Lutte contre réforme des retraites, nouvel épisode

Lutte contre réforme des retraites, nouvel épisode

Messagede Pïérô » 24 Mai 2013, 10:38

La “gauche” avait annoncé qu’elle reviendrait sur la réforme des retraites de la droite, et bien c’est pour en rajouter dans la continuité.
http://www.liberation.fr/societe/2013/0 ... zon_902618

Communiqué UNIRS - Union Nationale Interprofessionnelle des Retraités Solidaires
Une nouvelle retraite en rase campagne pour le gouvernement face à la finance ?

Après avoir mollement soutenu les manifestants contre la contre-­‐réforme des retraites de Fillon-­‐ Sarkozy de 2010, après avoir vigoureusement promis qu’il s’attaquerait à la finance lors de sa campagne électorale et qu’il préconiserait toujours des réformes justes, M. Hollande élu Président de la République s’est rapidement installé dans les ornières du traité Merckel-­‐Sarkozy.

Désormais, les réformes engagées dans les domaines économiques, sociaux, budgétaires et financiers s’apparentent à celles qui sont préconisées ou demandées par les « marchés financiers », à celles qui sont souhaitées ou conseillées par le FMI, la BCE et la Commission Européenne, à celles qui sont présentées par les économistes et les experts officiels et patentés comme étant les seules possibles, les seules raisonnables et réalistes.

Engagé dans la course à la réduction des déficits publics tout en conservant le boulet de la concurrence fiscale entre les Etats, le gouvernement conduit une réelle politique d’austérité et de rigueur pour la majorité de la population.

Il n’y a toujours pas de fonds disponibles pour les dépenses publiques, mais le gouvernement offre un cadeau de 20 milliards d’euros de cadeaux aux dirigeants des principales entreprises, pratiquement sans contreparties.

Les contreparties, en réalité, seront supportées par le reste de la population : baisse des commandes publiques, augmentation du chômage, augmentation de la TVA, etc.

Le gouvernement vient d’obtenir des marchés financiers un « sursis » de deux ans pour être dans les clous des traités européens, mais les marchés financiers, ceux qui prêtent aux Etats, car la Banque Centrale Européenne a l’interdiction de leur prêter directement, font la loi, fixent les taux d’intérêt et les échéances, tout en conservant la clef du tiroir-­‐caisse, le « service de la dette ».

C’est désormais la première dépense budgétaire de la France, et ce sont notamment tous les contribuables (ceux qui ne fraudent pas) qui payent.

La contre partie exigée des marchés financiers, c’est la Commission de Bruxelles qui l’a exprimée : le gouvernement doit poursuivre et accélérer les réformes d’austérité, et il y a donc urgence, de nouveau, à sabrer les dépenses sociales, et particulièrement les retraites.

C’est ce que le Président de la République française s’est entendu dire par les Commissaires européens lors de son passage à Bruxelles le mercredi 15 mai 2013.

Ainsi, la domination de la finance sur les gouvernements se fait de façon de plus en plus visible : un Président de la République doit aller s’expliquer devant les représentants, de fait, des « marchés financiers » qui lui fixent leurs conditions ! Pour bien saisir la réalité, il faut penser que, derrière les « marchés financiers », se cachent les gros détenteurs de fonds, les organismes financiers et, en cascade, des particuliers détenteurs de capitaux importants et des cadres, des dirigeants, des traders, grassement payés pour les faire fructifier.

L’objectif principal des politiques menées consiste à favoriser la rente des rentiers, et à augmenter le pouvoir des détenteurs de capitaux.

Il est donc primordial de maintenir et de renforcer le rendement des capitaux, et notamment d’empêcher toute inflation qui viendrait réduire la valeur des capitaux accumulés.

Et cette politique joue contre la multitude des salariés de tous les pays, et aussi contre les entrepreneurs qui veulent créer des entreprises véritablement génératrices de nouveaux biens et de nouveaux services.

Pour justifier cette future contre réforme des retraites, les experts ont déjà commencé à expliquer qu’en raison de l’allongement de la vie il est donc indispensable de travailler plus longtemps.

Nous disons qu’il y a déjà six millions de chômeurs et de chômeuses en France, et donc qu’il est stupide et insensé d’obliger à travailler plus longtemps celles et ceux qui ont aujourd’hui un emploi.

Nous disons qu’il est parfaitement inhumain d’exiger de personnes âgées et fatiguées de rester au travail quand leurs enfants et leurs petits-­‐enfants sont déjà au chômage.

Nous disons que la productivité des salariés s’est fortement accrue dans notre pays au cours des trente dernières années, et donc qu’il est stupide de mettre en balance le rapport actifs / retraités d’il y a trente ans et celui qui existera dans dix ans.

Nous disons que ces experts ne sont pas crédibles quand, tous les trois ans, ils reviennent expliquer que la réforme précédente, celle qui devait régler tous les problèmes, doit être remplacée par une nouvelle réforme qui, elle, va régler tout.

Nous disons encore que la meilleure garantie pour perpétuer le système des retraites par répartition, c’est d’aller vers le plein emploi, avec des salaires corrects générant des cotisations sociales suffisantes.

Il faut donc modifier la répartition des richesses et redonner au travail ce qui a été accaparé par le capital progressivement depuis plus de trente ans.

Nous disons que ce n’est pas le travail qui coûte cher, mais le capital qui coûte cher, et les banquiers qui coûtent cher quand ils peuvent continuer leurs opérations spéculatives dès lors que, si ça marche, ce sont les actionnaires qui empochent, et si ça ne marche pas, ce sont les contribuables qui seront appelés à les renflouer.

La réforme des retraites, comme la réforme de l’assurance maladie, comme la privatisation des services publics, comme le système fiscal inégalitaire qui perdure, comme la casse du droit du travail, toutes ces réformes sont engagées, à des vitesses différentes, dans tous les pays où la finance est aux manettes.

Ceci s’inscrit dans une politique globale visant à favoriser les profits et privilèges d’une minorité. L’immense majorité des personnes retraitées, et pas seulement celles qui sont membres de l’Union Nationale Interprofessionnelle des Retraités Solidaires (UNIRS), ont déjà pris conscience que les prochaines actions qui seront à engager face aux futurs projets de reculs sociaux devraient se concentrer sur un renversement de l’actuelle hiérarchie des valeurs, afin de mettre l’humain au coeur de notre société solidaire.

http://www.solidaires.org/article44641.html

Le vent de la lutte ne semble pas souffler du côté des bureaucraties syndicales, il va falloir que çà pousse et se construise à la base.

Rennes, un comité contre la réforme des retraites se constitue

Comité contre la réforme des retraites

Réunion de préparation le samedi 25 mai à 17h, au local de Solidaires (5 rue de Lorraine).

Le gouvernement socialiste prépare depuis des mois la mise en place d’une nouvelle réforme des retraites, au profit une fois de plus du capital. François Hollande a d’ailleurs annoncé clairement le 28 mars dernier son intention de rallonger encore la durée des cotisations, c’est à dire au-delà de 42 ans.

Depuis 1993, les salariés ont subit une succession de reculs de leurs droits à la retraite sans précédents dans notre histoire, chaque fois dénoncés mollement par le parti qui est aujourd’hui au pouvoir. Ces contre-réformes s’inscrivent dans un processus capitaliste plus vaste de régressions des droits et des conditions de vie des travailleurs, dont l’ANI est la dernière d’une longue liste.

Hollande nous ressort le même mensonge que Sarkozy, Chirac et Balladur avant lui : ce serait l’allongement de la durée de vie qui rendrait inévitable une nouvelle contre-réforme. Sans même parler des rapports truqués que nous débitent toujours les mêmes experts grassement payés pour ce travail de désinformation, le déficit du système de retraite (14 milliards d’€) ne correspond aujourd’hui (et même en 2030, 2050, ...) qu’à une très petite proportion du cumul des exonérations de charges patronales (30 milliards d’€) ainsi que de la fraude fiscale(entre 60 et 80 milliards d’€).

Le Comité d’Orientation des Retraites doit remettre au mois de juin un rapport commandé par le gouvernement, dont le contenu sera sans surprise. Une seconde Conférence sociale du gouvernement où seront conviés les « partenaires sociaux » doit être orchestrée les 20 et 21 juin prochains afin de préparer les esprits à une réforme cet automne. Nous avons l’intention de saisir ce moment afin de débattre et d’agir dans la rue afin de contribuer à une rentrée de luttes.

Afin de constituer un comité contre la réforme des retraites et de préparer ces journées, nous invitons les organisations et les individus qui souhaitent s’y joindre à une réunion de préparation le samedi 25 mai à 17h, au local de Solidaires (5 rue de Lorraine).

Des militants du CLAR, du MCPL, de l’Unef, de Sud Lycéen, du SLB, d’Alternative Libertaire, du Parti de Gauche et de SUD éducation35.

http://rennes-info.org/Rennes-Comite-contre-la-reforme
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Re: Lutte contre réforme des retraites, nouvel épisode

Messagede Nyark nyark » 10 Juin 2013, 15:20

Comme si c'était fait...

C’est parti : le JT de France 2 prépare une nouvelle réforme des retraites
par Blaise Magnin, Frédéric Panne, le 7 juin 2013
Le JT de 20 heures de France 2 du 4 juin 2013 (que l’on peut voir ici consacre deux minutes (de 14’15 à 16’23) au rapport de la commission chargée d’examiner plusieurs hypothèses sur la nouvelle réforme des retraites. Deux minutes d’informations tronquées et faussées.

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« L’actualité en France, c’est d’abord, je vous le disais, les premières pistes de la réforme des retraites. La commission chargée d’établir un rapport vient de rendre ses conclusions. Elle évoque de nombreuses possibilités : revenir sur les avantages fiscaux des retraités, augmenter, soit l’âge de départ, soit la durée de cotisation, augmenter aussi les charges patronales, bref, il y en a pour tout le monde. Mais ce qui retient le plus l’attention c’est ce qui concerne l’harmonisation des régimes. La commission suggère de modifier les règles de calcul pour les fonctionnaires. »
« Ce qui retient l’attention ». Mais de qui au juste et pourquoi ? Peu importe : l’attention est focalisée sur la sempiternelle « question » des régimes de retraite des fonctionnaires. Et en quoi est-elle de nature à justifier que le JT s’y intéresse tout particulièrement – plutôt qu’à celle des cotisations patronales, par exemple ? David Pujadas s’abstiendra d’en dire plus, mais le reportage qui suit, réalisé par « Margaux Manière, Didier Dahan, avec notre bureau à Poitiers », permettra peut-être d’y voir plus clair…

Sur fond d’images de fonctionnaires au travail, la journaliste commente, ou plutôt pronostique : « Instituteurs, infirmiers ou encore employés de mairie, leur pension de retraite pourrait baisser. Aujourd’hui le mode de calcul des retraites du public est plus favorable que celui des salariés du privé ; la commission Moreau qui rendra son rapport au gouvernement la semaine prochaine propose de rapprocher les deux systèmes. Une piste qui fait bondir les fonctionnaires... »
Manifestement, la journaliste considère qu’il est inutile de préciser que par « rapprocher les deux systèmes », il ne faut pas entendre aligner les retraites du privé sur celles, dont le mode de calcul serait plus avantageux, du public… Cela va de soi !

