L'université en lutte

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Messagede bipbip » 14 Fév 2015, 15:20

Répression syndicale et politique à Rennes 2 : ne nous laissons pas faire !

La CNT Éducation 35 condamne la répression syndicale et politique à l’oeuvre depuis plusieurs mois sur le campus de l’université de Rennes 2. Nous ne laisserons pas faire ! Nous ne nous tairons pas ! Respect des droits et libertés syndicales sur le campus !

PDF : http://www.questionsdeclasses.org/IMG/p ... irep-2.pdf
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Messagede bipbip » 17 Fév 2015, 06:47

Université Lyon 2 - Les vacataires veulent être payés pour les heures travaillées !

Depuis début janvier, des vacataires assurant des cours à l'université Lyon 2 sont en grève. La principale revendication de ces enseignants précaires : être payés pour les heures de cours données. Certains attendent un contrat et un salaire depuis septembre, début du premier semestre.

... http://france3-regions.francetvinfo.fr/ ... 54425.html
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Messagede bipbip » 18 Fév 2015, 12:00

Jeudi 19 février, mobilisation à l’Université Paris 8 Saint-Denis

Actions contre le contrôle des cartes étudiantes à l’entrée de la fac et soirée de soutien aux personnels en grève !

« Le sécuritaire n’est pas la solution ! »

Depuis le 8 janvier, un contrôle des cartes étudiantes a lieu à l’entrée de notre université, et une barrière de vigiles empêche de rentrer librement dans la fac. Quand on n’a pas de carte, il faut argumenter sur le fait que l’on a une raison valable de se trouver ici, de vouloir rentrer. Pourtant, il y a plein de raisons de venir à Paris 8, sans y être inscrit-e, qui ne sont pas forcément reconnu-es : venir boire un café du CROUS, voir un film du ciné-club, assister à un colloque, voir des ami-es, regarder l’architecture, emprunter un livre, prendre un cours d’aïkido, s’inscrire pour l’année suivante, regarder si cela nous plaît et si l’on a envie d’étudier ici, combattre les réformes de l’Université depuis l’intérieur, assister à un cours, soutenir les personnels grévistes, aller voir une exposition...

Ce sont donc des dizaines de personnes qui sont exclues de l’université depuis le 8 janvier, qu’ils et elles soient habitant-es des villes environnantes, lycéen-ne-s, visiteurs/euses de passage, lecteurs et lectrices de philosophie, ami-es, étudiant-es étranger-es souhaitant s’inscrire pour l’année prochaine...

Face à cette fermeture de l’université, nous défendons une université libre, ce qui sous entend accessible à tou-te-s, sans carte étudiante, titre de séjour, ou prétention intellectuelle particulière.

Pour protester contre le contrôle des cartes, demander la fin de l’application du plan Vigipirate, et permettre l’entrée de tou-te-s à l’université :

Journée d’action - Jeudi 19 Février

RDV à 8h30, 11h30 et 17h30 pour des actions à l’entrée de l’université

Rassemblement à 12h dans le hall d’entrée (et pré-rencard à 11h pour faire des pancartes)



Toute autres initiatives, formes d’action, idées pour la journée sont évidemment bienvenues !

//////

Et à 18h, dans le hall du bâtiment C. soirée de soutien aux personnels grévistes en lutte depuis plus d’un mois.

Avec un concert de ’La Rabia’ et un couscous !

La pétition à signer ici : http://www.petitions24.net/soutien_aux_ ... 8_en_greve

L’action de 17h30 aura aussi pour but de favoriser l’entrée dans l’Université des personnes qui viennent pour la soirée.

Solidarité et convergence des luttes au programme !

http://paris-luttes.info/jeudi-19-fevri ... n-a-l-2680
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Messagede bipbip » 23 Fév 2015, 07:20

Soutenons les mobilisations à Paris Sud et Paris 13

Après l’annonce de la suppression de tous les postes d’ATER pour l’an prochain, du gel du recrutement des personnel et la suppression de 10 000 heures d’enseignement, 400 étudiant-e-s et personnels se sont réuni-e-s en Assemblée Générale à l’université Paris Sud le 12 février pour dénoncer notamment la sélection à l’entrée de la première année d’université (L1), demander une rallonge budgétaire et la création de postes de titulaires.

Ces restrictions budgétaires et dégradations des conditions d’études et de travail se généralisent dans tout l’Enseignement Supérieur. Depuis deux ans, de nombreuses mobilisations ont eu lieu sur les universités (Pau, Montpellier, Clermont, Toulouse, Paris 8 etc.) pour lutter contre cette logique et défendre un autre projet d’Enseignement Supérieur et de Recherche.

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes apporte tout son soutien à cette lutte et appelle les étudiant-e-s, personnels et enseignants des autres universités et établissements à soutenir et relayer les luttes de Paris Sud et Paris 13. Seule une lutte collective et nationale permettra de nous sortir de cette situation et construire un autre enseignement supérieur.

Pour plus d’informations, infos et contacts :
http://www.orsayenlutte.info/
https://www.facebook.com/pages/Paris-Su ... 7002394977

http://www.solidaires-etudiant.org/blog ... -paris-13/
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Messagede bipbip » 25 Fév 2015, 02:04

Nouvelle semaine de mobilisation à l’université Lyon 2 !

