Courant Alternatif mensuel de l'OCL

Courant Alternatif mensuel de l'OCL

Messagede Spartakus » 16 Fév 2009, 16:14

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EDITO

Tout va bien !

Depuis décembre, un vent de révolte souffle en Grèce. Parti de la jeunesse, ce mouvement s’est tout de suite étendu à presque tous les secteurs sociaux.
De violents affrontements se sont produits en Europe de l’Est entre manifestants et forces de l’ordre, notamment en Lituanie, où la police est intervenue sans ménagement à Vilnius devant le Parlement. D’autres émeutes ont eu lieu en Bulgarie et en Lettonie, où les habitants manifestaient contre les difficultés économiques, les réformes de leur gouvernement et la corruption. Dans les trois pays, des rassemblements pacifiques se sont terminés en affrontements avec la police pendant plusieurs heures. La crise économique fait des ravages dans d’autres pays d’Europe de l’Est, particulièrement en Hongrie, en Ukraine et en Roumanie. La monnaie roumaine a ainsi perdu 17% de sa valeur en un an. La réduction des dépenses sociales en Estonie pourrait aussi provoquer des protestations dans cet autre pays balte.
L’Islande a connu une contestation sans égale depuis 1949. Depuis l’effondrement de l’économie islandaise en Octobre 2008, le gouvernement islandais formé par Samfylkingin (sociaux-démocrates) et Sjálfstæðisflokkurinn (aile droite des conservateurs), a été l’objet de fortes pressions. Chaque samedi pendant 16 semaines, les gens se sont rassemblés devant le Parlement et ont exigé que le gouvernement démissionne, le conseil d’administration de la Surveillance Financière et de la Banque centrale soit dissous, et des élections aient lieu dès que possible. A part les protestations du samedi, d’autres actions plus radicales ont eu lieu au cours de cette période, les gens ont à maintes reprises essayé d’arrêter les réunions du gouvernement, de prendre d’assaut le Parlement et les institutions financières, et organisé des manifestations bruyantes aux abords les bâtiments officiels. Le point culminant de la protestation a eu lieu mardi dernier, le 20 janvier, avec des milliers de personnes qui se sont rassemblées autour du Parlement pour prendre part à une manifestation bruyante qui a duré 14 heures. Après l’annonce de nouvelles élections pour le 9 mai 2009, le gouvernement a démissionné. Une coalition entre Samfylkingin et « gauche-verte » assurera la transition jusqu’aux élections.
L’Islande est en faillite et incapable de rembourser des dettes colossales. La Hongrie a déjà négocié auprès du FMI et de l’Union européenne un emprunt de 24 milliards de dollars, l’Ukraine un prêt de 16,5 milliards de dollars par le FMI. Le Bélarusse, la Serbie, la Roumanie, l’Estonie et la Lituanie sont à la recherche de prêts. L’Irlande est en voie de suivre le chemin de l’Islande. La peur de voir de faillites nationales conduire à des troubles politiques ne se limite pas aux « petits pays » : un destin similaire pourrait toucher la cinquième économie du monde : le Royaume-Uni.
Depuis quelques jours, Madagascar est touché par des émeutes qui ont déjà causé plus d’une centaine de morts (une grande partie a péri dans des incendies de supermarchés).
Comme en Guyane en novembre-décembre 2008, la Guadeloupe, à l’appel du collectif appelé Lyannaj kont Pwofitation (lien contre l’exploitation, les abus) – un regroupement de 52 organisations syndicales, politiques, d’associations de consommateurs, d’associations populaires et culturelles -, un mouvement de grève générale a commencé le 20 janvier 2009. Dans la plate-forme de revendications adressée au patronat, aux élus, au représentant de l’Etat, les travailleurs et la population demandent, en autres : le relèvement immédiat et conséquent des salaires, du minima vieillesse, des minima sociaux – 200 euros - (en Guadeloupe plus de 100 000 personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté sur une population d’environ 450.000 habitants), la défense et la création d’emplois, la formation notamment pour la jeunesse, l’amélioration du droit et des libertés syndicales, la baisse des loyers. Il faut savoir que selon les chiffres officiels, il y a 25 % de chômeurs, e taux de chômage des jeunes est de 45%. L’île ne compte pas moins de 4 000 contrats aidés pour une population active ayant un emploi de 150 000 personnes. Les bas salaires y sont légion, surtout chez les femmes. Depuis le 20 janvier, il n’y a plus de carburant dans les stations service. Les coupures d’électricité et d’eau se multiplient (36H sans eau à certains endroits). La nuit, des poubelles et des carcasses de voiture sont incendiées. Les barrages sur les routes se multiplient. La manifestation du 24 janvier 2009 a rassemblé 25 000 manifestants. A l’échelle de la France cela correspondrait à une manifestation de 3,5 millions de personnes.
En France métropolitaine, des dizaines de milliers de salariés se retrouvent, comme chez Renault, licenciés ou en chômage technique. On assiste à des attaques contre le droit du travail, la protection sociale, à des suppressions de postes dans le public… et plus généralement à une augmentation du temps de travail (« travailler plus pour gagner plus »), une aggravation de la précarité, le tout couplé avec un flicage renforcé et une culpabilisation des chômeurs-ses et des RMIstes (avec en autre la collaboration de la CFDT qui n’hésite pas à signer des accords dont personne ne veut et à envoyer des précaires devant les tribunaux). Et comme le dit le tract commun de l’OCL et l’OLS distribué lors des manifestations du 29 janvier, « Y’a de quoi s’énerver plus de 24 heures ».
Si l’invasion israélienne contre Gaza est officiellement terminé, rien n’est réglé. Comme le disent les Anarchistes contre le mur, « Pour pouvoir mettre fin a cette occupation, il nous faudra créer un vrai rapport de force avec pourquoi pas un boycott économique et culturel d’Israël ».
Des anarchistes qui, en Israël, ont été au cœur du mouvement anti-guerre, et en Grèce, au cœur du mouvement social. Et pas dans un anarchisme culturel et libéral !
Pour en savoir plus sur ce qui est évoqué ici et qui ne trouverait pas un développement dans ce numéro, rendez-vous sur le site de l’OCL où des informations régulières (écrites ou audio avec les émissions de l’Egrégore) vous permettent de suivre une actualité (sociale et internationale) en dehors de celle qu’on essaie de nous imposer.

OCL Reims, le 29 janvier 2009


SOMMAIRE

Edito 187 Février 2009 p3

social
• Renault, des voitures à vivre, Des salaires à survivre. p. 4
• Le 29 janvier, et après ? p 5v

Immigration
• Retour sur la situation des sans-papier à Calais p.8

Dossier Grèce
• Grèce : Exarchia, la pépinière de l’insurrection. p. 10
• Quelques réflexions autour des événements p. 14
• Un mouvement mythique, le N17 p. 17
• Interviex d’un militant de l’ESE p. 19

Big Brother ! p. 12

Polémique
• De Camus à Onfray, une permanence libérale en milieu libertaire p. 22

Sur le terrain
• Sommet de l’Otan et contre sommet à Strasbourg en avril p. 24

Sans frontières
• Israël, un Etat théocratique, raciste et colonial p. 27


P.S : certains des articles sont disponibles en ligne à cette adresse : http://oclibertaire.free.fr/spip.php?rubrique113
Spartakus
 

courant alternatif été 2009 est sorti

Messagede JPD » 09 Juil 2009, 14:10

Au sommaire :


Edito

Si l’aspect le plus visible de la démocratie est le suffrage universel, s’intéresser cette forme d’exercice du pouvoir nécessite de se poser la question : à quoi peuvent servir les élections ? A transformer un pouvoir légal en pouvoir légitime ; à valider ce pouvoir même en cas de forte abstention ; à faire croire aux votants qu’ils possèdent un pouvoir ; à affirmer que le pouvoir légal reflète la volonté du peuple ; à transformer l’individu concret en un citoyen de droit, un être abstrait et un pourcentage ; à dissimuler le pouvoir réel des partis politiques, groupes constitués pour ne défendre que leur propre intérêt ; à atomiser les individus et empêcher toute forme d’action collective car, lorsqu’on vote, on ne le fait pas comme groupe mais en tant que personne – citoyenne et seule – en cachette : l’isoloir symbolise parfaitement cet état de séparation sociale ? Remédier à ces travers suffit-il à établir une véritable démocratie ? La démocratie comme symbole idéologique possède d’autres vertus magiques ; nous ne pouvons nous empêcher aujourd’hui de nous demander s’il n’y a pas des mots qui tuent ? Et si la démocratie était une arme de destruction massive, au mieux une arme d’aliénation massive ?

