Cette torture blanche a un nom : la privation sensorielle
http://www.scienceshumaines.com/privati ... 22094.html
http://journalenvolee.free.fr/envolee4/ ... /433.shtml
http://www.prison.eu.org/article.php3?id_article=3863
Julien Coupat libéré, mais maintenu en détention jusqu'à l'appel
AP
Un juge des libertés et de la détention a ordonné vendredi la remise en liberté de Julien Coupat, présenté comme le chef de la cellule soupçonnée des actes de malveillance contre les lignes TGV de la SNCF, a-t-on indiqué de source judiciaire, en précisant que le parquet avait immédiatement fait appel, ce qui entraîne son maintien en détention.
Dans le cadre de cette procédure de référé détention, la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris doit examiner l'affaire mardi, a-t-on ajouté de même source.
Julien Coupat est incarcéré à la maison d'arrêt de la Santé depuis le 15 novembre, date de sa mise en examen pour "direction d'une association de malfaiteurs terroristes", un crime passible des assises.
Le 2 décembre dernier, la chambre de l'instruction avait ordonné la remise en liberté de trois proches de Julien Coupat, mais avait ordonné son maintien en détention et celui de sa compagne.
Neuf personnes ont été mises en examen le 15 novembre pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et "dégradations en réunion en relation avec une entreprise terroriste". Cinq avaient été placées en détention provisoire.
Sur les neuf mis en examen dans ce dossier dont la qualification terroriste fait débat, cinq sont soupçonnés d'avoir participé à des actes de malveillance ayant visé la SNCF. Proches de la mouvance qualifiée d'anarcho-autonome par la police, ils sont suspectés d'avoir formé une "cellule invisible".
Cinq actes de malveillance ont été commis entre le 26 octobre et le 8 novembre contre des lignes TGV. Des fers à béton en forme de crochets ont été posés sur des caténaires en Moselle, dans l'Oise, l'Yonne, la Seine-et-Marne, entraînant des retards dans la circulation de plusieurs dizaines de trains.
AP
Réunion du comité de paris
Samedi 20 décembre 2008 à 17h au CICP - 21ter rue voltaire - métro : rue des Boulets
Ordre du jour : Information et organisation des initiatives à venir (textes, affiches, collages, concerts, manifs )
___________________________________________________
Soutien aux inculpés du 11 novembre Du 15 au 25 Janvier
10 jours d'agitation contre les lois antiterroristes.
Passées les « fêtes », nous prévoyons que se déroulent pendant 10 jours, du 15 au 25 janvier, le maximum d'évènements, concerts, projections, débats, afin de faire ressurgir la question, afin que soit requalifiées les charges qui pèsent sur nos camarades, et que sortent ceux qui sont encore en prison. Il faut que cette opération de com' du ministère de l'intérieur se retourne et devienne une première et cuisante défaite pour ceux qui voudraient criminaliser l'action politique.
Cela permettra également d'annoncer et préparer un grande manifestation nationale le 31 Janvier.
Et même si cela n'est pas le principal, si ces événements permettent de récolter de l'argent pour le comité de soutien, nous en avons besoin.
La réussite de ces 10 jours dépendra essentiellement de la capacité à se mobiliser de ceux qui nous soutiennent, ou veulent nous soutenir.
Plus encore que de l'aide, nous avons besoin d'initiatives.
Nous n'avons pas de bureau national, peu de moyens, pas de centralité entre le comités. Tout au plus quelques personnes qui peuvent faire le relais entre ceux qui s'organisent. Mais nous pouvons, par contre, diffuser l'information le plus largement possible.
C'est à dire :
-Si vous êtes quelques uns dans une ville, constituez un comité de soutien, qui puisse relayer les actions et nouvelles à un niveau local. Envoyez nous un texte et un email, nous le ferons apparaître sur le site.
-Si vous avez les moyens d'organiser un ou des évènements dans ces dates, nous les annoncerons. Nous pouvons aussi faire passer toutes les informations ou matériel nécessaire pour une table de presse, et éventuellement venir, selon où, quand et pourquoi.
-Si vous êtes un groupe de musiciens sans salle, ou une salle sans groupe, nous tâcherons de vous mettre en contact les uns avec les autres.
-Et enfin, nous pouvons nous concentrer sur l'organisation de quelques soirées de plus grande ampleur. Si vous connaissez des groupes connus ou des gérants de salles assez grandes qui seraient prêts à participer, nous donner leur contact serait une aide précieuse.
A peine plus d'un mois pour préparer tout cela, c'est assez court. Il y a une certaine urgence.
Il arrive que le vent tourne. A nous tous d'en faire une tempête.
Sabotons l'antiterrorisme.