Enseignant.e.s, services administratifs et techniques, personnel d’entretien, refusons d’être les victimes silencieuses des politiques budgétaires qui nous oppriment !

Face à la casse de l’université, organisons la lutte !


Assemblée Générale interprofessionnelle :
* Mercredi 25/02 12h-14h à Bron
* Jeudi 26/02 12h-14h sur les Quais

Le mouvement des vacataires précaires organisé depuis septembre pour exiger l’application du code du travail, l’amélioration des conditions d’étude et de travail à l’université entre dans sa cinquième semaine de grève. Les jurys sont suspendus dans cinq facultés, les étudiant-e-s sont organisé-e-s en mouvement également, le rassemblement du jeudi 12/02 devant la DRH pour réponse publique à la lettre de la présidence a compté 250 personnes environ, titulaires, étudiant-e-s et vacataires.

Cette lutte est une des conséquences de la politique budgétaire mise en place par les directions successives de Lyon 2. C’est cette même logique qui externalise le personnel d’entretien, pressure les services administratifs et techniques en leur assignant toujours plus de tâches sans leur donner les moyens humains et financiers nécessaires à leur réalisation. L’université ne tourne que parce que nous acceptons l’inacceptable !

Les tournées de service, les tractages réguliers réalisés par le collectif ont permis de mettre en lumière l’exaspération et les difficultés récurrentes rencontrées partout par tous les personnels de l’université. D’une main la présidence se décharge de ses responsabilités sur le personnel administratif et les étudiants « fautifs » d’être boursier-e-s, de l’autre elle généralise la précarité à tous les corps de travail.

Depuis des mois, les équipes présidentielles successives ont refusé d’entendre les revendications et les difficultés croissantes de la communauté universitaire. Il est temps de monter le ton ensemble face à ceux qui refusent depuis trop longtemps de nous écouter !

La précarité, nous la subissons collectivement, c’est ensemble que nous la combattrons !

Le collectif de vacataires en lutte

http://rebellyon.info/Nouvelle-semaine- ... n-a-l.html
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 28 Fév 2015, 13:49

Grève à Paris 8 : les retraits sur salaire ont commencé !

Le personnel administratif de la fac de Paris 8 (Saint-Denis) est en grève depuis le 19 janvier. Elles (puisque ce sont surtout des femmes) dénoncent leur statut précaire et demandent une augmentation de salaires. Le 24 février, la présidente, soit-disant "très sensible" aux revendications, a annoncé le début d’une politique de retraits sur salaires.

Ces personnes sont essentielles au bon déroulement de l’enseignement dans les facs. Elles accueillent, conseillent, gèrent, aident les étudiants pour les démarches administratives (inscriptions dan les cours, etc), amènent le matériel, ouvrent, nettoient les salles. Et elles tiennent bon pour la grève !

Elles touchent une retraite de 600 € au bout de 20 ans de travail à la fac. 400 d’entre elles gagnent moins de 1400 € par mois, 200 gagnent moins de 1200 €. Tout cela dans une université issue de mai 68...

Selon une personne du syndicat SUD étudiant-e-s à Paris 8, des profs et de​s UFR​ ont déjà commencé à réagir et une intersyndicale a été appelée en urgence pour en discuter et demander une réunion à la Présidente. Lors de cette réunion, la Présidente a maintenu sa position et a dit que la seule manière d’éviter les retenues sur salaire c’était... d’arrêter la grève.


Communiqué du Collectif des bas salaires de Paris 8​ :

En date du 24 février 2015, le couperet est tombé.
Nous avons demandé un caddie de courses équivalent à 98 euros nets, en réalité la Présidente de l’Université vide nos frigos, en nous retirant 4 jours de paye (entre 200 et 250 euros de moins sur notre salaire de mars).
Pour la première fois à l’Université cette procédure est appliquée dans le but d’empêcher à l’avenir quelconques manifestations, revendications ou autres.
Cette sanction touche en premier lieu les personnels les plus précaires.
Pourquoi la Présidente a appliqué cette mesure d’exception ? Ceci est tout simplement inacceptable et démagogique.
Aux personnes qui nous soutiennent et qui estiment que notre revendication est juste, nous faisons appel à votre générosité en participant à notre caisse de grève.
Cordialement,
Le collectifs des bas salaires.

http://paris-luttes.info/greve-a-paris- ... s-sur-2741
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Messagede bipbip » 01 Mar 2015, 14:04

5 mars, journée de mobilisation
5 mars dans l’ESR : pour défendre les conditions de travail et d’études

Le désengagement de l’Etat du service public d’enseignement supérieur et de recherche a des conséquences directes et dramatiques sur nos conditions d’études et de travail.

Dans les établissements, ce sont des millions d’euros qui manquent pour pouvoir fonctionner correctement. Ponctionner les fonds de roulement ne peut en aucun cas être une solution.

Partout, les personnels se précarisent, des postes sont gelés voire supprimés, et les formations rabotées. Cette situation n’est plus tenable. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et mettre un terme à l’austérité qui asphyxie les établissements, universités comme organismes de recherche, afin d’assurer des conditions de travail et d’études décentes.