La suite du reportage, sans doute censée illustrer à quel point l’idée fait « bondir les fonctionnaires », propose l’interview d’une femme…
Au téléspectateur de deviner non seulement qui elle est – ni le commentaire, ni aucune incrustation ne l’indiquent – mais aussi quelle question lui est posée – laquelle a été coupée au montage. Et si cette femme, qui est probablement fonctionnaire, retraitée ou non, ne semble pas « bondir », elle est effectivement opposée – quelle surprise – à une baisse éventuelle de sa (future ?) pension : « C’est perdre nos acquis, quelque part, parce que si nous, c’était calculé sur les 6 derniers mois… Il y a beaucoup de prise d’échelon en fin de carrière. C’est quand même plus intéressant. »
Avec l’infographie qui suit, que redouble le commentaire, la journaliste choisit de présenter les conséquences d’une telle réforme pour « un fonctionnaire » virtuel qui s’avère quelque peu atypique…

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« Aujourd’hui, les pensions sont calculées sur les derniers mois de la vie professionnelle. Ainsi un fonctionnaire qui gagne en fin de carrière 4000 euros par mois, touche aujourd’hui 3000 euros de retraite. Mais si la piste évoquée par le rapport était suivie, une période plus longue serait prise en compte, par exemple les 10 dernières années. Et sur cette période, le fonctionnaire n’a pas gagné 4000 euros en moyenne mais seulement 3500. Résultat sa retraite ne s’élèverait plus qu’à 2625 euros, 11 % de moins qu’aujourd’hui. »
On reste perplexe devant cette simulation : en 2009, selon l’INSEE, le revenu moyen des fonctionnaires était d’un peu moins de 2400 euros… Alors qui sont ces fonctionnaires qui finissent leurs carrières à 4000 euros par mois ? Existent-ils ? Combien sont-ils ? De quoi parle-t-on ? Salaire net ou salaire brut ? Celui ou celle qui aurait voulu suggérer que les fonctionnaires sont des nantis ne s’y serait pas pris autrement…
Le reportage enchaîne avec quelques mots d’Éric Aubin, présenté comme le responsable chargé des retraites à la CGT. Là encore, on ne sait quelle question lui a été posée…
« C’est une mesure pour rien. Qui avait fait l’objet d’un débat en 2010 avec Éric Woerth qui avait, à l’époque, abandonné cette mesure parce qu’elle ne sert à rien et elle va crisper, effectivement, les salariés notamment du public. » Des propos si brefs et allusifs, qu’on ne pourra en retenir que son opposition à la mesure. Il aurait par exemple pu être intéressant de savoir pourquoi ce bon connaisseur du dossier affirme à deux reprises que ce serait « une mesure pour rien »... Mais ce n’est pas dans le JT France 2 que le téléspectateur l’apprendra.
En revanche, ledit téléspectateur se voit apporter une nouvelle preuve des privilèges inouïs dont bénéficient les fonctionnaires, avec une nouvelle statistique dont on ne saura pas d’où elle sort, ni ce qui pourrait l’expliquer.

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« Aujourd’hui dans le privé la retraite est calculée sur les 25 dernières années. Et elle est moins élevée en moyenne : 1216 € contre 1724 pour le public. » On appréciera le souci de cohérence de la journaliste qui choisit de réfléchir sur une pension de 3000 euros quelques secondes avant d’annoncer qu’elles s’élèvent en moyenne à un peu plus de 1700 euros dans la fonction publique… Quant à savoir si, par exemple, des différences de qualification, et donc de rémunération, entre salariés des secteurs public et privé, ne pourraient pas contribuer à expliquer de tels écarts, ce serait trop demander…
Et la journaliste de préciser que « ce soir, Matignon évoque de simples pistes. Les discussions sur les retraites commenceront réellement le 20 juin. » En plateau, David Pujadas conclut même avec un quasi scoop : « Précision importante il y a quelques minutes. L’entourage de François Hollande a confirmé que le calcul des retraites des fonctionnaires fera bien partie du débat. »
Si la qualité de l’information, dans ce « sujet », fut d’une nullité affligeante, l’équipe de David Pujadas pourra au moins se féliciter d’avoir accompli son travail de « pédagogie »… en esquissant les conclusions de discussions qui n’ont pas commencé.

Frédéric Panne et Blaise Magnin


http://www.acrimed.org/article4083.html

Je n'ai pas de stats précises, mais les fonctionnaires qui gagnent 4000 €, ça doit être de l'ordre de 1 sur 2000, et encore...
La religion est la forme la plus achevée du mépris (Raoul Vaneigem)
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Re: Lutte contre réforme des retraites, nouvel épisode

Messagede Pïérô » 16 Juin 2013, 00:42

Communiqué Solidaires
Rapport Moreau sur les retraites : Des propositions inacceptables

Sans surprise, le rapport Moreau confirme les pistes annoncées depuis quelques jours. La question démographique ne peut être la seule approche de ce débat. Les politiques d’austérité qui détruisent massivement les emplois entrainent des baisses importantes de cotisations sociales.

Proposer un nouvel allongement de la durée des cotisations, c’est imposer une baisse du niveau des pensions.

En effet, déjà, un sénior sur deux est hors travail à l’âge de 59 ans. L’entrée dans le monde du travail se fait de plus en plus tard (25/26 ans), les carrières sont de plus en plus hachées, surtout pour les femmes.

Partir avec un taux plein devient impossible !

Proposer une désindexation, soit des pensions soit des salaires de référence, conduit à une baisse des pensions.

Réduire les mesures fiscales actuelles, augmenter le taux de CSG, c’est la garantie d’une paupérisation des retraité-e-s actuels et des futures générations.

Les fonctionnaires sont pointés du doigt comme des « privilégiés » alors même que le niveau de remplacement est quasi égal entre privé et public !

Les questions de pénibilité ne peuvent se limiter à deux aspects (cancer et travail de nuit). A 65 ans, l’espérance de vie en bonne santé est de 10 ans !

Faire travailler les gens plus longtemps, c’est la garantie qu’un grand nombre de salarié-e-s arrivera à la retraite en situation de santé dégradée.

Ces mesures constitueraient des reculs sociaux considérables : nous les refusons d’autant plus que le Parti socialiste soutenait en 2010 les manifestations contre la contre-réforme Sarkozy !

Selon le rapport, il faut trouver 7 milliards en 2020 pour équilibrer les régimes. C’est largement possible, si on s’attaque aux privilèges financiers :
. 80 milliards d’euros de fraude fiscale chaque année !
. 230 milliards de dividendes distribués et non taxés en 2012 !
. La part salariale perdue dans le partage de la richesse produite depuis 30 ans au profit des dividendes, c’est 130 milliards par an !

Encore une fois, les entreprises sont exonérées de tout effort significatif : ce sont les salarié-e-s, les retraité-es qui devraient supporter la quasi totalité des mesures.

Solidaires n’acceptera pas ce scénario et portera d’autres choix porteurs de justice et de solidarité.

Face à ces attaques programmées, l’Union syndicale Solidaires propose aux organisations syndicales et aux mouvements sociaux, à l’ensemble des travailleur-euses, des chômeur-euses, des précaires, des retraité-e-s et des jeunes de préparer une mobilisation sociale interprofessionnelle à la hauteur de ces enjeux.

14 juin 2013
http://www.solidaires.org/article44971.html

dans un autre registre, avec un humour incisif
Tract SUD Protection sociale
ARRETEZ DE NOUS PRENDRE POUR DES IDIOTS, CA CHANGERA !!

LA VERITE SUR LES RETRAITES.


Dans l'optique de la prochaine conférence sociale qui se tiendra le 21 juin, un rapport sur le financement
des retraites a été présenté au 1er ministre. Comme on pouvait s'y attendre, les conclusions du rapport Moreau ne laissent présager rien de bon pour les salariés du privé et du public, pour les retraités en règle générale.

Les grandes lignes (ou « la même chanson ») :
- allonger la durée de cotisation,
- aligner la CSG des retraités sur celles des actifs,
- diminuer le montant des pensions versées.
En matière de financement des retraites, beaucoup nous diront : « Comment faire autrement ? »
Réponse : "En arrêtant déjà de nous prendre pour des imbéciles !!"

Car une solution existe : chercher l'argent nécessaire là où il est. Et pour cela il suffit simplement d'élargir
un concept bien connu à la sécurité sociale (et ailleurs) : la lutte contre la fraude.

Il suffit d'étendre ce dispositif non pas contre les plus défavorisés (pour récupérer des clopinettes) mais
bien envers ceux qui fraudent par centaines de millions.

La fraude, dont l'affaire Cahuzac n’est que la partie émergée de l’iceberg, a provoqué l'indignation dans la
classe politique et chez une grande majorité de nos citoyens, indignation largement relayée par les
médias. Tout cela à juste titre car ce détournement de fonds est un véritable scandale comme tous les
autres.

Alors, puisque cette affaire a scandalisé tout le monde, qu'attendons-nous pour lutter contre l'évasion
fiscale ?

80 milliards d'euros, c'est le montant estimé de la fraude fiscale en France, montant sur lequel s’accordent
la majorité des spécialistes économiques des milieux politiques, syndicaux et associatifs.

Souvenons nous aussi de la liste des 3000 fraudeurs détenue par Mr Woerth, alors ministre du budget, qui
avait demandé aux intéressés de se faire connaître pour échapper aux poursuites.

Et plus récemment, le 03 Juin 2013, Mr Henri Guaino, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, répond à un
journaliste qui l'interroge sur des négociations fiscales entre Claude Guéant et Bernard Tapie : "Laissons
les impôts de côté. Pardon, toutes les fortunes de France négocient leurs impôts », en confirmant ses
propos par un : "Mais, c'est vrai"

S'agit-il là de réponses efficaces, légitimes face à cette délinquance ?

« Pas possible de faire autrement » nous dira-t-on. Mais si !

Pour lutter contre ce fléau, il faut une volonté politique, comme celle qui est mise en place contre les
fraudeurs au RSA, aux allocations, aux arrêts maladie, au chômage, bref « la petite fraude » (là, c'est
possible...).

Le rapport Moreau évoque la nécessité de dégager 7 milliards d'euros d'ici à 2020. Il manque
singulièrement d'audace.
En effet, le déficit est estimé à 20 milliards d'euros d'ici à 2020, pourquoi ne pas l'effacer en totalité avec
une partie des 80 milliards récupérés chez les riches fraudeurs ?

Le problème du financement des retraites étant alors largement réglé, on pourrait s'orienter vers un débat
de fond sur des propositions nouvelles :
- On avance le départ en retraite jusqu'à quel age ?
- On diminue la durée de cotisation de combien d'années ?
- On augmente les pensions de retraite à quel niveau ?

Au-delà du fait que le gouvernement ne veut pas s'attaquer aux grands fraudeurs, l'essentiel de l'enjeu du
financement des retraites ne porte pas vraiment sur le déficit.

L'objectif est de faire en sorte que les salariés se détournent vers une retraite individuelle en la finançant
sur leurs propres deniers.