En effet, c’est juste un mot qui, à travers le temps, justifie les massacres, les invasions, les bombardements, les occupations, les répressions, l’exploitation, les classes sociales, etc. Mais ce mot n’est pas seulement un mot, il recouvre tout un arsenal de structures concrètes et matérielles : les Etats, les armées, les institutions -telles que la prison, l’école, l’hôpital, le tribunal, etc. , les patrons, et aussi des intellectuels, des artistes, des psychologues, des sociologues, des experts en tout genre. Tout ce beau monde s’évertue à travailler pour nous, pour notre bien, pour nous rendre libres et nous permettre d’exercer notre pouvoir ou plus exactement libres de déléguer ce pouvoir, comme s’il nous restait un pouvoir après tous les efforts faits pour isoler, séparer, morceler, disperser chacune et chacun dans son isoloir pour y vivre et finalement voter. Le mot démocratie n’est qu’un nom générique. Il y aurait d’autres mots plus précis, plus précieux : la liberté, l’égalité, la laïcité, le progrès, le droit … Ainsi au nom de la liberté on peut interdire : « pas de liberté pour les ennemis de la liberté », ou tout permettre : « je ne suis pas d’accord avec toi, mais je peux mourir pour que tu puisses exprimer ton opinion ». Au nom de la liberté on peut autoriser la diffusion d’images publicitaires sexistes ou racistes ; au nom de la laïcité on peut oublier la liberté et interdire certaines formes vestimentaires ; au nom du progrès on justifie le développement de structures à caractères totalitaires (OGM, nucléaire,…) ; au nom du droit d’auteur on restreint la liberté d’accès à internet. En fonction de ses intérêts, l’adaptabilité de la démocratie est paradoxale et étonnante. Chaque fois que la démocratie vacille ou se fissure, le capitalisme arrive à générer des événements pour colmater la brèche et réparer les dégâts ou trouver des arguments. Ainsi, la démocratie aurait permis aux femmes, aux noirs, aux esclaves de se libérer, de s’émanciper, alors que c’est la base même de la démocratie qui les a exclu-es pour les ré-intégrer sous condition après d’âpres luttes ; de même, l’élection d’Obama est vue par certains dans cette perspective. En France, par contre, les attaques répétées contre la classe ouvrière et l’arsenal impressionnant des lois qui visent à restreindre le peu de liberté qui reste soulèvent des indignations un peu partout ; la gauche institutionnelle désigne un responsable unique qui concentre tous les pouvoirs entre ses mains ; d’un autre côté, quelques intellectuels pensent que c’est le système démocratique lui-même qu’il faut questionner et qu’il s’agit de remettre en cause la représentativité comme antidémocratique. Est-il possible de rendre la démocratie plus démocratique sans une critique de l’exploitation par le travail ? Le salarié, celui qui n’a que sa force de travail comme moyen de subsistance, est à la fois l’opprimé, l’exploité et celui ou celle qui est la clé de voûte de la société qui l’opprime : il est en tant qu’exploité indispensable au fonctionnement du système. La question de la démocratie n’est-elle pas une question secondaire et non pas constitutive de cette oppression ? Ne faudrait-il pas régler au préalable la question de l’exploitation et des rapports de production dans la société ? Toute démocratie, peu importe sa forme, présuppose et implique des fondamentaux que sont la propriété privée et le droit d’entreprendre et d’exploiter. Interroger la démocratie c’est poser des questions qui déplacent le problème vers la sphère politique : comment gouverner, comment exercer le pouvoir, prendre des décisions ? Cela, sans se soucier de la situation concrète du travail et de la production. L’égalité des droits est l’arnaque démocratique la plus grossière car, si nous sommes égaux devant la loi en tant que sujets abstraits (citoyens), en réalité il existe toujours l’ouvrier/ le patron, le chef / le subalterne, l’homme/ la femme, l’adulte / l’enfant, le normal / le déviant, le bien portant / le malade, le riche / le pauvre, etc. Est-il possible de faire disparaître ces inégalités sans un bouleversement social radical ? La question de la démocratie pourrait-elle aider à aller dans le sens de ce bouleversement ou au contraire n’être qu’un moyen d’enterrer définitivement l’hypothèse de la révolution, c’est-à-dire la destruction du fondement même de la démocratie qu’est la propriété privée des moyens de production ? Sans remise en cause de la propriété privée (des terres, des moyens de production industriels), de l’exploitation du travail et des hiérarchies, la démocratie est une illusion, une mystification.

Dans nombre de luttes, quand les gens se mettent en mouvement pour un objectif commun qu’ils élaborent ensemble, le problème du pouvoir est vécu autrement, les hiérarchies sont contestées non seulement théoriquement mais surtout par nécessité sociale pour s’organiser et réfléchir à comment mener les luttes. Deviennent alors primordiaux non seulement la conscience de prendre du pouvoir sur sa vie (la conscience d’une force collective qui élargit le champ des possibles) mais encore l’exercice pratique de ce pouvoir (le temps de la lutte). Les gens posent alors concrètement le problème du pouvoir, de leur propre pouvoir sur ce qui les concerne de près et contestent le pouvoir de ceux qui décident à leur place et contre eux ; c’est ce qui peut être nommé la démocratie directe, où le pouvoir n’a plus sa raison d’être.

CJ Sud Ouest, juin 2009.


Les articles :

Autour de Jacques Rancière

Eléments d’une politique de l’émancipation

Après les élections européennes

Les aventures toulousaines de la convergence : A propos de l’interlutte à Toulouse

La loi Bachelot tue l’hosto

Total ne produit pas des catastrophes par hasard.

Les créationnistes à l’assaut de la théorie darwinienne de l’évolution

Courrier du Web : ¡ Podemos !, nous pouvons vivre sans le capitalisme

Internet, c’est la liberté ? Plus pour longtemps

Nouvelle-Calédonie. La question kanak, toujours

Guadloup : après la grève, le combat continue !

Vous pouvez consulter un résumé de ces articles sur http://oclibertaire.free.fr

(Pour lire l’intégralité des articles, il suffit tout simplement se procurer Courant Alternatif soit en kiosque, soit par abonnement.) Par ailleurs l’intégralité du numéro 191 juin 2009 est maintenant en ligne sur le site de l’OCL
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Courant alternatif été 09 en ligne

Messagede JPD » 18 Aoû 2009, 14:31

Courant Alternatif – mensuel communiste libertaire
N° 192 été 2009


Maintenant en ligne trois articles sur http://oclibertaire.free.fr/
Ainsi que l’édito

Egalement disponible en intégralité (pdf), le numéro 191 de juin 09.



INTERLUTTES
Les aventures toulousaines de la convergence


Faire converger nos luttes… l’idée n’est pas nouvelle. Pour le moins, à Toulouse, c’est une litanie régulièrement entendue dans les débats. L’idée reste floue : unité d’action, unité d’objectif, solidarité pratique… Il n’y aura pas ici de réponse à ces questions mais le compte-rendu à trois voix de deux expériences toulousaines. Si nous parlons de ces deux-là, c’est pour les avoir fréquentées assidûment, non pas que ce serait les seules : l’Appel des appels a organisé quelques réunions sur Toulouse ; le Bazar au Bazacle rassemble autour du 1er Mai depuis quelques années avec la convergence pour mot d’ordre ; le collectif De la maternelle à l’université réunit parents d’élèves, enseignantEs, personnel des établissements scolaires, étudiantEs, etc. Nous parlerons de ce que nous connaissons, dans l’ordre d’apparition : l’Interlutte et l’Interpro. L’une et l’autre sont encore actives et aucun bilan critique n’a été tiré en interne. L’article qui suit, s’il peut apporter des éléments à ce bilan, n’entend en aucun cas s’y substituer

Total ne produit pas des catastrophes par hasard.

« Plus jamais ça ni ici ni ailleurs » n’a commencé à s’intéresser à l’enquête judiciaire sur l’explosion d’AZF qu’après avoir compris deux choses : 1) que le mécanisme légal de l’implantation des usines à risques était brinquebalant 2) que laisser Total dialoguer tranquillement avec l’institution de la justice équivalait à se résigner à voir exploser les usines les unes après les autres.
L’avantage d’un procès, c’est qu’un tri se fait entre la rumeur et les dires réels. L’inconvénient, c’est qu’il est difficile de faire la différence entre les dires sincères et les dires mensongers. Mais malgré cette hypothèque, de nombreuses auditions ont permis de cerner assez précisément la logique du risque industriel.


Nouvelle-Calédonie
La question kanak, toujours


Dans les années 70 et surtout 80, le peuple kanak s’est mobilisé à travers le Front de libération nationale kanak et socialiste contre le sort que lui faisaient subir l’Etat français et ses alliés au pouvoir en Nouvelle-Calédonie. Après bien des épisodes sanglants (le dernier étant Ouvéa, voir notamment CA n° 191), les accords de Matignon et de Nouméa ont conditionné l’accession à l’indépendance du territoire au résultat d’un référendum qui doit être organisé par ses instances dirigeantes entre 2014 et 2018. C’est pourquoi la désignation du nouveau gouvernement, au cours de l’été, revêt autant d’importance – non seulement pour les Kanak mais aussi pour l’Etat français et les partis loyalistes, bien décidés à maintenir leur mainmise sur le pays.

