Une boîte à outils/à idées pour ici, pour là-bas. Echanger des idées.
Refugees welcome ! Ce week-end :
- la foule accueille les réfugiés à Francfort :
Chez les Ultras du football :


http://paris.demosphere.eu/rv/41524Asile ! C'est un droit !
Nous, citoyennes et citoyens d'Europe, sommes de la même humanité que ces femmes, ces hommes et ces enfants qui fuient la guerre et la misère pour ne pas mourir. Comme eux, nous avons des enfants, nous travaillons, nous aspirons au bonheur et nous savons les efforts nécessaires pour construire nos vies dans un monde où la loi du plus fort est toujours en vigueur. Le sort que l'Europe, celle qui a connu tant de guerres, qui a envoyé tant de réfugiés sur les routes, leur réserve nous révolte.
L'Europe ne peut proclamer que ses valeurs reposent sur les droits de l'Homme et traiter ces réfugiés comme des envahisseurs, compatir à leur sort et faire si peu, se les rejeter comme des marchandises illégales. Or, force est de constater que même la directive sur l'afflux massif de réfugiés, bien loin de ce qu'exige la situation dramatique actuelle, n'a pas été mise en œuvre.
Le destin de ces réfugiés, de ces migrants, c'est notre destin et notre avenir. En niant leur droit à l'asile, c'est notre propre avenir que nous mettons en péril tant nous aurons, tôt ou tard, à rendre compte de notre aveuglement et de celui de nombre de nos gouvernants.
Déjà en partie responsable des évènements qui poussent sur les routes de l'exil tant de personnes, que restera-t-il de la crédibilité de l'Europe et de la France si nous refusons de les accueillir ?
Nous n'admettons pas, en tant que citoyens européens et français, le déni d'humanité qui est entrain de se produire.
En France, nous exigeons du gouvernement qu'il appuie sans équivoque un accueil de ces réfugiés dans tous les pays de l'Union Européenne.
Nous lui demandons de prendre toute sa part, ici en France, de cet accueil et donc d'accroître considérablement les moyens mis en oeuvre.
Nous appelons toute la société civile à se mobiliser pour appuyer cette exigence et pour apporter l'aide et l'assistance nécessaire.
Nous appelons tous les hommes et femmes de bonne volonté à combattre ces discours indignes qui refusent à ces hommes, ces femmes et ces enfants leurs droits élémentaires d'êtres humains.
Ensemble, nous demandons :
• que tous les réfugiés soient accueillis dans des conditions respectueuses de leur dignité.
• une suspension des accords de Dublin et leur révision.
• l'organisation d'un grand débat public sur la question des réfugiés.
Ensemble, nous pouvons faire que l'intolérable cesse.
Rassemblement mardi 8 septembre 18h30 Place de la République
Signataires :
( en cours de signature )
Rassemblement de soutien aux réfugiés et aux sans-papiers
Ces photos de jeunes enfants noyés sur les plages de Turquie et de Libye sont d'une tristesse indéfinissable. Ces enfants, et l'ensemble des réfugiés, fuient guerres, misère, et persécutions. Ils sont retrouvés morts aux frontières d'une Europe forteresse, dans la Méditerranée devenue le cimetière de la honte européenne. Ils font pleurer les coeurs des militants antiracistes et internationalistes que nous sommes...
Il est vraiment arrivé le moment de se révolter !
L'appel de DNSI à se rassembler mercredi prochain doit être massif. Nous y serons, pour notre part.
Collectif poitevin « D'ailleurs Nous Sommes d'Ici »
Durant l'été la situation des migrants en Europe, en France et à Poitiers s'est fortement aggravée.
Toujours plus nombreux à fuir l'horreur des guerres, des persécutions et la misère ils se heurtent à l'intransigeance des gouvernements européens qui répondent à ce drame humanitaire par des législations de plus en plus restrictives et qui mettent en place des réponses répressives, cyniques et brutales. Les incidents se multiplient à la frontière Italienne notamment ou lors des évacuations des campements. Des migrants sont arrêtés, ainsi que des militants les soutenant, et placés en garde-à-vue… Les discours des politiques, relayés par une grande part des médias, répandent l'idée que les arrivées seraient tellement massives ( on parle « d'invasion ») que le seul moyen d'y faire face est de mettre en place des politiques sécuritaires.