Favoriser les plus aisés, appauvrir les plus pauvres, permettre aux organismes financiers et d'assurances
de s'en mettre plein les poches, voilà aussi et surtout l'enjeu des retraites de demain !
http://www.sud-protectionsociale.org/IM ... 2013_I.pdf


Rassemblement à Rennes, mercredi 19 juin, 18h place de la mairie.

Image

Appel du comité de lutte
contre l'austérité et pour la défense des retraites


Le gouvernement « socialiste » prépare depuis des mois la mise en place d'une nouvelle réforme des retraites, au profit une fois de plus du capital. Il a l'intention d'allonger encore la durée de cotisation pour prétendre à une retraite à « taux plein », c'est à dire d'aller au-delà de 42 ans. Le Parti « Socialiste » envisage par ailleurs de prolonger les réformes précédentes par une réduction générale des pensions des
retraité-e-s (notamment par le gel des pensions de retraite malgré la hausse des prix, ce qui se traduirait par une forte baisse du pouvoir d'achat, mais aussi par l'alignement du public sur le privé, c'est à dire le nivellement par le bas), au nom d'un soi-disant déficit des caisses de retraite.

Depuis 1993, les salarié-e-s ont subi une succession de reculs de leurs droits à la retraite sans précédent dans notre histoire, chaque fois dénoncés mollement par le parti qui est aujourd'hui au pouvoir. Ces réformes s'inscrivent dans un processus capitaliste plus vaste de régressions des droits et des conditions de vie des travailleur-ses, dont l'accord « sécurité-emploi » est la dernière d'une longue liste. Cette politique qui est à l'oeuvre dans toute l'Europe, fait à chaque fois payer aux populations les frais de la dette capitaliste, provoquée par la montée en puissance des marchés financiers. Hollande nous ressort le même mensonge que Sarkozy, Chirac, Balladur et Rocard (livre blanc, 1991), avant lui : ce serait l'allongement de la durée de vie qui rendrait inévitable une nouvelle réforme.

Dans tous les rapports, commandés à des expert-es grassement payé-es, le financement des retraites est toujours analysé en termes de « déficit », les cotisations sociales (partie du salaire brut) en terme de « prélèvements » ou de « charges sociales ». En réalité, le dit « déficit » du système de retraite (14 milliards d'€en 2011) ne correspond aujourd'hui (et même en 2030, 2050, ...) qu'à une très petite proportion du cumul
des exonérations des cotisations patronales (30 milliards d'€ en 2012) et de la fraude fiscale (entre 60 et 80 milliards d'€ en 2012). Autrement dit, la fin des exonérations des cotisations patronales, l’arrêt des fraudes du patronat, ou encore une augmentation du salaire minimum, pourrait garantir nos retraites pour très longtemps et même les réévaluer à la hausse.

Il faut défendre notre système de retraite qui, s'appuyant sur une mise en commun d'une partie des salaires (les cotisations sociales), rend possible de rémunérer le travail de toute une vie, quels que soient ses aléas (maladie, chômage, soin aux enfants...). La retraite par répartition doit être envisagée comme une continuation du salaire et non comme une forme de « solidarité » toujours « trop coûteuse », ou encore une forme de capitalisation individuelle où l'on cotiserait chacun pour soi. On cotise pour tous, pour que les retraité-es, les chômeur-ses (à travers l'allocation chômage), les parents (à travers les allocations familiales), les soignant-es (à travers la Sécurité sociale) soient rétribué-es pour leur activité. Cela ne « coûte pas », mais enrichit la collectivité toute entière en investissant pour le bien-être de tous, et constitue un obstacle à la marchandisation généralisée des biens et services à laquelle aspirent le patronat et les marchés financiers. Cette conception de la retraite par répartition, dévoyée par la réforme, est également essentielle pour le maintien de la reconnaissance des qualifications dans les salaires comme dans les retraites. Car l'objectif du patronat est bien de faire régresser tous les salaires et de rapprocher l'ensemble des retraites du minimum vieillesse.

Il s'agit pour nous, au delà de cette contre-réforme, de reprendre le chemin de l'action collective, de faire converger les luttes qui correspondent aux intérêts sociaux de l'ensemble de la population.
- Abrogation de toutes les réformes des retraites depuis la réforme Balladur
- Augmentation générale des salaires
- Augmentation des minimas sociaux (chômage, retraite, invalidité, …)
- Droit à un travail décent, à temps plein pour toutes et tous.
- Réduction du temps de travailEmbauches dans les services publics, et réquisition des entreprises privatisées
- Droit de veto des travailleurs-ses sur les licenciements, et réquisition des entreprises fermées par les patrons
- Régularisation des travailleur-ses sans-papiers. Liberté de circulation des personnes

Évidemment, cela signifie qu'il faudra revenir sur les cadeaux faits depuis des dizaines d'années aux capitalistes, et rompre avec les politiques d'austérité. Le rapport Moreau commandé par le gouvernement sur « l'avenir des retraites » sera dévoilé le 14 juin, son contenu sera sans surprise. Une seconde Conférence sociale du gouvernement où seront conviés les « partenaires sociaux » est prévue les 20 et 21 juin prochains afin de préparer les esprits à une réforme cet automne. Nous saisirons ce moment pour débattre et agir dans la rue afin de contribuer à une rentrée des luttes. Nous prenons l'initiative de constituer un comité de lutte contre l'austérité, pour la défense des retraites afin de préparer dès aujourd'hui les conditions d'une lutte de masse des salarié-e-s, des chômeur-ses, des retraité-e-s et de la jeunesse. Nous invitons l'ensemble des organisations et des individu-es se reconnaissant dans ces objectifs à rejoindre le comité.


Comité de lutte contre l’austérité et pour la défense des retraites :
Solidaires 35, Sud Éducation, Sud Télécom, Sud Lycéen, Sud Étudiant SITF, SLB-Roazhon, MCPL, CLAR, Alternative Libertaire,, NPA, Gauche Anticapitaliste 35, et des militants de l’UNEF

Contact : comiteretraite35@laposte.net
http://www.rennes-info.org/La-meilleure ... te-c-est-l
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Re: Lutte contre réforme des retraites, nouvel épisode

Messagede Pïérô » 20 Juin 2013, 13:04

Rassemblement
contre la reforme des retraites et la conférence sociale
Paris, 18h - Métro Trocadéro

Ne battons pas en retraite, face au gouvernement et au patronat
Préparons la riposte dès maintenant !


C'est une régression majeure que le gouvernement veut nous imposer, dans le droit fil de la feuille de route imposée par les capitalistes aux travailleurs et aux peuples d'Europe. Au nom de la « compétitivité des entreprises » et de la « réduction des déficits », il faudrait accepter toujours plus de sacrifices. Et désormais amputer une nouvelle fois nos retraites ! Et taper sur les indemnités des chômeurs et des chômeuses !

Régression sociale à perpétuité

La dernière réforme en date, celle de Sarkozy, est à peine mise en oeuvre qu'on nous explique qu'il va manquer 20 milliards d'euros à l'horizon 2020. Dans la foulée des déclarations de Hollande, un premier rapport remis au gouvernement préconise des économies immédiates sur le dos des retraités : une revalorisation des retraites moins rapide que l'inflation (officielle…), un alignement de la CSG des retraité-e-s sur celle des salarié-e-s et toute une série d'autres mesures pour trouver rapidement 7 milliards supplémentaires.

Le rapport Moreau confirme une nouvelle attaque sur la durée de cotisation portée à 43 ou 44 ans d'ici 2020. Mais il amorce également un changement de système qui semble se dessiner plus nettement : une révision annuelle du montant des pensions par un « comité des sages » qui pourrait, en dehors de tout débat politique, réviser encore et toujours à la baisse nos retraites au nom de considérations « techniques ». Un vol pur et simple présenté comme une fatalité qui pourrait nous emmener vers une régression permanente et sans limite !

Autre manoeuvre : agiter les prétendues inégalités entre salariés du public et du privé, diviser pour régner, et justifier le calcul des pensions du public sur les dix dernières années au lieu des six derniers mois. C'est oublier que le système des pensions dans la fonction publique fonctionne selon des règles totalement différentes, ce qui fait que la plupart des comparaisons sont en réalité des mensonges purs et simples. Personne n'est « privilégié » : ce sont des droits conquis par nos anciens, à une époque où la France était bien moins riche. Les privilégiés, ce sont les capitalistes !

Des mensonges à la pelle…

La propagande est en route. On nous parle démographie en comparant le nombre de retraités à celui des actifs. Le calcul est biaisé : il est plus pertinent de comparer les actifs à l''ensemble des inactifs (enfants et jeunes scolarisés + retraités). La dégradation apparait tout de suite moins catastrophique sur le long terme. Le nombre de personnes à charge par actif n'est pas très différent aujourd'hui que lors des années 60. Le problème n''est pas démographique, il est économique et surtout politique : ce qui crée le déficit aujourd'hui, c'est d'abord le chômage.

Les chômeurs et les chômeuses sont eux aussi par ailleurs les cibles du gouvernement, autre catégorie de « privilégiés » à abattre. A l'ordre du jour de la réforme Unedic : le retour à la dégressivité des indemnités de chômage, qui intensifierait les pressions sur les chômeurs pour retrouver un emploi, quel qu'il soit, où qu'il soit et pour n'importe quel salaire, comme le souhaitent les capitalistes. Comme pour les retraites, la dégressivité leur permettrait, en outre, de diminuer les cotisations donc le salaire des travailleurs et des travailleuses. Face à cela, les organisations de privé-e-s d'emploi ont engagé de nouvelles « marches des chômeurs » entre le 15 juin et le 6 juillet 2013, mais le combat, comme pour les retraites, se passera aussi à la rentrée.

Il faudra aussi combattre l'accord national interprofessionnel (Ani), autre cadeau fait au patronat : au nom de la « compétitivité », l'Ani restreint les recours possibles face aux licenciements, légalise le chantage à l'emploi et remet en cause le CDI...

Des solutions immédiates sont pourtant possibles comme la régularisation des sans papiers, mesure pour l'égalité des droits qui leur permettra en outre de cotiser. Et les réponses sont politiques : lutter contre le chômage et la précarité, notamment les temps partiels imposés aux femmes, donc augmenter le nombre de cotisantEs, refuser les licenciements, appuyer la reprise autogestionnaire des entreprises par les salariéEs. Une augmentation uniforme des salaires de 300 euros par mois aiderait également à remplir les caisses de retraite !Si l'on rapporte l'augmentation du coût des pensions à l'augmentation de la richesse une répartition plus égalitaire de celle-ci est indispensable

Il y a quelques mois, le gouvernement Hollande-Ayrault décidait de distribuer au patronat vingt milliards sans contrepartie au nom de la « compétitivité ». Sans problème. Et maintenant on nous parle d'un déficit de vingt milliards des caisses de retraite à l'horizon… 2020, la stratégie de l'affolement est en oeuvre pour faire passer la régression sociale. On se souvient aussi de l'affaire Cahuzac : l'occasion de lever un coin du voile sur l'ampleur de la fraude fiscale : 80 milliards par an ! C'est ce système qu'il faut combattre, et pas les droits des salariéEs et retraitéEs.

… et la nécessité de réagir sans attendre !

