L'université en lutte

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Messagede bipbip » 08 Juin 2014, 12:33

Devant le contrôle des cartes étudiantes et le refoulement de lycéens reconnus au faciès et à leur tenue, au menu : conflit, discussions, sitting puis forçage du barrage à l’entrée de la BU. Au final, une mobilisation spontanée qui a eu raison (pour le moment) d’une nouvelle aventure sécuritaire sur le campus de Nanterre ce mardi 3 juin
http://paris-luttes.info/bibliotheque-ou-boite-de-nuit
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Messagede bipbip » 12 Juin 2014, 08:25

Communiqué Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes

Frais d’inscription : les brèches sont ouvertes pour une hausse généralisée !

Le 25 avril dernier, le Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche disait refuser « toute hausse des frais d’inscription ». Mais la réalité est toute autre et les promesses n’engagent que celles et ceux qui les croient.

Depuis plusieurs mois, un mouvement d’augmentation de frais d’inscription est en cours dans l’Enseignement Supérieur. Si ces augmentations ne sont pas encore visibles pour la plupart des étudiant-e-s, puisqu’elles ne concernent pas les frais réglementaires « licences » et « masters », les augmentations de frais dérogatoires se multiplient.

En décembre dernier, le Ministère a décidé d’augmenter les frais d’inscription dans les écoles publiques d’ingénieurs du réseau Mines-Télécom : de 850 ils sont passés à 1850 euros. Ce prix s’élève même à 3800 pour les étudiant-e-s étranger-e-s non communautaires (hors Europe) ce qui constitue un « racket des étudiant-e-s » . En mai, c’est au tour de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées dont les frais d’inscription passeront de 1302 à 2570 euros pour les étudiant-e-s nouvellement inscrit-e-s et de 1302 à 1402 euros pour celles et ceux ayant déjà débuté-e-s leur formation.

Mais le cas des écoles d’ingénieurs n’est pas isolé. De nombreux établissements, insuffisamment dotés par l’Etat ou ayant la folie des grandeurs, utilisent les frais d’inscription comme un nouveau levier de leur politique budgétaire. Ainsi les Instituts d’Etudes Politiques multiplient les hausses de frais d’inscription, ceux-ci n’étant pas réglementés par le ministère. Idem à Paris-Dauphine, qui dispose d’un statut de « grand établissement ». Dans une même optique, le président de l’EHESS a laissé entendre qu’une augmentation des fais d’inscription permettrait d’avoir un enseignement d’une meilleure qualité.

Les universités ne sont pas en reste en augmentant les tarifs des « Diplômes universitaires » pour la formation initiale et continue. Ces diplômes ont des tarifs non réglementés au niveau national et sont alors un levier financé particulièrement conséquent pour les universités ayant des formations continues déjà lucratives (notamment la Formation Médicale Continue destinée aux médecins libéraux).

Ces augmentations sont le résultat du désengagement financier de l’État dans l’Enseignement Supérieur et, plus globalement, du démantèlement des services publics. Il s’agit d’effets directs des dernières réformes (LRU, Fioraso notamment) qui ont reçu pourtant le soutien de toutes les organisations étudiantes sauf Solidaires Etudiant-e-s.

Solidaires étudiant-es considère que l’étudiant-e est un-e travailleur/se en période de formation; que cette formation est utile à chaque individu et à l’ensemble de la société: c’est pourquoi nous revendiquons l’accès de tout-e-s les travailleur/se-s à une formation publique et gratuite tout au long de leur vie.

Pour cela, nous défendons un Enseignement Supérieur public et gratuit quelque soit le diplôme. Nous nous opposons donc à toutes augmentations de frais d’inscriptions qui ne feront qu’accroître la sélection.

http://www.solidaires-etudiant.org/frai ... neralisee/
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Messagede bipbip » 18 Juin 2014, 10:51

SUD éducation appelle à participer à la mobilisation le 18 juin contre la COMUE

La loi Fioraso prévoit la création de grands regroupements universitaires (les COMUE) mis en concurrence pour répondre aux injonctions du grand marché com-pétitif mondial de « l’économie de la connaissance ». L’Etat ne contractualisera plus avec chaque université mais directement avec la COMUE, qui reversera ensuite les fonds aux différents membres. Au départ, chaque université devra transférer un cer-tain nombre de compétences à la COMUE qui pourra d’elle-même élargir ensuite ses compétences ! Chaque université aura pour obligation de se soumettre aux décisions et aux orientations de la COMUE, dont les instances seront tout sauf démocratiques puisque les représentants du personnel seront minoritaires et élus le plus souvent au suffrage indirect !