Pour nous contacter à propos de l'organisation de ces 10 jours : comiteparis@yahoo.fr - soutienconcerts.tarnac@gmail. Com
http://www.soutien11novembre.org
SUJET : Isa, montage anti terroriste, RDV TGI mardi
Isa est en prison depuis janvier 2008.
Tout comme Damien et Juan, elle a été mise sous mandat de dépot criminel dans le cadre d'une instruction antiterroriste car son ADN correspondrait à l'un de ceux retrouvés sur des bouteilles d'essence placées sous une voiture de police devant le commissariat central du 18ème arrondissement de Paris pendant les élections présidentielles de 2007.
Comme Damien et Juan, comme d'autres personnes actuellement en prison parce qu'il faut, en cette période de tension sociale, ressortir l'épouvantail de l'ennemi intérieur, Isa fait partie de ces nombreuses personnes que chacun/e de nous a croisé de multiples fois dans les luttes de sans-papiers et de mal logés.
Elle est aujourd'hui à la maison d'arrêt de Versailles et après bientôt une année de détention préventive (et 4 taules différentes!), elle repasse devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris pour une nouvelle demande de mise en liberté le mardi 23 décembre 2008 à 9h.
Soyons nombreux et nombreuses à la soutenir devant la chambre de l'instruction, esc A, au palais de justice de Paris (m°cité)
[url=http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/12/22/sncf-la-demande-de-remise-en-liberte-de-la-compagne-de-julien-coupat-rejetee_1134272_3224.html] SNCF : la demande de remise en liberté de la compagne de Julien Coupat rejetée
LEMONDE.FR avec AFP | 22.12.08 | 20h08 • Mis à jour le 22.12.08 | 20h14 [/url]
a demande de remise en liberté d'Yldune Lévy, incarcérée depuis la mi-novembre avec son compagnon Julien Coupat dans l'enquête sur des dégradations contre des lignes TGV, a été rejetée vendredi par un juge des libertés et de la détention, a indiqué, lundi 22 décembre, une source judiciaire. Poursuivie pour destructions en réunion et association de malfaiteurs à visée terroriste, la jeune femme n'a pas encore été entendue par le juge d'instruction chargé du dossier, a justifié le juge.
La justice s'est en revanche prononcée vendredi en faveur de la remise en liberté de Julien Coupat, qui reste incarcéré en raison d'un appel du parquet. Le président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, chargé de contrôler le travail des juges, doit se prononcer mardi sur la validité de cette procédure de référé-détention, prise vendredi pour bloquer la remise en liberté de Julien Coupat.
Le jeune homme est présenté par l'accusation comme le chef d'un supposé groupe d'"ultra-gauche" qui aurait fomenté et exécuté les sabotages de lignes ferroviaires en France dans le but de susciter des troubles sociaux et politiques. Il a été mis en examen le 15 novembre pour direction d'une entreprise terroriste et destructions en réunion à visée terroriste.
A ce jour, Julien Coupat et sa compagne sont les seuls des neuf mis en examen à rester en détention. Trois autres personnes, Gabrielle Hallez, Benjamin Rosoux et Manon Glibert, initialement placés en détention provisoire, ont été remis en liberté le 2 décembre par la chambre de l'instruction.
«L’incrimination préventive de Julien est bâtie sur du vent» Interview
L’avocate du principal mis en examen de Tarnac, Irène Terrel, estime que la procédure «à visée politique» est «en miettes». Recueilli par GAËL COGNÉ
Irène Terrel est l’avocate de Julien Coupat, en détention provisoire depuis le 15 novembre. Le juge de la liberté et de la détention (JLD) a ordonné la libération de l’homme que les enquêteurs présentaient comme le leader d’un groupe terroriste. Une ordonnance bloquée in extremis par le parquet. L’avocate revient sur l’affaire de Tarnac.
Vendredi, le JLD a ordonné la libération de Julien Coupat. Pourquoi ?
Après la remise en liberté de Gabrielle, Manon et Benjamin [co-inculpés, ndlr], le 2 décembre, j’ai demandé que Julien Coupat soit interrogé rapidement pour pouvoir réclamer sa mise en liberté avec une chance d’être entendue. Le 12 décembre, il a vu le juge d’instruction. J’ai immédiatement déposé une demande de mise en liberté qui a été accueillie favorablement par le juge. C’est tout à fait normal puisque la détention provisoire doit rester exceptionnelle. Or, Julien Coupat avait toutes les garanties de représentation.
Pourtant, il n’est pas libre.
