Editions Libertalia

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Messagede Pïérô » 17 Nov 2015, 01:31

Evènement annulé

Tours, jeudi 19 novembre 2015

La librairie La Niche et SUD Rail vous propose une rencontre autour du livre : Charles Martel et la bataille de Poitiers de l’histoire au mythe identitaire.

à 19h salle Louis Mirault à Tours (12 rue Louis Mirault, quartier du Sanitas, entre St-Paul et Rotonde, arrêt de bus Mermoz, lignes 4 et 10).
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Messagede bipbip » 22 Jan 2016, 12:19

Jean-Pierre Levaray

Je vous écris de l’usine

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La véritable histoire des ouvriers ne peut être mieux racontée que par les ouvriers eux-mêmes. Pour écrire sur l’usine, il faut la vivre de l’intérieur, la renifler avec ses tripes. Jean-Pierre Levaray trouve les mots justes pour raconter son quotidien. Il est l’un des maillons de cette usine d’engrais chimiques, située à Grand Quevilly, près de Rouen, filiale de Total jusqu’en 2014, classée Seveso 2, seuil haut. »
Extrait de la préface de Hubert Truxler (dit « Marcel Durand »), auteur de Grain de sable sous le capot (Agone, 2006).

Pendant dix ans (2005-2015), chaque mois, Jean-Pierre Levaray a animé la chronique « Je vous écris de l’usine » dans le mensuel CQFD. Il a raconté les heurs et malheurs de la classe ouvrière, sa classe. Les luttes et les espoirs, les joies et les peines, les travers et la résignation, parfois. Ce texte vient d’en bas. Il en a le goût et l’odeur. Ode à l’écriture prolétarienne.

L’auteur
Auteur de Putain d’usine (L’Insomniaque / Agone), de Tue ton patron (Libertalia), Jean-Pierre Levaray (né en 1955) a passé quarante-deux années à l’usine.

Préface de Hubert Truxler dit « Marcel Durand »
376 pages — 15 €
Parution : 21 janvier 2016.
ISBN : 9782918059769

http://www.editionslibertalia.com/je-vo ... de-l-usine
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Messagede bipbip » 14 Fév 2016, 15:35

John Holloway
Crack Capitalism

Nouvelle édition 2016 au format poche

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« La révolution ne consiste pas à détruire le capitalisme mais à refuser de le fabriquer. La présenter comme la destruction du capitalisme, c’est partir perdant, c’est ériger un grand monstre en face de nous, si terrifiant que, soit nous renonçons par désespoir, soit nous en concluons que notre seule façon de tuer le monstre est de construire un grand parti avec des dirigeants héroïques qui se sacrifient (et tous ceux autour d’eux) au nom de la révolution. Nous partons à nouveau perdants, cette fois en élaborant une grande fable d’héroïsme, de direction, de sacrifice, d’autorité et de patience, une fable peuplée de saints – Lénine, Trotski, Rosa, Mao, le Che, Marcos ou qui vous voudrez – qui reproduit ce que nous voulons détruire. Présenter la révolution comme la destruction du capitalisme, c’est la mettre à distance de nous, c’est la reporter dans le futur. La question n’est pas dans le futur. Elle se pose ici et maintenant : comment cessons-nous de produire le système par lequel nous détruisons l’humanité ? »

Dans cet essai, John Holloway suggère que le capitalisme est déjà largement fissuré, en crise permanente, et contrarié par de multiples refus de sa force de cohésion. La force des brèches réside dans leurs aspirations partagées contre le travail capitaliste et pour un type d’activité différent : faire ce que nous considérons nécessaire ou désirable. Construit en 33 thèses, Crack Capitalism ranimera le débat dans les réseaux militants, parmi les Indignados, les chercheurs critiques et toutes celles et ceux qui aspirent aujourd’hui à changer le monde.

L’auteur
Professeur à l’université de Puebla, John Holloway est l’auteur de Changer le monde sans prendre le pouvoir (Lux/Syllepse, 2007), coauteur de Zapatista ! Rethinking Revolution in Mexico (Pluto Press, 1998) et de Global Capital, National State and the Politics of Money (1994). Il contribue à Variations – Revue internationale de théorie critique.

http://www.editionslibertalia.com/catal ... capitalism
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Messagede bipbip » 25 Fév 2016, 14:56

Notes pour servir à l’histoire de la Commune de Paris

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Jules Andrieu : la Commune sans mythe.