Dans plusieurs établissements, les personnels et les étudiants se mobilisent. À Paris Sud, ils luttent pour sauver leurs formations - avec le maintien du recrutement d’ATER- et leur budget. À Paris 13, personnels et étudiants agissent contre des suppressions de postes et à Paris 8 pour les salaires et les conditions de travail. À Lyon 2, tous s’élèvent pour défendre les conditions de travail des vacataires et par là même la qualité de la formation des étudiants. Les organismes de recherche sont soumis aux injonctions du ministère. Au CNRS, les organisations syndicales s’élèvent contre le futur contrat d’objectifs qui sera présenté au Conseil d’Administration du 26 mars. A l’IRSTEA, les personnels poursuivent, à l’appel de l’intersyndicale, une grève de la saisie de leurs indicateurs d’activités pour exiger de l’Etat qu’il remplisse ses obligations de financement des charges structurelles.

Les organisations syndicales signataires appellent les étudiants et les personnels à se rassembler, débattre et se mobiliser le jeudi 5 mars, sur l’ensemble du territoire national, pour défendre leurs conditions d’études et de travail.

En région parisienne, les organisations syndicales invitent les personnels et les étudiants de tous les établissements d’Ile de France à participer au rassemblement décidé par l’AG de Paris Sud devant le ministère de l’ESR rue Descartes à 14h le jeudi 5 mars 2015.

Les organisations syndicales signataires revendiquent :

un accès libre et gratuit à l’enseignement supérieur public ;

un plan pluriannuel ambitieux de création d’emplois de titulaires d’enseignants-chercheurs et enseignants, de chercheurs, d’ingénieurs, administratifs et techniciens pour résorber la précarité et répondre aux besoins en matière d’enseignement supérieur et de recherche ;

une augmentation significative du financement de base de l’Etat pour les formations, les laboratoires et les services.

Organisations signataires :
FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP, SNETAP) – CGT
(SNTRS, FERC Sup) – CFDT (Fédération des SGEN CFDT – SGEN Recherche CFDT) – SNPTES – UNSA (Sup’ Recherche, A&I, ITRF.B.i.O) – Solidaires (Sud Recherche EPST – Sud Education – Solidaires Etudiant-e-s) - UNEF

Paris, le 26 février 2015

http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article7399
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 03 Mar 2015, 06:42

Lyon
Université low-cost : va-t-on enfin se mobiliser ?

La précarité, c’est l’instabilité de ses revenus, le sentiment de ne pas avoir de sécurité, aucune possibilité de se projeter à plus long terme.

À Lyon 1 comme ailleurs, il y a énormément de précarité, chez les étudiant•e•s comme chez les personnels (contractuel•le•s renouvelé•e•s petit à petit, sans vision à long terme, enseignant•e•s vacataires sans droits, etc.).

Parmi les personnels de Lyon1 de toutes catégories (administratifs, chercheur•e•s, enseignant•e•s, ingénieur•euse•s, technicien•ne•s,collectif des vacataires précaires personnels sociaux, de santé, des bibliothèques) environ 1 personne sur 3 est contractuelle (CDI ou le plus souvent CDD) et sans réelle perspective d’accès à un poste statutaire.

En France, en 2014, il y avait environ 130 000 vacataires enseignant•e•s dans les universités. Il y a environ 3000 vacataires à Lyon1. Certain•e•s ont choisi cette modalité de travail car elles et ils ont une activité à temps plein par ailleurs. D’autres ne l’ont pas choisie et cumulent les vacations. La précarité est alors très forte.

À Lyon 2, un collectif de vacataires (principalement des enseignant•e•s) est actuellement très mobilisé. Ils et elles font grève, actions, assemblées depuis 6 semaines maintenant. Depuis le début de l’année universitaire elles et ils sont sans contrat de travail et reçoivent un salaire ridicule avec des mois de retard.

Leurs revendications sont évidemment de régulariser leur situation d’urgence (respect du droit du travail, contrats, salaires), mais elles vont au-delà : renforcement des emplois stables, conditions d’enseignement, paupérisation de l’université … Cela nous concerne aussi à Lyon 1, n’est-ce pas ?

Étudiant•e•s, enseignant•e•s, personnels :

venez rencontrer les vacataires en lutte à Lyon2

Le 3 mars 2015 de 12H30 à 14h30

Amphi 2 du déambulatoire (campus de la DOUA)


Une délégation du collectif des vacataires précaires viendra nous rencontrer et échanger sur les situations vécues ici et là. Si vous ne pouvez pas venir, écrivez à l’adresse du collectif précarité pour témoigner de votre situation :
collectif.precarite@douaalter.lautre.net

Important : les personnels ont le droit de s’absenter de leur service pour participer à cette rencontre. Le Président de l’Université a accepté la demande d’heures d’informations syndicales, qui vaut autorisation d’absence de 12h30 à 14h30 pour le personnel de Lyon 1.

http://rebellyon.info/Universite-low-co ... in-se.html
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 05 Mar 2015, 17:00

Préavis de grève dans l’enseignement supérieur et de recherche
du jeudi 05 mars au dimanche 15 mars 2015

