Veille des outils de répression

Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 25 Fév 2013, 16:06

v
Hérault : un maire fait suivre ses employés municipaux Anne Jouan 25/02

Le maire de Pérols a engagé un détective privé pour enquêter sur des employés municipaux, qui se font prescrire, selon lui, des arrêts maladie fictifs. L'opposition s'insurge. L'un des deux employés conteste les faits.

En périphérie de Montpellier, et à quelques kilomètres de Palavas-les-Flots, cette commune tranquille de 9500 habitants, bâtie autour d'un vieux village, est le théâtre d'un scénario à la Pagnol. Depuis quelques jours, les péroliens discutent de la dernière trouvaille du maire révélée dimanche par Midi Libre : faire suivre un salarié municipal par un détective privé. Le tort de cet employé selon le maire? Être en arrêt maladie longue durée et travailler pendant ce temps là au noir pour des particuliers en faisant du jardinage.

C'est Jean-Pierre Rico, conseiller municipal apparenté à l' Union des démocrates indépendants (UDI) qui a trouvé le pot aux roses. Depuis plusieurs semaines, la rumeur circulait à Pérols: un détective privé suivait des habitants. L'opposant au maire mène sa petite enquête et découvre qu'un privé de Montpellier suit deux employés municipaux. Entre septembre et octobre 2012, une filature a été menée sur une période de 24 jours. «J'estime qu'entre 10.000 et 15.000 euros ont été dépensés pour cette histoire. Le maire a rémunéré ce detective avec les deniers publics soit l'argent du contribuable»,déplore Jean-Pierre Rico.

Jeudi dernier lors d'un conseil municipal, l'opposant au maire demande à Christian Valettes (sans étiquette politique) quelles sont les missions qu'il a confiées à un cabinet d'avocat de Nîmes alors qu'il fait généralement appel à un conseil de Montpellier. «Car je savais que derrière ce cabinet d'avocats, il avait en réalité demandé les services d'un détective privé», confie Jean-Pierre Rico au Figaro. Ce n'est pas seulement la méthode que les opposants au maire critiquent (faire appel à un privé sans en avoir parler au conseil municipal) mais le fond de l'histoire. Dans notre République, il existe des moyens légaux pour débusquer les faux arrêts maladie. On peut faire appel à l'inspection du travail et demander des contre-expertises médicales».

Éric est en arrêt maladie après un accident du travail
Contacté par Le Figaro, Éric, l'un des deux salariés espionnés estime se sentir «sali». «Ce qui me dégoûte, c'est que le maire me fait passer pour un faux malade», explique-t-il encore. Il s'est rapidement rendu compte qu'il était régulièrement suivi par une 206 grise. L'un de ses amis, également employé municipal avait été suivi avant lui. Éric est en arrêt maladie après un accident du travail au cours duquel il avait été blessé au dos. Son avocate explique qu'Éric allait en réalité récupérer des outils qu'il avait prêtés à un ami. «Ensuite il a bu un café avec toute la famille, nous confie-t-elle. Donc nous pourrons fournir s'il le faut toutes les attestations des membres de la famille qui étaient présents ce jour-là. Il n'y a aucun problème sur le fond».

La commune de Pérols compte 260 employés municipaux et les conflits avec la mairie sont nombreux. «Il existe une grosse tension sociale», nous confie un adjoint au maire. En cause, la suppression des primes de fin d'année, les modifications d'organigrammes, etc.

Sollicité à plusieurs reprises par Le Figaro, Christian Valettes, le maire de Pérols n'a pas voulu répondre à nos questions.
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Re: Veille des outils de répression

Messagede ivo » 27 Fév 2013, 12:27

Le fichier des infractions sexuelles, de moins en moins sexuel
...
Depuis plusieurs années, les usages de ce fichier critiqué s’étaient déjà écartés de son objet de départ. Le projet de loi Taubira lui porterait le coup de grâce.
...
Un triple mouvement s’opère au fil des années :

*les infractions sortent du strict cadre sexuel ;
*ce ne sont plus les seuls condamnés qui y figurent, mais aussi des personnes dispensées de peines, reconnues irresponsables ou simplement mises en examen ;
*dans le même temps, l’accès à ce fichier est élargi, simplifié, systématisé.

Pour la magistrate Evelyne Sire-Marin, le Fijais illustre bien « le mouvement naturel et perpétuel du fichage ». Elle fait le parallèle avec le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg), créé en 1998 « justement pour les criminels et délinquants sexuels déjà condamnés » :

« Le Fnaeg est devenu, au fur et à mesure, un fichier généraliste [comprenant 2,2 millions de personnes à ce jour, ndlr]. Alors on a créé le Fijais pour remplir son but initial. Et le Fijais s’est élargi, et ainsi de suite... »

...