Après le LMD et la LRU 1 (Pécresse), la LRU 2 (Loi Fioraso) peut donc être comprise comme le dernier stade de la mutation de l’université vers le statut de « grands établissements » autonomes en gestion dont le rôle dans la société sera d’être un partenaire de formation des entreprises dans un mode concurrentiel généralisé.
Au sein même des COMUE, une offre universitaire inégalitaire se mettra en place. Autour des IDEX et autres appels d’offres en EX seront concentrés les plus gros moyens financiers. La création d’universités de seconde zone (« collèges universi-taires ») sera inéluctable.

Dans les futures COMUE, de même que dans les établissements déjà fusionnés, les services administratifs seront restructurés et mutualisés pour des économies dites « d’échelle » (qui coûteront cher au début, car il faudra construire une couche gestion-naire trônant au-dessus des structures existantes). Le pilotage de la recherche et des formations fera disparaître certaines formations, de même que les libertés péda-gogiques et de recherche. Les frais d’inscription deviendront « autonomes » pour chaque établissement… avec donc, comme dans bien d’autres pays déjà, des hausses très importantes.

Sud Education appelle à manifester mercredi 18 juin à 14h de Sèvres-Babylone au ministère. Le cortège rejoindra le rassemblement des personnels des écoles de Seine-Saint-Denis pour l’abrogation de la réforme des rythmes scolaires. Cette ré-forme, de même que la mise en place des COMUE, creusera les inégalités territo-riales et aggravera les conditions de travail des personnels et d’apprentissage et d’accueil des élèves.

http://www.sudeducation.org/SUD-educati ... ciper.html
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Messagede Pïérô » 22 Juin 2014, 01:24

Le collectif des salariés précaires de l’Université de Tours appelle à une nouvelle assemblée générale le mardi 24 juin à 17h aux Tanneurs (amphi C).
http://larotative.info/prochaine-ag-des-salaries.html
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Messagede bipbip » 23 Juin 2014, 23:36

Les ComUE dévoilées : mutualisation et transfert de compétences à tous les étages

Les personnels de l’Université Paris 6 (UPMC), à qui on avait promis, la main sur le Code de l’éducation, que la ComUE Sorbonne Universités serait vierge de toute injonction de mutualisation et autres transferts de compétences à la truelle, viennent d’être brutalement déniaisés...

Même la dévolution des locaux revient sur le tapis dans le "volet spécifique UPMC" !

... http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article6918
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Messagede bipbip » 02 Juil 2014, 07:00

Comuniqué de Solidaires Etudiant.e.s

Annonces de Benoit Hamon : merci pour l’argent de poche, la vraie lutte contre la précarité attendra !

Aujourd’hui, le ministre de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche vient d’annoncer que tou-te-s étudiant-e-s boursièr-e-s échelon 0, en plus de se voir exonéré-e-s des frais d’inscription, se verraient octroyer 1000 euros par an, soit 100 euros sur les 10 mois de l’année universitaire. Cette mesure devrait concerner environ 77 000 étudiant-e-s, mais :

• Alors que nous sommes plus de 2,4 millions, que 54% d’entre nous sont confronté-e-s à des difficultés financières et que seulement 28% d’entre nous sommes boursier-e-s ;

• Alors que 46% des étudiant-e-s sont obligé-e-s de se salarier pendant l’année universitaire ;

• Alors que le gouvernement a récemment supprimé les bourses post-master (permettant la préparation des concours de l’éducation) ;

• Alors que l’institution du « Pacte de responsabilité » va amener des coupes budgétaires dans les services publics et donc dans l’enseignement supérieur ;

Nous considérons que cette annonce est plus qu’insuffisante, et ne suffira pas à garantir une amélioration de nos conditions d’étude et de vie. Même si, pour les 3% d’étudiant-e-s concernés par cette mesure, il s’agit d’une éclaircie, il ne s’agit que de 25 euros par semaine. Rappelons que, quelque soit l’échelon de bourse, aucune aide ne permet de dépasser le seuil de pauvreté pour un-e étudiant-e sans autre ressource.

