landes, ouverture du rassemblement
Chantier hangar aux Fosses Noires - 22-28 août
A la suite de la consultation fin juin dernier, le mouvement anti aéroport a affirmé d’une seule voix que le combat continuait. La mascarade démocratique mise en place n’entame pas notre résolution commune à construire sur la zad un avenir sans aéroport. Le gouvernement a annoncé qu’il lancerait une grande opération policière pour en finir avec la résistance sur place en octobre. Face à ces menaces, nous considérons vital de réaffirmer ensemble notre désir de défendre la zad : nous ne laisserons pas expulser les habitants de la zone ni commencer les travaux !
Dans ce contexte nous appelons à une nouvelle mobilisation large le 8 octobre prochain. Parmi les actes forts qui pourraient être posés ce jour là a été évoquée assez rapidement l’envie de construire un ou des hangars qui serviraient de points d’appui pour le mouvement, en particulier en cas de tentative d’expulsion : pour l’accueil de personnes venues en soutien, pour le stockage de matériel, pour l’organisation de réunions ... Et une fois le projet d’aéroport abandonné ces hangars pourront être déplacés pour d’autres utilisations (agricoles ou autres) sur la zone.
Un de ces hangars va être construit lors de rencontres de charpente traditionnelle qui se dérouleront sur la zad, aux Fosses Noires, du 22 au 28 août. Quelques dizaines de charpentier-e-s venu-e-s des quatre coins de l’hexagone s’attèleront aux diverses étapes de construction, de l’équarrissage des grumes à l’assemblage des fermes. Si vous pratiquez la charpente vous pouvez vous inscrire pour le chantier : 06 52 55 74 55.
Si vous n’avez pas déjà ces compétences, le week-end de fin de chantier, les 27 et 28 août, sera un moment ouvert pour venir les rencontrer, découvrir leurs savoir-faire et faire la fête ensemble : tou-te-s sont les bienvenu-e-s ! C’est aussi possible (et super !) de venir boire un coup avec nous les soirs, les bénefs du bar iront au financement du chantier.
## Appel aux amis et comités pour aider à la préparation des repas
Pour nourrir tout ce beau monde pendant la semaine nous accueillerons avec plaisir vos productions maison de confitures, gâteaux ou cakes. Nous lançons également un appel à coup de main pour la préparation des repas. Si vous voulez venir, avec votre comité ou individuellement, pour contribuer à l’équipe cuisine sur une demi-journée (ou plus), prévenez-nous en indiquant vos disponibilités : les-fosses-noires-nddl@riseup.net ou 06 51 12 22 71.
A bientôt donc sur la zone L’équipe d’accueil des charpentier-e-s
La Pointe est une ferme de la ZAD proche du Temple-de-Bretagne, réoccupée depuis février 2016.
Plusieurs projets y cohabitent, à savoir une auberge autogérée, une activité paysanne (la production a déjà commencé), des ateliers d'échanges de savoirs, l'accueil de groupes ou collectifs militants désirant se réunir ou organiser des évènements .
La CNT 44 a décidé de s'investir dans cette occupation en y tenant des réunions et en participant aux chantiers collectifs. Par ailleurs nous prévoyons d'y organiser des événements publics.
Le conseil départemental (actuel propriétaire des lieux) a porté plainte et engagé en une procédure contre les occupant-e-s pour occupation illégale et obtenu gain de cause.
Les occupant-e-s du lieu sont donc menacé-e-s d'expulsion à partir du mois de septembre !
Le collectif de la pointe a un besoin urgent de soutien personnel et matériel pour maintenir son projet alors venez nous aider en y passant quelques jours, quelques semaines et peut être même vous y installer (en accord avec le collectif de gestion) si le projet vous plait !
Vous pouvez contacter le lieu à l'adresse lapointe@riseup.net.
Vous trouverez en pièces jointes un texte de présentation du lieu et du projet, quelques photos et un plan pour s'y rendre.
Venez nombreux, on vous attend avec impatience !