>>>
http://www.rue89.com/2013/02/25/le-fich ... uel-240005
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Re: Veille des outils de répression

Messagede ivo » 06 Mar 2013, 10:32

Bruxelles veut traquer les trolls eurosceptiques
http://www.marianne.net/Bruxelles-veut- ... 26569.html
Selon une information du quotidien britannique (conservateur), The Daily Telegraph, le Parlement européen se doterait d'un programme d' "analyse qualitative des médias" et d' 'outils de surveillance de l'opinion publique". Ce projet, qui n'est pas encore complètement validé, a été lancé en juillet dernier par l'administration du Parlement. Son cout serait d'environ 2 millions d'euros, dont la moitié proviendrait de nouveaux crédits.

Il ne s'agit pas de créer un simple observatoire de l'opinion, mais bien une cellule riposte, puisque les documents internes et confidentiels - dont le quotidien britannique a eu connaissance - précisent que "les communicants institutionnels du Parlement doivent avoir la capacité de réagir rapidement de manière pertinente et ciblée, en rejoignant et influançant les conversations" sur les réseaux sociaux. Les documents recommandent qu'une "attention particulière soit portée aux pays qui ont connu une forte progression de l'eurosceptiscisme". La ligne de conduite de la cellule de risposte est décrite ainsi : "la réponse aux questions est "plus d'Europe" et pas "moins d'Europe".

Que le Parlement européen communique sur ses travaux et son rôle est légitime, mais qu'il finance des programmes visant à influencer les électeurs sur les réseaux sociaux n'est pas sans poser de problèmes éthiques. D'autant que l'Europe est soumise à une cure d'austérité, avec pour la première fois la baisse de son budget. A laquelle échappent visiblement les communicants du Parlement...

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Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 20 Mar 2013, 18:00

Les « caméras-pervenches » débarquent à Paris Caroline Sallé, Service infographie du Figaro 20/03

À partir du 2 avril, une cinquantaine de caméras de surveillance serviront à repérer et sanctionner les usagers mal garés ou grillant un feu rouge sur treize axes de la capitale.

Dans la capitale, une pervenche pourra bientôt en cacher une autre. À compter du 2 avril, la Préfecture de police va en effet expérimenter la vidéo-verbalisation. Autrement dit se servir des caméras de surveillance pour traquer voitures mal garées, conducteurs circulant dans les voies de bus ou encore automobilistes en train de griller un feu rouge. Souriez, vous êtes verbalisés.

Le dispositif utilisera entre 50 et 60 caméras sur les 1037 actuellement déployées dans le cadre du plan de vidéoprotection pour Paris, destiné essentiellement à lutter contre la délinquance. «Nous avions déjà recours à ce type de moyens techniques pour surveiller également le trafic routier, explique Nicolas Lerner, directeur adjoint de cabinet du préfet de police. Ce qui est nouveau, c'est que dorénavant, il y aura émission de PV.»

Image

Concrètement, un agent assermenté constatera l'infraction grâce à la vidéo et photographiera le véhicule «afin d'identifier l'immatriculation et la marque», rapporte le commissaire Muriel Rault, adjoint au sous-directeur régional de la circulation et de la sécurité routière. Les informations seront ensuite transmises au Centre national de traitement de Rennes, qui dressera un procès-verbal. «Le propriétaire du véhicule recevra l'amende quelques jours plus tard, un mois au maximum. La capture d'écran sera quant à elle conservée durant cinq ans, pour servir en cas de contestation», poursuit le commissaire. Bien entendu, le prix de l'amende «vidéo» sera identique aux PV classiques.

Avantage: la mesure permettra de simplifier et d'accélérer la procédure, donc, pour les forces de l'ordre, de gagner en efficacité. «Les fonctionnaires de police pourront constater les infractions au Code de la route et verbaliser à distance les contrevenants, sans interception du conducteur», détaille Nicolas Lerner.

Un premier bilan cet été

Dans un premier temps, seuls treize axes, choisis en raison des embouteillages ou du nombre important d'accidents qui s'y produisent, seront concernés. Ceux particulièrement touchés par le non-respect des feux rouges, à l'instar des Champs-Élysées (VIIIe) ou de l'avenue de l'Opéra (Ier). Ceux fortement congestionnés, où les voitures sont régulièrement mal garées (Grands Boulevards, Saint-Germain…). Ceux encore touchés par les problèmes de stationnement en double file, comme le boulevard de Sébastopol (IIIe et IVe) et l'avenue Jean-Jaurès (XIXe). Enfin, les axes où les voies de bus sont utilisées de manière intempestive, à l'image du boulevard Barbès (XVIIIe) ou de l'avenue de Clichy (XVIIe). «Quatre agents seront dédiés à cette surveillance et mèneront des opérations ciblées, plusieurs fois par semaine», poursuit Nicolas Lerner. Un bilan sera effectué dès cet été et une montée en puissance progressive envisagée, en fonction des résultats.