Nous revendiquons des mesures permettant à tou-te-s les étudiant-e-s de pouvoir étudier sans se salarier, le maintien des bourses post-master et, dès à présent, une réelle augmentation des bourses en montant et en nombre !

http://www.solidaires-etudiant.org/anno ... -attendra/
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Messagede Pïérô » 02 Juil 2014, 23:13

Assemblée Générale des précaires de la recherche - Montpellier, jeudi 3 juillet

Le Collectif des Précaires de la Recherche de Montpellier organise une Assemblée Générale le jeudi 3 juillet à 12h dans la Grande Salle de Réunion du Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive (CEFE, campus du CNRS).

En effet, de récents événements mettent notre collectif au cœur de l’actualité.

3 Juin - Débat sur la précarité dans l’ESR

Comme vous le savez peut être, le 3 juin a eu lieu à Montpellier un débat avec Alain Trautmann (fondateur de Sauvons La Recherche), Anne Fraïsse (directrice de l’UM3), Gilles Halbout (directeur de l’UM2) et Marion Layssac (employée en lutte chez Sanofi). De ce débat est ressortie entre autre la nécessité d’un plan pluri-annuel de recrutement dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche (ESR). Débat vidéo ici

Des discussions lors de ce débat ont mené à un projet de marche partant de plusieurs villes universitaires de France, pour converger vers Paris.

11 juin - CoNRS

Le Comité National de la Recherche Scientifique (CoNRS) s’est réuni le 11 juin, et s’est conclu par un texte fort en faveur d’un plan pluri-annuel de recrutement (document attaché).

Une pétition a d’ailleurs été postée sur le net, dans le but de montrer l’adhésion de la communauté scientifique à ce texte. Si le texte vous parle, signez la pétition ici

Encore plus récemment, des chercheurs montpelliérains ont commencé l’organisation de la marche qui avait été évoquée le 3 juin (http://sciencesenmarche.org/).

Le contexte nous semble propice pour pousser nos revendications. La question maintenant est de savoir si nous souhaitons participer à cette marche, première étape vers une mobilisation de grande ampleur regroupant statutaires et précaires. De plus, cette marche sera l’occasion d’aller à la rencontre de la population qui méconnaît nos métiers, et qui est pourtant toujours friande de nos animations scientifiques. Il est important que nous discutions tous ensemble de l’implication du collectif dans cette initiative.

Le collectif des précaires se veut le porteur de la voix de tous les salariés de l’ESR souhaitant lutter contre la précarité qu’ils, elles ou leurs collègues subissent. Aussi, nous vous appelons à participer massivement à cette AG pour discuter et décider de l’orientation du collectif. Pour sa préparation, nous vous invitons à lire les propositions de motions qui seront discutées et votées lors de l’AG.

Le Collectif des Précaires de la Recherche de Montpellier.

http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article6935
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Messagede bipbip » 04 Juil 2014, 01:32

Le vendredi 4 juillet s’annonce chargé à Paris 8 !

• à 9 h15 le CA se prononcera sur les statuts de la COMUE
• à 13h, le Tribunal correctionnel de Bobigny entendra les parties dans la plainte pour outrage déposée par un élu du CEVU (bénéficiant de la « protection fonctionnelle » de l’université) contre le VP étudiant qui a osé contester la validité de procurations dont il était porteur.
• Un communiqué de Pour Paris8 ! sur ce vote des statuts
• Le plus beau pour la fin : deux splendides motions votées au CA du 20 juin dernier.

... http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article6941
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Messagede bipbip » 16 Juil 2014, 10:08

Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche acte une nouvelle étape dans la précarisation étudiante

Les 3 points des directives ministérielles (hausse des frais d’inscription, gel des bourses et augmentation de la restauration universitaire) confortent la précarité étudiante. Face à cette situation nous exigeons un réengagement financier de l’État pour stopper la libéralisation de l’enseignement supérieur.

