trotsky1920 a écrit:"le gouvernement donne un ordre, et ensuite des consignes issues des comités locaux s'interposent. Pour mettre de l'ordre à toute cela, tout doit être désorganisé. Ou le gouvernement est de trop, ou ce sont les comités... Les comités ne sont pas de trop... Ce qu'il faut, c'est qu'ils soient des éléments auxiliaires du gouvernement".
Qui a dit cela ? Les stals de service ? Un ministre bourgeois?
Il s'agit d'un ministre du gouvernement bourgeois du front populaire d'Espagne. Devinez lequel...
Si vous en voulez d'autres, j'en ai plein...
Tiens, un ministre devient par un coup de baguette magique "la CNT"...
La critique que tu fais sur la participation gouvernementale, c'est du réchauffé. Elle a été faite à l'époque au sein du mouvement anarchiste espagnol ET international. Les comités en question étaient précisémment dans la plupart des cas constitués et anmés par des militant-e-s de la CNT, qui ont d'ailleurs refusé l'intégration à l'Etat (refus de la militarisation notamment)
1/ On attend toujours celle des léninistes sur les pratiques de leur courant, qui ont livré la russie au capitalisme d'Etat, mais aussi durant la NEP au capitalisme international.
2/ Avant de t'avancer sur ce terrain, tu ferais mieux de méditer ces paroles de ton gourou, Trotsky, qui dit en substance exactement la même chose, en substance, que Peiro :
citations "édifiantes" de Trotsky, extraites du recueil de Broué "La révolution espagnole (1930-1940)":
"Renoncer à soutenir les armées républicaines, seuls peuvent le faire les poltrons et les traîtres, agents du fascisme" (p.355); "Tout trotskyste en Espagne doit être un bon soldat au côté de la Gauche" (p.378); "Partout et toujours, là où les ouvriers révolutionnaires ne sont pas dans l'immédiat assez forts pour renverser le régime bourgeois, ils défendent, contre le fascisme, même la démocratie pourrissante, mais surtout ils défendent leurs propres positions à l'intérieur de la démocratie bourgeoise" (p. 431); "Dans la guerre civile espagnole, la question est démocratie ou fascisme" (p. 432).