http://3571.lapetition.be/
Mikaël, lycéen de 19 ans en terminale, a été arrêté et placé en garde-à-vue 15 heures, peu après la manifestation pour l’éducation nationale du 10 décembre 2008, pour avoir tenté de dégrader une poubelle à Saint-Nazaire. Lors de cette garde-à-vue, il a refusé de donner son ADN. Inculpé pour dégradation d’une poubelle au préjudice de la mairie de Saint-Nazaire, il comparaîtra donc également pour refus de prélèvement ADN le 20 janvier 2009 à 14h00 devant le Tribunal de Grande Instance de Saint-Nazaire.
Tout contrevenant à un prélèvement ADN est condamnable à 1 an de prison et 15000 euros, soit beaucoup plus lourdement que la tentative de délit dans le cas présent.
137 infractions relèvent du fichage ADN. À l’origine, les criminels sexuels en étaient la cible, maintenant cela s’étend aux militants syndicalistes, écologistes (faucheurs d’OGM) jeunes (blacks, beurs et blancs dits « marginaux »)… Les délits financiers sont bien sûr exemptés de ce prélèvement…
Le nombre de personnes fichées augmente de manière exponentielle : au total 717 000 personnes sont fichées en 2008, soit près de 30 000 nouveaux prélèvements par mois.
Il faut savoir que la conservation de l'ADN dans le FNAEG (Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques) est de 40 ans, qu'il y ait eu condamnation ou simple suspicion. Il est possible de refuser le prélèvement ADN : le consentement de la personne est nécessaire, d'après la loi sur l'inviolabilité du corps (art. 16-1, issu de la loi n° 94-653 du 29 juillet 1994 du code civil). Mais ce droit est aussi un délit et un délit infini, car après une condamnation pour avoir refusé le prélèvement ADN la police peut vous redemander de nouveau de vous soumettre au prélèvement, et si vous refusez encore une fois vous êtes en situation de récidive, ce qui aggrave vos peines, et ainsi de suite tant qu'il y a refus.
Soutenons le refus de se soumettre au prélèvement ADN et à son fichage et souvenons-nous : Une société qui est prête à sacrifier un peu de sa liberté contre un peu de sa sécurité, ne mérite ni l'une ni l'autre, et perdra les deux (Benjamin Franklin).
Merci de signer cette pétition qui pourra être présentée au juge lors du procès de Mikaël et de venir le soutenir à cette occasion.
Action menée par les élus du CA sur la DGH : décision du tribunal administratif
dimanche 18 janvier 2009
Chaque année tous les établissements (collèges et Lycées) reçoivent une dotation horaire globale (DHG), sa répartition est discutée en Commission Permanente et en Conseil d’Administration (CA) ensuite le tableau de répartition des moyens par disciplines (TRMD) est voté en CA. De ce TRMD découlent les suppressions et les créations de postes, d’où l’importance du TRMD.
Dans notre Lycée en février 2005, la proposition de TRMD de Mr Le Proviseur a été refusée par le CA (vote contre) et la proposition des représentants élus enseignants a été acceptée par le CA (vote pour). Pour nous les choses étaient réglées jusqu’à ce que l’on apprenne que le TRMD remonté par le chef d’établissement et « validé » par le Rectorat ne correspondait en rien à celui voté par le CA : Il y avait 3 suppressions de poste en plus, suppressions compensées par la création de blocs de moyens provisoires (BMP).
Après des discussions avec M. Le Proviseur, les services du Rectorat de Lille, une demande de recours gracieux : rien n’y a fait. Le Rectorat n’a eu de cesse d’avoir une attitude rigide et hautaine.
Toujours la même phrase : « Les textes sont clairs : le vote du CA est consultatif ! »
Avec les conseils et l’aide du service juridique du SNES le 14 juin 2005, le collègue du SGEN-CFDT et moi avons donc été contraints de déposer deux recours sur le fond au Tribunal Administratif de Lille, l’un contre la décision de M ; Le Proviseur, l’autre contre la décision de M. Le Recteur.
Après toute une série de mémoires, trois ans et demi plus tard, le vendredi 05 septembre 2008 l’audience sur le fond a eu lieu et le jugement a été mis en délibéré.
Lors de l’audience, M. Le Commissaire du Gouvernement (Procureur en droit administratif) termina ses conclusions par : « M. Le Président, nous vous invitons à juger – et c’est inédit dans la jurisprudence, à notre connaissance – que la répartition des moyens par discipline, qui correspondait à l’emploi de la dotation horaire globale fixée par l’autorité académique, relevait de la compétence exclusive du conseil d’administration du lycée Colbert de Tourcoing et qu’en fixant un TRMD étranger à la répartition décidée par ce conseil le 22 février 2005, le chef d’établissement a méconnu l’étendue de sa propre compétence. Ce TRMD est illégal et doit être annulé »
Le 10 octobre 2008, Mr.Le Président du Tribunal Administratif de Lille a rendu son jugement :
« AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS …Considérant … que la répartition des moyens par discipline, qui correspondait à l’emploi de la DHG fixée par l’autorité académique, relevait de la compétence exclusive du conseil d’administration du lycée Colbert de Tourcoing ; qu’en fixant un TRMD distinct de la répartition décidée par le conseil le 22 février 2005, le chef d’établissement, incompétent en la matière, a méconnu les prérogatives de ce dernier …
…Messieurs D. J.M. et W. A. sont fondés à soutenir que la décision en date du 3 mars par laquelle le chef d’établissement du lycée Colbert a établi le TRMD est illégale et à en demander l’annulation ;
DECIDE : Article 1° : La décision en date du 3 mars 2005 par laquelle le proviseur du lycée Colbert a établi le TRMD de l’établissement pour l’année scolaire 2005-2006 est annulée…
… La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne … de pourvoir à l’exécution du présent jugement. »
M. Le Recteur de l’académie de Lille n’ayant pas usé de son droit de recours en appel, le jugement est donc définitif et chacun est donc libre d’en faire référence.