L'objectif affiché est double : fluidifier le trafic sur les boulevards et les avenues les plus encombrées, surtout aux heures de pointe, de 7 heures à 10 heures et de 17 heures à 20 heures. Mais aussi et surtout améliorer la sécurité routière.

Ainsi, à ceux qui craignent déjà une avalanche de PV supplémentaires et voient dans cette nouvelle mesure une manière détournée de faire davantage de chiffre, la Préfecture répond qu'«il s'agit avant tout de lutter contre certains comportements dangereux et de créer de l'insécurité chez les contrevenants», fait valoir Laure Condomines, chef du pôle sécurité routière. Car les incivilités au volant persistent. Pour preuve, «les dix radars feux rouge installés à Paris flashent en moyenne chacun entre 50 et 145 conducteurs quotidiennement», déplore-t-elle.

Si Pierre Chasseray, délégué général de l'association 40 Millions d'automobilistes ne remet pas en cause l'aspect sécurité routière de la mesure, il regrette toutefois que l'«on surverbalise les conducteurs au lieu de parler du véritable problème qui est celui du manque de places de parking à Paris. Une alternative consisterait à créer des espaces de gratuité, permettant de stationner durant un laps de temps réduit, ce qui faciliterait les rotations et par contrecoup la fluidité du trafic». À la PP, on fait valoir que quatre millions de PV pour non-respect du stationnement sont déjà dressés chaque année et que la vidéo-verbalisation ne fera pas exploser ce chiffre…
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Re: Veille des outils de répression

Messagede ivo » 10 Avr 2013, 20:19

Le traité de Lisbonne autorise la peine de mort

>>>
http://www.2012un-nouveau-paradigme.com ... 35250.html
confirmation ici:
http://www.traite-de-lisbonne.fr/Traite_de_Lisbonne.php?Traite=16
>>>
Article 62 - Droit à la vie
Commentaire 1 de la CIG sur cet article
1. Toute personne a droit à la vie. 2.Nul ne peut être condamné à la peine de mort, ni exécuté.

>>>> pointez le commentaire avec la souris pour affichage.

«La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d’un recours à la force rendu absolument nécessaire:

a) pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale;
b) pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue;
c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection.»


.......................................................

tjs pas les guillotines ??
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Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 11 Avr 2013, 23:45

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Re: Veille des outils de répression

Messagede bipbip » 24 Juin 2013, 12:00

Big Brother Awards 2013

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Les Big Brother Awards sont de retour ! Après deux années blanches, les césars du monde sécuritaire seront à nouveau décernés le 26 juin prochain.
La Maison de l’Arbre / La Parole Errante, 9 rue François Debergue, Montreuil (93), Métro Croix de Chavaux
• 19h - accueil - repas - projections de petits films courts
• 19h45 - cérémonie de remise des prix
• 22h - concert « Etat des lieux » (batterie/machines/textes)

Entrée sur prix libre
Bar et restauration sur place

Douze ans après la première édition française, la cérémonie, nommée d'après le personnage de fiction du roman 1984 de George Orwell, reprend du service pour récompenser les acteurs de la société de contrôle et de surveillance. Créés en 1998 au Royaume-Uni, puis repris dans près d'une vingtaine de pays, les Big Brother Awards dénoncent, depuis lors, les "surveillants qui nous surveillent".

Au vu de la perte progressive de nos libertés individuelles, par le détournement de nos données personnelles, au travers de la prolifération des fichiers, par le durcissement sécuritaire des cadres législatifs et par la multiplication des dispositifs de surveillance dans nos villes, les tristement célèbres prix Orwell seront dépoussiérés, afin de mettre un coup de projecteur sur notre réalité sous surveillance.

L'objectif reste le même : "surveiller les surveillants" par un ciblage sélectif des dignes représentants de l'idéologie sécuritaire, notre jury étant, comme à son habitude,

composé de défenseurs des droits, philosophes des libertés, journalistes, juristes, etc. ayant produit des analyses critiques sur le sujet.

trailer :

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Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 01 Juil 2013, 23:39

La ville veut armer la police municipale Maïram Guissé 26/06

Si la préfecture accepte la demande, Argenteuil serait la première ville du département dotée de flash-balls. Mais les policiers municipaux devront impérativement passer des « tests d'aptitude » et suivre une formation.