Edito 192 Été 2009


Ce numéro 192 est encore disponible en kiosque. Au sommaire en plus des articles déjà mis en ligne :


Autour de Jacques Rancière
Eléments d’une politique de l’émancipation

Courant Alternatif n’est pas une revue théorique pour érudits bardés de diplômes ou férus d’abstractions philosophiques. Mais pour un numéro spécial d’été, qui vous laisse trois mois pour le déguster, on s’est dit qu’on pouvait vous offrir (ou vous infliger, c’est selon) matière à réfléchir, plus et différemment que d’habitude.
Vous avez entre les mains un journal politique. Un journal pour qui la politique ne se résume pas à son autocélébration, ni à la promotion de l’organisation qui l’édite ni à l’étude critique des autres groupes politiques, ni à l’espoir de s’emparer des institutions et de l’Etat. L’article qui suit part des mêmes intuitions et n’aborde rien d’autre que cela : la politique. Une réflexion sur ce que peut être une “politique de l’émancipation”.
Une politique qui avance comme affirmation préalable, comme principe non discutable, l’égalité ; en tant qu’elle est sa condition présupposée et son contenu, sa visée, son objet et son fondement. Une égalité déclarée que la politique et son principe de démocratie radicale viennent vérifier.
En somme, une politique contre la domination politique. Une politique qui déclare, contre toutes les formes de gouvernement, le pouvoir de “n’importe qui” et la capacité de tous. Une politique fort éloignée de celles qu’exercent les formations politiques, parlementaires comme extra parlementaires. Une politique qui redessine les cartes du social et du politique, du donné, du pensable et donc du faisable ; qui déplace les lignes entre le “privé” et le commun, qui s’affirme comme telle par l’expression de l’universel à partir de ses manifestations locales et particulières.
Le texte s’organise en deux parties. La première expose à grands traits les caractéristiques de la pensée politique de Jacques Rancière. La seconde, plus courte, avance quelques éléments de contextualisation et de réflexion sur certains enjeux d’une pensée originale en ce qu’elle ouvre quelques pistes pour imaginer une politique de la rupture, de l’“interruption”, qui, face à la celle des partis, de l’Etat, de la représentation, ne peut être sans affirmer ses déterminations et catégories propres.

Après les élections européennes
Les résultats des dernières européennes ne nous ont pas fait passer une mauvaise soirée ! Même s’il est impossible d’attribuer l’ensemble des abstentions (et encore moins de les revendiquer) à un rejet conscient de la politique politicienne ou à un quelconque projet politique – elles relèvent aussi en partie comme souvent, d’une passivité peu créatrice et cultivée par les pouvoirs –, il est impossible de ne pas remarquer que l’abstention des classes populaires a été massive dans toute l’Union européenne. Pourtant, derrière cela c’est toute la problématique mortifère de l’Union de la gauche qui va nous envahir le champ politique…


La loi Bachelot tue l’hosto
Après quelques semaines de débat à l’assemblée puis au sénat, le texte final de la loi HPST (Hôpital, Patients, Santé, Territoire) à été approuvée. Comme il a été dit et scandé dans les cortèges hospitaliers, la loi Bachelot tue l’hôpital…public.


Les créationnistes à l’assaut de la théorie darwinienne de l’évolution
Il y a 200 ans naissait Charles Darwin. Cinquante ans plus tard il publiait l’ « Origine des espèces » qui présentait une théorie qui allait révolutionner la vision de l’origine du monde naturel et donc de l’Homme1. Sans conteste, dans ses fondements, cette théorie prévaut toujours en sciences de la vie. Certains néanmoins la critiquent en tant que théorie scientifique, mais force est de constater qu’ils sont mus par des préjugés idéologiques. C’est en effet pour des raisons idéologiques qu’elle n’a jamais cessé d’être combattue. Examinons cette théorie afin d’apprécier le bouleversement qu’elle a pu produire dans les façons de penser.

Courrier du Web
¡ Podemos !, nous pouvons vivre sans le capitalisme

L’écho que nous avons donné à la publication de ce texte en Catalogne et la solidarité manifestée vis-à-vis d’Enric Duran emprisonné pour avoir escroqué 492 000 euros à 39 banques pour financer la revue Crisis, a provoqué quelques interrogations concernant nos raisons, mais aussi un début de débat sur ce qui est réformiste ou non, sur le pourquoi du comment agir dès maintenant.

Internet, c’est la liberté ?
Plus pour longtemps

Depuis quelque temps, on nous parle de la loi DADVSI, de la loi HADOPI. En fait, ce sont de bien grands mots pour masquer la réduction de nos libertés. Parce que, en réalité, toutes ces mesures techniques, toutes ces lois se conjuguent à merveille pour obtenir un internet des plus restrictif, un peu comme l’internet chinois. HADOPI vous paraît horrible, ou ne vous concerne pas parce que vous ne téléchargez pas, ce n’est pas grave, attendez LOPPSI, là vous comprendrez que HADOPI est fait pour vous. Pour essayer de comprendre un peu tout ça, il faut connaître deux ou trois petites choses.

Guadloup : après la grève, le combat continue !
Officiellement, la grève générale qui a animé la Guadeloupe a pris fin le 4 mars au soir, après 44 jours de manifestations massives et de blocage de toute l’île. Les éluEs, les médias, les gros patrons et la petite bourgeoisie locale étaient soulagés : ils allaient enfin pouvoir relancer la course effrénée à la consommation et le système économique capitaliste libéral qui sont leurs seules raisons de vivre…
C’était compter sans les mobilisations en cours qui, elles, n’ont pas pris fin avec l’arrêt de la grève générale. C’était compter sans la prise de conscience profonde des travailleurEs exploitéEs et, en particulier, des plus précaires, profondément convaincuEs de leur exigence de respect et de dignité, et, ce, d’autant plus que la classe dominante locale n’a rien perdu ni de son arrogance ni de ses habitudes d’exploitation débridées.
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courant alternatif été 2009 intégralement en ligne

Messagede JPD » 11 Sep 2009, 16:37

sur : http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article618




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Autour de Jacques Rancière
Eléments d’une politique de l’émancipation


Courant Alternatif n’est pas une revue théorique pour érudits bardés de diplômes ou férus d’abstractions philosophiques. Mais pour un numéro spécial d’été, qui vous laisse trois mois pour le déguster, on s’est dit qu’on pouvait vous offrir (ou vous infliger, c’est selon) matière à réfléchir, plus et différemment que d’habitude.
Vous avez entre les mains un journal politique. Un journal pour qui la politique ne se résume pas à son autocélébration, ni à la promotion de l’organisation qui l’édite ni à l’étude critique des autres groupes politiques, ni à l’espoir de s’emparer des institutions et de l’Etat. L’article qui suit part des mêmes intuitions et n’aborde rien d’autre que cela : la politique. Une réflexion sur ce que peut être une “politique de l’émancipation”.
Une politique qui avance comme affirmation préalable, comme principe non discutable, l’égalité ; en tant qu’elle est sa condition présupposée et son contenu, sa visée, son objet et son fondement. Une égalité déclarée que la politique et son principe de démocratie radicale viennent vérifier.
En somme, une politique contre la domination politique. Une politique qui déclare, contre toutes les formes de gouvernement, le pouvoir de “n’importe qui” et la capacité de tous. Une politique fort éloignée de celles qu’exercent les formations politiques, parlementaires comme extra parlementaires. Une politique qui redessine les cartes du social et du politique, du donné, du pensable et donc du faisable ; qui déplace les lignes entre le “privé” et le commun, qui s’affirme comme telle par l’expression de l’universel à partir de ses manifestations locales et particulières.
Le texte s’organise en deux parties. La première expose à grands traits les caractéristiques de la pensée politique de Jacques Rancière. La seconde, plus courte, avance quelques éléments de contextualisation et de réflexion sur certains enjeux d’une pensée originale en ce qu’elle ouvre quelques pistes pour imaginer une politique de la rupture, de l’“interruption”, qui, face à la celle des partis, de l’Etat, de la représentation, ne peut être sans affirmer ses déterminations et catégories propres.