Face à cette politique assumée par le gouvernement Hollande, aux surenchères de la droite, au FN en embuscade, avec une opinion publique partagée et versatile, la riposte est difficile mais nous n'avons d'autres choix à gauche que de mobiliser pour condamner la violence faite aux migrants et exiger une politique d'immigration généreuse, respectueuse des Droit Humains. Il s'agit d'un combat majeur qui concerne nos valeurs et le fonctionnement de notre démocratie.
Rassemblement de soutien aux migrants et sans-papiers le mercredi 9 septembre 18h devant le Palais de justice
09h15 le neuf-quinze
Willkommen dans l'inconnu !
Des gifles, des gifles cruelles, ces images des Allemands accueillant les réfugiés. Tiens, les Français, prenez-vous ça dans la figure, prenez-vous les caisses d'habits, prenez-vous les caisses de nourriture, les bouteilles d'eau, les amoncellements de chaussures, et par dessus tout, prenez-vous les sourires, et les haies d'honneur, et les pancartes Welcome, Willkommen ! Prenez-vous ça dans la figure, tous ensemble, les politiques cauteleux, les sondés frileux, et les Grands Noms de la communauté juive française, les Badinter, les Arno Klarsfeld, héritiers des pourchassés d'hier, qui estimez qu'il faut aujourd'hui monter le pont-levis.
Il fallait voir Mélenchon, sur France 5 (1), pris à contrepied dans sa germanophobie, rappelant (à raison) que la politique de Merkel est à l'origine de l'exode de centaines de milliers de Grecs ou d'Espagnols, mais incapable, en échange, de trouver les mots pour reconnaître et saluer, non pas Merkel, à la remorque, mais l'élan de la société allemande. Que le Willkommen allemand soit seulement sous-tendu par la conscience inquiète du déclin démographique du pays, que les milliers de volontaires qui se pressent dans les gares soient les marionnettes d'un patronat avide de voir arriver une main d'oeuvre à bon marché, notre émission de cette semaine (2) (Ah, regardez-la, Jean-Luc Mélenchon !) pulvérise cette clé de compréhension simpliste, et ridicule. Les raisons profondes du Willkommen sont à chercher ailleurs, dans l'histoire du pays, dans sa mentalité, dans ses remords, peut-être. Peu importe. Arrivent parfois, dans une vie politique, des moments de bascule, où il faut se hisser au-dessus de ses constructions intellectuelles, pour parvenir à cet immense exploit de simplement tenter de nommer ce qu'on voit.
Ce que l'on voit ? L'Allemagne vient de faire tomber un mur, un mur invisible, plus implacable encore que le mur de Berlin. "Une expérience a commencé. Elle va modifier plus profondément l'Allemagne que la réunification. Devant nous, c'est l'inconnu" dit un éditorial de la (3) Zeit (4). Et un sociologue : "nous sommes les Américains de l'Europe, que nous le voulions ou non". Ce sont les seuls mots adaptés à la situation. Oui, l'inconnu est devant nous et nous ne pouvons, humblement, que le reconnaître comme inconnu. Avec un pauvre réflexe simpliste, qui nous murmure qu'il est préférable, tant qu'à faire, d'entrer dans l'inconnu avec des fleurs et des ballons, plutôt qu'avec des chiens policiers.
(1) http://www.france5.fr/emissions/c-politique
(2) http://www.arretsurimages.net/emissions ... nde-id8000
(3) http://abonnes.lemonde.fr/europe/articl ... _3214.html
(4) http://abonnes.lemonde.fr/europe/articl ... _3214.html
Daniel Schneidermann
Aidez-nous à repeindre la façade lézardée, l'Etat et l'Eglise main dans la main.