Les conclusions de M. Le Commissaire du Gouvernement et l’ordonnance du jugement clarifie le décret n°85-924 et plus particulièrement les articles 2, 8 et 16-1 et répondent à plusieurs questions :
Des enseignants, membres élus du CA, ont-ils le droit de saisir le Tribunal Administratif pour demander l’annulation du TRMD ? Oui. D’où l’intérêt d’avoir des représentants du personnel au CA et de siéger.
L’autonomie des établissements (article 8 du décret n°85-924), c’est quoi ? Ce n’est pas l’autonomie du Chef d’établissement mais du Conseil d’Administration, nuance.
Le vote du CA pour le TRMD, est-il consultatif comme aiment le dire les services des rectorats pour les lycées, les Inspections académiques pour les collèges et les chefs d’établissement ou est-il décisionnel ? Le vote du CA concernant le TRMD est décisionnel, c’est donc le CA qui décide de supprimer tel ou tel poste ou de créer tel ou tel poste.
Une fois voté, Le TRMD peut-il être modifié par le Chef d’établissement, les services du Rectorat ou l’Inspection Académique ? Non, si le TRMD voté respecte la DHG, les structures (P1R) et les référentiels des classes, nul ne peut le modifier c’est cela l’autonomie des EPLE.
Tous les votes du CA concernant les attributions décisionnelles figurant dans l’article 16 du décret n°85-924 ne peuvent être modifiés par qui que se soit.
Que doit faire le chef d’établissement une fois que le CA a voté ? Il exécute purement et simplement la décision du CA (article 2 du décret n°85-924).
Maintenant que le Rectorat de l’académie de Lille a obligé un Tribunal Administratif à se prononcer sur le sujet, les membres des Conseils d’Administration (notamment les élus enseignants) des lycées et collèges de France peuvent opposer cette ordonnance de jugement à qui de droit.
Lycée Colbert de Tourcoing – Nord Section syndicale SNES-FSU W. A.
Un petit courriel « rapide » pour faire le compte rendu dune journée riche en péripéties et rebondissements.
La journée a débuté dans le froid mais dans une ambiance assez chaude et survoltée. Autour de 7h, lors de la mise en place du blocus, la police nationale, présente sur les lieux est intervenue une première fois en interpellant lun de nos élèves, Nicolas P pour semble til un contrôle didentité. Sen est suivi une garde à vue de 4h. A la suite de cela, un « blocus humain » au coude à coude sest constitué dans un face à face tendu avec les force de police qui pour loccasion ont revêtu la tenue anti-émeute. Gaz lacrymo, coup de matraque ou de bouclier. A 8h, avec quelques collègues nous sommes intervenus pour jouer lapaisement et demander aux policiers de ne pas en rajouter dans la tension. Est-ce notre intervention, sont ce des consignes, ils ont lâché le « contact » et reculé de quelques dizaines de mètres. Ce qui a eu pour conséquence immédiate de calmer le jeu.
Vers 9h, les « potaches » se sont rendus en manifestation au commissariat en criant « libérer notre camarade ». Ils ont fait le tour de lhôtel de police et ont essuyés quelques jets de « gazeuse ». Certains parents ont filmé les évènements et parlent déjà de dépôt de plainte.
Toujours dans une perspective dapaisement, nous nous sommes rendu chez Mr le proviseur qui, dit il, est harcelé de coup de téléphone de la préf, de la sous préfecture et du rectorat le sommant de mettre de lordre dans tout ce désordre, doù le fait quil a demandé lintervention de la police.
Et puis peu avant notre réunion syndicale, la rumeur (encore elle) court quun bataillon de CRS, dûment mandaté par Darkozy est en route sur JB Dumas via Besseges. La panique gagne la foule du « blocus ».
11h, réunion mensuelle dinformation syndicale ou après une courte mais remarqué prise de parole de notre collègue Zahia nous nous sommes rendus (60 / 70 collègues) sur la « barricade » offrir nos poitrines solidaires, si, si, pour protéger nos chères têtes blondes. Inutile de vous dire que notre geste de solidarité était le bienvenu et fut chaleureusement accueilli, applaudi et tout et tout.
Ensuite, nous sommes retournés voir le proviseur (en pleine DGH) pour lui faire part de notre très grande inquiétude quant au climat extrêmement tendu qui se développe depuis lintervention matinale et musclée de la police.
Mr Mazen nous a indiqué sa volonté de solliciter auprès du rectorat une suspension officielle des cours pour le restant de la semaine afin que les tensions retombent. Entretien bref et rapide puisquil était sur le champs attendu par le sous préfet.