Argenteuil veut le retour d'une police de proximité armée. Une délibération a été votée en ce sens lundi soir lors du conseil municipal. « Nous souhaitons l'armement de tout ou partie de la police municipale de flash-ball, une arme de quatrième catégorie », indique Philippe Doucet, député-maire (PS). Si la préfecture accepte la demande de la municipalité ? C'est elle qui donne les autorisations de ce type. A Argenteuil serait la première ville du département dotée de cette catégorie d'armement. « Je n'ai pas de position de principe sur le sujet, commente le préfet Jean-Luc Névache. J'attends de voir très précisément quelle sera la demande du maire. J'ai une appréciation au cas par cas. »

Et la création d'une brigade mobile de soirée

Outre ce dispositif, la ville souhaite tripler le nombre de policiers municipaux et passer à un effectif de cent employés, contre quarante aujourd?hui. « Nous voulons en avoir un pour 1000 habitants comme c'est le cas pour les villes de notre taille, précise Nicolas Bougeard, adjoint en charge de la tranquillité publique. L'idée est d'avoir des patrouilles pédestres, visibles dans tous les quartiers et capables de résoudre les petites affaires. La population est en demande. » Cette délibération prévoit également la création d'une brigade mobile de soirée, « entre 17h30 et 1 heure », et d'une brigade canine constituée de maîtres chiens.

Si l'opposition s'est abstenue lors du vote, à cause d'« un manque d?informations », la délibération n'a pas fait l?unanimité parmi la majorité. Dominique Mariette, élu (LO) en charge de la jeunesse a ainsi voté contre. « S'il y a des moyens financiers à mobiliser, je crois que c'est au niveau du soutien à la jeunesse », insiste-t-il.

Le PC, par la voix de l'adjointe à la santé Françoise Monaque, s'est aussi élevé contre le projet. « Si l'armement ou le renforcement du parc de vidéosurveillance étaient la solution, il y aurait moins de délinquance dans les villes où ces dispositifs sécuritaires ont été mis en place. Or aucune statistique ne l'a démontré jusqu'à maintenant » « Il n'y a jamais eu d?incidents impliquant des policiers municipaux dans l?exercice de leur fonction avec les flash-balls, rétorque le maire. Nous ne faisons pas le choix, comme ça s'est fait dans beaucoup de communes, d'avoir du flash-ball la journée et des revolvers en soirée. » Avant de porter ces armes, les policiers municipaux devront impérativement passer des « tests d'aptitude, suivre une formation et savoir comment appréhender une arme., souligne Nicolas Bougeard évoquant des tests très « structurés ».
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Re: Veille des outils de répression

Messagede bipbip » 10 Juil 2013, 00:45

Contrôle au faciès : l'Etat poursuivi en justice pour la première fois
http://clap33.over-blog.com/article-fra ... 19683.html
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Re: Veille des outils de répression

Messagede Nyark nyark » 10 Juil 2013, 20:07

Tabassages et brimades sur des détenus révélés à la prison de Saint-Quentin-Fallavier

Un rapport confidentiel des services pénitentiaires, rendu public ce jeudi par l’Observatoire international des prisons (OIP), révèle « des maltraitances répétées » de détenus entre 2009 et 2010 à la prison de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), à une trentaine de kilomètres de Lyon. Le Défenseur des droits dénonce les entraves de l’administration pénitentiaire et demande des comptes à la ministre de la Justice.

Alertée depuis longtemps par des prisonniers sur ces violences, l’Observatoire international des prisons (OIP) vient de mettre la main sur un document accablant dont Rue89Lyon a eu copie. Il s’agit d’un rapport de l’Inspection des services pénitentiaires (ISP) datant de mars 2011 qui est censé rester confidentiel.

Violences, usages disproportionnés de la force, falsifications de procédures disciplinaires, sanctions occultes et brimades sont imputés directement par l’ISP à des surveillants, entre avril 2009 et juillet 2010.

Jusque là, les faits dénoncés par l’OIP au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier ne s’appuyaient que sur des témoignages de détenus. Comme ce courrier de juillet 2009 :

« Ce qui se passe au centre de détention de Saint-Quentin-Fallavier est intolérable car j’ai pu constater de nombreux abus des chefs. C’est pourquoi cette fois, je me permets de dénoncer un système mis en place par les chefs dont les méthodes frôlent celles des voyous. Normalement on devrait sortir de prison réinséré et non avec des envies de vengeance, mais ils nous poussent à bout jusqu’à ce qu’on craque, c’est pourquoi je souhaite être transféré. »

En s’appuyant sur ce rapport confidentiel de l’ISP , l’OIP pointe la « maltraitance de détenus par un groupe de surveillant ». Treize agents exactement : quatre membres de l’équipe de direction, quatre lieutenants (dont le chef de détention), quatre premiers surveillants et un surveillant. L’association dénonce également le silence de l’administration et les sanctions limitées.