Le gouvernement a convoqué un nouveau « sommet social » : derrière le pseudo « dialogue social » une politique d'austérité à tous les niveaux (nouvelle "décentralisation et réforme de l'action publique" qui tendent à la réduction comme à la privatisation de services publics), et une politique de compromission avec le patronat et d'acceptation de ses exigences de régression sociale : baisse du montant des pensions, allongement de la durée des cotisations. Ces choix déjà défendus en coulisses, ne méritent aucun « partenaire social » et exigent une riposte populaire d'ampleur. Qu'elles soient de droite ou socialistes, les régressions sociales se combattent dans la rue, par nos manifestations et nos grèves. N'attendons pas, résistons et imposons ensemble, dans l'unité, une autre répartition des richesses.

La régression sociale ne passera pas !

Alternative Libertaire, CNT-Solidarité ouvrière, Les Alternatifs, Nouveau Parti Anticapitaliste

http://www.demosphere.eu/rv/27111
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Re: Lutte contre réforme des retraites, nouvel épisode

Messagede Pïérô » 19 Juil 2013, 23:24

Tract Solidaires
Nouvelles attaques contre nos retraites : dès maintenant, préparons la riposte !

Marchant dans les traces de ses prédécesseurs, le gouvernement veut imposer une nouvelle remise en cause des droits à la retraite. Il entend aller vite, profiter de l’été pour faire croire à une « concertation » avec les organisations syndicales, et déposer son projet de loi dès septembre. L’Union syndicale Solidaires réaffirme qu’au contraire il faut annuler les précédentes contre-réformes ; les moyens financiers existent.


L’Union syndicale a proposé une action nationale interprofessionnelle dès le début septembre, inscrite dans la construction d’un mouvement d’ampleur.

Ce sera le mardi 10 septembre, à l’appel de CGT, FO, Solidaires et FSU.



Nous ne tomberons pas dans le piège de la division

En 1993, 2003, 2007, nous avons connu cette tactique gouvernementale : les attaques ont porté une fois sur le régime général, une fois sur les fonctionnaires, une fois sur les régimes spéciaux. Finalement, tous ont été durement touchés. Les inégalités ont été renforcées, particulièrement celles entre les femmes et les hommes. L’allongement de la durée de cotisations, mesure-phare du projet patronal et gouvernemental, conduit à une retraite plus tardive et à des pensions plus faibles pour tous et toutes !

Un problème de financement ?

Le Conseil d’Orientation des Retraites, le rapport Moreau, le gouvernement, tous mettent en avant le besoin de 20 milliards d’euros pour 2020. Mais en 25 ans, par l’allongement de la durée de cotisations, le recul de l’âge de la retraite, l’instauration de la décote, la désindexation des pensions par rapport aux salaires, l’augmentation du nombre d’années prises en compte pour le salaire de référence, la baisse du rendement des complémentaires, 40 milliards d’euros ont déjà été pris dans les poches des salarié-es (en activité, au chômage ou en retraite). Ca suffit : pas un trimestre de plus, pas un euro de moins !

Non, un choix de répartition de la richesse !

La rémunération moyenne des patrons du CAC 40 a augmenté de 21% entre 2008 et 2012. C’est ça leur crise ? Imposons une répartition des richesses et les 20 milliards pour les retraites seront bien vite trouvés !

Pour nos retraites, unité contre les mauvais coups ! Construisons, à partir des entreprises, des services, des localités, un mouvement national interprofessionnel

http://www.solidaires.org/article45171.html


Communiqué CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires
Les organisations syndicales CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires se sont réunies aujourd’hui sur les questions des retraites, de l’emploi, des salaires, de l’avenir des services publics.

Après la Conférence sociale et les concertations de l’été, le Gouvernement attend le mois de septembre pour donner les grandes mesures qu’il compte prendre.

Ses premières déclarations inquiètent les salariés, les retraités et les demandeurs d’emploi d’autant que le calendrier imposé est très resserré.

Les organisations syndicales ont déjà largement fait part de leur analyse sur le rapport Moreau et des mesures qu’elles ne sauraient accepter : tout allongement de la durée de cotisation, l’opposition public/privé, la sous-indexation des pensions et des salaires portés aux comptes.

Pérenniser le système solidaire de retraite par répartition nécessite de réparer les injustices dues aux précédentes réformes. Il faut sortir des logiques qui ont diminué le niveau des pensions et créé des inégalités notamment entre les femmes et les hommes.

L’allongement de la durée de cotisation, déjà engagé, fixe des conditions inaccessibles aux plus jeunes dont la durée d’étude, de formation, de recherche d’emploi est allongée par rapport aux générations antérieures.

Le financement des retraites nécessite de construire des alternatives par l’apport de ressources nouvelles, tout particulièrement en améliorant le pouvoir d’achat des salariés et en créant des emplois. Il est urgent d’augmenter l’ensemble des salaires, du privé comme du public, ce qui impose d’en finir avec le gel du point d’indice et de revaloriser réellement le SMIC.

Il est nécessaire de redonner confiance aux salariés, particulièrement aux jeunes générations dans le système de retraite solidaire.

Pour changer de cap et faire face à la situation, il faut rompre avec les politiques d’austérité.

Les organisations syndicales CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires appellent à une journée nationale d’action interprofessionnelle avec grèves et manifestations le 10 septembre 2013 pour ne pas laisser les propositions du MEDEF faire la loi et pour imposer d’autres choix au gouvernement.

Montreuil, le 8 juillet 2013
http://www.solidaires.org/article45205.html


appel Collectif Retraites 2013
(pour info, comme le reste, car cet appel unitaire fait discussions)
Ensemble, défendons nos retraites !

Lors de la Conférence sociale du 20 juin, François Hollande a annoncé que, dans le cadre de la prochaine réforme des retraites, l’allongement de la durée de cotisation sera « la mesure la plus juste » face à « cette chance formidable qu’est l’allongement de l’espérance de la vie ». Cette voie n’est pas acceptable. Les réformes de 1993, 2003, 2007 et 2010 ont déjà réduit les droits à pensions de plus de 30 %, en aggravant les inégalités déjà fortes entre les pensions des femmes et celles des hommes. Elles doivent donc être remises en cause.

Refusons les régressions sociales

« On vit plus vieux, il faut donc travailler plus longtemps », tel est l’argument qu’on nous rabâche. Mais on oublie de préciser qu’augmenter la durée de cotisation, c’est en réalité programmer la baisse des pensions. Baisse immédiate pour tous ceux – chaque année plus de la moitié des nouveaux retraités – qui passent directement du chômage, ou de l’inactivité, à la retraite, et qui ne pourront jamais atteindre cette durée. Baisse à venir pour les nouvelles générations entrées plus tard dans la vie professionnelle du fait de l’allongement des études et qui connaissent déjà un chômage massif, aggravé par l’incitation faite aux seniors qui le peuvent de prolonger leur activité. On oublie aussi de rappeler que l’allongement de la durée de cotisation et la décote pénalisent plus fortement les personnes aux carrières courtes, en majorité des femmes. L’espérance de vie augmente, mais l’espérance de vie en bonne santé, elle, diminue depuis plusieurs années. La souffrance au travail se développe, de nouvelles pathologies apparaissent. Les plus dures années au travail sont entre 60 et 65 ans. Les meilleures années de la retraite sont entre 60 et 65 ans. L’allongement de la durée de cotisation, c’est la double peine. Nous ne pouvons pas l’accepter.

L’austérité sans fin est suicidaire

Le gouvernement justifie cette nouvelle réforme par l’allongement de la durée de vie. Mais le déficit actuel ne doit rien au vieillissement de la population. Il s’explique par la récession qui se creuse en Europe, détruit des millions d’emplois et diminue les cotisations sociales induites par l’emploi. Cette récession provient essentiellement des politiques de réduction des dépenses publiques et de baisse du « coût du travail » menées partout en Europe par les gouvernements en accord avec la Commission. Si, comme cela semble être le cas, le gouvernement inscrit la réforme dans le cadre de ces politiques, il ne pourra que retenir des pistes entraînant une nouvelle baisse du niveau des pensions. Ce qui diminuerait encore le pouvoir d’achat des retraités, aggraverait la récession et entraînerait une nouvelle hausse du chômage. Sans qu’au bout du compte les déficits ne soient réduits !

Il est possible de faire autrement

L’augmentation de l’espérance de vie ne date pas d’aujourd’hui. Par le passé, elle s’est accompagnée d’une diminution du temps passé au travail et d’une amélioration du niveau de vie, grâce à un partage de la richesse produite. C’est à nouveau la voie à suivre.

Pour augmenter le volume des cotisations sociales, il faut en finir avec l’austérité, relancer l’emploi par une réduction du temps de travail, une sécurisation de l’emploi, de la formation et du revenu, une augmentation des minima sociaux, une politique audacieuse d’investissement en matière sociale et écologique. Une voie supplémentaire, toujours négligée, pour répondre au besoin de financement des retraites, est la réalisation de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, à la fois par l’accroissement du taux d’activité des femmes, la suppression des inégalités salariales et la lutte contre le temps partiel subi. Il s’agit là de choix politiques de justice et de solidarité.

Il y a plus de retraité-es ? A moins de décréter leur paupérisation, il est normal de financer leurs retraites en augmentant leur part dans la richesse produite. Selon le Conseil d’orientation des retraites, il faudrait, à législation inchangée, un point de PIB supplémentaire en 2020 pour équilibrer le système de retraite alors que la part des salaires a chuté d’environ 6 points au cours des dernières décennies en faveur des dividendes.

Pour une large mobilisation citoyenne

La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. La retraite à 60 ans par répartition n’est pas un fardeau, elle est une transmission continue et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante. C’est pourquoi elle dépend aussi de l’avenir que la société sera capable d’offrir aux jeunes générations. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, la destruction des solidarités sociales, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » dans une société productiviste et inégalitaire. Cet engrenage favorise l’extrême droite et menace à terme la démocratie. Comme en Europe du Sud et dans bien d’autres pays du monde, la société doit se mettre en mouvement. Pour y contribuer nous organiserons partout des réunions, des initiatives de rue, des ateliers d’éducation populaire et nous soutiendrons les initiatives prises par le mouvement syndical. Nous voulons un système de retraites solidaire. Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins !

http://www.retraites2013.org/

Je pense qu'il serait important d'appeler dès cette date à des assemblées générales interpro puis si çà prend de relancer rapidement le réseau hexagonal crée lors de la lutte de 2010 pour pouvoir être en mesure de ne pas être dépendant-es de l'intersyndicale et d'élargir le champ de mobilisation dans le domaine de l'auto-organisation.
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Re: Lutte contre réforme des retraites, nouvel épisode

Messagede Pïérô » 02 Aoû 2013, 13:33

Tous en grève à partir du 10 septembre 2013 !!
communiqué Union Solidaires Transports

Tous en grève à partir du 10 septembre 2013 !!

L’Union Solidaires Transports appelle tous les salarié-e-s des transports à se mettre en grève à partir du 10 septembre 2013.
L’Union Solidaires Transports appelle toutes les Fédérations de Transports, de tout secteur à suivre son exemple :

Grève à partir du 10 septembre 2013...
... jusqu’au 9 septembre 2014 !!! afin de faire grève le 10 seulement ou plusieurs jours, de reprendre la grève de suite sans devoir déposer une alarme sociale 3 semaines avant.