11h50, un sèche main électrique est en feu au batiment F, est ce une panne, des élèves de lultra gauche, le Hamas ? Le bâtiment F est évacué, le blocus se débloque, les pompiers interviennent, ressortent et le blocus se rebloque
Plus tard, nous apprenons que linspecteur dacadémie déjeune sur le self en compagnie de Mr le proviseur adjoint et de madame la provisoire adjointe. Zahia B, Gilles J, Pascal G et moi nous précipitons trop tard ! Nous avons tout de même confirmation que les cours ne sont pas suspendus et que le lycée fonctionne normalement. Au dire du recteur dont les propos sont rapportés par Mr le proviseur, « la situation est partout normale, sauf à Ales ».
13h, nous allons une nouvelle fois sur le « blocus » et avec quelques parents délèves, nous sommes une quarantaine dadultes. A linitiative de la FCPE une manifestation sorganise pour 14h en direction de la sous préfecture ou le rendez vous est donné pour 14h30. Une délégation est constituée. Jean Michel et moi étions étonnés par la mobilisation lycéenne et par la manifestation qui réunissait selon nos estimations entre 300 et 400 personnes.
Le sous préfet nétant pas là, dixit son chef de cabinet les élèves sont retournés sur le lycée vers 15h30 en se promettant de revenir demain vers 9h.
Conclusions / jai le sentiment que les élèves étaient particulièrement « remontés » après lintervention policières qui à eu pour conséquence évidente de les re-mobiliser. Par ailleurs nous avons observé quétaient présents sur le blocus et la manif, des élèves du LP et ces derniers paraissaient particulièrement responsables et sérieux. Idem pour quelques mômes, jogging nike blanc casquette, qui étaient présents et intégrés au gros des lycéens. A noter également labsence dincident ou de provocation de la part des lycéens et jeunes associés.
Evidemment, une mention particulière pour monsieur le sous préfet, voire le préfet et le recteur qui par leurs actions favorisent le maintien dune forte mobilisation.
Enfin, la journée de demain et plus précisément la première heure de la matinée peut pour les élèves présenter quelques risques si une nouvelles fois la police est présente et que les esprits séchauffent. Les parents délèves seront la, ainsi que des militants convaincus que la violence est inutile. Note place sera près de nos élèves, non pas pour soutenir le blocus qui du reste na jamais rien bloqué (les élèves comme les enseignants entrent et sortent librement) mais pour nous interposer entre eux et les forces de polices et éviter tout incident. A demain gg
MJS41, JC41, NPA41, Sud Lycéens 41 a écrit:Retrait de toutes les mesures Darcos !
AUTONOMIE FINANCIÈRE DES LYCÉES :
Si le lycée a de bons élèves, il aura plus d'options et d'enseignements pour les préparer à des études longues. Si le lycée a de «mauvais résultats», il devra se contenter du minimum.
SUPPRESSIONS DE POSTES :
Surcharges des classes, profs non remplacés, profs sur plusieurs établissements à la fois, moins disponibles, cours de moins bonne qualité,...
RÉFORME DU BAC PRO :
Passage de 4 ans (2 ans de BEP, 2 ans de BAC Pro) à 3 ans. Donc une perte d’un an de connaissances et de compétences, qu’il était parfois difficile d’acquérir en 4 ans.
POUR LE RETRAIT DE TOUTES LES MESURES DARCOS, SUD Lycéen 41, le NPA-Jeunes 41, le JC 41 et le MJS 41 appellent tous les lycéens du Loir-et-Cher à la :
MANIFESTATION JEUDI 29 JANVIER À 14H DEVANT LE LYCÉE DESSAIGNES
Pourquoi nous voulons le retrait de toutes les mesures Darcos :
RÉFORME DES LYCÉES :
AUTONOMIE FINANCIÈRE DES LYCÉES :
Si le lycée a de bons élèves, il aura plus d'options et d'enseignements pour les préparer à des études longues. Si le lycée a de «mauvais résultats», il devra se contenter du minimum.
CASSE DU BAC NATIONAL :
Certaines matières aujourd'hui obligatoires vont devenir de simples options. Dans les lycées riches, on aura des enseignements variés avec plus d'options. Dans les lycées pauvres, il ne restera que des options professionalisantes, qui ne permettent que d'apprendre un métier.
Résultat évident : le BAC issu des lycées riches aura plus de valeur que les autres.
SUPPRESSIONS DE POSTES :
Surcharges des classes, profs non remplacés, profs sur plusieurs établissements à la fois, moins disponibles, cours de moins bonne qualité,...
RÉFORME DU BAC PRO :
Passage de 4 ans (2 ans de BEP, 2 ans de BAC Pro) à 3 ans. Donc une perte d’un an de connaissances et de compétences, qu’il était parfois difficile d’acquérir en 4 ans.
Et la liste des mesures à la con est encore bien longue : suppressions des RASED, le Service Minimum d'Accueil, la réforme des IUFM, la LRU, le report de quelques jours du BAC rendant impossible l'épreuve pour les élèves disposant d'un tiers temps,...
Laissez nous étudier pour qu'on ne finissent pas policiers !
Les nouvelles grilles horaires viennent de tomber dans nos établissements scolaires et contre toute attente (la réforme des lycées devait être négociée et reportée, Sarko venait d'affirmer que les enseignements artistiques seraient élargis...), nous sommes les sacrifiés de la prochaine rentrée. Cette fois, c'est vraiment le coup de grâce avant extinction totale... Nous, c'est l'enseignement artistique en lycées techniques et professionnels et la petite poignée de profs qui en ont la charge. J'ai donc écrit une lettre au ministre dont je vous adresse une copie et que je vais essayer de diffuser par les syndicats etc... Si vous avez les moyens de mettre ce courrier -qui n'a rien d'insultant- sur le net, de faire savoir au plus grand nombre de personnes, ce serait formidable ! et vous rendriez service à une petite catégorie de profs jamais entendue (nous sommes beaucoup moins nombreux que les RASED) et à des élèves souvent oubliés. Les premières personnes à qui j'avais envoyé cette lettre (collègues d'arts appliqués, inspecteurs de la discipline etc... ) ont réagi favorablement ; mais comment nous faire entendre ?