Image
Maîtrise d’un détenu à la prison de Saint-Quentin-Fallavier en 2013. (Image de vidéosurveillance fournie par l’OIP)

Coups de poing, traumatisme crânien, fouilles musclées…
Parmi les dizaines de témoignages de détenus de faits de violence, l’inspection n’a pu en vérifier que quatre, faute de certificats médicaux pour les autres.

Pour l’un des détenus, il a été établi qu’alors qu’il s’impatientait pour aller en promenade, le ton est monté avec un surveillant :

« Le surveillant s’est alors emporté (…) et lui a mis un coup de boule », raconte un autre détenu témoin de la scène.

Il s’en est sorti avec une fracture du nez et un traumatisme crânien.

Dans son rapport, l’ISP fait aussi mention du cas d’Ahmed, qui raconte qu’après une réflexion qui a déplu à un surveillant, celui-ci est entré dans la cellule accompagné de deux collègues :

« Il m’a fait des prises comme un judoka. Il posait son pouce sur mon nez, me serrait au niveau du cou. Il m’a porté plusieurs coups au niveau des côtes, dans le dos. Il m’a dit « je vais t’apprendre à vivre ». Par la suite, (les surveillants sont) venus filmer avec la caméra (…) J’ai eu des coups de poing, des coups de pied. »

Quant à Rachid, dont les violences subies ont là aussi été avérées par l’ISP, il raconte dans un courrier adressé à l’OIP en 2009 :

« 4-5 agents m’ont sauté dessus car soi-disant j’avais levé la main sur l’agent de fouille. C’est faux, et d’ailleurs le second agent fouille atteste le contraire et donne la même version que moi (…) Mais pour justifier les blessures et coups qu’ils m’ont porté, fallait bien qu’ils mentent dans leurs rapports. »

Brimades : « On se croit à Guantanamo »
Le rapport de l’ISP dénonce par ailleurs des brimades qualifiées de « traitements dégradants ». Face au manque de preuves, l’inspection n’a pu vérifier qu’un seul cas de figure. Mais comme l’écrit l’OIP :

« Nombre de prisonniers du quartier centre de détention (CD) ont rapporté à l’ISP des insultes, menaces pressions et chantages par le lieutenant responsable du CD et son adjoint qu’ils surnommaient « le Shérif » ».

Si bien qu’au printemps 2010, les détenus auraient lancé un mouvement collectif, en refusant notamment de regagner leurs cellules après la promenade. Mais ils ont aussi fait circuler un texte signé par plus de 60 d’entre eux, et dont voici un extrait :

« Tous les problèmes qu’il y a en détention au CD de Saint-Quentin-Fallavier sont dus (au lieutenant) et au brigadier Shérif. Tous les détenus se manifestent contre tous les problèmes qu’il y a. On veut que ça s’arrête un jour. Ce n’est plus un centre de détention, on se croit à Guantanamo. »

En caleçon dans la cour de promenade
Dans le quartier disciplinaire, aussi appelé « mitard », des détenus racontent avoir vécu des humiliations et privations. Ils étaient envoyés en caleçon dans la cour de promenade, parfois en pleine nuit, ce que l’Inspection qualifie, là aussi, de « traitements dégradants ». Dans le rapport de l’ISP, plusieurs expliquent par ailleurs avoir été privés de tabac, de promenade, de matelas et de draps. Une personne ayant travaillé au sein de l’établissement le reconnaît :

« C’était un peu une zone de non-droit, en ce sens que les détenus ne disposaient pas de tout ce à quoi ils avaient le droit : correspondance, tabac, couchage par terre (…) les interventions étaient mal gérées, il y avait des bruits qui me remontaient relatifs à des violences illégitimes ou à des brimades. »

Le rapport de l’Inspection des services pénitentiaires relate par ailleurs des interventions « injustifiées » d’agents équipés de tenues pare-coups sur des prisonniers, qui se traduisaient souvent par des passages à tabac.

Comptes-rendus falsifiés et faux témoignages
Pourtant, les témoignages de personnels de la prison reconnaissant les faits sont rares. Une solidarité semble s’être installée entre les surveillants. L’inspection a ainsi identifié des comptes-rendus falsifiés, des destructions de preuves et pressions entre agents pour que soient rédigés de faux témoignages.

Sylvain Gauché, avocat au barreau de Grenoble, représentant de l’OIP ne veut cependant pas enfoncer ceux qui se sont tus :

« C’est compliqué pour les surveillants de dénoncer. S’ils l’ouvrent trop, leur carrière est menacée, ils se retrouvent placardisés. »

La direction de l’établissement n’a pas agit non plus. Pourtant, dans le rapport, de nombreux éléments laissent à penser que celle-ci était au courant de dérives. Pour l’OIP, le constat est simple : la direction a couvert des agissements dont elle n’a pas pris la mesure de la gravité.