Après les élections européennes

Les résultats des dernières européennes ne nous ont pas fait passer une mauvaise soirée ! Même s’il est impossible d’attribuer l’ensemble des abstentions (et encore moins de les revendiquer) à un rejet conscient de la politique politicienne ou à un quelconque projet politique – elles relèvent aussi en partie comme souvent, d’une passivité peu créatrice et cultivée par les pouvoirs –, il est impossible de ne pas remarquer que l’abstention des classes populaires a été massive dans toute l’Union européenne. Pourtant, derrière cela c’est toute la problématique mortifère de l’Union de la gauche qui va nous envahir le champ politique…

Les aventures toulousaines de la convergence

Faire converger nos luttes… l’idée n’est pas nouvelle. Pour le moins, à Toulouse, c’est une litanie régulièrement entendue dans les débats. L’idée reste floue : unité d’action, unité d’objectif, solidarité pratique… Il n’y aura pas ici de réponse à ces questions mais le compte-rendu à trois voix de deux expériences toulousaines. Si nous parlons de ces deux-là, c’est pour les avoir fréquentées assidûment, non pas que ce serait les seules : l’Appel des appels a organisé quelques réunions sur Toulouse ; le Bazar au Bazacle rassemble autour du 1er Mai depuis quelques années avec la convergence pour mot d’ordre ; le collectif De la maternelle à l’université réunit parents d’élèves, enseignantEs, personnel des établissements scolaires, étudiantEs, etc. Nous parlerons de ce que nous connaissons, dans l’ordre d’apparition : l’Interlutte et l’Interpro. L’une et l’autre sont encore actives et aucun bilan critique n’a été tiré en interne. L’article qui suit, s’il peut apporter des éléments à ce bilan, n’entend en aucun cas s’y substituer

La loi Bachelot tue l’hosto

Après quelques semaines de débat à l’assemblée puis au sénat, le texte final de la loi HPST (Hôpital, Patients, Santé, Territoire) à été approuvée. Comme il a été dit et scandé dans les cortèges hospitaliers, la loi Bachelot tue l’hôpital…public.

Total ne produit pas des catastrophes par hasard.

« Plus jamais ça ni ici ni ailleurs » n’a commencé à s’intéresser à l’enquête judiciaire sur l’explosion d’AZF qu’après avoir compris deux choses : 1) que le mécanisme légal de l’implantation des usines à risques était brinquebalant 2) que laisser Total dialoguer tranquillement avec l’institution de la justice équivalait à se résigner à voir exploser les usines les unes après les autres.
L’avantage d’un procès, c’est qu’un tri se fait entre la rumeur et les dires réels. L’inconvénient, c’est qu’il est difficile de faire la différence entre les dires sincères et les dires mensongers. Mais malgré cette hypothèque, de nombreuses auditions ont permis de cerner assez précisément la logique du risque industriel.

Les créationnistes à l’assaut de la théorie darwinienne de l’évolution

Il y a 200 ans naissait Charles Darwin. Cinquante ans plus tard il publiait l’ « Origine des espèces » qui présentait une théorie qui allait révolutionner la vision de l’origine du monde naturel et donc de l’Homme1. Sans conteste, dans ses fondements, cette théorie prévaut toujours en sciences de la vie. Certains néanmoins la critiquent en tant que théorie scientifique, mais force est de constater qu’ils sont mus par des préjugés idéologiques. C’est en effet pour des raisons idéologiques qu’elle n’a jamais cessé d’être combattue. Examinons cette théorie afin d’apprécier le bouleversement qu’elle a pu produire dans les façons de penser.

Courrier du Web
¡ Podemos !, nous pouvons vivre sans le capitalisme

L’écho que nous avons donné à la publication de ce texte en Catalogne et la solidarité manifestée vis-à-vis d’Enric Duran emprisonné pour avoir escroqué 492 000 euros à 39 banques pour financer la revue Crisis, a provoqué quelques interrogations concernant nos raisons, mais aussi un début de débat sur ce qui est réformiste ou non, sur le pourquoi du comment agir dès maintenant.

Internet, c’est la liberté ?
Plus pour longtemps


Depuis quelque temps, on nous parle de la loi DADVSI, de la loi HADOPI. En fait, ce sont de bien grands mots pour masquer la réduction de nos libertés. Parce que, en réalité, toutes ces mesures techniques, toutes ces lois se conjuguent à merveille pour obtenir un internet des plus restrictif, un peu comme l’internet chinois. HADOPI vous paraît horrible, ou ne vous concerne pas parce que vous ne téléchargez pas, ce n’est pas grave, attendez LOPPSI, là vous comprendrez que HADOPI est fait pour vous. Pour essayer de comprendre un peu tout ça, il faut connaître deux ou trois petites choses.

Nouvelle-Calédonie
La question kanak, toujours


Dans les années 70 et surtout 80, le peuple kanak s’est mobilisé à travers le Front de libération nationale kanak et socialiste contre le sort que lui faisaient subir l’Etat français et ses alliés au pouvoir en Nouvelle-Calédonie. Après bien des épisodes sanglants (le dernier étant Ouvéa, voir notamment CA n° 191), les accords de Matignon et de Nouméa ont conditionné l’accession à l’indépendance du territoire au résultat d’un référendum qui doit être organisé par ses instances dirigeantes entre 2014 et 2018. C’est pourquoi la désignation du nouveau gouvernement, au cours de l’été, revêt autant d’importance – non seulement pour les Kanak mais aussi pour l’Etat français et les partis loyalistes, bien décidés à maintenir leur mainmise sur le pays.

Guadloup : après la grève, le combat continue !

Officiellement, la grève générale qui a animé la Guadeloupe a pris fin le 4 mars au soir, après 44 jours de manifestations massives et de blocage de toute l’île. Les éluEs, les médias, les gros patrons et la petite bourgeoisie locale étaient soulagés : ils allaient enfin pouvoir relancer la course effrénée à la consommation et le système économique capitaliste libéral qui sont leurs seules raisons de vivre…
C’était compter sans les mobilisations en cours qui, elles, n’ont pas pris fin avec l’arrêt de la grève générale. C’était compter sans la prise de conscience profonde des travailleurEs exploitéEs et, en particulier, des plus précaires, profondément convaincuEs de leur exigence de respect et de dignité, et, ce, d’autant plus que la classe dominante locale n’a rien perdu ni de son arrogance ni de ses habitudes d’exploitation débridées.
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Courant Alternatif octobre 2009 est sorti

Messagede JPD » 03 Oct 2009, 15:27

Courant Alternatif octobre 2009 est sorti


En Kiosque


Sommaire

Edito (http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article625)

Social
Des interluttes à la croisée des chemins
Une CGT discréditée mais qui conserve tout son pouvoir de nuisance

Sans frontière
Le camp no border de Calais

Anti-carcéral
Les nouvelles de l’été pour Yvan Colonna
Contre la nouvelle prison de Vivonne (86)
Semaine de résistance contre la mort lente

Big Brother !


Résistances
Désobéir à l’école, l’été des punitions

Education
Nouveau bac pro : la fabrique des précaires

Le temps des colonies
Nouvelle Calédonie : La justice coloniale à l’œuvre

Touchons le fond
L’anarchisme entre libéralisme et "moment machiavélien"

Technosciences
Un siècle de progrès sans merci

A lire


Par ailleurs

Courant Alternatif lance une souscription pour l'amélioration du journal



C’est reculer que d’être stationnaires


Le dernier appel-souscription pour soutenir Courant Alternatif datait de 1992. Il s’agissait de fournir un coup de pouce financier pour permettre au mensuel d’être distribué par les NMPP.
Le pari a été tenu puisque ce mensuel communiste libertaire est toujours présent dans 170 points de vente (très mal répartis, certes). Bien sûr, le résultat n’est pas miraculeux (200 exemplaires vendus en moyenne chaque mois), mais le maintien de ces ventes s’avère indispensable pour faire connaître le journal au-delà des sphères militantes.

Or, la diffusion NMPP coûte de plus en plus cher, l’entreprise n’ayant que faire des petits journaux. Elle nous amène à payer toujours plus pour « bénéficier » de ses services (gestion des retours et des invendus... et maintenant inscription quasi obligatoire sur un site de lecture en ligne... quelques centaines d’euros !)

Par ailleurs, nous avons dû souscrire à un service spécial J+1 auprès de La Poste afin que les abonnés reçoivent au plus vite leur exemplaire, ce qui n’était pas le cas (souvent 10 à 15 jours de retard ! au tarif « normal » supposé être J+3)... encore quelques centaines d’euros.
Enfin, signalons que le fonctionnement rotatif de la confection du journal (une réunion par mois dans une ville différente) nous coûte aussi de l’argent en déplacements. Pas question de revenir dessus, ce fonctionnement est constitutif de notre identité et de notre projet politique et ne saurait être remplacé par une équipe fixe ni par des réunions virtuelles. Nous tenons à la décentralisation et aux rapports directs d’autant que ces commissions journal sont l’occasion de faire connaissance avec des camarades qui ne sont pas à l’OCL, puisqu’elles sont ouvertes.
Cet accroissement des coûts se produit au moment où nous avons décidé d’augmenter encore la pagination de Courant Alternatif. L’an passé il était passé de 24 à 28 pages (36 pour le numéro d’été), cette année nous comptons le fixer à 32 pages. Cela nous paraît une nécessité compte tenu de l’évolution du mensuel dont beaucoup estiment que c’est un bon journal libertaire.