Retailleau appelle à poursuivre les formations... Nous aussi !
Avec aussi en vidéo la réponse de partipant-e-s au week-end de formation :https://www.youtube.com/watch?v=_CDjpzsCdbo
La semaine dernière, Bruno Retailleau appelait à “interdire” les formations publiques pour défendre la zad et à “poursuivre” quiconque “y participerait de près ou de loin”. Ce sont néanmoins plus de 70 personnes qui ont rejoint ce premier week-end de formation. N’en déplaise au Président de la Région, nos « troupes » ne sont pas à l’image de ses fantasmes militaires : elles viennent de partout, sont membres de comités de soutien, d’associations diverses ou arrivent à titre personnel. On y rencontre tous les âges et les profils les plus variés.
« Guerilla », « école de la violence » visant à mettre « en danger la vie des forces de l’ordre », M. Retailleau n’a pas de mots assez forts pour décrire la menace que nous semblons incarner à ses yeux. Nous reconnaissons bien là le sensationalisme à toute épreuve du Président de la Région, mais regrettons en revanche qu’il n’ait pas pris le temps de s’intéresser plus en détail au contenu de nos formations avant d’envoyer sa missive. Il n’y aurait pas découvert de formation à la kalashnikov mais des ateliers pour découvrir la zone, imaginer des actions créatives, apprendre à connaître ses droits, ou encore une course d’orientation.
L’entreprise de diabolisation délibérée de la ZAD et de ses soutiens répond à une logique simple : légitimer par avance l’usage aggravé de la violence par les forces de l’ordre en cas d’expulsion. En 2012, lors de la précédente tentative d’expulsion, les forces de l’ordre si chères à M. Retailleau avaient ainsi blessé gravement plusieurs dizaines de personnes. Depuis, Rémy Fraisse est mort à Sivens et ces violences vont bon train : de la répression des manifestants contre la loi travail jusqu’aux crimes policiers racistes, dont Adama Traoré est la plus récente victime. Dès lors, si « école de la violence » il y a, il nous semble bien que c’est de ce côté là qu’elle se trouve, et que s’organiser dans ce contexte, c’est non pas faire « peser un grave danger sur la sécurité des populations », mais au contraire s’assurer que de moindres risques seront pris par les personnes désireuses de soutenir la ZAD en cas d’expulsion. Contrairement à ce que M. Retailleau s’obstine à faire croire depuis des mois, nous n’avons pas de problèmes avec les “populations à proximité”, mais bien avec l’entêtement destructeur du gouvernement et les intérêts voraces de Vinci et consort. Le Président de Région construit sa politique sur la peur et l’esbrouffe sécuritaire, nous continuerons à lui opposer le choix d’un territoire ouvert et vivant, basé sur le partage et la solidarité.
Nous comptons former plusieurs centaines de personnes d’ici au mois d’octobre, et en attendons plusieurs dizaines de milliers d’autres les 8 et 9 octobre sur la zone. Le mouvement dans toute sa diversité assume qu’il se mettra physiquement en travers du chemin des tractopelles et de la police si le gouvernement revient expulser ou démarrer les travaux. C’est ce qui s’est passé en 2012 lors de l’opération César et c’est ce qui a permis que le bocage et ce qui s’y vivait soient préservés. C’est cette détermination que nous retrouverons avec bien plus d’ampleur encore si cela s’avère nécessaire. Plus que jamais, nous appelons massivement nos soutiens à participer à nos formations, à en organiser chez eux et venir avec nous défendre la ZAD, lors du rassemblement d’octobre ainsi qu’en cas de tentative d’expulsion.
Mardi 6 septembre, lors de sa conférence de presse de rentrée, la ministre de l’Environnement Ségolène Royal a redit le programme de ses chantiers prioritaires
Interrogé sur Notre-Dame-des-Landes par Reporterre, elle n’a pas souhaité répondre sur la perspective de travaux à l’automne : « C’est dans les mains du préfet, chacun ses responsabilités, je n’ai rien de plus à dire ».

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