Non, car le parquet a déposé un référé détention. Une procédure exceptionnelle. On est dans l’exception de l’exception. Ce n’est pas acceptable. Il ne faut pas confondre prison préventive et poursuite de l’enquête. Il y a beaucoup trop de personnes emprisonnées. Le réflexe du parquet et souvent du juge est d’incarcérer. Il faudrait au contraire vider les prisons. En utilisant ce référé la veille de Noël le parquet bloque la libération. Je trouve cela très mesquin. Tout le monde sait très bien que Julien et Yldune (sa compagne) vont sortir. Je n’accepterai pas qu’il soit maintenu en détention provisoire. J’userai de tous les moyens de droit. On déposera des demandes de mise en liberté, sans jamais se décourager, jusqu’à ce qu’ils sortent.
Vous avez vu Coupat hier, comment est-il ?
Très serein. Il analyse tout ça, lit la presse et se voit un peu dépossédé de sa vie. Je crois qu’il aura envie de dire ce qu’il pense de cette affaire, de se défendre avec ses mots à lui, avec son propre rapport à l’existence, tel qu’il le vit et le conçoit depuis des années, et la prison n’y changera rien. Il n’est pas satisfait car il a un sentiment d’impuissance. Mais ce n’est pas quelqu’un qui panique, parce qu’il a les outils intellectuels pour affronter la situation. A cet égard, il sait bien qu’il est un prisonnier privilégié.
Quatre personnes ont d’abord été libérées sous contrôle judiciaire, puis trois. Pourquoi ces libérations au compte-gouttes ?
Il y a clairement eu une instrumentalisation judiciaire. Même si cela aurait dû être le cas, il n’était pas imaginable que tout le monde soit libéré dès le 15 novembre. La justice était enfermée dans le discours antiterroriste, prisonnière en quelque sorte de ses propres instruments. Le jour des interpellations, il y a eu une violation de la présomption d’innocence de la part de la ministre de l’Intérieur, lors d’une conférence de presse, alors que les perquisitions n’étaient même pas finies. Puis, pendant les gardes à vue, la phase théoriquement la plus secrète de l’enquête, on voyait apparaître des éléments dans la presse. Enfin, il y a eu le point presse du parquet à l’issue des gardes à vue. Imaginez, quand le lendemain les interpellés ont été présentés devant le juge. Tout était plié.
Malgré tout, un peu bizarrement, le parquet a demandé que quatre personnes soient placées sous contrôle judiciaire.
Bien sûr, s’il s’agit de terroristes, c’est une forme d’incohérence. Mais cela participait de la construction intellectuelle d’un «noyau dur», avec un chef [Julien Coupat, ndlr]. On plaque son propre schéma sur des gens qui pourtant ne sont pas du tout dans l’organisation verticale, hiérarchique. Tout cela a été abondamment relayé par les médias en confortant les accusations. Des photos de Julien Coupat ont été données. Or, la famille n’en a jamais divulguées. Le rapport de la sous-direction antiterroriste (SDAT) a été communiqué sur Internet, alors que les avocats n’avaient pas encore eu copie du dossier. Ce rapport, c’est la thèse de la SDAT, forcément à charge. Encore une violation évidente de la présomption d’innocence. Il y a des noms, des adresses. Symboliquement, ce qui se passe dans ce dossier est très grave. La justice a été dépossédée de tout et des gens ont été traînés dans la boue.
Depuis le début, vous dénoncez la qualification de terrorisme.
Elle est déjà tombée dans les faits : neufs «terroristes» vont se trouver en liberté. Juridiquement, cela va suivre. Il y avait une procédure à visée politique et c’est un échec. La procédure est en miettes. Les choses se sont dégonflées. Les gens de Tarnac ont réagi, solidaires des interpellés dont on a ainsi découvert la vraie vie, qui n’avait rien à voir avec le terrorisme. Puis sont venus les politiques. Ils ont mis longtemps avant de se décider. Le terrorisme n’est pas un thème porteur. C’est la société civile qui a été la plus solidaire. Cela ne m’étonne pas. Car si ce type de procédures devient possible, c’est parce que les politiques ne sont pas assez attentifs aux violations, hélas quotidiennes, des droits élémentaires. Enfin, des responsables de la SNCF ont dit qu’il n’y avait aucun danger pour la vie humaine. Les faits reprochés sont une «dégradation en réunion». Cela ne s’appelle pas du terrorisme. De surcroît, rien n’est établi. C’est un nouveau concept : une incrimination «préventive» bâtie sur du vent. Julien Coupat, le soi-disant chef terroriste, a été libéré vendredi par un juge. Les faits parlent d’eux-mêmes, non ?
a écrit: Julien Coupat est maintenu en détention
Le jeune homme est incarcéré depuis la mi-novembre dans l'enquête sur les sabotages des lignes SNCF.
