Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (2013-2014)

Nucléaire, OGM, projets inutiles, ZADs ...

Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 19 Jan 2014, 11:05

Notre-Dame- des-Landes : questions aux parlementaires

Les comités de soutien des Deux-Sèvres aux opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes viennent d'adresser une lettre ouverte à l'ensemble des parlementaires du département, ainsi qu'à la présidente de Région. Sommaire, le contenu se résume à deux questions dont les auteurs s'engagent à faire connaître les réponses. Primo : soutenez-vous le projet de réalisation d'un aéroport à Notre-Dame-des-Landes et, si oui, pourquoi ? Deuzio : vous opposez-vous à la réalisation d'un aéroport à Notre-Dame-des-Landes et, si oui, pourquoi ?
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Travaux manuels

Messagede digger » 20 Jan 2014, 11:25

Appel à drapeaux (et pas "sous les ") pour la manif contre l'aéroport
3 pochoirs permettant de le réaliser en autant d’exemplaires que possible, afin que leur présence soit visible et massive !
https://nantes.indymedia.org/system/file_upload/2014/01/17/13088/pochoir_complet_.pdf
https://nantes.indymedia.org/system/file_upload/2014/01/17/13089/pochoir_cercle-cleaned.pdf
https://nantes.indymedia.org/system/file_upload/2014/01/17/13090/pochoir_de_lavion_.pdf
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede digger » 20 Jan 2014, 20:36

Notre-Dame-des-Landes: travaux "avant l'été"

Les premiers travaux du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) débuteront "sans doute avant l'été", a déclaré aujourd'hui le président d'Aéroports du Grand Ouest (AGO), la filiale du groupe Vinci concessionnaire du projet.
Rendus possibles par deux arrêtés préfectoraux pris le 20 décembre, le transfert des espèces protégées, les opérations d'archéologie ou encore les travaux préparatoires sont toutefois conditionnés à l'échec des probables recours juridiques que vont intenter les opposants au projet. 
"Il n'y a pas de planification détaillée, dans le sens où on n'a pas de date précise à vous donner", a déclaré aux journalistes Nicolas Notebaert. "Mais tout est prêt, tout est facile à préparer, car ce ne sont pas des opérations d'envergure en termes de moyens." La tenue de ces travaux préparatoires est également conditionnée à "la sécurité" des employés amenés à travailler sur le terrain, a-t-il insisté, alors que certains ont déjà été pris à partie par le passé par des "zadistes", des occupants de la zone d'aménagement différé (ZAD) du futur aéroport.


Pour la "sécurité des employés", je sais pas. Mais pour celle des engins, faudra prévoir un délai.

Quatre agriculteurs et "une petite dizaine" d'habitants restent également à exproprier, indique AGO, pour que le projet soutenu par le gouvernement, et en particulier par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, puisse voir le jour.


Heu, alors là, faudra prévoir aussi un délai, parce que la petite dizaine d’habitants, y’a erreur sur le comptage. Cà doit être selon la police.

Bon, en résumé, on essaie de faire le nettoyage après les élections et après on essaie de travailler.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/01/16/97001-20140116FILWWW00616-notre-dame-des-landes-travaux-avant-l-ete.php
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Messagede Nico37 » 21 Jan 2014, 00:11

" Nous n’acceptons pas que l'Etat soit prêt à investir dans un aéroport inutile mais s'oppose à la réalisation de travaux sur un périphérique qu'empruntent 30 millions de véhicules par an", Guy Croupy répond au vice-président de Nantes Métropole

Guy Croupy, tête de liste "Nantes à Gauche toute Place au Peuple" réagit suite aux propos de Jean François RETIERE, vice-président de Nantes Métropole en charge des transports, dans l’entretien qu’il a accordé à Ouest France du 15 janvier 2014

« Militant de longue date pour la défense de l'Erdre, et plus particulièrement de ses zones humides, je déplore les approximations et les erreurs contenues dans l'entretien de l'élu chargé des transports à Nantes Métropole.

Concernant les buses très encombrées, il est demandé depuis des années la création d'une équipe d'entretien des cours d'eau nantais (Cens, Erdre, Gesvres, Sèvres...) pour s'occuper des berges et des zones inondables. Nous estimons que le déploiement d'une petite équipe de techniciens de rivière sur l'agglomération serait largement moins onéreux économiquement que la fermeture périodique du périphérique.