Rentrée 2014 : Les décisions ministérielles sont tombées, le coût de la vie étudiante va encore augmenter. Les frais d’inscription, les bourses ou encore les tickets RU sont concernés. Concrètement les frais d’inscription augmentent de 1€ pour la licence, de 2€ pour le master et de 3€ pour le doctorat. Quant aux bourses, le gel de ces dernières, aura pour conséquence de les diminuer (comparativement au coût de la vie) du fait de l’inflation. Enfin, le ticket RU passe à 3,20€, soit 5 centimes de plus que l’année dernière, ce qui porte à 30 centimes son augmentation en 5 ans. En clair, les coûts augmentent alors même que les revenus diminuent, et que les étudiant-e-s se salarient de plus en plus pour financer leurs études.

Cette mesure du gouvernement sur le quotidien des étudiant-e-s (dans la lignée des celles contre le reste de la société) poursuit les politiques des précédents gouvernements : ce sont toujours les étudiant-e-s qui payent les frais du désengagement financier de l’État.

Nous répétons que la détérioration de la qualité de vie par la privatisation rampante, la course à l’« excellence » et la sélection sociale amènent un grand nombre d’étudiant-e-s à abandonner leurs études en cours de route ou à renoncer à s’inscrire.

Pourtant, des solutions existent. Solidaires étudiant-e-s exige :

• La gratuité totale de l’enseignement supérieur, principe constitutionnel en France, avec la disparition des frais d’inscription, y compris dans les établissements publics à statut dérogatoire

• Le retour à un financement paritaire du ticket RU (État/étudiant-e)

• L’augmentation en nombre et en montant des bourses sur critères sociaux, versées de manière régulière, sur 12 mois, avant d’instaurer un salaire pour les étudiant-e-s, financé par les cotisations sociales.

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes

http://www.solidaires-etudiant.org/le-m ... etudiante/
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Messagede Pïérô » 18 Juil 2014, 23:39

Contre la précarité comme outil de gestion ! Lettre ouverte du collectif des précaires de l’Université de Tours
http://larotative.info/contre-la-precar ... il-de.html
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Re: L'université en lutte

Messagede Pïérô » 10 Sep 2014, 07:07

Université de Tours, portraits de « précaires » : Marc
A l’Université de Tours, le mouvement engagé en avril dernier par le collectif des précaires se poursuit. Ce mouvement s’inscrit dans une dynamique nationale : dans les Universités de Caen, Toulouse, Lyon, Nice, Bordeaux, Paris, Poitiers, Montpellier, d’autres collectifs ont également tiré la sonnette d’alarme à propos de la situation du personnel contractuel. Pour cette rentrée 2014, certains précaires de Tours ont accepté de témoigner. Ils racontent ce qu’est concrètement la précarité à l’Université François-Rabelais.
... http://larotative.info/universite-de-to ... ts-de.html


Lyon,
Les lois d’autonomie des universités (LRU et Fioraso) s’articulent à la politique de rigueur budgétaire déjà bien en place dans l’Enseignement supérieur et l’État exige des universités qu’elles en fassent plus avec des moyens constants ou en baisse. Résultat, la précarité se généralise et c’est le personnel vacataire qu’il soit administratif, technique ou enseignant qui en fait en premier les frais. L’État confirme jour après jour son statut de plus mauvais employeur de France.
Face à la dégradation des conditions d’emploi et de travail, les universités se mobilisent. Ainsi, à Tours, Caen, Bordeaux ou Paris, des personnels non titulaires (doctorants-vacataires, contractuels, docteurs non titularisés, agents administratifs...) se sont organisés en collectif pour faire entendre leurs voix auprès de leur présidence et du ministère. En effet, ces catégories de personnels constatent l’extrême précarité de leur situation, renforcée par la mise en place précipitée et forcée des Communautés Universitaires et d’Établissements.
Assemblée générale mercredi 10 septembre à 16h sur le campus des Quais de Lyon II. 4bis Rue de l’Université, 69007 Lyon
https://rebellyon.info/Assemblee-genera ... taire.html
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Re: L'université en lutte

Messagede Pïérô » 17 Sep 2014, 07:34

Université de Tours, portraits de « précaires » : Thomas
http://larotative.info/universite-de-to ... e-563.html
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Messagede bipbip » 19 Sep 2014, 00:28

Campagne Solidaires étudiant-es

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Messagede Pïérô » 25 Sep 2014, 15:32

Université de Tours, portraits de « précaires » : Sandra
http://larotative.info/universite-portr ... aires.html
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Re: L'université en lutte

Messagede bipbip » 27 Sep 2014, 10:33

Enseignement supérieur : A reculons ou en blouse blanche ?