« Si le mouvement a été si mal conduit du 18 mars au 28 mai, c’est qu’il a eu pour chefs des hommes qui, sauf de rares exceptions, n’ont jamais rêvé semblable situation ; ils en ont été pour la plupart ahuris ou affolés. […] La Commune avait besoin d’administrateurs ; elle regorgeait de gouvernants. […] La Commune a été violente et faible. Elle devait être radicale et forte. »

Il est deux manières de commémorer des événements historiques. L’une consiste à évoquer les morts glorieux, à célébrer pieusement ou tapageusement leur souvenir. L’autre les érige en témoins et juges d’un monde qui n’a pas su réaliser leurs espérances.
Chef du personnel de l’administration de Paris, délégué aux Services publics de la Commune, Jules Andrieu (1838-1884) était un homme paradoxal : fonctionnaire froid et méthodique, épris de justice et de poésie, ami de Varlin et de Verlaine.
Dans ces Notes rédigées en 1871, il relate la façon dont il a veillé à déjouer la « machine de guerre que le gouvernement de Versailles préparait, celle dont l’effet lui paraissait le plus certain, la brusque interruption des services publics ». Il nous introduit au cœur de la besogne anonyme de ceux qui permirent à la Commune de s’écrire au quotidien en assurant la survie matérielle de la cité : acheminement de l’eau, éclairage, organisation des cimetières, entretien des égouts...
Mais Andrieu ne s’en tient pas à cela. Il rédige un « manuel pratique des fautes » de la Commune, véritable réquisitoire, parce que la révolution n’est pas morte et qu’il faut analyser « courageusement » les échecs si l’on veut parvenir un jour au rêve des communeux : la république sociale, universelle, libre, juste et fraternelle. Une Commune sans mythe.

Cet ouvrage s’inscrit dans la lignée des travaux d’Éric Fournier et de Robert Tombs précédemment publiés par Libertalia : La Commune n’est pas morte. Les usages politiques du passé, de 1871 à nos jours (2013) ; Paris, bivouac des révolutions (édition actualisée et augmentée, 2016).

http://www.editionslibertalia.com/catal ... e-de-paris
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Messagede bipbip » 15 Mar 2016, 11:42

Collection N’Autre école

Véronique Decker

Trop classe !

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Enseigner dans le 9-3

De Zébulon à Zyed et Bouna, sans oublier Albertine et Mélisa, N’Gwouhouno ou Yvette… du syndicat à la pédagogie de la « gaufre », des Roms à la maman sur le toit, Véronique Decker, enseignante et directrice d’école Freinet à Bobigny (Seine-Saint-Denis), éclaire par petites touches le quotidien d’une école de « banlieue ».
Au fil de ses billets, il est question de pédagogie, de luttes syndicales, de travail en équipe, mais surtout des élèves, des familles, des petits riens, des grandes solidarités qui font de la pédagogie un sport de combat… social.
Loin du déclinisme d’« intellectuels » pérorant sur l’école, des ségrégations institutionnelles ou du libéralisme et de sa fabrique de l’impuissance, c’est une autre école, en rires, en partages, en colères, en luttes qui se dessine, avec « des craies de toutes les couleurs, sur le tableau noir du malheur… » De l’autre côté du périph. Trop classe !

L’auteure
« Je m’appelle Véronique Decker.
Depuis plus de trente ans, je suis institutrice. Et depuis quinze ans, directrice d’une école élémentaire à Bobigny : l’école Marie-Curie, cité scolaire Karl-Marx. À part sa localisation au pied des tours et au cœur des problèmes, notre école présente l’intérêt d’être une école « Freinet » où, dans le respect des règles du service public, nous pratiquons une pédagogie active, fondée sur la coopération. Même si l’expérience, parfois, peut me dicter des silences provisoires, je ne suis pas réputée pour mon habitude de me taire. »

http://www.editionslibertalia.com/catal ... re-ecole-6
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Messagede bipbip » 21 Avr 2016, 13:53

L’École des réac-publicains : La pédagogie noire du FN et des néo-conservateurs, Grégory Chambat

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Après Trop classe ! Enseigner dans le 9-3 de Véronique Decker, voici le septième volume de la collection N’autre école (éditions Libertalia) : L’École des réac-publicains : La pédagogie noire du FN et des néo-conservateurs, livre de Grégory Chambat disponible en librairie depuis quelques jours.