Concernant le niveau de l'Erdre, il s'agit d'un protocole avec le département et l'Etat sous l'égide de l'EDEEN (syndicat mixte Entente pour le Développement de l’Erdre Navigable et Naturelle) qui autorise un niveau d'eau de plus 20 cm de fin janvier à début avril. Or il se trouve qu'à cette période aucune fermeture du périphérique n'est intervenue.

Rappelons donc à M. Retière que le changement de niveau est essentiel pour gérer de façon dynamique la rivière. Il permet d'inonder les marais et les zones humides, de réalimenter les nappes phréatiques, de favoriser les frayères à brochets et la nidification de l'avifaune, de servir de réservoir naturel pour la période d'été… Ce niveau d'eau sert surtout à auto épurer la rivière et favorise une meilleure qualité de l'eau. N'oublions pas que l'Erdre est la prise d'eau de secours en cas de pollution majeure de la Loire.

Les actuels responsables de Nantes Métropole feraient mieux de s’inquiéter des conséquences qu’entraineraient inexorablement le bétonnage de la zone humide de Notre Dame des Landes, tête de bassin du Gesvres, accroissant les risques d'inondation. Nous n’acceptons pas que l'Etat soit prêt à investir dans un aéroport inutile mais s'oppose à la réalisation de travaux sur un périphérique qu'empruntent 30 millions de véhicules par an, dont de très nombreux salariés quotidiennement.

Nous demandons également la gratuité du péage d'accès, géré par Cofiroute à Carquefou. Rappelons que de nombreux élus soutiennent cette demande, y compris, en son temps, Jean Marc Ayrault ».
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede digger » 22 Jan 2014, 09:06

!!!!!!!Rumeurs d’intervention, précisions sur le CLCA !!!!!!!!!

Le CLCA (Comité de Lutte Contre l’Aéroport) semble être, de par son nom et les informations qu’il fait circuler, un site de référence de la lutte contre l aéroport et un relais proche de la zad. Il n’en est rien. Il est certes géré par une ou plusieurs personnes qui sont contre ce projet mais qui ne vivent pas sur place, ne participent à aucune de nos assemblées et processus de prises de décisions et qui sont plutôt en mauvais termes avec la plupart des habitant-es de la zad et des opposant-es. ils s’emploient depuis des années à calomnier les differents acteurs de la lutte et à tenter d’attiser les divisions sur le terrain. Nous n’avions pas particulierement souhaité mettre au grand jour auparavant nos relations difficiles avec ce groupe car nous tenons à la diversité des approches et souhaitons en tout cas éviter autant que possible ce type de critiques publiques. Mais il apparait comme cela a déja été le cas par le passé et encore une fois la semaine dernière, que les informations qui en sortent tendent à alimenter des rumeurs et un climat de peur et de tensions qui ne nous aident en rien ! A trop crier au loup pour rien le CLCA risque d’empêcher une réaction efficace le moment vraiment venu.
Son appel à venir immédiatement sur la ZAD nous parait également irréfléchi et peu responsable, d’autant que eux n’y étaient pas. Dès lors comment et par qui auraient été accueilli les personnes ayant répondu à leur appel ??
Nous refusons que les personnes qui luttent ici, qui sont engagées au quotidien, ainsi que leurs soutiens, se voient instrumentalisées et soient les victimes de délires paranoiaques.
Pour ces raisons entres autres, nous nous dissocions complètement de ce blog et de ceux qui l’alimentent et nous demandons aux personnes qui nous soutiennent de ne pas relayer les informations qui s’y trouvent sans les avoir vérifiées par ailleurs.
Pour savoir ce qui se passe sur le terrain et en cas de rumeurs sur des attaques policières nous vous invitons à consulter les
siteshttp://zad.nadir.org/ et http://acipa.free.fr/.
Nous communiquerons immédiatement dès que la présence policière ou l’arrivée de machines de travaux seront avérées.

des occupant-es de la ZAD
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 26 Jan 2014, 22:18

La ZAD, cet autre village d’irréductibles Guillaume FROUIN 26/01

En quelques années, un "village" a poussé sur la zone réservée au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, avec ses boulangers, ses médias… et ses conflits de voisinage.