Cela permettrait
• de passer des articles plus longs (théoriques ou descriptifs d’une lutte où d’une situation) sans déséquilibrer le journal.
• de faire une place plus grande au courrier (comme nous avons commencé à le faire avec le « courrier du web ») et plus largement à des lecteurs-lectrices souhaitant être « correspondants » occasionnels ou réguliers (n’hésitez pas à franchir le pas !)
• de multiplier ainsi les articles plus courts descriptifs d’une lutte ou d’une situation particulière.

Nous avons estimé que cela était tout à fait réaliste, n’ayant aucun mal à « remplir » le canard en passant de 24 à 28 pages et étant souvent obligés de « tasser » ou de reporter. Cette amélioration du journal nous la concevons avec celle du site de l’OCL qui lui, heureusement, une fois n’est pas coutume, ne nous coûte pas d’argent, seulement du temps. Enfin, dernier point : le relatif intérêt croissant que suscitent les rencontres libertaires organisées conjointement depuis 4 ans avec l’OLS nous ont amenés à réaliser des aménagements coûteux pour accueillir plus confortablement davantage de personnes : agrandissement de la surface habitable couverte, réfection des sanitaires et de la plomberie, aménagement d’une cuisine digne de ce nom et matériel adéquat... Bref encore 6 à 7000 euros pris sur les bénéfices du camping de ces dernières années et qui servaient avant à améliorer Courant Alternatif. Telles sont les raisons pour lesquelles nous faisons appel à vous pour permettre que ces projets d’amélioration du journal et du lieu des rencontres se financent. Quelques milliers d’euros nous permettraient de voir sereinement l’avenir.
Mais ce n’est pas seulement une question de sous : il y a plusieurs autres manières de participer à cet effort : proposer des articles, participer aux débats, donner des coups de main et, pourquoi pas, adhérer à l’OCL (un bruit court que nous sommes réticents à faire de nouveaux adhérents et adhérentes... Laissez dire !).

Et, bien entendu, vous abonner, vous réabonner, abonner des amis, nous envoyer des adresses pour que nous puissions faire connaître CA en envoyant des exemplaires gratuits.

Pour aider "CA", envoyez vos chèques à l’ordre de "La Galère"
OCL/Egregore, BP 1213
51058 Reims cedex
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Courant Alternatif n° 194, novembre 2009, est paru

Messagede JPD » 10 Nov 2009, 08:41

Courant Alternatif n° 194, novembre 2009, est paru, sur 32 pages, toujours pour 2,50 euros.



Vous trouverez ci-dessous le sommaire avec les principaux articles

Pour les autres vous pouvez le consulter et le réserver dans un kiosque près de chez-vous via le site http://madeinpresse.fr/

En attendant la mise en ligne de quelques articles sur le site de l’OCL

Bonne lecture, nous attendons vos remarques, critiques, soutiens...

http://oclibertaire.free.fr/

SOMMAIRE de CA n° 194, novembre 2009

Edito

Social

Faible mobilisation le 7 octobre 2009

Chroniques de la collaboration de classe

Grève du lait : Les campagnes en émoi

L’industrie automobile dans la tourmente

L’Etat fichier

Disparition de Jon Anza : La guerre sale au pays basque

Le Fichage ADN en procès

FNAEG : Un ADN peut en cacher un autre

Big Brother !

Chronique du contrôle et de la répression

L’mouvement

Poitiers après le10 octobre : Chronique poitevine

A propos d’anarchistes précipités

Aménagement du territoire

Ligne à grande vitesse Limoges-Poitiers

Coordination des luttes anti-LGV

Touchons le fond

L’antidémocratisme est un apolitisme

International

Chine : Le Yangtsé sacrifié

Notre mémoire

Les massacres du 17 octobre 1961 à Paris

Livres

Orwel, Les amis de Ludd, l’affaire Colonna Un roi Barbare, essai sur H.D. Thoreau

Par ailleurs l’intégralité du numéro 193 Octobre 2009 est maintenant en ligne avec notamment


Une CGT discréditée mais qui conserve tout son pouvoir de nuisance

Le camp no border de Calais

Les nouvelles de l’été pour Yvan Colonna Contre la nouvelle prison de Vivonne (86) Semaine de résistance contre la mort lente

Big Brother !

Nouveau bac pro : la fabrique des précaires

Nouvelle Calédonie : La justice coloniale à l’œuvre

Un siècle de progrès sans merci

Les autres articles étaient déjà en ligne
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Courant Alternatif novembre trois articles en ligne

Messagede JPD » 18 Nov 2009, 14:48

3 articles de Courant Alternatif de novembre sont en ligne sur le site de l'OCL :


* UN ADN PEUT EN CACHER UN AUTRE !

L'ADN fait peur ou rassure. L'identification par cet acide semble irréfutable. La
Science aurait enfin un moyen infaillible de confondre tous les acteurs d'un délit
ou d'un crime. La télé regorge de séries où la police scientifique remplace
l'inspecteur ou le commissaire « fin limier ». Certains ados en rêvent et en font
leur « projet professionnel ». Et pourtant... c'est une belle arnaque ! Et, par
ailleurs, il semble que les recherches sur l'ADN ne se limitent pas à
l'identification des individus*...

>>> la suite sur http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article651

* CHRONIQUE POITEVINE

Dans le numéro d'octobre 2009 de Courant alternatif, nous donnions le programme de la Journée anticarcérale prévue le 10 octobre à Poitiers. Des événements que nous n'avions pas annoncés s'y sont produits et méritent qu'on y revienne.

>>> la suite sur http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article649

* L'ANTIDEMOCRATISME EST UN APOLITISME !

Depuis quelques années se développe dans les cercles radicaux, autonomes ou
anarchistes, une propension à condamner la démocratie au nom d'une dénonciation de l'Etat et de la domination. La démocratie étant la forme prise par cette domination,
elle serait donc un piège à abattre au nom de deux grandes catégories : la nécessité
de l'efficacité et la vérité.

>>>la suite sur http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article650


Par ailleurs, le n° 193 est disponible en intégralité au format pdf
http://oclibertaire.free.fr/spip.php?rubrique125


http://oclibertaire.free.fr/
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Courant alternatif décembre 09 est paru

Messagede JPD » 05 Déc 2009, 10:10

Courant Alternatif : Edito et Sommaire du n° 195, décembre 2009,
32 p., 2,5 euro
En kiosque le 8 décembre -
Découvrez le numéro sur :
http://%20www.madeinpresse.fr/

EDITO

La menace est supposée d’une telle gravité que même l’Organisation
Mondiale de la Santé a émis un bulletin d’alerte mondiale à la
pandémie. « Mieux vaut trop de précaution que pas assez » ne manque
pas de nous rassurer R. Bachelot : ministre rose bonbon de la santé à
propos de la grippe A et de son virus H1N1.

Le risque est sérieux et le danger grave. L’ennemi est là, sournois,
il avance masqué derrière la grippe dite saisonnière. Pour nous
sortir de nos questionnements et incertitudes, de nos refus et nos
résistances, la ministre de la santé publique décompte les morts au
journal télévisé de 20 heures. Le gouvernement a dû emprunter aux
armées ses modes opératoires et de communication : « Vaccinez-vous »
remplace « engagez-vous ». La gestion de masse des populations par «
bassin » est sous la responsabilité des préfets. Les groupes sont
ciblés, répertoriés avec des priorités, d’abords les volontaires. Le
bon de vaccination remplace l’ordre d’enrôlement. Au-delà de l’acte
médical, on voit là aussi le rôle bienfaiteur et protecteur de
l’état, qui a su anticiper et planifier pour nous les dégâts de cette
guerre bactériologique venue d’ailleurs. Comme dans toute guerre, des
priorités économiques ont été retenues et des mesures d’exceptions
envisagées, pour maintenir la continuité de l’économie nationale.
Pour ce faire le gouvernement agira par décrets ou amendements,
contre les lois du travail en vigueur. Cet Etat protecteur permettra
même, non de fusiller, mais de licencier « pour l’exemple » tout
contrevenant ou réfractaire à sa politique de santé.

Hier, la bourgeoisie liée aux marchands de canon, poussait à la
guerre, aujourd’hui elle est avec les trusts pharmaceutiques et leurs
généraux en blouses blanches infiltrés dans les centres de décisions
humanitaires, ministériels et technocratiques.

En octobre, partis de gauche, d’extrême gauche et syndicats ont
organisé un référendum citoyen, pour sauver et défendre notre service
public de la Poste, mis à mal par les libéraux au pouvoir. Et tous de
dénoncer la désertification territoriale, mais aussi les horribles et
insoutenables méthodes de management : augmentation des cadences,
harcèlement, licenciements, mobilité, flexibilité conduisant au
suicide. Bref une dénonciation des nouvelles normes d’intensification
du travail appliquées partout dans le monde d’Australie en Pologne,
du Portugal… en France tant dans le secteur privé que public.
Hypocrites gesticulations car nombre de ceux qui ont préparé cette
votation, hier au gouvernement avec la gauche plurielle ont ouvert la
voie vers la privatisation de France Télécom ou d’Air France, préparé
la casse de tous ces services publics que ce soit la Poste, EDF/GDF
ou encore la Santé. Ils ont acquiescé à l’ouverture du marché de la
poste et autres entreprises publiques ou semi publiques. Ils ont
accentué l’intensification du travail pour le profit du capital en
instaurant les 35 heures sans embauches conséquentes avec la
complicité des bureaucraties syndicales appointées par les caisses
noires de l’Etat et du patronat.

