L'université en lutte

Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Pïérô » 16 Fév 2009, 00:09

l'appel de la coord de Rennes est plutôt correct, il y a la LRU en avant, et appel à convergence des luttes...
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Roro » 16 Fév 2009, 01:07

qierrot a écrit:l'appel de la coord de Rennes est plutôt correct, il y a la LRU en avant, et appel à convergence des luttes...


"correct" ? Hé ben putain, moi qui vois ce qui se passe sur Bordeaux 3, je la trouve trouve bien moi cette coord !
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Vilaine bureaucrate » 16 Fév 2009, 03:04

moi je la trouve super! :v:
Pour mardi; heureusement c'est une journée d'action, j'espere que ça va se finir en occupation d'un lieu, et non pas en balade!

merci Nico de ce post.
t'as un lien?
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 16 Fév 2009, 13:37

Universités: le CNESER se prononce contre les réformes du gouvernement il y a 57 min

Le CNESER est un organisme consultatif dans lequel siègent les partenaires sociaux représentés dans le monde universitaire. Le texte soumis au vote lundi par les principaux syndicats a été adopté par 18 voix contre deux, selon un communiqué diffusé par l'UNSA-Education.

"La communauté universitaire a exprimé son opposition aux politiques mises en oeuvre par la ministre (Valérie Pécresse). En effet ces réformes fragilisent le service public d'enseignement supérieur et de recherche, et dégradent les conditions de travail des personnels et les conditions de vie et d'études des étudiants", dénonce cette motion.

"L'ensemble des projets du ministère (modulation des services, mastérisation, réforme de l'allocation des moyens, restructuration des organismes de recherche) sont imposés de force à la communauté universitaire", ajoute le texte qui demande à Mme Pécresse "de prendre la mesure de la situation et d'agir en conséquence en prenant en considération les demandes des organisations représentatives".

Sur les réformes en cours, le CNESER demande "une remise à plat totale" du projet de décret modifiant le statut de l'enseignant-chercheur et le "retrait du dispositif gouvernemental de démantèlement de la formation des enseignants et des concours".

Le CNESER demande également une "augmentation conséquente des moyens, afin de permettre un financement prenant en compte les besoins", le "rétablissement des emplois supprimés au budget 2009", ainsi qu'un "plan pluriannuel de création d'emplois dans le cadre d'un budget consolidé fortement revalorisé".

Le "refus de la précarité (CDD) par la création d'emplois stables de fonctionnaires", "l'arrêt du démantèlement des organismes de recherche", la "revalorisation de toutes les carrières", "l'amélioration des rémunérations", "un rattrapage de la perte de pouvoir d'achat des dix dernières années", ainsi qu'une "politique ambitieuse pour la vie étudiante", figurent également dans les revendications mises en avant par la motion.

Les syndicats de l'Enseignement supérieur et le syndicat étudiant UNEF appellent à une nouvelle semaine de mobilisation dans les universités avec un "temps fort" de manifestations jeudi. AP


L'Internationale de l'Education apporte son soutien

DECLARATION DE SOUTIEN AUX SYNDICATS FRANÇAIS DE

L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

L’Internationale de l’Education exprime son soutien à ses organisations membres organisant les personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche en France qui défendent un engagement ferme des pouvoirs publics pour un système éducatif moderne de haute qualité et accessible à tous et toutes.


L’IE déplore les suppressions d’emploi qui conduisent à un désengagement de l’Etat. Choisir de diminuer la qualité de l'éducation pour des raisons budgétaires à court terme est une politique qui ne peut mener à aucun résultat satisfaisant, en particulier dans le contexte européen dans lequel un enseignement supérieur et une recherche de haute qualité sont largement reconnus comme priorité pour l’avenir d’un pays. Les réductions budgétaires et les suppressions de postes porteraient un sévère coup aux conditions de travail des enseignants, ainsi qu’à l'attrait et l'efficacité des universités françaises.


L’IE rappelle que l'enseignement supérieur et la recherche constituent un bien public essentiel au

développement social, culturel et économique des communautés, des nations et des régions et que, par conséquent, il incombe aux États de garantir un financement adéquat des institutions d'enseignement supérieur et de recherche.


L’IE demande le respect de l'exercice des libertés académiques ce qui englobe la liberté d'enseignement et de discussion en dehors de toute contrainte doctrinale, la liberté d'effectuer des recherches et d'en diffuser et publier les résultats, le droit pour les personnels d'exprimer librement leur opinion sur l'établissement ou le système au sein duquel ils travaillent, le droit de ne pas être soumis à la censure institutionnelle, celui de participer librement aux activités d'organisations professionnelles ou d'organisations académiques représentatives, ainsi que la liberté de mouvement.