Feuilleter en ligne le prologue, l’introduction et le sommaire de L’école des réac-publicains :
http://www.questionsdeclasses.org/extraitreac/#p=20

L’École est le champ d’intervention privilégié d’une galaxie intellectuelle et médiatique caressant le rêve de rétablir un état scolaire – et social – ancien. Pour ces « réac-publicains » (Natacha Polony, Jean-Paul Brighelli, Alain Finkielkraut, Éric Zemmour…) évoquant inlassablement l’effondrement du niveau et la décadence de l’institution, le redressement de l’École préfigurerait la restauration de l’ordre et de la nation.

Leurs incessantes et virulentes polémiques s’inscrivent dans une tradition méconnue, celle de l’intérêt jamais démenti de l’extrême droite pour l’éducation.

Cet ouvrage relate l’histoire de cette « pédagogie noire » et décrypte ses déclinaisons contemporaines afin d’en révéler les enjeux sociaux et idéologiques.

Entre les sirènes du « nostalgisme » réactionnaire et le renoncement à toute perspective de transformation, il s’agit de retrouver le chemin d’une pédagogie de l’émancipation.

Grégory Chambat est enseignant. Il est l’auteur de Pédagogie et Révolution (2011), Apprendre à désobéir (2013), L’École des barricades (2014). Il est membre du collectif d’animation de la revue N’autre école-Questions de classes et co-anime notre site Questions de classe(s).

à commander ici : http://www.questionsdeclasses.org/?Comm ... s-ouvrages

http://www.questionsdeclasses.org/?L-Ec ... servateurs
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Messagede bipbip » 14 Mai 2016, 16:54

Collection À Boulets rouges

Simone Weil

Grèves et joie pure

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Une arme nouvelle : les occupations d’usine, 1936.

En mai-juin 1936, une vague de grèves spontanées éclate en France, juste après la victoire électorale du Front populaire. Elle atteint son apogée le 11 juin avec près de deux millions de grévistes dans la plupart des secteurs de l’industrie, mais aussi dans les bureaux et les grands magasins. La revue syndicaliste La Révolution prolétarienne publie alors, sous pseudonyme, un article devenu célèbre de Simone Weil qui donne tout à la fois une description accablante de la condition ouvrière dans la métallurgie – le secteur le plus en pointe dans le conflit – et un éclairage inégalé sur la nature et le climat de ces grèves en soulignant leur caractère inédit : les occupations d’usines.
Dans les semaines qui suivent, Simone Weil continue à commenter l’actualité sociale, en pointant, dès le mois de juillet, le rôle du gouvernement dans le recul des grèves et en proposant une revendication pérenne pour s’y opposer : le contrôle ouvrier.
En reprenant trois articles rédigés in situ, il s’agit non seulement de mettre en avant la lucidité et le génie d’une philosophe qui n’hésita pas à se faire ouvrière pour comprendre, de l’intérieur, une condition sur laquelle intellectuels et révolutionnaires dissertent sans la vivre, mais de rappeler que la grandeur et l’importance des combats ouvriers résident avant tout dans l’invention de nouveaux moyens de lutte pour combattre l’aliénation et l’exploitation.

L’auteure

Décédée à 34 ans, Simone Weil (1909-1943) n’a publié aucun livre de son vivant, mais laisse une œuvre considérable qui compte 17 volumes. Malgré une courte existence, elle fut tour à tour enseignante en philosophie, syndicaliste révolutionnaire, ouvrière d’usine, engagée aux côtés des anarchistes en Espagne, résistante durant la Seconde Guerre mondiale, mystique et chrétienne sans église… Plusieurs de ses écrits, comme Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale ou L’Enracinement, sont des classiques indispensables pour comprendre un capitalisme en crise et penser une civilisation nouvelle.