C’est nous qui transportons les marchandises, les matières premières, les stocks, les salarié-e-s... Coupons le contact !!!

L’allongement de l’espérance de vie comme raison à cette contre-réforme n’est pas acceptable !!!

Car de l’argent, il y en a :
- En 2012, c’est 230 milliards de revenus (dividendes, participation, stock- options...) qui ont été distribués !!!
- Les avoirs français dans les paradis fiscaux sont de 590 milliards...
- La fraude fiscale est de 60 à 80 milliards !!!

A l’appel de la CGT, FO, FSU et l’Union Syndicale Solidaires, cessons le travail le temps qu’il faudra... pour que le Gouvernement et le Patronat comprennent ce que nous voulons :

Une retraite à 60 ans à taux plein car nous ne voulons pas d’une retraite de « grabataire » !!!
Pas un trimestre de plus... Pas un €uro de moins !!!

http://www.solidaires.org/IMG/pdf/Commu ... e_2013.pdf
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Re: Lutte contre réforme des retraites, nouvel épisode

Messagede Pïérô » 16 Aoû 2013, 23:41

Femmes : En finir avec une retraite infâme !

Les reculs sur la retraite suite aux réformes successives touchent en premier les femmes !
Le résultat de carrières et de salaires inégaux tout au long de la vie professionnelle creuse
des écarts entre les femmes et les hommes.

Préparons dès maintenant la journée de mobilisation contre les projets du gouvernement et pour en finir avec les inégalités sur les retraites. Le 10 septembre 2013 à Tours, Tous-tes à la manifestation unitaire 10h, place de la liberté.

Tract Solidaires 37 PDF : http://www.solidaires37.org/IMG/pdf/tra ... femmes.pdf
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Re: Lutte contre réforme des retraites, nouvel épisode

Messagede bipbip » 21 Aoû 2013, 10:19

Communiqué commun IdF
COMMUNIQUE UNITAIRE CGT-FO-FSU-SOLIDAIRES ÎLE-DE-FRANCE

Les organisations syndicales d’Île-de-France CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES se sont réunies le 19 août sur
les questions des retraites, de l’emploi, des salaires, de l’avenir des services publics.

Les organisations syndicales régionales dans la continuité du communiqué nationale du 8 juillet ne
sauraient accepter : tout allongement de la durée de cotisation, l’opposition public/privé, la sousindexation
des pensions et des salaires portés aux comptes, tout système notionnel y compris par le
biais de la pénibilité.

Pérenniser le système solidaire de retraite par répartition nécessite de réparer les injustices dues aux
précédentes réformes. Il faut sortir des logiques qui ont diminué le niveau des pensions et créé des
inégalités notamment entre les femmes et les hommes.

L’allongement de la durée de cotisation, déjà engagé, fixe des conditions inaccessibles aux plus
jeunes dont la durée d’étude, de formation, de recherche d’emploi est allongée par rapport aux
générations antérieures.

Le financement des retraites nécessite de construire des alternatives par l’apport de ressources
nouvelles, tout particulièrement en améliorant le pouvoir d’achat des salariés et en créant des
emplois. Il est urgent d’augmenter l’ensemble des salaires, du privé comme du public, ce qui impose
d’en finir avec le gel du point d’indice et de revaloriser réellement le SMIC.

Il est nécessaire de redonner confiance aux salariés, particulièrement aux jeunes générations dans le
système de retraite solidaire.

Pour changer de cap et faire face à la situation, il faut rompre avec les politiques d’austérité.

Les organisations syndicales CGT – FO – FSU et SOLIDAIRES d’Île-de-France appellent à la journée
nationale d’action interprofessionnelle avec grèves et manifestation le 10 septembre 2013 pour ne
pas laisser les propositions du MEDEF faire la loi et pour imposer d’autres choix au gouvernement.

A Paris : Manifestation régionale à 14h de la place de la République à Nation.

Montreuil, le 20 août 2013

http://www.solidaires.org/IMG/pdf/COMMU ... E_2013.pdf


Communiqué Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes
Retraites : Toutes et tous dans la rue le 10 septembre !

Contre les attaques de notre Protection sociale , luttons pour un droit égal à la retraite !

Le 18 septembre sera déposé au Conseil des Ministres un nouveau projet de loi contre notre système de retraite. Mais son contenu est plus ou moins déjà connu. Arguant qu’il n’y aurait pas assez d’argent, le gouvernement veut rallonger la durée de cotisation, reculer l’âge de départ et baisser le niveau des pensions. Cela fait maintenant 30 ans que les gouvernant-e-s détruisent petit à petit ce qui faisait le système de retraite par répartition français. Comment ? Ils baissent les cotisations des employeurs/ses, ils tolèrent un système injuste d’inégalités salariales entre hommes et femmes, ils exonèrent de cotisations patronales les employeurs/ses qui emploient des moins de 25 ans "peu qualifié-e-s" ou diminuent les cotisations (et donc le salaire total) des salarié-e-s payé-e-s au SMIC. Tout cela entraîne une perte d’argent pour la Sécurité sociale, accusée alors d’ être déficitaire. Les pensions des retraité-es seraient alors trop lourdes. Toutes ces mesures mettent en danger nos retraites et notre Sécurité sociale !

La retraite telle qu’instaurée depuis 1945 a un caractère révolutionnaire et génèrent de l’argent qui circule hors du système capitaliste. C’est cela que les dirigeants veulent supprimer. C’est pour ces raisons que l’avenir de la retraite est une question collective et que nous pensons devoir mener la lutte de manière interprofessionnel en intégrant aussi les chômeurs/ses, femmes au foyer, sans papier-e-s, bénéficiaires du RSA...

L’âge moyen du premier emploi stable augmente et, avec l’augmentation de la durée de cotisation, les étudiant-e-s d’aujourd’hui ne verront peut-être jamais leur retraite. Mais les aménagements proposés par certaines organisations, comme la prise en compte des années d’études dans la durée de cotisations, sont au mieux cosmétiques et au pire de nouvelles injustices. En tant que syndicat étudiant, nous savons bien que toutes et tous n’ont pas accès à l’enseignement supérieur et que beaucoup d’étudiant-e-s sortent du système universitaire sans diplôme. Nous savons que celles et ceux qui n’ont pas accès à l’enseignement supérieur ou qui en sortent sans diplôme sont souvent issu-e-s des classes populaires et seront parmi les précaires de demain. Le système actuel doit être entièrement remanié pour résoudre les inégalités que ce soit entre hommes et femmes, entre "valides" et "handicapé-e-s" ou entre celles/ceux qui ont eu droit à accès à des études supérieures et celles et eux qui n’y ont pas eu droit.

A Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes, nous revendiquons un système de protection sociale égalitaire et autogéré :
* La retraite à 55 ans - A la retraite, on travaille aussi pour la collectivité mais autrement, demandez donc leur agenda aux retraité-es ! Combien d’associations de solidarité vivraient sans le travail "bénévole" de nombreux/euses retraité-e-s ?
* Une pension équivalente à 100% du salaire - ce n’est pas parce qu’on est vieux qu’on a moins besoin d’argent ;
* Suppression de la décote, de la surcote et de la durée de cotisation afin de permettre aux bas salaires et aux carrières difficiles (temps partiel subi, congés parentaux, études longues, privation d’emploi...) d’avoir une retraite décente ;
* Une augmentation généralisée des cotisations sociales permettant la mise en place de ces changements ;
* Une sécurité sociale gérée à 100% par les travailleurs/euses : salarié-e-s, retraité-e-s, étudiant-e-s et privé-e-s d’emploi.

Alors, le 10 septembre, toutes et tous dans la rue !

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45

le 19 août
http://www.solidaires-etudiant-e-s.org/ ... us-dans-la
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Re: Lutte contre réforme des retraites, nouvel épisode

Messagede Nyark nyark » 25 Aoû 2013, 12:20

Reçu ça il y a quelques jours (me demandez pas pourquoi je suis sur leur liste, j'ai jamais fricoté avec le PS juré !) :
Socialistes pour les retraites
La religion est la forme la plus achevée du mépris (Raoul Vaneigem)
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Re: Lutte contre réforme des retraites, nouvel épisode

Messagede Béatrice » 26 Aoû 2013, 15:16

Retraites : la CGT maintient son appel à manifester le 10 septembre

Jean-Marc Ayrault a ouvert lundi 26 août l'ultime chapitre de la concertation sur le dossier délicat des retraites, en recevant une dernière fois syndicats et patronat, pour affiner les contours du projet de loi qu'il doit présenter dans les prochains jours. Il a notamment réitéré son opposition au recul de l'âge légal de départ à la retraite et a confirmé la mise en place d'un compte-temps pénibilité, permettant aux salariés exerçant des métiers pénibles de partir plus tôt à la retraite ou de se reconvertir.

Pour la CGT, "aucune des solutions n'est de nature à rassurer les salariés"


"Nous sommes opposés à toute augmentation de la durée de cotisation", a affirmé d'emblée Thierry Lepaon, secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT), qui a également demandé "la prise en compte des années d'études pour les jeunes". La CGT souhaite "adresser une lettre au gouvernement sur les moyens de financer la réforme des retraites", a annoncé M. Le Paon.

Concédant que "les choses se [sont] précisées" depuis la précédente concertation, la CGT a toutefois maintenu son appel à manifester le 10 septembre. "Nous ne regrettons pas d'avoir appelé à la mobilisation le 10 septembre, même si c'est court pour mobiliser, car aucune des solutions évoquées par le gouvernement n'est de nature à rassurer les salariés, a affirmé M. Lepaon. On sent une véritable mobilisation mais c'est un peu tôt pour dire combien il y aura de personnes dans la rue le 10 septembre."

La CFDT "rassurée sur un certain nombre de [ses] propositions"

Première à être reçue, la Confédération française démocratique du travail (CFDT) a jugé "positive" sa rencontre avec le premier ministre, estimant qu'elle avait pu "faire valoir toutes ses revendications" et être "rassurée sur un certain nombre de [ses] propositions". Il n'y aura "pas de modification des règles de calcul des retraites d'ici à 2020", a assuré le secrétaire général du syndicat, Laurent Berger. Il n'y aura pas non plus de "baisse des pensions" ; "cela nous satisfait", a-t-il ajouté. Mais "les arbitrages sur le financement n'ont pas été faits, donc nous ne les connaissons pas", a-t-il déclaré.

M. Berger a confirmé qu'il y aura une "hausse des cotisations" qui sera "limitée". "Les retraités participeront, mais nous ne voulons pas de gel ou de baisse des pensions, a-t-il ajouté. Il y a une voie pour que cette réforme soit juste en matière de réduction des inégalités."

"Pas les moyens" pour un vaste compte-temps pénibilité, selon la CGPME


La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) s'est dite "tout a fait opposée a toute augmentation des cotisations" et de la CSG. Le syndicat a réclamé une commission pour travailler sur les différences entre le secteur public et le secteur privé.

http://www.lemonde.fr/politique/article ... 23448.html


"Nous sommes opposés à toute augmentation de la durée de cotisation", a affirmé d'emblée Thierry Lepaon, secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT), qui a également demandé "la prise en compte des années d'études pour les jeunes". La CGT souhaite "adresser une lettre au gouvernement sur les moyens de financer la réforme des retraites", a annoncé M. Le Paon.


