de L'autre facteur » 20 Sep 2008, 16:33
Bon, il ne faut pas tout confondre. Le fait d'avoir un vote majoritaire dans une organisation n'empêche pas celle-ci de reconnaître une autonomie aux groupes (qui peuvent déterminer leurs propres interventions politiques). Donc, l'argument sur la peur que la majorité écrase la minorité se dégonfle largement à partir du moment où cette autonomie est présente. Et elle l'est, à l'exception peut-être de rares orga qui adoptent à la lettre la « plate-forme ». En tout cas pas en France. De plus, on a beau le tourner dans tous les sens, l'unanimité remplace ce risque par un autre pas plus légitime de mon point de vue : « la minorité impose ces refus à la majorité ».
Pour reprendre l'exemple d'une campagne politique X, je préfère qu'après débat, il y ai un vote pour déterminer si elle est adoptée fédéralement. Et pour ce vote, je préfère que les pour, les contre et les abstentions soient exprimés. Parce que dans le système qu'Alayn décrit pour la FA, qui est un mode particulier d'unanimité, seul les contres et les abstentions sont exprimés. En plus du fait que par exemple, 10% des groupes peuvent bloquer la volonté de 90% des groupes, un autre travers étant qu'une campagne peut-être présenté par un groupe, ne pas rencontrer d'opposition, mais être une coquille vide car les autres groupes n'en font pas une priorité. Elle est fédérale mais n'est pas porté et n'a que peut d'incidence dans la société. Elle n'est pas le résultat d'une réelle volonté collective. L'unanimité mettant en valeur le refus (je porte un véto sur telle ou telle chose), plutôt que la dynamique collective du choix pour intervenir dans telle ou telle direction. De plus je trouve que l'absence de vote pour est déresponabilisant. Pas besoin de se prononcer, sauf sur l'essentiel, ce sur quoi on est opposé. Pour le reste on peut se laisser porter.
Alors oui, il peut y avoir un mode de décision avec majorité à % où les groupes qui vote contre, n'ont pas d'obligation de mettre en oeuvre cette campagne. Mais adopté par une part importante de l'orga, elle est une volonté réelle, elle est portée,elle bénéficie des moyens collectifs de l'orga et elle peut espérer avoir un impact dans la société. La campagne n'est pas une coquille vide.
Ça me paraît plus adapté à une volonté d'intervenir dans les luttes sociale et donc d'y faire des choix collectif. Mieux aussi que de renvoyer à l'autonomie de chaque groupe pour la résolution des ces questions. Mieux que d'avoir une juxtaposition mosaïque, des intervention de chaque groupe à l'échelle locale, sans capacités unifiante dés qu'il y a des débats/choix contradictoires.
Je ne sais pas, comme si l'anarchisme n'était pas adapté, comme outil, à aborder et régler des questions qui impliquent l'intervention de tous ou de très nombreux groupes humains.