Sylvie BORDET
Professeur d’Éducation artistique et Arts appliqués
Lycée François Clouet – TOURS
À Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale
Objet : l’enseignement artistique en lycée professionnel
Transmis directement vu l’urgence,
Une copie par voie hiérarchique,
Une copie par voie syndicale.
Tours, le 23 janvier 2009
Monsieur Le Ministre,
Depuis plus de trente ans, j’enseigne les Arts appliqués en lycée professionnel.
Si j’ai choisi l’enseignement technique, c’est parce que, bien que réputé plus difficile, il me semblait plus ouvert aux matières artistiques et parce que la majorité des jeunes qui sont orientés vers ce type de formation n’ont, en raison de leurs origines, que peu ou pas d’accès à la culture. L’enjeu me semblait de taille et continue d’être une formidable motivation !
J’aime mon métier ; j’ai toujours accepté avec enthousiasme les innovations et expériences pédagogiques diverses qui ont marqué la mutation de l’enseignement professionnel en général et de ma discipline en particulier. Je me suis, entre autres, comme nombre de mes collègues, investie pleinement dans ce que l’on a coutume d’appeler les nouvelles technologies, motivantes et valorisantes pour des élèves en échec scolaire. Je suis fière d’avoir au cours de toutes ces années mené des projets artistiques variés et toujours enrichissants pour les élèves.
Or je viens d’apprendre que tous les cours d’arts appliqués passeront de deux à une heure hebdomadaire et ce pour toutes les classes dès la rentrée prochaine. Je suis effondrée...
Cette décision est en effet inattendue, incompréhensible et injuste.
– Inattendue parce que nous avons été réunis à deux reprises par nos inspecteurs pour prendre connaissance des nouveaux programmes très ambitieux, notamment dans le domaine de l’histoire des arts. Cette volonté d’élargir la connaissance des arts a été répétée à plusieurs reprises par Monsieur le Président de la république et par vous-même. Confiante – ou naïve – je pensais alors, comme mes collègues, que pour appliquer ces directives nous bénéficierions de moyens supplémentaires ; d’où ma surprise en constatant que ceux-ci ont été divisés par deux !
– Incompréhensible parce qu’au moment même où arrivaient les dotations horaires dans les établissements, notre Président déclarait lors de ses voeux aux acteurs de la Culture qu'il fallait renforcer l'enseignement artistique. Que penseront dorénavant les jeunes que nous formons de la valeur de la parole officielle ?
– Injuste parce que les élèves orientés en lycée professionnel n’ont le plus souvent pas d’autres moyens d’accéder à la culture. En pénalisant un public issu de milieux fragiles et un corps d’enseignants très minoritaire dans l’éducation, vous ne provoquerez pas une révolution ! Car vous savez que vous ne risquez guère d’être confronté aux revendications de parents peu ou pas du tout mobilisés dans nos établissements, ni aux médias qui ont coutume d’ignorer les acteurs de l’enseignement professionnel.
Dans la grande loterie de l’Éducation Nationale, il y a les perdants et les gagnants ; si je me réjouis pour mes collègues d’E.P.S. dont l’enseignement passe de deux à trois heures hebdomadaires, j’aimerais qu’on m’explique les règles du jeu : pourquoi l’éducation artistique passe-t-elle de deux à une heure ?
Quand j’ai pris mon premier poste de titulaire, l’expression « revalorisation des enseignements artistiques » n’avait pas encore été formulée. Pourtant j’enseignai à un effectif total de 120 à 150 élèves par semaine ; toutes les classes étaient dédoublées et bénéficiaient de deux heures d’éducation artistique par semaine.
Au fil des années les structures ont changé, les dédoublements sont devenus plus rares, et les tâches administratives se sont considérablement alourdies – mises en place des contrôles en cours de formation, justifications permanentes de notre travail par les suivis de stages, le remplissage de fiches, bulletins, livrets et dossiers divers. À titre d’exemple Monsieur le Ministre, savez-vous que j’ai reporté plus de 8 000 notes l’an dernier ?
Avec la généralisation des Bac Pro en trois ans (et la réduction à une heure d’Éducation Artistique si votre décision est maintenue), je devrais enseigner, dès la rentrée prochaine, à plus de 400 élèves par semaine au lieu de moins de 300 aujourd’hui !
Je vous laisse imaginer le quotidien d’un professeur dont les conditions d’enseignement s’apparenteront plus à de l’abattage qu’à de la pédagogie.
Comment en effet, dans le temps imparti et avec les effectifs annoncés :
Instaurer une relation de confiance avec les élèves ?
Les sensibiliser au fait artistique et au patrimoine culturel ?
Transmettre un important savoir dans le domaine de la connaissance des arts ?
Préserver des moments privilégiés de création ?
Vous n’ignorez pas, Monsieur le Ministre, que plus que quiconque, nous devons, en lycée professionnel, gérer la désespérance croissante des adolescents qui nous sont confiés et la violence qu’elle engendre.