Un préavis a été déposé pour couvrir l’ensemble des personnels travaillant dans les établissements scolaires (enseignant-es, enseignant-es-chercheurs-chercheuses et chercheurs-chercheuses, IATOSS, ITA et personnels éducatifs, titulaires ou précaires, de droit public ou de droit privé, employé-es par le ministère de l’Éducation Nationale, le Ministère de l’enseignement Supérieur et de la recherche, le Ministère de l’intérieur, de l’outre mer et des Collectivités Territoriales, ou le Ministère de la fonction publique), qui se mobiliseront :

. pour une rallonge budgétaire destinée rétablir l’ensemble des postes et des formations supprimées ;
. pour une augmentation des postes statutaires ;
. pour un plan national de refinancement des universités ;
. pour le respect du droit du travail dans l’ESR ;
. contre la généralisation de la précarité dans l’ESR ;
. contre les suppressions de filières et de mentions ;
. contre les suppressions de TD et d’options ;
. contre le gel des postes de fonctionnaires, pour toutes les catégories et toutes les fonctions (enseignement, recherche, administration, services techniques, bibliothèques) ;
. pour une augmentation des dotations des universités et établissements d’enseignement supérieur.

http://www.sudeducation.org/Preavis-de- ... ans-l.html
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 10 Mar 2015, 12:35

Solidarité avec les « bas salaires » de Paris 8
Choqués par l’injustice faite aux personnels aux conditions de travail les plus précaires qui sont mobilisés depuis plusieurs semaines, les enseignant-e-s, enseignant-e-s chercheur-ses et chercheur-ses de l’université Paris 8 ont rédigé une lettre de soutien.
... http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article7400


Soirée de soutien aux grévistes organisée le jeudi 12 mars à partir de 18h à l’Université Paris 8


Lyon 2, action mercredi 11 mars
Action des vacataires précaires de Lyon2

Nous, enseignant.es-vacataires de l’Université Lyon 2, entamons une sixième semaine de grève suite au constat de l’inaction et du mépris toujours plus grand de l’équipe présidentielle de l’Université face à nos revendications fondées, pour leur majeure partie, sur une simple application du droit du travail.

A ce jour, des enseignant.es-vacataires attendent toujours leur contrat de travail. Il manque encore de nombreuses rémunérations dues pour des heures effectuées au premier semestre 2014-2015 ; d’autres encore n’ont toujours pas perçu leur paie pour l’année 2013-2014. Par ailleurs, le versement des paies du premier semestre n’est pas effectif pour l’ensemble des enseignant.es-vacataires ayant récemment signé un contrat ; pire, certain.e.s n’ont perçu qu’un acompte à hauteur de 50% lorsque d’autres ont reçu l’intégralité de leur paie pour le service d’enseignement déjà effectué.

… De notre côté, c’est plus de 600 euros de frais d’inscription que nous avons toutes et tous versé à l’Université, notre employeur, pour s’y inscrire, y travailler et qui ont été encaissés en temps et en heure, alors que nous, nous sommes toujours en attente du versement de nos rémunérations depuis plusieurs mois !

Face à cette situation scandaleuse, nous réaffirmons notre détermination à obtenir :
Des contrats signés pour tou.te.s les enseignant.es-vacataires du premier et du second semestre,
Une mise en paiement immédiate pour tou.te.s les enseignant.e.s-vacataires ainsi que le paiement pour les enseignant.es-vacataires ayant effectué leur service au titre de l’exercice 2013-2014,
L’exonération des frais d’inscription pour les enseignant.es-vacataires et le remboursement des frais d’inscription pour tous les enseignant.es-vacataires étudiant.es pour l’année en cours.

Nos revendications portent également sur :
- la mensualisation du paiement des heures effectuées pour tou.te.s les vacataires ;
- le paiement de toutes les heures : service d’enseignement, surveillances et corrections d’examens, réunions pédagogiques, etc, soit une revalorisation du taux horaire ;
- l’augmentation du nombre de contrats statutaires : CDU, ATER et MCF ;
- un engagement ferme sur la tenue des TD au moins un mois avant le début des cours, c’est à dire pas de fermeture de TD quelques jours avant le début du semestre ;
- la limitation à 30 du nombre d’étudiant-e-s par TD.

Face au mépris et à la désinformation exercée par l’équipe présidentielle sur la situation des enseignant.es-vacataires, face à la précarité qui nous touche toutes et tous, face aux politiques d’austérité (appliquées sans vergogne par la présidence) qui dégradent les conditions de travail et d’études de tous les personnels de l’université et des étudiant.es, poursuivons la mobilisation ensemble et exigeons de l’équipe présidentielle qu’elle prenne enfin ses responsabilités !
Soyons nombreuses et nombreux, étudiant.es, personnels, titulaires, vacataires

Mercredi 11 mars
Pour un FLASH MOB** 9h00
Dans la cour du bâtiment CLIO (4 bis rue de l’Université) – Campus des Quais, Université Lyon 2


http://rebellyon.info/Action-des-vacata ... 14646.html
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 11 Mar 2015, 17:47

Université : Pas de contrat, pas de paye, pas de paix !

Depuis octobre 2014, les enseignantes et enseignants vacataires de Lyon 2 s’organisent pour obtenir des contrats de travail, et les payes qui vont avec ! Leur lutte donne un aperçu de l’ampleur de la précarité dans l’enseignement supérieur.