« L’ISP estime que « le rôle et la responsabilité de l’encadrement apparaissent comme particulièrement importants » dans l’« absence de repères professionnels » et la perte de repères déontologiques » de certains agents de centre pénitentiaire. »

L’un des membres de la direction reconnaît d’ailleurs une part de responsabilité devant l’ISP :

« Le fait de prononcer une sanction en ne se fondant que sur le compte-rendu professionnel et le compte-rendu d’incident d’un seul agent pouvait donner un sentiment d’impunité aux agents. »

Par ailleurs, alors que l’administration pénitentiaire a l’obligation d’informer le parquet des incidents graves survenus dans la prison, l’ISP relève des cas où cela n’a pas été fait, notamment par le directeur. Si bien que l’inspection conclut à une « volonté de ne pas informer sa hiérarchie et le parquet d’une suspicion de faits de violences ».

« Rien n’a été fait pour que ça ne se reproduise pas »
Si la direction de la prison de Saint-Quentin-Fallavier n’a pas informé sa hiérarchie au sein de l’Administration pénitentiaire de la situation, d’autres l’ont fait. L’OIP avait en effet alerté la Direction inter-régionale des services pénitentiaires (DISP) dès juin 2010. Des syndicats de surveillants auraient eux aussi tenté de tirer la sonnette d’alarme, comme le rappelle Pascal Rossignol, secrétaire général de l’union régionale de l’UFAP/UNSA :

« On avait alerté la hiérarchie sur un certain nombre de faits. Il y avait beaucoup de difficultés de management dans cet établissement. On ne connaissait pas tous les détails mais on savait qu’il y avait des soucis. »

Pourtant, l’administration pénitentiaire n’a pas réagi. Ce jeudi, la direction centrale n’était pas joignable. Devant ce silence, et avec l’aide d’un sénateur, l’OIP a saisi la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), depuis intégrée dans les missions du Défenseur des droits. C’est ce dernier qui a demandé au ministère de la Justice d’engager une enquête de l’Inspection des services pénitentiaires. Puis, à partir de l’enquête de l’ISP, le Défenseur des droits a rendu une décision en mars 2013, ne demandant pas de sanctions supplémentaires car les faits sont prescrits :

« Au regard des délais écoulés depuis la survenance des faits, imputables en grande partie à une transmission tardive des éléments demandés à l’administration pénitentiaire, rendant difficile la conduite d’investigations supplémentaires et des mesures individuelles déjà prises, le Défenseur des droits ne demande pas d’autres sanctions. »

Des sanctions légères malgré un « système clanique »
Outre la lenteur des démarches, ce qui surprend le plus l’OIP c’est la légèreté des sanctions. Seul un des surveillants cités dans le rapport a écopé de trois mois de prison avec sursis pour le coup de boule ayant entrainé un traumatisme crânien, que nous relations plus haut. En 2011, l’ISP a fait des préconisations : pour neuf des treize agents par exemple, elle demande « une simple lettre d’observation ». Un membre de la direction, pour qui un conseil de discipline était demandé, a finalement lui aussi reçu une simple lettre. A la fin de l’année 2011, trois membres de la direction sont mutés. Mais certains retrouvent des fonctions d’encadrement à la tête d’autres prisons.

En ce qui concerne les sanctions disciplinaires, Pascal Rossignol, qui ne veut pas que l’on jette l’opprobre sur l’ensemble de la profession, glisse :

« Le disciplinaire n’est pas une science exacte. Les sanctions peuvent parfois paraître légères, effectivement. »

Quant au chef de détention, le personnage clé autour duquel s’était mis en place « un système clanique », comme l’appelle l’ISP, il a été muté en septembre 2011, puis a reçu un blâme… avant d’être réintégré à son poste à Saint-Quentin-Fallavier en novembre 2012. Et d’être suspendu en avril 2013, pour une autre affaire de violence. En effet, trois des treize agents mis en cause par l’ISP ont été placés en garde à vue pour de nouvelles allégations de violences sur un détenu. Ils on été remis en liberté depuis mais suspendus de leur fonction. L’enquête se poursuit toujours.