Je reste convaincue que la culture est un formidable moyen d’intégration et que l’acte créatif propre à notre discipline, est un outil incomparable de re-médiation et de valorisation pour des élèves en danger scolaire.
J’ai eu, pendant de nombreuses années, la satisfaction de voir des élèves en échec depuis parfois très longtemps s’épanouir dans mes cours et reprendre confiance. En me privant des moyens d’exercer mon métier vous me confiez une mission impossible. Ce scénario, je crois que je n’aurai pas la force de le jouer.
Je vous demande donc, avec insistance, si vous avez un minimum de considération pour les arts et la culture, de cesser de sacrifier leur enseignement en Lycée Professionnel. Vous le pouvez en renonçant à imposer cette nouvelle répartition horaire.
Veuillez croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de ma haute considération.
Sylvie Bordet
CGT Educ'action a écrit:Après le 29 janvier : poursuivre la mobilisation
Le 29 janvier 2009, l’ensemble des forces syndicales du pays appelle à une journée de grève générale interprofessionnelle, fait monter la pression, les salariés, les retraités débattent et s’organisent pour porter leurs mécontentements et leurs revendications dans la rue.
C’est tous ensemble que nous répondrons à la crise, que nous affirmerons notre exigence de progrès social. Alors que des sacrifices sont demandés à la population depuis des années, l’Etat trouve des milliards pour satisfaire le capital quand cet argent devrait servir à l’emploi, aux salaires, aux pensions et aux services publics.
Depuis la rentrée, élèves, personnels, lycéens, parents sont mobilisés contre les mesures régressives Sarkozy-Darcos. Dans beaucoup d’endroits, les personnels se demandent comment continuer à travailler face à un public de plus en plus mis en difficulté avec de moins en moins de moyens.
Aujourd’hui le gouvernement redoute l’extension des luttes. Cela l’a contraint à des premiers reculs sur la réforme des lycées même si celle-ci n’est que reportée, sur la « sédentarisation » de 1 500 RASED mais sans revenir sur les suppressions de postes, sur le report de la loi sur les EPEP.
Nous exigeons toujours :
- L’arrêt des suppressions et la restitution des postes supprimés.
- Le retrait de l'ensemble du projet Darcos sur les lycées.
- L’abandon de la généralisation des bac pro trois ans et le maintien des BEP.
- La mise en place d'une nouvelle organisation pédagogique de l'Ecole, intégrant l'ensemble des besoins au sein de la classe et excluant toute externalisation du soutien hors temps scolaire.
- L’abrogation des décrets Darcos.
- La restitution et l'amélioration des moyens attribués aux RASED.
- L'abrogation du SMA dans le premier degré et le respect des droits syndicaux.
- La titularisation des précaires et la création de postes statutaires.
- La suppression de la mise en place d’évaluations en cm2 et ce1 qui ne serviront qu’à classer les écoles et à mettre de nombreux enfants en situation d’échec.
- Le recrutement des enseignants à Bac+3 avec deux ans de formation payée reconnus comme un master, garantissant le statut de fonctionnaire stagiaire.
- Un plan pluriannuel du recrutement et de la formation des maîtres.
Les luttes en cours, notamment dans le 1er degré, montrent la nécessité de réponses collectives, seuls remparts aux sanctions. Nous soutenons l’action et les revendications des « désobéisseurs » et demandons la levée de toute sanction. Nous invitons les personnels à utiliser toutes les formes de luttes collectives en priorisant les actions de grève pour créer un puissant rapport de forces, seul, capable de faire reculer le gouvernement.
Nous l’avons vu, l’école n’échappe pas aux contre-réformes qui n’ont pour but de faire des économies sur le dos des salarié-e-s, des élèves et des étudiant-e-s en créant les conditions d’une ouverture toujours plus large au « marché » et de créer une école à deux vitesses et particulièrement régressive sur le plan idéologique et pédagogique.
Les services publics sont attaqués, menacés de privatisation. .../…
Il est impératif d’arrêter l’hémorragie d’emplois publics et d’imposer un collectif budgétaire, dès le budget 2009, permettant la restitution et les créations d’emplois à hauteur des besoins. Nous revendiquons les moyens de pérenniser le financement des missions publiques, le retrait de projets porteurs de fermetures massives de services de proximité, d’aggravation des conditions de travail, parmi lesquels la RGPP et le projet de Loi sur la mobilité.
Nous exigeons une augmentation générale pour tous des salaires et des retraites et le retour à l’indexation des retraites sur les salaires.
Nous devons faire face à une avalanche de « réformes » qui conduisent toutes à de gravissimes retours en arrière, des régressions qui frappent toutes les catégories de salariés, les jeunes, les retraités, les privés d’emplois.
Il y a un profond mécontentement de l’immense majorité des salariés, les attentes sociales sont de grande ampleur.
Aujourd’hui le gouvernement répond à l’angoisse qui ronge le pays par l’autoritarisme, la répression et la criminalisation de toute contestation. Chaque jour, dans de très nombreuses entreprises, des milliers de salariés rejettent la fatalité, refusent de payer, au prix fort, les conséquences d’une crise dont ils ne sont pas responsables. Des solidarités nouvelles se construisent, elles expriment la nécessité d’une riposte et portent une exigence de changement de politique économique et social.
Partout dans tous les secteurs d’activités, de nombreuses organisations, mouvements et associations qui œuvrent dans le domaine social se sont engagés dans la journée de grève et de manifestations du 29 janvier.