Le préfacier

Spécialiste d’histoire sociale, Charles Jacquier a dirigé l’ouvrage Simone Weil, l’expérience de la vie et le travail de la pensée, Sulliver, 1998. Il a largement contribué à plusieurs livres récents de Libertalia, parmi lesquels Fascisme et grand capital de Daniel Guérin (réédition, 2014) ; Tenir la rue. Les groupes d’autodéfense socialiste, 1929-1938 de Matthias Bouchenot (2014) ; Ma guerre d’Espagne à moi, de Mika Etchebéhère (réédition, 2015) ; Tout est possible ! Les gauchistes français (1929-1944) de Jean Rabaut (réédition, automne 2016).


http://www.editionslibertalia.com/catal ... -joie-pure
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Re: Editions Libertalia

Messagede bipbip » 19 Juin 2016, 14:29

Antoine Gimenez & les Giménologues

Les Fils de la nuit

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Souvenirs de la guerre d’Espagne. 19 juillet 1936 – 9 février 1939.

« Dans les trous creusés au flanc des collines d’Aragon, des hommes vécurent fraternellement et dangereusement sans besoin d’espoir parce que vivant pleinement, conscients d’être ce qu’ils avaient voulu être… Bianchi, le voleur qui offrit le produit de ses cambriolages pour acheter des armes. Staradolz, le vagabond bulgare qui mourut en seigneur. Bolchakov, le makhnoviste qui, bien que sans cheval, perpétua l’Ukraine rebelle. Santin le Bordelais dont les tatouages révélaient la hantise d’une vie pure. Giua, le jeune penseur de Milan venu se brûler à l’air libre. Gimenez aux noms multiples qui démontra la puissance d’un corps débile… »
Louis Mercier, alias Ridel, Refus de la légende, 1956

Le premier livre de ce coffret est constitué du manuscrit original des Souvenirs de la guerre d’Espagne, d’Antoine Gimenez (1910-1982). Il y conte tout ce qu’il a vécu au sein de la colonne Durruti, entre 1936 et 1938, sur le front d’Aragon. Le second livre est consacré à une étude critique du Groupe international de cette colonne, portant sur les principaux épisodes de la guerre dans sa zone d’intervention, sur les collectivités paysannes et, plus généralement, sur les groupes de francs-tireurs, les « Fils de la Nuit », formés sous le contrôle des colonnes. Cet appareil critique a été entièrement revu et corrigé pour cette édition et il a été notablement augmenté, à la suite des multiples rencontres provoquées par l’édition de 2006 et aux recherches poursuivies depuis. Enfin, un CD-Rom rassemble dix heures d’émissions consacrées au récit d’Antoine Gimenez.

« Les Fils de la nuit est un livre remarquable par tant de côtés qu’on ne sait trop comment en rendre compte. Doit-on dire que nous tenons là le plus précieux des témoignages sur ce qui fut la guerre civile d’Espagne et qui aurait pu être la première révolution vraiment prolétarienne ? Ou souligner que, sans le secours décisif de quelques libertaires, ce témoignage, pour singulier qu’il soit, aurait perdu à ne pas être assorti d’un appareil de notes, proprement extraordinaire, qui le rend si éclairant ? »
Gérard Guégan, Sud-Ouest


http://www.editionslibertalia.com/catal ... de-la-nuit
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Re: Editions Libertalia

Messagede bipbip » 26 Juil 2016, 01:37

Dernier week-end de juillet, du vendredi 29 au dimanche 31 juillet, à Saint-Amant-Roche-Savine.

Les éditions Libertalia tiendront un stand au festival La Belle Rouge de la Compagnie Jolie Môme.
Voir en ligne sur www.cie-joliemome.org.

http://www.editionslibertalia.com/rende ... l-la-belle
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Re: Editions Libertalia

Messagede bipbip » 07 Oct 2016, 00:22

Le Maître insurgé

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Articles et éditoriaux. 1920 – 1939

« Il ne suffit plus de développer, d’améliorer, de réformer l’enseignement, il faut le… révolutionner. » (Célestin Freinet)