L’IE demande également que toute réforme du système éducatif fasse préalablement l’objet d’une réelle négociation avec les personnels par le biais de leurs organisations représentatives. L’engagement de l’Etat à mener un véritable dialogue social avec tous les acteurs est une condition pour instaurer un environnement propice à toute réforme.


L’IE suggère enfin que toute réforme envisagée prenne en compte une mise en oeuvre complète de la Recommandation de 1997 de l'UNESCO sur la condition des personnels enseignants de l'enseignement supérieur.


L’IE assure ses organisations membres en France représentant les personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche, FERC-CGT, FNEC.FP-FO, SGEN-CFDT, SNCS, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNESUP-FSU et UNSA-Education*, de son soutien et de sa solidarité.


* L’Internationale de l’Education est une fédération syndicale mondiale qui représente plus de 30 millions d’enseignants et enseignantes par le biais de 401 organisations dans 172 pays, dont la Fédération Formation et Enseignement Privés (FEP-CFDT), la Fédération CGT de l’Education, de la Recherche et de la Culture (FERC-CGT), la Fédération Nationale de l'Enseignement, de la Culture et de la Formation Professionnelle Force Ouvrière (FNEC.FP-FO), la Fédération des Syndicats Généraux de l'Education Nationale et de la Recherche (SGEN-CFDT), le Syndicat National des Chercheurs Scientifiques (SNCS), le Syndicat National de l'Education Physique (SNEP-FSU), le Syndicat National des Enseignements de Second Degré (SNES-FSU), le Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (SNESUP-FSU), le Syndicat National de l'Enseignement Technique (SNETAA), le Syndicat National de l'Enseignement Technique Agricole Public (SNETAP-FSU), le Syndicat National Unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC (SNUipp-FSU) et l’UNSA Education en France.


10 février 2009
Modifié en dernier par Nico37 le 17 Fév 2009, 00:17, modifié 1 fois.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Roro » 16 Fév 2009, 19:19

L'amphi A700 de Bordeaux 3 est actuellement occupé. :v:
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Messagede guillaume37 » 17 Fév 2009, 08:50

Aujourd'hui barrage filtrant aux Tanneurs et occupation du bloc Théléme. Tout ceci est le résultat du vote d l'AG de lundi ou nous étions environs entre 300 et 400
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Messagede Vilaine bureaucrate » 17 Fév 2009, 12:41

:v:
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Roro » 17 Fév 2009, 22:07

C'est officiel (ou plutôt officieux), SUD Étudiant de Bordeaux est devenu l'antenne du NPA. Explications. Lors de l'AG de lundi, un militant (on va dire X) a déclaré qu'il fallait sortir du comité de mobilisation (le flinguer quoi) et élargir la lutte à tous les secteurs et avoir des revendications spécifiquement étudiante (ce que le NPA refuse). Du coup, lors de la réunion de SUD, une quinzaine de militant.e.s du NPA sont venus pour un "recadrage" de X. Il a naturellement refusé de se plier à leurs exigences. Résultat : tous/toutes les militant.e.s NPA sont maintenant à SUD Étudiant...

Concernant l'occupation de l'amphi A700. Ils sont une vingtaine, des individu.e.s, organisé.e.s ou non à l'avoir décidé. En dehors du contrôle de l'AG et du comité de mobilisation. Du coup, ils ont eut droit à un procès de la part du comité de mobilisation. "vous êtes illégitime, anti-démocratique" et blabla et blabla, phrases à chier auxquelles ils s'attendaient. Là où s'est devenu plus drole, c'est quand certain.e.s du comité de mobilisation ont proposé que le-dit comité prenne place dans l'amphi (si si, ils ont osé!), alors même qu'ils sont contre cette occupation ! En gros, "c'est pas bien ce que vous avez fait, mais on va quand même le récupérer!". Enfin bref, un comité de mobilisation gerbant.