Dans une démarche sans précédent dans l’histoire syndicale et sociale, CGT, CFDT, CFTC, CGC, FSU, FO, UNSA, Solidaires, proposent aux salariés de s’unir et d’agir ensemble.
Ensemble elles affirment « que les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes ». Elles appellent aux responsabilités du gouvernement pour décider de politiques publiques favorisant la relance économique.
Le 29 nous serons nombreux, dans l’unité la plus large, mais le mouvement ne saurait s’arrêter le soir même ! Des suites rapides sont obligatoires pour imposer un rapport de forces favorable pour faire aboutir nos revendications.
Toutes les confédérations et fédérations syndicales se reverront le 02 février.
Le Conseil National de l’Union Cgt Educ’Action réuni à Dourdan du 26 au 28 janvier 2009 se prononce pour qu’elles décident dans l’unité la plus large possible, une reconduction de l’action les jours suivants. Vu la situation dans l’éducation nationale, le Conseil National de l’Union CGT Educ’action appelle tous les personnels à la grève dès la semaine du 2 février.
Dourdan, le 28 janvier 2009
SUD éducation Loire-Atlantique
9 rue Jeanne d'Arc 44000 NANTES
Tél : 02 40 47 30 85
E-mail : sudeduc44@numericable.fr - Site : http://sudeduc44.free.fr
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Les personnels de Lycées Professionnels de Loire-Atlantique, réunis en AG le 29 janvier 2009 DEMANDENT LE RETRAIT DE LA REFORME DU BAC PRO 3 ANS
Simple habillage des restrictions budgétaires et des réductions de postes
Les personnels de Lycées Professionnels
1) S'insurgent contre le démantèlement de I'enseignement professionnel public.
2) Refusent la grave dévalorisation de I'enseignement professionnel :
. Bac pro : une formation réduite de 4 ans à3 ans ne donnant pas la garantie d'un diplôme de même valeur ;
. BEP : disparition déguisée et injustifié d'un diplôme qualifiant ;
. CAP : abandon des filières d'insertion pour les élèves en difficulté.
3) S'inquiètent du manque absolu de lisibilité concernant I'organisation de la rentrée 2009 du à la précipitation ministérielle.
4) Dénoncent le risque accru de déscolarisations et de sortie des jeunes du système éducatif sans qualification.
En conséquence, nous refusons :
- d'être les porte-parole d'une information tronquée et mensongère dans le cadre de I'orientation : les enseignants seront dans I'impossibilité de donner une information fiable lors des Journées Portes Ouvertes ;
- la globalisation des horaires ;
- le recours accru à la précarisation des personnels de I'éducation.
Nous demandons :
- un seuil des effectifs de classe limité à 24 élèves par classe ;
- le non regroupement des sections de CAP ;
- le maintien de la formation spécifique BEP ;
- le maintien du cursus BEP 2 ans et Bac pro 2 ans.
NOUS DEMANDONS LA SUPPRESSION DE LA REFORME BAC PRO 3 ANS
* l'AG a réuni environ 80 personnes représentant au moins 12 LP du département. Ce texte a été voté à la majorité des présents moins 6 voix en contre et 4 abstentions.
Prochaine AG, le samedi 28 février, à 10 h Maison des syndicats, à Nantes
La FSU, membre du collectif liyannaj, y participe au titre des justes
revendications de justice sociale (200? d'augmentation des bas salaires, petites retraites et mini sociaux, création d'un SMIC Guadeloupéen indexé sur le coût de la vie, baisse des prix des produits de première nécessité, lutte contre la précarité)
portées par ce mouvement. La FSU mène ce combat en conservant intact ses principes humanistes, d'ouverture, de tolérance. Toutefois
l'urgence du combat social prime sur toutes autres considérations. Les militants FSU ont agi sur le terrain (à l'université, à l'IUFM, à la mairie des Abymes, dans le primaire, dans les établissements du secondaire comme Vieux-Habitants, Moule, Jardin d'Essai...) pour développer et faire vivre la grève. La participation de la FSU aux manifestations des 25 et 30 janvier a été importante.
Ce combat s'inscrit dans la lutte contre les contre-réformes du supérieur et de la recherche. L'université est en grève reconductible depuis le 20 janvier.
Frédéric Régent Secrétaire départemental de la FSU 2 février 2009
Ka ki fèt sé tan pasé liniversité dépi lévé a Lyannaj kont Pwofitasyon
13/01/2009
APPEL A L'ASSEMBLEE GENERALE LE 20 JANVIER 2009
Dans le cadre de la grève générale reconductible du 20 janvier 2009 à l'appel d'une quarantaine d'organisations, un collectif de membres du personnel de l'UAG appelle à une assemblée générale le 20 janvier 2009 à 8h30 à l'amphithéâtre MERAULT.
Cette assemblée générale aura pour objectif de décider de l'opportunité de participer au mouvement et éventuellement de définir nos revendications et notre mode d'action ( participation au rassemblement du 24 janvier, grève, ...)
Pour le collectif:
CESAIRE Thierry, DORVILLE Jean-François, FORLAT Gaitane, GALBA-NASSO Patricia, MOLINIE Jack, PAGE Vincent, PAUL
Jean-Luc, PETIT Rose-Hellen, REGENT Frederic, REMI Céline, ROMANA Laurence, ROUSSAS André, UDINO Lyn
20/01/2009
Nous, personnels du pôle Guadeloupe de l'Université des Antilles et de la Guyane, réunis ce jour, mardi 20 janvier 2009, en Assemblée générale, avons décidé de nous mettre en grève reconductible aux côtés de l'ensemble des travailleurs, contre la vie chère, contre la précarité.
