Le "skinhead rock" n'existe pas (glam, oi, street punk, hardcore,... éventuellement).
La véritable musique des skinheads étant comme chacun sait la musique noire jamaïcaine (ska, rocksteady, reggae, dj style, etc) au moins jusqu'à la fin des années 70/début 80.
Quant au rockabilly on aimerait bien savoir ce qu'il pourrait avoir de "douteux".
En fait, Smiley Culture chantait peut-être contre "l'oppression policière" parce que c'était déjà un délinquant à l'époque, qui sait ? Un peu comme les rappeurs racailles aujourd'hui qui "nik la police, la france" et tout le toutim stéréotypé et qui dans la vraie vie font surtout chier les gens du quartier dans lequel ils vivent par leur façon de se comporter, de dealer etc.
Bref, l'apologie du "mauvais garçon" (bad boy, rude boy) a une longue histoire dans l'imaginaire de la rebellitude, on ne va pas le changer aujourd'hui sur un forum où le regard critique ou autocritique ne semblent pas les choses les mieux partagées. (Ah bon, j'ai un Chéri-Bibi en avatar ?)
Pour la gouverne de Piero, le redskin était justement censé ne pas sacrifier à ces clichés au rabais. Il devait incarner idéalement et très simplement un jeune prolo conscientisé au sein des cultures de la rue et capable si besoin était de participer à l'auto-défense des lieux de concerts, de la rue, des manifs... Pas plus, pas moins. Un bon garçon, en fait.
Pas être un chasseur ou un mauvais garçon défoncé aux amphèts ou à la C (l'histoire réelle des bandes montrera que c'était un voeux pieu mais c'est une autre histoire).
Enfin, je trouve toujours assez signifiant le fait que le folklore "conscient" d'une certaine frange de la musique noire n'ait encore rien trouvé de mieux que de nous passer des images de Luther King ou de malcolm X en boucle. Avec marcus garvey et sa majesté hailé selassié, la boucle monothéiste est pour ainsi dire bouclée.
Maintenant Piero.
Oui, je suis ex-red qui a évolué. Mais bien que je connaisse la passion des micro-milieu pour les concepts à la mode, rien ne t'autorise à parler de "confusionnisme" passé ou présent.
En toute bonne logique idéologique, jusqu'à présent, rallier ou défendre la république valait à l'impétrant d'être taxé de soc-dem, social-traître ou réformard.
Tu peux évidemment juger que cela relève de confusions politiques (qui pourrait se targuer de marcher altièrement dans la grande clarté, hmmm ?)
Par contre, le concept de "confusionnisme" relève d'une autre catégorie. Il qualifie les gros débilos qui croient aux théories du complot, aux illuminati, et qui masquant mal leur antisémitisme atavique flirtent en permanence avec les thèses de l'extrême-droite tout en tressant des couronnes de lauriers à des régimes autoritaires voire islamistes comme l'Iran.
Or, rien dans mes propos ne me rapproche de ces crapules. Ton statut de "modérateur" ne t'autorise pas à toutes les bassesses.
Si ton "logiciel" politique binaire tire un trait d'égalité entre la République et l'Extrême-droite, la République et l'Antisémitisme, la République et les anti-Franc maçons, la République et les philo-Islamistes chiites... Il va falloir rapidement réviser tes cours d'histoire.
Allez, puisque on est dans la musique, un peu de rap français qui ne sacrifie à aucun cliché à la con : ni bagouze, ni chaine, ni violence, ni deal, ni dieu ni maître : La Canaille. Sans concession à la bêtise ambiante, donc.
Et la version live :