En ce qui concerne l'occupation en elle-même, pour y être aller, ça ressemble plus à un squat (au sens péjoratif hein?) qu'à autre chose je trouve. Y a guère eut qu'une projection cet après-midi. Pas de débat fait, c'est pourtant pas les sujets qui manque (antisexisme/féminisme, répression, lecture du Guide du manifestant, etc). Bref, pour le moment, j'ai du mal à voir ce que ça va changer, le boulevard réformiste est toujours ouvert à mon sens. Faut voir ce que ça va donner dans les jours à venir.
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Messagede Vilaine bureaucrate » 18 Fév 2009, 08:37

C'est officiel (ou plutôt officieux), SUD Étudiant de Bordeaux est devenu l'antenne du NPA. Explications. Lors de l'AG de lundi, un militant (on va dire X) a déclaré qu'il fallait sortir du comité de mobilisation (le flinguer quoi) et élargir la lutte à tous les secteurs et avoir des revendications spécifiquement étudiante (ce que le NPA refuse). Du coup, lors de la réunion de SUD, une quinzaine de militant.e.s du NPA sont venus pour un "recadrage" de X. Il a naturellement refusé de se plier à leurs exigences. Résultat : tous/toutes les militant.e.s NPA sont maintenant à SUD Étudiant...
rolahlahlah!!

de mon coté pareil au niveau des revandications, et des modalités d'action, le NPA (NPA-UNEF et apparenté NPA a SUD) freine.
a été proposé un débrayage des td et amphi avant la grève de jeudi! :arrow: a été refusé par l'AG :roll: :roll: :roll:
-pour les Ag : a été proposé qu'on fasse des Ag, (est compris le comité de mob' : pas decisionnel, qui suit ce qu'a decider l'AG) et des Ag de grévistes (decisionelles), le NPA s'est prononcé contre. :arrow: a été refusé.
-pour les coord régionale: a été proposé une AG de ville -ou IDF ouverte a tous-tes contre une coord avec des mandaté-e-s. :arrow: refusé tout comme cependant, l'envoie de mandaté, par contre il y aura "des observateurs" (sans droit a la parole).

Par contre l'Ag de ville elle sera organisé quand meme.

A la prochaine Ag prof iatoos etudiant, sera proposer une motion qui appelle les profs a cesser de faire cours! afin de nous eviter de mettre en place des piquets de greve... (enfin un truc qui signifie a peu pres ça, mais qui est mieux tourné) :mrgreen: .


Sinan aucun rapport mais ya un agenda "alternatif " assez navrant . mais bon si ya qq que ça interesse...http://www.demosphere.eu/node/12187?r=1235010780
Modifié en dernier par Vilaine bureaucrate le 18 Fév 2009, 08:53, modifié 5 fois.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Pïérô » 18 Fév 2009, 08:44

oui, visiblement les jeunes NPA, à l'image de ce qui se trame par ailleurs, la jouent très "gauche unie"..., c'est ce qui semble se dessiner comme stratègie avant les élections européennes. Quand on veut faire partie de la cour des grands, et des partis "responsables"...
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 19 Fév 2009, 00:02

Pourquoi M. Darcos s'en prend maintenant aux universités ?

par Gilles Dorival, langues anciennes, professeur à l'Université d'Aix-Marseille I et membre de l'Institut Universitaire de France,
Patrick Fridenson, historien, directeur d'études à l'EHESS et
Jean-Michel Jolion, informaticien, professeur à l'Université de Lyon
membres du SGEN-CFDT

Normalement un ministre de l'Education Nationale se préoccupe d'avoir la meilleure formation possible pour les futurs professeurs des écoles, collèges et lycées. Est-ce le cas de l'actuel, M. Darcos ? En réalité non. Son objectif essentiel depuis juin 2008 est d'arriver à supprimer les 10 000 postes de stagiaires de la formation actuelle. Tout le reste est littérature, ou presque. Cette opération, M. Darcos l'a dissimulée sous un édifice complexe, appelé masterisation des concours de recrutement aux métiers d'enseignement. Il est si pressé d'arriver à ses fins qu'il a obtenu du gouvernement que soient imposées aux universités (et, en leur sein, aux IUFM) des modalités absurdes et des délais précipités. Au fond, peu importe les contenus, la qualité, la collégialité de réflexion, l'autonomie intellectuelle de préparation de ce que doit être une formation (les « maquettes »). Il faut que les universités filent droit, travaillent au pas de charge, tiennent à tout prix les délais.