Mercredi 15 octobre, une quarantaine de vacataires (enseignants chargé-e-s des travaux dirigés) investissent l’escalier de leur DRH, exigeant d’être reçu par Jean François Goux, un des vice-présidents de l’Université Lyon 2. Une exigence d’ouverture de postes ? Une procédure de licenciement ? Une demande de revalorisation des salaires ? Rien de tout cela. En réalité, ce matin là, les vacataires de Lyon 2 ont outrepassé les bornes du raisonnable. Faisant la sourde oreille quant aux difficultés budgétaires de l’établissement, ces enseignants et enseignantes qui assurent les cours depuis plus d’un mois osent effrontément demander à leur employeur la signature de contrats de travail afin d’être toutes et tous payé-e-s !

Se battre… pour un contrat de travail !

Comme de nombreuses autres universités, Lyon 2 emploie un important contingent de travailleur et travailleuses vacataires. Nous assurons des tâches d’enseignement mais sommes aussi présent-e-s dans les services administratifs. Si les titulaires assurent les cours magistraux (CM), les vacataires assurent quant à eux entre 20 et 80% des travaux dirigés (TD) dispensés dans les facultés. Nous avons des statuts différents (doctorant-e-s, étudiant-e-s en Master, auto-entrepreneur, professionnel dans le secteur de la matière enseignée), ce qui rend l’organisation et la transmission d’information plus compliquées. Toutefois, notre point commun est d’avoir travaillé durant tout un semestre sans contrat de travail et donc sans paye. Pour la plupart, notre statut d’étudiant-e-s nous contraint même à payer des frais d’inscription à l’Université, notre « employeur » !

Au mois d’octobre 2014, un petit groupe d’enseignant-e-s vacataires, décide d’organiser une première assemblée générale. Une quarantaine de personnes répondent présentes. Ils et elles enseignent en sciences politiques, en art du spectacle et en anthropologie. La très grande majorité n’a jamais fait partie d’aucune lutte, une minorité est syndiquée mais la colère est bien présente.

Le problème ne date pas de cette année. Certains et certaines n’ont même pas été payé-e-s pour des heures effectuées l’année 2013-2014. Nos TD sont surchargés : plus de 40 étudiant-e-s par cours ! Une première plate forme de revendications est rédigée. Au cœur de nos exigences : le remboursement des frais d’inscription, la limitation du nombre d’étudiant-e-s par TD, la signature d’un contrat de travail et la mensualisation des payes. Rien de révolutionnaire et pourtant il faudra plus d’un semestre de lutte pour que la direction de Lyon 2 accepte d’ouvrir une discussion sur ces questions ! Ce fameux matin d’octobre, les vacataires posent leurs revendications à la DRH de Lyon 2. Mr Goux tente de minimiser le problème. Des promesses sont formulées : tous les contrats seront signés fin octobre. Il donne sa parole. L’avenir nous démontrera qu’elle est sans aucune valeur. Il écarte la possibilité de remboursement de nos frais d’inscriptions, tout comme celle de la limitation du nombre d’étudiant à 30 par TD. Pour la mensualisation, il nous demande de lui trouver nous-même des solutions ! Il ironise sur la menace de grève. Lui, nous dit-il, ne travaillerait pas sans contrat. Nous lui laissons deux semaines pour nous apporter une réponse et régulariser la situation. Il ne daigne pas nous faire l’honneur de sa présence lors du rendez-vous suivant.

Du coté des vacataires, on s’organise : assemblées générales, blog, liste mail, diffusion de tracts et affichage massif. La convergence avec les étudiant-e-s est une réussite : la très grande majorité nous soutiennent et viennent grossir nos rangs lors de nos actions.

Le mois de décembre est celui des examens. Nous sommes réquisitionné-e-s pour surveiller ces heures. Elles ne nous seront pas payées. Il paraît qu’il s’agit des « taches annexes » comprises dans le service et mentionnées dans le contrat de travail. Il a beau jeu Mr Goux de nous mentionner ce qui est dans le contrat. De toute façon, le contrat, on l’attend toujours. Pour la plupart, nous assurons aussi la correction de ces examens, action pour laquelle nous ne recevons aucune rémunération.

Nouvelle visite au DRH. Le ton monte, Mr Goux tente de nous faire avaler qu’il est « dans la même barque que nous ». Il refuse de reconnaître que cette situation est due aux politiques budgétaires de l’équipe présidentielle et que la précarité à l’Université est accentuée par la LRU (loi sur l’autonomie des université de 2008-2009). Il affirme qu’il s’agit simplement d’un problème lié aux facultés, « aux composantes ». En clair, Mr Goux rejette la faute sur les titulaires, les services administratifs et… sur les vacataires qui trainent à remplir leur dossiers ! Devant tant de mépris et l’absence de prise en compte de notre situation, notre réponse tombe : nous refusons de communiquer les notes du premier semestre tant que la direction n’a pas apporté une réponse satisfaisante à nos revendications.

Seule réponse possible : la grève

Le mois de janvier est là, et avec lui le second semestre arrive, le turn-over des vacataires s’opère. Nous enseignons depuis maintenant cinq mois sans contrats de travail, ni payes. La presse a vent de l’affaire. La presse locale, Rue89 et Libération nous contactent. A la suite de l’article de Rue89, la direction de Lyon 2 cherche à diviser le mouvement en s’en prenant aux services administratifs qu’elle accuse d’inefficacité. Jean-Luc Mayaud, président de Lyon 2, connu pour sa gouvernance autoritaire et son aptitude à réprimer les luttes, déclare que notre mouvement n’est que l’affaire « de trois gauchistes excités ».