C’est devenu "un emblème fort de la résistance" pour ses habitants. La ferme de Bellevue, située au cœur de la zone d’aménagement différé (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), fêtait ce dimanche le "premier anniversaire" de son occupation par des agriculteurs opposés au projet d’aéroport. Depuis le départ de son dernier locataire, plutôt que de la laisser aux mains du groupe Vinci, ces derniers y ont réinstallé un "atelier de transformation laitière" et un four à pain... Une cave d’affinage, pour les fromages, est également en cours de construction. "Le but, c’est de se projeter à moyen terme, histoire aussi de montrer qu’on est là pour durer", explique Xavier, 42 ans, l’un des occupants de la ferme de Bellevue.

Un mirador sur le toit de la ferme

Au grenier, des machines à coudre permettent de réparer les pantalons troués ou de confectionner des déguisements pour les actions médiatiques. Un "mirador" symbolique a également été installé sur le toit, tandis que des tracteurs encerclent la ferme en guise de sentinelles. "On assure aussi une surveillance des hôtels de la région, pour voir s’ils ne logent pas des gendarmes mobiles", confie Cyril Bouligand, un agriculteur du Copain (Collectif des organisations professionnelles agricoles indignées par le projet d’aéroport). "Beaucoup de gens nous alertent. Même des flics nous donnent des informations, tellement ils trouvent ce projet aberrant…".

200 habitants en permanence

Mais Bellevue n’est que l’un des hameaux de la ZAD : une cinquantaine de lieux d’habitation (maisons squattées, cabanes dans les arbres, caravanes…) y sont implantés, au total. Soit environ 200 habitants en permanence. Un "village" qui a poussé à l’extérieur du bourg, en l’espace de quelques années, où l’on essaie de reproduire un mode de vie en collectivité idéal. Des réunions y sont par exemple régulièrement organisées pour prendre des décisions collégiales. Un "village" qui a ses maraîchers – qui vendent leurs légumes à "prix libres" – mais aussi ses boulangers, comme Damien. Ce trentenaire fabrique 80 kg de pain deux fois par semaine, dans une ancienne dépendance de la ferme des "Fosses Noires". Pour s’alimenter, d’autres "zadistes" pratiquent aussi "la récup" dans les poubelles des hypermarchés nantais.

Radio Klaxon pirate toujours le 107.7 FM

Le village de la ZAD a aussi son cabinet médical, à travers la "caravane médic" de Sophie, 36 ans, est toujours aux Fosses noires. Cette ancienne infirmière du CHU de Caen (Calvados) soigne les maux de tête et plaies des zadistes, quitte à renvoyer les cas les plus sérieux aux urgences à Nantes. Des zadistes qui ne vivent pas coupés du monde : juste à côté, trois PC les attendent dans la "caravane Internet". Eddy, un "indigné" de 34 ans originaire de Revin (Ardennes), y prépare ainsi sur Facebook un "voyage en Grèce pour aller voir les anarchistes" locaux. La ZAD a aussi ses médias : Radio Klaxon pirate toujours les ondes du 107.7 FM… dévolues à Radio Vinci Autoroutes.

Conflits de voisinage

Enfin, la ZAD a aussi ses conflits de voisinage, comme n’importe quel autre village. "Entre les féministes, les spécistes ou les vegan, il y a parfois des tensions, convient Georges, 43 ans, qui s’est installé dans une maison en paille à la Chat Teigne, un hameau construit ex nihilo dans une clairière de la forêt de Rohanne. Certains végans n’acceptent pas par exemple qu’on puisse boire du lait… Et l’autre jour, des antispécistes ont libéré un bouc, alors qu’il peut très bien blesser des passants."
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 27 Jan 2014, 13:43

Des espèces rares menacées 26/01

Des scientifiques s’interrogent sur le volet environnemental du projet d’aéroport. Les naturalistes y ont découvert des espèces protégées.

Le secteur où doit être transféré l'aéroport de Nantes est un bocage humide, avec des haies sur talus, d'une grande rareté en France. Pendant 40 ans, du fait du projet d'aéroport, il a échappé à l'agriculture intensive, aux remembrements, aux engrais. Des rivières y ont leurs sources. On y trouve des espèces rares et menacées. Mais toutes ne figurent pas dans les inventaires du dossier environnemental de l'aéroport. Ainsi le triton de blasius, d’intérêt national, la musaraigne aquatique, très rare, ouencore la loutre qui est pourtant protégée au niveau européen.

Des espèces oubliées

Selon Loïc Marion, un chercheur CNRS en écologie, à Rennes, six espèces rares et protégées par la loi ne sont pas dans l’étude préalable. Pour les insectes, des naturalistes ont compté 600 espèces, alors que seulement 71 figurent dans les dossiers officiels. Un nombre conséquent de plantes n’y est pas non plus.