C’est d’abord dans les colonnes de la revue syndicale L’École émancipée puis dans celles de L’Éducateur prolétarien que Célestin Freinet (1896-1966) a témoigné de ses engagements sociaux et éducatifs. Ses réalisations pédagogiques, au sein de l’institution scolaire publique, n’avaient pour lui de sens qu’adossées à la lutte des dominé-e-s pour renverser l’ordre établi.
On ne peut œuvrer à une autre école sans se soucier de la marche du monde, sans s’attacher, dans et hors de la classe, à le transformer.
On ne peut lutter contre la montée du fascisme, les crises générées par le capitalisme, le développement de la misère et des guerres, en perpétuant, à travers ses pratiques quotidiennes, une pédagogie conservatrice, autoritaire et inégalitaire.
Tel est l’héritage du pédagogue et du militant que fut Célestin Freinet dont on suit ici le cheminement et le mûrissement de la pensée.

L’année 2016 marque un double anniversaire : celui du cinquantenaire de sa sa mort (1966). Mais aussi l’anniversaire du Front populaire, tant en France qu’en Espagne, dans lesquels Freinet plaça ses espoirs.

À travers ce choix d’écrits publiés entre 1920 et 1939, se révèle l’actualité des combats d’un instituteur révolutionnaire qui voulait tout à la fois changer le monde et l’école.

Édition établie et annotée par Catherine Chabrun et Grégory Chambat.

http://www.editionslibertalia.com/catal ... re-ecole-8
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Re: Editions Libertalia

Messagede bipbip » 21 Oct 2016, 06:33

William Blanc, Aurore Chéry, Christophe Naudin

Les Historiens de Garde

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De Lorànt Deutsch à Patrick Buisson, la résurgence du roman national.

À la publication du Métronome de Lorànt Deutsch, les médias saluent unanimement le travail d’un passionné d’histoire sachant se mettre au niveau du public.
Pourtant, son approche fait l’apologie de la monarchie, évoque avec nostalgie un passé fantasmé et réduit les révolutions à des instants de terrorisme sanglant.
Les travaux de Lorànt Deutsch participent au retour en force de récits orientés, portés, notamment, par des conseillers politiques comme Patrick Buisson (ancien directeur de Minute, directeur de la chaîne Histoire) qui a travaillé à la publication du Paris de Céline avec le comédien, mais aussi par des personnalités médiatiques comme Franck Ferrand, Éric Zemmour ou Michel Onfray.
Les auteurs s’inquiètent ici du réveil de cette histoire nationale dont Lorànt Deutsch est le poste avancé. Nationale, car il n’y est question que de la France au sens le plus étroit du terme. Nationale, car l’histoire n’y est envisagée que comme un support au patriotisme le plus rétrograde.
Alors que les sciences historiques ne cessent de s’ouvrir à des horizons plus larges, cet essai tire la sonnette d’alarme contre les replis identitaires diffusés par ces « historiens de garde », en analyse les causes lointaines et propose de multiplier les initiatives en vue de rendre plus accessibles à tous des études historiques de qualité.

Préface : Nicolas Offenstadt
Nouvelle postface.
10 €
ISBN : 9782918059912
Parution : 20 octobre 2016

http://editionslibertalia.com/catalogue ... s-de-garde



Barthélémy Schwartz

Benjamin Péret, l’astre noir du surréalisme

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« Qu’est-ce que le surréalisme ? C’est la beauté de Benjamin Péret écoutant prononcer les mots de famille, de religion et de patrie. » (André Breton)

De Dada au surréalisme, Benjamin Péret (1899-1959) est l’un des principaux acteurs des mouvements d’avant-garde qui ont secoué la poésie et l’art moderne au XXe siècle.
Le sort s’est pourtant acharné sur ce grand poète dont le rôle et l’importance ont été minimisés par les historiens de l’art. Son engagement dans les mouvements révolutionnaires de son temps, notamment pendant la révolution espagnole aux côtés du POUM et des anarchistes, n’est peut-être pas étranger à cette occultation.
Sur sa tombe, au cimetière des Batignolles, ses amis ont fait inscrire une épitaphe qui résume sa vie de révolté permanent : « Je ne mange pas de ce pain-là. »
Cette biographie (suivie d’une petite anthologie) replace la trajectoire de Benjamin Péret dans les enjeux utopiques du surréalisme, un mouvement qui voulait à la fois « transformer le monde » (Marx) et « changer la vie » (Rimbaud).