Gageons que les militants de base ou simples adhérents sauront lui rappeler au moment opportun ( en faits et actes... ) ?
« Simple, forte, aimant l'art et l'idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominée. »
Louise Michel
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Re: Lutte contre réforme des retraites, nouvel épisode

Messagede Pïérô » 27 Aoû 2013, 23:37

Tract Solidaires
27 août 2013
Tract PDF : http://www.solidaires.org/IMG/pdf/tract ... aout13.pdf
Retraites : un projet de loi dans la continuité de Fillon et Sarkozy !

Mardi 10 septembre : toutes et tous en grève,
manifestations dans tout le pays !


L’Union syndicale Solidaires a été reçue ce 27 août par le Premier ministre. Le gouvernement prétend jouer la carte de la « concertation » et faire une « réforme difficile mais juste » ! Pour cela il propose quelques mesures concernant la pénibilité, les inégalités femmes/hommes ou la prise en compte des années d’étude. Mais ces mesures ne compenseront en rien les méfaits des contre-réformes précédentes et les conséquences du nouvel allongement du nombre d’annuités décidé par le gouvernement dans la continuité des mesures prises en 2003, 2007 et 2010.

Alors que le projet de loi doit être présenté en conseil des ministres le 18 septembre et que l’Assemblée nationale est censée en débattre à partir du 7 octobre, le Premier ministre a indiqué que les ultimes arbitrages n’étaient pas totalement faits ! Il s’agit sans doute d’une méthode pour tenter d’empêcher qu’un véritable débat ait lieu avec les salarié-es, retraité-es et chômeuses/chômeurs, pourtant directement concernés par cette nouvelle réforme.

Le gouvernement indique qu’il ne touchera pas à l’âge légal de départ à la retraite : 62 ans, comme si c’était une grande avancée sociale ! Rappelons que la retraite à 60 ans a été instaurée en 1981 et qu’effectivement à l’époque, c’était un progrès social important, dans une période où l’espérance de vie augmentait. L’âge légal a été repoussé de 2 années par Nicolas Sarkozy en 2010. A l’époque, le Parti socialiste aujourd’hui au gouvernement combattait cette contre-réforme : et il faudrait considérer aujourd’hui que la mesure prise par Sarkozy en 2010 était une bonne chose !

Une hypocrisie totale !

Mais pire encore, c’est une hypocrisie totale puisque le gouvernement a acté de poursuivre au-delà de 2020 ce qui a été mis en place par la loi de 2003 (loi Fillon) : l’augmentation continue du nombre d’annuités nécessaires. Nous en sommes à 41,5 annuités (et en 2020 à 41,75 annuités pour la génération née en 1960) pour une retraite à taux plein.
Le gouvernement actuel poursuit donc les contre-réformes des gouvernements précédents. Il prévoit d’augmenter le nombre d’annuités : jusqu’à 43 annuités en 2035, à raison d’un trimestre tous les trois ans. Hypocrisie, car personne n’aura demain ce nombre d’annuités : en réalité, cela conduira à baisser à nouveau le niveau des retraites, en particulier avec l’application de la décote (5% par annuité manquante, 25 % maximum). Ou alors, il faudra attendre l’âge de 67 ans pour ne pas avoir de décote ! Bien évidemment, ce seront les salarié-es les moins bien payés et ceux et qui ont des carrières incomplètes (les femmes notamment) qui subiront le plus cette nouvelle attaque. Actuellement, la durée moyenne validée est de 37,7 annuités : soit une différence de 4 annuités avec le taux déjà requis !
Dans une situation où il y a près de 5 millions de chômeurs et chômeuses, où la moitié des salarié-es ne sont plus dans l’emploi au moment de faire valoir leur droit à la retraite, où l’espérance de vie en bonne santé stagne, voire commence à régresser, les projets du gouvernement sont inacceptables.

Ce que nous n’avons pas accepté en 2010, nous ne l’accepterons pas davantage en 2013 !

A ces mesures, risque de s’ajouter une hausse des cotisations salariales… Pour les cotisations patronales, il semble que le MEDEF a obtenu en compensation une baisse des cotisations famille qui baisseraient d’autant, voire plus ! Mais qui va payer ce nouveau cadeau au patronat ? Le risque est bien que cela soit reporté sur les ménages par une augmentation de la CSG, ou une TVA « sociale » qui ne dirait pas son nom.

Les retraité-es risquent de payer plus d’impôts par la suppression de la déduction de 10% des revenus. Près de 10 millions de retraité-es seraient touchés : ceux qui paient des impôts en paieraient davantage (3 millions de ménages verseraient alors un supplément de 890 millions d’euros), d’autres deviendraient imposables, ne bénéficieraient plus de divers avantages, dont l’exonération de la taxe d’habitation, ce qui va déclencher le paiement de la CSG. Ce seraient ainsi 2 milliards de plus que les retraité-es vont débourser !

C’est du pouvoir d’achat en moins pour les salarié-es et les retraité-es, et davantage d’austérité pour tous et toutes !

Pour financer notre système de retraites par répartition et l’améliorer, il est possible d’augmenter le taux de cotisation patronale qui n’a pas bougé depuis 1979. Il suffirait pour cela qu’un peu moins de dividendes soient versés aux actionnaires ! En 2012, les dividendes versés par les entreprises du CAC 40 ont atteint 40,9 milliards d’euros, en hausse de 5% ! Il y a 30 ans, les entreprises distribuaient 100 milliards de profits… Aujourd’hui, c’est 230 milliards : tout en se plaignant de la crise et du « coût du travail ». Elles attribuaient alors 20 % des bénéfices aux actionnaires… Aujourd’hui, c’est 80 % au détriment de l’emploi, de l’investissement et des salaires, et en conséquence au détriment du financement de la protection sociale.
Pour Solidaires, les cotisations doivent être élargies à l’ensemble des revenus distribués par les entreprises : salaires mais aussi intéressement, stock-options, bonus et dividendes. Assurer le financement des retraites, c’est aussi remettre en cause les exonérations et les allégements de cotisations patronales qui n’ont pas prouvé leur efficacité économique et sociale.

Inégalités entre les femmes et les hommes : on est loin du compte !

Les inégalités femmes/hommes se traduisent aujourd’hui en matière de retraites par une différence de pension en moyenne de 33 %. Il y a donc urgence à ouvrir ce chantier.
La mesure principale étudiée par le gouvernement est de remplacer les 10% de majoration de pension pour les parents de 3 enfants par une somme forfaitaire, éventuellement par enfant. Cette mesure va dans le bon sens : aujourd’hui le fait que cette majoration soit en pourcentage favorise les hauts salaires et davantage les pères que les mères : 70 % du montant global affecté à la majoration de 10 % est attribué aux pères et seulement 30 % aux mères alors que ce sont elles qui supportent encore l’essentiel des tâches liées aux enfants. Si cette mesure va dans le bon sens, elle est loin de solder cette question et dépendra du niveau de cet éventuel forfait. En tout état de cause, en plus de cette forfaitisation, nous demandons le maintien de la majoration de la durée d’assurances accordée actuellement aux mères de famille… Une autre mesure mise sur la table consiste à abaisser le seuil des heures nécessaires (actuellement de 200 heures par trimestre) pour valider des trimestres pris en compte.
Ces mesures, insuffisantes pour combler les inégalités actuelles de pension, seront très loin de compenser les conséquences du nouvel allongement du nombre d’annuités annoncé par le gouvernement qui va encore une fois accroître les inégalités entre les femmes et les hommes !

Pénibilités : des mots ou des actes ?

Le gouvernement propose la création d’un compte individuel de prévention de la pénibilité, effectif à partir de 2015, financé pour partie par l’ensemble des entreprises. Les inégalités face à l’espérance de vie, notamment en bonne santé, rendent indispensable la prise en compte réelle de toutes les formes de pénibilités au travail.
Mais pour l’heure, la mise en place de ce compte reste marquée de trop de flou pour considérer qu’elle soit une vraie avancée en la matière. Les facteurs de stress ou le caractère cumulatif des expositions ne sont pas intégrés. Une vraie prise en compte de la pénibilité devrait permettre aux travailleur/euses exposés de bénéficier d’un départ anticipé à 55 ans : les pistes du gouvernement ne s’inscrivent pas dans cet objectif !


Face à cette nouvelle régression sociale, nous n’avons pas d’autre choix que celui de la mobilisation interprofessionnelle : c’est le sens de l’appel unitaire (Cgt, Fo, Fsu, Solidaires) pour la journée de grève et de manifestation du 10 septembre.
Ce doit être le début d’un processus de mobilisation sociale et citoyenne pour mettre un coup d’arrêt à cette nouvelle attaque de nos droits à la retraite !

http://www.solidaires.org/article45474.html
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Re: Lutte contre réforme des retraites, nouvel épisode

Messagede bipbip » 29 Aoû 2013, 07:57

Communiqué d'Alternative Libertaire
Retraites : c’est reparti pour un tour !

Le projet du gouvernement pour une nouvelle réforme des retraites a été annoncé le 27 août au soir. Issu des préconisations du rapport Moreau, il se situe dans la continuité des réformes libérales précédentes (2003, 2010) : le projet est toujours d’augmenter la durée de cotisation progressivement (jusqu’à 43 ans) et de faire payer les travailleuses et les travailleurs encore davantage. La conséquence, dans un contexte de chômage massif et de précarité croissante, ce sera une baisse de fait des pensions.

Le gouvernement espère faire passer en douceur cette réforme. Il a donc promis quelques « contreparties » : prise en compte de la pénibilité au travail, augmentation très limitée des pensions les plus faibles et augmentation de la durée de cotisation « seulement » à partir de 2020... Ces contreparties ont déjà convaincu la CFDT (qui n’est, il est vrai, pas très difficile à convaincre...) mais elles ne sont rien à côté de la destruction du système de retraite qui continue.

D’un autre côté le gouvernement promet de nouveaux cadeaux fiscaux aux patrons, ce qui n’empêche pas ces derniers, par la voix du Medef, de se plaindre que la réforme ne va pas assez loin et que le « coût du travail » étouffe la création de richesses par les « entrepreneurs ». Pourtant, le problème, ce n’est pas le coût du travail, mais le coût du capital, qui ponctionne une part toujours plus grande des richesses produites sur le dos de ceux et celles qui triment.

Le 10 septembre a lieu une première journée de mobilisation à l’appel de quatre syndicats (Solidaires, FSU, FO et CGT). De la réussite de cette journée dépendra les suites d’un éventuel mouvement. C’est à nous toutes et tous, travailleuses, travailleurs, étudiants, chômeurs, précaires, avec nos syndicats et nos organisations de lutte, de nous mobiliser pour ne pas rater ce rendez-vous. Alternative libertaire sera là !