Le constat s'appuie sur les travaux de 200 spécialistes d’espèces, tous bénévoles, se sont qui mobilisés et ont entrepris, depuis plus d’un an, une contre-expertise, un inventaire le plus exhaustif possible du bocage de Notre-Dame-des-Landes.

Des transferts très limités

Selon le scientifique, il sera extrêmement difficile de compenser à l'identique les milieux qui disparaitront sous les pistes, parkings, routes et autres aménagements. Ils ne peuvent être reconstitués. "A cette échelle, on ne sait pas faire", dit-il.

Quant au "transfert" des espèces protégées, dont parlent le représentant de l'Etat, et le constructeur Vinci, "c'est un abus de langage", estime le scientifique.

En réalité, il n'y aura pas vraiment de transfert, on ne déménagera pas l'ensemble des animaux et végétaux. "Sur 130 espèces protégées, quatre sont concernées : le flûteau nageant, le triton marbré, le triton crêté, le grand capricorne. Et à chaque fois, seuls quelques individus seront transplantés, à titre expérimental. En fonction de nos connaissances, on peut craindre que ça ne marche pas" .

Les naturalistes sont inquiets. La construction de l'aéroport signera, disent-ils, "la destruction de milliers d'individus" appartenant à des espèces rares et protégées, et de leurs habitats.

Une soirée avec l'animateur de " CO2 mon amour "

Ces naturalistes exposeront les résultats de leur travail au cours d’une soirée débat, animée par Denis Cheissoux (émission CO2 mon amour). Lundi 27 janvier, 20 h 30, ancienne manufacture des tabacs, boulevard de Stalingrad à Nantes.

Cette conférence sera suivie d'une sortie sur le terrain dans le cadre de la journée mondiale des zones humides, dimanche 2 février, lieu-dit La Vache-rit, Les Domaines, Notre-Dame-des-Landes.
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 29 Jan 2014, 01:54

Notre Dame des Landes : débat avec Hervé Kempf et Nicolas de la Casinière vendredi 31 janvier prochain à Nantes, 20h30 salle de la Manufacture des Tabacs Les journalistes Hervé Kempf, Reporterre, et Nicolas de la Casinière animeront une soirée débat sur les méfaits qu'aurait la construction d'un nouvel aéroport à Notre Dame des landes vendredi 31 janvier prochain, à 20h30, salle de la Manufacture des Tabacs.
Nicolas de la Casinière, journaliste nantais, est l'auteur de l'enquête sur la multinationale Vinci "Les prédateurs du béton", éditions Libertalia.
Hervé Kempf, ancien journaliste au Monde, journal qu'il a été contraint de quitter notamment en raison de son travail sur Notre Dame des landes, travaille désormais pour le site Reporterre.
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 30 Jan 2014, 03:50

Notre-Dame-des-Landes : il faut que la raison l’emporte ! par Geneviève Azam, Jacques Bankir, Jean Gadrey, Susan George, Arnaud Gossement, Marie-Monique Robin, Patrick Warin

Nous venons d’horizons divers. Et c’est pour diverses raisons que nous nous sommes intéressés au sujet controversé et singulièrement médiatisé depuis un an d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Malgré la forte mobilisation citoyenne et les failles du dossier, il semble que l’État persiste dans sa volonté de réaliser un projet vieux de plus de quarante ans. Le préfet de région vient en effet de publier les derniers arrêtés qui autorisent le démarrage des travaux. Personne ne peut croire que cela se fera dans le calme sur le terrain. Aussi, avant que l’irréversible ne se produise, nous en appelons à l’opinion publique et à la plus haute autorité de l’État, car ce dossier est symptomatique de toute une série de graves dysfonctionnements qui ne peuvent être passés sous silence.


Il faut d’abord réformer la manière de mener le débat public en France et faire cesser le « saucissonnage » des procédures. Est-il raisonnable de déclarer en 2008 l’utilité publique d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes et de n’examiner qu’en 2012 ses impacts environnementaux ?

Il faut aussi admettre l’expertise contradictoire car les citoyens ne peuvent plus accepter d’être consultés seulement pour la forme alors que le projet est, au fond, déjà décidé.