Si les élections pouvaient changer les choses, elles seraient
interdites disait le camarade vitamine ; il en est de même de la
votation citoyenne. Le récent exemple « légal » celui-là fut celui du
référendum sur le traité constitutionnel européen que ces chiens de
garde politico-syndicaux du capital défendaient. La victoire du NON
fut cinglante et qu’en est-il advenu !

Il n’est pas étonnant de voir les politiciens d’hier, les yeux sur
les prochaines élections dévoyer et isoler les travailleurs pour les
enrôler dans des illusions électoralistes d’acteurs citoyens.

Comment s’en remettre à l’état protecteur sans voir qu’il est un
instrument d’exploitation et de soumission des salariés. Qui pousse
les salariés à se suicider à France Télécom, à Renault… après leur
avoir imposé des conditions de travail de plus en plus dégradées ?
Qui met en place la flexibilité et une précarité de plus en plus
exacerbée si ce n’est l’Etat : l’employeur de ces fonctions
publiques ! Comment s’en remettre à un Etat tortionnaire, totalitaire
et liberticide, qui chaque jour s’illustre à défendre les intérêts de
privilégiés du capital. L’Etat est une machine à broyer non seulement
les salariés sur leurs lieux d’exploitation mais aussi un système de
destruction social. Dans les usines ou ailleurs, la peur doit
prédominer. Peur du chômage, peur du jeune, peur de l’étranger, peur
du virus… dans ou hors de l’usine le stress et la peur se doivent de
nous isoler. Un Etat qui génère un totalitarisme soft pour rassurer
l’électeur, mais brutal contre tout se dresse devant lui pour
réclamer justice et égalité sociale. Etat qui n’hésite pas dans sa
traque à passer du champ professionnel au champ individuel, voire à
fracturer l’intime.
La souffrance au travail, payée par l’esclave salarié, ou non, n’est
pas une nouveauté, elle a toujours accompagné l’accumulation du
capital. Si les gestionnaires publics et patron privés sont
responsables du lourd tribut payé par les prolétaires, les
bureaucraties syndicales par leurs stratégies de désespérance, sont
toutes aussi coupables. Après tout, les privatisations d’aujourd’hui
ne sont elles pas comme les nationalisations d’après guerre le même
instrument de régulation étatique du capital ? N’est-ce pas la même
logique inversée dans les nouvelles conditions du capital mondialisé
qui amène ses gestionnaires à agir de la sorte ? En 1945, la
bourgeoisie financière avait choisit la guerre, la capitulation et la
collaboration pour défendre ses intérêts. Discréditée au sortir de la
guerre, De Gaulle et la bourgeoisie accédant au pouvoir d’état
utilisèrent habilement l’Union Nationale pour reconstruire
l’économie. L’Etat prend alors toute sa place dans les secteurs
clefs : chemins de fer, charbonnages, électricité…et nationalise. Que
nous dit Sarkozy notre président chantre du libéralisme : travaillez
plus pour gagner plus, quand il y a une grève on ne la voit pas etc
etc. « Retroussez vos manches …La grève est l’arme des trusts »
haranguait Thorez en 1945, alors secrétaire du Parti Communiste
Français et ministre de la fonction publique. Hier on appelait à se
sacrifier pour l’Etat et le capital national aujourd’hui,
mondialisation oblige, la bourgeoisie libérale voit dans l’Etat et
ses services : obstacles et freins au développement et à la
valorisation de son capital.

L’état n’est pas un simple et neutre médiateur, il est un outil
d’asservissement contre les salariés, avec ou sans emploi avec ou
sans papiers.
Nous sommes solidaires des travailleurs qui crient leur colère,
contre les privatisations et pour la défense du service public, mais
nous nous devons d’aller au delà : l’Etat, quels qu’en soient ses
gestionnaires, y compris révolutionnaires, ne sera jamais dans le
camps des exploités.
Oui nous devons défendre la Poste, l’hôpital etc, mais le rapport de
force doit se construire dans tous les services publics et en même
temps.
Ce n’est pas contre les privatisations que nous devons nous battre
mais contre les dégradations de travail et de vie que nous subissons
et dans l’unité Public /Privé.
Nous n’avons pas d’autres choix, nous devons construire tous ensemble
un rapport de force par les luttes sociales, pour rendre coup pour
coup et arrêter cette machine capitaliste infernale.

Caen le 28 11 2009

La souscription pour Courant alternatif est toujours ouverte !

Par ailleurs le prix du mensuel n'a augmenté que de 0,20 centimes
malgrè le passage de 24 à 32 pages.
Il est même moins cher qu'il y a une dizaine d'années !
Pour faire face à cette augmentation de pages et à un tirage plus
important (1500 exemplaires aux nmpp) le prix va passer à 3 euros.
Mais pour l'instant,celui des abonnements reste le même : http://
oclibertaire.free.fr/spip.php?article486.
Profitez-en !

SOMMAIRE

Edito

• Société
Grippe, manip et fric p. 4
Le ministère de la santé "débloque" p. 6
H1 N1 à l'école p. 6

• Le travail tue !
France Telecom, souffrance au travail p. 7
Travailler à en mourir p. 9
Le travail c'est la santé p. 11

• Social
Seuls les luttes rendont la Poste invendable p. 12
"Pour le développement industriel et de l'emploi" p. 12
La fin de l'automobile (l'exemple allemand) p. 14

• Big Brother !
Chronique du contrôle et de la répression p.18

• Touchons le fond
Ni le mouvement social, ni le "pouvoir populaire" ne règlent la
question politique p. 20

• Livres
Le monde du travail aux Etats-Unis p.24
La Bolivie d'Evo p.25

• Sans frontière
Australie : les réformes du droit du travail p. 26

Portugal : le mouvement des professeurs du secondaire p. 27

Palestine : Derrière l'occupation, l'exploitation
capitaliste p. 28

• Notre mémoire
1918, les Conseils ouvriers en Bavière p.31

Courant Alternatif en ligne : http://oclibertaire.free.fr/
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Courant alternatif janvier 2010 est paru

Messagede JPD » 13 Jan 2010, 08:04

Courant Alternatif n° 196, Janvier 2010, est paru,

32 pages, pour 3 euros.

Vous trouverez ci-dessous le sommaire des principaux articles, l’éditorial, et la couverture.

Vous pouvez le consulter et le réserver dans un kiosque près de chez-vous via le site

http://madeinpresse.fr/

En attendant la mise en ligne de quelques articles sur le site de l’OCL (http://oclibertaire.free.fr/)

Bonne lecture, nous attendons vos remarques, critiques, soutiens...

oclibertaire@hotmail.com

SOMMAIRE de CA n° 196, Janvier 2010

Edito

International
Guinée-Konakry
Grèce

Sans frontière
Évolution des camps de rétention pour étrangers
Géographie critique des politiques migratoires (Atlas des migrants)
Brûlons les frontières

Dossier répression antirépression
L’antirépression n’a pas besoin de spécialistes
Répression internationale, riposte globale
L’antirépression pire produit de la répression ?
Poitiers : forum contre la répression des mouvements sociaux
Carhaix : la répression est un plat qui se mange froid
Hadopi 2 : quelques nouvelles de l’évolution de la loi
Pense-bête juridique

Big Brother !
Chronique du contrôle et de la répression

Social
Réforme des lycées : Chatel plus fort que Darcos
A propos du 49e congrès de la CGT

Ecologie
Nucléaire : dernières nouvelles avant l’accident
Débats sur les nanotechnologies : participer c’est accepter
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Courant alternatif janvier 2010 : articles en ligne

Messagede JPD » 20 Jan 2010, 10:47

Courant alternatif janvier 2010 : des articles en ligne sur http://oclibertaire.free.fr/


Edito intégralement ci-dessous


Vous avez aimé 2009 ?

Vous adorerez 2010 !