Nous luttons pour une formation de qualité pour les jeunes de Guadeloupe, pour une recherche dynamique permettant un développement réel de notre territoire et de notre société.
Nous défendons un égal accès aux droits (éducation, travail, logement, santé, culture, subsistance?).
Nous invitons l'ensemble des étudiants et du personnel à venir à l?Assemblée générale du mercredi 21 janvier 2009, dans le bâtiment d?accueil de l'Université, à l'entrée du Campus de Fouillole à 8H30. A la suite de cette assemblée générale, un débat intitulé:" Impact de la LRU (Loi de réforme des universités) sur la précarité de l'emploi " sera animé par animé par Frédéric Régent à 9H dans le même amphithéatre.
Signé le comité de grève du pôle Guadeloupe de l'UAG.
le Mardi 20 janvier 2009
21/01/2009
Nous invitons l'ensemble des étudiants et du personel à venir à l?Assemblée générale du jeudi 22 janvier 2009, à l'amphithéatre Mérault du Campus de Fouillole à 8H30.
A la suite de cette assemblée générale, un débat intitulé:" La vie chère: mécanimes de fixation des prix" sera aninmé par animé par Patrice BORDA (laboratoire LEAD) à 9H dans le même amphithéatre.
Signé le comité de grève du pôle Guadeloupe de l'UAG.
le Mercredi 21 janvier 2009
22/01/2009
Nous, personnels du pôle Guadeloupe de l'université des Antilles et de la Guyane, réunis ce jour, jeudi 22 janvier 2009, en Assemblée générale, avons décidé de poursuivre le mouvement de grève.
Nous invitons l'ensemble des étudiants et du personnel à venir à l?Assemblée générale du Vendredi 23 janvier 2009, à l'amphithéâtre
Mérault du Campus de Fouillole à 8H30.
A la suite de cette assemblée générale, un débat intitulé: "DE LA CRISE FINANCIERE A LA CRISE ECONOMIQUE: Les crises sont-elles un phénomène normal au sein d'une société capitaliste ? " sera animé par l'économiste Christian SAAD (Chercheur du laboratoire LEAD-Spécialité: Histoire de la pensée economiste) à 9H dans le même amphithéâtre.
Signé le comité de grève du pôle Guadeloupe de l'UAG.
le jeudi 22 janvier 2009
23/01/2009
APPEL A LA MANIFESTATION DU SAMEDI 24 JANVIER 2009
Depuis le 20 janvier 2009, le pole Guadeloupe de l'UAG est en grève, dans le cadre de la grève générale à l'appel d'une quarantaine d'organisations.
Chaque jour le personnel se réunit en assemblée générale pour reconduire la grève et établir ses revendications propres en relation avec celles du mouvement "lyannaj kont pwofitasyon". Un tract résumant nos revendications et accepté lors de l'AG du 22 janvier est joint en attaché. Notre participation à la manifestation commune du samedi 24 janvier 2009 a été votée en AG.
Le rendez vous: SAMEDI 24 JANVIER A 9H DEVANT LE CENTRE DES ARTS DE POINTE A PITRE
VENEZ NOMBREUX, AMENEZ VOS AMIS, DU SUCCES DE LA MANIFESTATION DEPENDRA LE RESULTAT DE LA GREVE.
Le comité de grève du pole Guadeloupe de l'UAG
le 23 janvier 2009
PARTICIPATION AU LEWOZ LYANNAJ KONT PWOFITASYON AU PALAIS DE LA MUTUALITE
24/01/2009
PARTICIPATION A LA MANIFESTATION COMMUNE A POINTE-A-PITRE
26/01/2009
Débat sur « Les effets de la crise financière sur l'économie réelle : cas de la Guadeloupe » amené et animé par Mme Cordette économiste chercheur du LEAD.
Chèr(e)s collègues,
Suite à l'assemblée générale du lundi 26 janvier 2009,la grève a été reconduite. Nous vous invitons à l'assemblée générale ce mardi à 9h à l'amphithéâtre MERAULT.
Cette AG sera suivie d'un débat à 9h30 sur le thème "Chlordécone et droits de l'Homme" animé par Philippe VERDOL (MCF-économiste à l'UAG)
Le comité de grève du pôle Guadeloupe de l'UAG
Lundi 26 janvier 2009
27/01/2009
Chèr(e)s collègues et étudiants
Le débat ce mardi sur le thème "Chlordécone et droits de l'Homme" animé par Philippe VERDOL (MCF-économiste à l'UAG) a connu un grand succès malgré la pénurie d'essence.
Par un vote ce mardi 27 janvier 2009, la grève a été reconduite. Des discussions sur les négociations de LKP au World Trade Center lundi soir ont terminé le rassemblement.
Nous vous invitons à l'Assemblée Générale mercredi 28 janvier à 9h à l'amphithéâtre MERAULT.
Cette AG sera suivie d'un débat à 9h30 sur le thème "Réforme du recrutement des enseignants : la masteurisation" animé par Antoine DELCROIX (chercheur en maths à l'IUFM) et Christian CHERY (coordinateur du CAPES -Lettres modernes).