La mise en place de trois commissions, en fin d’année 2012, avait fait naître l’espoir d’un débat objectif. Hélas, il n’en a rien été au bout du compte! La Commission du dialogue avait fort sagement demandé que soit expertisée l’hypothèse d’un maintien de l’aéroport actuel. Or ces études complémentaires qui devaient être contradictoires ont été menées par les services de l’État, à la fois juge et partie. Comment s’étonner dès lors qu’elles répondent à la commande qui leur a été faite : justifier à nouveau le projet de Notre-Dame-des-Landes ?

La contre-expertise portée par les opposants (pilotes, personnalités du monde aéronautique, bureaux d’études, élus et citoyens), bien que reconnue comme sérieuse, a été balayée d’un revers de main, sans débat réel et sans arguments recevables.

L’État prétendra certes qu’il a discuté, voire qu’il a écouté. Mais dans une démocratie éclairée, il ne suffit pas d’écouter, il faut aussi entendre et surtout vouloir rechercher la vérité. Il est temps de mettre en cohérence les discours et les actes. On ne peut à la fois parler d’économies nécessaires et gaspiller l’argent public pour un équipement nouveau dont l’utilité n’est nullement avérée à l'heure du réchauffement climatique et alors que l’ère des énergies fossiles bon marché semble bel et bien révolue.

On sait qu’il y a trop d’aéroports en France, que régions et villes renoncent à subventionner toute une série de lignes aériennes. Condamner l’aéroport actuel de Nantes tout en le gardant pour l’entreprise Airbus relève de la plus insigne mauvaise foi et d’un irréalisme préoccupant. Les professionnels savent parfaitement qu’un nouvel aéroport ne créera pas de nouvelles lignes aériennes, ni ne saurait modifier la stratégie des compagnies.

On ne peut pas non plus affirmer d’un côté la nécessité de préserver les terres agricoles, les zones humides et la biodiversité et de l’autre déstabiliser un bassin agricole exemplaire, détruire un bocage patrimonial, artificialiser une vaste zone humide dont la richesse faunistique et floristique est reconnue et dont la destruction ne pourrait être « compensée », comme l’a précisé le rapport scientifique rendu au printemps 2012.

On ne peut demander aux autres (collectivités, citoyens) de respecter la loi sur l’eau et la bafouer soi-même. Car la réalisation d’un aéroport et de ses infrastructures associées à Notre-Dame-des-Landes signe de fait la fin de la protection des zones humides en France !

A un moment où la crédibilité de l’action publique est au plus bas, au moment où le fossé entre les citoyens-contribuables et les politiques ne cesse de s’élargir, est-il envisageable de continuer dans cette voie ?

Le gouvernement s’honorerait à reconnaître l’impasse juridique, politique et stratégique dans laquelle ce dossier l’enferme. Et puisqu’il s’agit d’aéroport, nous lui suggérons une piste de sortie par le haut : annoncer une expertise technique indépendante, comme cela a été le cas à Toulouse, où se posait aussi la question d’un éventuel transfert de l’aéroport.

Dans l’attente de cette étude et de la fin des recours juridiques engagés ou à venir, nous lui demandons instamment de ne pas engager les travaux prévus par les arrêtés préfectoraux.

Geneviève Azam, économiste
Jacques Bankir, ancien dirigeant de compagnies aériennes
Jean Gadrey, économiste
Susan George, économiste et essayiste
Arnaud Gossement, avocat
Marie-Monique Robin, journaliste et réalisatrice
Patrick Warin, ancien dirigeant dans le secteur financier, consultant.
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede digger » 30 Jan 2014, 11:03

Devant l'afflux de demandes suivant plusieurs canaux, un site d'annonces dédiées évènements de soutien à la lutte contre le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes vient d’être mis en ligne :
http://www.annonces-ndl.org/
Il permet de passer des offres et demandes de covoiturage et d'hébergement.
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Nico37 » 01 Fév 2014, 01:10

Procès le 31 janvier à Saint-Nazaire, suite aux faits du 13 mai 2013 à Notre Dame des Landes