L’auteur
Barthélémy Schwartz est né à Paris en 1963. Coanimateur de la revue de bande dessinée Dorénavant (1986-1989), du collectif Ab irato (en 1992), puis de la revue de critique sociale Oiseau-tempête (1997-2006), il a publié Le Rêveur captif (L’Apocalypse en 2012).

350 pages – 18 €
Parution : 20 octobre 2016
ISBN : 9782918059882

http://editionslibertalia.com/catalogue ... urrealisme
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Re: Editions Libertalia

Messagede bipbip » 10 Nov 2016, 10:24

Paris vendredi 11 novembre 2016

Sur le thème "Mythes & Utopies", les éditions Libertalia organisent rencontres, débats, projection d’extraits de films et concert ce vendredi 11 novembre au Cirque électrique (Paris 20e) de 16h à 21h.

Les éditions Libertalia présentent :

Vendredi 11 novembre. De 16h à 21 h précises.

16h : « La Table ronde, une utopie ? »
Rencontre avec William Blanc, auteur du Roi Arthur, un mythe contemporain. Projection d’extraits de films arthuriens.

18h : « Pirates : l’espoir venu des mers ? »
Débat contradictoire avec Marcus Rediker, auteur de Pirates de tous les pays (Libertalia), et Frantz Olivié, éditeur de L’Enfer de la flibuste et Les Atrocités des pirates (Anacharsis)

19h30. Concert avec The Angry Cats.

Prix libre.

Au Cirque électrique, place du maquis du Vercors, 75020 Paris (métro Porte des Lilas).

https://paris-luttes.info/mythes-et-uto ... t-a-l-7005
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Re: Editions Libertalia

Messagede bipbip » 17 Nov 2016, 16:46

Le Roi Arthur, un mythe contemporain
William Blanc

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Mark Twain, le rappeur Jay Z, Marion Zimmer Bradley, George Romero, Robert Taylor, Alexandre Astier, John Fitzgerald Kennedy, Jack Kirby, Lawrence d’Arabie, John Boorman, les Kinks, les Who, Jackie Kennedy, Steven Spielberg, John Steinbeck, Terry Gilliam, Winston Churchill, Éric Rohmer ou encore Alan Stivell, tous ont en commun d’avoir été influencés par la légende du roi Arthur.
Inventée au Moyen Âge, celle-ci a longtemps été l’apanage des nobles et des souverains qui s’en servaient comme modèle ou comme justification de leurs conquêtes. En grande partie ignorée aux xviie et xviiie siècles, elle fait un retour fracassant sur le devant de la scène en Angleterre au début de la révolution industrielle. Mais c’est surtout grâce à la culture populaire américaine que se diffuse le mythe de la Table ronde : cinéma, romans illustrés, musiques rock et folk, bande dessinée (notamment les super-héros), et plus récemment jeux de rôles et jeux vidéo.
Ces médias donnent un sens nouveau à la geste arthurienne. On a vu ainsi apparaître des Arthur anticolonialistes, des Lancelot en lutte contre le communisme, des Merlin écologistes, des Morgane féministes.
La légende de Camelot, ici décryptée de façon savante et passionnée, semble en passe de devenir l’un des premiers mythes mondialisés, traversant les continents et les cultures pour mieux questionner les peurs et les espoirs des sociétés contemporaines.

L’auteur
William Blanc est historien. Il a coécrit Les Historiens de garde. De Lorànt Deutsch à Patrick Buisson, la résurgence du roman national, avec Aurore Chéry et Christophe Naudin (Inculte 2013, Libertalia 2016) et Charles Martel et la bataille de Poitiers. De l’histoire au mythe identitaire avec Christophe Naudin (Libertalia, 2015).

http://editionslibertalia.com/catalogue ... ntemporain



Le Talon de fer
Jack London

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« Quelques secondes plus tard, l’avant-garde de la colonne est passée devant nous. Ce n’était pas, à proprement parler, une colonne… C’était la populace qui déferlait dans la rue comme un fleuve de boue. C’était le peuple de l’abîme, enragé par la gnôle et les mauvais traitements, qui s’était enfin dressé d’un bloc et poussait son rugissement, assoiffé du sang de ses maîtres. »

Le Talon de fer (The Iron Heel, 1908) appartient au patrimoine littéraire mondial. Francis Lacassin le désignait comme un « classique de la révolte ». Dans ce récit d’anticipation publié durant la période la plus créative de sa vie (soit juste avant Martin Eden), Jack London imagine la société future : révolte ouvrière, grève générale et… impitoyable répression.
Roman socialiste à thèse, récit d’amour (la narratrice Avis Everhard relate la geste de son compagnon Ernest Everhard, un double de Jack London), ce texte a été lu comme une préfiguration de la société capitaliste poussée à sa forme extrême : le fascisme.