Lors d’une grande réunion d’information des titulaires de sciences politiques sur la situation de l’université, nous annonçons le début de la grève des cours et la rétention des notes jusqu’à la signature du contrat et la mise en paiement. Le résultat est impressionnant : le département de sciences politiques compte plus de 95 % de vacataires grévistes, 80% en anthropologie ! Moins massive en sociologie ou en art du spectacle du fait du faible nombre de vacataires, elle est néanmoins présente. Dans d’autres facultés, la rétention des notes s’organise également.

Les rendez-vous devant la DRH prennent alors une autre forme. Accompagné-e-s des éudiant-e-s, nous sommes 200 à venir remettre à la direction une lettre par laquelle nous lui signifions la reconduction de la grève et de la rétention des notes tant que nous n’obtenons pas satisfaction. Nous leur donnons une semaine pour nous répondre. En parallèle, nous organisons des tournées de services. La colère est palpable : services informatiques, services techniques, personnels d’entretien, tous nous font part de leurs conditions de travail difficiles et de la précarité de leur situation : aucun vacataire n’a été payé pour les heures du premier semestre. Paniquée, la présidence presse les services administratifs pour régler la question des contrats des vacataires en trois jours. Pour pallier à sa propre incompétence, la présidence se décharge de ses responsabilités sur des services déjà surchargés. Lorsque les premiers contrats arrivent, elle s’empresse de crier sur tous les toits à l’ensemble de l’université que la situation est réglée. Si des contrats commencent effectivement à tomber, nous n’avons aucune réponse satisfaisante sur le reste de nos revendications. Par le mépris de classe qui la caractérise, l’équipe présidentielle tente d’expliquer l’impossibilité de nous exonérer de frais d’inscription : l’université compte 35 % d’étudiant-e-s boursiers et ce sacrifice économique l’empêche de nous dispenser des 600 euros d’inscription annuel ! Salauds de pauvres !

La lutte continue et se propage, en signe de solidarité, plusieurs facultés ont décidé de bloquer et de reporter les jurys : l’université Lyon 2 ne valide plus les semestres.

La dernière rencontre avec le DRH est éclaboussée par un scandale financier qui ne fait que nous renforcer. Alors que l’on chante les nécessités de la rigueur aux enseignants et enseignantes vacataires et qu’on externalise le personnel d’entretien à Lyon 2, comment comprendre le fait que le président de Lyon 2 s’attribue illégalement une prime d’excellence de 6 700 euros ? Le dialogue est impossible : nous exigeons d’être payé-e-s, la direction nous propose un acompte de 80 % pour des heures déjà effectuées !

A ce jour, une majorité d’entre nous dispose du fameux contrat de travail. La paye nous est promise prochainement… Un refus nous a été signifié quand à nos demandes de baisse d’effectif par TD, d’ouverture de postes statutaires et du remboursement de nos frais d’inscription.

Pour assurer la convergence des luttes, deux AG interprofessionnelles seront organisées mercredi 25 et jeudi 26 février. Les liens avec d’autres universités en lutte se tissent. Une lettre a été adressée aux titulaires pour qu’ils s’impliquent à nos côtés dans la lutte. La grève a été reconduite jusqu’au 28 février. Nous maintenons nos revendications et attendons également des engagements pour la rentrée. Nous restons vigilant-e-s sur les payes et sur l’éventuelle répression de ceux et celles que l’université Lyon 2 identifie comme leaders et leadeuses des luttes sociales.

Vacataires de Lyon 2, nous sommes en grève depuis plus d’un mois pour ce que tout travailleur et travailleuse est en droit d’exiger a minima. La lutte continue et la construction d’un réseau soudé de précaires est une petite victoire en soi. Au mépris de classe et à la précarité nous répondons par l’offensive. Pas de contrat, pas de paye, pas de paix.

Collectif AL Grenoble et B. (Sud Éducation Grenoble)

http://alternativelibertaire.org/?Unive ... rat-pas-de
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 12 Mar 2015, 12:12

Ce jeudi 12 mars

Soirée de soutien aux grévistes de la fac Paris 8

à 18h, Université Paris 8 - Saint Denis
2, rue de la Liberté, Saint-Denis (93)

Après 8 semaines de grève, la lutte contre les bas salaires et la précarité continue !

8 semaines de grève, et toujours debout !


Alors que les grévistes, en majorité des femmes, ne demandent que 98 euros d'augmentation par mois « pour pouvoir remplir un caddie », Tartakowsky, la Présidente de l'université Paris 8, vide leurs frigos en effectuant des retraits sur salaire ! Mais, après qu'elle ait rompu les négociations,ce n'est qu'une des dernières de ses manœuvres pour casser la grève...

Heureusement, la légitimité de leur lutte, contre les bas salaires et la précarité, a suscité un large soutien autour d'elles, des 3 000 signatures de soutien, au texte signé par 118 enseignants-chercheurs de l'université Paris 8 qui dénonce la précarité générale dans les universités et les méthode de la présidente de Paris 8, en passant par la caisse de grève déjà remplie à hauteur de plusieurs milliers d'euros.