La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris s'est prononcée aujourd'hui pour le maintien en détention de Julien Coupat, incarcéré depuis la mi-novembre dans l'enquête sur des dégradations contre des lignes SNCF.
La présidente Brigitte Bliecq a maintenu dans son arrêt les effets du référé-détention pris vendredi par le parquet de Paris pour bloquer la remise en liberté de Julien Coupat, estimant que la mise en œuvre de cette procédure d'urgence pouvait se justifier dans ce dossier.
Cette remise en liberté avait été ordonnée par un juge des libertés et de la détention (JLD) à la suite d'une demande déposée par l'avocate du mis en examen, Me Irène Terrel, à l'issue d'un interrogatoire devant le juge d'instruction chargé de l'enquête le 12 décembre.
Hier, Yldune Levy, également incarcérée dans cette affaire, a vu sa demande de remise en liberté rejetée, au motif qu'elle n'a pas encore été entendue par le juge d'instruction chargé du dossier.
(Source AFP)
http://www.liberation.fr/societe/010130 ... -detention
a écrit: La demande de mise en liberté d'Isa a été rejetée par les juges.
DES NOUVELLES DU RASSEMBLEMENT POUR LA DEMANDE DE MISE EN LIBERTE D'ISA
[RAPPEL: Isa est incarcérée depuis le mois de Janvier 2008 car son ADN correspondrait à l'un de ceux retrouvés sur des bouteilles d'essence placées sous une voiture de flics devant le commissariat central du 18ème arrondissement de Paris pendant les élections présidentielles de 2007.
Isa, comme Juan et Damien en prison pour les mêmes accusations, est sous mandat de depot criminel dans le cadre d'une instruction anti-terroriste.
Elle est aujourd'hui à la maison d'arrêt de Versailles et après bientôt une année de détention préventive (et 4 taules différentes!), elle est repassée devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris pour une nouvelle demande de mise en liberté ce mardi 23 décembre 2008 à 9h]
Ce matin, le rassemblement a reuni une quarantaine de personnes pour exiger la remise en liberté d'Isa. Les gendarmes en très grand nombre (avec déja la présence du panier à salade des flics dehors) ne nous ont pas permis l'accés à la galerie de la chambre d'instruction. Nous sommes donc restés le temps des débats devant l'entrée de l'escalier A. Après un bref compte-rendu de l'avocat, nous avons fait le choix de ne pas manifester à l' intérieur du palais de justice comme nous avions pu le faire précedemment mais plutot de se faire entendre dans la rue. Devant le palais de justice nous avons déployé une banderole sur laquelle était écrit "Liberté pour Isa, Juan, Damien et tous les prisonniers" et nous avons marché sur la chaussée, ralentissant ainsi la circulation jusqu'au siège de l'administration pénitentiaire rue du renard en criant des slogans : "Libérez Isa et tous les prisonniers", "Pouvoir assassin", "Flics, porcs, assassins", "Pierre par pierre, mur par mur, nous détruirons toutes les prisons"...Nous nous sommes dispersés sans arrestation (à notre connaissance) alors qu'arrivaient les gendarmes mobiles...
La demande de mise en liberté d'Isa a été rejetée par les juges. Au bout d'un an de détention, au cours du mois du janvier, le mandat de depot criminel d'Isa sera peut-etre renouvelé et elle repassera alors devant les juges. De nouvelles initiatives sont à prévoir pour exiger sa libération...
LA SOLIDARITE EST UNE ARME ! LA LUTTE CONTINUE !
Pour plus d'infos:: http://infokiosques.net/mauvaises_intentions
http://nantes.indymedia.org/article/15691
Harfang a écrit:La vidéo de l'intervention du père de Julien.
Il a des sorties extrêmement intéressante. L'expression "Marketing de la peur"
http://www.lepost.fr/article/2008/12/21 ... tor=AL-235

Julien Coupat passera Noël en prison
Un Noël derrière les barreaux pour Julien Coupat. La chambre d'instruction de la Cour d'appel de Paris a refusé mardi sa demande de remise en liberté. Le saboteur présumé est incarcéré depuis la mi-novembre dans l'enquête sur des dégradations de lignes TGV. Il est mis en examen pour "direction d'une association de malfaiteurs et dégradations en relation avec une entreprise terroriste". Sa compagne, Yildune Lévy, reste également en prison. Interviewé par RTL, Gérard Coupat, le père de Julien Coupat, a dénoncé la "mascarade" et "l'acharnement" des pouvoirs publics français.
Retourner vers Répression-anti-répression, résistance et soutien
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun-e utilisateur-trice enregistré-e et 2 invités