Le diktat de Darcos s'est heurté à une résistance de plus en plus massive. La grande majorité des académies n'ont pas obtempéré. M. Darcos, qui est déjà, on le sait, dans une situation difficile, s'est dit qu'il pouvait faire le bon élève de l'Elysée et a tenu jeudi sur une grande radio un discours de pure provocation. Il affirme qu'étant l'employeur, il a tous les droits sur ses "fournisseurs", les universités. Y a-t-il encore un gouvernement, et celui-ci a-t-il jamais parlé d'autonomie des universités ? Il affirme que si les universités ne livrent pas ses chères maquettes, il trouvera d'autres fournisseurs.
Pourquoi une telle forfanterie, alors que l'expertise nécessaire n'existe pas ailleurs? Son calcul est simple. Il veut vouer les universités à la vindicte publique (il a un illustre modèle sur la recherche). Il veut opposer les formateurs des universités aux enseignants en poste dans l'enseignement des premiers et seconds degrés, ainsi qu'à ceux de l'enseignement privé qui font appel par convention aux IUFM. Il veut peut-être même détourner l'attention de ses difficultés ou de ses manœuvres dans son propre domaine, et une fois de plus renvoyer sur l'enseignement supérieur une crise qu'il a lui-même engendrée depuis le début de cette affaire. Est-ce suffisant comme programme politique, Monsieur le Ministre ? Et l'avenir des enfants dans tout cela ?
Enfin sur la formation des enseignants elle-même il a multiplié les contre-vérités, ce qui appelle une mise au point. Actuellement, les enseignants des premier et second degrés bénéficient tous d'une formation en alternance après leur réussite aux concours d'une année au sein des IUFM. Les professeurs stagiaires ne se contentent pas de « remplacer quelques professeurs absents ». Les professeurs du second degré sont affectés dans des collèges ou lycées et assurent un service en responsabilité de 6 à 8 heures hebdomadaires. Les professeurs des écoles bénéficient quant à eux de trois stages en responsabilité dans les trois cycles de l'école primaire et d'une journée de présence
hebdomadaire en tant que professeur en école tout au long de l'année. Le reste de leur temps est occupé par la formation à l' IUFM où les
programmes sont conformes aux attentes du ministère ( 10 compétences professionnelles détaillées). Il est pour le moins paradoxal d'entendre le ministre de l'Éducation moquer les "théories générales de l'éducation" que son propre ministère contribue à diffuser dans le cadre de la formation professionnelle de ses agents. Actuellement, tous les nouveaux enseignants sont rémunérés en tant que fonctionnaires stagiaires. C'est précisément à l'existence même de cette vraie professionnalisation par l'alternance, ainsi qu'au statut de
fonctionnaire stagiaire que le ministre s'attaque. Loin de garantir la formation professionnelle des nouveaux enseignants, la réforme fait
peser cette dernière sur les universités, sans que leur soient donnés les moyens techniques et financiers. Dans le même temps le ministère, lui, n'est même pas capable de dire combien d'étudiants engagés dans la formation feraient des stages et dans quelles conditions.
Les différentes catégories d'enseignants-chercheurs et d'enseignants des universités sont profondément solidaires de leurs collègues des écoles, collèges et lycées. Personne ne peut donc se laisser abuser par la provocation délibérée de M. Darcos. Celui-ci ignore sans doute aussi que de par la loi la formation des maîtres est une des grandes missions des universités. En attendant qu'une fois de plus le ministre soit rappelé aux devoirs de sa charge, il n'y a qu'une seule solution, le report de cette masterisation là et une remise à plat. M. Darcos a tenté vendredi 13 une ultime manoeuvre : reporter d'un mois et demi le délai de remise des maquettes. La chance ne sera pas de son côté. Elle sera du côté des universités : il échouera. Il faudra ensuite reconstruire sur les décombres de son opération la formation des maîtres universitaire et professionnalisée qui est nécessaire. C'est une question centrale pour les étudiants, pour les élèves et pour les parents.
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Pïérô » 19 Fév 2009, 01:56

dernier "clash", Branche Jeunesse d'Alternative libertaire :

Mouvement universitaire :
L’appel d’air


Depuis quelques semaines, la révolte s’installe dans les universités françaises, voyant converger les revendications des personnels, des enseignant-e-s et des étudiant-e-s. Après un coup d’accélérateur grâce à la grève générale du 29 janvier dernier, le mouvement de lutte est en passe de gagner la majorité des universités du pays.

Les attaques se multiplient… Les luttes aussi.