Le comité de grève du pôle Guadeloupe de l'UAG
Le Président de l'Université des Antilles et de la Guyane :
Vu le Code de l'Education et notamment ses articles L.712-1, 712-2 et 719-7
ARRETE :
Compte tenu des perturbations provoquées par les mouvements de grève en Guadeloupe, l'accès aux campus de Fouillole et de Saint-Claude est devenu impossible pour la majorité des personnels et étudiants. En conséquence :
ARTICLE 1 Les campus de Fouillole et de Saint-Claude en Guadeloupe sont fermés les mercredi 28 et jeudi 29 janvier 2009.
ARTICLE 2Le Secrétaire Général de l'Université est chargé de l?application du présent arrêté.
Fait à Pointe-à-Pitre, le 27 janvier 2009 Le Président, Pascal SAFFACHE
28/01/2009
Cher(e)s collègues et étudiants
La conférence sur le thème : "réforme du recrutement des enseignants : mastérisation" et le débat qui a suivi se sont déroulés ce mercredi 28.
Compte tenu de la faible présence du personnel et de la fermeture des locaux de l'université par le président, nous n'appelons pas à une AG
demain mais vendredi 30 janvier à 9h à l'amphithéâtre Mérault.
Nous vous invitons à participer aux actions prévues demain dans le cadre de la grève nationale du 29 janvier. Ecoutez les médias pour le
lieu de rendez vous.
Signé le comité de grève du pôle Guadeloupe de l?UAG.
mercredi 28 janvier 2009
29 janvier 2009
Jour de la grève nationale: rassemblement de plusieurs milliers de personnes devant le QG du Liyannaj kont Pwofitasyon et grandmeeting. Pas de manifestation.
30 janvier 2009
Grande manifestation avec 65000 personnes dans la rue.
1er février
Arrivée d'Yves Jégo, secrétaire d'état à l'outre-mer. Il dit venir avec une volonté d'apaisement.
2 et 3 février, pas d'AG, faute de carburant. Les gérants de station service arrêtent leur mouvement après avoir obtenu totalement satisfaction, les pompistes poursuivent la grève.
4 février nouvelle AG.
Après la mobilisation exceptionnelle de jeudi, les parents d'élèves n'entendent pas que le soufflé de leurs revendications retombe. Demain, à 19 heures, cinq cortèges lumineux partiront du métro de Jolimont, du métro Saint-Michel, de la Patte-d'Oie, de l'école Jean-Chaubet et de l'église des Minimes pour converger vers la place du Capitole à 20 heures.
Cette descente aux flambeaux, initiée par les parents d'élèves qui avaient organisé la précédente, depuis Jolimont, le 18 décembre, devrait une nouvelle fois rassembler du monde. Déjà plus de 80 écoles ont annoncé leur participation. Et puis, le lendemain, 4 février, est un « mercredi libéré ».
Vêtus de gilets jaunes, équipés de lampions, flambeaux, lampes, loupiotes et de tout ce qui peut faire du bruit, les parents souhaitent « mettre en lumière nos désaccords avec les réformes Darcos », explique Sylvie Castro-Micoud, parent d'élève de l'école Jean-Chaubet.
Le ministre de l'Éducation nationale mérite, selon les parents d'élèves, d'être éclairé sur les conséquences jugées nocives de sa réforme. Sinon allumé. Car l'inquiétude est palpable dans les manifestations qui s'amplifient au fil des mois déjà « pour sauver l'école publique, pour sauver les Réseaux d'aide spécialisés aux enfants en difficulté (Rased), pour sauver la maternelle, pour sauver la formation des enseignants ».
Le « cortège funèbre » de l'IUFM
C'est d'ailleurs au sujet de leur formation que les futurs enseignants s'inquiètent. A sa manière, l'Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Toulouse se joint aux parents d'élèves. Demain, parce que « le ministre de l'Éducation nationale remet en cause le principe de la formation professionnelle des maîtres en s'attaquant au système éducatif en général », un « cortège funèbre » partira de l'IUFM à 17 heures, et se rendra au Capitole à 19 heures où l'Éducation nationale sera bradée sous forme de happening théâtral.
Puis, à partir de 22 heures, les étudiants, les enseignants et les formateurs occuperont l'IUFM toute la nuit. Une nuit pour renouveler leurs exigences de maintien d'une année de formation rémunérée post-concours avec stages en responsabilité ; d'un nombre de postes au concours 2009 équivalent à celui de 2007 ; du statut de fonctionnaire d'État ; d'une formation continue tout au long de la carrière ; des postes de Rased et des classes de petite et de toute petite section de maternelle.
Jean-Louis Dubois-Chabert
Très «attachés» à leur maternelle
Trois jours après la descente aux flambeaux de mardi, une autre action symbolique a lieu à Toulouse. À l'école maternelle des Amidonniers, précisément, où les parents ont décidé de s'enchaîner à l'école à l'aide de scotch, de ficelle, sous forme de chaîne humaine ou autre… L'action se déroulera vendredi matin 6 février, vers 8 ou 9 heures.
« C'est une action symbolique qui signifie un attachement à un système reconnu partout en Europe, expliquent les parents. Cette action est résolue et traduit la détermination des parents à ne pas laisser démanteler la maternelle sans rien faire. C'est une action flash qui ne gênera ni ne bloquera personne, et ne paralysera aucune école ».
Tous les renseignements sur http://attachons.nous.a.notre.ecole.over-blog.com/
ils s organisent a l exterieur des organisastions !!!! mais que se passe t il ???
tu veux dire qu ils deviennent autonome
c est chaud
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