Le 13 mai 2013 une épaisse fumée noire semble se dégager d'un terrain proche du terrain de moto-cross de Notre Dame des Landes.
Un militant du comité nazairien anti aéroport formé aux méhodes de lutte anti feu et premiers secours, présent à ce moment-là, s'approche pour éventuellement porter secours.
C'est alors que quatre individus l'attaquent, le rouant de coups et le menaçant de mort prétextant qu'il « allait payer pour les autres anti-aéroport » !
Suite à une plainte déposée le lendemain, l'affaire sera jugée au tribunal de St Nazaire le 31 janvier à 14h00. Seulement 2 des 4 prévenus sont poursuivis.
Le comité nazairien anti-aéroport dénonce ces débordements et manifestations de haine sur le site de Notre Dame des Landes qui ne peuvent contribuer à apporter une solution apaisée sur la question de la construction d'un aéroport inutile.
Il appelle ses sympathisant-es et au delà à toute personne défendant les droits humains à venir soutenir notre camarade dans sa demande de réparation et justice.
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede digger » 01 Fév 2014, 22:35

Position de l'AG de préparation de la manif quant à la venue des Bonnets Rouges

Nous avons pris note de l'appel de M. Troadec aux Bonnets Rouges à rejoindre la manifestation du 22 février.
On peut se réjouir si une partie de ceux qui ont participé aux manifestations des Bonnets Rouges renforcent et rejoignent la lutte contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
Ce d'autant plus que l'on sait que la question de l'aéroport fait débat au sein même de l'ensemble hétérogène du mouvement des Bonnets Rouges.
Si la question de l'aéroport fait débat, c'est bien parce que la lutte à Notre-Dame-des-Landes met en avant le sens de notre rapport à l'habitat, à l'agriculture ou à l'environnement avant les purs intérêts productivistes et comptables des entreprises comme Vinci et des aménageurs du territoire, qu'ils soient nationaux ou locaux.
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede Pïérô » 02 Fév 2014, 16:03

Appel anticapitaliste collectif

AÉROPORT = CAPITALISME
ARRÊT IMMÉDIAT !



UN TOURNANT DE LA LUTTE

Représentative des luttes contre le capitalisme et ses conséquences pour l’Humanité et la planète, la mobilisation contre le projet d’aéroport entre dans une nouvelle phase.
Sur le terrain, avec l’occupation active de la ZAD et la mise en culture des terres saisies, avec ses 200 comités locaux à travers tout l’hexagone, elle n’a jamais été aussi forte et organisée.

Les oppositions au projet ont démontré, par des études complémentaires contradictoires et recours juridiques – qui ont retardé d’autant le projet - que l’État bafouait ses principes de légitimation (démocratie, défense de l’intérêt commun...) pour servir les bénéfices privés d’une multinationale et la construction d’une métropole du Grand Ouest fantasmée, nouveau sésame de la Croissance Économique. Ainsi, le préfet de Loire-Atlantique a signé fin 2013 les autorisations de travaux du barreau routier et de destruction des espèces, sur la ZAD de Notre Dame des Landes, annonçant un futur passage en force. Ce qui ne serait pas nouveau pour imposer un grand projet industriel...
Lors de l’opération César en automne 2012, ce sont l’opposition déterminée sur le terrain et la solidarité qu’elle a suscitée, qui ont empêché le lancement du chantier.

Aujourd’hui, nous ne couperons pas à l’épreuve de force, même s’il est difficile de prévoir quand, où et comment... Si les prochaines élections municipales et européennes peuvent retarder l’offensive, celles-ci ne changeront rien puisque les deux partis susceptibles d’arriver aux « affaires », PS ou UMP, sont également pour le projet.

L’EMPLOI, UN FAIRE-VALOIR BIAISÉ

Tous les arguments des porteurs du projet ayant été démontés (Nantes-Atlantique saturé, bruits, rentabilité économique, coût réel d’une extension...), les pro-aéroport essaient aujourd’hui de vanter la création d’emplois et la relance de l’activité économique... par un financement majoritairement public de 600 millions d’euros largement sous-estimé et un Partenariat Privé Public en or pour Vinci (ce qui priverait par ailleurs de chantiers nombre de petites entreprises !).
De fait, la situation sociale se dégrade (fermetures d’entreprises, précarité croissante, diminution des services publics, des aides sociales et pensions...) avec en parallèle des aides fiscales croissantes pour le patronat : 50 milliards d’allègements de cotisations sociales et de crédits d’impôts, en échange de... promesses !


Les traités européens de libre-échange avec le Canada et les USA vont déstabiliser encore plus de nombreux secteurs. Le projet de « ferme des mille vaches » d’Abbeville, stoppé par la mobilisation, incarne bien le modèle de l’agrobusiness, rentabilisé grâce au prix de l’électricité obtenue par méthanisation, sans égard pour les conséquences humaines et écologiques.
Si ce modèle s’impose, il éliminera l’agriculture paysanne qui résiste encore. Cette logique du tout économique, alimentée par le gouvernement, est à l’opposé des valeurs d’entraide et d’autonomie alimentaire portées par la résistance au projet d’aéroport.