Ces dernières années, les étudiant-e-s de nombreux pays descendent dans la rue pour protester contre les projets de réformes de leurs gouvernements respectifs. En France, mais aussi en Allemagne, Italie, Grèce ou Espagne… Pour la majeure partie, ces réformes s’inscrivent dans un processus de restructuration de l’enseignement supérieur défini en 1999 à Bologne, et ratifié par 29 pays Européen :

. Déqualification des diplômes, illustrée en France par la réforme Licence Masters Doctorat (LMD) qui a supprimé le niveau DEUG, ou plus récemment le plan « réussite » en licence, qui va dans le sens d’une transformation des premières années universitaires en terminale bis…
. Hausse programmée des frais d’inscriptions, avec la loi LRU.
. Privatisation rampante des universités, toujours par le biais de la LRU mais aussi du Plan Campus.
. Etc.

L’objectif de ces attaques est clair : Satisfaire les besoins du patronat d’une main d’œuvre « flexible », docile et bon marché en transformant le système scolaire, déjà inégalitaire, en véritable école à deux vitesses. D’un côté, les filles et les fils des classes dominantes qui de lycées privés en facs d’élites apprennent la gestion du système. De l’autre, ceux et celles que certains appellent déjà « la génération précaire » : Les élèves de Lycées Pro dont on casse le diplôme, comme on le fait avec le Bac général dans la réforme Darcos. Nous qui sommes massivement chômeurs, obligés de travailler gratuitement en stages (ou « gratifiés » au lance-pierre) ou encore coincés au SMIC… Nous, qui passons de la case « je paye mes études par le travail précaire » à la case « mes études me mènent au travail précaire »… Alors face à cette offensive générale, hors de question de nous laisser enfermer dans des revendications uniquement corporatistes, comme nous y pousse les médias. Isolés dans nos luttes sectorielles, nous sommes condamnés à aller de fausse victoire en vraie défaite.

Aujourd’hui dans les DOM-TOM, demain dans l’Hexagone…

Nous avons un boulevard devant nous. Le gouvernement l’a montré face aux lycéens en lutte : aujourd’hui, il a peur de la jeunesse. Et si Darcos a réussi à réduire la contestation dans les lycées en repoussant sa réforme d’un an, rien n’est encore joué. D’autant que la révolte s’amplifie : Après la Guadeloupe, aujourd’hui c’est la majorité des colonies d’outre-mer qui est en grève générale. En France, les travailleurs massivement en grève le 29 janvier dernier, ont les yeux rivés sur la lutte dans les facs. Nous sommes bien loin du mouvement LRU de l’année dernière, ou le gouvernement avait réussi à isoler les étudiants …

De l’appel d’air des luttes universitaires… À l’explosion sociale.

Le danger aujourd’hui, c’est surtout la trahison. Comme souvent dans les luttes, nous pouvons nous attendre à voir certains s’autoproclamer direction du mouvement… pour mieux y mettre un terme après avoir obtenu quelques miettes. Ne laissons à personne le soin de décider à la place de ceux et celles qui luttent. Construisons la convergence des luttes de manière concrète partout où c’est possible, par l’ouverture de nos facs occupées à celles et ceux qui luttent et en sortant de nos campus pour soutenir et participer aux actions de lutte des autres secteurs. Seul ce travail de terrain entrainera une convergence des luttes au delà des appels incantatoires sans lendemain


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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Olé » 19 Fév 2009, 20:52

Roro a écrit:
Concernant l'occupation de l'amphi A700. Ils sont une vingtaine, des individu.e.s, organisé.e.s ou non à l'avoir décidé. En dehors du contrôle de l'AG et du comité de mobilisation. Du coup, ils ont eut droit à un procès de la part du comité de mobilisation. "vous êtes illégitime, anti-démocratique" et blabla et blabla, phrases à chier auxquelles ils s'attendaient. Là où s'est devenu plus drole, c'est quand certain.e.s du comité de mobilisation ont proposé que le-dit comité prenne place dans l'amphi (si si, ils ont osé!), alors même qu'ils sont contre cette occupation ! En gros, "c'est pas bien ce que vous avez fait, mais on va quand même le récupérer!". Enfin bref, un comité de mobilisation gerbant.

En ce qui concerne l'occupation en elle-même, pour y être aller, ça ressemble plus à un squat (au sens péjoratif hein?) qu'à autre chose je trouve. Y a guère eut qu'une projection cet après-midi. Pas de débat fait, c'est pourtant pas les sujets qui manque (antisexisme/féminisme, répression, lecture du Guide du manifestant, etc). Bref, pour le moment, j'ai du mal à voir ce que ça va changer, le boulevard réformiste est toujours ouvert à mon sens. Faut voir ce que ça va donner dans les jours à venir.