Quand on veut gagner une lutte, il faut bien se décider à rompre avec l’« apolitisme », qui consiste le plus souvent à mariner dans le conformisme le plus tiède. C’est l’enjeu actuel au sein de la mobilisation de l’Enseignement supérieur et de la recherche contre les restructurations, la précarité et la souffrance au travail.

En juin dernier, le comité national du CNRS [1] a lancé un appel dénonçant les choix politiques du gouvernement et proposant un budget alternatif. L’intersyndicale a soutenu l’initiative mais peinait jusqu’ici à construire une réelle mobilisation. Une fenêtre s’est ouverte cet été avec l’impulsion du collectif Sciences en marche.

Un premier comité montpelliérain a appelé à l’organisation de marches convergeant sur Paris pour le 17 octobre autour de trois mots d’ordre :
• la création d’emplois statutaires ;
• un financement récurrent (c’est-à-dire ne dépendant pas d’appels à projets) des labos et facs ;
• la reconnaissance du doctorat dans les conventions collectives.

Aujourd’hui une vingtaine de comités locaux et six itinéraires sont constitués.

« Apolitisme » : on connaît la fin du film

C’est là que les choses se compliquent. Une partie des organisateurs veut construire une mobilisation « apolitique » s’en tenant aux trois revendications, obtenir le plus possible de soutiens institutionnels (directeurs de labos voire présidents de facs, lauréats de prix scientifiques, start-ups…) donc écarter les syndicats jugés trop « radicaux » et limiter les comités locaux à du relais, la direction politique du mouvement étant déléguée au comité national du CNRS voire aux directeurs de labos.

Cette démarche rappelle celle de la mobilisation de 2004, qui a laissé un goût amer à bien des militantes et des militants. En effet, une fois passée la mobilisation de masse et l’été, le gouvernement avait coupé l’herbe sous le pied du mouvement en détournant ses revendications pour en faire le Pacte pour la recherche, ancêtre de la loi LRU dont on subit les conséquences aujourd’hui (autonomie des facs, logiques d’excellence, évaluation et sanction des enseignants chercheurs etc.).

Le mouvement s’étant borné à discuter de la forme (faut-il manifester à reculons ou défiler en blouses blanches ?) et pas du fond, il s’était retrouvé complètement démuni.

Aujourd’hui, le ministère a envoyé ses premiers contre-feux : ouvrir des postes de chercheurs au détriment des concours d’ingénieurs, techniciens et administratifs (diviser pour mieux régner), créer un « statut du postdoctorant » (c’est-à-dire une dérogation aux limites du recours au CDD pour les titulaires d’un doctorat, en particulier la limite des 6 ans et l’accès aux concours réservés « Sauvadet ») et renflouer l’Agence nationale pour la recherche (agence gérant les appels à projet, donc le financement des labos serait toujours conditionné au « mérite »).

Si le mouvement ne se donne pas les moyens de se positionner, on connaît donc déjà la fin du film.

Assumer la confrontation

Une autre partie du mouvement, notamment là où les syndicats sont influents, cherche à impliquer le plus grand nombre de personnels à la fois dans le débat et dans l’action, et va à la confrontation d’idées avec la frange « œcuménique ». Jusqu’ici, les difficultés sont surmontées et l’arrivée de la marche à Paris sera bien une manifestation revendicative, avec préavis de grève, malgré les fortes réticences initiales du collectif Sciences en marche.

C’est dès maintenant qu’il faut poser les jalons pour prolonger la mobilisation au-delà de cette première échéance, ce qui implique d’assumer clairement la confrontation avec le pouvoir en place. Là aussi, les débats vont être nécessaires, en particulier au sein de nos organisations syndicales, car bien des militantes et des militants sont encore hésitants, considérant le PS comme la dernière digue avant le FN. Or si un front social n’émerge pas pour mettre un coup d’arrêt au gouvernement, celui-ci nous entraînera dans sa chute et laissera le FN ou une UMP « fascisée » comme seule alternative.

Grégoire (AL Orléans)


[1] Composé d’environ 1.000 membres, environ la moitié étant élus, représentants l’ensemble des disciplines scientifiques.

http://alternativelibertaire.org/?Ensei ... A-reculons
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