C’est les yeux encore pleins des larmes d’émotion provoquées par les vœux de môssieur le président de la république que nous bouclons ce 1er CA de 2010. Si l’on met en parallèle les sujets traités dans CA en 2009 et ceux abordés lors de cette allocution, incontestablement cela concorde. Nous avons donc bien vécu ces 12 derniers mois sur la même planète. Quoi que… Aussi étonnant que cela puisse paraitre, si parfois nous faisons le même constat que lui, il n’y a pas corrélation sur les causes et les conséquences. Nous avons repris ici quelques perles.
« L’année qui s’achève a été difficile pour tous. Aucun continent, aucun pays, aucun secteur n’a été épargné ». « A nos compatriotes d’Outre-mer je veux dire ma détermination à ce que la République tienne à leur égard cette promesse d’égalité et de dignité qu’elle n’a pas suffisamment tenue par le passé ». 2009 a vu le pouvoir se faire secouer en Islande et en Grèce, la Grèce où la détermination populaire ne s’est pas émoussée. La politique ultra-violente d’Israël à l’égard du peuple palestinien a encore été accompagnée de désastres humains. Mais il y a aussi parmi les refuzniks nos camarades « anarchistes contre le mur » pour dénoncer cet état théocratique, raciste et colonial. Le ver est dans le fruit mais ici, c’est le ver que nous voulons voir fructifier. Le colonialisme à la française - qui a pourtant été bien malmené en Gwadloup ainsi qu’en Kanaky - a toujours de beaux jours devant lui, en particulier en Polynésie où le système chiraquo-Flossien perdure. A Madagascar où les méfaits du passé colonial sont prégnants, les règles imposées par le capitalisme ont plongé l’ile dans une situation de tension sociale et de misère épouvantables. Colonialisme aussi en Chine où le peuple Ouïghour subit la violence de l’état chinois sous l’œil bienveillant de la communauté internationale. Il est vrai qu’à l’instar des Tchétchènes, ils sont musulmans alors on peut les rayer de la surface du globe sans même se faire tirer l’oreille… La brutalité de l’état chinois atteint son paroxysme avec la construction du barrage des trois gorges sur le Yang-Tsé-Kiang : violence sociale et écologique, destruction de villes, villages, terres agricoles et sites archéologiques sur l’autel de la fée électricité. Mais c’est une énergie propre n’est-ce pas ? Colonialisme encore en Euskadi où manipulations électorales et barbouzeries sont élevées au rang de disciplines olympiques. Dans les geôles espagnoles comme dans les prisons du monde entier, c’est la mort lente au fil des jours pour les militant(e)s révolutionnaires, quand on ne les fait pas disparaitre. Colonialisme toujours, imposé au peuple Kurde qui n’a pas le droit d’exister autrement que sous la domination des États turcs, irakiens, iraniens et syriens (voir le site internet de l’OCL).
Enfin quand la France et ses amis font semblant de s’émouvoir des massacres commis fin 2009 en Guinée par la junte militaire au pouvoir, c’est par pure empathie n’est-ce pas ? Qui oserait croire que pour le système international, le véritable motif de cet émoi est de désavouer une dictature capable de remettre en cause des intérêts économiques qui la dépassent ? Réponse en page 4…
« Les idées que la France défend vont pouvoir s’imposer dans la recherche d’un nouvel ordre mondial : plus d’équilibre, plus de régulation, davantage de justice et de paix ». Dans les rubriques Immigration ou sans frontières parues en 2009, on peut constater ce en quoi consiste le nouvel ordre mondial que l’on veut nous imposer : contrôles toujours plus systématiques des personnes n’affichant pas un teint albâtre ou au bronzage autre qu’issu d’UV, répressions à tout va contre les sans-papiers et les collectifs qui les soutiennent, traques, rafles et violences se généralisent dans les pays occidentaux. Fermeture de Sangatte contre ouverture de camps de rétention. Le droit d’asile est réduit à néant. Dans les pays riches les migrant(e)s vivent traqué(e)s et risquent à tout instant de tomber sous les griffes de fonctionnaires ou de mouchard(e)s zélé(e)s, la reconduite (fatalement ?) musclée vers un pays qui n’est pas ou plus le leur ou un régime qui les attend à potence ouverte… Cet équilibre n’est pas celui que nous voulons et nous ne pouvons que soutenir les révoltes qui se sont produites dans les camps de rétention.
« Je le conduirai [le travail] avec le Premier Ministre et le Gouvernement dans le dialogue et avec un esprit de justice ». « En 2010, nous réformerons notre Justice pour qu’elle protège davantage les libertés et qu’elle soit plus attentive aux victimes ». Soyons clairs (et brefs, vous allez en prendre pour 10 pages là) : à en croire la teneur et le nombre d’articles sur ce sujet parus dans CA en 2009, nous ne devons pas avoir bien compris ce que le gouvernement français entendait par les mots justice et liberté. Yvan Colonna doit aussi se le demander. Nous remettons donc le couvert dès maintenant avec un dossier bien cossu. Si certaines personnes se demandaient encore comment l’état procède pour que SA justice protège SES libertés, les réponses dans l’inénarrable et riante rubrique Big Brother.
« […] un lycée qui prépare mieux à l’enseignement supérieur, des universités enfin autonomes, […] une formation professionnelle davantage tournée vers les jeunes et vers ceux qui cherchent un emploi, un système hospitalier […] mieux adaptés aux besoins de notre époque ». Des réformes liberticides de la psychiatrie, la loi Bachelot destinée à transformer l’hôpital en entreprise, les lycées professionnels qui se muent en fabriques de précaires, la réforme-dépeçage de Xavier Darcos - Luc Chatel dont le but est la suppression de postes… La santé et l’éducation à deux vitesses, c’est une affaire qui marche. Si nos gouvernants jugent de ce qui est adapté à notre époque en consultant les partenaires sociaux, on a déjà une clé pour comprendre comment on en est arrivé là. Mais Nico la talonnette sait être reconnaissant envers ses amis : « Je veux rendre un hommage particulier aux partenaires sociaux qui ont fait preuve d’un grand sens des responsabilités ». Déjà si les syndicats jouaient vraiment leur rôle, on parlerait d’adversaires sociaux... Mais il est vrai qu’en matière de collaboration de classe les directions des syndicats dits représentatifs ont atteint des sommets en 2009. Alors que cela commençait à chauffer, ils ont réussi à étouffer la grogne des salarié(e)s du public comme du privé. La palme revient à la CGT qui a définitivement troqué le syndicalisme de classe contre le syndicalisme d’accompagnement. Un aperçu de son 49ème congrès s’imposait.
« Grâce au Grenelle de l’Environnement nous allons pouvoir relever le défi de la protection de notre environnement. C’est un domaine où il est bien difficile de faire évoluer les mentalités et les comportements ». Là nous avons tou(te)s bien compris que seule la plèbe est responsable du désastre écologique vers lequel la planète se dirige. En aucun cas les choix énergétiques des états, l’industrie, la surproduction ou la course aux profits. Pour preuve la relaxe prononcée en faveur d’AZF (mais où est donc « la justice pour les victimes » ?). Un retour sur l’état de délabrement des centrales nucléaires françaises et les problèmes techniques et financiers posés par le tout-nucléaire prouve qu’il est effectivement urgent « de faire évoluer les mentalités ».
Notons enfin que notre bon président fait référence à la fraternité « qui est inscrit[e] dans notre devise républicaine ». Outre le fait qu’une fois de plus nous ne pensons pas donner le même sens à ce mot, il est intéressant de constater que la liberté et l’égalité ne sont que vaguement abordées. Dont acte. Il est souhaitable que ce personnage ignore que la véritable devise révolutionnaire était « Unité, indivisibilité de la République. Liberté, égalité, fraternité ou la mort ». Il serait bien capable d’en faire une interprétation dangereuse.

OCL Région Parisienne,
03 janvier 2010.


trois articles en ligne sur http://oclibertaire.free.fr/


Guinée-Conakry

La vision que l’on a de la Guinée en 2009 est celle d’un pays en crise, où l’on ne comprend pas trop ce qui se joue derrière le jeu des factions qui se disputent le pouvoir. La junte militaire au gouvernement semble désormais discréditée, après les massacres du 28 septembre, tant sur le plan national qu’au niveau international. Mais comment la Guinée se trouve aujourd’hui plongée dans une telle situation  ?

La suite sur http://oclibertaire.free.fr/


Réforme des lycées : Chatel plus fort que Darcos

Lorsque Luc Chatel a annoncé sa nouvelle réforme des lycées, il l’a fait sur le mode tranquille, genre c’est pas grand-chose et on va tenir compte de tout le monde, au lieu de jouer l’air de la rupture entonné par son prédécesseur. En réalité, sa proposition de réforme va plus loin encore que celle de Darcos, et a bien des chances de passer dans un silence médiatique généralisé (hormis la suppression de l’histoire-géo obligatoire en terminale S), et avec l’aval non seulement des syndicats habituels (UNSA et SGEN), mais même de la FCPE. Bien sûr, son objectif premier est d’adapter l’enseignement à la suppression massive de postes prévue sur quelques années (plusieurs dizaines de milliers, rappelons-le). Mais son ambition va encore au-delà.

La suite sur http://oclibertaire.free.fr



L’antirépression n’a pas besoin de spécialistes  !