Une répétition qui interpelle l’avocat Sylvain Gauché :

« On ne s’explique pas ce manque de sanction, à tous niveaux. S’il y avait eu un recadrage disciplinaire, on n’en serait pas là. Ce qui est vraiment préoccupant, c’est que ça a pu perdurer, que c’est devenu un mode de fonctionnement et que rien n’a été fait pour que ça ne se reproduise pas. »

Le Défenseur des droits dénonce des entraves de l’administration pénitentiaire

Ce jeudi soir, le Défenseur des droits (DDD) a réagi à la révélation d’un rapport confidentiel de l’Inspection des services pénitentiaires. Il dénonce des entraves de l’administration pénitentiaire dans l’enquête menée par les inspecteurs. Dans sa décision du 26 mars 2013, le Défenseur des droits expliquait en effet qu’à cause d’une « transmission tardive des éléments demandés à l’administration pénitentiaire rendant difficile des investigations supplémentaires », il ne demandait pas de sanctions supplémentaires.

« Le DDD a donné jusqu’à la mi-juillet à la ministre (de la Justice, Christiane Taubira) pour répondre tout particulièrement en ce qui concerne les carences de l’administration pénitentiaire qui ont entravé la mission de contrôle assignée au Défenseur des droits. Au-delà de ce délai, le DDD utilisera tous les moyens que lui accorde la loi », prévient son cabinet.



> Article mis à jour le 5 juillet à 11h20, suite à la réaction du Défenseur des droits.


http://www.rue89lyon.fr/2013/07/04/brim ... fallavier/
La religion est la forme la plus achevée du mépris (Raoul Vaneigem)
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Re: Veille des outils de répression

Messagede bipbip » 17 Juil 2013, 00:36

Le monde a bien changé depuis les plombiers de la DST
La DGSE a le « droit » d’espionner ton Wi-Fi, ton GSM et ton GPS aussi
http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2013/ ... gps-aussi/
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Re: Veille des outils de répression

Messagede bipbip » 20 Juil 2013, 08:13

Big Brother à la belge
Pendant que l’opinion publique s’émeut de l’espionnage américain, le gouvernement s’apprête à renforcer vite fait le contrôle systématique de nos communications. Souriez, vous êtes fliqués.

« Voter une loi si “privaticide” en trois semaines, pendant les vacances, c’est honteux. Démocratiquement, il y a un problème. » En off, ce juriste proche de la Commission de la protection de la vie privée (CPVP) ne mâche pas ses mots lorsqu’il évoque le projet de loi Vande Lanotte-Turtelboom. Un projet sur la « conservation des données » qui, sous couvert de lutte contre le terrorisme et la grande criminalité, prévoit de surveiller tous les habitants du royaume, rien de moins !

SMS, courriels, appels téléphoniques fixes, mobiles ou via Internet : en théorie, peu d’échanges échapperont à ses tentacules. Chaque fournisseur en télé-communications (Belgacom, Telenet, Voo, Base, Mobistar...) devra conserver les données de ses clients pendant au moins un an. A l’exception de son contenu, la justice et les services de renseignement pourront obtenir tous les détails d’une communication.

Dans les faits, c’était déjà le cas. Du moins en partie. Voilà des années que les opérateurs télécom stockent pendant douze mois les données de facturation de leurs clients, les numéros appelés ou reçus, ainsi que leurs données de connexion Internet. Mais pas le détail des e-mails envoyés ou reçus. Chacun d’entre eux a mis en place une cellule de « coordination judiciaire » chargée de répondre aux requêtes des autorités.

Chez Mobistar, par exemple, la cellule occupe une dizaine de personnes et traite environ 30 000 demandes par an. La nouvelle loi leur apportera un vrai cadre légal, mais aussi des coûts supplémentaires. Belgacom les évalue à « plusieurs centaines de milliers d’euros » par an. A charge du client ? Trop tôt pour le dire. En contrepartie, l’Etat rémunère les opérateurs lors de chaque consultation des données. En 2008, le coût pour la Belgique se chiffrait à 22 millions d’euros. A noter que depuis, les rétributions ont été réduites de moitié.
http://clap33.over-blog.com/article-act ... 95281.html
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Re: Veille des outils de répression

Messagede Nico37 » 27 Juil 2013, 18:27

Montpellier : la station-service qui relève vos empreintes digitales Coralie Favre, avec Boris Marie et M.O. 10/07

Pour vous, c’est presque devenu une habitude. Pour eux, ils assurent que c’est dorénavant une quasi obligation. Et la majorité des stations-services Total et Agip à Montpellier et dans son agglomération, tout comme à Nîmes, ont bien mis en place le prépaiement : quand vous voulez faire votre plein d’essence, vous payez à l’avance. Indispensable pour se prémunir des fraudeurs, de plus en plus nombreux, qui se présentent en caisse en prétextant un oubli du chéquier ou de la carte bancaire ? Mais jusqu’où les stations-services ont-elles le droit d’aller ? A Montpellier et Nîmes, Mlactu a enquêté. Et découvert une station du groupe Agip qui relève les empreintes digitales de ses clients malveillants ! Alors qu'une station Total retient les impayés sur les salaires de ses employés selon un témoignage recueilli en station-service...