Si les grèves se multiplient dans de nombreux secteurs au-delà de l'université, que le soutien aux grévistes de la fac se développe encore d'avantage pour remplir la caisse de grève, gagner en transparence et faire reculer la précarité au sein de notre université

Soyons nombreux à la fête de soutien jeudi à leurs côté !

Contribuons à la caisse de grève !
>>> Adressez vos chèques de soutien à l'ordre de "CREV" à l'adresse : Université Paris 8 - Secrétariat des Licences Arts - Bureau A120 à l'attention de Muriel (Collectif des bas salaires) - 2 rue de la Liberté - 93526 Saint-Denis Cedex

Signons la pétition !
http://www.petitions24.net/soutien_aux_ ... 8_en_greve

Pour rester en contact et se maintenir informé :
Contact : collectif.bas.salaires.p8@gmail.com
https://www.facebook.com/profile.php?id ... 80&fref=ts
Page Facebook : https://www.facebook.com/pages/Collecti ... 69?fref=ts




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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 13 Mar 2015, 09:19

Victoire des enseigant-e-s vacataires de Lyon2 et de leur soutiens

Hourra ! Après plus de six mois de mobilisation, six semaines de grèves et deux heures et demi de camping sur le campus des Quais, la mobilisation des enseignant-e-s vacataires précaires sort victorieuse du bras de fer avec la présidence de l’université.

Devant l’occupation de la cour ERRATO du 4 bis rue de l’Université à l’aide d’une quinzaine de tentes en signe de protestation contre l’absence de rémunération pour les heures effectuées et le racket aux frais d’inscription (l’équivalent de 12 heures de TD), la présidence a enfin plié et concédé :
– le remboursement des frais d’inscription (hors sécurité sociale) pour tou-te-s les étudiant-e-s enseignant-e-s vacataires de l’année 2014-2015 ;
– la création d’une commission tripartite composée pour un tiers de vacataires enseignant-e-s chargée de plancher sur les conditions de recrutement.

Nous nous félicitons de cette première victoire, annonçons que nous resterons vigilant-e-s sur l’application de ces engagements ainsi que sur la poursuite du règlement de la situation du point de vue des contrats et de la mise en paiement des heures, ainsi que sur la prise en compte de la revendication de pérennisation de la procédure d’exonération sur la base du service prévisionnel dès le premier TD pour les années qui suivront. Nous resterons par ailleurs vigilant-e-s sur le fait que les personnes identifiées comme grévistes et mobilisées dans le cadre de ce mouvement ne fassent pas l’objet de répression de la part de l’université.

Nos revendications portent également sur d’autres aspects :
– limitation des effectifs en TD à 30 étudiant-e-s ;
– ouvertures de poste ;
– engagement ferme sur la tenue des TD un mois à l’avance ;
– revalorisation du taux horaire des TD au titre de la prise en compte de la charge correspondant aux tâches annexes ainsi qu’au titre de compensation pour la précarité induite par les conditions d’emploi.
Nous annonçons d’ors-et-déjà que nous porteront ces revendications devant les instances compétentes, à l’échelon local et national.

Nous profitons de ce communiqué pour remercier tous nos soutiens dans la lutte, étudiant-e-s, personnels de l’université (administratifs, techniques, sociaux, enseignants), syndicats, organisations de précaires, les soutiens venus d’autres universités ainsi que de diverses personnalités publiques et souhaitons réaffirmer à cette occasion que l’exaspération et la colère sont bien des vecteurs de mobilisation, et que les mobilisations payent.

Restons toutes et tous mobilisé-e-s pour défendre nos conditions d’étude et de travail contre les politiques rapaces qui minent l’enseignement supérieur et la recherche !

http://rebellyon.info/Mercredi-11-mars- ... e-des.html
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 14 Mar 2015, 17:56

Solidaires étudiant-e-s en campagne contre le salariat étudiant

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Combattons le salariat étudiant

SOLIDAIRES ETUDIANT-E-S PART EN CAMPAGNE …

CONTRE LE SALARIAT ETUDIANT ET POUR L’AUGMENTATION DES BOURSES !



Solidaire Etudiant-e-s revendique :

. La possibilité pour les étudiant-e-s salarié-e-s d’aménager leurs emplois du temps dès la signature d’un contrat de travail, pour ne pas être contraint de manquer des cours.
. L’abrogation de l’assiduité obligatoire au cours. Les étudiant-e-s n’ont pas à être infantilisé-e-s.
. La multiplication du nombre de TDs, en effectif réduit. Etudier dans de bonnes conditions est primordial pour réussir ses études.
. L’augmentation immédiate des bourses en nombre et en montant, pour freiner le salariat subit. Elles doivent être attribuées sans discriminations (étudiant-e-s étranger-ères et plus de 26 ans compris), versées tous les 1er du mois et sur 12 mois.
. La construction de nouveaux logements sociaux, via notamment la réquisition immédiate des logements inoccupés pour permettre aux personnes sans ressources financières de vivre dignement.
. La rémunération minimum des stages au SMIC horaire, et la signature obligatoire d’un contrat de travail pour tous les stages, quel qu’ils soient. Les stages sont un emploi, il n’y a aucune raison qu’ils échappent au droit du travail.