http://alternativelibertaire.org/?Sans- ... on-la,6131Migrant.e.s : une seule solution, la liberté de circulation
Du Front national au Parti socialiste, tout le monde s’accorde pour dire qu’il faut verrouiller les frontières et contrôler drastiquement l’immigration. Il y a quelques différences de forme ou de virulence dans les discours, mais tous se retrouvent pour dire que l’immigration et les immigré-e-s déstabilisent l’économie. Cette idée aujourd’hui largement répandue est utilisée pour durcir toujours plus les lois répressives et les dispositifs policiers. Et pourtant, c’est une idée complètement fausse.
L’argument qu’on entend le plus consiste à dénoncer le prétendu « coût » de l’immigration, c’est-à-dire les prestations sociales (RSA, allocations logement ou chômage) versées aux immigré-es. Mais ce qu’on oublie trop souvent de rappeler, c’est que ces mêmes immigré-es cotisent à la Sécurité sociale, achètent des biens de consommation, paient des impôts (dont la TVA, qui représente à elle seule la moitié des recettes fiscales de l’État).
De la même manière, les immigré-es cotisent pour la retraite mais ne touchent bien souvent aucune pension de retraite, soit parce qu’ils n’ont pas leur compte de trimestres, soit parce qu’ils rentrent dans leur pays d’origine avant de faire valoir leurs droits.
Mais la situation la plus injuste reste encore celle des travailleurs et des travailleuses sans-papiers qui travaillent dans des conditions d’exploitation inimaginables, paient des cotisations sociales et ne peuvent pourtant bénéficier des prestations sociales auxquelles ils pourraient prétendre.
Ce ne sont pas les immigré-es qui plombent les comptes de la Sécurité sociale, c’est le chômage de masse et l’allègement continu des cotisations patronales. Si le chômage est à plus de 10 %, c’est une conséquence directe des lois du capitalisme, pas autre chose. Et si la loi du marché continue de diriger nos vies, il y a toujours des patrons prêts à prétexter ce taux de chômage élevé pour faire monter la pression sur les salarié-es et rejeter la faute sur les immigré-es. Ne nous laissons pas entrainer dans les discours qui stigmatisent les immigré-es pour masquer l’action des vrais profiteurs, des vrais parasites : les sépéculateurs, les politiciens, les capitalistes.
Halte à la chasse aux sans-papiers !
Ce qui coûte cher, par contre, c’est la politique de « contrôle des flux migratoires » et de chasse des sans-papiers menée impitoyablement par l’UMP comme par le PS : quand on sait qu’une expulsion coûte au bas mot près de 20 000€, il y a de quoi réfléchir sur l’affectation des moyens... Et ce n’est pas le déploiement d’un nouveau dispositif sécuritaire entre la France et le Royaume-Uni et le projet honteux de construction d’un mur à Calais qui risquent de faire baisser la note de la guerre aveugle contre les sans-papiers. Quant aux projets de lois déposés par le gouvernement, ils ne font qu’aggraver la réforme du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA).
Contre le mythe de « l’invasion des immigré-es »
Deuxième argument : celui de l’ « invasion » des immigré-es. Pour le contrer, il suffit de rappeler que la majorité des flux migratoires se font à l’intérieur même des pays du Sud et que seule une petite partie va vers l’Occident. Avant 1974, lorsque les frontières étaient ouvertes, aucune invasion n’a eu lieu, alors même que de nombreux pays d’Afrique traversaient de dures épreuves. Quant à toutes les lois votées depuis 1974, de plus en plus féroces et inhumaines, il suffit de voir leurs conséquences :
• elles jettent dans la clandestinité des dizaines de milliers de personnes ;
• elles créent une masse de travailleur-ses sans-papiers, privé-es de tout droit, exploité-es par les patrons du bâtiment ou de la restauration, sans couverture médicale et sociale …
Pour en finir avec le mythe de l’"invasion étrangère", pour en finir avec le régime de peur et d’exploitation que créent les lois anti-migrations, nous défendons :
• la liberté de circulation et d’installation ;
• l’arrêt des arrestations arbitraires ;
• la fermeture des centres de rétention ;
• l’arrêt des expulsions ;
• la régularisation de tous les sans-papiers.





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