Il s'est passé la même chose au tout début du mouvement chez nous. Une dizaine d'individus ( du mouv' anar du coin) ont occupé une grande salle, sans vote en AG et a côté du comité de mobilisation. Lorsque l'occupation d'un amphi a été voté en AG ( ya deux semaines) l'administration a dit alors qu'il fallait arrêter d'occuper l'autre salle, ce qu'il s'est passé.
Aujourd'hui ça a un peu bougé. Concernant l'ag plénière étudiants/prof, une camarade chercheur de la cnt a demandé que soit stipulé dans les revendications la régularisation de tous les étudiants sans papiers. Devant les buros pas trop chaud au départ plusieurs ont relancé le truc, qui a été adopté, ça fait plaisir.
Concernant la manif au sortir de l'AG. Environ 800 personnes ( étudiants + prof, chercheurs etc) en manif, on suit le parcours décidé par l'unef donné à la préfecture...jusqu'à l a place centrale de dijon, ou une quinzaine de personnes se positionne en tête de cortège, tient la grosse banderole, pique le mega à l'unef et fait détourner la manif ( certains de l'unef gueulent alors à la "manipulation de manif" lol oui oui c'est bien l'unef qui crie cela) pour l'emmener occuper les voies de la gare ( voyageur/commerce). L'unef pète un câble en voyant ça, tente de reprendre la banderole mais certains "manipulateurs" ( :lol: ) sont prêt à en venir aux mains, l'unef cède. Le cortège est détourné donc prêt de la gare, mais au moment d'arriver la gendarmerie mobile débarque, aidé par un gars de l'unef (aussi du NPA au passage...) qui a vite été le dire aux BACeux. Un cordon d'une vingtaine de playmobils fait barrage à la gare, devant la frilosité ambiante derrière nous on décide de contourner, malgré la volonté de certains de forcer le cordon ( surement de méchants hooligans du coin :mrgreen: ) puis on va devant le rectorat. Dommage car 800 personnes pour une quinzaine de bleus, ça me paraissait pas insurmontable d'aller aux voies, mais bon...
Échec d'occuper les voies et donc de bloquer un lieu économique, mais réussite dans le sens ou l'unef, pdt une demi heure, n'a plus eu la main sur rien au niveau de la manif. Une bac au taquet par ailleurs... dommage il y avait de quoi faire, et de la motivation chez certains. A noter que le détournement ne s'est pas fait à l'improviste mais avait été pensé/prévu par quelques uns, parait il de quelques anars de la fac, je ne saurais en dire plus. :fume:
Ici l'unef se discrédite, pas mal nous on suivi. Mais le mouvement etudiant n'est pas énorme non plus, voilà.
Olé
 

Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Nico37 » 19 Fév 2009, 23:44

MOTION VOTÉE PAR L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L'UNIVERSITÉ DE TOURS LE 19 FÉVRIER 2009

Les personnels et étudiants de l'Université de Tours, réunis en Assemblée Générale unitaire et inter-sites le jeudi 19 février, rappellent leurs revendications : retrait des deux réformes contestées (réforme des concours de recrutement ; réforme du statut des enseignants-chercheurs) ; annulation des suppressions de postes dans l'enseignement supérieur et l'éducation nationale, et plus généralement amélioration de la condition étudiante, abandon des logiques de mise en concurrence et de marchandisation qui affectent tout le système éducatif et abrogation de la loi LRU.
Ils appellent leurs collègues du premier et du second degrés, les parents d'élèves, les lycéens et toute la société à rejoindre la mobilisation des universités et à construire un mouvement puissant, en particulier en vue de la journée du 19 mars.
Ils demandent au Président de l'Université de Tours de prendre position sur les réformes en cours et le mouvement qui s'y oppose, et de réunir de nouveau le Congrès afin de prolonger la non-remontée des relevés d'absence des étudiants tant que durera le mouvement, ainsi que la non-tenue des différents Conseils.
Ils appellent à des AG dans chaque site de l'Université le lundi 2 mars et à une nouvelle AG unitaire et inter-sites le mercredi 4 mars.



Rappel :
lundi 2 mars : AG Sciences à 8h
AG Tanneurs à 10h
AG IUT à 10h
AG Droit à déterminer
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Re: L'université de nouveau en lutte !

Messagede Vilaine bureaucrate » 20 Fév 2009, 11:41

La sorbonne est a nous:

:lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:

Voila le texte qui est sortie de l'Ag d'occupation:

http://www.dailymotion.com/video/k4Qfz82MCRBI2rXqd2
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