UNE AUTRE ORGANISATION COLLECTIVE POUR LE PARTAGE DE LA PRODUCTION

Ce chantage à l’emploi doit être dénoncé, en lui opposant un autre modèle de production, défini collectivement, prenant en compte les paramètres humains, écologiques et sociétaux.
Par exemple, l’initiative Sème ta ZAD rassemble depuis mars 2013 zadistes et agriculteurs pour expérimenter un autre fonctionnement collectif, en remettant en culture par différentes techniques des terrains expropriés.
Cette critique en actes du capitalisme vise aussi la logique de réorganisation urbaine à l’œuvre sur l’axe Nantes-Saint-Nazaire, future métropole qui justifie aux yeux des décideurs un aéroport international, un barreau routier et toutes les zones urbanisées qui suivront ! Là aussi, la compétition économique entre pôles urbains à l’échelle mondiale légitime une politique de concentration des moyens sur les métropoles, pour atteindre un seuil tel que leur poids démographique et leurs ressources garantissent un milieu économique propice à leur maintien dans la course internationale, par la rentabilité, la créativité et la mise en scène de leur attractivité. C’était le sens de l’opération “Nantes Capitale Verte Européenne 2013”.

NANTES, UNE MÉTROPOLE GENTRIFIÉE QUI EXCLUT

Cette concentration de richesses, de services, d’initiatives culturelles et d’infrastructures techniques réserve l’accès des centres de ces métropoles aux classes sociales aisées, simplement par les impôts locaux, le prix de l’immobilier et le mode de consommation proposé. La logique capitaliste à l’œuvre a ainsi chassé les classes modestes vers la périphérie et embourgeoisé le centre. Elle a regroupé les pouvoirs politiques locaux dans une présidence de communauté urbaine qui impose ses choix aux anciennes communes, intégrées et « digérées ».
Le gouvernement Ayrault vient d’ailleurs d’officialiser cette tendance devenue stratégie prioritaire en désignant une quinzaine de métropoles régionales, auxquelles s’ajoutent les grandes intercommunalités, avec de nouvelles attributions. Cela ne signifie pas moins d’Etat mais réorganisation de cet appareil toujours plus au service du Capital, en temps réel.
Le transfert de l’aéroport à Notre Dame obéit à la logique de ce nouvel ordre local qui réorganise et polarise autoritairement l’espace, proche ou régional, pour qu’il devienne incontournable, central, rentable.

L’aéroport et son barreau routier sont nécessaires à la métropolisation et en découlent.
Certains opposants à l’aéroport siègent justement dans les institutions qui portent, financent et gèrent ce projet : cette contradiction constitue un point de clivage fondamental et indépassable entre eux et nous. Si l’on constate déjà une désertification des campagnes, une vie ralentie des bourgs et petites villes, condamnés aux résidences secondaires ou aux cités dortoirs, la métropole l’accentuera encore pour la majorité de la population, éparpillée et isolée, avec ses déplacements quotidiens obligés entre zones d’habitation et de travail, de commerce et de loisir.
Cette sociabilité minimum induite par l’organisation de la métropole ne peut qu’encourager à la passivité et décourager les velléités de résistance.
Le combat contre le projet d’aéroport soulève donc des problématiques bien plus vastes, concernant le mode capitaliste de la société à venir.

POUR UN CORTEGE ANTICAPITALISTE ET ANTI AUTORITAIRE

Le 22 février, nous appelons à faire entendre cette expression de façon joyeuse et déterminée dans la manifestation anti-aéroport pour poser de façon explicite et visible tous ces enjeux, pour aller au fond de la critique de ce projet inutile et nuisible, avec en perspective l’émancipation sociale.

Après les échecs des luttes sociales ces dernières années, bloquer ce projet d’aéroport et gagner cette bataille de quarante ans (et nous gagnerons !) contribuerait à renverser la vapeur... en France mais aussi ailleurs car ce combat a pris une dimension internationale. Il s’agit de reconstruire un rapport de forces contre le capitalisme, pour favoriser les autres luttes et empêcher leur criminalisation, comme tente de le faire l’Etat italien qui assimile la résistance au projet de TAV Lyon-Turin à du terrorisme et qui utilise ainsi des procédures et lois d’exception, proches d’une situation de guerre.