Comment obtenir ces revendications ?

Dans l’immédiat, les syndicats, Solidaires Etudiant-e-s vont mener des batailles localement pour obtenir des dispenses d’assiduité de droit pour un contrat de travail, dans les UFRs. Cette lutte se fera par le vote lors du Conseil des UFRs d’une motion reconnaissant le droit aux dispenses d’assiduité. Une fois votée, cette motion réglementera cet aménagement pédagogie. Faire voter une telle motion n’est pas simple. Ça doit souvent passer par un rapport de force au sein du conseil. Attendez-vous à entendre parler d’occupation ou d’envahissement de Conseils… !

Plus globalement, l’abrogation de l’assiduité, l’augmentation des bourses ne peut être gagnée que par une mobilisation large et nationale. Nous devons peser sur le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, ainsi que sur le CROUS. Pour cela, il faut se coordonner, créer de la mobilisation, se faire entendre afin de montrer que les conditions de vie et d’étude des étudiant-e-s ne sont pas tolérables !

Il est donc nécessaire de s’informer, de se former et d’argumenter qu’il est urgent de se mobiliser. Se mobiliser, c’est s’organiser collectivement pour obtenir le rapport de force qui fera pencher la balance.



Les matériel de campagne : http://www.solidaires-etudiant.org/camp ... -etudiant/

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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 16 Mar 2015, 12:47

Journée porte ouverte ou porte blindée au Mirail ?

Samedi 14 mars à ce qui parait c’était journée porte ouverte à la fac du Mirail. Vraiment ouverte ? Ce n’est pas ce qu’on en a vu ou alors on ne doit pas en avoir la même définition. Grosse surprise en arrivant, nous nous retrouvons face à un barrage filtrant où vigiles et militaires fouillent nos sacs. Un peu plus loin d’autres font des rondes avec des chiens engagés pour l’occasion… Nous nous interrogeons sur plusieurs aspects de ce dispositif.

→ Quelle image souhaite-t-on donner de notre fac ?

Déjà qu’avec le chantier, l’université n’est pas très attrayante pour les futur-e-s étudiant-e-s, si en plus à leur première arrivée, c’est climat sécuritaire et contrôle à l’entrée, cela ne va rien arranger, bien au contraire. Quel discours notre président veut propager sur notre fac, un lieu où chaque personne est une menace, où la peur de l’autre est notre devise ?

→ Qu’est ce qu’on finance prioritairement ?

Notre présidence nous explique depuis plusieurs années que nous n’avons pas d’argent, de financement. A cause de cela, nous ne pouvons pas payer les vacataires à temps, les enseignant-e-s ne peuvent pas être titularisés, on ne peut pas améliorer nos conditions d’étude, ils doivent annuler les événements culturels car trop coûteux pour en assurer la sécurité, etc. Or que fait la présidence ? Elle embauche une entreprise pour repeindre entièrement un bâtiment qui va être détruit dans 4 mois, pour plus de 100 000 euros. Pendant le mouvement étudiant de la fin d’année dernière, elle mise tout son argent dans la sécurité et non dans le dialogue, ce qui n’a développé que des tensions et empêché aucune casse. Et pour couronner le tout, pour essayer d’attirer les étudiant-e-s dans notre fac, elle mise une fois de plus tout sur le sécuritaire, en embauchant une dizaine de vigiles. Comme nous disait l’un d’entre eux qui remettait en cause l’efficacité d’une telle opération, « ça fait rentrer de l’argent ». Mais est-ce le rôle de l’université de donner un emploi à tout-e-s les vigil-e-s ? Ou plutôt de s’assurer que la fac dispose d’un service d’enseignement de qualité ?

→ De quoi la présidence a-t-elle peur ? Par quoi se sent elle menacée ?

Essentiellement par ses propres étudiant-e-s face à qui elle a envoyé à plusieurs reprises les services de sécurité pour des événements politiques ou la police lors d’un meeting dernièrement. Hier c’était contre toutes et tous, instaurer un climat sécuritaire n’empêche pas des actes terroristes comme on a pu le voir dans notre histoire récente et comme nous l’avouait un vigile hier qui expliquait qu’en gros ils ne pouvaient pas faire grand-chose s’il se passait quelque chose. On voit bien d’ailleurs qu’ils n’ont aucune efficacité aux Etats-Unis (avec les nombreuses fusillades dans les universités). Mettre en place ces dispositifs est un choix symbolique, politique.

Solidaires étudiant-e-s s’oppose à ces dispositifs qui renferment l’université sur elle-même. Nous exigeons que la présidence cesse sa politique sécuritaire et la fin du plan vigipirate qui ne sert qu’à fermer la fac au débat et à la politique.

Nous défendons une université ouverte à toutes et tous, ouverte sur la quartier du Mirail, intégrée à la société. Pour cela, la fac doit être gratuite et émancipatrice !

Nous appellons d’ailleurs tout le monde à participer à la journée du 11 avril : pour une fac ouverte au débat et à la politique !.

Solidaires étudiant-e-s Toulouse / solidaires.etu.31@gmail.com

http://www.solidaires-etudiant.org/blog ... au-mirail/
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