Alternative Libertaire, le 28 août 2013

http://alternativelibertaire.org/spip.php?article5434
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Re: Lutte contre réforme des retraites, nouvel épisode

Messagede Pïérô » 08 Sep 2013, 01:40

CNT-f
. Télécharger le 4-pages sur la question des retraites : http://www.cnt-f.org/IMG/pdf/4-pages-retraites-web.pdf
. Tract confédéral CNT sur les retraites - septembre 2013 : http://www.cnt-f.org/IMG/pdf/tracts-retraites-web.pdf
Retraites : la « réforme » est une escroquerie ! Cinq bonnes raisons pour lutter contre

Parce qu’elle parle de tout sauf de la redistribution des richesses

Tout est envisagé pour sauver le navire, tout sauf... de prendre de l’argent à ceux qui en ont le plus : les patrons, les actionnaires... L’augmentation significative des cotisations patronales et la réappropriation des richesses produites sont les grands absents des solutions pour résoudre le financement des retraites . À titre d’exemple, le bénéfice des seules entreprises françaises du CAC 40 c’est 212 milliards d’euros pour 2007-2009...

Parce que le « déficit » annoncé est un mensonge

Le « déficit » des caisses de retraite est estimé à 20 milliards d’euros en 2020, alors que les cadeaux faits aux patrons à travers les exonérations de cotisations s’élèvent à près de 30 milliards d’euros compensées par les aides de l’État via l’impôt (une perte de 3 milliards d’euros dans les caisses de la Sécu). Auxquelles il faut ajouter les 20 milliards d’euros donnés au patronat chaque année avec le crédit impôt compétitivité. N’oublions pas d’ailleurs que ces cotisations ne sont pas des « charges » mais bien une partie de nos salaires mis en commun pour financer la « protection sociale » . Réduire ces cotisations pour les entreprises, c’est réduire nos salaires !

Parce que derrière la réforme, ce sont les fonds de pension qui guettent

En affaiblissant le régime général, l’État encouragera la capitalisation. Cela permettra au patronat des assurances de mettre la main sur les colossaux volumes d’argent que représentera le « marché des retraites ».

Parce qu’elle est aussi parfaitement idéologique

Il s’agit, pour la classe dirigeante, de renforcer sa domination sur la population. En détruisant le régime de retraites par répartition, elles veulent aussi mettre à bas le principe de la solidarité collective. Que chacun se débrouille pour sa retraite : les riches paieront des assurances privés ; les pauvres travailleront plus vieux, ou devront se contenter de minima sociaux.

Parce que le capitalisme n’est plus supportable

L’État veut faire payer aux salariés une crise capitaliste dans laquelle ils n’ont aucune responsabilité. Il est temps de mettre un terme à la casse sociale et de construire un mouvement qui renverse la vapeur. Il faut en finir avec ce capitalisme criminel qui conduit la société – et la planète – à sa perte !

Si le gouvernement a un vrai plan de bataille pour briser le service public et les systèmes de solidarité, force est de constater que ce n’est pas notre cas. Les journées d’action espacées ne nous permettent pas de construire le rapport de force nécessaire à renverser la vapeur : la stratégie des grandes centrales syndicales nous mène à la défaite.

Il est important que nous puissions tous nous retrouver afin de faire converger nos forces et de construire, en assemblées générales, un vrai mouvement social. Seul un mouvement de grève reconductible et déterminé nous permettra d’imposer un véritable rapport de force, pour porter à bien nos revendications justes et nécessaires.

La CNT revendique :
• Annulation de toutes les exonérations de cotisations sociales patronales
• Départ à la retraite à taux plein à 60 ans et à 55 ans pour les salariés ayant effectué des travaux pénibles
• Indexation des pensions sur les salaires
• Garantie d’un taux de remplacement à 100% du salaire net (calcul sur la base des 6 meilleurs mois) et d’une pension supérieure au SMIC
• Fusion de tous les systèmes de retraite complémentaire (Agirc-Arrco, RAGP, etc.) dans le régime de base, et remplacement de tout modèle contributif par points par un système à prestations définies
• Harmonisation de tous les régimes par le haut afin de mettre fin au corporatisme et aux inégalités entre régimes
• Suppression des retraites par capitalisation et des plans d’épargne entreprises obligatoires
• Exclusion du patronat des instances de gestion des organismes de solidarité
• Suppression des entreprises de prévoyance privée (AG2R, Malakoff Médéric, Vauban Humanis, etc.) et réintégration dans le régime générale de Sécurité sociale
• Refus de toute étatisation de la Sécurité sociale, c’est-à-dire de sa gestion par l’État et de son financement par l’impôt (suppression de la CSG-CRDS et retour à la cotisation sociale)

Les rendez-vous de la CNT :
◦ Bayonne : 10h30, à la Bourse du travail
◦ Bordeaux : 11h30, place de la Bourse
◦ Laval : 10h30, place du 11 novembre
◦ Lille : 14h30, porte de Paris
◦ Saint-Étienne : 11 heures, Bourse du Travail

http://www.cnt-f.org/retraites-la-refor ... ontre.html


Appel de syndicalistes libertaires (CGA)
Appel de syndicalistes libertaires pour la défense des retraites

1. La réforme des retraites en cours s’inscrit dans la droite ligne des précédentes casses du système de retraite. Depuis l’adoption du système par répartition, le patronat n’a eu de cesse de chercher à le liquider par différents mécanismes : assèchement des recettes par les exonérations, transfert de financement du salaire à la fiscalité, baisse des pensions par l’allongement des durées de cotisation et le report de l’âge à la retraite.

2. Cet allongement aggrave la situation des travailleuses qui sont particulièrement touchées par ces réformes du fait de la surprécarité, des salaires inférieurs, des temps partiels et des carrière incomplètes imposées par le patronat comme par le patriarcat. Dans la réforme actuelle, les mesures présentées comme favorables aux femmes, avantagent dans les faits ceux qui ont les meilleurs revenus, les hommes.

3. Ce qui est insupportable au patronat, c’est tout ce qui dans le mécanisme actuel repose sur le fonctionnement collectif et solidaire, c’est tout ce qui échappe à la plus-value, donc à l’exploitation. C’est aussi tout ce qui échappe au marché, à la capitalisation.

4. Ces éléments ont été le résultat d’un rapport de force continu, et imposé par la mobilisation collective et les outils du mouvement ouvrier et syndical : grèves interprofessionnelles, boycott, blocage de la production et de la distribution, sabotage des cadences, manifestations de masse...

5. L’Etat a été le fer de lance du démantèlement du système de répartition. Il a imposé d’abord le paritarisme pour briser le contrôle syndical, supprimé les élections de la sécurité sociale pour liquider tout embryon de contrôle ouvrier, permettre la gestion bureaucratique des caisse sur fond d’accord tacite entre MEDEF et organisation syndicale jaune. Il a également utilisé la loi pour assécher les recettes, baisser les pensions, faire passer du capital au travail le financement par le biais de la fiscalité et des exonérations patronales.

6. Le fait que le gouvernement actuel s’inscrit dans la continuité de cette politique de casse menée aussi bien par la gauche que par la droite n’a rien de surprenant : il s’inscrit dans la longue liste des reniements politiques dont les partis de gauche ont fait preuve au cours de l’histoire du mouvement ouvrier. Cela après avoir prétendu, chaque fois qu’ils avaient besoin de voix, défendre les intérêts des travailleuses et des travailleurs. Rappelons que l’un des architectes de la stratégie de casse en cours est Michel Rocard, qui a préconisé dans son « livre blanc sur les retraites » l’essentiel des tactiques mises en œuvre depuis pour cette liquidation progressive.

7. A l’inverse, tous les acquis sociaux ont toujours été le résultat d’un rapport de force de haut niveau, fondé sur la lutte dans les lieux de travail et la rue. 8. Dans ce contexte, seule la mobilisation la plus large, et le blocage collectif le plus ferme de la production et de la distribution, dans les entreprises et les services, sera à même de faire reculer l’Etat et le patronat.

9. Il n’y a rien à attendre de bon d’une stratégie de lobbying, ou d’une position attentiste qui consiste à espérer le moins pire, pas plus de mots d’ordres radicaux lancé sans se soucier de leur mise en œuvre concrète.

10. Nous pensons que nous devons tout mettre en œuvre pour que les structures syndicales organisent cette lutte de masse.

11. Néanmoins, nous pensons également :

● que c’est à chaque syndiquéEs, à toutes les travailleuses et travailleurs avec ou sans emploi, de prendre en charge l’extension de la grève et son organisation.

● qu’il est fondamental de créer des outils permettant de faire circuler efficacement les informations nécessaire à la mobilisation

● qu’il est nécessaire que tous les syndicalistes conscients de la nécessité de construire un rapport de force se mettent en rapport, s’organisent pour réaliser l’unité syndicale à la base.

12. Pour cela il est nécessaire de mettre à distance toute tentative d’instrumentalisation politique par des avant-gardes autoproclamées, par quiconque souhaite faire du mouvement syndical un marche pied pour les élections. Cela passe par une attention toute particulière à la démocratie syndicale, aux décisions collectives des grévistes, au contrôle des mandats. Cela seulement permettra de créer l’unité syndicale et l’unité des travailleuses et travailleurs autour des objectifs propres de la lutte.

13. Une victoire sur le terrain social reste le meilleur moyen de faire reculer fascistes, nationalistes et réactionnaires qui se nourrissent aussi bien de nos échecs que du contexte de crise.

Nous invitons toutes celles et ceux qui se retrouvent dans cette approche, à nous contacter afin de contribuer ensemble à construire un outil de résistance intersyndical à la base.

Tribune syndicaliste libertaire

tribunesyndicalistelibertaire (at) gmail.com
http://tribune-syndicaliste-libertaire.over-blog.com


Qui sommes-nous ?

Tribune syndicaliste libertaire est animée par des militantes et militants syndicalistes libertaires lyonnaisEs, organiséEs à la CGA ou se retrouvant dans ses conceptions de l’action syndicale et adhérentEs de différentes organisations syndicales. Elle a pour objet la diffusion des propositions que font les militant-e-s syndicalistes libertaires, dans le respect de l’indépendance et de la démocratie syndicale, contribuant au débat en cours dans le mouvement syndical, avec pour but le renforcement du rapport de force en faveur des travailleuses et des travailleurs, par le développement des luttes.

http://rebellyon.info/Appel-de-syndical ... aires.html


tract d'Alternative Libertaire :

Retraites : Mobiliser contre la fatalité

2003, 2010, 2013 : les réformes se suivent et se ressemblent, qu’elles viennent de la droite ou du PS. C’est toujours la même logique d’austérité : les travailleurs payent davantage alors que les patrons sont épargnés. Inversons la tendance et brisons les logiques du capitalisme pour construire un communisme solidaire !

La « réforme » proposée par le gouvernement PS-EELV valide et aggrave les mesures précédentes imposées par Sarkozy. La principale mesure prolonge la durée de cotisation initiée par les réformes de 2003 et 2010 : les salarié-e-s nés après 1973 devraient maintenant cotiser 43 ans au lieu de 41,5 pour avoir une retraite à taux plein. Une rallonge de 6 ans de cotisations en 10 ans de « réformes » ! Sachant qu’on commence à cotiser à 26 ans en moyenne et qu’on cumule du coup 36 annuités pour les femmes en moyenne, 39 pour les hommes, cette réforme entrainerait logiquement une baisse des pensions.