Ces dernières années, la nécessité, coûte que coûte, d’appliquer les réformes dictées par les intérêts de la bourgeoisie a accru la répression. Dans les pays occidentaux, des pans entiers de luttes que les démocraties parlementaires toléraient auparavant au nom de la paix sociale sont aujourd’hui traînés devant les tribunaux au premier prétexte. En France, on peut dater le début de cette «  intolérance  », avec la répression sans faille qu’appliqua en 1998-1999 le gouvernement de gauche Jospin face au mouvement de chômeurs et précaires. Comme quoi cet accroissement répressif n’est pas dicté par une idéologie partisane à l’intérieur même de cette démocratie parlementaire, mais bien nécessaire pour l’ensemble des tenants de cette dernière.
Avant, l’antirepression était essentiellement le fait de mouvements ou organisations révolutionnaires antiparlementaires qui faisaient fi des conséquences des foudres répressives. L’illégalité était à revendiquer et la rupture avec la société capitaliste devait passer par l’acceptation et la revendication de cette illégalité. Deux choses ont changé aujourd’hui  : la première est celle que nous introduisions  ; la bourgeoisie se fiche de la paix sociale et se tourne exclusivement vers la brutalité comme mode de gestion de ses intérêts (guerres, licenciements, législations sécuritaires, répression judiciaire…). Le deuxième changement est celui de l’accroissement des luttes, non pas que la paix sociale aie été abandonnée, mais parce qu’entre autres la brutalité bourgeoise provoque de telles injustices quotidiennes (aussi bien locales que globales) que la résistance, heureusement, se fait entendre et est même des fois gagnante.

La suite sur [url]http://oclibertaire.free.fr/
[/url]

Le reste (voir sommaire ci-dessous) en lecture papier en kiosque (3 euros) ou à commander à

OCL/Egregore
BP 1213
51058 Reims cedex

1 exemplaire gratuit sur demande. Abonnement un an 25 euros, (18 euros pour les très fauchés)


Le sommaire :

Edito

International


Guinée-Konakry


Grèce

Sans frontière


Évolution des camps de rétention pour étrangers


Géographie critique des politiques migratoires (Atlas des migrants)

Brûlons les frontières

Dossier répression antirépression


L’antirépression n’a pas besoin de spécialistes


Répression internationale, riposte globale


L’antirépression pire produit de la répression ?

Poitiers : forum contre la répression des mouvements sociaux


Carhaix : la répression est un plat qui se mange froid


Hadopi 2 : quelques nouvelles de l’évolution de la loi


Pense-bête juridique

Big Brother !


Chronique du contrôle et de la répression

Social


Réforme des lycées : Chatel plus fort que Darcos


A propos du 49e congrès de la CGT

Ecologie

Nucléaire : dernières nouvelles avant l’accident


Débats sur les nanotechnologies : participer c’est accepter
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Courant alternatif février 2010 vient de sortir

Messagede JPD » 07 Fév 2010, 13:07

Courant Alternatif (mensuel de l’OCL) de février vient de sortir
Demandez-le en kiosque


Vous pouvez le consulter et le réserver dans un kiosque près de chez-vous via le site http://madeinpresse.fr/
En attendant la mise en ligne de quelques articles sur le site de l’OCL.

Où le commander à http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article486



Sommaire :

Edito p 3 (consultable sur http://oclibertaire.free.fr/)

International

IRAN: le mouvement populaire et les diverses tendances au sein du régime
(traduction d’un article d’Alireza Saghafi, journaliste iranien) p. 4

HAITI: une catastrophe absolument pas naturelle
appel à la solidarité internationale avec les organisations haïtiennes de base p. 10

AFGHANISTAN : huit ans de guerre. p. 13

Notre mémoire

L’Algérie des Pieds-Rouges, une histoire Méconnue p. 15 

Big Brother !

Chronique du contrôle et de la répression p. 16

Répression – antirépression (suite du dossier du n° 196)

Répression et actions solidaires avec les répriméEs Au Pays Basque p. 18

Promenade à travers l’antirépression p. 20

Education

Compétences individuelles contre culture commune ! p. 22

Livres, revues, ciné

Aden ; Réfraction ; Paul des Epinettes de JM Rouillan, ;
Kaminsky le Faussaire, Montagut – Guillou – Bensaïd :
Le Nanterre de 68 ; La domination masculine au cinéma. p. 24

Social

H1N1 et industrie pharmaceutique : un financement à clarifier p. 26

L’opium du peuple

IRLANDE : Dans le cloaque des institutions catholiques p. 28

Sur le terrain

Nantes : Projet d’aéroport de Notre Dame Des Landes, quoi de neuf depuis l’été ? p. 31
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Courant alternatif spécial écologie

Messagede JPD » 13 Fév 2010, 14:06

Courant alternatif numéro spécial Ecologie (n° 15) vient de paraître :

L’Environnement c’est Kapital !


Le capitalisme n’en finit pas de trouver de nouveaux espaces pour réaliser son besoin de s’étendre toujours davantage, c’est-à-dire pour survivre. L’écologie est l’une de ses dernières conquêtes, au détriment de notre survie à nous !

Car l’enjeu de l’écologie, ce n’est pas la sauvegarde de la Vie en général, mais bien la réappropriation de notre vie. La Vie considérée en dehors des rapports sociaux reste un formidable espace pour le marché, pour le profit, pour les capitalistes. La reprise en main de notre vie, dans tous les domaines, c’est la seule chose qui pourrait les mettre à terre, et c’est la chose qu’ils combattent le plus.

Dans les différents projets de transformation sociale, qu’ils aient été communistes, socialistes ou anarchistes, la question du rapport de l’Homme avec son environnement avait trop souvent été laissée de côté au profit de la foi dans le progrès technique. La réinjection de cette problématique dans la question sociale fut sans conteste un apport fondamental d’une grande richesse. Mais il n’aura pas fallu longtemps pour que l’écologie soit peu à peu vidée de sa substance subversive par les pouvoirs bureaucratiques et politiciens de toutes les espèces.


Ne les laissons pas faire !

Sommaire

. L’écologie bien comprise : un superplan
. Le bio : bonbon à bobo, babas et autres gogos
. Le vent nous porte sur le système ou comment être antinucléaire
sans devenir pro-éolien
. Les agrocarburants : nouvelle arnaque, nouvelle cata
. Ecologie, nouvelle religion du capitalisme
. Economie verte : sauver la planète ? Oui, mais pour sauver l’économie
. Hallali générale contre l’écologisme (histoire des débuts du mouvement écologiste
. Du retour du religieux dans les écologies
. Décroissants : tout sauf le communisme et l’égalité
. Solidaires, écologistes et libertaires au pays de Bové
. Ecologie, territoire et lutte des classes (à propos de Notre-Dame-des-Landes)
. Aperçu sur l’histoire du mouvement antinucléaire en France
. Géo-ingénierie, introduction d’espèces : des bricolages hasardeux
scientifiquement étayés
. OGM, une menace majeure sur la nature et sur... notre liberté
. Notes critiques sur le productivisme

En librairie (pas toutes) ou à commander (4,50 euros port compris)
à OCL/Égrégore, B.P. 1213, 51058 Reims Cedex
Les chèques sont à établir à l’ordre de « La Galère »
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3 articles de Courant alternatif de février en ligne

Messagede JPD » 18 Fév 2010, 11:03

Outre l'éditorial, 3 articles du Courant Alternatif 197
de février 2010

sont maintenant en ligne :

http://oclibertaire.free.fr/

• Iran :

Le mouvement populaire et les diverses tendances au sein du
régime :
Le texte d’Alireza Saghafi (1) dont nous vous proposons une
traduction, nous montre en quoi fondamentalistes et réformateurs ne
sont que les deux faces d’une même médaille dont s’accommode très
bien le capitalisme international
(1) Journaliste iranien


• H1N1 & Firmes pharmaceutiques : un financement à clarifier :

Il importe d’informer pour voir clair à propos de la marchandisation
de la santé publique Quatre vaccins grippaux autorisés et quatre
firmes pharmaceutiques ! À qui cela profite ?


• Projet d’aéroport de Notre Dame Des Landes, quoi de neuf depuis
l’été ? :

Les tentatives d’implantation d’un aéroport international à Notre
Dame des landes près de Nantes, remonte aux années 70. Les premiers
carottages sur le site ont démarré au printemps dernier et les appels
d’offres sont en cours. La mobilisation sur le terrain reste forte et
multiforme.

CA 197, février 2010, 32 pages, 3 euros.

sommaire complet :
http://oclibertaire.free.fr/spip.php?rubrique131


http://oclibertaire.free.fr/
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Re: 3 articles de Courant alternatif de février en ligne

Messagede Phébus » 18 Fév 2010, 15:43

On dirait que l'article sur l'Iran est pas au complet...
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Re: 3 articles de Courant alternatif de février en ligne

Messagede JPD » 18 Fév 2010, 15:54

Exact !!!!!

je transmet pour réparation urgente

Merci
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