Mener cette lutte, c’est aussi essayer de développer aujourd’hui d’autres rapports sociaux non fondés sur la compétition capitaliste et l’autoritarisme étatique.

RETROUVONS NOUS SAMEDI 22 FÉVRIER À NANTES, À PARTIR DE 12H,
COURS DES 50 OTAGES PRÈS DE LA PRÉFECTURE,
POUR AFFIRMER NOTRE REFUS DU CAPITALISME ET DE SON AÉROPORT !



Initiative soutenue par :
des individus, Organisation Communiste Libertaire, groupe libertaire Lochu et Fédération anarchiste Vannes, Alternative Libertaire, COPAIN Poitiers, Assemblée libertaire Caen, Front libertaire Saint-Nazaire… (premiers signataires, liste provisoire...).

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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede digger » 03 Fév 2014, 16:32

Notre-Dame-des-Landes: les opposants à l'aéroport déposent de nouveaux recours

Les avocats des principales associations d'opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, ont déposé lundi au tribunal administratif de nouveaux recours contre les arrêtés préfectoraux du 20 décembre autorisant le début des travaux, a constaté l'AFP.

Une cinquantaine d'opposants se sont mobilisés, avec cinq tracteurs, pour apporter leur soutien aux avocats.

Ces recours, qui contestent la légalité des arrêtés en matière de protection de l'environnement, portent sur le fond et ne sont pas suspensifs: deux concernent la loi sur l'eau, les deux autres évoquent les espèces protégées.

Les travaux autorisés par les arrêtés peuvent encore être débutés à tout moment, même si aucun signe de démarrage prochain n'est encore visible début février.

Si néanmoins ils commençaient, les opposants auraient la possibilité de déposer un recours en référé qui aurait, lui, des effets suspensifs.

"Nous considérons, à partir du dossier, qu'ils (l'Etat et le concessionnaire de l'aéroport, ndlr) sont dans l'incapacité écologique et technique" de procéder aux compensations environnementales qu'impose normalement la loi en cas de destruction d'une zone humide ou d'espèces protégées, a expliqué Me Sébastien Le Briero, avocat parisien venu déposer le recours.

Les principales associations d'opposants - l'Acipa (Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes), le CéDpa (Collectif d'élus doutant de la pertinence de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes) et l'Adeca (Association de défense des exploitants concernés par l'aéroport)- ainsi que la conseillère générale Parti de gauche Françoise Verchère et l'agriculteur Sylvain Fresneau, président de l'Adéca, ont nominalement déposé ces recours.

"Si on laisse faire ce projet, c'est la fin de la protection des zones humides, la fin de la protection des zones naturelles", a déclaré Mme Verchère devant le tribunal administratif.

"Plus de 52 exploitants agricoles qui représentent 6.800 hectares (...) refuseront de signer un accord avec AGO Vinci (concessionnaire de l'aéroport, ndlr) et la DREAL pour faire des mesures de compensation" environnementale, a affirmé Julien Durand, président de l'Acipa.

Le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes a fait l'objet d'une déclaration d'utilité publique en 2008 et a été attribué sous forme de concession publique au groupe Vinci fin 2010 pour un achèvement des travaux en 2017, mais la contestation sur place, qui remonte à un premier projet d'aéroport à cet endroit dans les années 70, est très déterminée.

Le projet est soutenu par l'UMP, les collectivités locales socialistes et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes, en a été un fervent défenseur.

La saturation de l'actuel aéroport de Nantes Atlantique, mais aussi les limitations qu'imposent à l'urbanisme de la ville de Nantes sa zone d'exposition au bruit figurent parmi les arguments en faveur d'un transfert de l'aéroport. Les opposants jugent pour leur part qu'il n'y a pas de risque de saturation à court ou moyen terme et que l'impact sur l'environnement d'un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, zone humide de bocage, serait irréparable.


AFP
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Re: Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Messagede digger » 04 Fév 2014, 09:13

Un petit compte-rendu bien fait sur la Journée mondiale des zones humides - Zad 2 février 2014, qui démontre une nouvelle fois, si il en était besoin, l'imbécilité de l'implantation d'un aéroport sur une zone (vraiment) humide
http://www.presquilegazette.net/presquilegazette-net-pages/environnement/notre-dame-des-landes/reportages/journee-mondiale-des-zones-humides-zad-2014.html
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