L’argument phare du gouvernement PS-Verts, l’augmentation de l’espérance de vie, ne tient pas debout puisque l’espérance de vie en bonne santé, elle, est en constante diminution (62,4 ans pour les hommes, 64,2 pour les femmes). De même, les aménagements célébrés par la CFDT sur la pénibilité ou les carrières des femmes restent des promesses floues et sont bien loin de compenser les reculs encaissés en 2003 et 2010. Enfin la hausse des cotisations et le décalage à l’automne de la revalorisation des pensions pèseraient sur le niveau de vie de tous et toutes.

L’objectif est bien, de nouveau, de baisser nos salaires directs et indirects. C’est ce que le patronat, les politiciens et les médias appellent faire baisser le « coût du travail », à la fois par l’augmentation des cotisations sur les salaires, la baisse des pensions et les impôts (fin de l’avantage fiscal pour les parents de trois enfants).

Le capital doit payer !

Le patronat sort grand gagnant de cette réforme puisqu’il n’a même pas à mettre la main à la poche : la hausse des cotisations patronales sera intégralement compensée par une baisse des cotisations famille. Or c’est bien parce que les cotisations des capitalistes sont en constante diminution qu’il y a un trou dans le financement des retraites de 22 milliards d’euros. Et pourtant d’autres solutions il y en aurait :
- supprimer les exonérations patronales rapporterait 10 milliards ;
- imposer l’égalité salariale homme-femme rapporterait 10 milliards ;
- embaucher 5 millions de chômeurs et chômeuses rapporterait 25 milliards.

Avec tout ça il y aurait largement de quoi financer une retraites à 55 ans à taux plein pour toutes et tous !

Des pistes pour gagner

La journée de mobilisation du 10 septembre appelée par la CGT, Solidaires, FO et la FSU est un premier pas. Il faudra rapidement que soit lancé un nouvel appel à la grève et à la mobilisation. Le bilan de 2010 c’est que des journées isolées, même réussies, ne suffisent pas à faire plier le gouvernement. C’est un mouvement durable qu’il faut construire.

Le combat des retraites est une partie du combat contre l’austérité et contre la capitalisme. Chaque augmentation de salaire, chaque nouvelle embauche vient renflouer les caisses de retraites. Faire le lien entre les différentes luttes a donc du sens et est nécessaire pour ancrer la mobilisation dans les préoccupations immédiates des salarié-e-s. Et les chômeurs aussi doivent s’inviter dès maintenant dans la rue puisque après les retraites c’est l’indemnisation du chômage qui sera renégociée.

Ensuite il faut que chacun clarifie sa position vis à vis du gouvernement PS-Verts. Celui-ci n’est pas un simple arbitre entre les salarié-e-s et le patronat, mais il est à la botte de celui-ci. Ménager le PS, c’est s’en rendre complice, semer la désillusion chez les salarié-e-s et préparer le terrain au Front national.

Enfin, il faut mener la lutte idéologique pour convaincre que le système capitaliste n’est pas une fatalité et qu’une autre société est possible. Nos cotisations retraites et leur gestion sont un formidable magot qui échappe encore aux banques et aux assurances privées. C’est cette idée, les ressources de tous au profit de chacun qu’il faut préserver et étendre. Et si on généralisait un système autogéré par les travailleurs et les travailleurs, qui offrirait à toutes et à tous des études, une formation, la santé, le logement ou encore les transports ? Nous n’avons pas besoin des banques privées, ni de leurs crédits, ni de leurs profits ni de leurs faillites !

http://www.alternativelibertaire.org/sp ... rticle5466
télécharger le tract : http://www.alternativelibertaire.org/IM ... e_2013.pdf
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Re: Lutte contre réforme des retraites, nouvel épisode

Messagede JPD » 08 Sep 2013, 05:58

tract et position de l'OCL sur la journée du 10


sur : http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1403
Fichiers joints
Sans titre.png
tract - copie 2.pdf
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Re: Lutte contre réforme des retraites, nouvel épisode

Messagede Pïérô » 09 Sep 2013, 01:40

Pas mal, appel syndicalistes de La Poste de Nantes
A tous les travailleurs, actifs, retraités, ou en formation

Nous, soussignés salariés et retraités des chèques postaux de Nantes constatons :

Une fois de plus, un gouvernement au service du capital entend porter un nouveau coup à nos retraites : il faudrait augmenter le nombre d’annuités cotisées ou repousser l’âge de départ en retraite ou baisser les pensions ou augmenter les cotisations des salariés ou encore augmenter le taux de CSG.

Pour cela, Hollande reprend le même argument fallacieux que Sarkozy et Chirac : les travailleurs vivraient trop longtemps (ils feraient aussi trop d'études et se soigneraient trop !) et il ne serait plus possible de prendre en charge l’entretien des plus anciens (ni la formation des plus jeunes, ni la santé de tous).

Pourtant, le même progrès scientifique et technique, qui a permis de vivre plus longtemps, a aussi permis, depuis 1945, des gains de productivité considérables. Il aurait dû permettre de travailler moins et moins longtemps tout en produisant ce dont ont besoins à la fois les actifs, les retraités et la jeunesse. Au lieu de cela, l’industrie et l’agriculture détruisent régulièrement des emplois parce qu’elles produisent trop de marchandises qui ne trouvent pas preneurs faute de demande « solvable » (ceux qui en ont besoin n’en ont pas les moyens !).

Ce qui s’oppose à la prise en charge des plus âgés (comme des plus jeunes) c’est le système capitaliste. Ce mode de production (et de distribution) dans lequel une minorité vit dans des palaces, possède yachts et avions privés, (se nourrissant de notre travail autant que de la spéculation) tandis que l’écrasante majorité doit se contenter du minimum quand elle ne vit pas de la charité (restaurants du cœur, bourses aux vêtements) dans des logements insalubres. Ce qui s’y oppose, c’est un mode de production dans lequel l’appropriation privée des moyens de production (et des choix de ce qu’il faut produire) est contradictoire avec la production de ce qui est nécessaire pour tous et engendre régulièrement des crises (comme celle que nous connaissons depuis 2009). Crises qui mèneront à la guerre, si la classe ouvrière ne met pas fin à ce mode de production.

Nous, soussignés salariés et retraités des chèques postaux de Nantes déclarons :

Ceux qui produisent toutes les richesses entendent vivre dignement en activité comme en retraite.

Pas question qu'ils travaillent davantage et plus longtemps alors que dans le même temps la classe bourgeoise - celle devant qui l’actuel gouvernement Hollande, Ayrault, Taubira, Duflot se couche - continue d’être exonérée de cotisations sociales (notre salaire différé) et voit ses profits s’envoler. Les patrons doivent payer ou s’en aller !

– 37,5 annuités pour tous
– départ à 60 ans et 55 ans pour les travaux pénibles
– calcul sur les 6 meilleurs mois pour tous
– prise en compte des périodes de chômage et des stages
– indexations des pensions sur les salaires
– pas de retraites inférieures au SMIC.

Nous, soussignés salariés et retraités des chèques postaux de Nantes constatons :

Comme en 2010 sous Sarkozy et Fillon, les grandes manœuvres de la collaboration de classe ont recommencé avec le gouvernement Hollande : rapport et recommandations du COR (conseil d’orientation des retraites), sommet social avec le patronat et le gouvernement, consultations de la ministre Marisol Touraine… Comme en 2010, tous les responsables syndicaux ont répondu présents à chaque étape.

Comme en 2010, où l’énergie de la classe ouvrière a été gaspillée dans des actions inefficaces, les directions syndicales se préparent à nous refaire le coup des « journées d’action » et autres « grèves reconductibles » site par site, pour empêcher la grève générale.

Nous, soussignés salariés et retraités des chèques postaux de Nantes déclarons :

Assez de la participation des syndicats dans des instances qui n’ont d’autre objectif que de faire baisser, de manière décisive, la valeur de la force de travail du prolétariat de ce pays. Ainsi que le permet désormais la loi de flexibilité du salaire, du temps de travail et de l’emploi votée par la majorité PS-PRG-EELV à la suite de la négociation par toutes les confédérations syndicales de l'ANI (qu’elles aient ou non signé l’accord au final). Assez de la négociation des attaques contre nos acquis (acquis arrachés de haute lutte, jamais par la discussion).

Continuer les discussions avec le gouvernement et le patronat, c'est aider l'ennemi de classe : c’est semer des illusions chez les travailleurs en laissant croire que les intérêts du capital et du travail pourraient être les mêmes ; c’est décourager les hésitants et c’est désarmer les salariés, les jeunes et les retraités qui sont prêts au combat.

Continuer ainsi, c’est préparer une défaite qui ouvrirait la porte à d’autres attaques contre la valeur de la force de travail du prolétariat de ce pays (notamment concernant la sécurité sociale et l’indemnisation du chômage), contre le droit aux études, etc.

Seule la grève générale est à même de faire reculer le gouvernement Hollande et le patronat !

Seul le combat résolu de notre classe contre le capital et ceux qui le servent peut nous permettre de maintenir les acquis et d'arracher nos revendications !

Pour cela, nous, salariés et retraités des chèques postaux de Nantes, au-delà de nos opinions ou appartenances politiques, exigeons de ceux qui parlent en notre nom :

Dirigeants de la CGT, de FO, de la FSU, de SUD, de l’UNSA et de l’UNEF

* Cessez toute discussion avec le patronat et le gouvernement Hollande

* Lancez un ultimatum au gouvernement pour qu’il renonce à toute attaque contre les retraites

* Appelez à la grève générale jusqu’au retrait du projet si, malgré tout, celui-ci devait voir le jour


Pour cela, nous, salariés et retraités des chèques postaux de Nantes, quelles que soient nos opinions ou appartenances politiques, appelons les travailleurs :

- A s'organiser pour que les syndicats soient au service des salariés, à imposer des Assemblées Générales démocratiques, l'élection de comités de grève, leur centralisation dans chaque ville et dans tout le pays. Pour qu’ainsi, les producteurs eux-mêmes soient en capacité de paralyser la production capitaliste, d’organiser le ravitaillement et de faire plier le patronat et le gouvernement qui le sert !

- Et pour avancer dans cette voie, à reprendre cet appel à leur compte, à le faire connaître, à adresser leurs signatures aux directions syndicales et à nous communiquer les signataires d’accords pour rendre public leurs noms, à l’adresse suivante : « pourdéfendrenosretraites@laposte.net »

Bailleux Christophe CGT, Bertrand Jean-Jacques SUD, Cochet Gilles SUD, Cornec Thierry CGT, Delcourt Luc, Elicot Patrick CGT, Gasnier Laurent SUD, Garel Béatrice SUD, Garrec Jean-Pierre, Gueguen Jean-Yves CGT, Henni Lionel SUD, Lahaye Daniel SUD, Le Gallic François SUD, Le Roux Patrick CGT, Maitre Patrick CGT, Martial Michel SUD, Noblet Jean-Yves SUD, Oger Jean-Pierre SUD, Provost Jean-Pierre SUD, Robriquet Dominique SUD, Sorin Nelly, Suere Philippe, Suire Gilles CGT, Tigori Dominique CGT, Wai Chee Jocelyne.

Texte discuté, amendé et adopté durant le mois d’août 2013
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Pïérô
 
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