« Quand ils prennent la fuite en nous faisant un doigt d’honneur, on sait que les plaques d’immatriculation sont maquillés », désabusé, un gérant de station-service Total qui a imposé le prépaiement à ses clients à Montpellier. Car que leur reste-t-il dans ce cas-là ? Un numéro d’immatriculation bidon, et une facture impayée. Même chose quand le client ne s’enfuit pas mais qu’il se présente à la caisse en prétextant un oubli de portefeuille ou que la carte bancaire ne peut être débitée.

Plusieurs milliers d’euros d’impayés, Total passe au prépaiement

Alors, les unes après les autres, les stations s’y mettent. Ainsi, aujourd’hui, quasiment toutes les stations Total de Montpellier et de son agglomération sont passées au prépaiement systématique. « Je n’ai pas le droit de parler de cela, Total n’est pas vraiment en accord avec nous, ils ne veulent pas de bruit autour de cela », explique le gérant d’une station du groupe, qui confirme la position officielle que nous a transmis le groupe Total. Ce système est « non recommandé », nous précise le groupe Total, il est « admis uniquement en situation particulièrement difficile et sur des plages horaires spécifiques et dans ce cas pour l’ensemble des clients ». « D’autres solutions sont mises en place en priorité comme la télésurveillance », insiste le groupe pétrolier. Mais les différents gérants de stations-service rencontrés assurent qu’ils n’ont plus le choix.

« Imaginez, une moyenne de 30 euros d’impayés par jour, sur un an, cela représente 11 000 euros, et ce n’est qu’une moyenne », explique le patron de cette autre station Total. Alors, depuis plus d’un an maintenant, il est passé au prépaiement systématique. Avant de se servir, ses clients sont obligés d’aller payer en caisse. Peu pratique, peu agréable et compliqué pour ceux qui veulent faire le plein et n’en connaissent pas le montant exact.

Trois cartons de pièces d’identité et de téléphones portables

Avant, les stations-services demandaient aux clients incapables de payer de laisser, en gage de leur bonne volonté, une carte bancaire, une pièce d’identité, un téléphone portable. « Dans la plupart des cas, les gens ne repassent jamais, constate le gérant d’une station Total de la ville. En une semaine, mon tiroir est envahi de cartes d’identité, de passeports, de permis de conduire, de cartes bancaires et de téléphones. En trois ans, ce sont trois cartons stockés dans la réserve. » Lui aussi n’a eu d’autre choix que d’en venir au prépaiement, pour ne pas perdre chaque année plusieurs milliers d’euros.

« J’exerce ce métier depuis 24 ans, et j’utilise le prépaiement depuis deux mois seulement. Au début, je ne voulais pas, je trouvais cela anti commercial. Mais j’ai commencé à récupérer la mauvaise clientèle des autres stations, passant de 1 200 à 2 000 euros de pertes par mois liées au vol », témoigne le gérant d’une autre station du groupe.

Car déposer plainte est particulièrement compliqué dans ces cas-là. Tout d’abord, « porter plainte demande du temps, et seules deux plaintes peuvent être déposées en même temps », précise un gérant. Par ailleurs, le fait de détenir une pièce d’identité du fraudeur présumé ne suffit pas.

Les employés paient les impayés

Et même si le groupe Total précise qu’il « prend en charge ces montants pour tout ou partie pour ses gérants sous réserve du respect des règles de prévention et de bonne gestion », certains employés, sous couvert d'anonymat nous dévoilent une méthode bien différente. « Ils nous retiennent les impayés sur nos salaires, ce n'est pas normal, mais c'est comme ça », raconte un témoin.

Chez Agip, vos empreintes digitales s’il vous plait !

« Prendre en caution les permis et les passeports n’a plus aucune valeur », nous a-t-on expliqué chez Agip. Alors, pour faire pression sur ces clients, cette station fait signer des reconnaissances de dettes : nom, prénom, adresse, numéro de carte d’identité ou de passeport, immatriculation et modèle du véhicule, empreinte digitale et signature. La totale dans une station du groupe Agip. Avec un objectif : pousser le client qui n’a pas payé à revenir payer sa dette. Et si ce n’est pas le cas, le gérant transmet à la Police la reconnaissance de dette ainsi que les images de vidéosurveillance lorsqu’il dépose plainte. Nous avons voulu savoir, auprès de la société Agip, propriétée du groupe Eni, ce que l'on pensait de ces pratiques. Voici la réponse reçue par mail ce mercredi 10 juillet à 13h08 : "La société Eni France ne répondra pas à ces questions." Dont acte.
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