Cette édition propose une nouvelle traduction intégrale, un important appareil critique ainsi qu’un cahier iconographique reproduisant plusieurs pages du manuscrit original.

http://editionslibertalia.com/catalogue ... lon-de-fer
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Re: Editions Libertalia

Messagede bipbip » 16 Jan 2017, 17:55

Jean-Pierre Levaray

Je vous écris de l’usine

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— Nouvelle édition 2017 au format poche —

« La véritable histoire des ouvriers ne peut être mieux racontée que par les ouvriers eux-mêmes. Pour écrire sur l’usine, il faut la vivre de l’intérieur, la renifler avec ses tripes. Jean-Pierre Levaray trouve les mots justes pour raconter son quotidien. Il est l’un des maillons de cette usine d’engrais chimiques, située à Grand Quevilly, près de Rouen, filiale de Total jusqu’en 2014, classée Seveso 2, seuil haut. »
Extrait de la préface de Hubert Truxler (dit « Marcel Durand »), auteur de Grain de sable sous le capot (Agone, 2006).

Pendant dix ans (2005-2015), chaque mois, Jean-Pierre Levaray a animé la chronique « Je vous écris de l’usine » dans le mensuel CQFD. Il a raconté les heurs et malheurs de la classe ouvrière, sa classe. Les luttes et les espoirs, les joies et les peines, les travers et la résignation, parfois. Ce texte vient d’en bas. Il en a le goût et l’odeur. Ode à l’écriture prolétarienne.

L’auteur
Auteur de Putain d’usine (L’Insomniaque / Agone), de Tue ton patron (Libertalia), Jean-Pierre Levaray (né en 1955) a passé quarante-deux années à l’usine.

http://editionslibertalia.com/catalogue ... de-l-usine
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Re: Editions Libertalia

Messagede bipbip » 30 Jan 2017, 11:15

Nedjib Sidi Moussa

La Fabrique du Musulman

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Essai sur la confessionnalisation et la racialisation de la question sociale.

« La fixation permanente sur les présumés musulmans, tantôt dépeints comme des menaces à l’ordre public ou des victimes du système – parfois les deux à la fois –, s’inscrit complètement dans le réagencement en cours de la société française. Car le vrai “grand remplacement” concerne celui de la figure de l’Arabe par celle du “Musulman”, de l’ouvrier immigré par le délinquant radicalisé, du “beur” engagé par le binational déchu. »

En revenant sur les processus à l’œuvre depuis une quinzaine d’années, cet essai souligne le rôle des politiques, toutes tendances confondues, dans la propagation d’une fièvre identitaire qui brouille les clivages économiques et sociaux. Il interroge l’inclination de certaines tendances de la « gauche de la gauche » qui s’allient par opportunisme ou aveuglement avec des courants réactionnaires censés représenter les quartiers populaires. Il met en lumière l’action combinée de racistes, antiracistes et entrepreneurs communautaires qui conduit à la formation d’une nouvelle caste travaillée par les obsessions religieuses ou raciales. Et cela, à l’image du reste de la société fragilisée par les politiques antisociales des gouvernements et apeurée par le terrorisme islamiste.

L’auteur
Nedjib Sidi Moussa est né en 1982 à Valenciennes dans une famille de réfugiés messalistes. Engagé à gauche, il a été assistant d’éducation, analyste politique et enseignant dans plusieurs universités. Docteur en science politique, il a fait paraître une dizaine d’articles scientifiques sur l’Algérie. Il écrit également de la poésie.

160 pages — 8 €
ISBN : 9782918059967
Parution : 19 janvier 2017

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